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  • il y a 2 mois

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00:03Punchline, 18h-19h, Nelly Dénac sur CNews et Europe 1
00:12Bonsoir à tous et bienvenue dans ce Punchline, bienvenue aussi aux auditeurs d'Europe 1 qui nous rejoignent à l
00:18'instant.
00:18Au sommaire ce soir, l'atroce mort de Liana est-elle enfin le déclencheur d'une vraie prise de conscience
00:24collective sur la pédocriminalité et l'insuffisance des réponses judiciaires.
00:28En lançant une enquête administrative contre un substitut du procureur en mutant deux gendarmes, Gérald Darmanin et Laurent Nunez veulent
00:35signifier un changement d'approche.
00:37Mais cela ne doit pas masquer les manquements au plus haut de l'État et depuis trop longtemps déjà.
00:43Sébastien Lecornu a beau vanter un bilan positif lors de cette édition 2026 de la Fête de la Musique, il
00:48n'empêche qu'elle a vu le retour de ce qu'on appelle les piqûres sauvages à Paris.
00:5212 jeunes gens ont été agressés et au moins une jeune femme agressée sexuellement dans la capitale.
00:58Et puis bien sûr la canicule qui n'a pas dit son dernier mot, les français deviennent d'ailleurs adeptes
01:01du système D.
01:03C'est une vague mortelle, pas moins de 40 noyades ces derniers jours.
01:06Quant au gouvernement, il lance la phase 2 du plan Orsan, c'est-à-dire des services et des effectifs
01:12renforcés en milieu hospitalier.
01:13Enfin, à la toute fin de cette émission, on parlera de l'historien résistant Marc Bloch, panthéonisé ce soir ainsi
01:20que sa femme.
01:20Cérémonie présidée par le chef de l'État, un héros longtemps oublié mais dont les derniers mots avant d'être
01:27fusillés par la Gestapo furent pour la France.
01:30Cette France qu'il chérissait plus que tout.
01:46Avant de vous présenter les invités de cette partie d'émission, le JT tout de suite avec Sandra Chiombo. Rebonsoir
01:52chère Sandra.
01:52Rebonsoir Nelly, rebonsoir à tous. On l'a appris il y a quelques dizaines de minutes.
01:55L'Assemblée nationale a approuvé le principe d'une autonomie de la Corse.
01:59Les députés se sont prononcés ce mardi sur une réforme constitutionnelle en ce sens.
02:04271 voix pour et 202 contre.
02:06La ministre de l'Aménagement du Territoire et de la Décentralisation a salué cette étape importante.
02:12Le texte amendé poursuivra son parcours parlementaire au Sénat.
02:15On en vient à cet épisode caniculaire.
02:18Les températures sont élevées de jour comme de nuit dans plusieurs départements français.
02:2158 d'entre eux sont placés en vigilance au rouge canicule.
02:25Demain midi, 31 autres en orange.
02:27Plus de 90% de la population française est exposée à des chaleurs extrêmes ce mardi
02:32avec des pics de 44 degrés attendus dans le sud-ouest.
02:36Face à la canicule qui sévit en France, la mobilisation du système de santé a été renforcée.
02:41Sébastien Lecornu l'a annoncé aujourd'hui.
02:43Le plan Orsan a été activé au niveau 2 sur 4.
02:46Il permet entre autres de renforcer les capacités de régulation médicale,
02:50de mobiliser les personnels nécessaires et inclut de possibles déprogrammations d'opérations.
02:55Une grande partie du reste de l'Europe étouffe aussi sous cette canicule.
02:58L'Angleterre pourrait même battre un record de température pour un mois de juin.
03:02L'Italie a déclenché des alertes dans 15 villes dont Rome et Milan.
03:05La quasi-totalité de l'Espagne est en alerte chaleur aujourd'hui,
03:08voire rouge dans certaines régions avec des températures pouvant atteindre 44 degrés.
03:13Et puis pour terminer, une pensée pour notre confrère Christophe Gleiz, toujours détenu en Algérie.
03:18Je rappelle qu'il a été condamné à 7 ans de prison en décembre dernier.
03:21Il a renoncé à son pourvoi en cassation, ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien.
03:26CNews et Europe 1 continuent de réclamer sa libération immédiate et sans condition.
03:32Merci beaucoup Sandra, nos invités pour m'accompagner cet après-midi.
03:35Louis Dragnal est là, journaliste politique d'Europe 1 bien évidemment.
03:40Éric Nolo, journaliste et écrivain.
03:42Marc Noiti qui est avec nous, économiste conseiller économique des taureaux.
03:46Gautier Lebray qui court de studio en studio.
03:50Vous l'avez entendu à l'instant sur l'antenne d'Europe.
03:52Il est toujours là, il joue les prolongations.
03:54Et Jacques Morel, général de gendarmerie, bienvenue à vous.
03:57Vous êtes ancien patron également de la section de recherche de Versailles.
04:01Tous responsables.
04:02La mort de Liana continue de faire s'interroger la société sur les manquements généralisés de l'État.
04:09Interpellé par l'opposition, aujourd'hui Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale a parlé de loi intégrale pour, dit-il,
04:15révolutionner les choses.
04:16Écoutez cet extrait.
04:18Est-ce que cela peut être l'affaire que du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Justice
04:22?
04:22La réponse est non.
04:23Et c'est en cela que la réponse dite intégrale à 360 degrés, qui embarque l'ensemble des acteurs de
04:30manière peut-être complètement nouvelle dans l'approche culturelle et politique, j'y crois énormément.
04:34La deuxième des choses pour laquelle la réponse doit être intégrale, et nous ne voulons pas la face notamment pour
04:39les enfants,
04:4180% des faits ont lieu dans la cellule familiale.
04:45C'est un phénomène sociétal très puissant auquel nous sommes confrontés.
04:50Et par définition, tout ce qui se passe dans la sphère privée va mériter un effort politique particulier, pointu, et
04:57sur lequel moi je vous propose effectivement d'avancer sérieusement.
05:01Alors il y a plusieurs choses dans ce qu'il dit, Louis Gauthier.
05:04Déjà, une loi intégrale, je voudrais savoir ce qu'il veut mettre dedans.
05:07On a un peu tendance dans ce pays, on le sait, à chaque fois qu'il y a un problème
05:09majeur, à surréagir en proposant tout de suite une loi,
05:12comme si ça allait être la panacée et régler le problème instantanément.
05:15Et puis, on a vu que ça provoquait un peu de remous dans l'hémicycle lorsqu'il parle de la
05:19pédocriminalité, enfin de l'inceste en fait, au sein de la cellule familiale.
05:24C'est beaucoup plus difficile à aborder.
05:26Et comment vous conscientisez les esprits ? Comment vous faites pour lutter contre un phénomène qui est invisible précisément ?
05:33Moi, je pense qu'il y a plusieurs niveaux d'analyse et surtout de réponse de la part de l
05:37'État.
05:38Le premier niveau de réponse, c'est au niveau du ministère de la Justice, incontestablement.
05:42On voit bien que Gérald Darmanin sera d'ailleurs chez Pascal Praud ce soir, donc il pourra répondre à ces
05:47questions-là.
05:48Mais on voit que la volonté du gouvernement, c'est de couper des têtes, de trouver des responsables.
05:53Moi, je crains simplement qu'en coupant des têtes de cette manière-là,
05:57la volonté, ce soit d'éviter toute remise en question de toutes les failles systémiques qu'on trouve,
06:05à la fois peut-être au niveau de la gendarmerie, dans le cas dont on vient de parler avec la
06:10petite Liana,
06:10mais aussi du fonctionnement de la justice.
06:12Il y a quand même des choses totalement aberrantes que les Français découvrent,
06:16notamment l'envoi de procédures par voie postale, l'envoi avec des dossiers papiers.
06:23Il y a une numérisation de la justice, c'est la grande ambition.
06:26La question, est-ce qu'un projet de loi intégral, dont les contours restent à définir,
06:31est-ce que c'est ça qui est la seule réponse au problème d'aujourd'hui ?
06:34Moi, je ne pense pas.
06:35Je pense qu'il y a vraiment des choses qu'on peut faire dès maintenant, aujourd'hui,
06:39donc au ministère de la justice, au ministère de l'Intérieur, sensibilisation de la société.
06:42Et puis, je pense qu'il y a une prise de conscience aussi partout, évidemment, dans la société,
06:46parce qu'on se rend compte que pour beaucoup de gens, en réalité,
06:49le viol, l'inceste, la pédophilie, ce n'est pas si grave.
06:52Et c'est ça le problème de la société.
06:53C'est vrai que quand on entend ce terme de loi intégrale, Gauthier,
06:56on trouve ça très impressionnant, comme si, tout de suite, les choses allaient se régler et rentrer dans l'ordre.
07:01Et alors, moi, il y a quelque chose qui me choque.
07:02On le voit d'ailleurs dans le bandeau, je le dis pour les auditeurs d'Europe 1,
07:04la loi intégrale sera discutée en octobre.
07:06Pourquoi en octobre ?
07:07Oui, pourquoi attendre ?
07:07Si c'est urgent, cession extraordinaire.
07:11Il s'agit de sauver des enfants.
07:12Donc, cession extraordinaire.
07:13Tout le monde reste.
07:14Vous débattez et vous décalez vos vacances d'une semaine,
07:17monsieur, mesdames, les députés, monsieur, mesdames, les ministres.
07:19Et vous restez pour sauver nos enfants.
07:20Et on sait qu'ils sont encore plus vulnérables pendant la période d'estimale, en plus.
07:23C'est peut-être plus prioritaire que la fin de vie, par exemple.
07:25Et donc, je ne comprends pas pourquoi octobre, si c'est urgent et que les heures passent,
07:30on se rend compte que dans le périscolaire, on avait un homme qui était visé par une plainte pour inceste
07:33de la part de son propre fils et qui était au contact quotidiennement d'enfants de 3 à 5 ans.
07:38L'IANA, je ne refais même pas les dysfonctionnements, la petite Rosa,
07:40violait une cinquantaine de fois l'aide sociale à l'enfance.
07:43C'est en train de monter réseau de proxénétisme
07:45et la double peine pour des enfants non seulement placés, mais ensuite violés.
07:48Si c'est urgent, vous n'attendez pas octobre pour nous sortir une loi intégrale pour la protection de l
07:54'enfance.
07:54Alors, Gérald Darmanin a quand même fait un peu son mea culpa.
07:57Hier, vous disiez, on fait tomber les têtes.
07:58Bon, il a fait une sorte d'adjornamento, si on veut.
08:01C'était dans un 20h. Écoutez.
08:04On n'a pas réussi à sauver cette petite fille.
08:07Évidemment que nous avons tous à nous remettre en cause,
08:10comme les procureurs généraux, comme les procureurs de la République,
08:12comme leurs substituts, comme les services de police et de gendarmerie.
08:15Le peu de temps qu'il nous restera au ministère de la Justice,
08:18nuit et jour, avec les magistrats et avec les policiers et les gendarmes,
08:21nous sauverons tous les enfants qui doivent être sauvés avec beaucoup de fermeté.
08:24Beaucoup, beaucoup, beaucoup d'efforts.
08:26Alors, c'est vrai que, Eric, le rapport d'inspection pointe une série de dysfonctionnements,
08:30à la fois de la part du parquet et de la gendarmerie du Gers.
08:33On y reviendra avec vous.
08:34Il y a d'ailleurs deux gendarmes qui sont mutés par le ministère de l'Intérieur.
08:39L'un n'exclut pas l'autre.
08:40C'est-à-dire qu'on peut aussi concevoir qu'au-delà des réflexes un peu corporatistes,
08:45il y ait des erreurs humaines qui se soient produites dans l'exercice même de leur fonction.
08:50Ce n'est pas impossible.
08:51Non, mais bien sûr.
08:52Mais il y a eu des erreurs individuelles, ça c'est certain.
08:54Il y a eu aussi une défaillance collective.
08:55Enfin, la question épineuse, c'est à quel niveau de l'État s'arrête le principe de responsabilité ?
08:59Oui.
09:00Ça, c'est quand même compliqué.
09:01Pourquoi ça s'arrête à un niveau et pas au-dessus ?
09:03Je veux dire, moi, je n'ai rien contre...
09:04Il dit qu'on en est au début.
09:05Ça ne veut pas dire que ça n'aura pas plus loin.
09:06D'accord, mais est-ce que le ministre n'est pas par essence responsable de la politique
09:11qui est menée dans les questions qui sont...
09:13On avait dit la même chose à son sujet pour la sécurisation du Stade de France.
09:16Oui, mais par exemple, je trouve qu'il y a un peu une stratégie de bouc émissaire tout de même.
09:22Même si les fautes individuelles sont avérées, que les sanctions seront probablement justifiées.
09:26Ensuite, la loi intégrale, s'agissant des violences intrafamiliales qui, on apprend, apprend-t-on, représentent 80% des cas.
09:34Je ne sais pas comment ils souhaitent faire.
09:35Qu'est-ce que ça va signifier ?
09:36C'est ça.
09:37Intégrale, ça veut dire qu'on va mettre vraiment le paquet.
09:38Qu'est-ce que ça veut dire ?
09:40Mettre le paquet...
09:40Qu'on va aller inspecter les foyers ?
09:41Voilà.
09:42Non, mais...
09:42Non, mais qu'est-ce que vous voulez faire ?
09:44À moins qu'il y ait des décisions...
09:45Non, mais il n'y a qu'un seul sujet, c'est la justice.
09:47En réalité, c'est désencombrer la justice.
09:49Il faut permettre à la justice de vraiment faire son travail.
09:52Quand on voit qu'il y a 70 000 plaintes qui sont en ce moment même en train d'être
09:56réexaminées
09:57exclusivement consacrées aux violences faites aux enfants et notamment aux violences sexuelles,
10:01on voit bien que...
10:02Et plus de 30 ans de détention provisoire suite au réexamen de ces plaintes, ce n'est pas terminé.
10:06Ce n'est pas un petit sujet, ce qui montre qu'il y a un vrai sujet.
10:08On ne place pas en détention provisoire comme ça, par hasard, quelqu'un qui n'avait pas soupçonné
10:12d'avoir commis quelque chose de grave.
10:15Donc, moi, je pense que le cœur du sujet, c'est vraiment la justice.
10:18Il y a quand même un aspect qui peut évoluer, si je peux me permettre, c'est le fameux secret
10:22médical.
10:22On peut le lever, parce que j'ai appris incidemment en écoutant la radio autre jour,
10:26je crois que c'était même Europe, évidemment, on ne va pas se mentir,
10:29qu'il y avait des psychologues qui n'étaient pas tenus forcément de faire remonter les informations
10:33sur ce que disaient les patients, mais que lorsqu'il y a un doute quand même avéré,
10:38maintenant, il faudrait peut-être que systématiquement, on en informe et on le signale
10:43au service de police et de justice.
10:44J'imagine que c'est quand même du bon sens, Marc Soati.
10:47Oui, tout à fait. Moi, je reviendrai quand même sur les moyens, parce que c'est ça, le vrai enjeu.
10:52C'est-à-dire que nous avons aujourd'hui, encore une fois, numéro un du monde des dépenses publiques.
10:55Où va l'argent ? Et notamment, effectivement, pour la justice et pour la tolérance zéro également.
10:59Parce que je vois ici, donc je parle pour ceux qui nous écoutent sur Europe 1,
11:03parce qu'ils ne voient pas l'image, plus jamais ça.
11:05Ça fait des années que ça dure, malheureusement.
11:06Qu'a-t-on fait ?
11:07Donc, c'est ça encore le drame de cette dette publique qui explose,
11:10de ces taux d'intérêt, justement, qui augmentent,
11:12et que cette charge d'intérêt qui est dilapidée.
11:15Vous vous rendez compte ?
11:1675 milliards d'euros juste pour les intérêts de la dette.
11:18Que pourrait-on faire, justement, avec ces milliards d'euros ?
11:20Pour la justice, pour d'autres choses, bien entendu.
11:22On dirait que jamais il n'a été autant augmenté que ce qu'il y a qu'il y a.
11:26Non, mais c'est ça.
11:26De notre côté, tolérance zéro.
11:28C'est-à-dire que globalement, on voit qu'il y a des récidivistes, etc.
11:30Donc, à chaque fois, quand il y a un drame comme aujourd'hui,
11:33on se dit, voilà, plus jamais ça, etc.
11:35Puis finalement, ça passe, et puis ça revient, on passe à autre chose.
11:38Donc, c'est ça, moi, qui est quand même assez incroyable.
11:40Sur tous les sujets, on voit bien,
11:42c'est là où on a un problème de déclassement, je pense, de la France et de l'État français.
11:46Sur tous les sujets, l'économie, le climat, la justice.
11:49Eh bien, l'État français n'est pas là.
11:51Il a des moyens, mais il n'est pas là.
11:53Donc, c'est ça qui, aujourd'hui, est très dangereux pour l'avenir de la France
11:56et pour également la stabilité sociale et sociétale de notre pays.
11:59Jacques Morel, parlons des deux gendarmes, visiblement,
12:03qui ont été mis en cause et qui seront mutés.
12:05Est-ce que ça vous paraît trop faible comme sanction ?
12:08Est-ce qu'au contraire, vous êtes choqué qu'on veuille jeter l'opprobre sur cette profession ?
12:13Qu'est-ce que ça vous inspire, en fait, cette réaction du ministre ?
12:18Je vais me replier derrière les termes utilisés par le directeur de la gendarmerie.
12:21Il a parlé d'un dysfonctionnement.
12:24Bon, on peut quand même penser que quand des gens dysfonctionnent,
12:28on est militaire, il y a des sanctions.
12:31La première sanction qui arrive, c'est une mutation d'office
12:36et l'impossibilité pour ces gens-là de retravailler dans l'action judiciaire.
12:41Mais il ne faut pas que ce soit déconnecté des sanctions
12:45qui devraient frapper également les magistrats.
12:47Parce que si vous voulez, on retombe dans une histoire
12:50où il y a une mauvaise orientation d'une procédure.
12:53La brigade de lecture, je rappelle pour nos téléspectateurs,
12:57c'est huit gendarmes.
12:58Donc, huit gendarmes actuellement, ça fait trois et demi.
13:01Une fois que vous avez enlevé le repos, la permission,
13:04le malade, le stagiaire, etc.
13:07Donc, c'est des unités d'intervention, c'est police secours pour les Parisiens.
13:14C'est-à-dire qu'il arrive un accident de la circulation,
13:16il arrive des violences intrafamiliales qui explosent,
13:20la patrouille part à deux, ils en laissent un à la brigade.
13:23Donc, comment, dans une brigade, si vous voulez structurée comme ça,
13:28on peut envoyer une affaire criminelle visant un mineur
13:35et avec une personne qui a vocation à être un serial violeur
13:38puisqu'il est déjà connu pour d'autres faits.
13:40Je ne sais pas si ce sont ces mêmes gendarmes
13:42qui avaient précisément reçu la mère de la petite Rosa,
13:44dont on apprend qu'elle a potentiellement été violée une cinquantaine de fois.
13:49Enfin, je veux dire, ça dépasse l'entendement,
13:50quand on entend ce chiffre ahurissant,
13:52et qui avait, en substance, menacé la mère
13:54parce qu'elle les harcelait, selon eux.
13:56Je ne sais pas s'il s'agit des deux mêmes.
13:58On ne sait pas.
13:59Vous pouvez muter deux gendarmes,
14:00vous pouvez sanctionner un magistrat, en l'occurrence,
14:02le substitut du croqueur.
14:06Ils ne le prennent pas comme une promotion non plus.
14:07Pour l'instant, on ne sait pas encore s'ils vont être sanctionnés.
14:09La mutation est une forme de sanction.
14:12Si vous voulez, vous pouvez le faire,
14:13mais vous voyez que c'est un système.
14:15C'est-à-dire que ce n'est pas en mutant deux gendarmes
14:17et en sanctionnant une magistrate
14:19que vous allez changer le système.
14:20Ce n'est pas ces gendarmes et cette magistrate
14:22qui étaient responsables du périscolaire parisien.
14:25Ce n'est pas cette magistrate et ces gendarmes
14:28qui sont responsables de ce qui se passe
14:30dans l'aide sociale à l'enfance.
14:31Les dysfonctionnements, ils sont partout.
14:33Donc, vous pouvez muter deux personnes
14:35et en sanctionner une autre.
14:36Ça ne changera pas grand-chose.
14:37Par contre, ce qui a changé sur Gérald Darmanin,
14:38j'entends la musique de sa démission,
14:40il sera d'ailleurs ce soir chez Pascal Praud
14:41sur notre antenne,
14:43c'est le constat.
14:44C'est-à-dire qu'il ne fait plus les Anglais
14:45du Stade de France.
14:46Il y a vraiment eu plus que des défaillances,
14:48des fautes.
14:49Et donc, le constat a quand même
14:51considérablement changé en termes de communication.
14:53J'aimerais quand même,
14:54on va prendre juste 10 secondes
14:55pour voir cette réaction très intéressante
14:57aujourd'hui du maire de Florence
14:59où habitait Liana,
15:01qui est très dur avec l'État.
15:03Mais ça ne veut pas dire, évidemment,
15:05qu'on arrive au bout de la chaîne des sanctions.
15:07D'autres têtes pourraient tomber.
15:08Enfin, néanmoins, regardez ce qu'il écrit.
15:10Il est si facile de prendre la parole
15:11sur les fusibles
15:12plutôt que de prendre ses propres responsabilités
15:14en affrontant la réalité
15:15avec des mots simples.
15:16L'État français sous le complet
15:17de résultats médiocres
15:19en matière de violences sexuelles et sexistes,
15:21particulièrement lorsque nous parlons de mineurs.
15:22C'est une lettre assez longue.
15:24Là, on vous en a sorti quelques extraits
15:25un peu plus saillants.
15:29Il est dans le réel, ce maire.
15:31Je pense qu'on peut lui rendre ça.
15:34Aujourd'hui, il fait un peu figure d'autorité
15:35parce que lui, il colporte en fait
15:37toute la souffrance
15:39et l'indignation de sa population.
15:41Bien sûr.
15:42Mais pour revenir à ce qu'il dit
15:44de manière un peu dure,
15:46moi, ce que je trouve terrible
15:47dans la situation, par exemple,
15:48de Gérald Darmanin,
15:49c'est qu'on peut briser un tabou
15:51mais en réalité, en France,
15:53le garde des Sceaux n'a quasiment aucune autorité.
15:55Et ça, Gérald Darmanin ne peut pas le dire.
15:58Mais sur le papier,
16:00le garde des Sceaux est responsable
16:02des procureurs de la République,
16:04de la gestion de tous les parquets.
16:06Mais dans les faits,
16:07en réalité, le garde des Sceaux
16:08ne peut quasiment pas sanctionner,
16:12est complètement tenu.
16:14Et puis, dès qu'il essaye de bouger
16:16d'une manière ou d'une autre
16:16de donner une impulsion à son ministère,
16:18soit les circulaires ne sont pas lus,
16:20soit carrément,
16:22il y a quand même beaucoup de magistrats
16:23qui contestent son autorité.
16:25Donc, je pense que ça va être un...
16:26C'est un vrai sujet de réforme
16:27pour les prochains mois aussi.
16:28La loi intégrale.
16:29Donc, on y reviendra.
16:30Et effectivement,
16:31espérons-le avant le mois d'octobre,
16:32comme le disait à l'instant,
16:33on marque une courte pause
16:35et dans un instant,
16:36on abordera aussi ce phénomène
16:37des piqûres sauvages
16:38que ressurgit à l'occasion
16:40de la fête de la musique.
16:41Pas moins de 12 jeunes
16:43ont été victimes dans la capitale.
16:46C'est Anguillamont
16:46qui viendra nous raconter tout cela.
16:47Tout de suite.
17:04Punchline, la suite en direct
17:05sur CNews et Europe 1.
17:07Ce soir, on va aussi parler
17:08du retour de ce qu'on appelle
17:10les piqûres sauvages
17:11à l'occasion de la fête de la musique.
17:14Gauthier Lebrecht qui est avec nous
17:15a signalé justement tout à l'heure
17:17que si on écoute
17:17le gouvernement,
17:18tout s'est déroulé parfaitement,
17:20tout va très bien Madame la Marquise.
17:21On regarde là où on a envie de regarder.
17:23Relativement bien passé,
17:24la fête de la musique a dit ce matin
17:26Sébastien Lecornu
17:27quand on apprenait
17:27ce que va nous dire Tanguillamont
17:28dans une seconde.
17:29Je ne sais pas si c'est relatif
17:30que d'avoir 12 jeunes personnes
17:31qui disent avoir été victimes
17:33de ces piqûres
17:34à des degrés divers, certes,
17:36mais c'est allé jusqu'aux agressions sexuelles.
17:37Tanguillamont.
17:38C'est ça, pas moins de 12 signalements
17:39de piqûres pour la capitale seule.
17:42Place de la République, par exemple,
17:43un individu qui a vu
17:44au moment du concert de LFI,
17:46un homme se promenait
17:47avec des seringues
17:48tout autour de sa ceinture.
17:50Il est intervenu
17:51pour essayer de l'arrêter.
17:52Il a été piqué
17:53et le suspect, lui, s'est enfui
17:55dans le 10e,
17:56dans le 18e place de Pigalle,
17:58là aussi des piqûres.
17:59Dans le 9e arrondissement,
18:00une jeune femme
18:01qui dit avoir été piquée
18:02et violée au domicile
18:04d'un individu.
18:05Là, le suspect a été interpellé.
18:07Un homme piqué au ventre
18:08dans le 1er arrondissement,
18:09deux femmes piquées au bras
18:10dans le 4e,
18:11une autre au coude
18:12dans le 2e.
18:13Et au niveau du boulevard
18:15de la Madeleine,
18:16une femme piquée
18:17au niveau de la fesse
18:18qui a ensuite souffert
18:19de vomissements
18:20et qui est tombée
18:21dans les pommes
18:21en plein milieu de la rue.
18:22Les pompiers, heureusement,
18:24sont rapidement intervenus.
18:25Il n'y a pas eu qu'à Paris,
18:27à Lyon, Toulouse, Nancy
18:28ou Cagnes-sur-Mer.
18:29Cagnes-sur-Mer,
18:29ce sont deux jeunes filles
18:30de mineurs
18:31qui ont été piquées.
18:33Elles ont rapporté ça
18:33à leurs parents.
18:35Incroyable.
18:35Jacques Morel,
18:36c'est quelque chose
18:37de récurrent maintenant
18:38dans tous les rassemblements
18:39publics.
18:40Il y a aussi cette intention,
18:42j'imagine,
18:42de créer une psychose.
18:43Que la seringue
18:45soit remplie
18:45d'une substance
18:46ou pas, d'ailleurs.
18:47Oui, il y a eu ça,
18:47d'ailleurs, je crois,
18:48pendant les Jeux Olympiques,
18:49sur des sièges
18:51de grandes rassemblements.
18:54Au début,
18:54ça avait été aussi présenté
18:55comme étant des farceurs,
18:57des gens qui faisaient ça
18:58pour s'amuser,
18:59qui se trouvaient très drôle
19:00de piquer des gens
19:01pour provoquer des réactions.
19:03Bon, il faut attendre maintenant,
19:05il semblerait
19:06qu'il y ait un certain nombre
19:07de personnes
19:09qui étaient conduites
19:10dans des hôpitaux
19:11et qu'on va essayer
19:11d'analyser
19:12s'il y a une piqûre
19:14et s'il y a une injection
19:14parce que là,
19:16maintenant,
19:16on parle de seringues.
19:18Moi, je ne savais pas
19:18qu'il y avait une personne
19:19qui avait été interpellée
19:20avec des seringues,
19:21mais au départ,
19:22on n'était pas sûr
19:23que derrière ces aiguilles,
19:24il y avait des seringues
19:25et qu'on injectait un produit.
19:27Si maintenant,
19:27il y a la preuve
19:29qu'il y a quelqu'un
19:29qui se balade
19:30avec des aiguilles
19:32et des seringues,
19:34c'est qu'il doit injecter
19:35un produit.
19:35Donc, il faut aussi attendre
19:37pour savoir
19:38la gravité des faits
19:39en fonction
19:40de ce qui est injecté
19:41aux gens,
19:42en dehors déjà
19:43du fait de les mutiler
19:45et de les blesser
19:46avec une simple piqûre.
19:47Gauthier.
19:48Imaginez,
19:48vous êtes une des femmes
19:49qui a été piquée,
19:51voire même violée
19:51puisqu'effectivement
19:52un cas de viol à Paris
19:53et vous entendez ensuite
19:55le ministre de l'Intérieur
19:56vous dire
19:56il n'y a pas eu de débordement
19:57et puis le Premier ministre
19:59qui dit
19:59ça s'est relativement
20:00bien passé.
20:01Je ne parle même pas
20:01des agressions sexuelles
20:02sur mineurs
20:03qu'il y a eu en région
20:05Île-de-France
20:05autour de Paris.
20:07Donc, c'est proprement
20:08incroyable d'avoir
20:08un gouvernement.
20:09Là, on n'est même pas
20:09sur la casse
20:10sur les voitures cassées
20:11parce qu'effectivement
20:12c'est insupportable
20:12mais c'est bien peu de choses
20:13par rapport aux agressions sexuelles
20:14sur une enfant de 12 ans
20:16ou sur le viol d'une femme
20:17qui vient de se faire piquer
20:18ou sur celle
20:19qui se met à vomir
20:20et qui termine à l'arrêt boisière.
20:22Et alors qu'on est trois semaines
20:23après la mort de l'Iana en plus.
20:24Exactement.
20:24On est dans un contexte
20:26et le périscolaire.
20:27Et on s'en prend à nouveau
20:29à des mineurs
20:29pendant la fête de la musique.
20:30Et là, le Premier ministre
20:31il arrive ce matin
20:32en conférence sur la canicule
20:34et il dit
20:34je voudrais remercier
20:35évidemment toutes les équipes
20:36et les Français
20:37parce que ça s'est relativement
20:38bien passé.
20:39Je voudrais remercier vraiment
20:40les Français
20:40de leur civisme
20:41ça s'est relativement bien passé.
20:42Bah oui, remercions vraiment
20:43ceux qui ont piqué
20:44ceux qui ont violé
20:45ceux qui ont agressé
20:46des mineurs.
20:47C'est proprement incroyable
20:48d'être à un tel degré
20:49de déconnexion.
20:50Je ne peux faire que le parallèle
20:51avec Emmanuel Macron
20:52qui disait ne pas supporter
20:53les cris après l'affaire Liana.
20:55Mais est-ce qu'ils prennent en compte
20:56les victimes de temps en temps ?
20:57Est-ce qu'ils se mettent
20:58à la place des victimes
20:59et à la place de leur famille
20:59pour dire des choses
21:00comme celle-là ?
21:01Oui, au moins
21:02ne dites rien
21:03si c'est pour faire un commentaire
21:05globalement positif
21:06mieux vaut se taire.
21:07Non, c'est intéressant
21:07d'analyser ce discours
21:09parce qu'il y a une bataille culturelle
21:10à mener autour du sens des mots
21:12en effet.
21:12Ça s'est passé relativement bien
21:13c'était globalement sous contrôle.
21:15D'abord, indépendamment
21:16de ces faits
21:17possiblement criminels
21:18en tout cas délictueux
21:20la fête de la musique
21:21ne se passe pas bien.
21:22On est obligé de mobiliser
21:23des milliers de policiers
21:24pour une fête
21:25ce qui est déjà
21:25quelque chose de contradictoire
21:27dans les termes.
21:27Paris est absolument dévasté
21:29il y a des
21:30partout
21:30où on passe les foules
21:32Oui, c'est pas ces gens-là
21:33qui ramassent
21:33c'est les prolos
21:34qui le lendemain ramassent
21:35moi je n'appelle pas ça
21:36se passer bien
21:37et ensuite
21:38la fête de la musique
21:38a été complètement dévoyée
21:40en réalité.
21:40Bon voilà
21:41chacun devait donner
21:42la preuve
21:43de son talent
21:44ou de son absence de talent
21:45maintenant c'est des rassemblements
21:46qui n'ont aucun sens
21:46avec des murs d'enceintes
21:48qui défusent de la musique
21:49enregistrée.
21:49Écoutez, c'est un prétexte
21:51à boire de la bière
21:53à saccager Paris
21:54ça ne se passe pas bien
21:55non, par principe.
21:57Alors si en plus
21:57il y a des comportements
21:58criminels par-dessus
21:59non, ça ne s'est pas
22:00relativement bien passé
22:01ça s'est mal passé
22:02comme d'habitude.
22:03On l'a perdu côté
22:04bon enfant
22:04que c'était il y a encore
22:0610-15 ans ?
22:07Oui, complètement
22:07je me souviens
22:08du début de la fête de la musique
22:09quand on les a vécu
22:10parce qu'effectivement
22:11c'était différent
22:12puis surtout moi
22:12ce qui m'épate négativement
22:14c'est ce déni
22:15de réalité permanente.
22:16Des dirigeants
22:17effectivement français
22:18qui nous disent
22:18non finalement ça va bien
22:19il y a une récession
22:20mais non il n'y a pas de récession
22:21il y a un choc pétrolier
22:22mais non tout va bien
22:23il y a aujourd'hui effectivement
22:24ces drames
22:25on l'a vu au niveau de la justice
22:26mais non finalement
22:27c'est assez contrôlé
22:27voilà on va virer
22:29ou sanctionner deux gendarmes
22:31et tout va bien
22:31il faut entrer dans l'ordre
22:32là maintenant
22:32tout s'est bien passé
22:33le fait de la musique
22:34mais à quoi ça sert ?
22:35Je pense que les français
22:36aujourd'hui ne sont plus dupes
22:37donc mentir en permanence
22:39faire ce déni en réalité
22:40est très dangereux
22:41parce que ça met en cause
22:42justement la stabilité sociale
22:43et sociétale de l'avenir
22:44et donc quand tu dis aux français
22:46oui ça sera bientôt
22:47le plein emploi
22:47on voit le chômage
22:48qui est en train d'exploser
22:49et ainsi de suite
22:49c'est tout ça qui
22:50mis bout à bout
22:51devient très dangereux
22:52La méthode Coué
22:52c'est la marque du macronisme
22:54Non mais la méthode Coué
22:55je peux le comprendre
22:56je te dis oui
22:56mais c'est normal
22:57un ministre il doit être
22:58optimiste, positif
22:59je suis d'accord
23:00on doit être positif
23:00C'est pas la française ministre
23:01parce qu'il est quand même testé
23:02comme la troisième voie possible
23:04par l'Elysée
23:04comme si Emmanuel Macron
23:05devait décider de la suite
23:08pour concurrencer
23:09un Edouard Philippe
23:10ou un Gabriel Attal
23:11Mais c'est ça le drame
23:11c'est que la méthode Coué
23:12ça peut marcher
23:13sur une petite période
23:14mais pas pendant 10 ans
23:15à un moment
23:16on est confronté à cette réalité
23:17il faut prendre des mesures
23:18et ce qui malheureusement
23:19n'est pas fait aujourd'hui
23:20moi c'est ça qui m'inquiète
23:21c'est là où il y a un vrai
23:22déclassement de la France
23:23la France est déclassée
23:24d'un point de vue économique
23:25d'un point de vue social
23:27sociétal, juridique
23:27jusqu'à quand ?
23:28jusqu'où ?
23:29quand est-ce que nous allons
23:30nous réveiller ?
23:31c'est ça moi qui aujourd'hui
23:32m'inquiète
23:32et je pense à nos enfants
23:34à nos petits-enfants
23:35on ne peut pas leur laisser
23:36la France dans un tel état
23:37il y a un faisceau d'indice
23:38tout ça va dans le sens
23:40de ce que disait Gauthier
23:41tout à l'heure
23:41à propos de la loi intégrale
23:42qui sera
23:44proposée en octobre
23:45sur le constat global
23:46je suis d'accord
23:47avec tout ce qui a été dit
23:48après s'agissant
23:48de la fête de la musique
23:49je n'ai pas exactement
23:51la même lecture
23:51c'est-à-dire qu'il y a eu
23:52des faits graves
23:53qui se sont produits
23:54mais la France n'a pas été
23:56à feu et à sang
23:56factuellement
23:57il y a eu toutes les soirées
23:59où il y a eu des matchs de foot
24:01où là c'était
24:02la France était à feu et à sang
24:03et là c'était gravissime
24:05non mais
24:05il faut aussi
24:06je ne dis pas
24:07pardon oui
24:07mais il y a eu des viols
24:08lors de la finale
24:09de la Ligue des Champions
24:09il y a eu des enfants
24:10de 12 ans
24:11qui ont été agressés
24:12sexuellement sur un banc
24:13comme à nos gens
24:14il y a eu des faits
24:15très graves
24:15qui ont été commus
24:16c'est pire
24:17que la Ligue des Champions
24:18en réalité
24:18mais Gauthier
24:18il n'y a pas eu
24:19des milliers de policiers
24:20et gendarmes
24:21blessés, caillassés
24:22le soir de la fête de la musique
24:23et une petite fille
24:24de 12 ans a été violée
24:25et je sais c'est dur
24:25sur le ministre de l'Intérieur
24:26non mais il y a quand même
24:26des atteintes aux personnes
24:27qui sont gravissimes
24:28mais bien sûr
24:28mais je le dis
24:29il n'y a pas de débat
24:30par rapport à ça
24:30mais je pense que
24:31pour pouvoir critiquer
24:33quand réellement
24:34la France est à feu et à sang
24:35il faut aussi être capable
24:36d'être précis
24:38dans ce qui s'est passé
24:39et c'est un peu comme dire
24:39ah cette année
24:40à la Saint-Syves-Est
24:41il n'y a eu que 50 voitures
24:42et pas 100 voitures bruitées
24:43on est sur 3 agressions sexuelles
24:45sur mineurs
24:46on est sur une quinzaine
24:47de pictures de mineurs
24:48je suis d'accord avec vous
24:49je ne ménonce pas
24:49ce qui s'est passé
24:50mais il y a eu aussi
24:52d'autres endroits
24:53où c'est globalement
24:54ah bah oui d'accord
24:54mais comme la finale
24:55de la Ligue des Champions
24:56en Corse
24:57ça s'est très bien passé
24:58je vais vous dire quelque chose
24:58moi j'appelle les préfets
25:00avant et après chaque événement
25:01la plupart des préfets
25:02le soir de la fête de la musique
25:03globalement
25:04ils sont rentrés chez eux
25:05à 22h30
25:06alors que le soir de match
25:07ils restent toute la nuit
25:08à leur bureau
25:09parce que précisément
25:10ils savent que la France
25:11est à feu
25:11Jacques Morel
25:11est-ce qu'il a perdu
25:12une occasion de se taire
25:14Sébastien Lecornu
25:14en disant ça
25:15c'est quand même
25:16c'est vrai que la France
25:17vit dans une atmosphère
25:19quand même un peu
25:22à la protection des mineurs
25:23et on apprend en plus
25:24que des gamines
25:26se sont fait violer
25:27à cette occasion
25:27alors que leurs parents
25:28leur faisaient confiance
25:29et se disaient
25:29ça va être un événement festif
25:30tout va bien se passer
25:31alors quand ça a été créé
25:32par Jacques Lange
25:33c'était une bonne idée
25:34c'était une fête conviviale
25:36familiale
25:36avec des petits orchestres
25:38à côté de brasseries
25:40animations de quartiers
25:42tel que c'était à l'époque
25:43si vous voulez
25:44c'était une bonne idée
25:45la maintenir maintenant
25:46dans le contexte actuel
25:48est-ce que c'est vraiment
25:49une bonne idée
25:50et est-ce qu'il ne va pas falloir
25:52supprimer cette date
25:53du calendrier
25:54compte tenu du fait
25:55qu'à chaque fois
25:57on est dans une situation
25:59si vous voulez
25:59d'échec
26:00250 interpellations
26:01pour une fête
26:02bon c'est quand même
26:03pas normal
26:04on peut supprimer
26:05les matchs de la Ligue des Champions
26:06comme ça il n'y aura plus d'émeutes
26:07plus tout ce qu'on ne sait pas
26:10parce que bien entendu
26:11dans une foule comme ça
26:12il y a plein de gens
26:13qui ne vont pas donner
26:14connaissance des faits
26:17au service de police
26:18parce qu'ils ne veulent pas
26:19faire la queue
26:20pour déposer une plainte
26:21déjà ce matin
26:22on était sur les 12 piqûres
26:23et puis entre temps
26:23ça a évolué
26:24puisque vous nous parlez
26:24maintenant d'agressions
26:25sur mineurs
26:26qui sont séparés encore
26:27à gagner par exemple
26:28une adolescente
26:29de 12 ans seulement
26:29il y a un individu
26:30qui l'a embrassé de force
26:32qui lui a touché
26:32les parties intimes
26:33une note de 15 ans
26:34à nos gens sur Marne
26:35qui dit avoir été victime
26:36d'un viol en pleine rue
26:37à Fontainebleau
26:38une jeune fille de 17 ans
26:40là on lui a offert un verre
26:41elle s'est sentie
26:42complètement vaseuse
26:43et en se réveillant
26:44il y avait quelqu'un
26:44en train de lui toucher
26:45la poitrine
26:46et les partisans
26:47ça rappelle un peu
26:51mais ça s'est globalement bien passé
26:52je ne reviens pas
26:53sur les origines
26:54de la fête de la musique
26:55moi je pense que c'était
26:55une idée à la noix
26:56dès la base
26:57je ne vais pas développer ça
26:59ça nous mènerait trop loin
27:00maintenant excusez-moi
27:01mais il y a un autre
27:03une autre déviation symbolique
27:05c'est l'OPA
27:06de la France Insoumise
27:07sur la fête de la musique
27:08ce n'est pas possible
27:09vous avez Raphaël Arnaud
27:10qui harangue les foules
27:11le tribunal administratif
27:12l'a donné raison
27:13je veux bien
27:14mais quand on parle
27:15d'interdiction
27:16il faut savoir
27:16si on parle toujours
27:17du même événement
27:18est-ce que c'est encore
27:19la fête de la musique
27:19telle qu'elle était conçue
27:20non
27:20c'est une déambulation
27:22de gens un peu perdus
27:24qui vont écouter
27:25la musique
27:26qui n'est pas faite
27:26par des amateurs
27:27mais qui est faite
27:28maintenant par des professionnels
27:30pour grand profit
27:31des vendeurs de bières
27:32et qui est maintenant
27:33confisquée par la France Insoumise
27:34qui fait monter en chair
27:36si j'ose dire
27:36des gens comme Raphaël Arnaud
27:38excusez-moi
27:38ce n'est plus le même événement
27:40moi je pense qu'il devrait
27:41être supprimé
27:41je suis d'accord
27:41allez Gauthier
27:42sur la bière
27:43excusez-moi
27:43la bière était interdite
27:45dans bon nombre
27:46de départements
27:46de localités
27:47où la température
27:48dépassait
27:49un certain nombre
27:49de degrés
27:50et alors elle était interdite
27:52d'ailleurs c'était assez amusant
27:53parce qu'elle était autorisée
27:54dans le bar d'à côté
27:55mais elle n'était pas autorisée
27:57pour les supermarchés
27:58ils ne pouvaient pas vendre
27:59d'alcool à ce moment-là
28:00c'est pas un contraire
28:00mais par contre
28:01qu'est-ce que vous découvrez
28:02le lendemain matin à Châtelet
28:03des bonbonnes de protoxyde d'azote
28:05grandes comme ça
28:06où là par contre
28:07c'est ça qui est dingue
28:08c'est ce pays qui est formidable
28:09c'est-à-dire qu'on interdit
28:10la petite bière
28:10mais le protoxyde d'azote
28:11n'est pas interdit
28:12à l'heure où on se parle
28:13et donc vous pouvez vous défoncer
28:14à l'aide de ballons
28:15que vous gonflez au protoxyde d'azote
28:16en pleine rue
28:17dans Paris
28:18vous vous défoncez
28:19avec ce gaz hilarant
28:20et vous devenez
28:21complètement barjot
28:21donc c'est ça
28:23qui est extraordinaire
28:24c'est la petite bière
28:24non
28:25mais le protoxyde d'azote
28:26oui
28:26la petite bière était là quand même
28:28ça dépend
28:29oui
28:29vous pouviez aller
28:30on a ramassé
28:31c'est à la fois des bonbonnes
28:31et des canettes
28:32je suis d'accord
28:33sauf qu'on a essayé
28:34de l'interdire
28:34la vente au supermarché
28:35mais je suis d'accord
28:36que c'était ridicule
28:38il y a quelque chose
28:38c'est aussi que ça crée
28:39des dégâts énormes
28:40sur les routes
28:40et qu'on minimise sans cesse
28:42donc il va peut-être
28:43falloir se pencher
28:43sur cette question
28:44un jour en termes
28:45de politique sanitaire
28:46ça arrive normalement
28:46ça arrive
28:47la loi arrive
28:47ça arrive
28:48mais enfin bon
28:48on l'a mis du temps
28:49en octobre peut-être
28:50en octobre
28:50peut-être en octobre
28:51une urgence
28:52comme la loi intégrale
28:53merci beaucoup
28:54on va marquer une petite pause
28:55et puis on revient
28:55pour parler évidemment
28:56de l'évolution
28:57de cette vague de chaleur intense
28:58de cette canicule
29:00aujourd'hui a été
29:00la journée la plus chaude
29:01recensée depuis 1947
29:03mais ça n'est peut-être
29:04pas fini
29:04parce qu'on a battu
29:05des records toutes catégories
29:06dans des localités
29:07comme le Cap-Ferret
29:08Cazot
29:08qui se trouve en Géronde
29:10également
29:10La Roche-sur-Yon
29:11Ougnior
29:12Bordeaux-Cognac
29:13et même Rochefort et Dax
29:14vous voyez des grandes villes
29:15où on a allègrement dépassé
29:18les 42
29:18et voire même
29:19les 43 degrés
29:21pour ce qui est
29:22de la façade atlantique
29:23on parlera aussi
29:23du plan Orsan
29:25au niveau 2
29:26qu'a déclenché le gouvernement
29:27et on retrouvera
29:28à cette occasion
29:28Agnès Ricaribon
29:29elle est médecin urgentiste
29:31porte-parole
29:32de SAMU Urgence de France
29:34elle viendra nous dire
29:35ce que ça revêt exactement
29:36à tout de suite
29:50De retour avec vous
29:52sur CNews et Europe 1
29:53on continue de parler
29:54de la canicule
29:54et ça n'est pas fini
29:55parce qu'on devrait avoir
29:56des fortes chaleurs
29:57pour encore au moins
29:583 ou 4 jours
29:59peut-être même que
30:00ce mercredi
30:00constituera le record absolu
30:02toute catégorie
30:03en tout cas depuis 1947
30:06sachant que
30:07Sébastien Lecornu
30:07a activé
30:08dans la matinée
30:09ce qu'on appelle
30:10le plan Orsan
30:11au niveau 2
30:13c'est un plan
30:13qui permet la mobilisation
30:14du système de santé
30:15face à la canicule
30:16qui s'est emparée du pays
30:18et que nous décrit
30:19François Siskevitch
30:21Au centre de régulation
30:23et d'intervention
30:23du SAMU de Bordeaux
30:25les appels d'urgence
30:26concernant la canicule
30:27se multiplient
30:28une augmentation
30:29soulignée par le chef
30:31du pôle urgence
30:32SAMUR-SMUR
30:33du CHU de Bordeaux
30:34Sur la journée
30:35de lundi 22 juin
30:36hier
30:37on a une augmentation
30:38d'appels
30:39de près de 25%
30:40essentiellement dû
30:41à des appels
30:42en lien avec
30:43des coups de chaleur
30:44la canicule
30:45Même constat
30:46à Toulouse
30:47où les interventions
30:48pour prendre en charge
30:48des personnes victimes
30:49de malaise
30:50causées par la chaleur
30:51sont en hausse
30:52Des ambulances
30:53ont été appelées
30:54en renfort
30:55comme l'explique
30:55le chef adjoint
30:56des urgences
30:57au CHU de Purpan
30:58Il faut savoir
30:59que par exemple
31:00avec nos tutelles
31:01avec l'ARS
31:01on a effectivement
31:02des marges de manœuvre
31:03qui sont déjà planifiées
31:05et organisées
31:05notamment des ambulances
31:06en renfort
31:07sur des pics
31:09qualifiés
31:09épidémiques
31:12initialement
31:12effectivement
31:13plutôt sur les épisodes
31:14hivernaux
31:14mais que l'on voit
31:15et qu'on utilise
31:16maintenant
31:17également
31:18pendant les périodes
31:19de forte chaleur
31:20donc cet été
31:20Ce mardi
31:21Sébastien Lecornu
31:23a annoncé
31:23à l'issue
31:23de la dernière
31:24cellule interministérielle
31:25de crise
31:26le renforcement
31:27de la mobilisation
31:28du système de santé
31:29en activant
31:30le plan Orsan
31:31au niveau 2 sur 4
31:32Cette décision
31:34permettra
31:34de renforcer
31:35les capacités
31:36de régulation médicale
31:37de mobiliser
31:38les personnels
31:38nécessaires
31:39au fonctionnement
31:40de l'hôpital
31:40de garantir
31:41la pleine coordination
31:42entre la médecine de ville
31:43les hôpitaux
31:44les cliniques
31:45et les EHPAD
31:45et d'adapter
31:46les activités
31:47si la situation
31:48l'exige
31:48Le niveau 2
31:50du plan Orsan
31:51permet aussi
31:52en dernier recours
31:53des déprogrammations
31:54d'opérations
31:57Bonsoir Agnès
31:58Ricaribon
31:59Vous êtes médecin urgentiste
32:00porte-parole du
32:01SAMU
32:02Urgence de France
32:03On va essayer
32:04de parler français
32:05aux gens qui nous écoutent
32:06et qui nous regardent
32:06parce que je vous avoue
32:07que quand j'ai vu ça
32:09ça m'apparaissait
32:10un peu comme du charabia
32:11en tout cas un jargon
32:12que certes
32:13je le confesse
32:14je ne maîtrise pas
32:15dans les grandes lignes
32:16ce qu'on comprend
32:17c'est augmenter
32:18le personnel disponible
32:19en urgence
32:20garantir la pleine coordination
32:21à la fois entre
32:22la médecine de ville
32:23et les hôpitaux
32:23c'est bien le moins
32:24et libérer des lits
32:26et réorganiser les hôpitaux
32:28Est-ce que c'est ça
32:28l'urgence aujourd'hui
32:30selon vous ?
32:30Les lits d'hôpitaux
32:31L'urgence
32:32et notre mission
32:33notre devoir éthique
32:34c'est de répondre
32:35aux besoins de la population
32:36La médecine d'urgence
32:38est organisée
32:38pour répondre tous les jours
32:40mais également
32:40notre mission
32:41la crise sanitaire
32:42ça fait partie de notre mission
32:43Donc à partir du moment
32:45où on a une augmentation
32:46des gens qui ont besoin de soins
32:47on s'adapte
32:48donc on a déjà
32:49avant le déclenchement
32:50du plan Orsan
32:51augmenté les effectifs
32:53dans les SAMU
32:53parce qu'en fait
32:54le SAMU Centre 15
32:56est là pour évaluer
32:58le besoin des patients
32:59et y répondre
33:01de façon le plus adaptée
33:03Tout le monde n'a pas besoin
33:04d'aller aux urgences
33:05Il y en a qui ont
33:06des détresses vitales
33:07qui ont les ambulances
33:08du SAMU
33:09et qui vont directement
33:09en réanimation
33:10Il y en a eu des jeunes
33:12qui ont fait des coups
33:12de chaleur d'exercice
33:13qui sont en situation
33:14extrêmement grave
33:15Et puis il y en a d'autres
33:16à qui on fait des conseils
33:18qui restent à la maison
33:19avec des conseils
33:21de prise en charge
33:22simples
33:22ou avec des médicaments
33:23de la maison
33:25Et ce qu'on recommande
33:27nous c'est d'appeler
33:28le 15 avant de se déplacer
33:29aux urgences
33:29de façon à ce qu'on réserve
33:31le plateau technique
33:32des urgences
33:33à ceux qui en ont
33:34le plus besoin
33:35les populations fragiles
33:37les femmes enceintes
33:37les pathologies chroniques
33:39et ceux qui ont besoin
33:39Mais très clairement
33:40on est en train
33:41de se préparer à quoi
33:42si on nous dit
33:43préparer les lits
33:44c'est-à-dire qu'on entrevoit
33:46une crise qui va durer
33:47et des affections
33:49peut-être même
33:50pulmonaires, cardiaques
33:51qui vont s'accentuer
33:52c'est ça qu'il faut comprendre ?
33:53Alors tout à fait
33:54quand la chaleur
33:57met à mal les organismes
33:58dans les premiers jours
34:01notre corps
34:02se résiste
34:04et ensuite
34:05c'est là que viennent
34:06les décompensations
34:07donc au 4ème, 5ème jour
34:08on y est
34:09on commence à voir
34:10effectivement les patients
34:11qui ont des pathologies
34:13cardiaques, respiratoires
34:14hépatiques, rénales
34:16ou neurologiques
34:16se dégrader
34:18et ça
34:19ce sont des patients
34:20qui ont besoin
34:21le plus souvent
34:22d'être hospitalisés
34:23le service d'urgence
34:24on peut accueillir
34:25beaucoup plus de patients
34:26on peut diagnostiquer
34:28traiter plus de patients
34:29ce qu'on ne peut pas faire
34:30c'est hospitaliser les gens
34:33dans les services d'urgence
34:34parce que quand
34:35tous nos box sont occupés
34:36par des patients
34:37qui ont besoin
34:38d'être hospitalisés
34:38on ne peut plus accueillir
34:39les nouveaux patients
34:40donc on a besoin
34:41de lits d'hospitalisation
34:42et déjà au quotidien
34:44ça fait des années
34:44qu'on alerte
34:45on n'a pas assez de lits
34:46pour les patients
34:47qui ont besoin
34:47d'être hospitalisés
34:48a fortiori
34:49en situation de crise
34:50et bien
34:52si on ne peut pas
34:53faciliter les patients
34:54des urgences
34:54forcément
34:55on ne peut pas
34:56assumer notre mission
34:57donc ce qu'on attend
34:58du gouvernement
34:59aujourd'hui
34:59c'est qu'il mette en place
35:01les actions concrètes
35:03pour qu'il y ait plus de lits
35:05pour hospitaliser les gens
35:06quitte à déplacer
35:08le curseur
35:09entre les patients
35:10qui sont programmés
35:10en hospitalisation
35:11versus ceux
35:12qui viennent des urgences
35:14alors je ne veux pas
35:14vous mettre en délicatesse
35:15donc je ne poserai pas
35:16la question à vous
35:17mais quand même
35:18au sortir de la crise Covid
35:19on allait voir ce qu'on allait voir
35:20on allait révolutionner
35:22la machine
35:22et on allait créer des lits
35:25comme ça
35:25pour arriver
35:26au niveau
35:27de nos voisins allemands
35:28qu'est-ce qui s'est passé
35:29entre temps
35:29à quel moment ça a patiné
35:31c'était des promesses en l'air
35:32encore une fois
35:33c'est-à-dire qu'on a
35:34augmenté
35:35certaines dépenses publiques
35:35mais pas là où il fallait
35:36c'est ça le drame
35:37nous sommes
35:38oui mais d'après vous
35:38on fout partout
35:39la justice
35:39l'éducation
35:40nous sommes numéro 1
35:43du monde des dépenses publiques
35:4457,5% de notre richesse
35:46chaque année
35:47mais par contre
35:47effectivement
35:48on manque de lits
35:48on voit qu'on a des problèmes
35:50au niveau de la justice
35:51au niveau de l'école
35:52donc ça veut dire
35:53que les moyens sont là
35:54parce que
35:54qu'est-ce qu'il y a le plus
35:55augmenté dans les dépenses publiques
35:56ce ne sont pas les dépenses sociales
35:57ce sont les dépenses de fonctionnement
35:58depuis 2021
35:59ça a augmenté
36:00de 106 milliards d'euros
36:0124% de hausse
36:03où est parti l'argent ?
36:04alors il y a aussi
36:05un autre élément
36:05je l'évoquais tout à l'heure
36:06c'est la charge d'intérêt de la dette
36:07quand on vous dépense
36:08cette année
36:0975 milliards d'euros
36:10juste pour payer
36:11les intérêts de la dette
36:12et bientôt
36:13100 milliards d'euros
36:14sur une année
36:15vous prenez compte
36:15l'argent gaspillé
36:17jeté par les fenêtres
36:18parce que justement
36:18les dirigeants français
36:19ont dépensé n'importe comment
36:21en augmentant cette dette
36:22que si je vous rappelle
36:23ce sont nos impôts
36:24la dette c'est nos impôts futurs
36:25et la dette c'est nos impôts actuels
36:27donc il y a ce problème
36:28structurel
36:29qui est fait que malheureusement
36:30ben voilà
36:30alors on a
36:31ce qu'on appelle
36:32des organismes d'administration centrale
36:34qui coûtent
36:35150 milliards d'euros par an
36:36c'est pas trop
36:37où va cet argent
36:38par contre on a besoin
36:39effectivement
36:39pour la santé
36:40et dès qu'on a une crise
36:41on dit
36:42finalement on pensait
36:43que tout était résolu
36:44en fait rien n'a été résolu
36:45donc on reste dans le marketing
36:46et on ne nous sommes pas
36:48malheureusement
36:48dans le concret
36:49et dans les bonnes mesures économiques
36:51Gauthier Lebré
36:51ils sont passés où les lits ?
36:52parce que là
36:53on en a déprogrammé
36:54des opérations non urgentes
36:55mais non urgente
36:57ne veut pas dire essentielle
36:58quand même quoi
36:58ils sont passés où les lits ?
37:00Elles sont passés où
37:01les places de prison
37:02promises par Emmanuel Macron ?
37:03Elles sont passés où
37:04les petites centrales nucléaires
37:06qu'Emmanuel Macron
37:06allait ouvrir
37:07pendant ses promesses
37:08de campagne
37:09tous ces EPR
37:09voilà
37:10tous ces EPR
37:10passés de la fermeture
37:11de Fessenheim
37:12à l'ouverture
37:12de plein de petites centrales
37:13ça allait être super
37:14je peux vous en faire plein
37:15des promesses comme ça
37:16elles sont passées où
37:17les 100% d'exécution
37:19des OQTF
37:20promis par le chef de l'Etat
37:21on est en ce moment
37:22je suis très frappé
37:23sur un débat
37:24comment on traite
37:24comment on protège
37:25nos enfants
37:25et comment on protège
37:27nos aînés
37:27avec des drames
37:28qui se sont succédés
37:29et bien
37:30c'est déjà un signal
37:32qu'on voit
37:33la manière dont on les traite
37:34c'est-à-dire
37:34qui n'a pas la clim
37:35c'est les enfants
37:36à l'école
37:37qui doivent cuire
37:38et essayer d'apprendre
37:40leurs leçons
37:40c'est nos aînés
37:41à l'EHPAD
37:42et ensuite
37:43c'est les malades
37:45à l'hôpital
37:46qui n'ont pas non plus
37:47la clim
37:48et qui doivent également cuire
37:49c'est très frappant
37:50cette société
37:51qui est incapable
37:51de protéger
37:52ses enfants et ses aînés
37:53et qui les traite
37:54déjà très mal
37:55que ça soit
37:55de l'école
37:56à l'EHPAD
37:57c'est le signe
37:58d'une société malade
37:59ou qui régresse
37:59quand on n'est même pas capable
38:00de s'occuper
38:01de ceux qui nous ont mis au monde
38:03dans la liste des promesses
38:04non tenues
38:05qu'a égrenée Gauthier Lebrecht
38:06on voit que l'hôpital
38:08quand même
38:08occupe une place spécifique
38:09parce que là
38:10on est obligé d'arbitrer
38:11en réalité
38:12entre les gens
38:12c'est-à-dire de décider
38:13qui peut aller à l'hôpital
38:14qui ne peut pas aller à l'hôpital
38:16or c'est quand même
38:17un des
38:17je ne sais pas si on peut
38:18appeler ça un service
38:19mais un des services
38:20qu'on attend
38:20et qui ne devraient pas
38:22être soumis à condition
38:23j'imagine qu'après
38:24vous évaluez en fonction de l'âge
38:25quelqu'un d'un certain âge
38:27vous ne lui dites pas
38:27restez chez vous
38:28ce n'est pas tout à fait
38:29comme ça qu'on résonne
38:30parce qu'un patient
38:30qui n'a pas besoin
38:31du plateau technique hospitalier
38:32il sera mieux pris en charge
38:33en ambulatoire
38:34ce n'est pas la peine
38:35en fait
38:35d'attendre
38:37des résultats d'examen
38:38dont on n'en a pas besoin
38:39et donc
38:40l'idée
38:41c'est le bon patient
38:42au bon endroit
38:43au bon moment
38:44et
38:45ceux qui n'ont pas besoin
38:46du plateau technique hospitalier
38:48seront très bien pris en charge
38:49par un médecin généraliste
38:51un médecin traitant
38:51donc ce n'est pas
38:54faire du tri
38:55c'est vraiment
38:56évaluer le besoin
38:57pour répondre
38:58de façon plus adaptée
39:00là où vous avez raison
39:02quand on vous dit
39:03on fait un tri
39:05c'est que
39:06quand on a besoin
39:07de les hospitaliser
39:08et qu'on n'a pas
39:09le nombre de lits
39:10nécessaire
39:11on sait qu'un patient
39:13âgé
39:13de plus de 75 ans
39:14qui reste la nuit
39:15sur un brancard
39:16c'est une mortalité
39:16aggravée de 40%
39:18on l'a publié
39:18en décembre 2023
39:20donc ces données
39:21sont connues
39:22elles confirment
39:23ce qu'on avait
39:23sur le plan international
39:24mais ça c'est une étude française
39:27et en fait
39:28ça fait longtemps
39:29qu'on alerte
39:30et malheureusement
39:31ça a bougé
39:33sur la coopération
39:34ville-hôpital
39:35avec le service
39:36d'accès aux soins
39:37en fait
39:38toutes ces mesures
39:39elles étaient
39:39dans le pacte
39:40de refondation
39:40des urgences
39:41en 2019
39:41ça a bien
39:44évolué positivement
39:45dans la coopération
39:46ville-hôpital
39:46avec le SAS
39:47le SAMU SAS
39:48ça fonctionne
39:49et d'ailleurs
39:49sur la canicule
39:50on a eu d'augmentation
39:51des appels
39:52de 40-50%
39:53au SAMU
39:53on a eu d'augmentation
39:55au niveau des urgences
39:56de 10%
39:56donc les gens ont compris
39:57le message
39:58d'accord
39:58les gens ont compris
39:59le message
39:59prenons un exemple concret
40:01un cadre hydratation
40:02vous le traitez comment
40:02vous dites
40:04tournez-vous
40:04votre médecin en ville
40:05ou en fonction
40:06de l'âge de la personne
40:07il y a peut-être
40:07un facteur de gravité
40:08quand même
40:08de comorbidité
40:09s'ils sont vraiment
40:10déshydratés
40:11ils relèvent des urgences
40:12mais l'idée
40:13c'est d'éviter
40:14parce que Mathias Barbon
40:15disait
40:15votre collègue
40:15c'est ce qu'on voit
40:16le plus quand même
40:17les cadres de déshydratation
40:18mais là
40:19c'est pas choquant
40:20qu'on les prenne
40:20dans les services d'urgence
40:21et certains
40:22vont pouvoir être
40:23réhydratés
40:23et rentrer chez eux
40:24et puis d'autres
40:25parce qu'ils ont
40:25une pathologie rénale
40:26hépatique
40:27ou autre
40:27vont avoir besoin
40:28d'être hospitalisés
40:29mais ça c'est notre job
40:30c'est notre mission
40:31on le fait
40:33là où on est vraiment coincé
40:34c'est quand on n'arrive pas
40:35à les hospitaliser
40:36mais un certain nombre
40:38de patients
40:39on essaye de faire en sorte
40:40qu'ils ne soient pas
40:41complètement déshydratés
40:42je vais prendre un exemple
40:43on a eu
40:45pendant la fête de la musique
40:46des jeunes
40:47qui pensent
40:48qu'ils vont pouvoir
40:49se réhydrater
40:50avec la bière
40:51la bière
40:52ça désaltère
40:53mais ça majeure
40:54la déshydratation
40:55parce que ça fait uriner
40:56on fait beaucoup de pédagogie
40:58en public comme ça
40:58pour dire
40:59vous avez pris un peu de bière
41:01alternée avec deux pains de dos
41:03parce que
41:04on sait très bien
41:04qu'interdire la bière
41:05ça ne marchera pas
41:07c'est irréaliste
41:08mais passer des informations
41:10comme ça
41:11de façon à ce que
41:12qu'ils soient
41:12ils restent en bonne santé
41:14parce qu'on a
41:15des personnes âgées
41:16mais on a aussi des jeunes
41:17aux urgences
41:18et
41:21aucun public
41:22ne peut se sentir protégé
41:23face à une canicule
41:24comme celle-là
41:24merci beaucoup
41:25d'être passé
41:26de nous éclairer aussi
41:27sur ces questions
41:28regardez la carte
41:29telle qu'elle
41:30montre la France
41:31en ce moment
41:32vous voyez que c'est bien rouge
41:33surtout l'Hexagone
41:34bon pas seulement chez nous
41:35mais les Espagnols aussi
41:36ne sont pas très bien lotis
41:37les Anglais
41:38et les Italiens
41:39dans une moindre mesure
41:40et ça devrait continuer
41:41parce qu'on est passé
41:42en seulement quelques heures
41:44de 54 départements
41:45en vigilance rouge
41:47canicule
41:48à 58
41:49donc c'est évolutif
41:50de mémoire
41:50ce sont des départements
41:51du nord de la France
41:52maintenant qui sont concernés
41:53par cette canicule
41:55je voulais qu'on conserve
41:55quelques minutes
41:57pour évoquer évidemment
41:58la panthéonisation
41:59ce soir de Marc Bloch
42:00et de sa femme Simone
42:02Maxime Leguet
42:03est avec nous en direct
42:04donc depuis la rue Soufflon
42:06j'imagine
42:06en tout cas pas très loin
42:07bonsoir Maxime
42:08cette cérémonie aura lieu
42:10alors qu'il fera encore
42:10assez chaud
42:11on va rester dans la veine
42:14température
42:15cet historien résistant
42:17dont on rappelle
42:17qu'il avait été fusillé
42:18en 44
42:19par les Allemands
42:21a été redécouvert
42:23sur le tard
42:24finalement
42:25pourtant
42:25ces travaux sont essentiels
42:31oui bonsoir Nelly
42:32effectivement
42:33c'est une cérémonie
42:34exceptionnelle
42:35qui va avoir lieu
42:36en début de soirée
42:37ici au Panthéon
42:38pour rendre hommage
42:39à un destin
42:40non moins exceptionnel
42:41qui est celui
42:42de Marc Bloch
42:43et qui va débuter
42:44il est vrai
42:44par cette remontée
42:45le long de la rue Soufflon
42:47du cortège
42:47du cercueil
42:49à mesure que le Panthéon
42:51s'animera
42:52avec plusieurs scénographies
42:53racontant
42:55retranscrivant
42:55son histoire
42:56sa vie
42:57celui de l'historien
42:58du combattant
42:59de 1914
43:00mais aussi celui
43:00du résistant
43:01de la seconde guerre mondiale
43:02effectivement
43:03arrêté et fusillé
43:04par la Gestapo
43:05en 1944
43:06c'est son cercueil
43:07son cénotaphe
43:08mais aussi celui
43:09de son épouse
43:10Simone
43:10qui est restée avec lui
43:11tout au long de sa vie
43:12et dans son combat
43:13qui vont pénétrer
43:13à l'intérieur du Panthéon
43:15pour se reposer
43:17dans le caveau numéro 13
43:18à proximité de noms
43:19tels que celui
43:20de Maurice Genevoix
43:21ou encore Joséphine Baker
43:22cérémonie
43:23qui va se clôturer
43:24par une prise de parole
43:25du président de la République
43:26qui va rendre hommage
43:28à l'oeuvre
43:29à l'homme
43:29mais qui va aussi
43:30à travers cela
43:31essayer de distiller
43:33des messages politiques
43:34parce que Marc Bloch
43:35figure du passé
43:36et encore tant à dire
43:37pour éclairer
43:38notre présent
43:38que ce soit sur la faillite
43:39des élites
43:40qu'il a pu dépeindre
43:41dans l'étrange défaite
43:42en 1940
43:43ou encore sur la sclérose
43:45bureaucratique
43:45qui empêche
43:46et entrave l'Etat
43:47les messages
43:48et les enseignements
43:48de Marc Bloch
43:49sont plus que jamais
43:50d'actualité
43:51et en entrant ce soir
43:52au Panthéon
43:53l'historien précisément
43:55entre aussi
43:55dans la grande histoire
43:56de France
43:57merci beaucoup
43:58cher Maxime
43:59cérémonie donc
43:59à 21h
44:01vous savez
44:02quels sont
44:02ces derniers mots
44:03avant d'être fusillés
44:04par la Gestapo
44:05donc c'est en 1944
44:06il avait été extrait
44:07par les collaboration
44:07d'une prison
44:09il a dit
44:10vive la France
44:10et alors son épitaphe
44:13c'était
44:13dilexit veritatem
44:14qui signifie
44:15j'ai chéri la vérité
44:17c'est beau quand même
44:17non ?
44:18j'ai chéri la vérité
44:19c'est à dire
44:20déjà je me suis donné
44:21pour mon pays
44:22et je voulais
44:23que la vérité éclate
44:24moi je trouve ça magnifique
44:25c'est un destin très singulier
44:26parce que c'est un médiévisme
44:27mais qui est surtout célèbre
44:29pour l'étrange défaite
44:30donc un commentaire
44:30presque vif
44:31de ce que venait
44:32de vivre la France
44:33et de ce qui venait de vivre
44:35effectivement
44:36c'est presque comique
44:37de voir que chacun
44:38essaie d'annexer
44:39Marc Bloch
44:39de le tirer vers lui
44:41parce que la faillite
44:41des élites
44:42je veux bien
44:42mais Marc Bloch
44:43est également très sévère
44:44pour le peuple français
44:45c'est vraiment
44:46un procès d'ensemble
44:47qu'il fait à la France
44:47pas seulement des élites
44:49en plus l'étrange défaite
44:50n'était pas son titre
44:51ça a été inventé
44:52par son éditeur
44:54et ça prend une résonance
44:55tout à fait particulière
44:56aujourd'hui évidemment
44:57vous savez qu'il y avait
44:57une promo
44:58ENA Marc Bloch
44:59oui absolument
45:00c'est 95-97
45:01et vous savez
45:02qui était dans cette promo ?
45:03j'ai fait la fiche
45:04Wikipédia
45:05de la promotion Marc Bloch
45:06il y avait Edouard Philippe
45:07dans la promo Marc Bloch
45:09et Emmanuel Vargon
45:10qui est d'ailleurs
45:10une de ses ministres
45:11un mot peut-être
45:12sur cette panthéonisation ?
45:14moi j'ai toujours eu du mal
45:15avec les panthéonisations
45:16et surtout celle
45:17d'Emmanuel Macron
45:18le général de Gaulle
45:20n'a fait qu'une seule
45:21panthéonisation
45:22je crois qu'on est à 8
45:22avec Emmanuel Macron
45:24et moi je trouve que c'est
45:25je rejoins ce que disait
45:26Eric Nolot
45:27je trouve que c'est
45:27d'une cruauté particulière
45:28par rapport à ce qu'est
45:30le macronisme aujourd'hui
45:31le délitement des élites
45:32mais on est en plein dedans
45:35la bureaucratie
45:35il en parle beaucoup
45:37je trouve que ce que vous venez
45:39la description que vous avez faite
45:40de l'état de l'hôpital public
45:41la description qu'on peut faire
45:42de la justice
45:42de l'éducation nationale
45:43on est en plein dedans
45:44et puis l'embourgeoisement
45:46un peu de
45:48pareil de l'élite
45:49c'est ce qui est critiqué
45:51par Marc Bloch
45:52je trouve ça terrifiant
45:53pour Emmanuel Macron
45:54parce qu'en fait
45:54c'est un effet miroir
45:56de ce qu'il est
45:57et qui est terrible pour lui
45:58je ne suis pas sûr
45:58qu'il est face
45:59pour les bonnes raisons
46:00je ne suis pas sûr
46:01qu'Emmanuel Macron
46:02évidemment personne ne va
46:03polémiquer sur la place
46:04de Marc Bloch au panthéon
46:05je ne suis pas sûr
46:05qu'Emmanuel Macron
46:06le fasse pour les bonnes raisons
46:07c'est à dire que
46:08pour la mise en scène
46:09je pense que
46:10je vais être un peu cruel
46:11en le disant ça
46:11mais ce qu'il intéresse le plus
46:13dans cette panthéonisation
46:14c'est lui-même
46:14c'est qu'on le voit lui
46:15c'est lui qui est au centre
46:17c'est lui qui est au centre
46:18plus que Marc Bloch
46:19d'ailleurs vous voyez
46:19la vidéo qu'il a diffusée
46:20le premier plan
46:22c'est lui
46:23qui est dans la voûte
46:25il lui reste deux choses
46:26Nelly
46:26il lui reste ses déplacements
46:27à l'international
46:28et ses sommets
46:30sommets G7
46:31la semaine dernière
46:32Versailles
46:32Trump qui signe
46:33le traité de paix à Versailles
46:34c'était d'ailleurs
46:34une belle image
46:35c'était une image réussie
46:37puisqu'il a réussi son coup
46:37mais il n'a pas son fait
46:38puisque c'est une surprise
46:39pour lui aussi
46:39mais il voulait le garder
46:40jusqu'au bout
46:41donc il l'a coincé
46:42avec un dîner à Versailles
46:43pour être sûr
46:43qu'il ne part pas précipitamment
46:45comme la dernière fois
46:46donc il lui reste l'international
46:48et il lui reste
46:49les panthéonisations
46:49mais voilà
46:51moi j'espère que
46:52s'il continue
46:54les panthéonisations
46:55il lui reste un an
46:56il peut accélérer
46:58le cadronnier
46:59qu'il panthéonise Samuel Paty
47:00et qu'il nous fasse
47:01un grand discours
47:01contre l'islamisme
47:02tiens
47:02chiche
47:02merci à tous
47:04ce sera le mot de la fin
47:05merci à tous
47:05de nous avoir suivis
47:06regardés et entendus
47:07sur Europe 1 notamment
47:09et merci à nos invités
47:10dans un instant
47:11c'est Clélie Mathias
47:12d'ailleurs sur l'antenne d'Europe
47:13que vous retrouverez
47:14pour Europe Soir
47:15et quant à moi
47:16je vous dis à très vite
47:17et Gauthier bien sûr
47:1920h
47:20soirée spéciale
47:21l'Etat est-il capable
47:22encore de protéger
47:22nos enfants ?
47:23merci
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