Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, la mise en retrait du 20h de Léa Salamé pour 2027.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00C'est la suite de l'heure des pros été, ce scénario qui s'est déjà répété de nombreuses fois
00:06dans la vie médiatique et politique.
00:09Des femmes journalistes obligées de se mettre en retrait quand leur compagnon ou mari est candidat à l'élection présidentielle
00:16ou devient ministre.
00:18Et on va parler plutôt du cas aujourd'hui de Léa Salamé.
00:21Son compagnon Raphaël Glucksmann va officialiser d'ici quelques jours sa candidature à l'élection présidentielle.
00:27Léa Salamé qui donc ne retrouvera pas son fauteuil de présentatrice du journal de 20h.
00:32On en parle d'abord avec Sharon Camara, on voit tous les détails et on rejoint Françoise Laborde juste après.
00:38Elle pourrait ne pas être à l'antenne à la rentrée.
00:41Après une saison à la tête du 20h de France 2, la journaliste Léa Salamé pourrait se mettre en retrait
00:47le temps de la campagne présidentielle.
00:49Son compagnon Raphaël Glucksmann devrait prochainement annoncer sa candidature.
00:53Un scénario que le leader de place publique avait déjà évoqué en 2025.
00:59En cas de candidature à une élection nationale à venir, le sujet se posera et il sera tranché de manière
01:10totalement transparente.
01:11Un cas loin d'être isolé.
01:14En 2006, Béatrice Schoenberg, mariée à Jean-Louis Borloo, quitte la présentation des JT de France 2 pendant la campagne
01:20présidentielle de 2007.
01:22En couple avec Arnaud Montebourg, Audrey Pulvar avait continué à travailler pendant la campagne présidentielle de 2012 avant de quitter
01:29certaines fonctions lorsqu'il avait été nommé ministre.
01:32Moi je trouve qu'il y a une certaine forme d'hypocrisie dans l'idée de dire à un moment
01:37donné la présentatrice du 20h parce que son mari est candidat ne va plus présenter le 20h.
01:41On ne peut pas demander à un journaliste d'être complètement indépendant de tout.
01:44Est-ce que ça altère son objectivité ?
01:47Si c'est un bon journaliste, normalement non.
01:50En 1997, Anne Sinclair quitte l'émission 7 sur 7 après la nomination de son mari Dominique Strauss-Kahn au
01:57ministère de l'économie.
01:58Une décision qui donne naissance à la jurisprudence Anne Sinclair visant à prévenir d'éventuels conflits d'intérêts.
02:06Françoise Laborde, bonjour. Journaliste ancienne membre du CSA, on vous a entendu dans ce reportage mais on va prolonger un
02:12petit peu avec vous.
02:14Effectivement vous parlez d'une certaine forme d'hypocrisie parce que d'abord certes Raphaël Glucksmann va être candidat à
02:20l'élection présidentielle.
02:21Donc Léa Salamé doit se mettre en retrait.
02:24Ça ne gênait pas par exemple quand il pensait à cette présidentielle ou quand de toute évidence il était déjà
02:29sur la scène politique.
02:31Pourquoi la présidentielle changerait quelque chose ?
02:34Je suis bien d'accord.
02:35C'est à la fois parfaitement hypocrite et complètement ridicule.
02:39Parce qu'on se doute bien que quand on vit avec un homme au quotidien, d'abord on a un
02:44certain nombre de convergences d'idées.
02:45Même si on ne partage pas tout.
02:48Donc les convergences d'idées elles existent que son compagnon soit ou pas candidat à l'élection présidentielle.
02:56Donc il fallait à ce moment-là décider qu'à partir du moment où Léa Salamé vivait avec Raphaël Glucksmann
03:01et qu'il était possiblement candidat à l'élection présidentielle, fallait-il lui confier le journal de 20h ?
03:08Maintenant qu'elle est présentatrice du 20h, qu'est-ce que ça change qu'il soit candidat à l'élection
03:11présidentielle ?
03:12Franchement, maintenant les candidats mettent en scène leur vie familiale quand ils se présentent à une élection.
03:19Donc ils se montrent avec leurs compagnes, leurs enfants, etc.
03:22Ça fait partie un petit peu des jeux de pouvoir.
03:26C'est sûr que c'est un peu contradictoire avec le fait de présenter le 20h.
03:31Mais j'allais dire que ce sont des choses qu'on doit anticiper normalement.
03:34Et je tiens à souligner d'ailleurs dans les exemples que vous avez montrés, ce qui est quand même assez
03:39intéressant,
03:39y compris, on a parlé de la jurisprudence Anne Sinclair, mais de mémoire, Anne Sinclair a arrêté son émission
03:46qui était à l'époque, elle ne présentait pas le journal, c'était 7 sur 7, si j'ai bonne
03:50mémoire.
03:51Et elle s'est mise à s'occuper, à TF1, si j'ai bonne mémoire, des questions Internet qui débutaient
03:57à l'époque.
03:58Donc il y a des journalistes qui ont renoncé à leur métier.
04:01C'était plus que quitter l'antenne le temps d'une émission.
04:06La question qui se pose en effet, c'est est-ce qu'on peut être journaliste, homme ou femme, peu
04:11importe,
04:11et vivre conjointement avec un homme politique ou une femme politique ?
04:17On sait qu'à ce moment-là, forcément, il y a une convergence d'idées.
04:23Donc est-ce que ça altère ses capacités journalistiques ?
04:26Mais à ce moment-là, il faut changer de métier.
04:29Ce n'est pas simplement se dire, je me retire le temps d'une présidentielle,
04:32parce qu'alors ça, ça n'a pas de sens, c'est parfaitement hypocrite, c'est parfaitement ridicule.
04:37Oui, parce qu'il y a une certaine hypocrisie, vous le disiez,
04:39donc elle quitte la présentation du journal de 20 heures,
04:43qui pour le coup est un exercice assez factuel avec des reportages,
04:47il n'y a pas de débat dans un 20 heures,
04:48mais elle va garder une autre émission sans invité politique,
04:52il devrait trouver également une autre émission,
04:55le concept est en train d'être cherché,
04:57c'est-à-dire que je reviens sur ce mot d'hypocrisie que vous utilisiez,
05:01soit on estime que Raphaël Luxman lui tient un stylo
05:03alors qu'elle avait elle-même utilisé cette expression en disant que ça n'était pas le cas,
05:07et comme vous le disiez, il n'y a aucune émission possible,
05:10soit on estime qu'elle sait réfléchir par elle-même ce qui est le cas,
05:13et dans ce cas-là, il est totalement possible qu'elle continue son travail normalement.
05:16– Mais le point que vous soulignez est extrêmement intéressant,
05:20parce qu'en effet, le journal de 20 heures, moi j'ai pratiqué,
05:24c'est un exercice où au fond l'opinion du présentateur a assez peu d'importance,
05:30parce qu'un bon présentateur de journal,
05:33il se met en retrait par rapport au sujet qu'il doit annoncer,
05:36et il ne fait pas état de son opinion politique,
05:39il se contente d'annoncer qu'il y a un meeting ici,
05:43un incendie là-bas, une crise internationale là,
05:46et son point de vue, on s'en fiche.
05:49Moi quand j'étais chef de service à la télévision,
05:52je disais toujours aux journalistes avec lesquels je travaillais,
05:55on vous demande de rendre compte des faits,
05:57on vous demande d'aller sur le terrain,
05:58de raconter ce que vous avez vu,
06:00votre opinion, savoir si ça vous plaît, ça vous convient,
06:02vous trouvez ça bien, vous trouvez ça pas bien,
06:04tout le monde s'en fout, ça ne nous intéresse pas,
06:06et quand on est journaliste, on n'a pas à faire part de son point de vue,
06:09et surtout quand on est dans le 20h,
06:11enfin dans le 20h ou dans le 13h,
06:13ou dans des grandes chaînes.
06:15Mais là où il y a en effet quelque chose qui est absurde,
06:19c'est de considérer qu'elle ne peut pas faire le 20h,
06:22mais alors elle peut faire des émissions de débat,
06:26ou alors par définition dans une émission de débat,
06:29on donne libre cours à son opinion,
06:33on va titiller un peu plus telle identité,
06:36un peu moins telle autre,
06:37le choix des invités est absolument déterminant dans une émission.
06:41Donc c'est une histoire absurde, ridicule,
06:45à la française, comme on s'est inventé,
06:47c'est-à-dire qu'on se drape d'une fausse vertu
06:50qui est absolument ridicule et qui n'existe pas,
06:52puisque de toute façon,
06:54soit en effet on considère que Léa Salamé,
06:57c'est pas une surprise,
06:59on sait qu'elle a une sensibilité plutôt de gauche,
07:00d'ailleurs elle vit avec un homme qui est plutôt à gauche,
07:02bon très bien,
07:04mais par ailleurs on considère que c'est une bonne journaliste,
07:06soit on considère que c'est pas une bonne journaliste,
07:08et on lui dit qu'il faut que tu changes de métier,
07:10et ça arrive,
07:11on peut tout à fait vivre sans être journaliste
07:12et sans faire de la télévision,
07:14c'est pas la fin du monde non plus.
07:16Mais ce côté,
07:18tu peux faire le 20h,
07:19mais pas une émission débat,
07:21et puis alors peut-être pas à 20h,
07:23mais à 23h ça peut le faire,
07:25et alors du coup comment ça va se passer
07:26s'il lui fait campagne
07:28et qu'elle est à ses côtés sur les photos
07:30comme la semaine dernière dans Paris Match je crois,
07:34là ça pose pas de problème,
07:35ou bien il va te dire
07:36à partir du moment où je fais campagne,
07:38plus jamais mon épouse,
07:40je sais pas s'ils sont mariés ou pas,
07:41ou ma compagne,
07:42ne sera prise en photo à côté de moi
07:45pour ne pas troubler le téléspectateur,
07:48on prend vraiment les gens pour des imbéciles,
07:51on prend vraiment les lecteurs
07:52pour des abrutis complets
07:54qui ne comprennent rien
07:56ni à la vie de couple,
07:57ni aux médias,
07:58ni à la façon dont sont les choses.
08:00Moi je suis sidéré par ce genre de débat.
08:04Et je retiens de cet échange aussi
08:07ce terme effectivement d'hypocrisie
08:09avec une décision un petit peu quand même
08:11en demi-teinte.
08:12Merci beaucoup Françoise
08:14d'avoir été avec nous sur CNews
08:16et sur Europe.
08:17On va parler maintenant d'international
08:19avec le Portugal
08:20qui promulgue donc une loi
08:22qui interdit le port du voile intégral
08:24dans l'espace public.
08:26On voit d'abord les faits
08:27avec Thibaut Marcheteau.
08:29C'est le président portugais
08:31Antonio José Segurro
08:32qui a promulgué cette loi.
08:34Votée par le Parlement
08:35en juillet dernier,
08:36elle interdit donc
08:37le port du voile intégral
08:38dans l'espace public
08:39et toute forme de dissimulation du visage.
08:42Dans un communiqué,
08:43le chef de l'État s'est expliqué.
08:45Le visage doit être considéré
08:47comme un élément central
08:48dans l'identité
08:49et de la communication humaine.
08:50L'ancien dirigeant du Parti Socialiste
08:52a toutefois reconnu
08:53qu'il s'agissait
08:54d'un sujet de grande sensibilité
08:55sociale et culturelle.
08:57La loi interdit
08:58le port de vêtements
08:58destiné à dissimuler le visage
09:00ou empêcher son identification
09:01dans les espaces publics,
09:03ainsi que toute contrainte
09:04imposant à une personne
09:05de se couvrir le visage
09:06pour des motifs
09:08liés notamment au genre,
09:09à la religion,
09:10à l'âge ou à l'origine.
09:11En cas de non-respect de la loi,
09:13les contrevenants s'exposent
09:14à des amendes
09:15comprises entre 150 et 3000 euros.
09:17En France,
09:18le port du voile intégral
09:19dans l'espace public
09:20est également interdit
09:21depuis la loi
09:22du 11 octobre 2010.
09:24On va en parler
09:25avec Pierre-Hugues Barré,
09:27docteur Androis.
09:28Bonjour et merci
09:28d'être avec nous.
09:30Le reportage
09:31qu'on vient d'entendre
09:32de Thibaut Marchoteau
09:33le rappelle.
09:33En France,
09:34en théorie,
09:35depuis 2010,
09:36maintenant,
09:37nous avons la même législation
09:39et pourtant,
09:39on se rend compte,
09:41notamment dans un certain
09:42nombre de rues
09:43ou de quartiers,
09:43que cette législation
09:44n'est pas appliquée
09:46ou en tout cas
09:46pas respectée.
09:48C'est une législation
09:49qui est difficile
09:50à mettre en œuvre
09:52et d'autant que
09:53les amendes
09:54concernant le port
09:55de la burqa
09:56sont extrêmement modestes
09:57sauf si vous imposez
09:58le port de la burqa
09:58à quelqu'un d'autre.
09:59Dans ce cas,
10:00l'amende est bien supérieure.
10:02Mais en réalité,
10:03on se rend compte tout de même
10:04que la Belgique,
10:06en 2011,
10:07donc un an après nous,
10:08a adopté
10:09l'interdiction
10:09du port de la burqa
10:10en tout cas
10:11du fait de se masquer
10:12intégralement
10:12dans l'espace public,
10:13la Suisse l'a fait
10:14très récemment
10:15par référendum,
10:15désormais le Portugal le fait.
10:17Donc on constate
10:17que dans toute l'Europe,
10:18il y a tout de même
10:18ce mouvement-là
10:19qui consiste d'une certaine
10:20manière à essayer
10:21de changer les mœurs
10:23des nouvelles populations
10:24qui arrivent en Europe
10:25en tentant de leur imposer
10:26un mode de vie
10:26à l'européenne.
10:27On verra si dans les faits
10:29ça s'applique
10:30et ça peut être mis en œuvre.
10:31Mais bon,
10:31on constate qu'il y a tout de même
10:32ce grand mouvement européen
10:35qui en quelque sorte
10:36contredit une approche
10:37davantage en l'eau saxonne,
10:38par exemple dans quelques pays
10:39scandinaves,
10:40en Angleterre ou au Canada.
10:42Lorsque vous êtes membre
10:43de la police nationale,
10:44vous pouvez porter le hijab
10:45puisque les uniformes
10:46sont taillés sur mesure
10:47ou lorsque vous êtes sikh
10:48pour pouvoir porter
10:48votre turban.
10:49Donc dans ces pays-là,
10:51il y a une volonté
10:51en quelque sorte
10:52de permettre aux musulmans
10:53d'intégrer l'intégralité
10:54des strates de l'État
10:56sans changer d'un iota
10:57leur mode de vie.
10:58Et puis il y a aussi
10:59une vision plus française
11:00de neutralité
11:01dans l'espace public
11:02qui tend à s'imposer
11:04en Europe continentale
11:05et donc ça me semble
11:06être un mouvement positif.
11:07Ce qui est intéressant
11:08et ce qui serait intéressant
11:09aussi d'observer,
11:10c'est de voir si
11:11et au moment où on se parle,
11:13on regarde un petit peu
11:14les pays qui sont justement
11:16sur cette même législation
11:17qui ont déjà interdit
11:19le port des voiles intégrants,
11:21on peut parler du Danemark,
11:22des Pays-Bas,
11:22de la Belgique,
11:23du Luxembourg,
11:23de la Suisse,
11:24de l'Autriche
11:24et donc maintenant du Portugal,
11:27c'est de comparer aussi
11:28avec ce qui se passe
11:28avec nos voisins
11:30ou collègues
11:30de l'Union Européenne.
11:32Nous, ça ne fonctionne
11:33pas très bien chez nous.
11:35Dans les autres pays
11:36qui ont déjà
11:37cette législation,
11:38est-ce qu'on sait
11:39si c'est vraiment respecté
11:40ou si c'est les mêmes complexités
11:42que sur notre territoire ?
11:44Écoutez,
11:45je n'ai pas de raison
11:45de penser qu'en Belgique,
11:46par exemple,
11:47ce serait davantage respecté
11:49qu'en France.
11:49Je pense même
11:49que les difficultés
11:50sont encore plus grandes.
11:51Mais on peut tout de même
11:52saluer les tentatives
11:53du législateur
11:54de s'y opposer
11:55puisque je vous rappelle,
11:56aujourd'hui,
11:56ça semble à peu près normal
11:58en France
11:58d'avoir interdit
11:59le port du voile intégral.
11:59Il faut se souvenir
12:00qu'en 2010,
12:01il n'y avait pas encore
12:01LFI dans nos assemblées,
12:03mais la gauche
12:05ironisait sur la loi
12:06évoquant des policiers
12:07qui poursuivraient
12:08des touristes saoudiennes
12:10sur les Champs-Elysées.
12:11Et le Conseil d'État
12:12lui-même
12:12s'était opposé
12:13à la loi
12:14à deux reprises.
12:14Le Premier ministre
12:15lui avait confié
12:16une étude d'une part
12:16et d'autre part
12:17dans son avis
12:18sur le projet de loi
12:19gouvernemental.
12:19Le Conseil d'État
12:20avait dit
12:20qu'une interdiction
12:21générale et absolue
12:22n'était pas possible,
12:23que la France
12:24serait condamnée
12:25par la CEDH
12:26et que le Conseil
12:27constitutionnel
12:28de toute manière
12:28allait censurer la loi.
12:29Or c'est faux,
12:30la loi a été à la fois
12:31approuvée par le Conseil
12:32constitutionnel
12:32avec une petite réserve
12:33d'interprétation
12:34concernant les lieux de culte,
12:35ce qui montre d'ailleurs
12:36un peu l'hypocrisie du projet
12:37puisque quand on parle
12:38du fait de ne pas porter
12:40une tenue qui dissimule
12:41son visage dans l'espace public,
12:42bien sûr on vise la burqa
12:43et le Conseil constitutionnel
12:45ne s'en est pas trompé
12:46sinon il n'aurait pas prévu
12:47une réserve d'interprétation
12:48pour les lieux de culte.
12:49Je clôt la parenthèse
12:50et la CEDH
12:51quelques années plus tard
12:52l'a également validé
12:53au titre du respect
12:54des normes minimales
12:56de la vie en société.
12:57On ne peut pas faire société
12:58si je puis dire
12:59dès lors qu'il y a des gens
13:00qui sont déguisés en fantôme
13:02pour reprendre l'expression
13:03de Jean-Luc Mélenchon
13:03en 2010.
13:04Oui effectivement,
13:05ces propos d'ailleurs
13:06qui sont en train
13:06de refaire surface aussi
13:09un peu sur les réseaux sociaux.
13:10Merci Pierre-Hugues Barré,
13:12docteur en droit.
13:13Raphaël Saint-Ville,
13:14on verra ce que ça donne
13:15au Portugal
13:16mais on voit bien
13:16qu'en France
13:18pour ceux qui n'ont pas envie
13:19de respecter cette interdiction,
13:20ils ne respectent pas
13:22ces interdictions
13:22et il ne se passe
13:23pas grand-chose.
13:24Peut-être que les forces
13:25de l'ordre ont aussi
13:25du mal à intervenir
13:26sur ce genre de problématiques
13:28mais le voile intégral
13:29factuellement
13:30n'est pas absent de nos rues.
13:32Non, c'est bien là le problème.
13:33C'est-à-dire qu'effectivement
13:34il y a un mouvement européen
13:35qui vise à interdire,
13:37limiter en tout cas
13:38dans un certain nombre
13:39de pays
13:40la possibilité
13:41du voile intégral
13:42et pour autant
13:43on n'a jamais vu
13:44autant de femmes
13:47portant le voile intégral
13:49que ces dernières années
13:50qu'il s'agisse de la France
13:51ou d'autres pays européens.
13:53Donc on voit
13:53les limites
13:54de ces lois
13:56qui souvent
13:56ne sont pas appliquées
13:57mais parce que
13:58le nombre fait
13:59qu'aujourd'hui
14:01cette possibilité
14:02d'appliquer la loi
14:03est rendue
14:04presque impossible.
14:06J'en veux juste
14:06pour un exemple.
14:08Jean-François Copé
14:09qui est le promoteur
14:11de cette loi
14:12en France
14:13elle lui-même
14:14admis
14:16ces derniers temps
14:17au lendemain
14:18des municipales
14:19à Meaux
14:20la possibilité
14:22que des femmes voilées
14:23puissent participer
14:24au conseil
14:25municipal.
14:26C'est le signe
14:29que finalement
14:30le problème
14:30c'est moins le voile
14:32que cette immigration
14:34incontrôlée
14:35qu'aujourd'hui
14:35accueille
14:36sans pouvoir
14:38finalement la contenir
14:39la France
14:41et d'autres pays européens
14:42et qui est une immigration
14:43d'origine
14:46principalement
14:46en tout cas
14:47maghrébine
14:48ou subsaharienne
14:49qui arrive
14:50avec ses valeurs
14:51avec ses us et coutumes
14:52sans que nous soyons
14:53en mesure
14:54et en capacité
14:55parce qu'on ne veut pas
14:56les assimiler
14:56parce qu'on ne veut pas
14:58les braquer
15:01un changement
15:02un mode de vie
15:03à l'européenne.
15:04Michel Aubon
15:05sur la difficile
15:06application
15:07de cette loi
15:08on sait aussi
15:09à quel point
15:10c'est un sujet
15:10tabou pour certains
15:12inflammable pour d'autres
15:13et sans doute
15:14que même s'il y a
15:15l'interdiction du voile intégral
15:17certains ont dû intégrer
15:18l'idée qu'il vaut mieux
15:19laisser faire
15:20en réalité
15:20que d'aller se battre
15:22pour pénaliser
15:23des femmes
15:24qui portent le voile intégral.
15:25Sans doute
15:26mais il faut revenir
15:27à la loi de 2010
15:29il se trouve
15:30que j'étais directeur
15:31à l'époque
15:31et donc j'ai participé
15:32à l'élaboration
15:33de ce concept
15:34et le concept
15:35en question
15:35c'est la dissimulation
15:36du visage
15:36c'est ça
15:37et d'ailleurs
15:38c'est le même concept
15:39que reprennent
15:42nos amis portugais
15:43donc la question
15:44c'est pas le voile
15:45lui-même
15:46c'est la dissimulation
15:47du visage
15:48on a un problème
15:49dans la dissimulation
15:50du visage
15:50c'est qu'on l'a réautorisé
15:52pour le Covid
15:52avec les masques
15:53et qu'aujourd'hui
15:54c'est assez compliqué
15:55de dire
15:56à ceux qui portent
15:58un masque
15:58parce que
15:59globalement
16:00c'est plutôt le masque
16:00qui est utilisé
16:01en plus du voile
16:02qui permet de cacher le visage
16:04pour quelle raison
16:05vous portez un masque
16:06et qui est autorisé
16:07à le faire
16:08qui n'est pas autorisé
16:08à le faire
16:09et vous voyez
16:09en France
16:10et d'ailleurs
16:10j'étais en Italie
16:11c'est la même chose
16:12de plus en plus
16:13de gens qui portent
16:14un voile
16:15à des fins
16:17thérapeutiques
16:17peut-être
16:18en tout cas
16:18qui sont
16:19qui sont assez compliqués
16:21sur la dissimulation
16:23totale du visage
16:23il faut quand même
16:24dire les choses
16:25c'est que
16:26ce que j'avais vécu
16:27dans les banlieues
16:28quand j'étais dans l'Essonne
16:29c'est-à-dire
16:30le burqa
16:30la burqa
16:32afghane
16:32avec complètement
16:33qui cache totalement
16:34le visage
16:35avec simplement
16:36une sorte de grille
16:38sur les yeux
16:39qui permet de voir
16:39l'extérieur
16:40ou même
16:41le voile intégral
16:43c'est-à-dire
16:43qui cache tout
16:44et dont la femme
16:45ne voit la réalité
16:46qu'à travers un voile
16:47ça
16:48ça a totalement disparu
16:49aussi
16:49quand même
16:50ou plutôt quand même
16:51donc ça a disparu
16:53donc au moins
16:53la loi a eu cet effet-là
16:55parce qu'on aurait eu
16:55la multiplication
16:56de ce type de voile
16:58si on avait
16:59laissé faire
17:00voilà
17:00donc on n'est pas
17:01on n'est pas encore très clair
17:02sur ce qu'on admet
17:03ce qu'on n'admet pas
17:05et les européens réfléchissent
17:06je rappelle quand même
17:07que la commission européenne
17:09a fait une grande campagne
17:10de publicité
17:10sur le voile lui-même
17:12étant considéré
17:14comme un vêtement
17:17ou comment dire
17:19ou un vêtement
17:20qui aujourd'hui appartient
17:22à l'espace culturel européen
17:24donc c'est assez compliqué
17:26d'intervenir
17:26après c'est vrai
17:27vous avez raison
17:28c'est très compliqué
17:29pour la police
17:30en particulier
17:30d'intervenir
17:31quand il s'agit de femmes
17:32et encore plus
17:33dans des quartiers
17:33où déjà c'est difficile
17:35d'intervenir tout court
17:36la position de la gauche
17:38aussi
17:39Michel Fayet
17:40elle est intéressante
17:41parce que
17:41au Portugal
17:43et également
17:43la gauche
17:44s'est opposée
17:44à cette mesure
17:45cette gauche très féministe
17:47qui systématiquement
17:48défend le port
17:49du voile intégral
17:51on n'est pas
17:51à une contradiction
17:52très certes
17:53mais ça semble
17:54totalement opposé
17:55à leur valeur
17:56normalement
17:56oui bien sûr
17:57mais on sait que
17:58la gauche en Europe
17:58est devenue malheureusement
17:59une gauche qui s'appuie
18:01sur un nouveau prolétariat
18:02qui serait justement
18:03tous ces immigrés
18:04d'origine musulmane
18:05qui viennent en Europe
18:07mais plus largement
18:09je pense qu'il y a
18:09une véritable erreur
18:10d'analyse
18:11de la part des dirigeants
18:12européens
18:12sur la question du voile
18:14parce que c'est vrai
18:15il y a eu cette étude
18:17cette loi
18:18qui a été faite
18:19sur la base
18:19il faut que le visage
18:21soit visible
18:21d'une manière
18:22ou d'une autre
18:23et il y en a d'autres
18:24qui nous disent
18:24que le voile
18:25c'est une question
18:26de supériorité
18:27de l'homme
18:27sur la femme
18:28et donc
18:28il faut remettre
18:29en cause cela
18:30mais en réalité
18:30le voile islamique
18:31ça va au-delà
18:32de ça
18:32en réalité
18:34le voile islamique
18:34si vous regardez
18:35les textes islamiques
18:36ça repose sur le fait
18:37de distinguer
18:38la femme libre
18:39de la femme esclave
18:41la femme libre
18:42devant se voiler
18:42et la femme esclave
18:43devant être non-voilée
18:45dénudée de la tête
18:46et même dénudée
18:47du haut du corps
18:48c'est ce que disent
18:49les textes islamiques
18:50et il est dit justement
18:51que la femme
18:52qui est voilée
18:53on ne doit pas la toucher
18:54parce que c'est la femme
18:55musulmane
18:55c'est la femme libre
18:56c'est la femme
18:57qu'on doit respecter
18:58et la femme esclave
18:59celle qui n'a rien
19:01sur la tête
19:01qui est dévectue
19:02celle-ci
19:03on peut l'agresser
19:03on peut même
19:06du coup
19:06si on va jusqu'au bout
19:07de l'agression
19:08la violer
19:09donc en réalité
19:10le vrai débat
19:11le vrai sujet
19:12c'est est-ce que
19:13les dirigeants européens
19:14connaissent l'islam
19:16et les textes islamiques
19:17ou ne les connaissent pas
19:18et donc font des lois
19:19de manière complètement
19:21naïve
19:21ou à côté
19:23de ce que ça implique
19:24parce que
19:25quand on entend
19:26parfois dans les débats
19:27oui
19:27mais le voile islamique
19:28d'un côté
19:29mais alors il faut parler
19:30aussi de la
19:30de la kippa
19:31il faut parler aussi
19:32du voile des religieuses
19:33on met tout dedans
19:34du coup après
19:34non non non
19:35ça n'a aucun sens
19:36parce que le voile islamique
19:37a une signification
19:38que les autres n'ont pas
19:39le voile islamique
19:40encore une fois
19:41c'est la distinction
19:42entre la femme libre
19:43et la femme esclave
19:44la femme esclave
19:45ne devant pas porter le voile
19:47et donc peut être agressée
19:49donc il y a une question
19:49de sécurité
19:50aujourd'hui
19:51quand on met
19:52quand on permet
19:52à des femmes
19:53d'être voilées
19:54on est en train de mettre
19:55une cible dans le dos
19:56de toutes les femmes
19:57qui ne le sont pas
19:57oui évidemment
19:58et on va changer de sujet
20:00même si malheureusement
20:02on s'en rapproche
20:03je le disais dans l'édito
20:04le gouvernement
20:05de Pedro Sanchez
20:06qui veut mettre en place
20:07des mesures d'urgence
20:08et donc
20:08qui demande de transférer
20:10de manière urgente
20:11500 jeunes migrantes
20:13arrivées à Ceuta
20:14plusieurs régions sur place
20:15refusent de les accueillir
20:18Raphaël Stainville
20:19on voit bien en fait
20:20la situation devenue ingérable
20:22il est question quand même
20:23de leur sécurité sexuelle
20:24pour les envoyer en Espagne
20:26et qu'elles ne restent pas
20:27à Ceuta
20:28là on parle de 500 personnes
20:29500 jeunes
20:31les provinces espagnoles
20:32ne veulent pas les récupérer
20:33et l'Union Européenne
20:34a dit
20:35même les mineurs
20:36il faut les renvoyer
20:36d'où ils viennent
20:37oui mais
20:38d'une certaine manière
20:39cette situation
20:39elle était écrite
20:41à l'avance
20:42sitôt que
20:43nous avons assisté
20:45à cette vague
20:46et ce chaos
20:47Migratawar
20:47qui s'est installé
20:48à Ceuta
20:49on savait que
20:51pour s'agissant
20:52des mineurs isolés
20:53ils seraient
20:54répartis en Espagne
20:56avant peut-être demain
20:57de rejoindre d'autres pays
20:58par leurs propres moyens
20:59mais d'une certaine manière
21:01pour le coup
21:03dans la mesure
21:04où l'Espagne
21:04se montre incapable
21:05de les renvoyer
21:07au Maroc
21:08comment voulez-vous
21:10qu'il en soit autrement
21:11aujourd'hui
21:12on a déjà
21:1215 viols présumés
21:15qui ont été subis
21:17par ces jeunes filles
21:18qui sont offertes
21:20finalement
21:21à ces jeunes hommes
21:22qui pour beaucoup
21:27finalement
21:27les voient
21:28comme des proies
21:29faciles
21:30c'était des scènes
21:31qui ont été décrites
21:32par Thibaut Marcheto
21:32qui était à Ceuta
21:33où ces mineurs
21:36isolés
21:36se cachaient
21:38sous les roues
21:39de voitures
21:41de police
21:42pour tenter
21:43d'échapper
21:44à leurs agresseurs
21:45donc oui
21:46il y a quand même
21:46une urgence
21:47à garantir
21:49la sécurité
21:49de ces jeunes filles
21:50mais voilà
21:51c'est parce qu'on a été
21:52dans l'incapacité
21:53de préserver
21:55nos frontières
21:56qu'aujourd'hui
21:56nous en sommes
21:58réduits
21:59à un devoir
22:00d'humanité
22:01envers ces jeunes filles
22:04et assurer
22:05des conditions décentes
22:06pour finalement
22:06qu'elles puissent vivre
22:08Il nous reste très peu de temps
22:09mais Michel Auboin
22:10là-dessus
22:10la question en plus
22:12et on le sait
22:12la problématique des mineurs
22:13non accompagnée
22:14est extrêmement complexe
22:15on a aujourd'hui
22:16l'Union Européenne
22:16qui leur dit
22:17rentrez chez vous
22:18mais s'ils ne le veulent pas
22:19on n'aura aucun moyen
22:20évidemment de leur imposer
22:21Oui
22:22si le veulent pas
22:23c'est très compliqué
22:23ceci dit
22:24il faut quand même
22:24s'interroger
22:25pour savoir
22:25qui sont ces mineurs
22:26et d'où elles viennent
22:27parce que
22:28si elles viennent du Maroc
22:30c'est quand même
22:30assez étonnant
22:31qu'il y ait des jeunes filles
22:33parce qu'on parle
22:33d'âge
22:34d'enfants
22:35de grands enfants
22:3610 à 12 ans
22:38qui se sont retrouvées
22:40seules
22:41à passer la frontière
22:42entre le Maroc
22:44et Ceuta
22:45donc
22:46est-ce que
22:48parce que ces jeunes filles
22:49a priori ont des familles
22:50et que l'Espagne
22:51qui entretient de bonnes relations
22:52avec le Maroc
22:53qui est quand même
22:53un pays respectable
22:55serait peut-être en capacité
22:56de renvoyer
22:57les jeunes filles en question
22:58dans leur famille
22:59si elles ne sont pas
23:00dans des familles
23:01c'est qu'elles sont à la rue
23:02déjà en difficulté
23:03et après
23:04ce que disait
23:05Michel Le Fayet
23:06tout à l'heure
23:06est juste
23:07c'est-à-dire qu'effectivement
23:08puisqu'elles ne sont pas voilées
23:09puisqu'elles ont franchi l'eau
23:10la mer
23:11etc
23:11elles sont à la merci
23:12de tous les autres
23:13c'est ça
23:14alors dans ces mineurs
23:16il y a aussi des mineurs
23:17qui viennent
23:17des pays
23:18d'Afrique subsaharienne
23:19parce que dans les migrants
23:20il y en avait aussi
23:21un certain nombre
23:21et elles à mon avis
23:23comme malheureusement
23:24dans tous les cas de migration
23:26les jeunes femmes
23:27qui circulent
23:28sont les proies
23:29de tous les autres migrants
23:30c'est le moment
23:31de saluer
23:32nos auditeurs
23:33d'Europe 1
23:34merci de nous avoir suivis
23:35tout de suite
23:35vous retrouvez
23:36Julien Pichnet
23:38quel est le programme
23:38bonjour Julien
23:39d'abord
23:39et quel est le programme
23:40de l'émission aujourd'hui

Recommandations