Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:04Punchline, 18h-19h, Laurence Ferrari sur CNews et Europe 1
00:14Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue dans Punchline aujourd'hui sur CNews et sur Europe 1.
00:18Le scandale du périscolaire continue de révolter les parents d'élèves qui ont manifesté une nouvelle fois aujourd'hui à
00:23Paris,
00:24protégé nos enfants, arrêté de fermer les yeux sur ce qui s'est passé et qui est inacceptable.
00:28C'est ce qu'ils disent aux élus et à ceux qui sont en charge de faire appliquer la loi,
00:33on les entendra.
00:35Des tests anti-drogue pour les équipes qui travaillent pour le gouvernement, c'est le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:40qui a demandé cette mesure au titre de l'exemplarité. On verra pourquoi cette décision qui peut paraître surprenante.
00:48Enfin, l'inquiétant profil du principal suspect âgé de 15 ans dans le meurtre barbare d'une octogénaire au gros
00:53du roi,
00:53nous suivrons en direct à partir de 18h30 la conférence de presse du procureur de Nîmes sur cette affaire abominable.
01:00Voilà le sommaire de Punchline.
01:0318h-19h sur CNews et Europe 1.
01:05Punchline, Laurence Ferrari.
01:14Il est 18h, d'abord le rappel des titres de l'actualité avec Valérie Aknin. Bonsoir Valérie.
01:19Bonsoir Laurence et bonsoir à tous.
01:21À la Une, nous sommes officiellement entrés dans une vague de chaleur nationale.
01:25Une première à l'échelle du pays cette année.
01:28Dès demain, 53 départements seront en vigilance orange canicule.
01:32Sachez aussi que la SNCF supprime 71 trains intercités sur de nombreuses lignes qui traversent toute la France jusqu'à
01:39dimanche
01:40et que plusieurs établissements scolaires ont annoncé que les cours seraient suspendus après une certaine heure en raison des fortes
01:46chaleurs.
01:48Dans le reste de l'actualité, plusieurs centaines de parents se sont rassemblés,
01:52notamment des parents d'élèves de l'école Saint-Dominique à Paris,
01:55devenu l'épicentre du scandale du périscolaire parisien pour dénoncer l'inaction des pouvoirs publics.
02:01Face aux violences faites aux enfants, l'un des animateurs mis en examen pour agression sexuelle au sein de cette
02:07école maternelle
02:08faisait déjà l'objet depuis plus d'un an d'une plainte pour des faits d'inceste dénoncés par son
02:13propre fils.
02:15Actualité politique.
02:16Pour sa deuxième journée, le plus grand salon européen de la tech à Paris a accueilli Emmanuel Macron
02:21accompagné du premier ministre indien Narendra Modi.
02:23Le président de la République s'est rendu sur plusieurs stands près de dix ans après sa promesse de faire
02:29de la France une start-up nation.
02:31Les jeunes pousses françaises réunies au salon Vivatec étaient nombreuses à se féliciter d'une amélioration de leur image et
02:37d'un bilan positif.
02:39Toujours en politique, l'eurodéputée Sarah Knafo de Reconquête était au salon Eurosatory pour soutenir,
02:45dit-elle, l'industrie de la défense française, un secteur qu'elle juge essentiel à la souveraineté nationale.
02:52Lors de sa visite, elle a déclaré que les nations européennes et la France avaient pris conscience qu'on ne
02:57pouvait plus rester dans une léthargie
02:59et continuer de tirer les dividendes de la paix.
03:03Sachez que Bruno Retailleau, aspirant à l'Elysée, était lui aussi présent.
03:07Le candidat Les Républicains tentera, lors de son premier grand meeting à Paris ce samedi,
03:12d'élargir son socle conservateur et rassembler les Français.
03:17Actualité internationale, l'Ukraine a lancé ce matin l'une de ses plus importantes attaques de drones contre Moscou.
03:24Plusieurs projectiles ont touché une raffinerie et provoqué des incendies autour de la capitale.
03:29La Russie menace de représailles et de frappes massives sur l'Ukraine.
03:33Volodymyr Zelensky, actuellement au sommet de l'OTAN à Bruxelles, déclare dans un message audio
03:38« Si l'Ukraine brûle, votre Moscou brûlera aussi ».
03:41Sachez aussi que concernant le conflit, au Moyen-Orient, le vice-président américain annonce
03:47que les États-Unis ont levé le blocus contre l'Iran pour une douzaine de navires.
03:52Pour terminer, une pensée pour notre confrère Christophe Glez, toujours détenu en Algérie.
03:57Je rappelle qu'il a été condamné à 7 ans de prison en décembre dernier.
04:01Il a renoncé à son pourvoi en cassation, ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien.
04:06CNews et Europe 1 continuent de réclamer sa libération immédiate et sans condition.
04:13Merci beaucoup Valérie Acknin, une pensée évidemment comme tous les jours pour Christophe Glez.
04:18Je salue nos invités en plateau.
04:20Nous sommes avec Aminiel Katmi, bonsoir Amine.
04:21Bonsoir Laurence.
04:22Louis de Ragnel.
04:22Bonsoir Laurence.
04:23Gauthier Lebrecht.
04:24Bonsoir Laurence.
04:24Madame Catherine Ney, bonsoir Madame.
04:26Et Monsieur Polavard.
04:28Bonsoir.
04:28Très heureuse de vous avoir tous les cinq sur le plateau de Punchline.
04:30On va peut-être parler, si vous le voulez bien, un instant de la chaleur écrasante que nous vivons ces
04:35derniers temps.
04:37Avec des endroits où il y a fait 40 degrés, notamment en Ile-de-France et dans la vallée du
04:41Rhône.
04:4126 départements en vigilance orange, canicule à partir de midi.
04:45Et là, on va rejoindre l'une de nos équipes qui se trouve à Paris.
04:48Augustin Donadieu et Charles Pousseau.
04:50Bonsoir à tous les deux.
04:51Alors, vous vous trouvez dans un endroit de Paris qui s'appelle le Canal Saint-Martin.
04:54Il y a donc forcément un petit cours d'eau.
04:56Alors, racontez-nous ce qui se passe pour nos auditeurs et nos téléspectateurs.
05:03Bonjour Laurence, bonjour à tous.
05:04Ici, c'est clairement une atmosphère de parc aquatique qui règne en plein cœur de la capitale.
05:09Plus de 36 degrés, un petit peu moins près de l'eau.
05:12Il faut le reconnaître, c'est très agréable.
05:14Avec énormément de monde, plusieurs centaines de jeunes, d'étudiants, d'adolescents
05:17qui bravent l'interdit et se baignent dans le Canal Saint-Martin.
05:21Vous allez me dire que le Canal Saint-Martin est autorisé à la baignade,
05:24mais seulement à 200-300 mètres de là où nous nous situons.
05:27Nous sommes en aval de la zone sécurisée, la zone bien délimitée avec des maîtres nageurs.
05:34Là où nous nous situons, c'est totalement interdit.
05:36Alors, la police municipale passe, demande aux jeunes d'arrêter de sauter du pont.
05:40Mais ça n'est pas possible de faire respecter cette règle.
05:44Quelques secondes après le départ de la police municipale,
05:47ces jeunes réinvestissent le pont du Canal Saint-Martin et sautent de plusieurs mètres.
05:52Alors, on voulait vous dire avec Charles Pousseau derrière la caméra,
05:55c'est qu'on aurait bien aimé sauter dans l'eau du Canal Saint-Martin,
05:58mais la qualité laisse peut-être à désirer.
05:59Les jeunes ont sorti un scooter du fond de l'eau,
06:03un scooter rempli d'algues qui sent extrêmement mauvais, je vous l'avoue,
06:06mais les jeunes avec qui on a pu parler,
06:08nous ont dit qu'ils allaient simplement prendre une très bonne douche au rentrant
06:11et qu'ils passaient une très bonne journée ici à Paris avec la fraîcheur du Canal Saint-Martin.
06:15Merci beaucoup Augustin Donadieu, Charles Pousseau,
06:18la chaleur qui pousse donc les Parisiens qui vivent évidemment dans une chaleur épouvantable,
06:23ma chère Catherine, à plonger dans le Canal Saint-Martin,
06:26à le risque et péril, parce qu'ils sautent d'un pont qui est à 4 ou 5 mètres à
06:29mon avis,
06:30et évidemment il y a un risque d'accident.
06:32Mais la police municipale a abdiqué,
06:33il y a trop de monde qui se presse sur les bols du canal.
06:37Oui, vous voulez un commentaire ?
06:39Non, je suis vraiment...
06:41L'envie de soutenir ces jeunes gens,
06:43allez vous traverser l'esprit,
06:44parce que Gauthier Lebrecht qui est là,
06:46veut les sanctionner, c'est ça Gauthier ?
06:48On va envoyer l'armée.
06:49On ne peut plus les sanctionner.
06:50Alors ça vous fait rire Amine Elkatmi,
06:52mais ça ne m'étonne pas,
06:53votre laxisme ressurgit,
06:56ressurgit,
06:56quand on a été de gauche,
06:57on l'est toujours encore un petit peu.
06:59C'est-à-dire que,
07:01qu'est-ce qui s'est passé au Canal Saint-Martin ?
07:03On avait des jeunes qui se baignaient de manière interdite,
07:06donc puisqu'on n'arrivait pas à l'interdire,
07:08qu'est-ce qu'a fait Emmanuel Grégoire ?
07:09On va l'autoriser puisqu'on n'arrive pas à l'interdire.
07:11Et notamment, il y a un des jeunes
07:12qu'on a vu sur le duplex d'Augustin Donadieu,
07:15dont le passe-temps était d'arroser les passants.
07:19Alors quand vous étiez à vélo et à scooter,
07:21ça vous faisait moyen de mourir.
07:22Il allait taper au carreau des voitures
07:23et il remplissait la voiture d'eau,
07:26et notamment le conducteur.
07:27Avec quoi ?
07:28Avec des pistolets à eau.
07:29Avec des pistolets à eau, notamment.
07:31Expliquez-nous.
07:32Oui, avec des pistolets à eau.
07:35Donc voilà.
07:35C'est-à-dire que c'était le même phénomène
07:37qu'on voyait aussi sur les bouches à incendie.
07:38Alors là, c'est totalement illégal.
07:40On va dégommer la bouche à incendie.
07:42Bonne chance s'il y a un incendie ensuite
07:44et si les pompiers doivent intervenir.
07:46Et on a vu la police vouloir intervenir
07:48lors de la précédente vague de canicule.
07:50Et les policiers reculaient.
07:52Parce qu'ils faisaient reculer les policiers.
07:53Là, ils avaient mis des barrières autour du pont.
07:55Et notamment sur les...
07:56Exactement pour ne pas qu'ils sautent.
07:57Les barrières n'ont pas été respectées.
07:59Donc ce pays est formidable.
08:01Vous n'arrivez pas à l'interdire,
08:02donc vous l'autorisez.
08:03Et s'il y a une noyade,
08:04ils vont se retourner contre qui ?
08:06Il y a les parents qui se retourneront
08:07contre la mairie de Paris.
08:08Moi, il se trouve qu'il y a quelques années,
08:10j'ai été jeté contre mon gré
08:12dans le canal Saint-Martin.
08:13Donc je connais l'eau.
08:14C'est pour ça !
08:14Tout s'explique.
08:15C'est un rome post-traumatique.
08:16C'est arrivé même à des gens aussi que je connais,
08:18qui se sont calés en cours
08:21et qui se sont retrouvés projetés
08:22dans le canal Saint-Martin.
08:23C'est très dangereux, ça.
08:24Très dangereux.
08:24Et bien, je peux vous dire que l'eau,
08:27bonne chance pour aller se baigner
08:28dans le canal Saint-Martin.
08:29C'est absolument dégueulasse.
08:30Oui, demain, il y aura peut-être
08:31des intoxications.
08:33Bon, Gauthier, remontez à bloc.
08:35Aminelle Canemis.
08:37En bon représentant du laxisme
08:39et de la chianlis sur ce plateau,
08:41je vais vous dire que je trouve
08:42ces images plutôt sympathiques.
08:45Quand on voit l'état du pays
08:47et les sujets autrement plus graves
08:49qu'on a respectés dans cette émission,
08:51que de jeunes gens
08:51qui n'ont sans doute pas la chance
08:53de passer beaucoup de temps
08:54sur des plateaux de télévision
08:55avec de la climatisation
08:57et de l'offresse.
08:57Ou dans les stations balnéaires UP.
08:59Et dans des stations balnéaires
09:01ou à Deauville ou à Trouville.
09:02Et on salue nos amis de Deauville et Trouville
09:05qui sans doute vivent en plus
09:07dans des HLM
09:07ou dans des passoires thermiques horribles.
09:09Ils ont un petit point d'eau
09:11pour aller se baigner.
09:12Vous trouvez normal d'arroser les passants,
09:13d'arroser les autonomes ?
09:14Non, on ne trouve pas ça, normal.
09:16Non.
09:16C'est pas avec de l'acide.
09:18C'est pas avec de l'acide, non.
09:19Allez-y, aucun n'est que ça marche
09:20pour faire enroser.
09:21Non, mais je n'y vais pas.
09:23Mais c'est vrai que
09:24quand on ne peut pas interdire,
09:25il faut autoriser.
09:26Mais c'est moins grave
09:27que quand les enfants font des fautes
09:31et qu'il y avait une réforme
09:32du tendre au quart
09:32où on disait
09:33puisqu'ils font des fautes,
09:34maintenant ça sera le...
09:35Eh bien, on écrira avec des fautes.
09:36C'est-à-dire que Nénuphar,
09:37on mettra deux F.
09:39On mettra...
09:39Bon, ça c'est plus grave.
09:41Mais là, qu'est-ce que vous voulez ?
09:42C'est à leur risque et péril.
09:43Je crois surtout que l'eau
09:45n'est absolument ni potable,
09:47ni baignable.
09:48Ni baignable.
09:48On ne sait pas, oui.
09:49Et qu'ils peuvent avoir demain
09:50quelques soucis
09:52qui vont commencer cette nuit.
09:53Voilà.
09:54Voilà.
09:54Est-ce que vous allez...
09:55Dans quel sens vous allez, vous ?
09:56Ils se punissent eux-mêmes.
09:57Ils se punissent eux-mêmes.
09:59Ils risquent d'avoir des maladies.
10:01Puis moi, je suis déjà
10:01au bord de la Méditerranée.
10:02Donc, je ne sais pas.
10:04Louis Dragnel,
10:05alors vous êtes réac ou pas réac ?
10:06Je n'ai pas fait un doctorat
10:08de baignade en plein air
10:09comme Gauthier Labrette.
10:10Donc, j'ai un avis,
10:11moi, un tranché.
10:12Je regarde.
10:12Allez-y, ça vous fera du bien.
10:13Donc, vous vous dites
10:14qu'il n'y a pas mort d'homme.
10:15Non, mais autant,
10:16je veux bien de la fermeté.
10:17Il faut choisir ses combats dans la vie.
10:19Je ne suis pas certain
10:20que ce soit le combat prioritaire
10:22de l'année.
10:23C'est d'éviter
10:24que ces enfants
10:25se baignent.
10:26Mais bien sûr,
10:26c'est tellement symbolique.
10:27Vous n'arrivez pas à l'interdire,
10:28donc vous l'autorisez.
10:30Ils se sont mis aussi
10:31à arroser les policiers.
10:32Et les policiers,
10:33devant ça,
10:35ils sont entrés
10:37dans un jeu avec eux
10:38parce qu'ils n'avaient pas
10:38d'autre choix.
10:39Là, il y en a un
10:40qui a été embarqué
10:41par les policiers.
10:42Ça a été filmé
10:42et montré sur les réseaux sociaux
10:43parce qu'effectivement,
10:44ils coursaient maintenant
10:45avec un bâton
10:46les cyclistes.
10:48C'est toujours la même chose.
10:49Au début,
10:49on commence à arroser
10:50le cycliste.
10:51Je peux vous dire
10:52que quand vous passez
10:53à moto,
10:53vous vous faites arroser,
10:54vous n'êtes pas content.
10:54Vous êtes entre deux rendez-vous.
10:56Vous vous faites arroser
10:56au canal Saint-Martin.
10:58Et après, finalement,
10:59le délinquant,
10:59évidemment,
11:02puisque c'est anecdotique,
11:03puisque c'est bon enfant,
11:03c'est sympathique
11:04et puis on va l'autoriser
11:05à se baigner.
11:05Vous avez les fichiers
11:05pour baigner de l'autorisé.
11:06Mais allez, caricaturer
11:07si vous voulez.
11:08Allez vous faire arroser
11:08au canal Saint-Martin,
11:09on en reparlera.
11:10Le dernier mot,
11:10puis on va passer
11:11à d'autres sujets importants.
11:13Celui ou celle qui se baigne
11:15à 50 mètres
11:16de l'endroit autorisé,
11:17aucun problème,
11:18il a le droit
11:18de se rafraîchir.
11:19Celui qui va courser
11:21le cycliste,
11:23il faut qu'il soit arrêté
11:24et sanctionné.
11:25Voilà, faire la part des choses.
11:26Allez, stop.
11:27Fermez le bord.
11:27Paul Lamar a raison.
11:28Oui, la sagesse.
11:30Le bon sens et la justesse.
11:32Absolument.
11:32Qu'est-ce qu'il y a Gauthier ?
11:33Non, je ne lirai pas son texto,
11:34mais Donavide Alrovel
11:35vient de me donner raison,
11:36donc ça me suffit.
11:37Quel patron d'Europe 1 ?
11:38C'est trop facile.
11:39Lisez son texto.
11:41Moi, je demande à savoir
11:42si ce texto existe vraiment.
11:43Il va aller de ce part
11:45au canal Saint-Martin.
11:47Allez, merci.
11:48On fait une toute petite pause.
11:49Ne bougez pas,
11:50parce qu'on a beaucoup de choses
11:50encore à se dire.
11:52On parlera de ce test anti-drogue
11:54qu'a demandé Sébastien Lecornu
11:55pour ses ministres
11:56et tous ceux qui travaillent avec lui.
11:57Alors là, ça m'interroge.
11:58Alors là, quand on soit arrivés là,
12:00qu'est-ce qui se passe ?
12:01Et puis, on parlera aussi de Coluche
12:02parce qu'il y a un documentaire
12:04ce soir chez vous, Gauthier.
12:05Et on va poser un débat
12:06sur la liberté d'expression.
12:07Et quand on voit ce qui est arrivé
12:08à mon compagnon d'émission,
12:12Eric Tegner,
12:12on parlera de la liberté d'expression.
12:14Parce qu'effectivement,
12:15maintenant, quand vous faites
12:15votre métier de journaliste,
12:16vous pouvez vous prendre
12:16six mois de prison avec sursis.
12:18Par contre, les bédocriminels
12:19sont relaxés.
12:20Allez, petite pause.
12:21On se retrouve dans Punchline.
12:22Cénews Europe 1.
12:22A tout de suite.
12:4418h16 de retour dans Punchline
12:45sur Cénews Europe 1.
12:46Le périscolaire.
12:47Il y a à nouveau des manifestations.
12:49Les parents sont exaspérés.
12:51Il y a eu une décision de relax
12:52cette semaine contre un animateur
12:54qui était soupçonné
12:54d'agression sexuelle
12:55sur neuf petites filles.
12:57Le parquet a fait appel
12:58de cette décision.
12:59Et il y a eu des manifestations
13:01devant l'école Sainte-Dominique
13:02qui est un des lieux
13:02d'où est parti ce scandale parisien
13:04mais qui malheureusement
13:05touche d'autres écoles
13:06dans d'autres villes.
13:07Écoutez les réactions
13:08de ces parents d'élèves.
13:10Ils sont là à blablater
13:11chacun dans leur coin.
13:12Chacun avec leur feuille
13:15de communication
13:16avec un timing bien défini.
13:17Quand on a une accusation
13:19d'inceste,
13:20en plus sur un enfant,
13:22il faut faire circuler
13:23l'information,
13:24notamment aux employeurs,
13:25pour faire en sorte
13:26que cette personne
13:27soit retirée
13:27de manière conservatoire
13:28du contact des enfants.
13:29Si ça ne vient pas d'en haut,
13:30ça viendra d'en bas.
13:31Si la justice ne vient pas d'en haut,
13:33elle viendra d'en bas.
13:34Mais il y a un moment
13:34où ça va tomber.
13:35Il ne faut pas énerver les parents.
13:37Je suis abasourdie
13:38par la manière dont c'est géré.
13:40Quand je découvre encore
13:41hier des affaires
13:42où des personnes
13:43accusées d'agressions sexuelles
13:45sur plusieurs enfants
13:45sont relaxées,
13:47c'est un très mauvais signe.
13:48Il va falloir que les condamnations
13:49soient à la hauteur
13:49de la gravité des actes.
13:51Voilà pour cette colère des parents
13:52parce qu'un des animateurs
13:54qui avait été recruté
13:55était visé depuis plus d'un an
13:56imaginé par une plainte
13:57pour inceste
13:58déposée par son propre fils,
14:00Paul Amart,
14:01fils qui est aujourd'hui majeur.
14:02On n'en finit pas
14:03d'ouvrir des tiroirs
14:04dans ce scandale
14:05des agressions sexuelles sur l'enfant.
14:07Non, et c'est un scandale
14:08absolument énorme.
14:09Et en ce qui concerne
14:10la mairie de Paris,
14:11je pense que l'actuel maire
14:12est juge et parti
14:13parce qu'il était aux affaires.
14:15Il était à la direction
14:16de l'hôtel de ville
14:17quand les premières alertes
14:19se sont produites,
14:20notamment de parents d'élèves
14:21qui ont fait des signalements,
14:22quand le maire du 6e arrondissement
14:24leur a dit
14:24que c'était en 2015.
14:25Il s'est fait remballer
14:27par M. Grégoire
14:28et par Mme Hidalgo.
14:30Et ensuite,
14:31ils ont posé le couvercle
14:32à plus parler.
14:33Les parents étaient extrêmement inquiets
14:35de plusieurs quartiers de Paris
14:36malgré ces alertes.
14:37Ils n'ont rien fait.
14:38Alors, quand Emmanuel Grégoire
14:39menace de porter plainte
14:40contre quiconque
14:42le critiquerait,
14:43moi, je pense qu'il faudrait
14:46qu'une entité,
14:47j'emploie ce terme,
14:48une entité indépendante
14:50se saisisse de ce dossier,
14:52peut-être une commission
14:53d'enquête parlementaire,
14:54tout simplement
14:54pour essayer de savoir
14:56ce qui s'est passé
14:56à Paris dans plusieurs...
14:58C'est déjà en cours.
14:59Il y a une mission
15:00d'information qui a été votée.
15:02C'est parfait.
15:02au Conseil de Paris
15:03et il y a une commission
15:04d'enquête...
15:04Non, pas au Conseil de Paris.
15:05Non, mais c'est vraiment
15:06par l'opposition.
15:06Non, mais c'est organisé
15:07par l'opposition.
15:08Mais même,
15:09parce qu'elle va être accusée
15:10justement de partialité.
15:11Et au Sénat,
15:12et par ailleurs,
15:12après il y a la justice,
15:13tout simplement.
15:13Il y a une commission
15:15au Sénat qui est lancée
15:16par la sénatrice de Paris,
15:18Agnès Évrenne,
15:19qui va se saisir
15:20de ce sujet.
15:21Mais vous avez raison,
15:22Paul.
15:23Et moi,
15:23ça me rend d'autant plus fou
15:24ce que vous rappelez
15:26par rapport aux alertes
15:27des élus,
15:28c'est que les alertes
15:28non seulement ont été ignorées,
15:30mais elles ont été accueillies
15:31avec des ricanements
15:32à l'époque,
15:33avec le mépris.
15:34Vous avez des séquences
15:35invraisemblables
15:36au Conseil de Paris.
15:37Lorsque Jean-Pierre Lecoq,
15:38effectivement,
15:39lorsque Nelly Garnier,
15:40lorsqu'Inès de Ragnell,
15:42lorsque M. Canal,
15:44élu du 15e,
15:46interpelle l'exécutif de l'époque,
15:48Mme Hidalgo,
15:49M. Grégoire,
15:50on leur répond
15:51avec des ricanements.
15:52C'est-à-dire qu'on parle
15:53d'enfants,
15:54de soupçons de viol
15:55et d'agressions sexuelles
15:56et on dit
15:56circuler,
15:57il n'y a rien à voir.
15:58C'est comme ça
15:58que ça a été traité à l'époque.
16:00Et je rappelle,
16:01lorsque Rachida Dati,
16:02pendant la campagne,
16:03et je veux lui rendre hommage,
16:04mettez ce sujet sur la table,
16:05qu'est-ce que lui répondaient
16:07les gens d'en face ?
16:07Vous faites de la récupération politicienne
16:09sur le malheur des gens.
16:10On parle d'enfants violés
16:12et on nous rétorquait à l'époque
16:13que c'était de la récupération politicienne.
16:15Et ça n'intéressait personne.
16:16Oui.
16:16Il n'y avait pas du tout la presse.
16:18Oui.
16:18Mais depuis quand parle-t-on
16:20de ces gens ?
16:23C'est depuis que,
16:25dans le gouvernement Hollande,
16:27Vincent Payan a décidé
16:29de changer le rythme scolaire
16:31et on est passé
16:31de 4 jours
16:32à 4 jours et demi
16:34de temps de présence
16:35des enfants à l'école.
16:37Et là, évidemment,
16:38les professeurs ont dit
16:39nous, on ne changera pas
16:40nos temps de parole.
16:41Donc, on a inventé
16:41des moments
16:42où il fallait trouver
16:43des animateurs,
16:44du périscolaire.
16:45Et le premier
16:46à accepter cette réforme,
16:48ça a été
16:49Bertrand Delanoé
16:50qui a dû,
16:51comme ça,
16:51en quelques mois,
16:52mais vraiment
16:53faire venir
16:55un recrutement massif
16:56de gens.
16:57On a accepté
16:58tout le monde
16:58dans une improvisation totale.
17:01Alors, il y avait
17:01à l'époque
17:02des personnes âgées
17:03qui apprenaient
17:03à faire du macramé,
17:04des choses comme ça.
17:05On ne savait pas
17:05quoi faire aux enfants.
17:06C'est vrai.
17:07Et peu à peu,
17:08ce temps scolaire
17:09est resté à Paris,
17:10mais il y a beaucoup
17:10de mères qui,
17:11en province,
17:11sont revenues
17:12aux 4 jours
17:13parce qu'on ne peut pas
17:13trouver des animateurs
17:15pour faire des choses.
17:16Donc, on laissait
17:17aux animateurs
17:18faire un peu
17:18ce qu'ils voulaient.
17:19Et évidemment,
17:20ça attire quoi
17:20des enfants ?
17:21Mais ça attire
17:21les prédateurs.
17:22Bien sûr.
17:23Pour le profil
17:24de cet homme
17:24qui s'appelle Edgar H
17:26et qui est âgé
17:26de 44 ans
17:27et qui était donc
17:28victime visée
17:29par une plainte
17:29de son fils
17:30pour inceste,
17:32il faut savoir,
17:35qu'il va porter plainte
17:35contre son père
17:36pour inceste
17:37et cette plainte
17:38est restée lettre morte.
17:39Il aurait à peine
17:40été entendu
17:41une seule fois,
17:42aucune garde à vue,
17:43aucune détention provisoire.
17:44Ça ne vous rappelle rien.
17:45C'est exactement
17:46ce qui s'est passé
17:47pour la petite Rosa
17:48qui a été violée
17:49une dizaine de fois
17:50à l'âge de 10 ans
17:51sur laquelle Jérôme Barrella
17:52a laissé des séquelles
17:54insupportables
17:54et dont la plainte
17:56n'a jamais donné lieu
17:57à une audition,
17:58à une garde à vue.
17:59Donc, on voit
17:59que les défaillances,
18:01elles ne sont pas
18:02qu'autour de l'affaire Liana,
18:03elles sont autour
18:03de bien des cas
18:04de violences sexuelles.
18:06On a laissé cet homme
18:06en présence d'enfants.
18:08Là, à la limite,
18:09ce n'est même pas
18:09la mairie de Paris.
18:10Elle n'avait pas accès
18:11aux dossiers
18:11et aux plaintes
18:12qui visaient
18:12ce fameux Edgar H.
18:15Mais c'est la justice.
18:16Vous n'interdisez même pas
18:17à cet homme
18:17de travailler avec des enfants
18:19alors qu'il est visé
18:20par une plainte pour inceste.
18:21Donc, son fils
18:22l'accuse de viol
18:23et vous le mettez
18:24au milieu d'enfants.
18:25Et donc,
18:25qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
18:26Il a fait 9 victimes présumées.
18:289.
18:29Les familles, évidemment,
18:30qui ont porté plainte contre lui
18:31sont effondrées.
18:32Célia Barotte a eu leur avocat.
18:34Cet homme a été placé,
18:35il faut le dire pour une fois,
18:36en détention provisoire.
18:38Il n'est pas libre
18:38comme les autres
18:39ou relaxé comme un autre
18:41même s'il y a désormais appel.
18:42Mais c'est un scandale absolu.
18:44On a une plainte
18:45qui est restée lettre morte
18:46et un homme
18:46qui avait potentiellement
18:48violé son fils
18:48qui devient animateur
18:50en classe de maternelle
18:51entre 3 et 5 ans.
18:52C'est délirant.
18:53Et pardon,
18:54pour compléter
18:55ce que dit très justement Gauthier
18:56dans la série
18:56des aberrations,
18:58dans le périscolaire parisien,
19:00vous avez des cas
19:01où lorsqu'un animateur
19:02a été accusé
19:03par un enfant,
19:04au lieu de le suspendre,
19:05ce qui aurait été
19:06la décision
19:07de bon sens absolu
19:09dans l'attente
19:10de la décision
19:11dans l'attente
19:12d'une enquête
19:13pour protéger l'enfant,
19:14au lieu de suspendre,
19:15on les a déplacés
19:16d'une école à une autre.
19:17Comme si un violeur,
19:19un pédophile,
19:20quelqu'un qui a
19:20un détraqué mental,
19:22si vous le déplacez
19:23d'un point A
19:23à un point B,
19:24il va guérir
19:24et plus s'en prendre aux enfants.
19:26Voilà ce qui s'est passé
19:27dans cette affaire.
19:27C'est terrible.
19:28On va découvrir jour après jour
19:29de nouvelles facettes
19:31de ce scandale
19:31et évidemment,
19:32on se tient à la disposition
19:33de toutes les familles
19:34et on leur donne la parole
19:35sur nos plateaux.
19:36Un tout petit mot
19:36à leur politique
19:38et qui concerne
19:39les stupéfiants.
19:40J'ai été un peu surpris
19:41de Louis-Laure Agnel
19:41d'apprendre que
19:42Sébastien Lecournus,
19:43le Premier ministre,
19:44demande à ses ministres
19:44de procéder à des dépistages
19:46dans les cabinets ministériels
19:47pour savoir si
19:48dans les cabinets ministériels
19:50on se drogue.
19:51C'est bien ça,
19:51j'ai bien compris.
19:51C'est opération déminage
19:53avec du dépistage
19:54parce qu'il y a un livre
19:55qui s'apprête à paraître
19:56et qui va parler
19:58de certaines pratiques
20:00dans les cabinets ministériels,
20:01notamment le rapport
20:02aux produits stupéfiants,
20:03à l'alcool, aux excès.
20:05Et donc,
20:05je pense que
20:06pour le gouvernement,
20:08c'est une opération
20:09de contre-feu
20:09avant la sortie de ce livre.
20:11Par ailleurs,
20:13je pense que les Français
20:14voient bien
20:15le côté cosmétique
20:16et par ailleurs,
20:17sont peut-être aussi
20:18très étonnés
20:18de se dire
20:19qu'à ce niveau
20:21de l'État,
20:22on soit obligé
20:23de faire des dépistages
20:23de produits stupéfiants
20:25alors que s'il y a bien
20:26un endroit
20:27où on est conscient
20:27des dangers
20:28parce que tous les jours
20:29remontent les problèmes
20:30de narcotrafic,
20:31les ravages sur le cerveau,
20:33les ravages sur les liens sociaux,
20:35sur tout ce que vous voulez
20:35sur la délinquance.
20:36Et donc,
20:37c'est vrai que ça peut étonner
20:38d'entendre
20:39qu'il va y avoir
20:40des opérations.
20:41Et puis par ailleurs,
20:42il y a un deuxième sujet,
20:43je suis curieux de savoir
20:44dans quelles circonstances
20:46vont se passer.
20:47Non mais est-ce que les tests,
20:48les gens peuvent aller
20:49tout seuls
20:50dans une salle de bain
20:50pour les faire ?
20:51J'espère qu'ils vont les faire
20:52de façon inopinée
20:53et au bureau.
20:55Catherine Ney,
20:56est-ce que ça vous surprend ?
20:58Écoutez,
20:58il y a un trafic de drogue
21:00énorme en France,
21:01ça veut dire
21:01qu'il y a beaucoup
21:01de consommateurs.
21:02Et des consommateurs,
21:03il n'y en a pas seulement
21:04en province,
21:04il y en a à Paris,
21:05il y en a beaucoup
21:06dans tous les milieux
21:07et pourquoi pas en politique
21:08parce que vraiment,
21:10il y a des rumeurs,
21:10c'est possible
21:11qu'il y en ait en politique.
21:13Et je pense que là,
21:13le Premier ministre,
21:14c'est une forme d'alerte,
21:16il dit attention,
21:17vous êtes visés,
21:18faites attention,
21:19peut-être que des choses
21:21qu'il a eu vent
21:22de certaines affaires
21:23et que c'est pour mettre
21:25un peu de calme
21:26dans les esprits
21:27pour dire attention
21:27parce que évidemment,
21:28ça ferait très mauvais effet
21:30si on pouvait révéler
21:31que dans les camions
21:32ministérielles
21:33et même peut-être
21:34les ministres.
21:35À l'Assemblée nationale.
21:36À l'Assemblée nationale.
21:37Et les journalistes,
21:38Pierre Paul,
21:38personne n'est exempt.
21:40Tu as forcément une question.
21:41Comme ils travaillent
21:42à H24,
21:43ils vont sans doute
21:45dire qu'ils ont
21:46des circonstances atténuantes.
21:47Moi, je propose
21:48dans cette logique
21:49de faire aussi
21:49des tests de compétences
21:51d'empathie avec le peuple.
21:53La compétence,
21:54il n'y a pas de morale
21:55dans la compétence.
21:56D'empathie avec le peuple,
21:57de sécurisation du pays
21:58quand il y a un problème.
22:00Oui, mais ce n'est pas
22:01qu'il n'y a pas de test.
22:02Oui, mais quand même.
22:02Ça est vrai.
22:03Ça nous rassurerait.
22:04Vous dites le bret.
22:05Là, vous êtes pour,
22:06les tests de dépistage.
22:08Est-ce que je suis pour ?
22:08Je n'ai pas un avis
22:10tranché sur la question.
22:12Je pense que ça va lancer
22:12un grand climat de suspicion.
22:14Alors, un grand climat de suspicion.
22:15Par contre, si on les fait,
22:17j'ai hâte des résultats.
22:18Alors, j'imagine
22:19qu'il va y avoir une transparence
22:20sur les résultats.
22:21Si on trouve de la drogue
22:22dans les cabinets ministériels,
22:24je rappelle que les ministres
22:25vont être également testés.
22:26Maude Bréjon a dit
22:27qu'elle passait aujourd'hui même.
22:28Sébastien Lecornu s'est testé.
22:29Sébastien Lecornu a été testé.
22:30Il est évidemment négatif.
22:33Non, mais c'est quand même
22:33important de le dire.
22:35Par exemple, vous voyez,
22:36Gabriel Attal,
22:37après, on a posé la question
22:38des députés.
22:39Est-ce qu'on va tester
22:39les 577 députés ?
22:41Gabriel Attal, il dit
22:42non, il ne faut pas tester
22:42les députés.
22:43Eh bien, ça crée
22:44un climat de suspicion tout de suite.
22:45Pourquoi Gabriel Attal,
22:46il ne veut pas qu'il est testé
22:46les députés ?
22:47Pourquoi vous dites ah ?
22:48Non, mais c'est étonnant.
22:50Pourquoi c'est étonnant ?
22:51Je pense que si les ministres
22:52sont testés,
22:53on peut tester les députés.
22:54Pourquoi Gabriel Attal
22:55ne veut pas que les députés
22:56soient testés ?
22:57Parce qu'il va dire
22:57que ça crée un climat de suspicion
22:58et qu'on ne va pas aller
22:59en test de personne.
23:00Mais comme tout le monde
23:01est négatif,
23:01il n'y a pas de problème, non ?
23:02En plus, ces tests-là
23:03remontent sur plusieurs jours.
23:05Il y a des gens
23:06qui pourront dire
23:07mais c'était il y a une semaine,
23:08j'ai consommé la drogue
23:13mais normalement,
23:14il paraît qu'avec un cheveu,
23:15on peut retracer
23:16pendant trois mois
23:17les consommations de produits.
23:18Par contre,
23:19c'est très bien
23:19de faire la guerre
23:19aux consommateurs
23:20et qui plus est
23:21quand ils sont
23:22dans les cabinets ministériels
23:24et qui sont en responsabilité
23:25et donc il y a
23:25une gigantesque tartufferie
23:27à dire il faut lutter
23:27contre la drogue
23:28et consommer en même temps.
23:29Mais ça serait bien aussi
23:30que le gouvernement
23:31fasse la guerre aux vendeurs
23:32parce que le consommateur,
23:33ça ne suffira pas.
23:34Il faut aller chercher les armes,
23:35il faut aller chercher la drogue
23:36avant qu'elle ne soit vendue.
23:37Et quand on parle de guerre
23:38contre le narcotrafic,
23:39la guerre elle est menée
23:40que par les narcotrafiquants
23:41qui vont rafaler
23:42des pères de familles
23:42qui n'ont rien à voir
23:43avec le trafic de drogue
23:44à trottinette
23:45comme ce qui s'est passé
23:45à Nice
23:46il y a quelques semaines.
23:48Donc c'est bien
23:48de faire la guerre
23:48aux consommateurs
23:49mais il faut faire aussi
23:50la guerre aux vendeurs.
23:51Et évidemment là
23:52les conséquences
23:52peuvent être
23:52beaucoup plus dramatiques.
23:53Avant qu'on parte
23:55à Nîmes pour la conférence
23:56de presse du procureur
23:57à propos de l'affaire
23:58du Gros du Roi,
23:59j'aimerais quand même
24:00qu'on parle de ce grand reportage
24:01ce soir à 21h sur CNews,
24:03Gautier, Colus,
24:04La liberté de rire
24:0540 ans déjà
24:05à l'occasion des 40 ans
24:07de la mort de l'humoriste
24:08le plus célèbre de France.
24:09On va écouter
24:11un petit extrait.
24:12Il y a deux extraits
24:13lesquels vous préférez, Gautier ?
24:14C'est vous qui décidez.
24:15Celui du Melblick
24:181975.
24:18Le premier,
24:19alors l'autre est mieux
24:19parce qu'on voit
24:20à quel point il allait loin.
24:22C'est ce que je vois
24:22mais en fait de vous choisir.
24:24C'est à vous décider
24:25mais le deuxième
24:26est mieux de voir.
24:27Je les ai vus
24:27et je me suis rappelé
24:28des extraits
24:29en vous écoutant.
24:30Le premier,
24:30on voit qu'il va très très loin
24:31et que vraisemblablement
24:33un Coluche aujourd'hui
24:34aurait bien du mal.
24:34Donc lequel vous voulez
24:35parce que là on n'a pas compris.
24:36L'autre que le Schmilblick.
24:37Les politiques.
24:38Et c'est radiodiffusable.
24:39C'est à dire
24:39que nos auditeurs
24:40pourront entendre et comprendre.
24:41Allez, écoutons ça.
24:42Coluche.
24:43Ses cibles favorites
24:44restent les puissants
24:46et en premier lieu
24:47les politiques.
24:48Et en politique,
24:49on est plus balèze en politique.
24:52Surtout en politique française.
24:53On est parmi
24:54les plus balèzes du monde.
24:56On a les hommes politiques
24:58que le monde entier nous envient.
24:59D'ailleurs,
25:00ils pourraient les prendre
25:00mais ils ne viennent pas les chercher.
25:01je ne sais pas ce qu'ils foutent.
25:03Coluche s'est opposé
25:04d'abord à Giscard d'Estaing
25:06avec cette espèce
25:07de crâne chauve.
25:09Enfin,
25:09il s'attaquait aussi bien
25:10à son physique
25:10qu'à ses propos.
25:12Regardez,
25:12Giscard d'Estaing
25:13est promis un changement douceur.
25:15Vous avez senti quelque chose ?
25:17Impeccable,
25:18ça s'est passé.
25:19Et puis après,
25:19il s'est attaqué à Chirac.
25:20Et puis là,
25:21on en a un qu'on est embêté aussi
25:22qu'on est embêté avec.
25:23On est embêté,
25:24c'est avec Le Grand.
25:25Le Grand avec les lunettes.
25:27Le sketch,
25:28les politiques,
25:29passent en revue
25:30tous les membres du gouvernement
25:31et qu'ils les égratignent
25:32comme ce n'est pas permis,
25:34ça va très loin.
25:35Comment il s'appelle
25:36celui avec l'entonnoir,
25:37l'handicapé mental ?
25:40Michel Debré.
25:40Alors voilà,
25:41c'est bon,
25:42Michel Debré.
25:42C'est celui qui voulait
25:43qu'on fasse des enfants.
25:45Parce qu'il ne va pas les faire.
25:46D'ailleurs,
25:46pas les gosses.
25:49Pas déconner.
25:52Mais qui peut faire ça aujourd'hui ?
25:54Plus personne ne peut faire ça aujourd'hui.
25:55Catherine,
25:56on a eu la chance.
25:57Vous avez eu la chance
25:58de croiser Coluche
25:59à Europe 1.
26:00Europe numéro 1.
26:01Oui, oui, oui.
26:02C'était quelqu'un
26:03qui était incroyable.
26:03Il poussait les limites.
26:04Mais aujourd'hui,
26:05il serait en prison.
26:06Évidemment,
26:07il attaquait tous les politiques
26:08et il avait attaqué
26:09Albin Chalandon
26:10sur les prisons
26:11en disant que c'était un dingue.
26:14Et moi,
26:16après,
26:16je le croisais,
26:17je ne lui disais plus bonjour
26:18parce qu'il était mon compagnon.
26:19Et donc,
26:19je le croisais dans les couloirs,
26:20je ne lui disais pas bonjour.
26:21Et alors,
26:21il venait souvent dans la rédaction
26:22et alors,
26:23tout le monde le badait
26:24et qu'autour de lui,
26:25il en rajoutait.
26:27On attendait de lui
26:28des dérapages
26:29et on avait des dérapages.
26:31Et moi,
26:31je restais dans mon bureau
26:32et je n'allais pas le voir.
26:34Et lorsqu'il a quitté Europe,
26:36il m'envoyait un petit mot
26:38pour me dire
26:38que j'avais eu le courage
26:40de lui tenir tête,
26:41qu'il me respectait beaucoup
26:42et il m'avait donné
26:43un gros bouquet de fleurs.
26:45Voilà.
26:46Alors,
26:46j'avais trouvé ça bien
26:47parce que par ailleurs,
26:47je trouvais que c'était
26:48un acteur extraordinaire
26:49et on sentait bien
26:50que derrière ce flot,
26:52il était là pour amuser,
26:53il était là pour sortir
26:55des grossièretés
26:55et il le faisait
26:57parce qu'il était payé
26:58pour ça.
26:58Mais on sentait bien
26:59une sensibilité,
27:00une qualité d'homme
27:01qui était assez exceptionnelle
27:02et avec au fond de lui-même
27:05quelque chose,
27:07une sentimentalité
27:08qui affleurait
27:09et c'est ça
27:09qui était son...
27:11Sa marque de fabrique.
27:11Voilà,
27:11sa marque de fabrique
27:12mais qu'il l'occultait
27:14parce qu'il était payé
27:15pour faire rire
27:16et pour faire rire grassement.
27:17Et son nom
27:18était associé à Europe 1.
27:19Et voilà,
27:20j'avais cette petite carte
27:21et voilà,
27:22je l'ai gardée
27:22mais on m'a volé mon sac
27:23un jour et voilà.
27:24Et vous n'avez plus la carte de Coluche.
27:25Et je n'ai plus la carte.
27:26Et on a toujours
27:26le studio Coluche
27:27à Europe 1.
27:27Gauthier,
27:28un tout petit mot
27:28sur la liberté d'expression
27:29parce que là,
27:30il était plein de balles.
27:31Aujourd'hui,
27:31c'est ce que je dis,
27:32il ne pourrait pas dire
27:33le quart de ce qu'il disait
27:34à l'époque.
27:34Bien sûr,
27:35mais vous verrez
27:36dans le long format,
27:37il allait très très loin.
27:37Même pour dénoncer le racisme,
27:39il se faisait des blackface.
27:41Donc il arrivait,
27:42le visage peintueux,
27:44peint en noir.
27:44Donc ça serait totalement impossible.
27:46Aujourd'hui,
27:47vous ne pouvez plus faire
27:47d'accent non plus.
27:49Michel-là pensait quelque chose.
27:51Exactement.
27:51Enfin,
27:51si vous pouvez faire
27:52l'accent belge
27:52et l'accent québécois,
27:53mais c'est tout.
27:54Donc évidemment,
27:55c'est la question
27:55qu'on posera ce soir.
27:57Coluche,
27:57si vous voulez,
27:58la liberté de Coluche
27:59ne pourrait plus.
28:01Imaginez aujourd'hui
28:01s'il faisait les mêmes sketchs
28:03sur les députés,
28:04par exemple,
28:04pour se moquer
28:05de la France insoumise.
28:06Ce qu'il prendrait
28:07dans la figure.
28:08Donc ça serait totalement impossible.
28:11Alors certains vont dire
28:12tant mieux,
28:13d'autres vont dire
28:13la liberté a quand même
28:15bien reculé depuis.
28:16Un mot de notre
28:17confrère Éric Tegner ?
28:18Alors Éric Tegner,
28:19évidemment,
28:20il sera là ce soir
28:21après le débrief
28:22du long format sur Coluche.
28:23Je sais qu'il va aller aussi
28:24sur Europe 1
28:25à 19h45
28:26et Pierre de Villeneuve.
28:27Voilà,
28:27auprès de Pierre de Villeneuve.
28:28Ce qui s'est passé
28:29pour Éric Tegner aujourd'hui
28:30est à l'ustinant.
28:31Alors racontez-nous.
28:32C'est-à-dire que donc
28:33Éric a été condamné
28:34à 10 000 euros d'amende
28:35et 6 mois de prison
28:36avec sursis
28:38pour avoir mené
28:39une grande enquête
28:40sur l'immigration
28:40et la partie
28:41pour laquelle
28:42il a été condamné,
28:43c'est la partie
28:44sur les avocats.
28:45Alors il n'est absolument
28:46pas condamné
28:46pour diffamation.
28:48Il est condamné
28:48pour avoir nommé
28:49ses avocats
28:50qui ont fait
28:51de l'immigration
28:52un business
28:53pour par exemple
28:55empêcher l'expulsion
28:56de quelqu'un
28:57qui est sous OQTF
28:58en multipliant les recours.
28:59Et pour avoir nommé
29:00ses avocats,
29:00il a été donc condamné
29:02ce jour.
29:02Il a fait évidemment
29:03appel par le biais
29:05de son avocat.
29:06Mais vous vous rendez compte,
29:07pour une enquête,
29:08c'est la loi utilisée,
29:09c'est la loi
29:09post-Samuel Paty
29:10qui est utilisée
29:11non pas pour condamner
29:12un islamiste,
29:13mais pour condamner
29:14un journaliste
29:15qui a fait une enquête
29:17sur les avocats
29:18pro-migrants.
29:19Donc par le simple fait
29:20de nommer
29:22quelqu'un
29:22dans une enquête,
29:23vous pouvez être condamné
29:24pour ce faire.
29:25Alors ça va être
29:25très intéressant.
29:26C'est-à-dire que nous,
29:27quand on est nommé
29:27dans des enquêtes
29:28et qu'on nous met
29:28des cibles dans le dos,
29:29on pourra faire condamner
29:30aussi les officines
29:31de presse d'extrême-gauche
29:32qui nous attaquent.
29:33Mais allons-y !
29:34C'est-à-dire que c'est sans fin
29:35dans ces cas-là.
29:35Donc Eric sera là
29:36pour en parler ce soir.
29:37classés sans suite dans ce cas-là.
29:38C'est dans ce sens-là.
29:40Exactement.
29:40Vous avez bien compris
29:41dans quel sens,
29:41effectivement,
29:42Laurence,
29:43c'était.
29:43C'est toujours dans le même sens.
29:44C'est-à-dire que quand c'est
29:45un média classé à droite,
29:47alors là,
29:48on peut lui foncer dessus.
29:49Mais quand c'est une enquête
29:50dans la presse de gauche
29:51contre nous,
29:52alors là,
29:52c'est open bar.
29:53Alors peut-être
29:54au Paul Amard
29:54ou Amine Ketmi ?
29:56Sur ce dossier,
29:57Gauthier en a parlé précisément
29:58parce qu'il connaît très bien
29:58le dossier.
29:59Moi,
29:59j'ai un mot sur Coluche.
30:00Coluche hier,
30:01Dieu donnait aujourd'hui.
30:03L'évolution du pays,
30:05voilà où elle se situe
30:06tout simplement.
30:07Et ceux qui s'octroient
30:08des libertés
30:09interdisent aux autres
30:10d'avoir les mêmes libertés.
30:11Bien sûr.
30:11Voilà où on en est aujourd'hui.
30:12Alors,
30:13je crois qu'on va,
30:14il est 18h33,
30:15on va partir peut-être
30:16en direct à Nîmes
30:17puisque je vois
30:17que la procureure de Nîmes
30:19s'avance.
30:19Elle va nous faire un point
30:20sur ce meurtre abominable
30:22au gros du roi
30:22concernant cette octogénaire
30:24de 86 ans
30:25qui a été retrouvée
30:26et avec un suspect
30:27qui est âgé de 15 ans.
30:28On écoute la procureure.
30:31Avant de vous donner
30:31des informations ciblées
30:33sur l'enquête relative
30:34au meurtre
30:35qui a traumatisé
30:36le secteur du gros du roi
30:37mais bien au-delà,
30:38mes pensées vont avant tout
30:39à cette dame âgée
30:40de 86 ans
30:42qui était probablement
30:43en train de simplement
30:44se promener
30:45non loin du mobilhome
30:46dans lequel elle résidait
30:48en camping
30:49lorsqu'elle est devenue
30:50la cible
30:51d'un meurtre sordide.
30:53Et je présente
30:54très sincèrement
30:55mes condoléances
30:56à tous ceux
30:57qu'elle laisse derrière elle
30:58famille, amis, voisins.
31:03S'agissant des faits
31:05et de l'enquête
31:07jeudi 11 juin
31:082026
31:09les gendarmes
31:10de la compagnie
31:11de Vauvert
31:11étaient avisés
31:13par les pompiers
31:14sollicités
31:15par deux témoins
31:16du fait qu'une dame
31:18venait d'être retrouvée
31:19allongée au sol
31:20dans son sang
31:21au bord du lac
31:22salonique
31:22sur la commune
31:23du Gros du Roi.
31:25La victime décédait
31:26rapidement
31:26des suites
31:27de ses blessures.
31:29Le parquet
31:29se transportait
31:30sur les lieux
31:31et saisissait
31:32la section
31:32de recherche
31:33de Nîmes
31:33avec l'appui
31:34de la brigade
31:35de recherche
31:36de Vauvert
31:37dépendant
31:38du groupement
31:39de gendarmerie
31:39du Gard.
31:41Les premières
31:42investigations
31:42orientées vers
31:43une thèse criminelle
31:44et l'enquête
31:45était diligentée
31:46du chef de meurtre.
31:49Les résultats
31:49de l'autopsie
31:51concluaient
31:52rapidement
31:52que la victime
31:53était décédée
31:54suite à la rupture
31:55d'une aire
31:56pneumogastrique
31:56causée par un objet
31:58tranchant
31:59ou perforant
32:00soit au niveau
32:01de la gorge.
32:03Il apparaissait
32:03en effet
32:04une trace
32:04de perforation
32:05du côté droit
32:06de la gorge
32:08perforation mortelle.
32:10Outre d'ailleurs
32:11des traces
32:12de coups multiples
32:13sur le corps
32:14et la tête
32:14y compris
32:15avec l'objet
32:16tranchant.
32:18Les témoins
32:19communiquaient
32:20une description
32:21similaire
32:22du suspect
32:23aperçu
32:24à proximité
32:25du lieu des faits
32:27et donnaient
32:27cette particularité
32:28de port
32:29d'un masque
32:30chirurgical
32:30et d'une potentielle
32:31perceuse
32:32tenue en main.
32:35Les gendarmes
32:36dont je tiens
32:36à souligner
32:37ici une nouvelle fois
32:38la célérité
32:39de leur mise
32:40en ordre de marche
32:41et des investigations
32:42menées
32:42ainsi que des résultats
32:43obtenus
32:44procédaient
32:45donc à divers
32:46recoupements
32:47et diverses
32:48investigations
32:48notamment
32:49de vidéos
32:50qui finissaient
32:52par les orienter
32:53via une moto
32:54suivie
32:55vers un jeune garçon
32:57âgé de 15 ans
32:58et domicilia
32:59avec ses parents
33:00non loin
33:01du lieu des faits.
33:03Ce dernier
33:03était interpellé
33:04et placé en garde à vue
33:05le 16 juin
33:062026
33:07après être sorti
33:08du collège
33:08dans lequel
33:09il était scolarisé
33:10en classe de 3ème
33:12au gros du roi.
33:14Rapidement
33:15il reconnaissait
33:16avoir commis
33:17les faits
33:18et indiquait
33:19le lieu
33:19où il avait
33:19repositionné
33:20la perceuse
33:22à l'issue
33:22de son acte.
33:24Il expliquait
33:25ensuite
33:26avoir commis
33:27les faits de meurtre
33:28de façon
33:28circonstanciée
33:30et concordante
33:31avec les premiers
33:32résultats de l'enquête
33:34exposant
33:34avoir saisi
33:35la victime
33:35par l'arrière
33:36lui avoir
33:37asséné
33:38des coups
33:38d'une perceuse
33:39puis des coups
33:40de pieds
33:40et de poing
33:41avant de l'étrangler
33:42et d'être
33:43interrompu
33:44dans un déplacement
33:45du corps
33:45entamé
33:46par des promeneurs
33:48qui le conduisaient
33:49finalement
33:49à fuir.
33:53Il déclarait
33:53avoir prévu
33:54cette agression
33:55le jour même
33:56en préparant
33:57la mise à disposition
33:57de la perceuse
33:58dont il s'était doté
34:00dans le matériel
34:01familial
34:02en la cachant
34:03en amont
34:04non loin
34:05du lieu des faits
34:05dans un buisson
34:07avant de venir
34:08la reprendre
34:08munie d'un masque
34:09et de gants
34:10puis de passer
34:11à l'acte.
34:13Il exposait
34:14avoir eu
34:15ce besoin viscéral
34:16de faire mal
34:16en raison
34:17d'un ressenti
34:18d'une profonde
34:19injustice
34:19à son encontre
34:21dans le milieu
34:21familial
34:22notamment.
34:25Enfant
34:25d'une troisième
34:26union
34:26de son père
34:27il avait des relations
34:28très proches
34:29notamment avec
34:30l'un de ses
34:31demi-frères
34:32devenus papa
34:33ainsi qu'avec
34:34ses neveux
34:34et nièces
34:35dont il était
34:36très proche.
34:38Des tensions
34:38familiales
34:39importantes
34:40en début
34:40d'année
34:41avaient conduit
34:41les adultes
34:42à rompre
34:43leur relation
34:44et à engendrer
34:45le maintien
34:45du mineur
34:46dernier de la famille
34:47recomposée
34:47à l'écart
34:48de cette famille
34:49d'une très grande
34:50importance pour lui
34:51notamment s'agissant
34:53de ce grand
34:53demi-frère
34:54incarné comme
34:55une figure
34:55de référence.
34:57un épisode
34:58plus récent
34:59de rupture
35:00sentimentale
35:01l'avait également
35:02perturbé
35:02dans ce contexte.
35:05Les parents
35:06étayants
35:06et sensibles
35:07à ces difficultés
35:08avaient vainement
35:09tenté de trouver
35:09psychologue
35:10ou psychiatre
35:10pour le soutenir
35:12en cette période
35:13délicate.
35:15Le tout
35:16l'avait conduit
35:17ces dernières semaines
35:18à perdre
35:18un peu pied
35:19en classe
35:20sans pour autant
35:21avoir une moyenne
35:22inférieure à
35:2310 sur 20.
35:23Il était présenté
35:25comme un bon élève
35:26un garçon
35:26sans histoire
35:27entouré
35:28de ses parents
35:28et de bons copains.
35:30Il est totalement
35:31inconnu des services
35:32de police
35:33et de gendarmerie
35:34de même
35:34que de la justice.
35:36Aucun lien n'existe
35:38entre lui
35:38et la victime
35:39qui a été choisi
35:40au hasard
35:40de son projet
35:41d'agression.
35:43Au regard
35:43de la préméditation
35:44des faits
35:45tenant à la préparation
35:46de l'outil
35:47utilisé notamment
35:48le mineur
35:49a été présenté
35:50ce jour
35:50à un juge
35:51d'instruction
35:51pour une mise
35:52en examen
35:53du chef
35:53d'assassinat
35:54et fait l'objet
35:55d'un placement
35:56en détention provisoire.
35:58La carence
35:59d'experts psychiatriques
36:00et d'experts psychologiques
36:02disponibles
36:03n'a pas permis
36:04de recueillir
36:04des premiers éléments
36:05de personnalité
36:06éclairants
36:07sur ce passage
36:08à l'acte
36:09durant le temps
36:09de la garde à vue.
36:11Ces investigations
36:12seront réalisées
36:13dans le cadre
36:13de la commission
36:14rogatoire.
36:15Le mineur
36:16encoure une peine
36:17de 20 ans
36:17de prison
36:18au regard du code
36:19de la justice pénale
36:20des mineurs
36:21mineurs de 15 ans
36:22et relèvera
36:23de la juridiction
36:24du tribunal
36:24pour enfants
36:25constitué
36:25en la forme
36:26criminelle.
36:28Le tout sous réserve
36:30d'une responsabilité pénale
36:31qui pourra être liée
36:33aux investigations
36:34psychiatriques.
36:36Les enquêteurs
36:37travaillent désormais
36:37sous le contrôle
36:38du juge d'instruction
36:39qui aura pour objectif
36:41d'affiner les conditions
36:42du passage à l'acte
36:43mais également
36:44de rassembler
36:45les éléments de vie
36:46de cette victime
36:47sur laquelle je tiens
36:48à terminer
36:49cette intervention.
36:54Si vous avez des questions
36:55mesdames, messieurs
36:57nous les recevons.
36:58Voilà pour cette conférence
37:00de presse éprouvante
37:01je dois dire
37:02de la procureure
37:03de la République de Nîmes
37:04Cécile Jansac
37:05Tanguyamont
37:06vous nous avez rejoint
37:08les conditions
37:09de la mort
37:09de cette pauvre dame
37:10sont abominables
37:11dans ce que vient
37:12de dire la procureure.
37:13Exactement
37:13abominables
37:14c'est bien le mot
37:16cet individu
37:17ce jeune de 15 ans
37:18a donc expliqué
37:19vraiment dans le détail
37:20ce qu'il a commis
37:22coup de perceuse
37:23coup de pied
37:23coup de poing
37:24étranglement
37:24contre cette dame
37:25qui est morte
37:27par un objet tranchant
37:28qui lui a perforé
37:30mortellement la gorge
37:31une victime
37:32qui avait été choisie
37:33au hasard
37:34on nous dit
37:34puisque lui
37:35la procureure
37:36a indiqué
37:37qu'il a fait part
37:38d'un besoin viscéral
37:40de faire mal
37:40pour se venger
37:41d'un problème familial
37:42après des tensions
37:43donc dans sa famille
37:44on nous a dit aussi
37:45aucun lien
37:46entre lui et la victime
37:47aucun lien
37:47aucun lien
37:48elle était là
37:48comme on le disait
37:49au mauvais endroit
37:50au mauvais moment
37:50c'est tombé sur elle
37:51malheureusement
37:52on sait aussi
37:53c'est très important
37:54qu'il avait prémédité
37:55son geste
37:55puisqu'il avait caché
37:56cette perceuse
37:57dans un buisson
37:58et donc
37:58il attendait
37:59que quelqu'un passe par là
38:00pour s'en prendre à elle
38:02malheureusement
38:02c'est tombé
38:04sur cette dame
38:05on apprend aussi
38:05que c'était un garçon
38:06sans histoire
38:07de 15 ans
38:07qui était au collège
38:08en 3ème
38:09plutôt un bon élève
38:10inconnu de la police
38:11de la justice
38:13désormais
38:13il risque
38:1420 ans de prison
38:15et c'est intéressant
38:16de savoir aussi
38:17qu'à cause d'une carence
38:18d'experts psychiatriques
38:19on n'a pas encore
38:21réalisé son expertise
38:22psychiatrique
38:23et que ça va prendre
38:23du temps
38:24pour savoir
38:24notamment
38:25s'il a eu
38:25je ne sais pas
38:26une décompensation
38:27qu'est-ce qui lui est passé
38:28donc il y a préméditation
38:29puisqu'il cache un objet
38:31en l'occurrence
38:31une perceuse
38:32qu'il prend dans sa famille
38:34dans sa maison
38:35et préméditation
38:35ça veut quand même dire
38:36qu'on a toute sa tête
38:38en plus
38:38il se cache le visage
38:40donc ça va être difficile
38:41de nous dire après
38:42qu'il n'avait pas toute sa tête
38:43ou qu'il avait une altération
38:44du discernement
38:46puisque quand on va prendre
38:47une perceuse
38:47qu'on la cache dans un buisson
38:48en attendant que quelqu'un
38:49passe par là
38:50pour la saisir par derrière
38:52et lui percer la gorge
38:53à coups de perceuse
38:54désolé mais c'est ce qui s'est passé
38:55c'est abominable
38:56c'est un meurtre
38:58vraiment extrême
38:59un assassinat
39:00même extrêmement violent
39:02mise en examen
39:03pour assassinat
39:03il risque 20 ans de prison
39:06alors qu'il est mineur
39:07Paul Amard
39:07on est sur un cas extrême
39:09c'est extrêmement douloureux
39:10même d'écouter
39:11la procureure
39:12et vous l'avez dit
39:13c'est éprouvant
39:14c'est très dur
39:15d'entendre ces mots
39:16ces détails
39:16d'une façon exprimée
39:18de façon extrêmement clinique
39:19je pense que là
39:20pour le coup
39:21ce serait une erreur
39:21nous qui faisons
39:22de la politique
39:23et qui souvent tirons
39:25les leçons politiques
39:25d'une tragédie
39:26je pense que ce serait une erreur
39:27parce qu'il y a une double
39:29tragédie
39:30une erreur de quoi ?
39:31de dire
39:32d'étendre au champ politique
39:34bien sûr
39:34cette double tragédie
39:35oui oui non ça n'a rien à voir
39:36qui est d'abord la mort
39:37de cette vieille dame
39:37et ensuite
39:38l'épreuve que va traverser
39:40et que traverse désormais
39:41la famille
39:42de l'assassin
39:44pas d'antécédent psychiatrique
39:45mais pardon
39:46même si c'est prémédité
39:47ça reste un acte de folie
39:48d'une folie absolument
39:50monstrueuse
39:51il a sans doute
39:53souffert de quelque chose
39:54au sein de sa famille
39:54et il s'est vengé
39:55en infligeant cette épreuve
39:57à cette famille
39:58qui passe par
39:59l'assassinat
40:00de cette vieille dame
40:01dans des conditions
40:01absolument épouvantables
40:02Amine Elkatmi
40:03on est saisi
40:04c'est vrai qu'on est saisi
40:05par l'émotion
40:06et l'horreur
40:06oui c'est très pénible
40:08à écouter
40:10on en a parlé
40:10en première heure
40:11mais on n'avait pas forcément
40:12tous les détails
40:13des détails
40:15et c'est vrai
40:15que ça laisse
40:17ça laisse sans voix
40:18mais je partage
40:19les mots de Paul
40:21je pense qu'il n'y a pas
40:21de conclusion politique
40:25à en tirer
40:25on est dans quelque chose
40:26d'effroyable
40:28et on pense évidemment
40:29à la famille
40:30de cette dame
40:31il y a quand même
40:32un enseignement
40:34je ne connais pas
40:35le fond de l'affaire
40:36comme nous tous
40:37autour de cette table
40:38ce plateau
40:39mais on voit bien
40:40qu'il y a une ultra-violence
40:41avec des profils
40:42ultra-jeunes
40:43qui est en train
40:44de se répandre
40:45un peu partout
40:46dans le territoire
40:47ce n'est pas la première fois
40:48qu'on assiste
40:49à quelque chose
40:49de sordide
40:50avec quelqu'un
40:50qui est très jeune
40:51là on voit
40:52qu'il a 15 ans
40:53il a un profil
40:54qui surprend
40:55parce qu'on s'attendait
40:56à quelqu'un
40:57soit de déscolariser
40:58soit qui a plein de problèmes
40:59ou avec des antécédents
41:00il n'y en a pas
41:00en l'occurrence
41:01ce n'est pas le cas
41:01mais je pense
41:02qu'il va falloir
41:03s'intéresser
41:03aux causes
41:04aux raisons
41:05qui font qu'il y a
41:06des jeunes de stage-là
41:07qui font des trucs
41:08mais en plus
41:08à tuer quelqu'un
41:09avec une perceuse
41:10c'est épouvantable
41:11on dirait que c'est inspiré
41:13par un film d'horreur
41:14un horrible film
41:15oui mais c'est justement
41:16j'ai entendu ce matin
41:17je crois que c'est
41:18sur notre antenne aussi
41:18qu'il avait regardé
41:20sur les réseaux sociaux
41:21la façon dont on pouvait
41:22tuer des plus animaux
41:23et voir éventuellement
41:25des humains
41:26avec des perceuses
41:26et il avait
41:27enfin voilà
41:28il était sur un réseau
41:29avec voilà
41:30il suivait ce genre
41:31de réseaux
41:32et donc
41:33qu'ils l'ont peut-être
41:35qu'ils l'ont peut-être
41:36influencé
41:37influencé
41:37et c'est pour ça
41:38que c'est dommage
41:39qu'on n'ait pas encore
41:39l'expertise psychiatrique
41:40parce que peut-être
41:41que justement
41:41face à ces experts
41:42il va expliquer
41:44où est-ce qu'il a pu
41:46imaginer qu'on peut
41:46tuer quelqu'un
41:47avec une perceuse
41:48il va peut-être
41:48leur expliquer
41:49qu'effectivement
41:50il regardait des vidéos
41:51gores, sordides
41:52sur les réseaux sociaux
41:53ou sur certains sites internet
41:54tout ça aussi
41:55ça va faire partie
41:56de l'enquête à mener
41:57et peut-être après
41:58des conséquences
42:00et des choix
42:02qu'on va faire
42:03peut-être politiquement
42:04pour éviter tout ça
42:04parce qu'à 15 ans
42:05sans prendre à quelqu'un
42:06avec une perceuse
42:07ça paraît
42:08irresemblable
42:08en parlant aux enquêtants
42:09parce qu'il reconnaît
42:10assez vite
42:10donc il retourne au collège
42:11le lendemain
42:12tranquillement
42:12il est interpellé
42:14à la sortie du collège
42:15il dit qu'il avait
42:16un besoin viscéral
42:17de faire du mal
42:18mais on est dans
42:19encore une fois
42:20dans un scénario
42:21apocalyptique
42:22comme s'il était poussé
42:23qu'il ne pouvait pas
42:23se retenir
42:25besoin viscéral
42:26il prend quand même
42:27le temps de prendre
42:27la perceuse
42:28et de la cacher
42:28dans le buisson
42:29donc il faut voir
42:30à quel degré
42:31est-ce que tout cela
42:32ça pose un vrai sujet
42:34de l'attirance
42:34la fascination pour le mal
42:36et le fait de détruire
42:37d'abîmer
42:37de tuer
42:38qui est quand même
42:39quelque chose
42:40à analyser aujourd'hui
42:41dans la société
42:42on voit qu'il y a
42:43ce jeune là
42:44mais c'est quelque chose
42:45qui est plus profond
42:45on voit jour après jour
42:47des scènes de la vie quotidienne
42:48où vous avez des gens
42:49jeunes ou pas jeunes
42:50d'ailleurs
42:50qui ont ce besoin
42:51de détruire
42:52de faire le mal
42:53au détriment du bien
42:54dernier mot Paul
42:55simplement
42:56alors pour le coup
42:57la responsabilité
42:57des réseaux sociaux
42:58mais clairement
42:59et le rapport
43:01à la mort
43:02qui a changé
43:03la vie a toujours été
43:05sacralisée
43:05dans les anciennes générations
43:06elle l'est de moins en moins
43:08et le rapport
43:09à la mort a changé
43:10comme si c'était virtuel
43:12il était peut-être
43:13dans un état second
43:13sous l'emprise
43:14peut-être de substances
43:15qui ont fait que
43:16il s'est peut-être cru
43:17dans une sorte
43:17de jeu vidéo
43:18mais au bout du bout
43:19il y a une vieille âme
43:20qui est morte
43:21donc là
43:22juste pour terminer
43:22Tanguy Hamon
43:23il est en détention
43:25il sera expertisé
43:27au niveau psychiatrique
43:27là dans les prochains jours
43:29oui oui
43:29détention provisoire
43:30on sait qu'il est mis en examen
43:32vu son profil
43:33et vu ce qu'il a fait
43:35ça m'étonnerait
43:36qu'il ressorte
43:36d'ici son jugement
43:38même si ça va pouvoir
43:39durer quand même
43:40assez longtemps
43:40mais c'est vrai
43:41que pour le coup
43:41on n'est pas dans une enquête
43:42qui a l'air très très compliquée
43:44à faire
43:44donc on peut imaginer
43:45que son jugement
43:45même si avec les tribunaux
43:46pour enfants
43:47c'est toujours un peu plus long
43:48on peut imaginer
43:49qu'il restera derrière
43:50les barreaux
43:51au moins jusqu'à son jugement
43:52vu la dangerosité
43:53dont il a fait preuve
43:54en tout cas
43:54voilà ce que l'on pouvait dire
43:56sur cette terrible affaire
43:57du gros du roi
43:58avec évidemment
44:00la victime
44:01un dernier mot
44:02pour évoquer
44:02alors quelque chose
44:04qui est très différent
44:04qui est la fête de la musique
44:05qui va se dérouler
44:06le 21 au soir
44:07d'ailleurs à certains endroits
44:09où ça sera annulé
44:10en raison de la canicule
44:11parce que là
44:11il y a vraiment
44:12un risque pour la santé
44:13des gens
44:14et puis mon cher
44:15Amine Elkanmi
44:15la France insoumise
44:16devait organiser
44:17ce dimanche
44:18dans le cadre
44:19de la fête de la musique
44:20une fête
44:21un concert
44:22avec des prises de parole
44:24place de la république
44:25la préfecture de police
44:27a finalement interdit
44:28cette manifestation
44:31la France insoumise
44:32saute sur
44:33tout ce qui bouge
44:34pour récupérer
44:37récupérer
44:37tout ce qu'elle peut récupérer
44:38la fête de la musique
44:39c'est une fête populaire
44:40c'est la fête
44:41de tous les français
44:42pour ceux qui aiment la musique
44:43parce que vous avez toujours
44:44des gens qui vous expliquent
44:45que c'est un supplice
44:46le 21 juin
44:47d'avoir des
44:48des musiciens
44:51amateurs
44:51dans les bruits
44:52sous ses fenêtres
44:53moi je trouve ça
44:54plutôt amusant
44:56mais effectivement
44:57un parti politique
44:58n'a pas
44:58à privatiser
45:02un espace
45:02public
45:03une fête
45:05qui est une fête
45:06par définition
45:07populaire
45:07je l'ai dit
45:08on va juste écouter
45:09la porte-parole du gouvernement
45:10Maude Bréjon
45:10qui salue
45:11cette décision du préfet
45:12Patrice Fort
45:13qui protège les parisiens
45:14dit-elle par cet arrêté
45:15La préfecture de police de Paris
45:17est dans son rôle
45:18elle constate
45:18des risques de troubles
45:20à l'ordre public
45:21du fait d'invités
45:22qui ont tenu
45:23par le passé
45:24des propos
45:26insurieux
45:26il y a plus d'une cinquantaine
45:28de zones
45:28pour encore une fois
45:30nos policiers
45:30à sécuriser
45:31moi je les remercie
45:32du travail qu'ils vont faire
45:33dans des conditions
45:34qui pour des raisons
45:35d'affluence
45:36pour des raisons
45:38météorologiques
45:38ne seront pas faciles
45:39et on voit bien
45:40dans la réaction
45:41de la France Insoumise
45:41qu'ils sont encore
45:42dans une stratégie
45:43de conflictualisation
45:45de toutes les décisions
45:46y compris lorsqu'elles sont prises
45:48par des représentants
45:49de la République
45:50le préfet de Paris
45:51fait un travail
45:52absolument remarquable
45:53ils ont fait appel
45:53à cette décision
45:54et c'est tout à fait leur droit
45:55il prend cette décision
45:57pour protéger les parisiens
45:58pour permettre
45:59à ce que
46:00ces festivités
46:01parce que c'est d'abord
46:02un moment festif
46:03se passe dans les meilleures
46:04conditions possibles
46:05voilà
46:05et puis vous voyez
46:06quand je lis hier
46:07la réaction de Jean-Luc Mélenchon
46:08et que je vois
46:09dans ce tweet
46:10qu'au fond à la fin
46:11le responsable
46:12c'est le président du CRIF
46:13je vois qu'on retombe
46:14quand même
46:14dans ces vieux travers
46:16voilà
46:16parce qu'effectivement
46:17Jean-Luc Mélenchon
46:17mon cher Paul Amard
46:18a dit que c'était
46:19de la faute du CRIF
46:21qui avait
46:23son président
46:23Jonathan Arfi
46:24et le maire
46:25PS de l'assort
46:26arrondissement
46:26fait interdire
46:27cette manifestation
46:27si LFI passe outre
46:30j'imagine la fête
46:31de la musique
46:32version LFI
46:33la marseillaise
46:35non pas chantée
46:35mais sifflée
46:36par le rappeur
46:36Médine
46:37Rima Hassan
46:38proposé à Marianne
46:39avec Keffier
46:40naturellement
46:41Jean-Luc Mélenchon
46:42tout blanc
46:43tout moche
46:43grimé
46:44couleur
46:45ébène
46:45et le discours de clôture
46:47de Bali Bagayoko
46:48le maire de Saint-Denis
46:49appelant
46:50à l'insurrection
46:51avant évidemment
46:52le feu d'artifice
46:53qui serait peut-être
46:53un feu de mortier
46:55interdiction
46:56mais il y a eu
46:57la France Insoumise
46:58a annoncé
46:58avoir déposé
46:59un recours
47:00contre la décision
47:01du préfet de police
47:02de Paris
47:02et effectivement
47:03moi je
47:04un peu comme
47:05Maud Bréjon
47:05je trouve très sain
47:07que le préfet de police
47:08s'engage comme ça
47:10et dise bien
47:10ce n'est pas possible
47:11puisque c'est une utilisation
47:12de l'espace public
47:14à des fins politiques
47:15et la fête de la musique
47:16n'est absolument pas
47:18l'objet
47:18de cette journée
47:19et de cette soirée
47:20donc je trouve
47:20qu'il est plutôt courageux
47:21et ensuite
47:22si effectivement
47:23la justice administrative
47:24confirme la décision
47:26du préfet de police
47:26de Paris
47:27moi je demande juste
47:27à voir
47:28si la France Insoumise
47:29s'y soumet
47:32respecte
47:32ou alors
47:33dit
47:33on s'en fout de la justice
47:34c'est pas grave
47:35on va quand même le faire
47:36je pense qu'il va falloir
47:37être très vigilant
47:37et regarder
47:38ce qui se fera
47:39il y a déjà eu un précédent
47:40ils avaient appelé
47:42à une manifestation
47:42avec le comité
47:43justice pour Adama
47:45le préfet
47:46d'abord le préfet
47:47du Val d'Oise
47:48avait interdit
47:49puis le préfet de police
47:51de Paris
47:52décision confirmée
47:53par le tribunal administratif
47:54que s'est-il passé
47:56sains de leurs écharpes
47:58tricolores
47:58les députés
47:59de la France Insoumise
48:00sont venus assister
48:01à une manifestation
48:02qui était
48:03je me souviens
48:03monsieur Coquerel
48:04madame Rousseau
48:04et tous leurs collègues
48:05une manifestation interdite
48:07ils sont venus manifester
48:08et la manifestation
48:09s'est quand même tenue
48:10donc si vous voulez
48:11des gens
48:11qui annoncent
48:12par définition
48:13qui annoncent
48:13pardon
48:14par avance
48:14qu'ils ne respecteront pas
48:16le résultat
48:16d'une élection présidentielle
48:18peuvent ne pas respecter
48:19la décision
48:20d'un juge administratif
48:21si vous voulez
48:22tout ça est assez croyable
48:23Catherine
48:23on voit qu'il y a une stratégie
48:24d'antagonisation
48:26de la France Insoumise
48:27c'est systématique
48:28oui alors
48:28on pensait que
48:29ça pourrait nuire
48:30et au contraire
48:31ça lui profite
48:32enfin auprès
48:32d'un certain électorat
48:33alors jusqu'où
48:34ça peut lui profiter
48:36je dirais
48:37est-ce qu'il peut arriver
48:38à l'élection présidentielle
48:39comme il l'espère
48:41dans les deux premiers
48:42ça on ne sait pas
48:44mais c'est vrai
48:45que les élus
48:46aujourd'hui
48:46qui ont beaucoup de mal
48:47à mobiliser les troupes
48:48les candidats
48:49ont vu quand même
48:50le rassemblement
48:51à Saint-Denis
48:52vraiment
48:52Saint-Denis
48:53devant la basilique
48:56comme dit madame
48:57la présidente du groupe
48:59dit
48:59il n'y a pas de
49:03racines catholiques
49:04c'est bizarre
49:05de faire justement
49:06devant la basilique
49:07et donc
49:08je ne sais pas
49:09et effectivement
49:10plus ils
49:11n'obéissent pas
49:13à la loi
49:13plus ils se montrent
49:14d'ailleurs
49:15ils ont tué
49:15ils ont tué
49:16le débat
49:17à l'Assemblée nationale
49:18par les bruits
49:18les vociférations
49:20et je ne sais pas
49:23c'est devenu un peu
49:24leur carburant électoral
49:25le problème
49:26c'est qu'en réalité
49:27ce discours
49:28d'insurrection
49:29d'appel
49:30à ne pas respecter
49:31les décisions de justice
49:32à sortir systématiquement
49:33du cadre
49:34et bien pour l'instant
49:35leur profite
49:36dans les urnes
49:37on a vu lors
49:38des dernières élections
49:39je pense notamment
49:40aux élections européennes
49:41je pense à d'autres
49:42élections intermédiaires
49:42même aux élections municipales
49:44et bien il y a des gens
49:45que ça ne choque absolument pas
49:46de voter pour ces listes-là
49:48au contraire
49:48ils y voient
49:51des gens
49:51qui vont les représenter
49:53dignement
49:53et donc ça en dit long
49:54sur l'état quand même
49:55d'une partie
49:56de la société française
49:56le préfet de police
49:57a donc pris appui
49:59sur le fait
49:59qu'il y avait des personnalités
50:00comme Assa Traoré
50:01comme le rappeur Médine
50:02qui devaient être invités
50:04et qui faisaient courir
50:05le risque
50:05dit-il de troubles
50:06à l'ordre public
50:06et de diffusion de propos
50:07appelant à la haine
50:07à la discrimination
50:08ou à la violence
50:09à Minel Kadmi
50:09oui mais c'est leur carburant
50:11et je disais
50:12qu'ils avaient manifesté
50:14en dépit d'une interdiction
50:16du préfet de police
50:18confirmée
50:18par le juge administratif
50:19vous avez aussi le cas
50:21où le préfet de police
50:22interdit
50:23mais où le juge administratif
50:25autorise
50:26et annule la décision
50:29du préfet de police
50:30ça s'est passé
50:30à plusieurs reprises
50:31notamment dans les manifestations
50:32pro-palestiniennes
50:33on n'est pas exclu
50:34que ce scénario
50:36se reproduise
50:37je suis très inquiet
50:38pour la campagne présidentielle
50:39LFI est clairement
50:40dans une logique
50:41de rupture
50:41qui pousse à
50:43vous avez dit
50:43antagonisation
50:44qui pousse à la confrontation
50:45et je crains même
50:47que le chaos
50:47ne se produise
50:48avant même
50:49le scrutin
50:51des présidentielles
50:52je suis vraiment
50:53très inquiet
50:53je crois qu'on partage
50:54tous ce sentiment
50:55sur cette présidentielle
50:57à l'avenir
50:57que nous essayerons
50:58de mener avec
50:58beaucoup de dignité
51:00et l'espérons
51:01de sérénité
51:02sur nos antennes
51:03merci à tous
51:03d'avoir participé
51:04à Punchline
51:06Tanguy Amon
51:06Catherine
51:07et Paul Amar
51:08dans un instant
51:09c'est Pierre De Villeneuve
51:10sur Europe 1
51:10Christine Kelly
51:11sur CNews
51:11demain à 8h10
51:12l'invité de la matinale
51:13sera Thibaut de Montbréal
51:14bonne soirée à tous
51:15Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations