- il y a 2 mois
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00:12Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver dans Punchline en direct sur CNews et sur Europe 1.
00:16On va bien sûr parler de la canicule, des hôpitaux qui font face à cette situation, notamment difficile, situation difficile
00:23à Paris.
00:24Et puis on reviendra bien sûr sur l'hyperviolence dans la jeunesse, notamment illustrée par le passage à tabac mortel
00:30contre Louis à Narbonne.
00:32Et puis en fin d'émission, on s'interrogera sur les 50 décisions qui ont fait couler la France.
00:37C'est le titre du Figaro Magazine, d'une étude de l'Institut Thomas More.
00:42Nos invités ici présents ont choisi la décision qui à leurs yeux est la pire des 50 dernières années.
00:48On aura leurs réponses dans quelques instants en direct sur CNews et sur Europe 1 dans Punchline.
00:5418h-19h sur CNews et Europe 1, Punchline, Thomas Bonnet.
01:05Il est 18h, on fait le tour de l'actualité avec vous, Audrey Berthaud. Bonsoir.
01:10Bonsoir Thomas, bonsoir à tous.
01:11Un point sur votre vigilance météo.
01:1450 départements resteront en vigilance rouge demain.
01:1735 en vigilance orange canicule avec une rétrogradation prévue de la vigilance rouge vers l'orange pour 17 nouveaux départements
01:25dans la soirée de samedi.
01:272000 places climatisées supplémentaires pour accueillir les sans-abri face à la persistance d'une chaleur historique sur le territoire.
01:35Le gouvernement intensifie ces mesures d'urgence pour les populations les plus vulnérables.
01:39Certains hôpitaux ont également déclenché le plan blanc.
01:42C'est le cas en Ile-de-France en raison des conséquences de la canicule.
01:46Face à la disparition de la jeune Liana, les procureurs et présidents des tribunaux de Chartres, Nanterre, Pontoise et Versailles
01:53invitent les députés et sénateurs de leur département à un échange direct, objectif, mieux comprendre le fonctionnement de la justice
02:01et écouter leurs propositions.
02:03Après le tremblement de terre au Venezuela, les recherches se poursuivent pour tenter de trouver des survivants.
02:08Selon les autorités, 157 personnes sont portées disparues, plus de 200 personnes sont coincées dans les décombres.
02:15Pour le moment, le bilan est déjà très lourd. Au moins 589 personnes ont perdu la vie et plus de
02:2150 000 personnes sont disparues.
02:23Le pape Léon XIV célébrera une messe à Paris fin septembre.
02:27Une messe géante aura lieu sur la place de la Concorde et les Champs-Elysées.
02:31Ce sera le samedi 26 septembre.
02:32Au cours de la visite du pape en France, 500 000 personnes sont attendues selon le diocèse.
02:38Et pour terminer, une pensée pour notre confrère Christophe Gleize, toujours détenu en Algérie.
02:43Je rappelle qu'il a été condamné à 7 ans de prison en décembre dernier.
02:46Il a renoncé à son pourvoi en cassation, ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien.
02:51CNews et Europe 1 continuent de réclamer sa libération immédiate et sans condition.
02:57Merci beaucoup, cher Audrey Berthaud.
02:59On est toujours avec Marc Varnot.
03:00Bonsoir, cher Marc.
03:01Bonsoir Thomas.
03:02Driss Galli est également avec nous.
03:03Bonsoir.
03:04Louis de Ragnel nous accompagne.
03:06Bonsoir.
03:06Bonsoir Véronique Jacquier.
03:08Bonsoir.
03:08Merci beaucoup d'être là.
03:09On accueille sur ce plateau, j'ai le plaisir de l'accueillir, Yasmine Akatou.
03:11Bonsoir.
03:12Vous êtes journaliste à Europe 1, spécialisée notamment des questions de santé.
03:15Vous allez pouvoir nous éclairer sur ce qui se passe, notamment dans les hôpitaux d'Île-de-France,
03:19puisque le plan blanc vient d'être activé.
03:21Et d'abord, il est 18h, un peu plus, 18h02 maintenant.
03:25Interdiction formelle d'acheter de l'alcool dans les rues de la capitale, la rue d'Île-de-France en
03:30général.
03:31Des mesures auxquelles ont réagi ces passants qui ont été interrogés par nos équipes.
03:36Interdire complètement, je ne sais pas, après réguler, ouais.
03:39Mais on n'est pas trop du genre non plus à forcément se retourner la tête 100% pendant le
03:44festival.
03:45C'est histoire de prendre quelques bières avec les amis.
03:48Donc ça reste quand même relativement assez safe.
03:51De manière générale, forte chaleur, encore plus, parce que ça fait un de ma part, ça déshydrate de boire de
03:57l'alcool.
03:57Donc c'est une très bonne chose.
04:00Et de manière générale, en fait, si on laisse un minimum d'autorisation,
04:06la réalité, c'est qu'en fait, quand on donne ça, on prend ça.
04:09Donc interdire complètement, je trouve ça très bien.
04:11Ça, je trouve ça dommage pour le coup.
04:12Parce que c'est des événements où il n'y a pas forcément plus de consommation d'alcool énorme.
04:17Il y a souvent des dispositifs qui sont mis en place pour avoir de l'eau qui est projetée.
04:21Donc ça, pour le coup, autant la consommation d'alcool, je peux comprendre ça, pas forcément.
04:28Bon, des Parisiens plutôt compréhensifs sur ces mesures.
04:31On va prendre la direction du Canal Saint-Martin, voir déjà si cette mesure est respectée, si cette mesure est
04:35appliquée.
04:36Tancrette Guillotel nous attend sur place avec Axel Rebaud derrière la caméra.
04:40Bonsoir, cher Axel.
04:42Est-ce que vous constatez que cette arrêtée préfectorale est respectée autour de vous ?
04:48Eh bien, écoutez, on est arrivé ici il y a un peu plus d'une heure environ avec Axel Rebaud,
04:53justement.
04:54Et il y a en tout cas ici des centaines de personnes qui sont massées aux abords du Canal Saint
04:58-Martin pour profiter de la baignade.
04:59Beaucoup sont à l'eau, ont des sodas également pour pouvoir se désaltérer.
05:04Certains ont amené des bouteilles de bière et un peu d'alcool, mais nous avons pu les interroger.
05:08Ils n'étaient pas au courant, en fait, de cette arrêtée qui interdisait justement la consommation d'alcool sur la
05:15voie publique.
05:16Donc, il y a en tout cas des policiers ici, de nombreux CRS également.
05:20On ne les a pas vus forcément faire des rappels à l'ordre à ce niveau-là.
05:23Mais pour vous parler de cet arrêté, il est entré en vigueur à midi aujourd'hui.
05:29Il va durer jusqu'à 7h du matin demain pour reprendre à nouveau à midi demain jusqu'à 7h dimanche
05:37matin.
05:37La vente d'alcool à emporter est-elle également interdite à partir de 18h, donc ce soir, jusqu'à 7h
05:44également demain matin.
05:45Merci beaucoup.
05:46Merci Tancré de Guillotel.
05:47Je suis curieux de savoir si les policiers vont vraiment aller vérifier ce que boivent les uns et les autres.
05:52J'ose imaginer que les policiers ont mieux à faire, même si c'est une mesure qui a une vertu
05:57pédagogique,
05:57en tout cas d'expliquer qu'il faut faire attention en ces périodes de forte chaleur.
06:01Il faut faire attention, Yasmine Akatou, parce que les hôpitaux, nous dit-on, sont arrivés à saturation.
06:06C'est l'un des arguments qui a été utilisé pour justifier ces mesures-là.
06:09Où on en est ce soir alors que le plan blanc vient d'être activé ?
06:12Alors, il y a des hôpitaux en saturation, effectivement, qui gèrent la crise.
06:17Ça ne veut pas dire qu'on laisse des personnes sur les brancards.
06:19Ça ne veut pas dire que les personnes ne sont pas soignées.
06:22Mais il y a un afflux conséquent dans certaines régions, notamment en Bretagne, en Ile-de-France.
06:29Ça, c'est vrai, il y a un afflux.
06:31En revanche, on gère tout à fait.
06:33On est sur beaucoup d'appels au SAMU, surtout.
06:36Les gens ont bien compris qu'il faut éviter de se déplacer si ce n'est pas nécessaire.
06:40On est sur des hausses de l'ordre de 75% de hausses d'appels au SAMU par rapport à
06:46l'année dernière, à la même période.
06:48Donc, voilà, on est sur des situations qui sont quand même assez gérées.
06:51Après, c'est vrai, les chefs de service, notamment en médecine intensive, nous disent,
06:57ça se remplit doucement, mais sûrement.
06:59On a des personnes âgées, c'est vrai.
07:01Et on a aussi des jeunes inconscients, on peut le dire, qui font de l'activité sportive malgré les recommandations.
07:08Yasmina Katou, je rappelle, vous êtes journaliste européen en charge, notamment, des sujets de santé.
07:13Les patients qui arrivent à l'hôpital arrivent pour quelles raisons, généralement ?
07:16Des coups de chaleur.
07:17Ce qu'on appelle un coup de chaleur, ça veut dire que vous êtes enfermé dans votre appartement
07:22où il fait 35, presque 40 degrés, il y a des personnes fragiles qui ne supportent pas les personnes âgées,
07:30notamment.
07:31Elles ne transpirent pas et donc elles accumulent la chaleur dans l'organisme.
07:34Et donc, elles arrivent à l'hôpital à 42 degrés.
07:37Et quand on arrive à l'hôpital à 42 degrés, ça veut dire qu'on a tous les organes qui
07:41lâchent.
07:41Et ces personnes sont admises en service de réanimation.
07:46Dans un état déjà grave.
07:47Exactement, dans un état très grave.
07:48Il y a un décalage aussi entre le moment où la canicule a été la plus forte,
07:52c'est-à-dire notamment hier, et le moment où ça se concrétise, j'allais dire,
07:56en arrivée massive de patients à l'hôpital.
07:58Donc, le week-end qui arrive s'annonce compliqué.
08:00C'est sans doute pour ça que le plan blanc, en fait, a été activé.
08:02Exactement, c'est toujours comme ça.
08:04Il y a un décalage de 5 à 10 jours après le début des très fortes chaleurs.
08:10Des personnes, en fait, qui, comme on dit, décompensent.
08:13Ça veut dire que le corps encaisse, encaisse, encaisse.
08:16Mais plus c'est long, plus le corps a du mal à encaisser des températures caniculaires.
08:20Et donc, ils arrivent à l'hôpital.
08:22Et pour faire face à ça, vous l'avez dit, on déclenche le plan blanc.
08:25C'est très simple.
08:26Le plan blanc, ça permet de déprogrammer des opérations qui ne sont pas urgentes,
08:30de rappeler du personnel qui est en vacances pour assurer face à l'afflux de patients.
08:36Merci.
08:36Merci, Yasmine Akatou, pour toutes ces précisions.
08:39La question qu'on peut se poser légitimement, c'est est-ce que nous sommes armés
08:43pour faire face à cet afflux de patients ?
08:46Écoutez, Emmanuel Macron, c'était depuis le sud de la France.
08:50Il était aux côtés de Georgia Meloni.
08:51Il défend son bilan, j'allais dire, comme toujours, le président de la République
08:55sur la faculté des hôpitaux à encaisser ces épisodes caniculaires.
09:01Donc, il y a un gros travail qui a été fait.
09:03Et je pense que l'honnêteté conduite à le regarder,
09:05à la fois de montants investis et de vraies transformations,
09:07et qui ont changé beaucoup de choses.
09:09Qui ont d'ailleurs été accompagnés par l'engagement de beaucoup de nos fonctionnaires,
09:12dont je veux saluer le rôle, et d'élus qui ont vraiment fait un très gros travail.
09:16J'étais juste avant de vous rejoindre à Vélizy-Ville à Coublé,
09:18où j'ai vu le travail remarquable des équipes municipales très engagées.
09:23Néanmoins, nous n'avons pas fini ce travail.
09:24Il faut avoir cette humilité.
09:26Et pour ma part, je regrette plutôt les choix qui ont été faits,
09:29mais je crois aussi dans la démocratie.
09:32Il se trouve que quand j'avais une majorité absolue,
09:34ces fonds ont été votés.
09:35Il y a eu ensuite des choix qui ont été faits,
09:37et qui sont le fruit de compromis de certaines formations politiques.
09:40Aller les voir pour leur demander pourquoi ils ont coupé ces fonds.
09:43Maintenant, on doit continuer le travail d'adaptation.
09:45Donc si on traduit le président de la République, Louis de Ragnel,
09:48ça veut dire que depuis qu'il n'a plus la majorité,
09:50depuis la dissolution, qui par ailleurs est sa décision,
09:54les hôpitaux ne sont plus en capacité de faire face.
09:57C'est un peu simple comme argument.
09:59C'est de la politique, évidemment.
10:01Et puis il faut se souvenir que le Ségur de la Santé
10:03a eu lieu pendant son premier quinquennat.
10:05Il avait donc une majorité absolue.
10:07Et il y a un certain nombre de parlementaires spécialistes
10:10des questions de santé qui vous disent aujourd'hui
10:12qu'on a mal fléché le budget.
10:14Il y a des sommes énormes qui ont été votées.
10:17Mais ça a été mal dépensé.
10:18Et il y a des choses qu'on a mises de côté.
10:21Mais ensuite, moi je trouve que ça interroge.
10:22Parce que depuis le début de la journée,
10:26j'entends pas mal de dérision et un peu de ricanement
10:28sur le fait que le préfet de police soit obligé
10:30de prendre ce type de mesures.
10:31En réalité, l'idéal serait qu'il n'ait pas à prendre
10:34ce genre de mesures.
10:35Et pourquoi est-ce qu'il est obligé de prendre ce type de mesures ?
10:37C'est parce qu'il y a très peu de leviers
10:38sur lesquels vous pouvez jouer
10:40pour éviter de saturer les hôpitaux.
10:42Et donc effectivement, je pense que le sujet
10:44sur lequel il faut travailler,
10:46c'est la saturation des hôpitaux.
10:48Et donc pour éviter d'en arriver à ce genre de situation,
10:50à ce type de décret,
10:52soit vous interdisez...
10:53Moi je vois, j'ai discuté avec des personnes
10:55qui ont pensé ce plan d'interdiction de consommation
10:59et de vente d'alcool pour aujourd'hui et pour demain.
11:01Et ils m'ont dit, c'est simple,
11:02on ne peut pas interdire aux gens de faire du sport.
11:04Imaginez le tollé que ça pourrait représenter.
11:06Donc c'est la seule chose qu'il peut faire.
11:07On ne va pas confiner des personnes âgées.
11:09On ne va pas forcer à l'équipement de climatiseurs,
11:11sachant qu'on sait qu'on ne peut pas en acheter.
11:13Le seul levier sur lequel on peut jouer,
11:14c'est celui de la vente d'alcool,
11:16la consommation d'alcool.
11:17Et par ailleurs,
11:18là on peut le dire entre nous,
11:19je pense que ce n'est pas une atteinte immense
11:21à sa liberté
11:22de se dire qu'après 18 heures,
11:24on ne peut plus aller acheter une bouteille
11:26dans un supermarché.
11:26Je suis d'accord avec vous,
11:27ce n'est pas un principe fondamental
11:29de notre constitution.
11:30Il faut aussi philosophiquement,
11:31il faut prendre le problème en amont.
11:33C'est le nombre de places dans les hôpitaux.
11:35Et comme ça,
11:35les préfets sont contraints et forcés
11:38d'appuyer sur le domaine.
11:38Mais la responsabilité,
11:39en fait, ils n'ont pas le choix.
11:40Bien sûr, la responsabilité,
11:41elle est politique,
11:42elle est celle d'un président
11:43qui est en place depuis d'avant.
11:45On se dit,
11:45est-ce que vraiment,
11:46il a mis les moyens
11:46pour augmenter le nombre de lits,
11:48notamment Véronique Jacquier ?
11:49Le problème est justement
11:50qu'il n'y a pas eu de réforme structurelle
11:52pour l'hôpital.
11:53L'hôpital est tiers-mondisé
11:55depuis de nombreuses années.
11:56On a découvert justement
11:58la tiers-mondisation de l'hôpital
11:59au moment du Covid.
12:01Et là, on a un président
12:03qui se gargarise
12:04d'avoir fait ce qu'il fallait.
12:05Alors qu'effectivement,
12:06pas de clim dans les hôpitaux
12:07et le CHU de Nantes,
12:10qui est quand même,
12:11soi-disant,
12:11le nez le plus ultra
12:12d'un hôpital qui vient
12:13de sortir de terre,
12:14n'est pas climatisé.
12:15Donc, ça dit tout
12:15de la mentalité française.
12:17Toujours pas de clim dans les EHPAD,
12:20alors que l'argent récolté
12:22lors du lundi de Pentecôte
12:23sert à cela.
12:24C'est 3 milliards par an,
12:25donc depuis 2003,
12:27vous imaginez,
12:27on est en droit de se demander
12:29où l'argent est passé.
12:30Pas de clim non plus
12:31dans les écoles.
12:32Donc voilà,
12:33on est tous d'accord
12:33sur le constat.
12:34Après moi,
12:34ce qui me marque justement
12:35lors de cet épisode,
12:37c'est que là,
12:38on assiste à l'avènement
12:39de la religion
12:39de la privation.
12:42Emmanuel Macron
12:42trouve ça normal,
12:44comme les préfets,
12:45comme tout un chacun,
12:45de priver les gens d'alcool
12:47parce qu'il fait trop chaud
12:48et que les hôpitaux
12:49sont saturés.
12:50On a une ministre
12:51de la transition écologique
12:52qui trouve ça normal
12:53de priver les Français
12:54de climatisation
12:56et de climatiseurs.
12:57Voilà,
12:58on est rentré
12:58dans l'ère
12:59de la religion
13:00de la climatisation.
13:01Je ne sais pas
13:01si il faut en rire
13:02ou on pleurait tout ça
13:03pour cacher
13:03les impuissances
13:04de l'État.
13:05Ce n'est pas encore
13:05la religion
13:05de la climatisation.
13:06C'est toujours
13:07la même question.
13:08Tout à fait.
13:08Rizgal,
13:09vous vouliez réagir peut-être ?
13:10Tout à fait.
13:11C'est vrai qu'on s'est habitué
13:12à des mesures liberticides.
13:15Louis Dragnet a raison,
13:16il n'en va pas
13:16de notre avenir constitutionnel
13:19en tant que civilisation.
13:20Mais ça dit quelque chose
13:21qu'on prenne aussi facilement
13:22des mesures de restriction
13:23de liberté.
13:24Il y a un grand penseur français
13:26qui s'appelle David Galula,
13:27lieutenant qu'on est
13:27de l'armée française
13:28qui a fait ses armes en Chine
13:29et en Algérie.
13:31Il a dit
13:31que si vous avez une population
13:32qui vous en veut,
13:34pensez à l'Algérie,
13:35mais il a fait un livre
13:36qui est de portée universelle,
13:37très connu aux Etats-Unis.
13:38Si cette population soit
13:39vous lui donnez
13:40ce dont elle a besoin,
13:41nous voulons des hôpitaux
13:42avec de la clim.
13:43Nous voulons des épais
13:44avec de la clim.
13:45Monsieur Macron est incapable.
13:45D'abord parce qu'il n'y a pas
13:46de croissance,
13:46il n'y a pas d'argent.
13:47Ça c'est lui,
13:48ce n'est pas ni vous,
13:49ni moi,
13:49ni la dissolution.
13:50Il n'a pas fait la croissance.
13:51On pouvait mettre de la clim
13:53avec la situation actuelle
13:54du pays.
13:54On n'a pas d'argent en fait.
13:56Non mais...
13:57C'est une question de volonté.
13:58Il y a aussi des priorités.
13:59On peut prendre
13:59des élus locaux.
14:01L'argent que l'on a du plan de code.
14:01À Nice,
14:02le maire a équipé
14:03toutes les écoles
14:04de climatiseurs.
14:05Je termine.
14:06Donc,
14:07il ne peut pas
14:09faire les hôpitaux
14:09qu'un jour.
14:10Ils ne peuvent pas
14:11même s'ils avaient l'argent
14:12pour acheter la clim.
14:13Au Chine,
14:13on arrive à faire des hôpitaux
14:14chez moi.
14:15Oui,
14:17mais...
14:18Climatisées.
14:18Ils n'ont pas tout à fait
14:19les mêmes normes.
14:20D'accord,
14:21mais...
14:22Le même temps de travail,
14:23les conditions...
14:24Non mais bien sûr.
14:25André Sgalie
14:25va essayer de terminer son raisonnement.
14:27Peut-être qu'ils ont des élites
14:27meilleures que les nôtres.
14:29J'ose ce blasphème.
14:31Peut-être que les élites chinois
14:32sont meilleures que les nôtres.
14:32Mais je ferme le...
14:33Revenons sur David Gaulle.
14:34Il dit,
14:34si vous n'arrivez pas,
14:35soit vous satisfaisez
14:36les besoins de la population.
14:37Et là,
14:37elle se calme.
14:38Soit vous lui enlevez
14:39ce qu'est là.
14:44Et après,
14:45cette population
14:46va commencer à négocier avec vous
14:48le retour de ce qu'elle a perdu.
14:49Et là,
14:50avec le préfet de police,
14:51on va discuter
14:51s'il vous plaît,
14:52laissez-nous à Borinder.
14:53Et on oublie la clim
14:54et la clim devient hors du sujet.
14:56C'est très malin au fait.
14:57En tout cas,
14:58voilà ce qu'on pouvait dire
14:58sur cette actualité.
14:59Je vous rappelle cette information.
15:00Le plan blanc déclenché
15:02dans les hôpitaux
15:03de l'Île-de-France.
15:03Je vous remercie.
15:04Yasmine Akatou
15:05de nous avoir apporté
15:05toutes ces informations.
15:06C'est l'occasion aussi
15:07de saluer l'engagement,
15:08le travail de tous ceux
15:09qui sont dans les hôpitaux
15:09dans des conditions
15:10parfois très difficiles.
15:11Et si ça tient,
15:12c'est en grande partie
15:13parce qu'eux,
15:14ils font le boulot,
15:15ils ne comptent pas leurs heures.
15:15Donc,
15:16c'est l'occasion
15:16de leur adresser un message.
15:17On marque une très courte pause
15:18dans Punchline.
15:19On reviendra
15:19avec cette question
15:20de l'hyperviolence
15:21chez les jeunes
15:22mise en lumière à nouveau
15:23par le passage à tabac mortel
15:24de Louis.
15:25On sera en direct
15:25avec Maurice Berger,
15:26le pédopsychiatre.
15:33Punchline,
15:3418h-19h,
15:35Thomas Bonnet
15:36sur CNews et Europe 1.
15:4218h-19h
15:43dans Punchline.
15:44On est en direct
15:45sur CNews
15:46et sur Europe 1
15:46et on va prendre
15:47la direction de Narbonne.
15:48Rejoint notre envoyée spéciale
15:50Chloé Tarka
15:51avec Alexandra Bischoff
15:53derrière la caméra.
15:53Bonsoir Chloé,
15:54vous êtes à Narbonne
15:55où l'effroi,
15:56l'émotion
15:56est toujours très vive.
15:58Quelques jours maintenant
15:59après la découverte
16:01du corps de Louis
16:02qui a été passé à tabac,
16:04lynché à mort
16:05par cinq jeunes
16:06qui sont mis en examen
16:07et l'émotion
16:07est très vive dans la ville.
16:12Oui, tout à fait.
16:13Nous venons de passer
16:14une partie de la journée
16:15avec les habitants
16:16pour recueillir
16:17leurs témoignages
16:18et ce qui ressort d'abord,
16:19c'est vraiment
16:19qu'un tel drame
16:21ait pu se passer ici
16:22dans la ville de Narbonne
16:24à la fois.
16:24Et je tiens à le dire,
16:25les habitants nous disent
16:26mais finalement en 2026,
16:27c'est la preuve aussi
16:28que ce genre de drame
16:30peut arriver
16:30et finalement partout en France.
16:32Et puis nous avons également
16:33recueilli le témoignage
16:34d'une maman
16:35dont la fille,
16:36quand elle était au collège
16:37il y a quelques années,
16:38avait été harcelée,
16:39avait été violentée
16:41et elle nous raconte
16:42que ce drame lui rappelle
16:43l'impuissance d'une maman
16:45face à la violence
16:47des adolescents.
16:48Nous avons également parlé
16:49à un lycéen,
16:50il est lycéen à Narbonne
16:51et il a un frère
16:52qui s'appelle Louis
16:53et évidemment il nous dit
16:53quand il a entendu ce drame
16:55il s'est dit
16:55et si c'était lui
16:56car c'est vraiment
16:57ce qui ressort
16:58des témoignages
16:58que nous avons pu recueillir.
17:00Le fait que ce genre de drame
17:02puisse arriver partout,
17:03tout le temps.
17:04Et puis enfin,
17:05en plus de toute cette émotion
17:06il y a évidemment
17:07énormément de colère.
17:09Les habitants demandent
17:10des réponses,
17:11une réponse ferme
17:12de la part de la justice.
17:14Également,
17:14il s'interroge
17:15sur le suivi
17:16de ces jeunes
17:17par les services
17:18de protection de l'enfance.
17:19Enfin, bref,
17:20vous l'aurez compris
17:20c'est vraiment
17:21une ville sous le choc
17:22ce soir ici à Norbonne.
17:25Merci beaucoup
17:26Cloride Arca,
17:26un choc que l'on partage,
17:28un choc qui je pense
17:28est partagé
17:29dans le pays
17:30tout entier,
17:31j'allais dire,
17:32en tout cas de ceux
17:32qui ont connaissance
17:34de cette affaire
17:34qui a été malheureusement
17:35sous-médiatisée aussi
17:36et ça c'est un sujet
17:37dont on a parlé tout à l'heure.
17:39Certains ont voulu
17:40minimiser vraisemblablement
17:41l'ampleur de ce drame.
17:43On va être en direct
17:44dans quelques instants
17:45avec Maurice Berger,
17:46pédopsychiatre,
17:47spécialiste de la question
17:48de la violence
17:49chez les plus jeunes.
17:51Bonsoir,
17:52merci d'être en direct
17:52avec nous Maurice Berger.
17:53Ce que je vous propose
17:54c'est de regarder
17:54ce récapitulatif
17:56des faits malheureusement
17:58qui ont émaillé
17:58l'actualité
17:59au cours des derniers mois,
18:00des dernières années.
18:01Ce sont des prénoms
18:02Louis,
18:03Thomas,
18:03Enzo,
18:04Yuri
18:04et à chaque fois
18:05la même réalité,
18:06celle de l'hyperviolence
18:07chez les jeunes.
18:08c'est un sujet
18:08signé Louise à Paris.
18:12L'ultra-violence des jeunes
18:13devient-elle banale ?
18:17Le 19 juin dernier,
18:18Louis est tabassé à mort
18:19par cinq jeunes
18:20dont trois mineurs.
18:21Un mois avant,
18:22sur les bords de la vilaine,
18:23Théo, 11 ans,
18:24est étranglé.
18:25Les suspects
18:26sont âgés de 15 et 16 ans.
18:28Janvier 2025,
18:29Elias, 14 ans,
18:30est poignardé
18:31par deux adolescents
18:31pour un téléphone portable.
18:33Avril 2024,
18:35Mathis s'est tué
18:35de plusieurs coups de couteau.
18:36Là encore,
18:37un mineur est mis en cause.
18:39Stanislas Godon,
18:41délégué général d'Alliance,
18:42qualifie cette violence juvénile
18:43de bombe à retardement.
18:45Tant sur les mineurs victimes
18:47que sur les mineurs
18:48qui sont des auteurs,
18:49des auteurs de faits
18:51qui sont passibles
18:52des assises.
18:52On a une désimbition
18:53absolument totale
18:55à la violence
18:55et qu'il n'y a plus
18:57de censure,
18:57plus d'autocensure.
18:58Tous les freins,
18:59tous les verrous
19:00ont sauté.
19:00Selon le ministère
19:02de l'Intérieur,
19:03pas moins de 120 mineurs
19:04ont été mis en cause
19:04pour des homicides
19:05l'an dernier.
19:06Il n'était que 29 en 2016.
19:08Une augmentation
19:09encore plus frappante
19:11concernant les tentatives
19:12d'homicide.
19:13Un peu moins de 200 mineurs
19:14mis en cause en 2016.
19:15Ils sont plus de 400
19:17en 2025.
19:18En France,
19:19787 mineurs
19:20sont incarcérés
19:21cette année.
19:22Une augmentation
19:23de 28%
19:23en 3 ans.
19:26Et je le disais,
19:27on est en direct
19:27avec le docteur
19:28Maurice Berger,
19:29spécialisé en pédopsychiatrie
19:31sur la question
19:31de la violence des enfants.
19:32Vous avez beaucoup écrit,
19:34docteur,
19:34sur ce sujet.
19:35Ma première question,
19:36c'est votre réaction
19:37à ces images
19:39qui ont beaucoup circulé
19:40sur les réseaux sociaux
19:40où on voit
19:41les mises en examen
19:42dans l'assassinat
19:44de Louis
19:44se filmer,
19:45revendiquer
19:46et,
19:47j'allais dire,
19:47même rire
19:48de la situation.
19:49Est-ce que ce sont
19:50des images
19:50qui vous ont,
19:50vous aussi,
19:51heurté
19:51malgré votre expérience ?
19:54Je trouve que ça correspond
19:55bien à l'évolution actuelle.
19:58Évidemment,
19:59c'est dramatique
20:00et c'est heurtant.
20:02Mais c'est ce que j'appelle
20:03les violences
20:04en open space.
20:06C'est-à-dire
20:06une violence
20:07qui n'a plus de limites
20:08et qui a évolué
20:10pendant,
20:11depuis ces 10
20:12ou 15 dernières années,
20:14de je fais ce que je veux
20:16à je fais ce que je veux
20:18aux cheveux,
20:19ça peut être à l'école,
20:21sur qui je veux,
20:22ça peut être sur un soignant
20:26et ça peut être,
20:28comment dire,
20:31immédiatement diffusé,
20:33effectivement,
20:33comme un acte de gloire.
20:35Alors,
20:36on en est à se demander
20:37quelles sont les causes
20:39et moi,
20:39je crois que cette question
20:40est dépassée.
20:41C'est-à-dire qu'actuellement,
20:43ce qu'on constate,
20:44c'est qu'on n'est plus
20:45dans le domaine
20:46de l'éducatif
20:47que la parole
20:48ne sert à rien
20:49et que la question
20:51immédiate,
20:51c'est
20:51quelles limites
20:52on pose
20:53à ces mineurs
20:55déjà avant qu'ils arrivent
20:56à commettre
20:57de tels actes.
20:58Maurice Berger,
20:58c'est très fort
20:59ce que vous venez de nous dire.
21:00Ça veut dire que là,
21:00on est dans un moment
21:02où il va falloir songer
21:03à répondre
21:05très fortement
21:06contre ces phénomènes.
21:07Vous parlez,
21:08vous pointez l'absence
21:09d'empathie,
21:10vous pointez l'absence
21:10de cadre,
21:11l'absence de limites,
21:12ça c'est le résultat
21:13de vos travaux.
21:14Concrètement,
21:14comment on peut répondre
21:16à cette violence,
21:18à ce phénomène
21:18d'hyperviolence
21:19qui accourt
21:19chez une partie
21:20de la jeunesse ?
21:21Alors,
21:22en plus
21:23de l'absence
21:24d'empathie,
21:25il y a
21:25l'absence
21:26d'anticipation.
21:27Ça,
21:27c'est quelque chose
21:28qui est,
21:28s'ils osent dire,
21:29mortel.
21:30C'est-à-dire
21:31que ces mineurs
21:33tuent
21:34et ne réalisent
21:35que c'est grave
21:36qu'une fois
21:37l'acte commis.
21:38Ils n'ont pas
21:39anticipé
21:39avant que c'était grave.
21:41Mais alors,
21:42qu'est-ce qui fait
21:42qu'ils réalisent
21:43que c'est grave ?
21:43Ce n'est pas parce
21:44que la personne
21:45est morte.
21:45C'est parce qu'il
21:47se trouve en prison
21:48et parce qu'il se trouve
21:50face à la police
21:50et face à un juge.
21:52À ce moment-là,
21:52il s'effondre.
21:53Rappelez-vous l'histoire
21:54des deux mineurs
21:57dont une des jeunes filles
21:58qui a tué
21:59ses grands-parents
22:00qui l'accueillaient.
22:01Ils ont pris
22:02tout l'argent liquide
22:03qu'il avait,
22:03à peu près 3 000 euros
22:04ou 4 000,
22:05et ils sont allés
22:06s'acheter
22:07trois téléphones
22:08haut de gamme,
22:09trois téléphones
22:10portables haut de gamme.
22:11Donc,
22:11aucune anticipation.
22:13Et quand la jeune fille
22:14s'est trouvée devant
22:15les policiers,
22:15elle a dit
22:16« J'en promets
22:17que je ne recommencerai jamais. »
22:18Donc,
22:19on est devant
22:21un fonctionnement psychique
22:23qui ne correspond plus
22:25à notre manière
22:26de penser
22:27la justice
22:28et l'éducatif.
22:29Maurice Berger,
22:30restez en direct
22:31avec nous,
22:31si vous voulez bien.
22:32On va juste ouvrir
22:32la discussion en plateau
22:33et on va revenir
22:34vers vous, bien sûr.
22:35C'est très intéressant
22:36ce que nous dit
22:37le docteur Maurice Berger,
22:38c'est-à-dire
22:38qu'on n'en est plus
22:38à se demander les causes
22:40et on en parlait déjà
22:40un peu plus tôt
22:41dans cette émission.
22:42Ça y est,
22:44ce constat-là
22:44ne doit même plus
22:45mériter qu'on s'y attarde
22:46tant que ça.
22:47Ce qu'il faut maintenant,
22:47c'est la réponse
22:48qu'on va opposer
22:49à ce phénomène
22:49de l'hyperviolence.
22:51Et Maurice Berger,
22:51il plaide,
22:52on le sait depuis longtemps,
22:52pour des peines courtes
22:53de prison immédiatement.
22:55Je pense qu'il y a
22:56un consensus
22:57autour de ce plateau
22:58et même dans la société.
22:59C'est-à-dire que les gens
22:59réclament sondage
23:01après sondage
23:01et puis même
23:02vous discutez
23:02avec les gens autour de vous,
23:03tout le monde réclame
23:04de la fermeté,
23:05un cadre clair
23:06de l'autorité.
23:07Mais ce qui est vrai,
23:08c'est qu'entre l'intention
23:09et ensuite,
23:10quand on suit les débats
23:11à l'Assemblée nationale,
23:12ce qui est lunaire,
23:13c'est que quand vous regardez
23:14les débats,
23:14en commission ou ailleurs,
23:16vous avez des parlementaires
23:17qui sans cesse
23:19essayent de créer
23:20des exceptions
23:20à chaque fois aux règles.
23:21Donc on met en place
23:22ou on fait voter
23:23une mesure forte
23:24et à chaque fois
23:24en parallèle de ça,
23:25discrètement,
23:26il y a une autre mesure
23:27qui est votée
23:28pour atténuer
23:29la force de cette mesure.
23:30Et en ce sens,
23:31moi j'ai l'impression
23:32que le politique
23:34souvent affiche
23:35une fermeté
23:36et derrière,
23:37en réalité,
23:38un peu en lousdé,
23:39discrètement,
23:40casse toute cette fermeté
23:41et c'est pour ça
23:42qu'il y a une forme
23:43de fatalité aujourd'hui.
23:44Et les rares fois
23:44où il y a des décisions
23:45qui sont prises,
23:46on pense à la réforme
23:46de la justice des mineurs
23:48portée par Gabriel Attal,
23:49c'est le Conseil constitutionnel
23:51qui vient dire
23:51non, il faut se référer
23:52à l'ordonnance de 45
23:53comme si les jeunes
23:54n'avaient pas changé
23:54Marc Varnot.
23:56Et le résultat,
23:56c'est qu'il n'y a pas
23:57de réponse aux faits.
23:59Alors il y a des réponses pénales
24:00mais qui sont infimes.
24:01Non mais les réponses
24:02sont objectivement très faibles
24:03et puis elles sont d'un autre âge
24:04et c'est vrai que les politiques
24:05sont devenues maintenant,
24:06sont passées maîtres dans l'art
24:08de proposer la fermeté
24:10et ensuite de nous amener
24:1125 raisons
24:12pour lesquelles
24:13ce n'est pas possible.
24:14Alors c'est vrai
24:14que quand ce n'est pas
24:15les amendements
24:16ou les modifications
24:17à l'Assemblée
24:18ou au Sénat,
24:19d'ailleurs,
24:19on a le Conseil constitutionnel
24:20qui s'occupe de la loi
24:22comme il se doit
24:22et qui donc la coupe à moitié
24:24ou la fait disparaître.
24:25Il faut des choses claires
24:26et simples.
24:27Je crois qu'on ne peut pas
24:29résoudre un certain nombre
24:30de problèmes
24:30sans avoir une vraie volonté politique,
24:33des moyens
24:34et en même temps
24:35d'avoir le bras
24:36qui ne flanche pas.
24:37C'est-à-dire que
24:37d'aller chercher des exceptions,
24:39vous arrivez avec des systèmes
24:39comme les amendes forfaitaires
24:41délectuelles
24:41qui partent d'un bon principe,
24:43mettre des amendes aux gens
24:44mais on exclut
24:45tellement de gens
24:46du champ de ces amendes
24:48que finalement
24:48plus personne ne les paye.
24:49Donc,
24:50il faut
24:50de la volonté politique
24:52et c'est ça
24:52dont on manque cruellement aujourd'hui.
24:54Maurice Berger,
24:55docteur Maurice Berger,
24:55vous êtes toujours en direct
24:56avec nous.
24:57J'ai une dernière question
24:58à vous poser.
24:59qui est en fait
24:59une double question.
25:00La dernière fois
25:00que j'ai eu la chance
25:01de vous rencontrer,
25:02je vous ai demandé
25:02si les politiques
25:03vous consultaient peut-être
25:04parce que vous êtes
25:05quand même une sommité
25:06dans ce domaine
25:06de l'hyperviolence.
25:07Est-ce que désormais
25:08votre voix est écoutée
25:10et vous avez l'impression
25:10que c'est en train d'évoluer
25:12et la question
25:13que je vais vous poser
25:13c'est si vous aviez
25:14vous la possibilité d'agir,
25:15en tout cas de recommander
25:16des actions,
25:17qu'est-ce qu'il faut faire
25:17très concrètement,
25:19immédiatement
25:20pour espérer
25:20endiguer ce phénomène ?
25:23Alors,
25:24au niveau des politiques,
25:26je suis
25:28peu consultée
25:30sauf
25:30par
25:31l'un d'eux
25:32qui est Bruno Rotaillot
25:34et qui reprend
25:36d'ailleurs
25:37qui me cite
25:37qui reprend
25:38un certain nombre
25:39de mes idées.
25:40Je trouve
25:40que c'est la personnalité politique
25:43qui s'est le plus
25:44imprégnée
25:45de la logique
25:47de la violence
25:48et en particulier
25:49je voudrais dire
25:50parce que je rencontre
25:51beaucoup de mineurs violents
25:53je demande à l'un d'eux
25:54qu'est-ce qu'il faudrait donner
25:56comme conseil
25:57un jeune
25:58pour qu'il n'évolue pas
25:59comme vous
26:00en se retrouvant en prison
26:01et il m'a répondu
26:02de toute manière
26:03les paroles
26:04rentrent par une oreille
26:05et sortent par l'autre.
26:06Donc,
26:07il n'y a que
26:09des décisions
26:11comment dire
26:11que
26:12des paroles
26:13suivies
26:14d'actes
26:15matérialisés
26:16qui peuvent
26:17avoir un effet
26:18et cela nécessite
26:20des échelles
26:21c'est-à-dire
26:22actuellement
26:23nous fonctionnons
26:24par rapport
26:26le premier principe
26:26qui suit
26:27récidive ou pas
26:28donc droit
26:29de premier tabassage
26:30droit de premier pillage
26:31regardez ce qui s'est passé
26:32après les émeutes du PSG
26:34ou très souvent
26:36les primo-délinquants
26:37sont
26:39non rien
26:40non rien
26:41or
26:42la question
26:42c'est
26:43qu'est-ce qui est grave
26:43qu'est-ce qui est grave
26:44au niveau
26:45atteinte corporelle
26:46c'est ça qui doit être
26:47notre échelle
26:48et à partir de là
26:49on doit
26:50donner quelque chose
26:51de prévisible
26:52d'anticipable
26:53je dis que ces mineurs
26:54n'ont pas de capacité
26:55d'anticiper
26:56donc il faut quelque chose
26:57que les mineurs
26:58puissent
26:59intégrer
27:00voilà ce qui va vous arriver
27:01donc des peines de prison ferme
27:03très rapidement
27:04et courtes
27:05pour les mineurs
27:05pour un certain niveau
27:09de délit
27:09mais lourde
27:11et pour
27:13un autre niveau
27:14de délit
27:15et ceci doit être
27:16prévisible
27:17et très clair
27:18justement
27:18quand vous parlez
27:20des politiques
27:20la loi
27:21le projet de loi
27:23Attal
27:23donc
27:24monsieur Attal
27:25a proposé
27:26la comparution immédiate
27:28même ça
27:28je crois que ça a été refusé
27:30mais attention
27:31il l'a proposé
27:32pour les mineurs
27:33de plus de saison
27:34pour les mineurs
27:35récivilistes
27:36pour des peines
27:37en courant des peines
27:38de plus de 5 ans
27:39et à condition
27:40que le mineur
27:40soit d'accord
27:41donc vous voyez comment
27:42on a l'impression
27:43de quelque chose
27:44de ferme
27:44qui est présenté
27:45et quand on regarde
27:47dans le détail
27:47comme spécialiste
27:48ça tient pas
27:49merci beaucoup
27:49merci Maurice Berger
27:50toujours très éclairant
27:51j'envoie
27:52j'allais dire
27:53à l'intégralité
27:53de vos travaux
27:54de vos livres
27:55le dernier en date
27:55c'est
27:56voulons-nous
27:56des enfants barbares
27:57prévenir et traiter
27:58la violence extrême
27:59un sujet ô combien
28:01d'actualité
28:01malheureusement
28:02merci beaucoup
28:02d'avoir pris le temps
28:03de répondre à nos questions
28:05direct sur CNews
28:06et sur Europe 1
28:06docteur Maurice Berger
28:08Véronique Jacquier
28:08très éclairant
28:09ce que nous dit
28:10Maurice Berger
28:10moi je retiens déjà
28:11le fait qu'il est
28:12très peu consulté
28:12c'est une sommité
28:13dans son domaine
28:15allons demander
28:16à ceux qui savent
28:17ce qu'il faut faire
28:17et je vois que c'est pas le cas
28:19et en plus
28:19quand il parle
28:20des responsables politiques
28:20et des mesures proposées
28:22on passe un peu à côté
28:23on passe à côté
28:24parce que la réponse
28:25n'est pas que politique
28:26pour moi
28:27les civilisationnels
28:28ce qui s'est passé
28:29à l'encontre de Louis
28:32cette barbarie
28:33perpétrée
28:33par des barbares
28:34est le signe
28:35d'un effondrement
28:36de notre société
28:37mais aussi
28:37de notre civilisation
28:38parce que ce qui fait
28:39le préambule
28:39d'une civilisation
28:40c'est justement
28:41l'apprentissage
28:42de l'empathie
28:43alors quand
28:44et l'empathie
28:45ça s'apprend
28:46c'est pas inné
28:47ça tombe pas comme ça
28:49et ça s'apprend
28:50en famille
28:51en société
28:53pourquoi pas
28:54et c'est Gabriel Attal
28:55qui avait lancé
28:56les cours d'empathie
28:57justement pour tenter
28:58d'endiguer
28:59le harcèlement scolaire
29:00etc.
29:00et toute la violence
29:01qu'on voyait naître
29:03parmi la jeunesse
29:03je crois qu'on est tout là
29:04ça paraît dérisoire
29:05on se rend compte
29:06que ça marche pas
29:06les cours d'empathie
29:07ça paraît dérisoire
29:08mais parce que si
29:08c'est déconnecté
29:09d'une morale
29:11et alors là
29:11quand on emploie le mot morale
29:12le monde lève les yeux au ciel
29:14morale c'est
29:15pas quelque chose
29:16de moralisateur
29:17c'est avoir une connaissance
29:18du bien et du mal
29:19et ça veut dire
29:20l'exercer avec une conscience
29:21or on a oublié
29:22le mot conscience
29:23donc forcément
29:24on fabrique des barbares
29:26et pour aller plus loin
29:27que ce que disait
29:28Maurice Berger
29:29même si évidemment
29:29il a immensément raison
29:31et on est tous d'accord
29:32avec la justesse
29:33de ses propos
29:33ce qui manque
29:35pour civiliser
29:36ces jeunes barbares
29:36c'est le fait
29:38que les parents
29:38ne veulent plus être parents
29:39donc déjà
29:40il y a une démission
29:40parentale terrible
29:41une démission
29:43de l'éducation nationale
29:44pour remplir
29:45un certain rôle aussi
29:46de pare-feu
29:48et puis
29:48démission de la société
29:50qui doit elle aussi
29:51être porteur de limites
29:53avec de véritables
29:54bien porteurs
29:55ce que je retiens aussi
29:56Idriss Galizou
29:57sera le mot de la fin
29:57sur ce sujet
29:58il n'est plus temps
29:59d'aller sur les cours
30:00d'empathie
30:01sur les mesures éducatives
30:02ça c'est fini
30:03et c'est Maurice Berger
30:04qui le dit
30:04il est pédopsychiatre
30:05il est j'allais dire
30:06au quotidien
30:06en contact
30:07avec les adolescents violents
30:08il faut des peines
30:10de prison
30:11immédiates
30:11et fermes
30:12dès le premier
30:13méfait
30:14c'est ça la solution
30:15pourquoi ce n'est pas appliqué
30:16c'est la question
30:17qu'on peut se poser
30:17crime d'état
30:18parce qu'on a une solution
30:20et qui est confirmée
30:21par l'histoire humaine
30:22monsieur Berger
30:23il n'a pas inventé
30:25il ne travaille pas
30:25sur la science exploratoire
30:27l'histoire de l'homme
30:28montre qu'il faut dissuader
30:29et la deuxième chose
30:31c'est qu'on a un état
30:33qui ne veut plus
30:33il n'a jamais été aussi fort
30:35l'état aujourd'hui
30:35par rapport à Louis XIV
30:36mais il ne veut plus punir
30:38et ce que ça m'a échappé
30:40ça me revient
30:40on est face à une épidémie
30:41au fait
30:42et quand on a une épidémie
30:43comme pendant le Covid
30:43ou l'antavirus
30:44on est un peu bourrin au début
30:45on bloque les cas contacts
30:46on est un peu bourrin
30:47après là on ne veut pas
30:49l'état ne veut pas
30:50être bourrin
30:51et il dit voilà
30:51on va comprendre
30:52on peut mettre 10 ans
30:53à comprendre
30:53parce que c'est compliqué
30:54l'âme humaine est un mystère
30:56pendant ce temps
30:57les enfants meurent
30:58espérons que ce soit
30:59un sujet de la campagne de 2027
31:01et que certains candidats
31:02il a cité Bruno Rotaio
31:03que certains candidats
31:04s'emparent de cette question
31:05et qu'enfin on sorte
31:06un peu du dogme aussi
31:08sur cette question
31:09en parlant de candidats
31:10à la présidentielle
31:11Jean-Luc Mélenchon
31:12a encore fait des siennes
31:13il a parlé du 7 octobre
31:15et vous allez voir
31:16que ce sont des propos
31:16qui risquent de faire
31:17beaucoup réagir
31:18puisqu'il remet en cause
31:20de manière plus ou moins indirecte
31:21le caractère terroriste
31:23des attaques du 7 octobre
31:24on va l'écouter
31:24dans quelques instants
31:25dans Punchline en direct
31:26sur CNews et sur Europe 1
31:27à tout de suite
31:36Punchline
31:3718h-19h
31:38Thomas Bonnet
31:39sur CNews et Europe 1
31:45Quasiment 18h40
31:46sur l'antenne de CNews
31:47et d'Europe 1
31:48on va parler de Jean-Luc Mélenchon
31:49qui a tenu des propos
31:50pour le moins polémiques
31:51ça s'est passé hier
31:52il y avait un rassemblement
31:53autour d'un militant
31:55d'extrême gauche
31:55qui s'appelle
31:56Anas Kazib
31:57qui est jugé
31:58qui devait être jugé hier
31:59pour apologie du terrorisme
32:01et pour lui apporter son soutien
32:03Jean-Luc Mélenchon
32:04est revenu
32:05sur la façon
32:06dont son parti
32:07son mouvement
32:08appréhende
32:08le 7 octobre
32:09et vous allez l'entendre
32:10il remet en cause
32:12la caractérisation terroriste
32:14de cet acte
32:15écoutez
32:17j'ai dit
32:17ce n'est pas seulement
32:18un instant
32:19car celui
32:20qui est mis en examen
32:21a son nom
32:22dans la presse
32:23en gros
32:25apologie
32:25du terrorisme
32:26puis s'il est un jour
32:27ou l'autre
32:28ou si elle est un jour
32:29ou l'autre
32:30relâchée
32:30qu'il y a un non-lieu
32:32jamais on ne retrouve
32:33les mêmes gros titres
32:34si bien que le tout venant
32:36qui est assez stupide
32:37pour croire ce qui est écrit
32:38dans la presse
32:39peut croire qu'en effet
32:41et bien il y aurait
32:42parmi nous
32:42des gens
32:43qui se réjouiraient
32:44du terrorisme
32:45à supposer
32:46que les actes
32:47dont on parle
32:48soient bien du terrorisme
32:49car vous le savez
32:50comme moi
32:50la question de la forme
32:52de la résistance
32:53que l'on oppose
32:54à une oppression
32:55et à une occupation
32:56quelle que soit la vie
32:58qu'on puisse avoir
32:59entre nous
33:00et chacun pour soi
33:01est une affaire
33:02qui se discute
33:03parce que le droit international
33:05sur ce point
33:06permet que cela soit discuté
33:08donc Jean-Luc Mélenchon
33:10parlant du 7 octobre
33:11dit
33:13des actes
33:13à supposer
33:14que les actes
33:15dont on parle
33:15donc le 7 octobre
33:16soient bien du terrorisme
33:18je pense qu'il faudrait
33:19enfermer Jean-Luc Mélenchon
33:20lui diffuser peut-être
33:20les images
33:21qui ont été captées
33:22par le Hamas
33:22et faire prendre conscience
33:24de la gravité
33:24de ses propos
33:25Marc Varnot
33:26on n'est pas surpris
33:27mais on est quand même
33:28indignés à chaque fois
33:29sur ce sujet là
33:30qui est plus qu'indignant
33:32malheureusement
33:32il y a eu une impunité
33:33totale de LFI
33:34depuis le 7 octobre
33:35le lendemain
33:36ou le surlendemain
33:36il y a Mme Obono
33:37qui déclarait
33:38que c'était
33:38un mouvement de résistance
33:40ils n'ont cessé
33:41de ne jamais reconnaître
33:43que le 7 octobre
33:44était un acte terroriste
33:45mais ce qui est
33:45le plus étonnant
33:46c'est pas qu'ils le disent
33:47le plus étonnant
33:48c'est qu'ils ne sont
33:49pratiquement jamais
33:50poursuivis
33:51c'est-à-dire que
33:52s'il devait y avoir
33:53une poursuite
33:53à chaque fois
33:54qu'ils faisaient
33:54de l'apologie du terrorisme
33:56c'est la qualification
33:57qui convient
33:58apologie du terrorisme
33:59et bien ils seraient peut-être
34:00condamnés
34:00sauf qu'ils ne sont pas
34:01poursuivis
34:01et quand ils sont poursuivis
34:03ils sont relaxés
34:04et lorsqu'ils tiennent
34:05des propos immondes
34:06ce qui a été le cas
34:07des Brics Caron
34:08sur Rachel Kahn
34:10il est relaxé
34:11il a quand même dit
34:12que Rachel Kahn
34:13était Radio Mille Collines
34:14qui était celle
34:15la radio au Rwanda
34:17qui a appelé
34:18au massacre des Tutsis
34:19enfin on est
34:20dans un délirium
34:21et dans un crescendo
34:23de négation
34:24de la réalité
34:25chez LFI
34:25qui devient dangereux
34:27moi je crois
34:27qu'arrivée à un moment
34:28il va falloir se poser
34:29une vraie question
34:29est-ce que l'on veut
34:30dans ce pays
34:31que la vérité
34:32soit galvaudée
34:33et violée par LFI
34:35ou est-ce qu'on veut
34:35que la France
34:36redevienne un état de droit
34:37c'est une question
34:38à laquelle il va falloir répondre
34:39on a
34:40j'imagine tous en mémoire
34:41ces images
34:42bien sûr
34:43la manière dont
34:45ça a été capté
34:46diffusé
34:47par les terroristes
34:48du Hamas
34:49venir
34:50près de trois ans plus tard
34:51remettre en cause
34:53le caractère terroriste
34:54de ces actes
34:54Louis Dragnel
34:55en fait c'est abject
34:56il n'y a même pas
34:57de calcul politique
34:58que j'ai envie de mettre
34:59dans l'équation
34:59c'est juste dégueulasse
35:01vous avez raison
35:02mais il y a un calcul politique
35:03évident par ailleurs
35:04moi ce que je trouve
35:06assez dingue
35:07dans cette histoire
35:08c'est que
35:08Jean-Luc Mélenchon
35:09utilise une espèce
35:10de pseudo-subtilité
35:11dans laquelle
35:13il explique
35:14entre les lignes
35:15que
35:16face à l'oppression
35:18soi-disant
35:18israélienne
35:19il y aurait
35:20un droit
35:21de la part des palestiniens
35:23à commettre
35:24des actes terroristes
35:25et en fait
35:26s'ils rentrent
35:26dans cette dialectique là
35:27à ce moment là
35:28c'est tout le terrorisme
35:29qu'on légitime
35:30c'est-à-dire qu'en réalité
35:31toute personne
35:32qui se sent oppressée
35:34qui se sent opprimée
35:34a le droit
35:35de commettre
35:36des actes terroristes
35:37des actes barbares
35:38je ne sais même pas quoi
35:42il veut être président
35:43de la république
35:44Jean-Luc Mélenchon
35:44il veut être président
35:45de la république
35:45et il remet en cause
35:46l'aspect terroriste
35:47ce qui est vrai
35:48il explique en gros
35:49ce sont les médias
35:50qui bourrent le crâne
35:52qui fait du lavage
35:53du cerveau
35:53mais ce qui est vrai
35:54vous l'avez dit
35:55c'est que les images existent
35:56tout est avéré
35:57je sais que ça les embête
36:00chez la France Insoumise
36:01mais aujourd'hui
36:02c'est quand même
36:02un fait historique
36:03c'est documenté
36:04il y a des films
36:05d'ailleurs qui ont été réalisés
36:06pour qu'on se souvienne de ça
36:09imaginez Driss Ghali
36:10que des électeurs potentiels
36:12soient séduits
36:13par ces paroles
36:13de Jean-Luc Mélenchon
36:14et peut-être même
36:15plus terrifiants
36:16que les paroles en elles-mêmes
36:17c'est-à-dire que
36:17que Jean-Luc Mélenchon
36:18dit ça dans sa dérive
36:20totale
36:21c'est une chose
36:22et que ça puisse être
36:23payant électoralement
36:24c'en est une autre
36:25ça veut dire que
36:25dans une partie de la population
36:27chez une partie des français
36:28c'est mobilisateur
36:30de dire ce que dit
36:31Jean-Luc Mélenchon
36:31Driss Ghali
36:32je me souviens
36:33on en avait parlé
36:33sur la matinale
36:34il y a presque
36:356 mois ou 9 mois
36:36et vous
36:36j'étais optimiste
36:37et vous étiez pessimiste
36:38vous avez dit
36:38vous allez voir
36:39il y a peut-être des gens
36:39qui vont acheter ça
36:41bon
36:42malheureusement
36:42je pense que je me suis trompé
36:46c'est vrai que
36:46M. Mélenchon court
36:47après les voix
36:48de la manière la plus
36:50détestable qui soit
36:53on revient à la morale
36:54est-ce que l'Elysée
36:55vaut toutes les profanations
36:58on peut discuter
37:00du problème israélo-palestinien
37:01je pense que
37:02nous ne sommes ni israélien
37:03ni palestinien
37:03donc nous pouvons en parler
37:04nous sommes une tierce partie
37:05mais il y a des choses
37:06qui sont claires
37:07et là on est vraiment
37:08dans de la
37:10très basse politique
37:11et c'est lui le populiste
37:13et le démagogue
37:14parce qu'il est en train
37:15de flatter
37:15les instincts
37:16d'une partie
37:17de l'électorat
37:18qui peut mordre
37:20un hameçon
37:20c'est ça peut-être
37:21le plus terrible
37:22en un mot
37:22Véronique Jacquier
37:23oui
37:23pour compléter
37:25ce qui vient d'être dit
37:25il ne fait pas que flatter
37:26les instincts
37:27c'est-à-dire qu'il justifie
37:28la façon dont il s'exprime
37:29il justifie
37:30le terrorisme
37:31il justifie finalement
37:33ce qui s'est passé
37:33et puis qu'il donne
37:34des bonnes raisons
37:35bien sûr
37:35on parle de l'oppression
37:36à la résistance
37:37ça n'a aucun sens
37:38on vient qu'il donne
37:39des bonnes raisons
37:40pour comprendre
37:41le massacre du 7 octobre
37:42et la seconde chose
37:44c'est qu'il ne faut pas s'étonner
37:45de la montée de l'antisémitisme
37:46quand on entend
37:47de telles paroles
37:47bien sûr
37:49je vous renvoie maintenant
37:50à ce dossier
37:51dans le Figaro Magazine
37:52publié ce week-end
37:54les 50 décisions
37:55qui ont coulé la France
37:57d'abord maintenant
37:57il y a quasi-unanimité
37:58sur le fait que la France
37:59a coulé
38:00ce n'était pas forcément
38:00le cas avant
38:01mais là visiblement
38:01même Figaro Magazine
38:03on partage ce constat
38:05de Giscard à Macron
38:0650 décisions
38:07on va toutes les énumérer ici
38:09ce qu'on vous a demandé
38:10c'est de chacun
38:10préparer une décision
38:12qui pour vous
38:13est symbolique
38:14on va commencer avec vous
38:14Marc Varnot
38:16vous vous dites
38:16que l'une des décisions
38:17qui a été la plus désastreuse
38:19c'est le retour
38:20de l'âge de départ
38:21à la retraite
38:22à 60 ans
38:22c'était sous Mitterrand
38:24absolument
38:24c'était une décision
38:25qui était désastreuse
38:26parce que le fait
38:27de revenir en 83
38:28à la retraite
38:29à 60 ans
38:30alors qu'on était
38:30à 65 ans
38:32si on le met en parallèle
38:33avec le monde
38:34dans lequel on était
38:35à l'époque
38:36on a gagné
38:37en 50 ans
38:3816 ans d'espérance de vie
38:39on baisse
38:40de 5 ans
38:41la durée
38:42de l'âge
38:43de la retraite
38:44donc ça veut dire
38:44qu'on rajoute
38:455 ans de retraite
38:45à une population
38:47qui a gagné
38:4716 ans d'espérance de vie
38:48et surtout
38:49on retire
38:505 ans de cotisation
38:52donc on a la double peine
38:53à la sortie
38:54aujourd'hui
38:55la retraite
38:56est passée
38:56de 200 à 345 milliards
38:58ça coûte
38:59145 milliards
39:00d'euros
39:01de plus par an
39:02on a une partie
39:03de l'explication
39:04du fait
39:05qu'en France
39:06on ait le coût du travail
39:07le plus élevé
39:07et les revenus
39:08les plus bas
39:09parce qu'entre les deux
39:10il y a des charges
39:11ces charges
39:11servent entre autres
39:12à financer
39:13cette retraite démente
39:14qui je le rappelle
39:16coûte en France
39:1714% du PIB
39:19du produit intérieur brut
39:20quand elle coûte
39:2010% maximum
39:21partout ailleurs en Europe
39:22et on s'évertue
39:23à penser
39:24que c'est parfaitement
39:26supportable
39:27et qu'on a raison
39:28d'être l'exception
39:29en Europe
39:29non
39:30la réalité c'est que
39:31les français
39:31ne travaillent pas assez
39:32ils vivent de plus en plus longtemps
39:33ils restent de plus en plus longtemps
39:35à la retraite
39:35juste pour illustrer mon propos
39:38dans le privé
39:39on reste 20 à 23 ans
39:40à la retraite
39:41à la RATP
39:4127 ans
39:42à la SNCF
39:4330 ans
39:44parce que parallèlement
39:45les régimes spéciaux
39:46on ne les a pas touchés
39:47et ça ça vaut
39:4840 milliards d'euros par an
39:49mais tout le monde s'en fout
39:50la réalité c'est que
39:51le problème du travail en France
39:53est un problème
39:53qui est un problème essentiel
39:55qui est une des grosses raisons
39:57de notre endettement
39:58et qu'on ne pourra pas
39:59relancer ce pays
40:00sans se remettre au travail
40:01je précise quand même
40:03qu'aujourd'hui
40:04les allemands sont passés
40:05à 67 ans
40:06la décision qui a coulé
40:07la France
40:07selon Marc Varnot
40:09on passe à vous
40:10Véronique Jacquier
40:11vous c'est en fait
40:11deux décisions
40:12que vous avez couplées en une
40:13on comprend bien votre idée
40:15c'est le sujet éducatif
40:17collège unique
40:181975
40:20et loi Payon
40:21c'est 2013
40:22et vous dites
40:23j'imagine que ça a participé
40:25au nivellement par le bas
40:26du niveau scolaire
40:27Véronique Jacquier
40:27oui et on se rend compte
40:30des ravages
40:31de l'idéologie
40:32quand elle est appliquée
40:33à l'éducation nationale
40:34parce que
40:34évidemment
40:35ça part toujours
40:36d'un bon sentiment
40:36en 1974
40:3975
40:39plutôt l'idée
40:40d'un collège unique
40:41la fameuse loi
40:43Abbey
40:43de René Abbey
40:44qui était ministre
40:44de l'éducation nationale
40:45entre 1974
40:46et 1978
40:48l'idée
40:49c'est l'égalité
40:50on en arrive maintenant
40:52aujourd'hui
40:52à l'égalitarisme
40:53et à tous ses côtés
40:54pétés pervers
40:54mais c'était l'égalité
40:56des chances
40:56pour tous les élèves
40:57pour toute une classe d'âge
40:59évidemment
40:59il ne fallait pas
41:00que les riches réussissent
41:01il ne fallait pas
41:02que les pauvres
41:02restent sur le carreau
41:03la loi Payon
41:05est passée là-dessus
41:06en 2013
41:07avec
41:09finalement l'idée
41:10d'abroger
41:11le fait
41:12qu'il fallait
41:12que l'enfant
41:13maîtrise
41:14un socle de connaissances
41:16mais qu'il soit
41:17maître de son destin
41:18de son projet professionnel
41:20pour devenir
41:21un bon citoyen
41:22donc vous voyez
41:23là
41:23c'est l'égalitarisme
41:25matiné
41:25d'un projet
41:26totalitaire
41:26et révolutionnaire
41:27on se rend compte
41:28aujourd'hui
41:29de tous les effets
41:30pervers
41:30de cette idée
41:32de donner sa chance
41:33à tous
41:33sans lui demander
41:34le culte de l'effort
41:36le culte des apprentissages
41:37c'est-à-dire qu'on est
41:38dans un système
41:39plus concurrentiel
41:40que jamais
41:41avec les effets
41:42délétères aussi
41:43de l'immigration
41:44là-dessus
41:44on le sait bien
41:45puisqu'on accueille
41:45des enfants
41:46qui ne parlent plus français
41:47et donc ça veut dire
41:48que 80%
41:49d'une classe d'âge
41:50au bac
41:51et bien ça donne
41:53le fait que
41:54dans l'enseignement supérieur
41:55vous avez les deux tiers
41:56des étudiants
41:57qui abandonnent leur parcours
41:59parce qu'ils n'arrivent plus
42:00à avoir le niveau
42:00la décision qui a coulé
42:02la France selon
42:02Véronique Jacquet
42:03c'était donc
42:03la loi Payon
42:04et la loi du collège unique
42:06c'est aussi ce que vous aviez
42:06choisi
42:07on vous a demandé
42:08de choisir
42:08une deuxième décision
42:10vous c'est la décentralisation
42:1282
42:12en quelques mots
42:13on est un peu pris par le temps
42:14pourquoi cette décision
42:15pourquoi c'est une décision
42:16mauvaise pour la France
42:17selon Véronique
42:17C'est une décision
42:18qui n'est pas si inaperçue
42:19parce que c'est pas un fait divers
42:21c'est pas l'Europe
42:21qui nous l'a imposé
42:22c'est nous qui l'a imposé
42:23mais l'administratif
42:24donc les gens
42:25finalement ne s'intéressent pas trop
42:26on a créé la figure de la région
42:28on a donné beaucoup de pouvoir
42:29aux maires
42:29on a créé des échelons intermédiaires
42:31et finalement
42:31au bout de 40 ans
42:3250 ans
42:33nous avons le pire du jacobinisme
42:35et le pire de la décentralisation
42:36donc on n'a pas fait d'économie
42:37et le pouvoir est nulle part
42:38et les français sont désemparés
42:39et les maires eux-mêmes
42:41le disent qu'ils sont désemparés
42:42et comme c'est une mauvaise réforme
42:46on a essayé de la rattraper
42:47on a empiré
42:48on est arrivé à des régions maintenant
42:50qui ne ressemblent plus
42:51aux régions historiques de France
42:52les Hauts-de-France
42:53qui n'ont aucune
42:53donc dans l'appellation déjà
42:55déjà ça nous ça dérange
42:56voilà
42:57dernière décision
42:58c'est avec vous Louis Dragnel
42:59c'est un peu dans la même idée
43:00c'est plus récent
43:01c'est François Hollande
43:01c'est la fin du cumul des mandats
43:03et vous dites c'est déplorable
43:04voilà une date
43:0414 février 2014
43:06les députés ne peuvent plus être députés maires
43:08ou les maires peuvent plus être députés maires
43:09l'idée initiale c'était de rapprocher
43:13de professionnaliser la vie politique
43:14et de rapprocher les français de leurs élus
43:17pour qu'ils puissent être plus disponibles
43:19mieux compris
43:20et en fait il s'est passé exactement le contraire
43:22c'est la caricature de la fausse bonne idée
43:24les députés aujourd'hui sont malheureux
43:26on a fonctionnalisé le Parlement
43:28les français ne connaissent pas leurs députés
43:31les maires se sentent impuissants
43:32puisqu'ils pouvaient par le passé
43:34faire remonter des sujets locaux à Paris
43:36on était à la fois députés de la nation
43:38et députés de la circonscription
43:40maintenant voilà on n'est plus que députés
43:41de sa circonscription
43:43et je pense que c'est un sujet
43:45qui sera débattu
43:46qui sera discuté
43:47à l'occasion de la prochaine campagne présidentielle
43:49et je suis convaincu que pour rapprocher
43:52les français des élus
43:54de la vie politique
43:54et bien il faut rétablir
43:56ce qu'on appelle le cumul des mandats
43:58il faut l'appeler autrement
43:59parce que ça donne l'impression
43:59que ce sont des cumulards
44:00la réalité c'est absolument pas ça
44:03mais il faut voilà permettre à nouveau
44:04aux maires d'être également députés
44:07je vous renvoie à ce dossier
44:08dans le Figaro Magazine
44:10les 50 décisions qui ont coulé la France
44:11je vous renvoie aussi
44:13parce que c'est un peu lié
44:13à l'adaptation en série documentaire
44:16du suicide français d'Éric Zemmour
44:17qui est disponible sur Planète Plus
44:19sur l'application Canal Plus
44:20ça vaut le coup aussi
44:21d'être regardé à l'aune
44:23justement de ces décisions
44:25il est quasiment 19h
44:26on va bientôt se quitter
44:27mais vous savez ce soir
44:28c'est le foot
44:29France-Norvège
44:30troisième match de poules
44:31on va rejoindre Bertrand Latour
44:33consultant Canal Plus
44:34qui est à Boston
44:35où les Bleus vont affronter
44:36les Norvégiens
44:37pour ce troisième match
44:38bonsoir cher Bertrand
44:40à quoi doit-on s'attendre ce soir
44:41je rappelle
44:42Didier Deschamps n'est pas là
44:43c'est Guy Stéphan
44:44qui coache l'équipe
44:45avec des changements
44:52bonsoir
44:52Didier Deschamps n'est pas là
44:54il va regagner les Etats-Unis
44:55demain
44:55puisqu'il est retourné
44:56auprès de sa famille
44:57suite aux obsèques
44:58de sa maman
44:59qui est décédée
45:00en début de semaine
45:01des changements
45:01pour l'équipe de France
45:02pas tant que ça
45:03en tout cas moins
45:03que lors des grands tournois
45:05précédents
45:05parce qu'il y a
45:06la volonté absolue
45:07de terminer premier du groupe
45:08ça ne change pas grand chose
45:09par rapport au tableau
45:11que l'on espère
45:11le plus long possible
45:12pour l'équipe de France
45:14mais c'est plutôt
45:14par rapport au déplacement
45:15et au voyage
45:16si les Français
45:17terminent premier
45:17ça veut dire qu'il faut faire
45:18au moins un match nul
45:19les Français restent
45:20sur la côte est
45:21du New York
45:22du Boston
45:22là il y a le camp de base
45:23de l'équipe de France
45:23du Philadelphie
45:24et ça évite de beaucoup
45:25se déplacer
45:26si on terminait deuxième
45:27les Français seraient déjà amenés
45:28à aller à Dallas
45:29dans le Texas
45:29donc déplacement très loin
45:30dès les 16e de finale
45:32et pour ce faire
45:33il y a des champs
45:34en ligne une équipe
45:34extrêmement compétitive
45:35avec Mike Meignan
45:36dans les cages
45:36pour ce qui est de la défense
45:37on va retrouver
45:38Jules Koundé
45:38qui est un titulaire habituel
45:39ou pas Mécano
45:40Maxence Lacroix
45:41lui entre dans le 11
45:42c'est le cas aussi
45:43de Théo Hernandez
45:44pour ce qui est des milieux de terrain
45:45on va retrouver
45:45Aurélien Chomény
45:46avec Manu Coné
45:47qui lui enchaîne
45:48il n'est pas un titulaire
45:49à proprement parler
45:50de cette équipe
45:50mais en tout cas
45:51il est considéré
45:52en très haute estime
45:53par le staff
45:54de l'équipe de France
45:54et pour ce qui est du
45:55quatuor offensif
45:56c'est le meilleur possible
45:58en tout cas
45:58avec Ousmane Dembele
45:59en position
46:00plutôt sur le côté droit
46:01Michael Olysee
46:02à gauche
46:02ce sera désiré doué
46:04évidemment en pointe
46:05l'attaquant et capitaine
46:06de l'équipe de France
46:06Can Mbappé
46:07auteur de 4 buts
46:08déjà dans ce tournoi
46:09autant que Erling Haaland
46:10un des adversaires du soir
46:12qui peut-être
46:12probablement en tout cas
46:13ne jouera pas
46:14parce que eux
46:15les Norvégiens
46:15ont décidé de largement
46:16remanier leur effectif
46:18ce qui plutôt
46:19fait les affaires de la France
46:20Merci beaucoup
46:21Bertrand Latour
46:22on espère une pluie de buts
46:24ce soir à défaut
46:24des orages
46:25qui avaient malheureusement
46:26émaillé le deuxième match
46:27Merci beaucoup
46:28pour vos précisions
46:29et d'ailleurs
46:29j'en profite pour
46:30féliciter toutes les équipes
46:31des sports de Canal+,
46:32qui nous ont fait vivre
46:33aussi une très grande saison
46:35de Champions League
46:36notamment Bertrand Latour
46:37qui était en direct
46:38avec nous
46:38Merci de m'avoir accompagné
46:40ce soir en direct
46:41sur CNews et sur Europe 1
46:43Merci aux équipes
46:43qui m'ont aidé
46:44à préparer cette émission
46:44Merci notamment à David Poujol
46:46Dans quelques instants
46:47sur Europe 1
46:48vous avez rendez-vous
46:48avec Stéphanie Demuru
46:50et sur CNews
46:51votre rendez-vous
46:52du vendredi soir
46:5319h
46:54face à Philippe Devilliers
46:56avec Geoffroy Lejeune
46:57et animé bien sûr
46:58par Elliot Deval
47:00l'info continue
47:00sur CNews
47:01à très vite
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