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  • il y a 2 jours
Découvertes sur le theme des mystères

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00:00Les chamanes, les guérisseurs, les adeptes de certaines médecines douces en sont convaincus.
00:05L'esprit, l'imaginaire peuvent guérir le corps.
00:08Et maintenant, les preuves scientifiques de ce phénomène s'accumulent.
00:16Je plonge de plus en plus en moi.
00:22Tout disparaît et je descends profondément.
00:27Jusqu'au cœur de la tumeur elle-même.
00:35Dans l'obscurité de cette pièce, avec ce monstre grotesque dont je sens presque l'odeur, c'est horrible.
00:44Une porte s'ouvre et laisse entrer une radieuse lumière blanche.
00:49Devant la lumière, l'obscurité se dissipe lentement.
00:53La taille de la tumeur diminue et la lumière s'amplifie.
01:00Christine a un cancer du sein.
01:03Dans le cadre de son traitement, elle recourt à son imagination pour combattre la maladie.
01:11Quelques chirurgiens y voient un domaine intéressant.
01:14Mais plusieurs croient que ça n'a pas grand chose à faire dans le traitement des tumeurs malignes.
01:21Cela fait certainement l'objet d'un débat animé.
01:40Des praticiens des médecines alternatives affirment guérir à l'aide de techniques psychosomatiques.
01:46Ils sont si convaincants qu'une personne sur trois dans les pays occidentaux y a recours.
01:53J'avais une blessure à la cuisse.
01:54J'ai vu tous les spécialistes tout essayer, sans aucun résultat, jusqu'à ce que je vienne ici.
01:59Si je n'en avais pas fait laisser moi-même, je n'y aurais pas cru.
02:04Les médecins occidentaux rejettent les thérapies dites alternatives,
02:08qu'ils jugent non scientifiques et non prouvées, plus proches de la magie que de la médecine.
02:17Nous sommes devant deux positions extrêmes.
02:19Ces deux groupes se dénigrent l'un l'autre et c'est très dommage.
02:22La vérité doit se trouver quelque part entre les deux.
02:25Nous devons découvrir où est cette vérité, car cela va nous permettre de trouver le meilleur traitement pour nos patients.
02:40Le problème pour les scientifiques, c'est que la médecine moderne repose sur des expériences mesurables et reproductibles.
02:49Les scientifiques exigent la preuve de l'existence d'une relation entre l'esprit et le corps.
02:57Au fil des années, plus les chercheurs ont étudié les mécanismes de défense du corps contre la maladie,
03:02plus cela les a convaincus que le corps et l'esprit fonctionnent de manière distincte.
03:09Chaque nouvelle découverte sur la complexité de notre système immunitaire n'a fait que confirmer cette séparation.
03:18Au microscope, on pouvait désormais observer les globules blancs ou lymphocytes du système immunitaire
03:23qui reconnaissent et attaquent les bactéries et les virus.
03:30On pouvait activer les fonctions immunitaires du corps dans un vase de pétri ou une éprouvette.
03:35Nul besoin de patient, de cerveau ni d'esprit.
03:43Les scientifiques y ont vu la preuve absolue que l'esprit n'intervient pas dans le combat contre la maladie.
03:52Fait étrange, à bien des égards, nous tenons pour acquis que l'esprit affecte vraiment le corps.
03:57On sait que lorsqu'on a peur, on transpire, le cœur se met à battre le chamade, on se sent
04:01anxieux.
04:06On sait qu'une situation érotique provoque de nombreux effets, à commencer par l'érection chez l'homme.
04:14Tous ces éléments montrent que l'esprit affecte le corps.
04:18La grande question, c'est, l'esprit peut-il réellement affecter le système immunitaire ?
04:22Peut-il influer sur la façon dont on combat la maladie ?
04:25Le fonctionnement de l'esprit peut-il affecter votre réaction au processus thératogène ?
04:29Et vous aider vraiment à combattre la maladie ou vous rendre plus vulnérable ?
04:37Ces 20 dernières années, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire.
04:41Les scientifiques sont parvenus à mesurer l'incommensurable, comment la pensée peut affecter les cellules.
04:53De nouvelles découvertes remettent en question le concept reconnu, selon lequel le mental, l'état d'esprit, ne joue aucun
05:01rôle dans les défenses du corps.
05:02Des découvertes accidentelles, non planifiées, qui ont donné naissance à un nouveau champ d'investigation médicale, la psychoneuroimmunologie.
05:16Bob Adair n'a rien d'un révolutionnaire. Il ne s'attendait jamais à y brander la science. Il voulait
05:22simplement comprendre une expérience qui a mal tourné.
05:29Je faisais une expérience classique de conditionnement pavlovien avec des rares, et l'étude a produit des résultats déconcertants, auxquels
05:36j'ai dû beaucoup réfléchir.
05:39Je venais ici et je méditais sur ces résultats, afin d'y trouver une explication.
05:45Il y a 80 ans, le célèbre scientifique russe, Ivan Pavlov, a montré qu'on pouvait conditionner des chiens à
05:52associer une lumière clignotante à un bol de nourriture.
05:57Après ce conditionnement, Pavlov pouvait faire clignoter la lumière en l'absence de nourriture, et les chiens salivaient quand même.
06:10En 1975, Bob Adair fait boire de l'eau sucrée à ses rats, ce dont il raffole.
06:16Puis, il leur injecte un produit qui leur donne la nausée, ce qu'il déteste.
06:23Les rats apprennent à associer la nausée à la consommation d'eau sucrée.
06:31Mais il se produit quelque chose d'imprévu.
06:33Les rats meurent.
06:39Les animaux mourraient alors qu'ils n'auraient pas dû, et c'est gênant.
06:42Quand des animaux meurent au corps d'une expérience où ils ne sont pas censés mourir,
06:45c'est qu'il se passe quelque chose qui échappe à mon contrôle, et ça m'embête.
06:51Adair se rend compte que le produit qui rend les rats malades provoque un autre effet.
06:56Il affaiblit leur système immunitaire.
06:58Il trouve une explication simple.
07:05Alors que je conditionnais ce dégoût pour la solution de saccharine,
07:08je conditionnais en même temps une suppression du système immunitaire.
07:13Peut-être était-il devenu plus sensible à certains microbes ou à certains virus,
07:18à tout ce qui pouvait traîner dans le laboratoire.
07:23L'hypothèse d'Adair implique d'une certaine manière que les cerveaux des rats influençaient leur système immunitaire.
07:31Cette interprétation est tout à fait logique.
07:34Malheureusement, elle se heurte alors de plein front à des décennies de traditions médicales et de preuves expérimentales.
07:45Il décide de consulter un immunologiste à l'esprit ouvert.
07:50Je me rappelle très bien le jour où Bob est entré dans mon bureau.
07:54Il m'a soumis ce pas à vous.
07:55En tant qu'immunologiste, je savais, comme tous mes collègues,
07:58que le système immunitaire peut agir dans un vase de pétri,
08:01qu'il n'a pas besoin d'être dans un organisme vivant.
08:04Or, voilà que Bob a laissé entrevoir que dans l'organisme, là où il vit d'habitude,
08:09le système immunitaire peut être contrôlé par le cerveau, par l'esprit.
08:15Bob Adair et Nick Cohen joignent leurs efforts et répètent l'expérience.
08:20Le résultat confirme que le système immunitaire peut être conditionné par la pensée.
08:27Des applaudissements polis.
08:30Mais ailleurs, leurs collègues se montrent carrément hostiles à leur découverte.
08:34Ces faits importants ne cadrent pas avec la théorie en vigueur.
08:38Même si le public était parfaitement disposé à accepter ces études et les suivantes,
08:43mes collègues immunologistes étaient moins enthousiastes.
08:47Ils ont pensé qu'Adair et Cohen étaient cinglés
08:50parce que leur découverte appliquait que le cerveau pouvait induire de manière autonome
08:54une sorte d'état d'immunosuppression.
08:58Et cela a été perçu comme une hérésie.
09:07L'année suivante, un nouveau morceau du puzzle se met en place.
09:11Il n'a rien à voir avec le conditionnement.
09:15L'amérissage au terme d'une mission Skylab.
09:22À leur retour de mission, les astronautes se soumettent à une prise de sang.
09:26Or, l'analyse révèle un affaiblissement significatif de leur système immunitaire.
09:33On propose comme hypothèse que cela est dû au stress psychologique de leur voyage de trois mois.
09:41L'idée que le stress puisse affecter les défenses de l'organisme
09:44est un défi de plus à l'orthodoxie.
09:47Le stress est uniquement d'ordre mental
09:49et le mental n'est pas censé influencer le système immunitaire.
09:56Or, au début des années 80,
09:59un deuil et une remarque fortuites faites dans un restaurant
10:02lancent un couple de chercheurs, un immunologiste et une psychologue sur une piste fraîche.
10:09Tout a commencé à la mort de mon père.
10:12J'ai été très ébranlé.
10:15Un midi, une amie m'invite au restaurant pour me réconforter.
10:21Pendant le repas, elle me dit,
10:23« Ronald, n'oublie pas que certaines recherches ont démontré
10:27qu'on risque beaucoup plus de tomber malade
10:29au cours de la première année de deuil. »
10:34Je me suis rappelé avoir lu quelque chose à ce sujet.
10:37Alors, quand je suis rentré à la maison ce soir-là,
10:40j'en ai parlé à John, ma femme.
10:44J'ai dit qu'il y avait là un rapport intéressant,
10:46mais comment cela pouvait-il avoir un impact sur la réaction immunitaire ?
10:54Quand Ron m'a demandé si le stress affectait la santé, j'ai répondu, bien sûr.
11:00On avait déjà de bonnes données.
11:02On savait déjà, à partir de plusieurs études,
11:05que les périodes de stress étaient associées à une fréquence accrue de maladies.
11:10Des gens qui, dans l'année précédente, avaient vécu un décès,
11:13un déménagement ou la perte d'un emploi
11:16étaient plus sujets à tomber malade.
11:18C'était intéressant, mais nos connaissances en immunologie étaient plutôt limitées.
11:23Ils décident donc de vérifier si le stress
11:26peut vraiment avoir un effet sur les cellules du système immunitaire.
11:30Ils mettent au point une expérience contrôlée
11:32qui fait appel à un groupe d'étudiants en médecine
11:34confrontés au stress des examens.
11:47Ils prélèvent des échantillons de sang
11:49et mesurent l'activité des globules blancs,
11:52les cellules maîtresses des défenses de l'organisme,
11:54contre la maladie.
12:00Ils constatent que, juste après les examens,
12:03les étudiants ont des globules blancs moins actifs.
12:11Tout d'abord, quand on a reçu ces résultats
12:13montrant que le stress des études modifiait la réaction immunitaire,
12:16je n'ai pas cru les donner.
12:18Voilà que tout à coup, le système immunitaire
12:20était affecté par le stress.
12:21Je me suis dit, un instant, ce n'est tout simplement pas possible.
12:24Je n'y croyais pas.
12:27Quand les Glazers ont publié pour la première fois
12:30les résultats de leurs recherches,
12:31ils étaient loin d'être au bout de leur peine.
12:34Même les scientifiques qui travaillaient dans ce domaine
12:36étaient sceptiques.
12:38Et au début, la plupart d'entre nous
12:39tentions de montrer que tout ça
12:42était probablement pour beaucoup une perte de temps.
12:46Mais les résultats étaient si convaincants
12:48que nous avons dû changer notre paradigme,
12:50notre approche.
12:51Pas pour accepter ces résultats,
12:53mais au moins pour en tenir compte
12:54et admettre qu'il y avait là de la fumée
12:56et peut-être même un feu qui couvait.
13:09Ça a été une période amusante, en fait.
13:13Tout le monde a suivi le mouvement.
13:15C'était vraiment abalant.
13:17Tout le monde se laissait fasciner
13:18par l'effet du stress sur le système immunitaire.
13:20Et on a effectué toutes sortes d'expériences
13:22à ce moment-là.
13:23Je travaillais avec des parachutistes
13:25et d'autres avec des adeptes du parachutisme
13:27en chute libre ou du bungee.
13:34Une des études les plus amusantes
13:36impliquait 20 Norvégiens entassés
13:38dans un canot de sauvetage
13:39que l'on a jeté à la mer
13:40pour voir ce qui arrivait
13:41à leurs hormones du stress
13:42et à leur système immunitaire.
13:50Lorsqu'on revoit tout cela en rétrospective,
13:52on constate qu'on s'intéressait au stress aigu.
13:55Je parle du stress subi
13:56pendant une courte période de temps.
13:58Après quoi, ça va mieux à nouveau
13:59et on ne s'attend pas à trouver
14:01des faits à long terme
14:01sur le système immunitaire.
14:04Ce qui était vraiment plus important
14:05et qui aurait été plus intéressant,
14:07c'est d'étudier des stress constants
14:09pendant des périodes de temps prolongés.
14:13Un stress chronique, implacable,
14:15jour après jour, semaine après semaine,
14:17serait été une étude bien plus intéressante.
14:24En 1988, Ron et Jan Glazer
14:27entreprennent une étude
14:27sur les effets à long terme
14:29du stress mental.
14:30Pour ce couple de chercheurs,
14:32mariés et femmes,
14:32le mariage semble un terrain
14:34d'études idéales.
14:34Et donc, je ne l'aime pas.
14:36Ne me parlez pas !
14:36Je parlez tout ce que je l'aime.
14:37Pas à moi, vous ne l'aurez pas !
14:40Avec les couples mariés,
14:42on voulait voir si cette tension chronique
14:43mais habituellement modérée
14:45entre deux personnes
14:46avait un effet
14:47sur les fonctions immunitaires
14:48et endocrines.
14:50Est-ce qu'il est possible
14:51de trouver un autre endroit
14:52pour s'occuper de vos clothes
14:54que dans notre petit bâtiment ?
14:56Je me suis fatigué
14:57de vivre dans le bâtiment !
14:58On les a amenés au laboratoire,
15:00on a mis un cathéter
15:01dans le bras de chacun
15:02pour prélever du sang régulièrement
15:04pendant qu'ils étaient
15:04dans le laboratoire
15:05et on leur a demandé
15:06de résoudre un problème
15:07de désaccord
15:08comme les beaux-parents,
15:09l'argent, les enfants.
15:11C'est trop mal pour toi !
15:12Pouvez-nous un décembre
15:13où je peux mettre
15:14un décembre d'eau !
15:15Qu'est-ce que tu penses
15:16de m'arrêter mes clothes ?
15:17Sur le bouquet ?
15:18Chez les couples
15:19qui manifestaient
15:20le plus d'hostilité
15:21ou de hargne
15:22dans leur désaccord
15:22et qui trouvaient
15:23leur mariage lamentable,
15:24on a constaté
15:25une atténuation
15:26des fonctions immunitaires
15:27et la différence
15:28était plus manifeste
15:29chez les femmes
15:29que chez les hommes.
15:30Grépeux,
15:31dingy, bossy !
15:35L'affaiblissement
15:36du système immunitaire
15:38était plus marqué
15:39et plus durable
15:40chez les femmes
15:41que chez les maris.
15:42Les femmes trouvaient
15:43les disputes
15:43plus stressantes
15:44que les hommes.
15:45L'étude
15:46sur les conflits conjugaux
15:47a démontré
15:48que le stress chronique
15:49implacable
15:50a un effet
15:51d'amortissement
15:52continu
15:52sur le système immunitaire.
15:56Il restait à comprendre
15:58comment cela se produisait.
16:01Nous voulions trouver
16:02le canal
16:03par lequel le cerveau
16:04peut communiquer
16:05avec le système immunitaire.
16:07Voilà ce que nous avons
16:08cherché très intensément.
16:12La première clé
16:14s'est présentée
16:15tout à fait par hasard
16:16alors qu'une neurologue
16:17suivait le tracé
16:18des circuits nerveux
16:19au microscope électronique.
16:23J'ai survolé
16:24ce vaisseau sanguin
16:25en cherchant
16:27des terminaisons nerveuses
16:28et si vous remarquez
16:30cette zone sombre
16:31associée à cette cellule
16:33une cellule musculaire.
16:35C'est exactement
16:36ce que je m'attendrais
16:37à voir
16:38car on sait
16:39que les terminaisons nerveuses
16:40communiquent
16:40avec les cellules
16:41des muscles lisses.
16:42Mais alors que je me déplaçais
16:43le long de cette interface
16:45je suis tombée
16:46sur une de ces petites
16:47terminaisons nerveuses
16:50et quand j'ai regardé
16:51à droite
16:52elle ne communiquait pas
16:53avec une cellule
16:54de muscles lisses
16:56cependant à gauche
16:57elle communiquait
16:58avec une autre cellule
16:59un lymphocyte.
17:02Voyez comme elles sont
17:03intimement liées.
17:05Elle est dessus.
17:06Enfin elle crée même
17:07une indentation
17:08dans la membrane cellulaire
17:10du lymphocyte.
17:14Les lymphocytes
17:15sont des cellules
17:16du système immunitaire
17:16tandis que les cellules
17:18nerveuses
17:18sont reliées
17:19directement au cerveau.
17:21Cela signifiait donc
17:22qu'il existe
17:23un lien physique
17:24entre l'esprit
17:25et le système immunitaire
17:26du corps humain.
17:31C'était terriblement excitant.
17:34C'était là
17:35bien visible.
17:36C'était juste
17:36à côté du lymphocyte
17:38et il devait y avoir
17:39une communication
17:40entre les deux cellules.
17:52Ma première réaction
17:54a été de me lever
17:55et de partir en courant
17:56dans le couloir
17:57pour le dire
17:58aux autres membres
17:58de l'équipe
17:59pour les inviter
18:00à venir voir
18:00qu'on avait réellement
18:01trouvé la preuve
18:02pour la première fois
18:03d'une communication
18:05directe
18:06entre ces deux systèmes.
18:10L'étude a d'abord
18:11suscité
18:12l'incrédulité
18:13car il a fallu
18:14du temps
18:14pour admettre
18:15que des terminaisons
18:16nerveuses
18:16aboutissaient réellement
18:18parmi des cellules
18:18du système immunitaire.
18:20La perception admise
18:21était difficile
18:22à briser.
18:24Nul ne pouvait nier
18:25que le cerveau
18:26semblait être connecté
18:27au lymphocyte
18:28du système immunitaire
18:29par les circuits nerveux.
18:31Mais rien ne prouvait
18:32que cette communication
18:33puisse vraiment modifier
18:34le comportement
18:35des lymphocytes.
18:49L'indice suivant
18:50est venu de l'Alabama.
18:52On l'a trouvé
18:52inscrit dans le sang.
18:57Lorsque j'ai commencé
18:59à travailler
18:59dans ce domaine,
19:00les scientifiques orthodoxes
19:02étaient plutôt méfiants
19:03car même si on savait
19:05que l'esprit
19:06influait
19:06sans doute
19:07sur le système immunitaire
19:08par le biais
19:09de mécanismes
19:10comme le stress,
19:11ni la biochimie moléculaire
19:13ni la génétique
19:14ne proposait
19:15d'explications valables.
19:18On a donc réalisé
19:20une expérience
19:21très simple.
19:22On a prélevé
19:23des cellules sanguines
19:24humaines périphériques
19:25que l'on a placées
19:26dans un milieu de culture
19:27où on pouvait
19:28les activer.
19:30On allait faire fonctionner
19:31le système immunitaire
19:32comme lors d'une infection
19:34virale ou bactérienne.
19:38Quand un virus
19:39ou une bactérie
19:40pénètrent dans le corps,
19:41les globules blancs
19:42du système immunitaire
19:43réagissent normalement
19:45en croissant,
19:46en se divisant
19:47et en fabriquant
19:48des anticorps
19:49pour combattre l'infection.
19:50L'expérience
19:51de Ed Blaylock
19:52consistait à ajouter
19:53une hormone du cerveau,
19:55l'ACTH,
19:56à ce mélange.
19:58On sait que cette hormone
19:59du cerveau
20:00en situation de stress
20:01est l'une des substances
20:03libérées dans le sang
20:04pour alerter l'organisme.
20:10Lorsqu'on a ajouté
20:12cette hormone cérébrale,
20:13l'ACTH,
20:15ça réduit le taux
20:16de croissance
20:16et de division
20:17des cellules
20:18et ça a inhibé
20:20leur capacité
20:21à fabriquer
20:21des anticorps.
20:26Ça nous a aussi indiqué
20:28que le cerveau
20:29et le système immunitaire
20:30parlent le même langage chimique
20:32de manière à communiquer
20:33entre eux.
20:39On venait d'identifier
20:41un deuxième mécanisme
20:43de communication
20:43directe du cerveau
20:45pour ralentir
20:46la réaction immunitaire.
20:50Cette découverte
20:51contredisait
20:51le mode d'action
20:52admis par les autorités
20:54en place.
21:04Alors que la communauté
21:06scientifique
21:06commence tout juste
21:07à accepter les preuves
21:09d'une relation
21:09entre le corps
21:10et l'esprit,
21:11le public
21:11accorde foi
21:12au premier compte-rendu,
21:13y voyant la justification
21:15de sa foi croissante
21:16dans les médecines douces
21:17et les guérisseurs.
21:22C'en était renversant.
21:25À partir de connaissances
21:26fragmentaires,
21:27on a formulé
21:27des hypothèses énormes.
21:29Les gens ont suivi
21:30le mouvement,
21:31ils se sont mis
21:31à écrire des livres
21:32et à dire que
21:33le mental peut affecter
21:35le corps,
21:35par conséquent,
21:36on peut utiliser l'esprit
21:37pour enrayer la maladie
21:38pourvu que l'on traite
21:39l'esprit
21:39de la façon appropriée.
21:43Les seules preuves
21:45qu'on avait,
21:46c'est que la pensée
21:47provoque de minuscules
21:48changements
21:48dans l'activité
21:49des cellules
21:50du système immunitaire.
21:55Les scientifiques
21:56pouvaient observer
21:57l'attaque d'une cellule
21:58infectée par un lymphocyte.
22:00Ils pouvaient montrer
22:01que la pensée
22:02pouvait réduire
22:03cette attaque
22:03de diverses manières
22:04possibles.
22:09Mais il n'existait
22:11aucune preuve
22:12de l'impact
22:13de ces changements
22:13minuscules
22:14sur l'ensemble
22:15immensément complexe
22:16du système immunitaire
22:18et sur sa capacité
22:19de combattre la maladie.
22:24Aucune étude
22:25n'avait encore démontré
22:27de manière convaincante
22:28que les pensées
22:29et les sentiments
22:30produisent des changements
22:31assez importants
22:32pour affecter
22:33notre santé.
22:42Le cas de Franklin
22:44et Maige
22:44allait changer tout cela.
22:48Ce couple a vécu
22:49heureux pendant 51 ans
22:51mais maintenant
22:52Maige est atteint
22:53de la maladie d'Alzheimer.
23:03Elle ne peut plus rien faire
23:04toute seule
23:05et son mari
23:06s'occupe d'elle.
23:16prendre soin de sa femme
23:17à tout moment
23:18de la journée
23:18met Franklin
23:19dans un état
23:20de détresse constante.
23:24John et Ron Glazer
23:25ont examiné
23:26les effets du stress
23:27sur la santé.
23:28Ils ont choisi
23:29des personnes
23:29constamment soumises
23:31à un niveau élevé
23:32de stress
23:32comme Franklin
23:33qui s'occupe
23:34d'un être cher
23:35victime de la maladie
23:36d'Alzheimer.
23:39Lorsque quelqu'un
23:40s'occupe d'un conjoint
23:41souffrant de démence
23:42dégénératif
23:42comme la maladie
23:43d'Alzheimer
23:44on est en présence
23:45d'un stress chronique
23:46à très long terme
23:47qui ne peut que
23:48s'accentuer
23:49avec le temps.
23:51Si bien que
23:52pour ceux
23:52qui s'en occupent
23:53on le décrit
23:54comme une sorte
23:55de deuil vivant
23:56alors qu'ils voient
23:57la personne aimée
23:58se désintégrer
23:59avec le temps.
24:03Les Glazer
24:03n'ont pas été surpris
24:05de constater
24:05que le stress psychologique
24:07a atténué
24:07la vigilance immunitaire
24:09de Franklin.
24:10Par bien des études
24:12animales aussi bien
24:13que cliniques
24:13on observe
24:14des différences
24:15statistiquement significatives
24:16dans différents aspects
24:17de la réaction immunitaire
24:18en relation avec le stress.
24:20C'est intéressant
24:21mais la question
24:22la plus importante
24:23c'est de savoir
24:24si ces changements
24:25sont suffisants
24:25pour affecter la santé
24:26s'ils sont significatifs
24:28au plan biologique
24:28comme au plan statistique.
24:32On a donc poursuivi
24:33l'étude
24:34pour vérifier
24:35si un stress élevé
24:36combiné à une fonction
24:37immunitaire affaiblie
24:38compromettait
24:39la capacité
24:40d'auto-guérison du corps.
24:43On a fait
24:44sur le bras
24:44de sujets volontaires
24:45de petites blessures
24:46identiques.
24:48Les glazers
24:49ont alors mesuré
24:50le temps de guérison
24:51des blessures.
24:53Ils ont constaté
24:54que les blessures
24:55des personnes
24:55très stressées
24:56comme Franklin
24:57mettaient 24%
24:59plus de temps
24:59à guérir
25:00que celles
25:01des personnes
25:01non stressées.
25:02On venait enfin
25:04de démontrer
25:04que le stress
25:05peut réduire
25:06la fonction immunitaire
25:07au point d'affecter
25:08la santé.
25:10Aujourd'hui,
25:11les preuves
25:11du lien entre
25:12l'esprit
25:12et le système
25:13immunitaire
25:14sont écrasantes.
25:15On sait qu'il existe
25:16deux circuits principaux
25:17dans le corps.
25:18Un circuit tablé
25:19passant par les nerfs
25:21et un autre circuit
25:22par lequel les hormones
25:23messagères
25:24voyagent dans le sang
25:25à partir du cerveau.
25:26On croit actuellement
25:27que ces hormones
25:28ont le plus d'effet
25:29sur le système immunitaire.
25:33Sous l'action du stress,
25:35le cerveau
25:36intervient
25:37par le circuit hormonal.
25:40L'hypothalamus
25:41transmet des messages
25:42électriques et chimiques
25:44à l'hypophyse.
25:46À son tour,
25:47l'hypophyse
25:47envoie l'hormone
25:48ACTH
25:49vers les glandes
25:50surrénales
25:51qui libèrent chacune
25:52plus de 30 messagers
25:53ou médiateurs chimiques.
25:55L'un de ces médiateurs
25:56est le cortisol.
26:00Le cortisol
26:02Ce circuit principal
26:04dans le corps
26:04alerte le cerveau
26:06qu'il y a du stress
26:07et la résultante,
26:08c'est une augmentation
26:09de la concentration
26:10sanguine de cortisol.
26:12Le cortisol
26:13a toutes sortes
26:14d'effets très complexes,
26:16mais au niveau
26:17du système immunitaire,
26:18il s'introduit
26:18dans les globules blancs
26:20dont il modifie
26:20le nombre et la fonction.
26:22Il exerce un effet majeur
26:24sur le système immunitaire.
26:34D'après les études animales,
26:38nous savons qu'une modification
26:39de la quantité de cortisol
26:41peut rendre un animal
26:42sensible à l'arthrite
26:43même s'il était
26:44parfaitement résistant
26:45à l'arthrite.
26:46Nous savons donc
26:47que le cortisol
26:48peut influer
26:48de manière notoire
26:49sur notre vulnérabilité
26:51face aux grandes maladies.
26:56Les scientifiques
26:58ont donc démontré
26:59que l'esprit
26:59peut ralentir
27:00le système immunitaire.
27:02Mais peut-on contrôler
27:03cet effet au gré des besoins ?
27:05Peut-on exploiter
27:06ce pouvoir ?
27:07Voici un cas remarquable.
27:16Maret Flies
27:17souffre de lupus.
27:19Son système immunitaire
27:20est hyperactif.
27:22Ses anticorps
27:23se sont retournés
27:24contre elle
27:24et attaquent
27:25ses propres tissus
27:26et ses organes.
27:29À la première attaque,
27:30Maret avait 11 ans.
27:32Les médecins lui ont
27:32prescrit des médicaments
27:34très puissants
27:34pour contrer
27:35cette autodestruction.
27:36Mais ces médicaments
27:38ont des effets secondaires
27:39déplaisants.
27:43Cette photo date
27:45de l'époque
27:45où j'étais en 8e année,
27:47je crois.
27:49Je prenais 80 mg
27:51de stéroïdes par jour
27:52à défaut de mieux.
27:58Mais lorsque je prenais
27:59des stéroïdes,
28:00j'avais le visage
28:02enflé
28:02comme si j'avais avalé
28:03un ballon
28:04et en plus,
28:05je perdais mes cheveux.
28:08Le matin,
28:09au petit déjeuner,
28:10mes cheveux tombaient
28:11dans mon assiette
28:13ou bien à mon réveil,
28:14mon oreiller
28:15était couvert de cheveux
28:16comme si j'avais 70 ans.
28:22Franchement,
28:22j'étais terrifiée
28:23par les effets
28:24des médicaments.
28:27Je pensais
28:27qu'ils étaient dommageables,
28:29autant sur le plan
28:30psychologique
28:31que physique.
28:32Et je doutais
28:34que son corps
28:34puisse se récupérer
28:35après un traitement
28:37aussi dur.
28:40Et je m'inquiétais
28:41de leur impact mental.
28:45La mère de Marette
28:46est une psychologue
28:47clinicienne.
28:48Elle savait
28:49que Robert Adair
28:50avait mené
28:51des expériences
28:51sur des souris
28:52atteintes de lupus.
28:53Par le conditionnement
28:55Pavlovien,
28:56Adair avait appris
28:57aux souris
28:57à combattre
28:58l'hyperactivité
28:59de leur système immunitaire.
29:01Les souris
29:02pouvaient alors survivre
29:03plus longtemps
29:04sans médicaments.
29:06En dernier recours,
29:07on essaie de voir
29:08si le conditionnement
29:09peut fonctionner
29:10avec Marette.
29:11Elle doit apprendre
29:12à associer une odeur
29:13ou un goût prononcé
29:14avec les effets
29:15d'un stéroïde
29:16capable de ralentir
29:18son système immunitaire
29:19débridé.
29:21Bientôt,
29:22l'association
29:22au goût
29:23ou à l'odeur
29:23lui permet
29:24de réduire
29:25de moitié
29:25sa dose
29:26de médicaments.
29:26à un moment
29:28à un moment
29:29vraiment terrifiant,
29:30non seulement
29:31Marette,
29:32mais la famille
29:33toute entière
29:34se sentait
29:34vraiment désarmée.
29:36Marette,
29:38grâce au conditionnement
29:39immunitaire,
29:41a pu commencer
29:42à prendre en charge
29:43sa part du traitement.
29:54Marette est morte
29:55en 1995,
29:56le jour
29:57de la Saint-Valentin,
29:58d'une crise cardiaque.
30:00Cette crise cardiaque
30:01a été précipitée
30:02par l'obstruction
30:04de ses artères,
30:05ce qui est un effet
30:06secondaire du médicament
30:07dont nous tentions
30:08de la sevrer.
30:09L'esprit peut-il
30:10stimuler la réaction
30:11immunitaire ?
30:18Ils ont décidé
30:19d'injecter
30:20de l'adrénaline
30:21à 48 volontaires.
30:22En même temps,
30:23on leur a donné
30:24un bonbon au sorbet
30:25au goût franc
30:25et pétillant.
30:29Pendant 4 jours,
30:30l'équipe a associé
30:32le goût du sorbet
30:33à une injection
30:33d'adrénaline.
30:40Le cinquième jour,
30:41à l'insu des volontaires,
30:42on a remplacé
30:43l'adrénaline
30:44par une solution neutre.
30:46Cette fois,
30:46il n'y avait pas
30:47d'adrénaline
30:48pour faire grimper
30:48la réaction immunitaire.
30:51Le simple goût
30:52familier du sorbet
30:53allait-il provoquer
30:55l'activation bénéfique
30:56des cellules tueuses
30:57naturelles ?
31:03Voici l'échantillon prélevé
31:05avant le bonbon au sorbet
31:07et celui-ci a été prélevé
31:09après.
31:11Celui-ci correspond
31:12à la normale.
31:16On aperçoit ici
31:17les globules rouges
31:18et là,
31:20les globules blancs.
31:23Or, si on compare
31:24les deux échantillons,
31:26on constate que cette bande-ci
31:27est presque le double
31:28de celle-là.
31:30Cela veut dire
31:31que la réaction
31:31apprise par l'esprit
31:32a provoqué
31:34un accroissement
31:34de l'activité
31:35et de la réactivité
31:36des cellules tueuses.
31:43Les médecins
31:44ne pouvaient que conclure
31:46qu'il est possible
31:47de conditionner des gens
31:48à accroître le nombre
31:50et l'activité
31:51de leurs propres cellules tueuses.
31:53On pense que ces cellules
31:55peuvent détruire
31:56certains types
31:57de cellules cancéreuses.
32:00Alors,
32:00notre état d'esprit
32:02peut-il nous aider
32:03à combattre le cancer ?
32:14Il y a trois ans,
32:15Christine Mecci
32:16a appris
32:17qu'elle avait
32:17le cancer du sein.
32:22On ne m'a pas vraiment dit
32:23un cancer,
32:25mais vous avez
32:26une tumeur maligne.
32:27On pense alors
32:28je vais mourir
32:29parce qu'on imagine
32:30aussitôt le pire
32:31et on se dit
32:32je vais mourir
32:33d'une mort horrible
32:34et douloureuse.
32:36on a repris
32:37ses esprits
32:37et on se dit
32:38bon,
32:39qu'est-ce qui va se passer
32:39maintenant ?
32:40Et on nous annonce
32:41quel traitement
32:41on va avoir.
32:42Pour moi,
32:43ça a été
32:43la chimiothérapie.
32:50Il y a 16 ans,
32:51à l'infirmerie royale
32:52d'Aberdine,
32:53le docteur Leslie Walker
32:54a décidé d'aider
32:56ces malades
32:56atteints de cancer
32:57à réduire
32:58les effets secondaires
32:59pénibles
32:59de la chimiothérapie
33:00en leur apprenant
33:01à relaxer.
33:04Au début
33:05des années 80,
33:06on a constaté
33:07que certains malades
33:08avaient beaucoup
33:08de difficultés
33:09à supporter
33:09les effets secondaires
33:11de leur chimiothérapie.
33:12Le traitement
33:13qu'on a mis au point
33:14consiste à entraîner
33:15les malades
33:15à des méthodes
33:16de relaxation spéciale.
33:17Nous avons été ravis
33:19de découvrir
33:19que cela permettait
33:20de réduire
33:21la fréquence
33:21des nausées
33:22et des vomissements
33:23chez les patients.
33:27En soi,
33:28la relaxation thérapeutique
33:30n'avait rien de remarquable.
33:31Mais cinq ans plus tard,
33:33les chercheurs
33:34ont été confrontés
33:35à une énigme
33:36qui était dissimulée
33:37dans les registres
33:38des patients de l'hôpital.
33:39Les malades
33:40qui avaient eu recours
33:41aux techniques de relaxation
33:42avaient survécu
33:44plus longtemps.
33:45Une fois de plus,
33:46les médecins
33:47ont dû se résigner
33:48à accepter l'inattendu.
33:50La simple relaxation
33:51a semble-t-il
33:52aidé des malades
33:53à vivre plus longtemps,
33:54même si elle ne les a pas guéris.
33:56Le docteur Walker
33:58s'est néanmoins demandé
33:59si ces résultats
34:00n'étaient pas le fruit du hasard.
34:01Il a donc fait
34:02une autre expérience.
34:06Bien, Leslie,
34:07tu vois cette
34:08très grosse tumeur,
34:10cette zone très dense
34:12au rebord irrégulier.
34:14En contrepartie,
34:16les mammographies
34:17réalisées
34:17après la chimiothérapie
34:19montrent que la tumeur
34:21a complètement disparu.
34:23Le psychologue
34:24Leslie Walker
34:25a fait équipe
34:26avec un chirurgien,
34:27le professeur Ehriman.
34:29Ils ont tenté
34:29de déterminer
34:30si la relaxation
34:31et l'imagerie
34:32peuvent prévenir
34:33la propagation
34:34des cellules
34:34du cancer du sein
34:35après que la tumeur
34:37ait été enlevée
34:38par les traitements
34:38conventionnels.
34:40Je suis très conscient
34:42des limites
34:42de la chirurgie
34:43à un stade avancé
34:45de la maladie.
34:45Et en dépit
34:47des autres traitements
34:48comme la radiothérapie
34:49et la chimiothérapie,
34:51on sait que des malades
34:52meurent
34:52parce que la maladie
34:53s'est répandue ailleurs.
34:55Nous explorons donc
34:56d'autres pistes,
34:58en particulier
34:59la capacité
34:59d'utiliser
35:00les défenses naturelles
35:01du corps
35:02pour faire échec
35:03aux tumeurs malignants.
35:0496 femmes
35:06ont participé
35:06à l'étude.
35:07Chacune d'elles
35:08a eu recours
35:09au traitement
35:09antitumoral reconnu,
35:11soit la chimiothérapie
35:13suivie d'une résection
35:14chirurgicale
35:15et de radiothérapie.
35:16Chaque jour,
35:17la moitié d'entre elles
35:18ont aussi passé
35:19une période de temps
35:20à imaginer
35:21que leur tumeur
35:21cancéreuse
35:22était attaquée.
35:27J'imaginais
35:28que ma tumeur
35:29était un monstre,
35:30une sorte d'ogre.
35:32C'est comme ça
35:32que je la voyais
35:33et il se tortillait.
35:35Il était dans une cage
35:36et il se tortillait
35:37et il tentait
35:37d'en sortir.
35:40C'était important
35:41pour moi
35:42parce que ma plus grande crainte
35:43c'était que
35:44cette tumeur
35:44se répande.
35:45Il était donc
35:46très important
35:47que ce monstre
35:47ne parvienne jamais
35:48permet à sortir
35:49de sa cage.
35:58Pendant trois ans,
35:59Erriman et Walker
36:00ont analysé
36:01le sang
36:02de deux groupes
36:02de femmes
36:03et mesuré
36:04l'activité
36:04de leurs cellules
36:05tueuses naturelles.
36:06On pense que
36:07les cellules
36:08tueuses naturelles
36:08aident à combattre
36:10la propagation
36:10du cancer du sein.
36:12Leurs résultats
36:13sont renversants.
36:18On a trouvé
36:20plusieurs différences
36:21immunologiques
36:21entre les deux groupes.
36:23Chez les malades
36:24qui avaient pratiqué
36:25la relaxation
36:25et l'imagerie,
36:26on a constaté
36:27une activation
36:28de certains globules blancs
36:30qu'on croit importants
36:31pour cibler
36:32et tuer
36:33les cellules cancéreuses.
36:40Ces deux cellules
36:41tueuses naturelles
36:42attaquent
36:43une cellule cancéreuse.
36:47L'étude
36:48sur le cancer du sein
36:49n'est pas encore terminée.
36:51Mais jusqu'à présent,
36:52elle indique
36:53que les cellules
36:53tueuses naturelles
36:54sont plus actives
36:55chez les femmes
36:56qui ont pratiqué
36:57avec intérêt
36:57et constance
36:58la relaxation
36:59et l'imagerie.
37:01Il est difficile
37:03de se prononcer
37:04définitivement,
37:05mais cela laisse
37:06entrevoir
37:06qu'on peut accroître
37:07le nombre
37:08et la concentration
37:09de ces cellules
37:10dans le sang
37:11et peut-être
37:12ont-elles un effet
37:13contre le cancer.
37:23La psychoneuroimmunologie,
37:24cette science
37:25qui étudie
37:26les effets
37:27de la psyché
37:27sur le système immunitaire,
37:29commence à trouver créance
37:3120 ans
37:31après ses débuts.
37:38Les scientifiques
37:39essaient encore
37:40de comprendre
37:40les mécanismes
37:41complexes
37:41et mystérieux
37:42par lesquels
37:43nos pensées
37:43et nos sentiments
37:44affectent notre corps.
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