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  • il y a 5 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, sept dispositions de la loi Ripost censurées.

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00:00Les invités qui vont m'accompagner pendant cette émission, Judith Vintrault, bonjour.
00:03Bonjour Elodie.
00:04Grand reporter Raphaël Saint-Ville, bonjour.
00:06Bonjour Elodie.
00:06Jean-Alice au JDD et Jean-Pierre Colombiès, bonjour.
00:09Bonjour.
00:09Ancien commandant de police.
00:11On va commencer avec cette fameuse loi Riposte, celle qui doit répondre à la délinquance du quotidien.
00:18Le Parlement a adopté définitivement cette loi, mais le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition.
00:24Des articles notamment importants pour les syndicats policiers, pour ceux qui sont sur le terrain.
00:30C'est le syndicat Alliance notamment qui est monté au créneau pour dénoncer.
00:34Vous voyez, c'est sept dispositions qui sont censurées, notamment la fermeture des commerces défaillants dans la vente de mortiers,
00:41la pseudonymisation des collègues ou bien encore l'interdiction de permission de sortie pour le crime organisé.
00:47On fait le point d'abord avec Anne-Charlène Lutin et Inès Alican.
00:52La loi Riposte, validée pour l'essentiel, mais sept dispositions sont censurées par le Conseil constitutionnel.
01:00Parmi les principales mesures retoquées, la fermeture administrative de magasins commercialisant des mortiers d'artifices en cas de contrôle,
01:08la destruction dans la journée d'un véhicule ayant pu servir à un rodéo motorisé,
01:13l'interdiction de permission de sortie pour les détenus placés dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée.
01:20Le Conseil censure également les dispositions destinées à faciliter la pseudonymisation des agents intervenant lors de la procédure pénale.
01:29Le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition de la loi, il l'a vidé en partie de son sens, pas
01:37complètement,
01:37mais il a affaibli encore une fois l'action de la police.
01:41Ça fragilise quoi ? L'action des policiers, ça fragilise l'état de droit dont la première des obligations c
01:47'est de protéger les citoyens.
01:49Mais c'est surtout la protection des policiers qui inquiète les syndicats,
01:53la disposition leur permettant de protéger leur identité dans certaines procédures.
01:58Cette disposition, je le répète, était destinée à protéger nos collègues
02:04en mettant sur un procès verbal un numéro d'identification et pas un nom ou prénom pour les protéger ainsi
02:12que leur famille.
02:13Pour le syndicat, ces dispositions doivent être réintroduites
02:16et demandent au gouvernement et au Parlement de revoir leur copie.
02:21On va en parler avec Jean-Christophe Couvy. Bonjour secrétaire national pour Unité Police.
02:25On va regarder dans le détail, mais d'abord, sur l'esprit global, Jean-Christophe Couvy,
02:30on voit finalement la déception et la colère des forces de l'ordre qui sont sur le terrain.
02:36On avait une loi qui devait répondre à l'ensemble, entre guillemets, de la délinquance du quotidien
02:42et malheureusement, avec toutes les dispositions censurées,
02:45on s'éloigne un petit peu de l'esprit justement de cette loi
02:48et de ce que voulait le ministre de l'Intérieur.
02:52On s'éloigne aussi de ce que veulent les Français, en fait.
02:54Parce que quand vous montez les lois, vous votez les lois
02:58et vous tenez compte aussi de ce que demandent les Français, la société,
03:01et que derrière, effectivement, il y a un Conseil des sages qui détricote tout
03:05et surtout qui ne tient pas en compte de la protection des policiers.
03:09Les policiers attendent quoi de l'État ?
03:11Protection et reconnaissance.
03:12Aujourd'hui, on n'a que dalle.
03:13Donc aujourd'hui, la protection et la reconnaissance, je vous le dis,
03:16on voit bien quand on ne demande pas grand-chose quand même,
03:18on demande juste à être protégé.
03:20On voit bien que même ça, encore une fois, on n'arrive pas à l'avoir
03:23parce qu'on a une Intelligentsia qui a décidé
03:26qu'on ne vive pas la même vie que nous sur le terrain
03:29et donc forcément, ils ne comprennent pas nos attentes.
03:33Moi, j'ai encore en tête Magnonville avec les collègues
03:35où des saletés sont venus chez eux pour les tuer devant leurs enfants, etc.
03:42Ils avaient réussi à retrouver justement les adresses de nos policiers.
03:45Moi, je vois tous les jours au syndicat des policiers
03:49qui demandent à être mutés parce qu'on a le nom de leurs femmes,
03:52des enfants qui sont inscrits sur des murs et qui sont protégés.
03:55On trouve des cartouches, nous aussi, dans les boîtes aux lettres.
03:57Il n'y a pas que les maires ou le maire d'Alès qui est menacé.
03:59Les policiers sont menacés.
04:01Et donc, en fait, on demande juste que la société a bougé, a changé.
04:04On a une criminalité qui, on le voit tous les jours avec le narcotrafic,
04:07n'hésite plus à tirer et à tuer des gens avec des contrats sur TikTok.
04:13Et nous, on a des sages qui décident, effectivement, de dire
04:15« Non, en fait, ce n'est pas constitutionnel de mettre un numéro de matricule. »
04:19Alors, juste pour rappel, sur les timbres à mandes,
04:21quand vous prenez un PV, entre guillemets,
04:23il n'y a pas notre nom et notre adresse et notre numéro de téléphone.
04:25C'est juste un matricule.
04:26Et là, par contre, ça passe crème.
04:27Vous voyez, en fait, encore une fois, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
04:30Je voudrais qu'on regarde aussi des dispositions en particulier.
04:34Comme vous le disiez, la délinquance, elle a évolué.
04:37Il y a certains sujets dont on parle souvent, d'ailleurs, avec vous, Jean-Christophe Couvy,
04:40sur les mortiers, censurer la fermeture des commerces défaillants dans la vente de mortiers,
04:45censurer aussi l'amende forfaitaire délictuelle pour détention d'engins pyrotechniques,
04:50comme est censurer la destruction accélérée des véhicules de rodéo.
04:54Les rodéo, les mortiers, on sait à quel point ce sont des fléaux.
04:58Et on a donc un conseil constitutionnel qui estime qu'on ne va pas faire plus pour lutter contre.
05:05On en parle sans arrêt avec vous.
05:07Et ces mortiers, souvent d'ailleurs, qui servent à viser les forces de l'ordre
05:10et à blesser, voire tuer des policiers ou des gendarmes.
05:14Oui, parce qu'en fait, aujourd'hui, le droit des auteurs, entre guillemets, des prévenus,
05:19est plus important pratiquement que le droit des victimes.
05:21C'est-à-dire qu'on se préoccupe plus des auteurs, justement,
05:24d'utilisation de mortiers d'artifices sur les policiers que les policiers même qui sont blessés.
05:29En fait, on inverse les valeurs.
05:30Mais ça, ça fait depuis des années qu'on inverse les valeurs.
05:32Et aujourd'hui, en fait, on se rend compte qu'on est une société qui demande à bouger.
05:36Des gens qui demandent, justement, à faire évoluer.
05:38C'est insupportable de voir tous les jours mes collègues se faire lancer des mortiers d'artifices,
05:44blessés, avoir des acouphènes, des brûleurs graves, etc.
05:47Tous les jours, en fait, vous le voyez, vous allez dans la région parisienne.
05:51L'autre jour, c'est une gendarmerie qui a été victime de ces jets de mortiers.
05:56Et en fait, on a, encore une fois, l'État qui reste, j'allais dire, un peu immobile et tétanisé
06:01par rapport à ça,
06:02en disant, mais qu'est-ce qu'on doit faire ?
06:03Oui, il ne faut surtout pas s'affoler, il faut garder le calme et dire que tout est sous contrôle.
06:07Et en fait, non, je vous le dis, ce n'est pas sous contrôle.
06:09Et nous, on le voit tous les jours, on a des nouveaux faits qui s'aggravent.
06:14Et les policiers, aujourd'hui, on aura le bol.
06:16Donc, je vous le dis, je l'ai dit hier, en septembre, je pense que la rentrée sociale va être
06:20compliquée pour le gouvernement.
06:22Quand vous allez avoir des policiers dans la rue, des pompiers dans la rue,
06:24et peut-être même d'autres corps de fonctionnaires, je peux vous dire qu'ils vont passer un mauvais quart
06:28d'heure.
06:29Jean-Christophe Couvy, vous allez rester avec nous, s'il vous plaît,
06:31parce qu'on va parler d'une affaire du côté de Montpellier, mais je vais faire réagir également le plateau.
06:36Jean-Pierre Colombiès, on entend évidemment la colère de ces policiers, de ces gendarmes,
06:41parce qu'on leur promettait une loi aussi pour les protéger, protéger leurs moyens d'action,
06:46les renforcer, protéger aussi leur anonymat.
06:50Et finalement, le Parlement dit oui, mais le Conseil constitutionnel leur dit,
06:54eh bien non, ça ne se passera pas aussi facilement.
06:56Oui, et puis c'est logique.
06:58Alors, je vais peut-être contrarier les deux précédents intervenants,
07:00mais quand une loi est mal rédigée, mal faite, mal préparée, mal anticipée, c'est ce qui arrive.
07:05Voilà, on va être très clair.
07:05Ça arrive de plus en plus souvent.
07:06Oui, mais c'est tout le problème.
07:08À partir du moment où vous bricolez des textes de loi comme ça, pour, je dirais, calmer,
07:12justement, ça a été dit, il y a une rentrée sociale qui va être compliquée.
07:15Donc, on essaie de calmer les syndicats de police en disant, on va rester copains,
07:19je simplifie le débat, surtout, surtout, ne soyez pas trop, je dirais, réactifs à une rentrée
07:25qui va être très complexe.
07:26Mais ils ont des raisons d'être en colère, mais aussi parce qu'on a trop longtemps
07:30accompagné des politiques du ministère de l'Intérieur qui étaient totalement contre-productives,
07:36notamment dans le cadre de la relation opinion publique-population-police.
07:39Ça, c'est un point technique sur lequel il ne faut surtout pas mettre de côté.
07:45Mais le vrai problème, je lisais les interdictions, mais c'est logique que ce soit censuré,
07:49c'est n'importe quoi.
07:50Le fait de détenir un mortier ne fait pas de vous un délinquant.
07:54C'est son usage.
07:55Or, le problème, c'est l'usage qui est mal réprimé.
07:58On en revient toujours au même problème.
07:59Donc, on aurait dû rédiger la loi différemment pour préciser un petit peu.
08:02Mais c'est surtout appliquer la loi, déjà, qui existe.
08:04C'est-à-dire que lorsque vous tirez avec un mortier sur un policier, un membre des forces
08:08de l'ordre, eh bien, il y a un code pénal.
08:11Il se trouve que ça peut paraître bête à rappeler.
08:13Il y a un code pénal qui peut amener à une condamnation.
08:16Et cette condamnation doit être effective.
08:18C'est-à-dire que quelqu'un qui tire sur un policier, eh bien, s'il était incarcéré,
08:22il n'y a pas de scandale.
08:23Et ce n'est pas la peine de créer une surlégislation parfaitement inutile que l'on sait être censurable.
08:31Donc là, jouer les indignés.
08:32Moi, je veux bien qu'on joue les indignés.
08:33C'est pas normal, on ne protège pas les policiers.
08:35Sauf que ça fait un petit moment que ça dure.
08:37Que les gens ne sont pas incarcérés ou qu'ils sont relâchés à l'issue de garde à vue
08:41qui dure au maximum 48 heures.
08:43Il est là, le scandale.
08:45Et ce n'est pas nous allons faire des manifestations à deux francs six sous, devant le Parlement,
08:48pour demander la tête des magistrats, ou lutter contre les injustices du ministère de la Justice,
08:53qu'on ne progresse pas.
08:54Ça, c'est quelque chose que je dénonce depuis très longtemps,
08:57en dénonçant la démagogie de l'action des syndicats de police,
08:59qui ne voient pas plus loin que le bout de l'ornée, et qui s'imaginent...
09:02C'est le rôle aussi du syndicat qui a un certain nombre de revendications.
09:05Non, c'est le rôle de réfléchir.
09:06Réfléchir à, justement, aux conséquences ou à la faisabilité de textes de loi que l'on sait.
09:11Jean-Pierre, que des articles aient pu être retoqués par le Conseil constitutionnel
09:15et au motif que la loi a été mal rédigée, ce n'est pas un problème.
09:18Mais là, vous répondez d'une certaine manière,
09:20pas tout à fait aux critiques qui sont adressées par les syndicats de police.
09:24Lorsqu'ils parlent de leur exaspération,
09:27de voir leur revendication sur l'anonymisation des policiers, en quoi...
09:33Mais parce que c'est un vieux serpent de mer,
09:35et on sait très bien que le ministère de la Justice ne validera jamais.
09:38Et pourquoi ?
09:38Oui, mais il serait peut-être temps de le faire.
09:39On voit aussi que les menaces contre les policiers et leurs familles,
09:41elles évoluent. Enfin, les policiers et les gendarmes, bien sûr.
09:44Je vais vous répondre, il n'y a pas que des voyous
09:47qui sont auditionnés par des policiers.
09:49Vous, en tant que citoyen, vous avez quand même le droit de savoir
09:52qui est en face de vous.
09:53Et donc, ce principe d'anonymisation ne peut pas fonctionner.
09:57On va être très clair.
09:58C'est quoi cet État où vous avez des documents administratifs
10:02ou judiciaires anonymes ?
10:04Enfin, je veux dire, à un moment donné, il faut être sérieux.
10:06Alors, le collègue faisait référence à Magnanville.
10:09Enfin, je veux dire, rien que d'en parler,
10:10ça met un peu les foies, quelque part.
10:13Parce qu'on n'a jamais vu pire.
10:15Franchement, on n'a jamais vu pire.
10:16Mais parce qu'on a laissé se dégrader aussi
10:18une situation qu'on ne maîtrise plus.
10:21Tout simplement.
10:22Donc, durcir des lois, alors qu'on a déjà des lois,
10:24qu'on a déjà des peines et des possibilités d'appliquer
10:26que nous n'appliquons pas,
10:28je m'excuse, mais c'est très réducteur.
10:29Judith, oui.
10:30Ceux qui n'appliquent pas les peines, éventuellement,
10:33ce sont les magistrats.
10:34Non, madame.
10:34Ah, si ?
10:35Non, c'est l'application des peines.
10:36Ce n'est pas ceux qui condamnent.
10:37Les gens qui passent devant les tribunaux sont condamnés.
10:40Vous savez très bien qu'après, si le JL...
10:42Pas toujours.
10:42Pas toujours.
10:43Et en tout cas, pas autant que la loi le ferme.
10:45Non, mais ça, on est d'accord.
10:46Non, mais je suis d'accord.
10:47Donc, vous ne pouvez pas reprocher au syndicat de policiers
10:49de manifester contre une application imparfaite de la loi.
10:52Ce n'est pas la même chose.
10:53Si je peux finir, contre les magistrats.
10:55D'une part.
10:56D'autre part, s'agissant de l'anonymat,
10:59en fait, c'est une très vieille histoire
11:01qui concernait tout le service public.
11:03C'est Michel Rocard, Premier ministre, 1989,
11:07qui fait une loi sur le renouveau du service public
11:09pour mettre fin à l'irresponsabilité.
11:11Et c'est un thème qui fait écho aujourd'hui
11:14aux drames qui se produisent dans l'éducation nationale,
11:19qui se produisent avec des plaintes non suivies des faits
11:24ou qui sont égarées ou pas traitées en temps.
11:27Michel Rocard voulait mettre fin à tout ça.
11:29Mais, quand il a fait cette loi-là,
11:33il a prévu des exceptions,
11:34que la sécurité, notamment des forces de l'ordre,
11:38était en danger.
11:39Donc là, vraiment, il suffit d'appliquer la loi.
11:42Quant aux mortiers, c'est comme d'interdire les couteaux.
11:46À chaque drame, une loi, ce n'est pas possible.
11:50Bientôt, on interdira les composantes
11:53de ce qui fait une bombe agricole,
11:56puisque maintenant, la grande mode, c'est les bombes agricoles.
11:58Ce n'est pas comme ça qu'on arrivera à faire reculer la violence.
12:02J'aimerais, Jean-Christophe, vous êtes toujours avec nous,
12:04que vous réagissiez à ce que vous avez entendu.
12:07Je vous laisse aussi le droit de réponse,
12:09évidemment, Jean-Christophe.
12:12Oui, à chaque fois qu'on veut une procédure simplifiée,
12:14on voit bien que c'est compliqué derrière.
12:17Et encore une fois, on veut simplifier la procédure.
12:20À chaque fois qu'on demande à la simplifier,
12:22elle est complexifiée.
12:23Et après, je suis désolé, mais le rôle des syndicats,
12:26je ne vais pas faire un débat pour ou contre les syndicats.
12:28C'est juste que je trouve qu'il y a beaucoup de policiers
12:30qui, avant, étaient en activité.
12:31On ne les entendait pas beaucoup, ni défendre grand-chose.
12:34Une fois qu'ils sont à la retraite,
12:35on les voit sur le devant de la scène manifester.
12:37Voilà, donc désolé.
12:38On ne se connaît pas, vous ne savez pas ce que j'ai fait avant.
12:41Non, mais là, peu importe.
12:42C'est très bien.
12:44Moi, je fais progresser les conditions de travail de mes collègues.
12:47On se défend sur tout ce qu'on peut
12:48pour essayer d'obtenir quelque chose pour eux
12:50et de les protéger.
12:51Après, les débats, ça reste personnel.
12:55On va maintenant parler de ce qui s'est passé
12:57du côté de Montpellier.
12:59C'est un jeune homme de 18 ans
13:01qui a été tué ce samedi.
13:03Et visiblement, il serait ce qu'on appelle
13:04une victime collatérale d'une rixe
13:07à la sortie d'une discothèque.
13:09Une rixe qui s'est produite à l'intérieur de l'établissement.
13:12Elle impliquait deux individus
13:14et les agents de sécurité.
13:16Elle s'est ensuite poursuivie à l'extérieur
13:18avec un échange de tir.
13:19Le reportage sur place de Coralie Auberti
13:21et François Tiskevitch
13:22avec le récit de Félix Pérolas.
13:25Hier encore, la porte d'entrée de cette boîte de nuit
13:28était balisée, signe que l'enquête continue.
13:32Il est aux alentours de 5h du matin ce samedi.
13:35Un jeune homme de 18 ans quitte la discothèque.
13:38Il est accompagné par trois amis.
13:40Il est dehors lorsqu'une rixe se produit à l'intérieur
13:44impliquant deux individus et les agents de sécurité.
13:48La rixe se poursuit à l'extérieur
13:50et alors qu'il entend des détonations,
13:53le jeune homme va se mettre à l'abri ici,
13:55dans ce fossé bordant la route.
13:58Il est mortellement touché à la tête.
14:00Selon le parquet,
14:01il ne semblait pas être spécifiquement visé par les tirs.
14:05Il serait donc la victime collatérale de cette rixe.
14:08Cette discothèque était déjà défavorablement connue
14:12pour plusieurs faits de violence
14:14comme une altercation avec tir d'arme à feu en mai
14:17et un incendie criminel en 2024.
14:22Jean-Christophe Couvier,
14:23évidemment, on est au début de l'enquête,
14:24mais ce qui apparaît des premiers éléments,
14:26c'est bien que cet homme se trouvait simplement
14:28dans cette discothèque.
14:30Selon notre envoyé spécial sur place,
14:32il voulait commander un taxi pour rentrer chez lui.
14:35Et on voit cette ultra-violence aujourd'hui
14:38avec un recours aux armes de plus en plus massif
14:41et surtout le fait de se moquer parfaitement,
14:43de savoir si on va toucher la personne qu'on vise
14:46ou si on va toucher quelqu'un dans la foule
14:48ou qui se trouve simplement sur un parking,
14:50comme c'était son cas.
14:54Élevé dans l'ambiance du Far West,
14:55on réagit comme au Far West.
14:56Donc, encore une fois, tout vient de l'éducation,
15:00j'allais dire.
15:01Quand on voit aujourd'hui,
15:02et on le crie aussi sur tous les plateaux,
15:05qu'on a un taux d'homicide qui ne cesse d'augmenter,
15:07on a à peu près 1 000 homicides par an,
15:104 000 tentatives,
15:11donc c'est ce chiffre-là qui est aussi alarmant.
15:13Et aujourd'hui, on voit que dès qu'il y a un mauvais regard
15:16ou un alibi fallacieux,
15:18on sort couteau, on sort des armes,
15:21on pratique des règlements de compte.
15:22Et malheureusement, encore une fois,
15:23vous êtes là au mauvais endroit, au mauvais moment,
15:25et c'est vous qui payez la note.
15:27Donc, cette montée de la violence,
15:30encore une fois, il faut que l'État s'en empare
15:34et on n'arrête pas justement de le dire
15:37et de dire attention, cette société est en train de changer.
15:39On a une partie de la jeunesse qui a complètement dévissé
15:42et qui aujourd'hui baigne dans la violence.
15:45Et donc, encore une fois, il faut réagir par rapport à ça.
15:48Et nous, nos policiers, en fait,
15:49aujourd'hui, le métier est de plus en plus compliqué
15:50parce que vous êtes confrontés à la violence.
15:53Je rappelle encore que les policiers,
15:55c'est 15 000 policiers blessés par an,
15:5710 000 chez les gendarmes, ça ne cesse d'augmenter.
16:00Et il y a un policier qui est agressé tous les deux jours hors service.
16:04Et toutes les 90 minutes, il y a un policier qui est blessé.
16:06Donc, en fait, cette violence, elle ne cesse de monter.
16:08Et certains veulent fermer les yeux volontairement
16:10pour dire non, non, mais encore une fois,
16:12ne vous inquiétez pas, tout est sous contrôle
16:13et on sera sans pitié avec ces gens-là.
16:15Mais encore une fois, vous pouvez faire des annonces
16:17en disant qu'ils seront sévèrement punis.
16:18C'est les magistrats qui décideront de la peine.
16:21Restez avec nous, Jean-Christophe Couvié, évidemment.
16:23Mais c'est vrai que, Judith, aujourd'hui,
16:24on voit de plus en plus, alors je n'aime pas ce terme,
16:26mais malheureusement, c'est le terme consacré,
16:28de victimes collatérales de personnes
16:30qui se trouvent là, au mauvais endroit, au mauvais moment.
16:33Signe qu'aujourd'hui, cette ultra-violence,
16:34elle se manifeste parce qu'on va avoir recours aux armes à feu,
16:37parce qu'on va vouloir tuer.
16:38Et en plus, véritablement, en se disant
16:40je prends tous les risques,
16:41si je tue des riverains qui n'ont rien à voir
16:44avec l'histoire, ça ne gêne plus personne.
16:46C'est une violence vraiment décomplexée.
16:48Oui, alors, il y a des raisons
16:54juridiques et politiques
16:55qui sont, je le répète,
16:58le laxisme d'une partie des magistrats,
17:01qui n'appliquent pas les textes dans toute leur rigueur,
17:05et puis d'autres magistrats, en l'occurrence,
17:07les juges d'application des peines,
17:09qui, quand des peines fermes sont prononcées,
17:12les transforment, les réduisent,
17:15voire les annulent totalement.
17:17Ça, c'est un des problèmes.
17:19Puis il y a, évidemment,
17:20un énorme problème d'éducation.
17:22Bien sûr.
17:24Ces gens prêts à tuer pour n'importe quoi
17:30ont été élevés dans des familles
17:34ou ont été en contact avec des clans,
17:38des milieux,
17:39parce que parfois, certains gamins
17:41vivent plus dans leurs clans
17:44que dans leurs familles,
17:46où la vie humaine n'a aucune importance.
17:49Donc c'est un problème culturel,
17:51éducationnel et familial.
17:52Oui, ce que Jean-Pierre Colombiès,
17:53on parle souvent,
17:54et bien sûr que c'est important dans la réponse pénale,
17:56dans ces cas-là,
17:57mais le mieux, c'est surtout quand ça n'arrive pas
17:58et qu'on arrive à endiguer la violence.
18:01Chaque fois qu'on parle de réponse pénale,
18:02c'est parce que, comme là,
18:03un jeune homme de 18 ans a perdu la vie.
18:04Les victimes collatérales,
18:07je rappelle que ça fait un petit moment
18:08qu'on les commente quand même.
18:10À Marseille, on en a eu quelques-unes,
18:11à Nîmes, et puis partout.
18:13Il y a une décomplexion totale de la violence,
18:16de l'utilisation des armes.
18:17Des armes, pardon.
18:18J'ai même entendu un journaliste expliquer
18:20que c'était logique,
18:21vous le connaissez comme moi,
18:22que certains jeunes, dans certains secteurs,
18:25se baladent avec des couteaux.
18:26C'était assez traditionnel chez eux.
18:28Donc, il y a une acceptation aussi
18:30de l'explosion des valeurs
18:32et de la décomplexion par rapport à la violence.
18:34Ça a été constaté, dénoncé.
18:38Je reviens sur l'intervention de la personne
18:40où on en faisait le commentaire
18:42sur la cybersécurité,
18:44quelqu'un qui était très pédagogique
18:45et qui expliquait de façon très docte,
18:48et ce raisonnement,
18:48on peut l'appliquer au ministère de l'Intérieur
18:50et de la Justice,
18:51qui expliquait que les diagnostics sont faits.
18:52On sait qu'il y a des pans entiers de générations
18:55qui sont totalement hors des radars.
18:57On a des gamins qui sont totalement déscolarisés
18:59dès l'âge de 12 ans
19:00et qui évoluent dans un monde
19:01qui est le leur,
19:02un espace où, parfois,
19:04on ne respecte quasiment plus rien,
19:06sauf ses propres règles,
19:07ses règles individualistes
19:09qui collent avec, je dirais,
19:11une ambiance, je dirais, assez globale.
19:14Pas simplement dans les quartiers,
19:16mais c'est des valeurs de société
19:18qui se sont purement et simplement effondrées.
19:19En fait, ce n'est pas individualiste,
19:20c'est clannique.
19:22Oui, mais...
19:23Paradoxalement,
19:23ces groupes qui se sont détachés
19:25de la règle commune,
19:27ce n'est pas par individualisme,
19:29c'est parce qu'ils forment un clan
19:31dont la règle prévaut
19:32sur la règle de la communauté nationale.
19:34La nature a horreur du vide.
19:36Donc, dès que l'État se retire...
19:37Et les individus n'ont aucune importance
19:38dans ce clan-là.
19:39C'est le clan qui...
19:39Ah, mais plus rien n'a d'importance pour eux
19:40puisqu'on a cassé aussi,
19:41vous le savez comme moi,
19:42on a cassé l'autorité parentale
19:44dans les cercles proches,
19:46dans les cercles proches.
19:47On a cassé l'autorité du magistère,
19:49du professeur,
19:50on ne respecte plus rien.
19:51Donc, pourquoi respecterait-il
19:52des gens qui passent ?
19:54On va continuer nos discussions,
19:55mais d'abord,
19:55on va sur le terrain,
19:56justement, à Montpellier,
19:57où on rejoint François Tiskevitch
19:59et Coralie Auberti.
20:00Bonjour,
20:01merci à tous les deux
20:02d'être avec nous.
20:03L'émotion,
20:04on imagine,
20:05François,
20:05est extrêmement forte encore
20:07du côté de Montpellier.
20:13Oui,
20:14Élodie,
20:14hier,
20:14lorsque nous étions
20:15avec Coralie Auberti
20:16devant cette boîte de nuit
20:18située dans une zone industrielle
20:19et où s'est déroulé le drame,
20:21beaucoup de voitures
20:22ralentissaient
20:22pour regarder les lieux
20:24et lorsque nous avons pu échanger
20:25avec des Montpellierains,
20:26les réactions étaient souvent
20:27les mêmes,
20:28de la tristesse,
20:29de l'incompréhension,
20:29mais aussi une profonde colère
20:31face à cette violence
20:32qui frappe parfois au hasard
20:34pour certains habitants
20:34le plus difficile à accepter
20:36et justement cette notion
20:36de balle perdue,
20:38une vie qui s'arrête brutalement
20:39alors même que la victime
20:40n'était pas la cible.
20:42Un homme d'une cinquantaine d'années
20:43nous est parlé même
20:44d'ensauvagement de la société.
20:46Il ne comprend pas
20:47comment on peut en arriver
20:47à tirer avec une arme à feu.
20:49Nous ne sommes pas,
20:50nous ne sommes en sécurité nulle part,
20:52nous a-t-il confié.
20:53Il y a aussi cette dame
20:54qui nous expliquait
20:55avoir désormais peur
20:56pour son fils
20:57lorsqu'il sort avec ses amis
20:59pour s'amuser.
21:00Donc derrière ces témoignages,
21:00c'est donc une même inquietude
21:02qui revient,
21:03celle de voir la violence
21:04s'inviter dans des lieux
21:05où chacun devrait simplement
21:06pouvoir sortir.
21:08se retrouver et profiter
21:09d'une soirée sans avoir peur.
21:12Et puis surtout,
21:13ce qui choque évidemment
21:14encore plus, François,
21:16c'est qu'on le rappelle,
21:17cette personne est une victime
21:20collatérale.
21:20Une fois de plus,
21:21le mot n'est pas très élégant
21:22mais en fait,
21:23elle n'avait vraiment
21:23rien demandé.
21:24Elle n'était pas du tout
21:24concernée par cette risque.
21:26Cette risque,
21:27ça signe que tout le monde
21:28se dit,
21:29ça peut m'arriver à moi.
21:34Oui, exactement.
21:35Pour rappel,
21:36Issam, 18 ans,
21:36avait passé la soirée
21:37dans cette discothèque
21:38lorsqu'une rixe a éclaté.
21:40Lui, il attendait
21:40avec trois de ses proches
21:42un taxi
21:43pour pouvoir entrer
21:44chez lui
21:44après avoir passé une soirée
21:46donc bon enfant
21:47avec ses copains.
21:48Et puis,
21:49lorsqu'il est sorti,
21:49il a entendu
21:50ses détonations.
21:51Il était en train
21:52d'attendre un taxi.
21:54Lorsqu'il a entendu
21:54ses détonations,
21:55il a essayé de se cacher
21:56dans un fossé
21:57situé au bord
21:58de la route
21:59mais malheureusement,
22:00Issam a pris
22:01une balle perdue,
22:02une balle en pleine tête
22:03transportée au CHU
22:04de Montpellier.
22:05Il décède le lendemain matin
22:06et c'est vraiment
22:07ça qui choque vraiment
22:08les personnes
22:10que nous avons pu rencontrer.
22:11C'est cette notion
22:11de balle perdue,
22:13le fait d'être là,
22:14d'être au mauvais endroit,
22:15au mauvais moment
22:16et de,
22:16comme ça,
22:17de se faire prendre
22:18la vie tout simplement
22:20comme ça,
22:21sans avoir rien demandé,
22:23sans participer
22:23même à ce genre
22:24d'attaque.
22:26C'est vraiment
22:27l'incompréhension
22:27qui règne ici à Montpellier
22:29avec cette notion
22:29de balle perdue,
22:30ce jeune Issam,
22:3118 ans,
22:31qui est décédé
22:32dimanche matin
22:33des suites
22:34de ses blessures.
22:35Merci beaucoup
22:36François Tiskevitch,
22:37merci à Coralie Auberti
22:38qui vous a accompagné.
22:40Effectivement,
22:41Raphaël Saint-Ville,
22:42une perte de repère totale,
22:44perte de cadre
22:44où on ne va pas quand même
22:45devoir s'habituer
22:46à vivre en France
22:47dans un pays
22:48où chaque fois
22:48qu'on sort d'un restaurant,
22:49d'un bar,
22:50d'une boîte de nuit,
22:51on risque une balle perdue
22:52parce que certains
22:53ont décidé de régler
22:55à la sur-en-parking
22:57comme on l'a vu
22:57du côté de Montpellier.
22:59Oui, mais je pense
22:59que cette explosion
23:01de la violence
23:02qui n'est pas absolument nouvelle
23:04mais que l'on commente
23:05trop souvent,
23:07elle est difficilement,
23:08on peut difficilement
23:09ne pas faire un lien
23:10aussi avec l'explosion
23:13du narcotrafic
23:14et son corollaire
23:16qui est ces armes
23:19qui sont de plus en plus
23:20présentes dans l'espace public
23:24pour justement sécuriser
23:25ces points de deal
23:26avec des jeunes
23:27puisqu'on l'a compris,
23:29les narcotrafiquants
23:30aujourd'hui s'appuient
23:31sur la jeunesse
23:34parce qu'ils sont moins
23:35dans le viseur de la police
23:36ou quand ils le sont,
23:38ils sont relâchés
23:39plus facilement
23:39et puis c'est une manœuvre
23:41à bas prix
23:42qui est facilement remplaçable.
23:44En tout cas,
23:44c'est comme ça
23:45lorsqu'ils décrivent
23:46la manière
23:47dont ils montent
23:48leur business
23:49qu'ils en font état.
23:51ça explique aussi
23:54ce genre d'homicide
23:56absolument atroce
23:57puisque effectivement
23:58la victime
23:58est une victime
24:01une victime de sang
24:02qui n'a rien à voir
24:03avec ce genre d'affaires.
24:05Mais voilà,
24:06moi je pense que le corollaire,
24:07tout ce qui a été dit
24:07sur le défaut d'éducation,
24:09sur l'absence
24:11de réponse pénale
24:14est absolument exact.
24:16Mais c'est à mettre
24:17aussi en parallèle
24:17avec cette explosion
24:18à mon sens
24:19du trafic de drogue
24:20et ses conséquences.
24:21Là-dessus,
24:21Jean-Pierre Colombier,
24:22c'est vrai qu'on voit
24:23malheureusement sans doute
24:24ce que j'appelle
24:25des étapes
24:25qu'on franchit
24:26dans le narcotrafic.
24:27Il y a toujours eu
24:28des règlements de comptes
24:28mais des règlements de comptes
24:29qui se faisaient
24:31véritablement
24:31entre personnes concernées.
24:33De plus en plus,
24:34ces règlements de comptes
24:35ils ont lieu
24:36en pleine journée,
24:37en pleine rue,
24:38ce qui fait qu'il peut y avoir
24:39ces victimes collatérales.
24:40On voit aussi
24:41ces crimes d'intimidation.
24:42On voit en fait
24:43véritablement
24:44comment cette criminalité
24:45aussi,
24:46elle évolue.
24:47On ne va pas dire
24:48que les règlements de comptes
24:48dans le narcotrafic,
24:49c'est nouveau
24:50mais ça change quand même
24:51de nature.
24:51Non, ce n'était pas les mêmes.
24:52Ceux sur lesquels
24:53j'ai travaillé
24:53notamment à Marseille,
24:55c'était des types
24:55qui étaient chevronnés,
24:56des gars qui avaient du vécu,
24:58des gars costauds,
24:59ce n'étaient pas des gamins.
25:00Le problème,
25:00c'est que ça s'est
25:01complètement atomisé
25:02le trafic.
25:03C'est-à-dire qu'il n'y a
25:03plus de caïds
25:05qui tiennent des villes
25:06et on a,
25:07je dirais,
25:08ce qu'on appelle
25:09des points d'îles
25:10mais en fait
25:11parfois des cités,
25:19et nécessairement
25:19on assiste
25:21à des règlements de comptes
25:23commerciaux
25:23entre guillemets
25:24qui sont totalement débridés.
25:25Le marché des armes
25:26s'est effondré.
25:27Quand je dis
25:27que c'est effondré,
25:28c'est que le prix des armes
25:29a considérablement baissé.
25:32A l'époque,
25:32c'était vraiment réservé
25:33à des réseaux très spécifiques.
25:34On avait des armes
25:35qui venaient du Liban,
25:36de Yougoslavie.
25:37Dès lors qu'il y a un conflit
25:38quelque part en règle générale,
25:39le trafic des armes
25:40se démultiplie.
25:42D'ailleurs,
25:42on voit beaucoup d'armes
25:43américaines
25:44sur le marché actuellement
25:45parce qu'il y a
25:45le conflit russo-ukrainien.
25:47Et le marché noir
25:48fait que ça rentre
25:49d'autant plus facilement.
25:50Une fois qu'on a dit ça,
25:51on n'a pas réglé
25:52le problème de son usage.
25:54On voit que ce sont
25:55des gamins
25:55qui s'amusent à tirer
25:56dans tous les sens.
25:57Je pense que c'est
25:57cette jeune fille
25:58qui a été tuée
25:58dans sa chambre.
26:00Elle ne demandait rien à perdre.
26:01Elle était chez elle.
26:01On ne peut pas faire pire.
26:02On a ce gamin
26:03de 10 ans
26:05qui est mort à Nîmes.
26:06On marche sur la tête
26:08complètement
26:08parce que ça rejoint
26:09ce qu'on disait tout à l'heure.
26:10Il y a une dévalorisation
26:11de l'acte.
26:12On se fiche éperdument
26:13des dégâts
26:14que ça peut constituer
26:15par ailleurs
26:16parce qu'effectivement
26:16c'est le côté far west
26:18et puis au final
26:19si on est mineur
26:20ou jeune adulte
26:21si on ne se défend pas trop mal
26:22on peut à peu près
26:23s'en sortir.
26:24On en revient encore
26:25c'est un cercle vicieux
26:25à l'application des peines
26:28à la possibilité
26:29d'incarcérer très vite
26:30très tôt
26:30des délinquants
26:31qui s'inscrivent
26:32dans une dynamique
26:33du crime
26:34qu'il faudrait stopper
26:35immédiatement.
26:36Or on n'a pas la structure.
26:37On va parler clair.
26:38On n'a pas la structure
26:39mais on l'énotralisée.
26:40Puisque rappelez-vous
26:41que Gabriel Attal
26:42voulait instaurer
26:44les courtes peines
26:44pour les délinquants mineurs
26:46et que le conseil constitutionnel
26:47a dit non.
26:48On va marquer une pause
26:50mais juste avant
26:51je vais vous proposer
26:52un extrait du documentaire
26:53que vous retrouverez
26:54à partir de 13h30.
26:56Cette fois c'est en immersion
26:57avec le GIGN de Dijon.
26:59On en regarde un extrait.
27:01Allez les gars
27:02on y va
27:02on embarque.
27:04Allez les trois
27:05sont dans l'appart.
27:06Cachés dans les camions banalisés
27:07les gendarmes d'élite
27:08approchent de la pizzeria.
27:10Les gars pensaient quand même
27:11à rester discrets
27:12pendant la phase de progression
27:13jusqu'à la porte.
27:14On a toujours
27:14l'effet de surprise
27:15avec nous pour le moment.
27:16Il faut le garder.
27:18Mais soudain
27:20l'homme ressort
27:21de l'appartement
27:21à l'étage.
27:28Ok il redescend.
27:30Quand soudain
27:31l'opération s'emballe.
27:35Ok les gars
27:35porte ouverte.
27:36Ah attend
27:36il ferme la porte.
27:37Il ferme la porte.
27:38Dépêchez-vous
27:39il ferme la porte.
27:39Ok top inter.
27:40Ça débarque au Master Grill
27:41les gars
27:41on débarque.
27:42On débarque.
27:42L'assaut est déclenché
27:44avec une grenade
27:46assourdissante.
27:49Dans la voiture
27:51l'individu
27:52est vite neutralisé.
28:03Et vous retrouverez
28:05ce documentaire
28:06à partir de 13h30
28:07sur CNews.
28:08On marque une pause
28:09et puis on se retrouvera
28:10avec mes invités
28:11pour parler du droit
28:12inconditionnel
28:13au logement.
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