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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:01Bonsoir à tous et bienvenue dans l'heure des pros 2. Nous sommes ensemble jusqu'à 21h.
00:06Pour m'accompagner, Myriam Jabali-Larag, bonsoir.
00:08Bonsoir.
00:09Professeure d'économie, présidente de l'association Regards Lycéens, Sarah Doraghi, bonsoir.
00:14Bonsoir.
00:14Journaliste à Europe 1 et Michel Aubain, bonsoir.
00:17Bonsoir.
00:17Ancien préfet. On va commencer avec cette histoire de ce couple de retraités.
00:23Ils ont 88 et 94 ans.
00:25Ils avaient choisi de mettre en location une partie de leur maison pour financer leur futur placement en EHPAD.
00:32Les locataires ont finalement décidé d'arrêter de payer le loyer.
00:35Ils ont notamment changé les serrures du logement.
00:39Le fils des propriétaires appelle à l'aide.
00:41On va entendre d'abord la vidéo justement d'Honorine.
00:44C'est cette dame de 88 ans qui demande de l'aide.
00:48Écoutez-la.
00:48J'ai besoin de vous.
00:50Personne ne réagit.
00:51À 94 ans, se retrouver dans un cas pareil.
00:56On ne sort pas jusqu'au mois de décembre.
00:57Eh bien, alors pourquoi vous oubliez ?
00:59Et peut-être qu'après on décidera de rester.
01:00Ils ne payent plus leur loyer.
01:02Ils se foutent de nous.
01:04Je vois ce qu'ils ont mis, ils ont mis une bâche.
01:05Ça va durer combien de mois ?
01:08En plus, ils sont morts en vacances.
01:10Il a un casier judiciaire pour escroquerie, pour violence.
01:15Ils nous menacent en plus.
01:16On peut s'enmerger, je vais t'attraper un peu.
01:18Je vais faire peur pour ma sécurité.
01:19Sortez tout de suite.
01:20C'est une immondise, votre fils.
01:23Je ne sais plus moi quoi vous dire, comme d'autres personnes qui sont dans mon cas.
01:29On a besoin que vous nous défendiez, puisque personne ne nous défend.
01:34Je vous en prie, pensez à nous.
01:37Et on va revenir sur les faits avec Célia Barotte de notre service Police Justice.
01:41Comment cette famille s'en est retrouvée, s'est retrouvée dans cette situation ?
01:45On écoute les précisions de Célia.
01:48Depuis le mois de juin, les locataires de la maison d'Honorine ne paient plus leur loyer.
01:52Selon le fils de cette dame âgée de 88 ans, les serrures du logement ont même été changées.
01:57Et les locataires se montrent virulents, menaçants à leur encontre.
02:01Ces individus, pourtant recommandés par une agence immobilière en charge de la location,
02:06seraient déjà connus pour d'autres faits d'escroquerie dans les Alpes-Maritimes.
02:11Le couple de propriétaires et leurs fils s'inquiètent pour l'avenir de leurs biens
02:14et surtout se sentent démunis face à la lenteur des procédures administratives et judiciaires.
02:20Je vous propose de les écouter.
02:21Le procès pour juste faire l'éviction des gens, c'est le mars 2027.
02:26Le juge n'a pas de place avant pour s'occuper de cette affaire-là.
02:29Voilà, donc je crois que là tout est dit.
02:32Et encore, si tout se passe bien, parce qu'après il va y avoir des délais d'huissier...
02:38Donc voilà, moi je ne vais pas dire que je vais bien.
02:40Je vais dire que je surmonte l'épreuve grâce à mon entourage.
02:43Alors pour Michel, pas question de se faire justice soi-même.
02:46Il espère que cet appel à l'aide diffusé sur les réseaux sociaux
02:49permettra d'engager des actions plus efficaces de la part des autorités.
02:53Sarah Doraghi, d'abord on a entendu cette femme honorine.
02:56Évidemment, ça nous déchire le cœur.
02:58Elle a 88 ans, son mari en a 94.
03:00Et on voit ces locataires qui disent
03:02on partira peut-être en décembre ou peut-être pas.
03:05Ces locataires en fait qui les narguent tout simplement
03:07et qui profitent de la faiblesse quand même d'un couple de personnes âgées.
03:11Et ce qui est terrible, c'est qu'en plus on est témoin.
03:14On est témoin de ça.
03:15Avant, peut-être qu'il se passait la même chose,
03:17mais on n'était pas au courant.
03:18Maintenant, on sait tout immédiatement.
03:20Donc évidemment, ça nous déchire le cœur.
03:21Et ce qui frappe, c'est la différence fondamentale
03:23qui existe entre la théorie et la pratique.
03:25En théorie, il existe l'état de droit.
03:27Je veux dire, la propriété est protégée en France.
03:31Mais dans les faits, en pratique, on voit bien
03:33qu'il y a un système de dos d'âne judiciaire et administratif.
03:37Cette espèce de lenteur qui finit par écrabouiller
03:41toujours les victimes et c'est toujours les voyous qui s'en sortent.
03:46C'est très difficile de voir le témoignage de cette femme, vraiment.
03:49C'est difficile.
03:50Et puis on sait aussi que malheureusement,
03:51ces problèmes de santé ont empiré à cause de cette situation
03:54et que ces locataires, si on peut encore les appeler les locataires d'ailleurs,
03:57puisqu'ils ne payent plus leur loyer, n'en ont que faire.
03:59On va en parler aussi avec Xavier Argenton.
04:02Vous êtes avocat spécialisé dans le droit immobilier.
04:05Bonsoir et merci d'être avec nous.
04:07Vous avez entendu comme nous ce témoignage.
04:09Et puis surtout, on a l'impression d'avoir des locataires en face
04:12qui connaissent leurs droits.
04:14Ils disent mais nous, on partira peut-être en décembre,
04:16peut-être plus tard.
04:17Et une justice très lente, puisque ce n'est pas avant mars 2027
04:20qu'il y aura une première audience sur cette affaire.
04:25Effectivement, on ne peut être qu'attristé de cette situation,
04:27de cette pauvre dame qui se trouve dans les difficultés
04:30qu'elle a exprimées avec tout son cœur.
04:31Et c'est vrai que c'est assez émouvant,
04:34même si dans ma pratique professionnelle quotidienne,
04:37on rencontre beaucoup de ce type de dossiers,
04:40de locataires qui jouent avec les procédures
04:42et qui, comme ça, avec les périodes d'hiver,
04:44les commandements d'huissiers,
04:46arrivent à gagner des mois et des mois.
04:48Et comme là, dans le cas particulier,
04:50c'est un locataire, c'est-à-dire qu'il est rentré avec un bail,
04:52donc il est soumis à la procédure qui n'est pas celle
04:55qui concerne les squatteurs.
04:57Et donc, le délai moyen pour faire partir un locataire
05:01très indélicat, comme ça semble être le cas,
05:03est entre eux aux alentours d'un an ou d'un an et demi,
05:06quel que soit le tribunal devant lequel la procédure est engagée.
05:10Alors, il y a peut-être d'autres solutions,
05:12je ne connais pas à fond le dossier,
05:13mais si ça semble être une difficulté particulière,
05:18une sorte de chantage que le locataire soumet cette pauvre dame,
05:25en fait, il y a peut-être aussi des modalités de saisie conservatoire
05:28sur la base des loyers qui sont impayés
05:31et qui bloquent le compte de manière conservatoire
05:34dans l'attente du titre de justice qui permettra l'expulsion
05:38et qui pourrait peut-être amener le locataire
05:41à une discussion, je dirais, plus correcte
05:43et plus conforme à la loi.
05:45Vous parliez justement de ceux qui jouent avec les procédures,
05:48je reprends le terme que vous avez employé.
05:49Il est intéressant parce que ce qu'on voit aujourd'hui,
05:52c'est que ces locataires, ils ont compris une chose.
05:54On ne peut pas parler à proprement, finalement,
05:57parler justement de squatte
05:58parce qu'ils sont rentrés légalement dans ce logement.
06:01Ils étaient locataires.
06:02On est sur un défaut, en fait, de loyer
06:05et ils savent sans doute que c'est encore plus compliqué
06:07d'expulser un locataire qui ne paye plus son loyer
06:10que d'expulser un squatteur
06:12puisque toutes les lois qu'on a mises en place,
06:14il y a quand même une sorte de flou juridique
06:15quand c'est une entrée légale à la base dans le logement.
06:19En fait, effectivement, toutes les dispositions récentes,
06:22la loi Riposte du mois de juillet
06:24ou celle de 2023 qui avait été prise justement
06:26pour raccourcir les délais
06:27en cas, je dirais, d'entrée de manière forcée,
06:32soit par menace, chantage ou dans un local
06:35qui n'appartient pas à celui qui va l'occuper,
06:37ne s'applique pas dans le cas, en fait,
06:40que vous avez soumis à vos téléspectateurs
06:42parce qu'effectivement, il y a un bail
06:43qui a dû être signé.
06:45Il y a des loyers qui ont dû être payés
06:48et qui, d'un seul coup, le locataire,
06:49pour des raisons X ou Y,
06:51qu'il devra justifier devant la justice quand même
06:53et condamner à les payer quoi qu'il arrive,
06:56en toute hypothèse, lui permet de profiter,
06:59de bénéficier, je dirais,
07:01à la fois des dispositions légales
07:03qui, si les tribunaux n'étaient pas aussi engorgés,
07:06de toute façon, on est dans des délais
07:09qui sont incompressibles
07:11pour déréférer expulsion de minimum six mois.
07:13Mais après, il y a les périodes d'hiver
07:15qui arrivent, la période d'hiver
07:17qui va du 1er novembre au 31 mars
07:19qui empêche les forces de police
07:22et l'État de procéder à l'expulsion
07:24des locataires expulsés.
07:25Donc, de toute façon, il y a cette protection-là.
07:27Et donc, c'est pour ça qu'il y a beaucoup de procédures
07:30qui sont lancées pendant cette période d'hiver
07:32pour pouvoir être applicables,
07:34je dirais, dans la période d'été,
07:37c'est-à-dire entre fin mars et le 1er novembre.
07:41Mais effectivement, il y a une fenêtre de tir
07:43qui est assez étroite
07:45puisque, en plus, il y a des vacances judiciaires,
07:46en gros, du 15 juillet jusqu'au 20 août.
07:50Donc, forcément, si vous voulez,
07:51les propriétaires se sentent un peu abandonnés
07:53parce qu'ils sont face à, effectivement,
07:55une multiplicité d'obstacles
07:56qui sont prévus par la loi,
07:59on est dans un état de droit,
08:00comme ça a été dit tout à l'heure,
08:02mais effectivement,
08:03qui peuvent être à l'avantage
08:04de manière beaucoup trop importante
08:07des locataires indélicats.
08:09Sarah Doralik, avec moi en plateau,
08:11avait une question.
08:12Oui, maître Argenton,
08:13une question simple.
08:14Moi, je suis locataire.
08:16Il n'y a pas de cas où mon dossier passe
08:19vis-à-vis du propriétaire
08:20si je n'ai pas de garant.
08:22Il faut absolument un garant solide, etc.
08:25Donc, ce garant-là,
08:26on ne peut pas se retourner vers le garant ?
08:28Alors, pour les paiements des loyers,
08:30oui, pour l'expulsion, non.
08:31C'est-à-dire qu'effectivement,
08:32le garant n'occupe pas, a priori,
08:34l'appartement ou la maison
08:36dont il s'agit.
08:38Mais effectivement,
08:39pour le paiement des loyers,
08:40le garant est là pour ça,
08:41pour garantir précisément
08:42les défauts de paiement du locataire.
08:45Donc, effectivement,
08:46cette dame-là a peut-être un garant,
08:48peut-être ce qu'on appelle une caution.
08:49Et donc, à ce moment-là,
08:50peut effectivement actionner la caution
08:52au-delà des différentes procédures
08:54conservatoires
08:55pour essayer de rééquilibrer
08:57le rapport de force
08:58parce que cette dame
08:59est effectivement
09:01dans la grande difficulté
09:02qu'on comprend bien.
09:03Et le locataire
09:04semble être particulièrement à l'aise
09:06avec le chantage
09:07en disant, de toute façon,
09:08je partirai quand je voudrais.
09:09Peut-être à Noël,
09:10peut-être en janvier,
09:11peut-être en février.
09:12Parce qu'il sait
09:12que la procédure,
09:13de toute façon,
09:14ne pourra trancher son cas
09:15qu'au mois de mars,
09:16apparemment, 2027.
09:19Merci beaucoup, en tout cas,
09:20d'avoir été avec nous
09:21et pour toutes ces précisions.
09:23C'est vrai que, Myriam,
09:23on voit, en fait,
09:25ces délinquants de l'immobilier
09:26qui s'adaptent, entre guillemets,
09:28comme avec la loi anti-squat,
09:30on peut expulser plus facilement
09:31quand on rentre illégalement
09:32dans un appartement.
09:34On a de plus en plus d'histoire
09:35où, en fait,
09:36ce sont des locataires
09:37qui, en théorie,
09:39arrivent,
09:39payent le loyer
09:40un, deux, trois mois
09:41et puis ensuite,
09:42qui disent,
09:42ah ben non,
09:43mais maintenant,
09:43nous, on reste
09:43parce que sur ce point-là,
09:45la loi,
09:45elle n'est pas encore très claire.
09:48Ce cas précis ?
09:49Et ça peut être qualifié
09:50en squat
09:50parce que si la personne
09:52de votre reportage,
09:53donc cette femme
09:54de 94 ans en plus,
09:56a signifié la fin du bail
09:58et qu'un certain nombre
10:00de temps s'est passé,
10:01ces locataires
10:01qui ne sont plus légalement locataires
10:03sont des squatteurs.
10:04Il n'y a pas d'autre mot.
10:05Si vous parlez
10:05de la loi Casbarian de 2023,
10:08elle est largement insuffisante
10:10parce que cette loi,
10:10qu'est-ce qu'elle dit ?
10:11Elle dit que le préfet
10:12a 48 heures
10:13pour déclarer,
10:15pour demander à la police,
10:16donc aux squatteurs,
10:17de leur envoyer
10:17une lettre en recommandé
10:18ou une mise en demeure
10:20de quitter le logement.
10:21Sauf que c'est 48 heures avant,
10:24il faut d'abord faire constater,
10:26saisir l'OPJ ou un huissier,
10:28ensuite il faut que tout le dossier
10:29soit auprès du préfet.
10:30On n'est plus à 48 heures.
10:31On est passé à une semaine
10:33et une fois que le préfet dit
10:34« Ok, je déclare que le logement
10:37est soité illégalement »,
10:39eh bien, il n'y a pas de délai
10:40pour que la police intervienne.
10:42Donc oui, ça peut passer
10:43de six mois à un an.
10:44C'est ce qu'on appelle
10:45l'illusion bureaucratique.
10:47Donc ce ne sont que
10:48des éléments de langage
10:49et il y a effectivement
10:49un hiatus
10:50en ce que les propriétaires vivent
10:52et ce qui se passe
10:52sur le territoire.
10:53Le délai de 48 heures
10:54de la loi Casbarian-Berger
10:55est une foutaise.
10:57C'est une bêtise
10:58et c'est un mensonge sur place.
10:59Les propriétaires
11:00qui sont squattés
11:01ou dont le logement
11:02est occupé par des locataires
11:03qui ne veulent pas partir
11:04et qui rendent le logement insalubre.
11:06Ça, c'est en plus la suite.
11:07Alors, 1 500 à 2 000
11:09et c'est sous-estimé
11:10une situation de squat en France.
11:12Des dizaines de milliers d'euros
11:14ça coûte en termes d'huissier,
11:15de loyer non payé, etc.
11:17Et on ne parle pas assez souvent
11:19du coût caché du squat.
11:21Le coût caché du squat,
11:22ça va, en économie,
11:24en tout cas,
11:24ça va tendre davantage le marché.
11:25Qu'est-ce qui va se passer ?
11:26Les petits propriétaires bailleurs.
11:28Eh bien, ils vont demander,
11:30vous le disiez tout à l'heure,
11:31des garants.
11:31Ils vont être encore plus exigeants
11:34sur leur dossier.
11:36Donc, ils vont demander
11:37des sommes de garantie affolantes
11:39ou pire,
11:40ils vont retirer
11:41leurs biens du marché,
11:43ce qui va davantage contracter
11:45déjà un marché du logement
11:47qui est sous tension.
11:48Et qu'est-ce qui va se passer ?
11:49Qui va en pâtir
11:49les travailleurs
11:50qui ont vraiment besoin de logement
11:52ou les étudiants ?
11:53Donc, vous voyez,
11:53c'est encore une illusion
11:55bureaucratique
11:56sur lesquelles
11:57enfin, sur lesquelles
11:58on ne peut plus mentir
11:59aux Français.
12:00Ce n'est pas possible.
12:00Et c'est vrai que,
12:01Michel Aubouin,
12:01c'est ça qui marque,
12:02c'est qu'on avait promis
12:03avec cette loi anti-squat
12:04qu'en deux, trois jours,
12:07allez, on va être
12:07un peu plus large,
12:08il sera possible
12:10d'expulser ces squatteurs.
12:11Dans la réalité,
12:12on voit que ça ne fonctionne pas.
12:13Comme le disait Myriam,
12:15l'effet d'annonce,
12:16le préfet pourra décider.
12:17En réalité,
12:18ce n'est pas aussi simple que ça.
12:19Quand on voit
12:20toutes les procédures,
12:21même si les gens
12:22veulent aller vite,
12:23mécaniquement,
12:23ça prend du temps
12:24et ça prend plus
12:25que 48 ou 72 heures.
12:26Oui, c'est sûr.
12:27D'abord,
12:28parce qu'il y a toujours
12:29un juge
12:29dans ce genre de procédure.
12:31Les délais de justice
12:32sont les délais de justice
12:34et les conclusions
12:35ne sont jamais
12:36parfaitement claires
12:36pour un justiciable.
12:38Tout ça coûte d'abord
12:39de l'argent propriétaire
12:40parce que si ce garantit
12:41tout seul,
12:42parce qu'en fait,
12:42en province,
12:43il y a assez peu de garanties.
12:44Les garanties sont prises
12:45différemment.
12:45Si ce garantit tout seul,
12:47il paye la garantie
12:48qui ne peut pas forcément
12:49imputer sur le loyer.
12:50Il va payer un avocat,
12:52parfois plusieurs milliers d'euros.
12:53Les gens modestes
12:55sont totalement coincés.
12:56C'est extrêmement compliqué
12:57de faire bouger le système.
12:59Il y a des milliers de personnes
13:01en France
13:01qui ont déjà vécu ça.
13:04Et la conséquence,
13:05mais à mon avis,
13:05elle est déjà sur le terrain,
13:07elle explique la vacance
13:08de beaucoup de logements
13:09parce que des gens
13:10qui l'ont vécu
13:11une fois,
13:11deux fois,
13:12trois fois,
13:12et j'en connais plein,
13:13et j'ai été victime aussi
13:14comme tout le monde
13:15de ce genre de choses,
13:16à la fin,
13:17ils n'ourent plus leur appartement.
13:18Ils n'ourent plus leur maison.
13:19Et d'ailleurs,
13:20d'une certaine façon,
13:20moi, je conseillerais même
13:21aux personnes âgées
13:22de mon entourage
13:23de surtout pas louer
13:24leur maison
13:24pour faire ce type d'opération
13:25parce que c'est sûr,
13:27de l'autre côté,
13:27vous avez une loi
13:28qui protège beaucoup
13:30les locataires
13:31et les squatteurs aussi,
13:32d'ailleurs,
13:33en fait,
13:33qui protège beaucoup
13:34tous ceux qui sont,
13:35surtout s'ils passent
13:36dans des commissions
13:37de sous-endettement,
13:39etc.,
13:39qui sont suivis
13:40par des travailleurs sociaux
13:42contre les propriétaires.
13:44Donc,
13:44le système ne tient pas.
13:46À mon avis,
13:46il faudra revoir
13:47la totalité
13:48de cet édifice juridique.
13:50Oui,
13:50de faire peut-être
13:51quelque chose
13:51de plus global
13:52parce qu'on voit en fait
13:52tous les trous
13:53dans la raquette
13:54qui font que ça ne fonctionne pas.
13:55c'est mieux qu'avant
13:57puisqu'il fut une époque
13:59quand même
13:59où le préfet arrivait
14:00avec le C sans demander
14:01l'avis d'un juge
14:02et dans les 48 heures,
14:04ça ne posait pas de problème.
14:05C'est vrai que plus le temps passe
14:06et plus les juges
14:07sont dans toutes les procédures,
14:08y compris dans les nôtres,
14:09des procédures administratives
14:11et donc les délais de 48 heures,
14:14on l'a dit tout à l'heure,
14:15aujourd'hui,
14:15ils sont intenables.
14:16Il faut juste que le préfet
14:17soit au bon moment,
14:18au bon endroit
14:18et la police,
14:20et moi,
14:20je l'ai fait encore
14:21quand j'étais dans l'Essonne,
14:22mais après,
14:22tout ça a été absolument impossible.
14:25Juste les délais de 48 heures,
14:26ce n'est pas pour mettre
14:27dehors les jambes,
14:28c'est pour donner sa réponse.
14:29À partir du moment
14:30où le préfet a un dossier,
14:31il a 48 heures pour y répondre.
14:33Mais la loi ne dit pas
14:34combien de temps
14:34à la police pour expulser.
14:36Si le squatteur ne veut pas partir,
14:37on ne dit pas à la police
14:38vous avez 10 jours, 7 jours.
14:39C'est ça le problème.
14:41Quand le préfet peut
14:43ordonner l'expulsion,
14:44si ce n'est pas le juge
14:44qui le fait,
14:45à ce moment-là,
14:45intervient un autre phénomène
14:47qui est toutes les forces
14:48d'opposition aux expulsions.
14:50C'est très compliqué.
14:51J'avais traité ça
14:53à l'époque
14:53à grigner.
14:54C'est très difficile à faire.
14:55Et on voit effectivement
14:56toute cette lourdeur procédurale
14:58qui pèse aussi
14:59sur notamment Honorine
15:00et beaucoup d'autres propriétaires.
15:02On va parler maintenant
15:03malheureusement
15:04des policiers
15:05et de ce qu'on appelle
15:06désormais
15:06la haine anti-flic.
15:08On en parle souvent
15:09sur ces plateaux.
15:10Les forces de l'ordre
15:11sont de plus en plus
15:12prises à partie
15:12évidemment sur le terrain.
15:14Mais aujourd'hui,
15:15cette violence,
15:15ces menaces,
15:16elles se poursuivent
15:17jusque dans l'intime
15:18et dans leur vie privée.
15:19On voit le résumé des faits
15:20avec Elliot Jamois.
15:25Des policiers
15:26pris à partie,
15:27insultés
15:28ou agressés.
15:29Sur le terrain,
15:29les forces de l'ordre
15:30font face à une violence
15:31de plus en plus décomplexée.
15:33Une hostilité
15:33qui pour certains agents
15:35dépasse désormais
15:35le simple cadre
15:36de leur métier.
15:37Malheureusement,
15:38chaque année,
15:39ça enfranchit
15:40des paliers
15:40de plus en plus
15:42dans la violence.
15:43Donc,
15:43c'est un phénomène
15:44que nous constatons
15:46depuis
15:475-6 ans
15:48et qui devient
15:49de plus en plus inquiétant.
15:51Au premier trimestre 2026,
15:53les atteintes aux policiers
15:54ont augmenté
15:54de 19%
15:55par rapport à 2025.
15:57Une violence
15:57qui laisse des traces.
15:59Certains policiers
15:59modifient leurs habitudes
16:00et restent discrets
16:01sur leur profession.
16:02On est obligé
16:03d'habiter extrêmement loin
16:05des zones
16:06où on travaille
16:07pour justement
16:08éviter de ne pas être reconnus.
16:10Donc,
16:10vous n'avez plus de policiers
16:11qui habitent à Paris,
16:12par exemple.
16:13Le 20 août,
16:14à Châtelet-en-Brie,
16:14des insultes visant la police
16:16ont été taguées
16:16sur le domicile
16:17d'un agent.
16:18La vitrine de sa voiture
16:19devant chez lui brisée,
16:20des menaces difficiles
16:22à supporter.
16:22Vous avez des policiers
16:23qui finissent
16:24par craquer,
16:26soit qui vont se donner
16:27la mort,
16:28soit qui vont faire
16:28une tentative de suicide,
16:29soit qui vont faire
16:30des burn-out.
16:31Au-delà des violences physiques,
16:33c'est aussi la santé psychologique
16:34des policiers
16:35qui inquiète.
16:36Un malaise qui alimente
16:37le débat
16:37sur la place de la protection
16:38des forces de l'ordre.
16:40Benjamin Cambolive,
16:41bonsoir,
16:42porte-parole d'Alternative Police
16:43CFDT.
16:44Merci d'être avec nous.
16:45On le dit malheureusement
16:46très souvent
16:47sur ces plateaux,
16:48mais les menaces,
16:49les agressions
16:50sur le terrain,
16:51vous le vivez
16:51depuis trop d'années
16:53et trop régulièrement.
16:54Ce qu'on voit aussi maintenant,
16:55c'est cette volonté
16:56d'aller traquer,
16:57en fait,
16:57si j'ose ce mot,
16:58mais il me semble adapter,
16:59les forces de l'ordre
17:00jusque dans l'intime,
17:01de trouver leurs adresses,
17:02de s'en prendre parfois,
17:03de menacer leur famille.
17:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
17:06pour vous,
17:07la menace,
17:07elle est véritablement partout.
17:10Oui,
17:10c'est une volonté
17:11d'intimidation,
17:12c'est une volonté
17:13de venir mettre
17:14la pression
17:15sur les agents,
17:17de vouloir essayer
17:17de faire en sorte
17:18qu'ils ne travaillent pas.
17:19C'est aussi pour ça,
17:20par exemple,
17:20qu'on réclamait
17:21cette anonymisation
17:22des procédures
17:23parce que le policier,
17:23il peut se sentir
17:25en difficulté,
17:26en fragilité,
17:27en laissant son nom
17:28et son prénom
17:29sur une procédure
17:30et nous,
17:30ce qu'on estime,
17:30c'est que c'est à lui seul
17:31de décider
17:32si oui ou non,
17:33il est en danger
17:33à mettre son nom
17:34sur une procédure,
17:35qu'il n'y a pas besoin
17:36d'avoir l'aval,
17:37d'attendre l'aval
17:38d'un supérieur hiérarchique
17:39pour savoir
17:39si c'est opportun ou non
17:41de laisser votre nom
17:42plutôt que votre matricule.
17:44Maintenant,
17:45oui,
17:45cette EN anti-police,
17:46c'est devenu un poison
17:47qui est quotidien.
17:49C'est vrai qu'à chaque fois,
17:50on dit qu'on franchit
17:51un nouveau cap,
17:52un nouveau palier
17:53avec le refus d'obtempérer,
17:54avec les agressions
17:55en service,
17:56hors service,
17:56avec nos collègues
17:57qui se prennent
17:57des tirs de mortier,
17:58avec les guet-apens.
17:59Alors oui,
18:00on franchit des paliers
18:00à chaque fois,
18:01mais pour autant,
18:02est-ce que vous voyez
18:03une volonté réelle
18:05et certaine du législateur
18:06pour venir combler
18:07les manques ?
18:08Moi,
18:09je ne les vois pas.
18:09C'est-à-dire
18:09où sont les sanctions
18:11contre les agresseurs
18:12de policiers ?
18:13Où sont ne serait-ce
18:13que les peines planchées,
18:14par exemple,
18:14qu'on réclame ?
18:15Parce que vous savez,
18:16quand vous avez
18:17le constat d'une violence
18:18anti-police
18:19qui augmente comme ça,
18:20il y a un moment,
18:21ça peut être vu
18:21comme quelque chose
18:22de très compliqué
18:23à appréhender
18:23ou alors c'est très simple.
18:24Est-ce qu'on protège
18:25le policier plus qu'avant ?
18:27Est-ce qu'on ne le fait pas ?
18:28Est-ce qu'on se sert
18:29de la loi pour venir
18:30sacraliser l'uniforme ?
18:31Ou alors est-ce qu'on accepte
18:32que le policier
18:33soit et demeure une cible ?
18:35Quand vous voyez
18:39quand vous voyez
18:40qu'on n'est pas capable
18:41de nous donner
18:41des peines planchées
18:42pour venir sacraliser
18:44l'uniforme,
18:45protéger la fonction
18:46de policier,
18:47vous voyez qu'en quelque sorte
18:48le législateur
18:49a fait ce choix
18:50et ce choix,
18:51il expose effectivement
18:52le policier
18:53dans ses missions
18:54et en dehors de ses missions.
18:55Oui mais justement
18:56parce qu'en dehors
18:56de ses missions,
18:57ce qu'on voit
18:57et entendait Axel Ronde
18:58le dire,
18:59c'est qu'en absence
19:01de réponse pénale,
19:03le délinquant, lui,
19:03il continue d'agir
19:04de la même manière,
19:05à savoir vous menacer,
19:07vous agresser,
19:08quel que soit le cadre,
19:09professionnel
19:09ou hors service bien sûr
19:10et donc en fait
19:11ce sont aux forces de l'ordre
19:12de s'adapter,
19:13d'habiter plus loin
19:14que l'endroit
19:15où elle travaille,
19:17de demander par exemple
19:18parfois aux époux,
19:19aux épouses,
19:20aux enfants
19:20de ne pas forcément dire
19:21que papa ou maman
19:23travaillent dans les forces
19:24de l'ordre.
19:24Donc en fait,
19:25c'est vous qui êtes finalement
19:26victime deux fois,
19:28victime de menaces
19:28et en plus victime presque
19:29de vous cacher.
19:32De toute façon,
19:32c'est une évidence
19:33que ça ne viendra jamais
19:34à l'idée d'un policier
19:35de dire à ses enfants
19:37vas-y,
19:37crie sur tous les toits
19:38que papa ou maman
19:39est policier ou policière.
19:41De la même façon,
19:42quand vous rentrez chez vous
19:43après votre service,
19:44vous n'allez pas parler
19:44de votre travail
19:45comme vous parleriez
19:45de n'importe quel boulot
19:46dans les transports,
19:47vous allez taire
19:48ce que vous faites
19:48parce que vous ne voulez pas
19:50vous faire défoncer
19:51par ceux qui vont entendre
19:52que vous êtes policier.
19:53Parce que oui,
19:53il y a cette haine anti-police
19:55qui se répand,
19:56qui touche d'ailleurs
19:58un plus large public
19:59qu'avant,
20:00c'est-à-dire que
20:01c'est loin d'être
20:01contourné,
20:02si vous voulez,
20:03aux petites délinquantes cités,
20:04la haine de la police.
20:05Alors ça ne veut pas dire
20:06que les délinquantes cités
20:07aiment leur police
20:08parce que les délinquantes cités
20:09sont en effet biberonnées
20:10à cette haine de la police
20:12et malheureusement
20:12au laxisme de la justice.
20:14Mais ça veut dire
20:14qu'on touche
20:15un cercle plus large
20:16avec cette haine des flics
20:18qui va notamment
20:19être le cercle politique.
20:22Mais ça se rejoint
20:23toutes les violences
20:24dont souffrent les policiers
20:25et se rejoignent
20:26avec un dénominateur commun
20:28qui est celui de l'impunité.
20:30C'est-à-dire que
20:30ce qu'il faut intégrer,
20:31c'est qu'on n'aura jamais
20:33une police respectée
20:34si on n'a pas une justice
20:35qui est redoutée.
20:36Et pour l'instant,
20:37notre justice,
20:38elle ne leur fait pas peur,
20:38elle les fait rire.
20:39Donc ça fait de nous des cibles.
20:40Et à chaque fois
20:41que vous avez un policier
20:42qui est agressé,
20:43s'il n'y a pas de sanction,
20:44vous donnez deux signaux
20:45très importants
20:46qui sont particulièrement
20:46bien reçus.
20:47Le premier,
20:48c'est au délinquant,
20:48on lui dit
20:49vas-y, tu peux recommencer.
20:50Et le second,
20:50c'est au policier,
20:51on lui dit qu'on l'a abandonné.
20:53Et malheureusement,
20:53on entend souvent justement
20:55ces témoignages
20:55de policiers
20:56sur notre antenne.
20:57Merci Benjamin Cambouliv
20:58d'avoir été avec nous.
21:00C'est vrai que
21:00Michel Aubouin
21:01envoie une certaine forme
21:02d'impunité
21:03quand on peut agresser,
21:04menacer un policier
21:05une fois de plus
21:06qu'il soit en service
21:07ou hors service.
21:09On a l'impression
21:09que la réponse pénale
21:10n'étant pas à la hauteur,
21:12on se dit finalement
21:12agresser un policier,
21:14en fait,
21:14ça ne coûte pas grand-chose.
21:15Et les délinquants,
21:16malheureusement,
21:17ils réfléchissent aussi comme ça.
21:19Oui, c'est tout à fait vrai.
21:20Et ce qui est vrai aussi,
21:21c'est que sans doute
21:22que les parlementaires
21:23n'ont pas pris
21:23une claire conscience.
21:24Parce que si on ne protège pas,
21:26franchement,
21:27si on ne protège pas aujourd'hui
21:29les gens qui portent
21:29des uniformes,
21:30les policiers,
21:30les pompiers,
21:31les gendarmes, etc.,
21:32la société va exploser.
21:34Enfin, je pense
21:34qu'il faut comprendre ça.
21:35D'autant que les forces contraires
21:37sont extrêmement importantes.
21:38Il y a des discours
21:39anti-police.
21:41En fait, il y a deux types
21:41de discours.
21:42Il y a un discours
21:43qui vient de la culture
21:44de banlieue,
21:45qui est un discours
21:46qui est hérité
21:47de l'Amérique noire,
21:48qui n'a rien à voir
21:49avec les nôtres de banlieue,
21:50mais qui est véhiculé
21:51depuis des dizaines d'années
21:52et qui aujourd'hui
21:53fait que systématiquement
21:54tout le monde
21:55est contre la police
21:56et pas uniquement
21:56les délinquants.
21:57Et puis, vous avez
21:58un discours politique
21:59contre les flics
22:01qui, lui,
22:02est hérité d'une autre histoire
22:03qui est l'histoire
22:04révolutionnaire française
22:07des affrontements
22:08post-68.
22:09Et tous ces gens-là,
22:10vous vous rappelez,
22:11le CRSSS, etc.
22:12Donc, tous ces gens-là
22:13se retrouvent aujourd'hui
22:14sur un discours commun
22:15et ça, c'est en train
22:17de fragiliser
22:18la société française.
22:19On ne s'en rend pas bien compte,
22:20mais tout ça va finir
22:21en catastrophe
22:22s'il ne se passe pas.
22:23Donc, effectivement,
22:24il faut que le parlementaire
22:26estime qu'une agression
22:30injustifiée
22:30contre un policier,
22:31un refus d'entempérer,
22:33ce qui est une forme
22:33d'agression contre le policier,
22:35mais aussi contre
22:36une victime éventuelle
22:37qui se trouvait sur la route
22:38et qui serait d'ailleurs
22:38écrasée par la voiture,
22:40qui ne serait pas contrôlée,
22:42que ces faits
22:43soient fermement condamnés.
22:45On va marquer une pause
22:46dans cette heure des pros 2
22:48et puis on reviendra
22:49avec un certain nombre
22:50de sujets,
22:51notamment ces influenceuses
22:53qui appellent
22:53à boycotter
22:55la littérature française
22:57au profit
22:58de ce qu'elles appellent
22:59les romances halales.
23:00On en parle
23:01juste après la pause.
23:02Restez avec nous.
23:06C'est la suite
23:07de l'heure des pros 2.
23:08On va parler maintenant
23:09de ces influenceuses
23:10qui appellent
23:11à dépasser
23:12les classiques
23:13de la littérature française.
23:14Elles jugent
23:15certains classiques
23:16incompatibles
23:17avec l'islam,
23:18en tout cas
23:18la vision qu'elles en ont.
23:20Elles promeuvent
23:21à la place
23:21une littérature
23:22qu'elles appellent halal,
23:23débarrassée
23:24de termes considérés
23:25comme incompatibles
23:26avec les codes de l'islam.
23:27Elles promeuvent également
23:28par exemple
23:28des livres
23:29qui font la promotion
23:31du mariage arrangé.
23:33On revient
23:33sur ces faits
23:34avec Félix Pérolas.
23:36Ça banalise la tromperie,
23:38ça romantise la violence.
23:39En fait,
23:40ça normalise absolument
23:41tout ce qui est contraire
23:41à mes valeurs.
23:42Combien de fois
23:43j'ai refermé
23:43cette vidéo,
23:44cumulant plusieurs milliers
23:45de vues
23:46sur les réseaux sociaux,
23:47appelle les musulmans
23:48à se débarrasser
23:49de certains classiques
23:50de la littérature française.
23:54Des ouvrages
23:55comme Boules de Suif
23:56de Guy de Maupassant
23:57sont cités
23:58dans les livres
23:58à ne pas lire.
24:00À la place,
24:00ces influenceurs
24:01prônent la halal romance.
24:02C'est une romance
24:04qui respecte
24:06le cadre islamique
24:08pour se courtiser.
24:10Ça veut dire
24:11pas de relation charnelle,
24:12pas de relation romantique
24:13avant le mariage.
24:14Et s'il y a une relation
24:16qui commence,
24:17c'est vraiment
24:18très cadré
24:19et dans l'objectif
24:20de se marier.
24:22Pour Florence Bergeau-Blaclair,
24:24auteure du livre
24:25Le Diyad par le marché,
24:26c'est l'extension
24:27du halal
24:28comme espace normatif.
24:29Disons que c'est du marketing
24:31sur une idéologie
24:32qui est pour moi
24:34celle du frérisme
24:35qui demande,
24:37qui enjoint
24:38tous les musulmans
24:39de faire partager
24:40leur foi
24:41et même plutôt
24:42leur loi.
24:43C'est-à-dire
24:43d'imposer en réalité
24:44le halal
24:45et le haram,
24:46c'est-à-dire l'idée
24:47du licite
24:48et de l'illicite
24:49partout dans le monde.
24:50Ce phénomène
24:52reste marginal
24:53mais il témoigne
24:54chez certains
24:55la volonté
24:56de créer
24:56un espace culturel
24:58avec des normes
24:58religieux spécifiques.
25:00Sarah Doragli,
25:01on serait tenté
25:02de se dire
25:02que ces jeunes femmes
25:03ne comprennent
25:04presque pas
25:05ou rien
25:05à ce qu'elles sont
25:06en train
25:06de tenter
25:07de défendre.
25:08Le problème,
25:08c'est que ces vidéos
25:09ont un certain succès
25:10sur les réseaux sociaux
25:11et que ce discours
25:13se diffuse petit à petit
25:14et sans doute
25:15que le choix
25:15du vecteur
25:16du réseau social
25:16est loin d'être anodin.
25:18On essaye
25:18d'imposer
25:20des idéaux,
25:21une vision
25:21à des personnes
25:21qui sont sans doute
25:22très loin
25:23de la culture musulmane
25:25ou de l'islam.
25:26Surtout,
25:27ce que je vous disais,
25:28je pense qu'à la première
25:29lecture de cette vidéo,
25:31de ce qu'on entend,
25:32ça s'apprête à sourire.
25:33On se dit
25:34qu'elles sont complètement
25:35cinglées de dire
25:35un truc pareil.
25:36Je veux dire,
25:37il faut être...
25:37Bon.
25:39En fait,
25:40c'est tellement plus grave
25:42que ça.
25:42C'est tellement
25:44le signal
25:45d'un danger imminent.
25:46Vous savez,
25:46si vous voulez détruire
25:47une civilisation
25:47ou une culture,
25:48vous brûlez ces livres.
25:49et quand on commence
25:51à dire
25:51qu'il faut mettre
25:52de côté
25:53les livres
25:53d'une culture
25:54dans laquelle
25:55vous êtes arrivés,
25:56vous êtes accueillés,
25:56alors vous,
25:57votre génération,
25:58la génération des parents
25:58ou des grands-parents,
25:59peu importe,
26:00vous vivez dans une société,
26:01dans une civilisation
26:02avec une histoire,
26:03avec une littérature,
26:04une culture
26:04et vous commencez
26:06à dire
26:07désormais,
26:08il va falloir
26:08mettre ça de côté,
26:09ça on n'en veut plus,
26:10il faut...
26:11Attendez,
26:12une littérature halale.
26:14Il y a des romans halales.
26:15On en bouffe des bouquins,
26:17mais enfin quand même,
26:18à la base,
26:18c'est alimentaire.
26:19Je veux dire,
26:20c'est vraiment...
26:22Et quand on parle
26:24de l'analysation
26:25de la société,
26:27c'est d'une dangerosité,
26:29je vous le dis,
26:29pour venir d'un pays
26:31qui est quand même...
26:33qui a vécu ça,
26:34qui a subi ça,
26:36l'Iran,
26:36c'est la Perse,
26:37c'est une civilisation
26:38extraordinaire,
26:39multiséculaire
26:40et là,
26:40vous avez
26:43une prise d'otage
26:44par des terroristes islamistes
26:45depuis 47 ans
26:46et on voit
26:47la destruction
26:48progressive culturelle.
26:49Alors,
26:50ce qui s'organise
26:51en Iran
26:52et c'est pour ça
26:53qu'on tient,
26:53c'est pour ça
26:53que les Iraniens
26:54parlent encore le farsi
26:55et qu'ils n'ont pas réussi
26:57à remplacer
26:58la langue
26:59par la langue arabe,
27:00mais c'est une résistance
27:03et un combat
27:05de tous les jours.
27:06Et que quand je vois ici
27:08exactement
27:10ce système
27:11qui est en train
27:11de suivre
27:12les mêmes étapes
27:13de l'installation
27:14d'une société
27:16islamiste,
27:17c'est aberrant
27:18pour moi,
27:19c'est d'une dangerosité
27:20sans nom,
27:20encore une fois,
27:21vous voulez brûler
27:23une société,
27:23une civilisation,
27:24vous brûlez ces livres.
27:26C'est inaudible
27:27pour moi
27:28d'entendre
27:29qu'il y a des livres
27:31haram
27:32et des livres halal,
27:33c'est pas possible,
27:34pas en France.
27:34Non,
27:35pas en France
27:35et puis on voit
27:36la volonté en tout cas
27:37d'essayer
27:38de diffuser
27:38ce discours.
27:39Le ministre de l'Éducation
27:41nationale s'est exprimé
27:42à ce sujet,
27:43on l'a interrogé.
27:44Que pense-t-il
27:45justement de ces influenceuses
27:47et surtout de ce qu'elles
27:47tentent d'imposer ?
27:48On écoute Édouard Geffray.
27:51Combattre toutes les formes
27:52d'identitarisme,
27:55c'est d'ouvrir tous les jours
27:56la porte de l'école.
27:59Parce que quand vous rentrez
28:00dans une classe,
28:01vous choisissez pas
28:01vos voisins,
28:02vous choisissez pas
28:03leur religion,
28:04vous choisissez pas
28:04leur couleur de peau,
28:05vous choisissez pas
28:05leur conviction
28:07politique,
28:07philosophique,
28:08religieuse.
28:08Tout ce qu'ils ont
28:09en commun avec vous,
28:09c'est l'âge.
28:10À l'école,
28:11on étudie un programme,
28:12on lit des œuvres
28:14qui sont diverses,
28:15on les aime ou on les aime pas.
28:16J'imagine que comme tout le monde,
28:17vous avez fait des allergies
28:18à certains livres que vous
28:19aviez vus à l'école
28:19et que vous êtes tombés
28:20amoureux d'autres.
28:21Comme tout le monde,
28:22c'est normal,
28:23c'est ce qu'on appelle
28:23la République,
28:24elle s'impose.
28:26Effectivement, Myriam,
28:26si on veut lutter
28:27contre ces influences,
28:28le ministre là a raison,
28:29il faut que la République
28:31et que les valeurs françaises,
28:33elles s'imposent.
28:34Parce que si elles ne s'imposent pas,
28:35ça veut dire qu'on laisse du terrain
28:37à ces influenceuses
28:37et à tous ceux
28:38qui veulent imposer
28:39leur vision
28:40et leur application
28:42de l'islam.
28:42Parce qu'en plus,
28:43quand on écoute ces influenceuses,
28:44vraiment,
28:45je ne suis pas sûre
28:45qu'elles soient vraiment
28:46expertes du Coran.
28:47Oui, mais ne jouons pas
28:48les vierges effarouchés.
28:50l'éducation nationale,
28:52la DGSQ,
28:52a recensé plus de 5000 atteintes
28:54à la laïcité l'année dernière,
28:56ne serait-ce que dans les cours
28:57de français et d'histoire géo.
28:59Donc après la SVT,
29:01maintenant,
29:01on s'intaque à Molière
29:03et à Voltaire.
29:04Enfin,
29:04vous le disiez tout à l'heure
29:05et vous avez tout à fait raison,
29:07Sarah,
29:07on est dans une espèce
29:08de colonisation culturelle
29:10de nos jeunes
29:11et ça,
29:11c'est très grave.
29:12Mais au-delà de ça,
29:13vous savez,
29:14moi,
29:14j'en veux à l'islam de France
29:15parce que l'islam de France,
29:16ça ne veut rien dire.
29:17Il y a l'islam,
29:18c'est une religion,
29:19c'est privé,
29:20elle n'a rien à faire
29:21dans la sphère publique.
29:22Et de un,
29:22de deux,
29:23on est sur les réseaux sociaux.
29:24Là,
29:24on est complètement
29:25dans du marketing d'influence.
29:27Ces jeunes femmes
29:27s'en font plein les poches
29:29et elles ne savent même pas
29:30le mal qu'elles font
29:32auprès de nos jeunesses
29:33parce que l'islam
29:34n'a rien à voir
29:34avec cette lecture
29:35de haram ou halal
29:37sur des choses
29:38qui sont complètement ahurissantes.
29:39On ne peut pas dire
29:40à quelqu'un
29:41tu dois faire ci,
29:42tu dois faire ça.
29:42C'est anti-mêmes religieux.
29:45Ce n'est pas ça.
29:45L'islam,
29:46ce n'est pas dire
29:46ça c'est licite,
29:47ça c'est illicite.
29:48Quand elles parlent de romances,
29:49ça me fait rire
29:49parce qu'il y a des sites
29:50déjà musulmans qui existent
29:52qui sont l'équivalent de mythiques
29:53qui s'appellent
29:54Inch'Allah.com
29:55ou d'autres encore
29:56qui permettent de rencontrer.
29:57Mais en fait,
29:58au nom de quoi
29:59disent-elles
29:59comment on doit s'habiller,
30:00comment on doit manger
30:01et qu'est-ce qu'on doit lire ?
30:02C'est une,
30:03alors c'est un mauvais jeu de mots
30:04mais en tout cas
30:05pour le coup religieusement
30:06et au sens religieux du terme,
30:08c'est une hérésie.
30:09L'islam,
30:10comme la religion chrétienne
30:11ou juive,
30:13c'est la bonté,
30:14l'amour de l'autre,
30:15le partage,
30:16la miséricorde,
30:18aider son prochain
30:19et surtout la tolérance.
30:20Au nom de quoi
30:21allons-nous nous mêler ?
30:22Et si l'État ne fait rien
30:24juridiquement,
30:25on a ce qu'il faut.
30:25La loi séparatiste de 1881,
30:27elle le dit clairement,
30:28je vais vous la relire
30:29parce que ces jeunes femmes
30:30doivent l'entendre.
30:31Elle fixe le cadre légal
30:32qui réprime la provocation
30:34et la discrimination,
30:36enfin la discrimination à la haine
30:37envers les institutions
30:39de la République
30:40et les programmes scolaires.
30:41Donc il faut absolument
30:42que l'État s'en empare
30:44et qu'elle attaque
30:45ses jeunes filles
30:45au niveau pénal
30:47et à la justice
30:47parce que ce n'est rien d'autre
30:48que ce qu'elles font.
30:49Et c'est très grave,
30:50il ne faut pas le minorer.
30:51J'entends dire ici ou là
30:52que c'est marginal.
30:53Non, ce n'est pas marginal.
30:54Il y a aujourd'hui sur TikTok
30:55des gens qui s'improvisent imams
30:57et qui vont donner des leçons.
30:58C'est dramatique
30:59et ça nous amène
31:01à la question des imams de France.
31:03Par qui sont-ils formés ?
31:04Comment sont-ils contrôlés ?
31:06Du nombre de mosquées ?
31:07Par qui sont-ils financés ?
31:10Là aussi,
31:10on pourrait regarder l'ingérence
31:11puisque l'ingérence
31:12passionne tout le monde.
31:13Oui, c'est ça.
31:13Donc il faut faire très attention
31:14parce qu'on est dans une fabrique
31:16d'islamisme.
31:17On est dans une fabrique
31:18par ricochet de délinquance
31:19mais de colonisation
31:20de nos esprits.
31:22Et c'est tout l'inverse
31:23de la religion de l'islam.
31:26C'est-à-dire que
31:26la vie devant soi
31:27de Romain Garry
31:28devrait être...
31:29C'est alors...
31:30C'est pas encore exhaustif
31:31la liste qu'on a le droit
31:33de lire ou de pas lire.
31:33Parce que c'est des enfants
31:34de prostituées gardés
31:35par une vieille prostituée.
31:36Alors là, c'est carrément...
31:37Oui, mais clairement,
31:37ça veut dire que ça doit faire partie
31:38des enfants.
31:38Mais vous vous rendez compte ?
31:40C'est terrible.
31:40Non, mais le tribunal de TikTok
31:42ne doit pas imposer
31:43sa grille de lecture
31:43et il ne doit pas imposer
31:44le programme scolaire.
31:45Et le pire, c'est qu'elle crée
31:46vraiment une distorsion
31:47et une défiance
31:48entre l'élève et l'enseignant.
31:50Oui, parce que bon courage
31:51pour le professeur
31:52qui notamment va essayer
31:53de faire lire Maupassant
31:54ou ce genre de livre
31:55dans le terre ou Molière.
31:56Alors qu'on aura entendu
31:57que c'était scandaleux.
31:58On va réécouter
31:58Florence Bergeau-Blaclère
31:59qui est anthropologue.
32:00Elle était l'invité
32:02de l'heure des pros ce matin.
32:03Écoutez ce qu'elle disait
32:04de cette affaire.
32:06Alors, ce qu'on voit ici,
32:08c'est assez clair,
32:10c'est l'alliance
32:11de la norme islamiste
32:12avec la puissance
32:13de l'argent du marché.
32:15Puisque ici,
32:16on n'est pas dans un phénomène
32:17de niche.
32:18On a, par exemple,
32:20si on prend le cas
32:21de Scrineo, je crois,
32:23la maison d'édition
32:24qui propose ses romances halal,
32:27elle n'est pas musulmane.
32:28Donc, elle va créer, en fait,
32:30une espèce de sous-catégorie halal
32:32qui va permettre
32:33à tous les musulmans
32:35de se conformer à l'islam,
32:37mais aussi d'aller chercher
32:38au-delà de la population musulmane
32:40des gens qui seraient intéressés
32:42par la pudeur, etc.
32:43Et puis, Michel Aubin,
32:44ça n'est pas anecdotique
32:45parce qu'on voit
32:46que c'est aussi une forme d'entrisme,
32:49cette volonté de s'en prendre
32:50à notre culture,
32:51cette volonté d'aller chercher
32:52un public très jeune,
32:53de lui mettre des idées
32:54dans la tête.
32:55Quand on parle d'entrisme,
32:56il faut bien voir
32:57à quel point, aujourd'hui,
32:58on le voit, en fait,
33:00il l'infuse véritablement,
33:01il cherche à infuser
33:02toute la société.
33:02C'est clair.
33:04Ce n'est pas nouveau.
33:05Ça prend beaucoup d'ampleur.
33:08Ce mouvement de fond,
33:11dans ce cas précis,
33:12il est d'autant plus terrifiant
33:13qu'il s'adresse, en fait,
33:14à des jeunes filles.
33:16Donc, c'est des lycéennes,
33:18des collégiennes,
33:19dans des collèges ou des lycées,
33:21où, aujourd'hui,
33:22la population scolaire
33:23d'origine immigrée
33:24est majoritaire.
33:25Il suffit d'aller
33:26dans les établissements scolaires
33:27pour le savoir.
33:28Donc, vous avez,
33:29aujourd'hui,
33:30des milliers,
33:31des centaines de milliers
33:32de jeunes
33:33qui sont sensibles
33:33à ce type de discours.
33:35Discours extrêmement basique,
33:36sans aucun intérêt,
33:38sauf qu'il est entendu.
33:40Et donc, effectivement,
33:41ça va être très compliqué.
33:42Il ne faut pas oublier
33:42que l'éducation a déjà reculé
33:43beaucoup sur ces sujets.
33:44Parce qu'on n'enseigne plus
33:47l'évolution,
33:48puisque c'est interdit
33:49de dire que l'homme
33:51a pu évoluer
33:52en dehors de la genèse.
33:54On n'enseigne plus
33:55toute une série de choses.
33:57Donc, en fait,
33:58c'est la question du halal,
33:59et c'est surtout
33:59la question du haram,
34:00en fait,
34:01parce que c'est
34:01qu'est-ce qu'on va nous interdire ?
34:03Qu'est-ce qu'on interdit
34:04aux musulmans ?
34:04Mais qu'est-ce qui,
34:05de fait,
34:06va être interdit
34:06à tous les autres aussi ?
34:08C'est un peu ça le sujet.
34:09Moi, je prends souvent
34:10cet exemple parce que,
34:11évidemment,
34:11personne ne le croit,
34:12mais le rouge
34:13est plutôt haram
34:14que halal.
34:15Donc, à quel moment
34:16on va interdire aux pompiers
34:17d'avoir des camions rouges
34:18en France ?
34:19C'est idiot.
34:20Non, mais il y a
34:21un moment donné
34:21où on voit très bien
34:22la ponte descendante
34:23sur laquelle on est quand même.
34:24On voit que le phénomène
34:26s'amplifie
34:26et que tout s'avance.
34:28Et c'est vrai,
34:28je suis assez d'accord.
34:29C'est dommage
34:30que l'islam de France
34:31ne prenne pas
34:32des positions plus claires.
34:33Il y a quand même
34:34formé de plein de gens
34:34intelligents
34:35qui pourraient dire
34:37exactement quel est le dogme
34:38et jusqu'où il va
34:39et ce qu'on peut dire
34:40ou pas à des jeunes enfants
34:43mal éduqués,
34:43par ailleurs.
34:44Parce que le seul truc
34:45intéressant de tout ça,
34:46c'est qu'ils vont peut-être
34:46lire un livre.
34:47Bon, ça, c'est déjà pas mal.
34:49Et puis, par ailleurs,
34:51les institutions de la République,
34:53la réponse du ministre
34:54de l'Enseignement
34:55n'est pas à la hauteur
34:56du sujet.
34:56Franchement, je crois
34:58qu'aujourd'hui,
34:58il faut être beaucoup plus clair.
35:00C'est la question des valeurs
35:02à condition qu'on les définisse.
35:03Mais on sait d'ores et déjà
35:05que dans nos valeurs,
35:06il y a la relation homme-femme,
35:07il y a l'interdiction
35:08de la polygamie,
35:09il y a toute une seule chose
35:10comme ça
35:12qui doivent s'imposer
35:13et qu'on doit imposer
35:16pour continuer
35:16à vivre ensemble.
35:17Moi, je me souviens
35:18quand j'ai eu ma carte...
35:19Pardon,
35:19quand je suis allée chercher...
35:20J'ai été naturalisée.
35:21Quand je suis allée chercher
35:22mon passeport
35:23et ma carte d'identité française
35:24à la préfecture,
35:26il y avait une sorte
35:27de cérémonie et tout.
35:28Et donc, on nous a passé
35:28un petit film.
35:29Et dans le petit film,
35:31une des phrases notamment,
35:32c'était
35:32« Attention, ici,
35:34la polygamie est interdite. »
35:35Mais je veux dire,
35:36quand on arrive
35:37au moment où on va chercher
35:38son passeport
35:39et sa carte d'identité,
35:40a priori,
35:41on devrait le savoir.
35:42Ce que je veux dire,
35:43c'est qu'en face,
35:44vous avez
35:45une culture de la conquête.
35:47Bien sûr.
35:48De la destruction
35:49et de l'effacement.
35:52Et de l'autre côté,
35:53en France,
35:53on a la culture des pincettes.
35:55Mais à force
35:55de prendre des pincettes,
35:57de se dire
35:57« On ne veut heurter personne.
35:59On ne va pas vexer
36:01telle communauté
36:02ou telle communauté. »
36:03Mais c'est la dissolution
36:05de la société
36:05qu'on risque.
36:06C'est ça, le problème.
36:07Je reprendrai une citation
36:08que j'avais déjà ce matin.
36:10Mais Nicolas Sarkozy,
36:11dans une interview,
36:12disait
36:12« Ce n'est pas tant l'islam
36:13qui est conquérant,
36:14c'est nous qui ne défendons
36:15plus rien. »
36:16Et on peut lui accorder
36:17le point sur le côté
36:18« En fait, on voit bien
36:19qu'on a laissé un espace
36:20être pris justement
36:21par ceux qui veulent
36:22attaquer notre culture
36:23et nos valeurs. »
36:24Que vient faire l'État
36:25dans la gestion du religieux ?
36:27On est dans un État laïc,
36:28oui ou non ?
36:29C'est une question
36:30de bon sens.
36:30Pourquoi y a-t-il
36:31un islam de France ?
36:32En fait, la religion
36:34est du ressort du privé,
36:35que chaque famille,
36:36si elle veut enseigner
36:37sa religion à son enfant
36:39ou à sa famille
36:40qu'elle le fasse,
36:41mais elle n'a pas
36:42à coloniser
36:43l'espace public.
36:44Plus on donne
36:44de l'importance
36:45et de la publicité
36:46à une religion,
36:47moins c'est bon.
36:50Et puis c'est un sujet
36:51qui me rend très en colère
36:52parce qu'en tant que musulmane,
36:54c'est vraiment n'importe quoi.
36:57Cette religion musulmane
36:58TikTok 2.0
36:59n'a rien à voir
37:01avec l'islam
37:02que nous connaissions.
37:03Vous savez,
37:03moi j'entends,
37:04j'ai des élèves
37:05juste qui me disent
37:05« Oui mais madame,
37:06ça c'est bid'ah,
37:06ça veut dire
37:07c'est une innovation. »
37:08Il ne connaît rien du Coran,
37:10il ne connaît pas une sourate.
37:11Mais c'est pour ça
37:11que c'était d'enjeu
37:12et que l'État doit par contre
37:14faire de la veille informationnelle
37:15et doit punir
37:16avec l'arsenal juridique
37:17dont elle dispose
37:18très fermement
37:19et ne pas attendre
37:20parce que là,
37:21pour le coup,
37:21oui c'est une dérive
37:22mais que nous,
37:23en tant que Français,
37:23nous aurons cherché
37:24et bien mérité.
37:25Il n'y a pas de forteresse
37:28inattaquable,
37:28il n'y a que des forteresses
37:29mal attaquées,
37:29c'était ça.
37:30C'est mal défendu.
37:31Sur ce sujet,
37:33on va s'arrêter là,
37:33on va dire un mot aussi
37:34ou continuer d'ailleurs
37:36à dire un mot d'éducation
37:37avec les propositions
37:38de Gabriel Attal.
37:40On va en regarder deux
37:42particulièrement.
37:42D'abord,
37:43c'est dans une interview
37:45accordée au Monde,
37:46il dit
37:46« La grande promesse
37:47du Collège unique
37:48était d'élever le niveau
37:48et de réduire
37:49les inégalités.
37:50Elle est trahie
37:51et je veux imaginer
37:52un nouveau collège.
37:53Je fermerai
37:54les 100 collèges
37:55qui constituent
37:55les pires ghettos scolaires
37:56car ils concentrent
37:57toutes les difficultés.
37:58Les élèves seront répartis
37:59dans d'autres établissements
38:01permettant d'allier
38:02mixité et réussite scolaire. »
38:04Je me tourne d'abord
38:05vers vous pour le coup
38:06Myriam puisque vous êtes
38:07je le rappelle
38:08professeur d'économie
38:09mais qu'est-ce que vous pensez
38:10d'abord de cette
38:10première proposition
38:11du certificat d'études
38:12on verra ça un peu plus tard
38:13sur la fin du Collège unique
38:15la fermeture
38:16de ces collèges ghettoisés
38:18selon Gabriel Attal.
38:19Les collèges uniques
38:19est une grande faiblesse
38:20moi je pense
38:21dans notre système d'éducation
38:22pourquoi ?
38:22Parce qu'on a voulu faire avancer
38:24tous les élèves au pas
38:26dans le même temps
38:27alors qu'on a ignoré
38:29si vous voulez
38:29les effets de groupe
38:31la différenciation
38:32et qu'on a dit
38:33on doit emmener
38:34tout le monde au lycée.
38:35Force et de constat.
38:36Et puis du coup
38:36on a dévalorisé
38:37la voie professionnelle
38:39ceux qui avaient besoin
38:40d'aller en stage plus tôt
38:42comme le font les Hollandais
38:43comme on le voit
38:44beaucoup aux Pays-Bas
38:45en Allemagne
38:45ou d'autres pays européens
38:46où vous avez des jeunes
38:47de 12, 13 ans, 14 ans
38:48qui sont déjà en entreprise
38:50sans pour autant
38:51avoir quitté l'école.
38:52Je ne dis pas
38:52que c'est la panacée
38:53mais je dis que
38:54le collège unique
38:55est aujourd'hui
38:56une des fautes importantes
38:57parce qu'on oblige
38:59et on fait venir
39:00tout le monde au lycée
39:00même ceux qui n'ont pas le niveau
39:03comme l'interdiction
39:04aujourd'hui du doublement
39:05ça nous coûte plus cher
39:06vous savez
39:06de garder à la traîne
39:07au lycée des élèves
39:08qui ne veulent pas y être
39:09qui n'ont pas trouvé de sens
39:11que de les faire doubler
39:12pour rechercher
39:13ce qu'ils veulent faire
39:13au collège.
39:14Donc là-dessus
39:14oui
39:15il faut revenir
39:16sur la notion
39:16du collège unique
39:17qu'on avait fait
39:18pour des questions de budget
39:18là on voit bien
39:19que ça nous coûte plus cher
39:20après
39:21donc oui effectivement
39:22le collège unique
39:22c'est une erreur
39:23pour moi en tout cas.
39:25Et puis on va regarder
39:25aussi une autre citation
39:27toujours de Gabriel Attal
39:28sur le certificat d'études
39:30on l'a aperçu
39:30tout à l'heure
39:32il veut revenir
39:33justement à un certificat
39:34d'études
39:35il va le rétablir
39:36à l'entrée en sixième
39:37pour garantir
39:38que les élèves
39:39ont le bagage nécessaire
39:40pour réussir au collège
39:41et la même chose
39:42brevet des collèges
39:43pour passer ensuite
39:44au lycée
39:45Sarah Doraghi
39:46alors on voit en tout cas
39:47une volonté de Gabriel Attal
39:49qui on le rappelle
39:50a été longtemps aussi
39:51ministre de l'éducation
39:52enfin longtemps
39:52a été ministre de l'éducation
39:54nationale
39:54de faire des propositions
39:56après on a pris aussi
39:57tellement de retard
39:58dans ces domaines-là
39:59qu'on se dit
40:00est-ce que ces propositions-là
40:02en fait on peut vraiment
40:03les mettre en place
40:03c'est-à-dire que ça
40:04ça demande quand même
40:05de renverser la table
40:07c'est-à-dire que
40:08c'est toujours
40:09c'est l'heure des propositions
40:11c'est l'heure des bonnes idées
40:13en fait tout le monde
40:14va dire plein de bonnes choses
40:16qui vont peut-être
40:17dans le bon sens
40:18et dans le sens
40:20des bonnes volontés
40:20mais très sincèrement
40:23ceux qui s'y sont
40:24surtout déjà essayés
40:25et qui ont déjà eu
40:27la possibilité
40:27et les manettes
40:28pour le faire
40:29et qui n'ont pas réussi
40:30je ne vois pas
40:31encore une fois
40:32comment
40:33comment voulez-vous
40:35réussir à faire
40:36ce que vous n'avez pas réussi
40:37à faire avec tout le temps
40:38et les moyens
40:38que vous aviez
40:39déjà pour le faire
40:40ça c'est une vraie question
40:41et la seconde question
40:44que je me pose
40:45je me dis
40:45mais est-ce que
40:46cette petite phrase
40:48qui généralement ponctue
40:49ceux qui ont failli
40:51qui demandent
40:52une deuxième chance
40:53de revenir au pouvoir
40:54qui disent finalement
40:56bon ben on a essayé
40:56on n'a pas pu
40:57juste ce
40:58on n'a pas pu
40:59mais ça ne peut pas
41:00tout régler
41:00je veux dire
41:01vous avez des responsabilités
41:03et il a exercé
41:04des responsabilités
41:05il a failli
41:06donc voilà
41:08pour l'instant
41:08tout ce qu'il propose
41:09c'est formidable
41:10on a tous envie
41:11d'y croire
41:11et il ne va pas être le seul
41:12tout le monde va le faire
41:14tout le monde va avoir
41:15plein de compositions
41:16etc
41:17je suis un peu déçu
41:19j'y crois pas trop
41:21Michel Aubon
41:22on voit aussi
41:22l'idée de Gabriel Attal
41:24quand il veut casser
41:24ses collèges ghetto
41:25comme il les appelle
41:27certains ont déjà dit
41:28il faut arrêter
41:28il faut mettre plus de mixité
41:30une fois de plus
41:30c'est dans l'effet
41:31que ça se complique
41:32on peut difficilement
41:33envoyer son enfant
41:34au collège
41:35trop loin
41:36avec des bus scolaires
41:37qui n'existent pas
41:38de fait la mixité
41:40ceux qu'on essayait
41:41n'ont jamais réussi
41:42y compris les ministres
41:43à faire un vrai plan
41:44ambitieux
41:44qui puisse fonctionner
41:45non c'est vraiment
41:46une vue d'esprit
41:47clairement
41:48parce que tous ceux
41:49qui connaissent bien
41:49les banlieues
41:50savent que
41:50pas un gamin de collège
41:52ira dans un collège
41:53à côté
41:54je crois qu'il faut être clair
41:55là-dessus
41:56c'est pas le sujet
41:57en fait on peut retraiter
41:58la question des collèges
41:59là où ils sont
42:00mais de là à déplacer
42:02les élèves
42:02ça c'est sûr
42:03que ça ne marchera jamais
42:04non la question du collège
42:06comme des tas d'autres questions
42:07en France d'ailleurs
42:08elle oblige à revisiter
42:10notre assez longue histoire
42:12des institutions
42:12et sur le collège
42:13il y a la loi B
42:14qui a instauré
42:15le collège unique
42:16et puis les décisions
42:17de Lionel Jospin
42:18de faire en sorte
42:19que 80% des français
42:20soient bacheliers
42:21ça ça détruit en fait
42:23l'ensemble du système
42:24la loi B
42:26elle a
42:27d'une certaine façon
42:28en obligeant tous les élèves
42:29à avoir le même type
42:30d'enseignement
42:31et le même niveau
42:31parce que derrière tout ça
42:32il y a une espèce
42:33d'idée un peu stupide
42:35d'égalité absolue
42:36de tous les élèves
42:37il faut que tout le monde
42:38soit à égalité
42:39du début jusqu'à la fin
42:39aujourd'hui les effets
42:41ils sont en master 2
42:42et bientôt en doctora
42:43c'est à dire que
42:45ceux qui connaissent bien
42:46l'université
42:47dans l'université aujourd'hui
42:48on a des élèves
42:49qui ont fait tout le cursus
42:50moi j'ai préidé un concours
42:52de recrutement
42:53des hauts fonctionnaires
42:54et j'en avais
42:54donc des gens
42:55qui ont fait tout le cursus
42:56et qui n'avaient pas
42:57le niveau en 5ème
42:58mais qui sont quand même
42:59allés jusqu'au bout
43:00du master 2 quoi
43:00qui ne parlent pas français
43:02qui n'écrivent pas
43:03en français correctement
43:05et qui ne font pas
43:06ce qu'auraient fait
43:07nos parents
43:09qui étaient capables
43:11de faire une extraction
43:12de racines carrées
43:12à la main
43:13alors qu'il est ouvrier
43:14d'usine
43:14donc je veux dire
43:16ce niveau là
43:17il faut
43:17cette idée là
43:19il faut la briser
43:20ça va faire très mal
43:21mais en fait
43:21il faut reconstruire
43:22je pense tout le système
43:23et je crois
43:24qu'on peut le faire
43:25parce qu'on a
43:27enfin on voit bien
43:28qu'aujourd'hui
43:29on est dans une impasse
43:30et qu'on ne veut pas
43:30s'en sortir
43:31oui c'est là
43:32on voit pour l'instant
43:33les propositions
43:34on verra
43:35quelles sont
43:35véritablement
43:36les mesures
43:37mises en place
43:37à l'issue
43:38un dernier mot
43:39il nous reste peu de temps
43:39mais je veux qu'on souligne
43:40quand même
43:41la visite de Sébastien Lecornu
43:43le Premier ministre
43:43qui sera demain
43:45et après-demain
43:46à Mayotte
43:47là aussi
43:47Michel Aubouin
43:49pendant beaucoup d'années
43:49beaucoup de promesses
43:50pour Mayotte
43:51les Mahorais
43:52on avait encore
43:54un président
43:54un collectif
43:55ce matin
43:56ils sont exaspérés
43:57parce qu'ils nous disent
43:58les visites de politique
43:59on les connaît
44:00et on sait ce que ça donne après
44:01pas grand chose
44:02non non
44:03là aussi
44:04c'est un peu terrifiant
44:05moi je suis allé en mission
44:06à Mayotte
44:06donc j'ai rencontré
44:07ces femmes
44:08parce que c'est beaucoup
44:09les femmes qui se battent
44:10là-bas
44:11qui disent
44:12mais on n'en peut plus
44:12de cette immigration
44:13et là aussi
44:14on a un phénomène juridique
44:16qui est
44:16qu'on avait
44:17des cas d'exception
44:18pour Mayotte
44:18qu'on traitait relativement bien
44:20puisqu'en fait
44:20les gens qui arrivaient le matin
44:22le lendemain matin
44:22ils repartaient
44:24à force de vouloir faire du droit
44:26c'est comme l'école
44:27de faire de l'égalité partout
44:29on a voulu faire à Mayotte
44:31le même droit
44:31que partout ailleurs
44:32sauf que ça ne marche pas du tout
44:33à Mayotte
44:34clairement
44:35en regardant les images
44:36de Ceuta
44:37d'ailleurs
44:37je me suis dit
44:38mais puisqu'on a un régime
44:39Schengen particulier
44:40pour Ceuta
44:41on peut rentrer à Ceuta
44:43en Europe
44:43une fois qu'on est sous Ceuta
44:45on ne peut pas rentrer
44:45dans le reste de l'Europe
44:46pourquoi on ne fait pas ça
44:47à Mayotte aussi
44:48parce qu'en fait
44:49on a créé une porte d'entrée
44:51vers la métropole
44:52et vers l'Europe
44:53à partir de Mayotte
44:54et on avait les Comoriens
44:56qui étaient les voisins immédiats
44:58souvent en famille
44:58avec les Maorais
45:00mais maintenant
45:00c'est pire
45:01parce qu'il y a Madagascar
45:02qui arrive
45:03et il y a tous les pays
45:04d'Afrique
45:05du Golfe et du Mozambique
45:06le Congo au-delà
45:07qui sont en train d'arriver
45:09on dit
45:09voilà une porte qui est ouverte
45:10comme Ceuta
45:11arrivons
45:12de toute façon
45:12à la fin
45:13on sera reçus
45:14comme demandeurs d'asile
45:15on nous enverra
45:16en métropole
45:17à Marseille
45:17parce que les Comoriens
45:18sont très nombreux
45:19à Marseille
45:19dans les quartiers nord
45:23et puis
45:24la vie est belle
45:25donc on ne peut pas
45:26continuer à fonctionner
45:27comme ça
45:27il faut trouver une solution
45:29pour Mayotte
45:29et c'est intéressant
45:30et c'est intéressant d'ailleurs
45:30Sarah Doraghi
45:31parce que le Premier ministre
45:32a adressé déjà une lettre
45:33au maire maorais
45:35dans la journée
45:36et alors
45:36on voit que pour l'instant
45:37il leur dit
45:38moi je ne vais pas faire de promesses
45:39parce qu'il y en a déjà
45:39beaucoup qui ont été faites
45:40en revanche
45:41il dit
45:42et c'est assez significatif
45:43on vous a promis toujours
45:44beaucoup d'argent
45:44beaucoup de mesures
45:45qui n'ont pas été mises en place
45:47on va regarder vraiment
45:48où on en est
45:49donc il a fallu attendre
45:50Sébastien Lecornu
45:50pour qu'un Premier ministre
45:52ou un ministre des Outre-mer
45:53se dise
45:54attendez
45:54est-ce que l'argent qu'on promet
45:55il arrive
45:56et comment l'argent
45:56est utilisé
45:57on est en 2026
45:58peut-être que ce problème
45:59aurait pu être réglé
46:00ou regardé de près avant
46:01c'est-à-dire que c'est en deux temps
46:04d'abord on arrive
46:05on a un déplacement
46:06on fait des promesses
46:08évidemment on ne peut pas les tenir
46:09donc la deuxième phase
46:10c'est la vérité
46:12donc on va voir
46:13si la troisième phrase
46:14c'est une petite enveloppe
46:16qu'on a réussi quand même
46:17à vous dégager
46:17je pense que c'est à peu près
46:18comme ça que ça se passe
46:19c'est les trois phases
46:20mais vraiment
46:22je comprends leur ras-le-bol
46:23je comprends que
46:25utiliser
46:25constamment
46:26constamment
46:27les systèmes français
46:28contre la France
46:30et contre les français
46:30ça c'est terrible
46:31et le fait même
46:32de le formuler
46:33c'est ça qui est terrible
46:34le fait même
46:35de formuler quelque chose
46:36qui met en danger la France
46:38quelque chose
46:39qui met en danger les français
46:40le fait même
46:40de le prononcer
46:42quelles que soient
46:43vos origines d'ailleurs
46:44quelle que soit votre histoire
46:45que vous soyez exilé ou pas
46:47que vous soyez de culture musulmane
46:49ou que vous soyez musulmane
46:50ou juif ou catholique
46:51peu importe
46:52dès lors qu'on pointe un problème
46:54on est fasciste
46:55et ça c'est vraiment
46:56vous savez
46:57on sort de ce plateau
46:58on doit faire face
46:59à des proches
47:01à des amis
47:01etc
47:02qui n'ont plus le même regard
47:04qui nous regardent
47:05assez bizarrement
47:06en disant
47:07mais est-ce que t'es passé
47:07de l'autre côté
47:08et en fait
47:09de devoir se justifier
47:11parce qu'on a l'amour
47:12de la France
47:12et de se dire
47:13que ce pays
47:14nous a accueillis
47:15et que
47:15la moindre des choses
47:16qu'on puisse faire
47:17c'est de vouloir
47:18faire notre part
47:19pour la protéger
47:20protéger la France
47:20et les Français
47:21c'est notre part
47:22elle est minuscule
47:23mais c'est la base
47:24mais vous voyez
47:25on doit se battre
47:26contre tout
47:27y compris
47:28les ennemis bien sûr
47:29mais parfois
47:30y compris
47:30des amis et de la famille
47:32il nous reste vraiment
47:3330 secondes
47:33Myriam
47:34sur ce voyage
47:35juste je rebondis à ce qu'elle dit
47:37parce que souvent
47:37on entend
47:38c'est intéressant
47:38c'est pas une
47:39l'immigration
47:40la délinquance
47:41ce n'est pas des lubies
47:42de CNews
47:43ce n'est pas des inventions
47:43je vous conviens
47:45parce que quand on voit
47:45les images
47:46et quand on voit
47:46notamment le taux
47:47de pauvreté
47:48donc à un moment
47:49c'est parce qu'on a des proches
47:50vous le disiez
47:50mais et puis finalement
47:51les gens quand ils les comptent
47:52ils se rendent compte
47:53parce que c'est ce qu'ils voient
47:54sur le terrain
47:54donc c'est de l'hypocrisie
47:55c'est un mensonge
47:56ça c'est sur le premier mois
47:57ce que vous disiez
47:58sur Myriam
47:59plus précisément
47:59là encore
48:01le voyage
48:01j'espère que le cornu
48:03va se rendre compte
48:03qu'on est dans un système
48:04économique
48:05qu'on appelle
48:05la faillite
48:07du traitement sectoriel
48:08si on ne traite que
48:10le droit du sol
48:11et la fin du droit du sol
48:12ça ne marchera pas
48:13il faut le blocus naval
48:14sur toute l'île
48:15parce que
48:16Mayotte
48:17c'est en fait
48:18comme un laboratoire
48:19du choc démographique
48:20que notre système de santé
48:22le système éducatif
48:23ne peut plus absorber
48:25voilà
48:25et puis les Mayorés
48:27le disaient
48:27enlever le droit du sol
48:28ne servira à rien
48:29quand on sait que
48:30les immigrants
48:31de Grand Lac viennent
48:32mais pas pour rester
48:33pour prendre le bateau
48:34et avoir droit
48:35au service d'hébergement
48:36gratuit
48:36et on suivra évidemment
48:38le déplacement
48:38de Sébastien Lecornu
48:39à partir de demain
48:41c'est la fin
48:41de cette émission
48:42merci beaucoup
48:43à vous trois
48:44d'avoir été mes invités
48:45tout de suite
48:46vous retrouvez
48:47Yohann Usaï
48:47et ses invités
48:48pour 100% politique
48:49moi je vous dis
48:50rendez-vous
48:50demain à 9h
48:51passez une bonne soirée
48:52sur CNews