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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles à Midi News.
00:00:03La fronde se prépare alors que le ministre de la Justice Gérald Darmanin attend de pied ferme le rapport sur
00:00:09les défaillances.
00:00:10Dans le cadre de l'affaire Liana, des magistrats s'organisent.
00:00:13Information Européen, une boucle WhatsApp formée de plusieurs centaines de juges de toute la France
00:00:18est en train de rassembler des éléments pour une riposte en règle.
00:00:23Le but est d'énoncer les conclusions du rapport administratif et les sanctions qui en ont découlé ou qui en
00:00:29vont en découler.
00:00:30Certains veulent écrire directement au Conseil supérieur de la magistrature.
00:00:34D'autres cherchent à identifier les responsables qui ont contribué aux sanctions ayant visé, par exemple, le substitut du procureur
00:00:41Doche.
00:00:42Une tribune signée de magistrats doit d'ailleurs paraître dans la presse cet après-midi.
00:00:47Est-on face à une crise majeure de la justice et cette fronde qui se prépare ne corrobore-t-elle
00:00:52pas ce que disait encore ce matin dans le Figaro
00:00:55Jean-Éric Schuttel, l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel ?
00:00:58Je le cite, il faut combattre un corporatisme judiciaire qui se drape indûment dans les plis de l'indépendance de
00:01:06la justice.
00:01:07Tout est dit, les juges désintouchables, même quand ils ont fauté, au nom de quoi ?
00:01:12Nous posons la question dans ce Midi News, même si une grande partie, bien sûr, de cette émission sera consacrée
00:01:16à la canicule.
00:01:17Nous suivrons notamment les métiers les plus pénibles dans cette vague de chaleur inédite.
00:01:21Comment travaille-t-on dans les pressings ?
00:01:23Et puis comment on s'occupe des enfants, des bases de loisirs fermes ?
00:01:26Paradoxe de la situation.
00:01:2814h, je recevrai Alain Madelin, l'ancien ministre de l'économie, très inquiet sur la dette, sur les retraites, sur
00:01:33les impôts.
00:01:34Laissez-nous faire, c'est son nouveau mouvement.
00:01:36Et on voit tout ça après les dernières informations de Somaïa El Abidi.
00:01:39Bonjour Somaïa.
00:01:40Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:42A la une, évidemment, ce quatrième jour consécutif de canicule.
00:01:46Après une journée historiquement chaude hier, la Fournaise ne retombe pas.
00:01:5058 départements placés en vigilance rouge.
00:01:52Le mercure devrait dépasser les 44 degrés dans plusieurs localités.
00:01:57La France suffoque et le rail surchauffe.
00:02:00De nombreuses lignes sont affectées par la chaleur un peu partout dans le pays.
00:02:04Tout comme en Ile-de-France, où les transports en commun restent perturbés.
00:02:07C'est le cas sur les lignes 5, 6, 8 et 13 du métro.
00:02:11Tout comme les RER, les tramways et les trains de banlieue.
00:02:14Et puis cette information inquiétante pour terminer.
00:02:17Pour la première fois, un cas d'Ebola identifié sur le territoire français.
00:02:21Le porteur du virus mortel est un médecin de retour de République démocratique du Congo ou l'épidémiférage.
00:02:27Une situation suivie, je cite, de très près par le Premier ministre Sébastien Le Corneau.
00:02:33En effet, il sera très intéressant de savoir si cet homme est confiné, s'il est chez lui, s'il
00:02:36est soigné.
00:02:37Premier cas d'Ebola identifié en France.
00:02:39Merci Somaïa Labidi d'autres informations.
00:02:41A 13h30, les invités sont là autour de la table.
00:02:44Je salue le médecin-chef Norbert Berginia.
00:02:46Merci beaucoup d'être avec nous.
00:02:47Colonel, vous êtes vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
00:02:52Bonjour.
00:02:53Bonjour.
00:02:53Judith Ventraub est avec nous.
00:02:54Bonjour Judith.
00:02:55Élodie Huchard.
00:02:56Bonjour Élodie du service politique de CNews.
00:03:00Mathieu Devese du service police-justice de CNews.
00:03:03On va se parler dans un petit instant.
00:03:06Et Jean-Claude Dessier, bien sûr, est là pour veiller à la situation.
00:03:09Parce qu'en fait, Jean-Claude Dessier nous surveille et nous décerne des bons points ou des mauvais points.
00:03:13À la fin, c'est toujours comme ça.
00:03:15Mathieu Devese, gardons notre sérieux, puisque dans l'affaire Liana,
00:03:17la consternation, la contestation plutôt s'organise.
00:03:20La consternation aussi, mais la contestation au sein de la magistrature.
00:03:24Ce sont des informations d'Europe 1.
00:03:28Plusieurs centaines de magistrats s'organisent pour contester le fameux rapport qu'attend le garde des sauts.
00:03:35Exactement.
00:03:35Ce que l'on peut dire, Pierre, c'est que la colère gagne les magistrats.
00:03:39Certains d'entre eux, effectivement, contestent les conclusions du rapport d'inspection.
00:03:43On le rappelle, rendu public, c'était lundi.
00:03:46Trois semaines, trois semaines après la mort de Liana.
00:03:48Alors, selon l'information donnée, effectivement, par nos confrères d'Europe,
00:03:51information que nous avons pu confirmer, plusieurs centaines de magistrats ont rejoint une boucle WhatsApp.
00:03:57Ce qui leur pose problème, c'est notamment cette procédure disciplinaire,
00:04:01une enquête administrative engagée par Gérald Darmanin et qui vise un substitut du parquet d'Ausse.
00:04:05Je vous rappelle que dans l'attente des conclusions, le magistrat concerné, qui est mis en cause dans ce rapport
00:04:11d'inspection,
00:04:12il s'est vu retirer son habilitation à mener des enquêtes et à traiter des dossiers s'agissant des mineurs.
00:04:18Alors, qu'est-ce que vous avez dans cette boucle WhatsApp ?
00:04:20Vous avez des propositions d'action.
00:04:22Notamment, certains juges auraient proposé, je cite, de bloquer la boîte mail du cabinet du garde des Sceaux par l
00:04:28'envoi massif de messages.
00:04:30D'autres, ils ont évoqué la possibilité d'écrire en nombre au Conseil supérieur de la magistrature.
00:04:36Vous savez, c'est ce Conseil qui peut prendre des sanctions afin de saturer ces services.
00:04:41Alors, vous avez des propositions pour le moins radicales qui ont également été avancées au cours des échanges.
00:04:45Écoutez bien, une participante aurait ainsi évoqué l'hypothèse en tant que juge des libertés et de la détention
00:04:51de signaler au Conseil supérieur de la magistrature une faute grave qu'elle n'aurait pourtant pas commise,
00:04:57celle de ne pas avoir signé un mandat de dépôt et d'avoir remis en liberté une personne poursuivie pour
00:05:02viol.
00:05:02Alors, derrière ces propositions, les auteurs, ils entendent surtout mettre en lumière les conséquences potentielles
00:05:08des tensions actuelles au sein de l'institution judiciaire.
00:05:11Vous avez également une participante qui évoque la possibilité de renvoyer certaines audiences
00:05:16ou de faire valoir un droit de retrait.
00:05:19Voilà un peu la tonalité, l'ambiance qui règne dans cette boucle WhatsApp constituée de centaines de magistrats.
00:05:25Plus globalement, en fait, les participants, ils dénoncent l'état de la justice et une surcharge de travail qu'ils
00:05:29jugent chronique.
00:05:31Merci beaucoup pour ces informations, Mathieu Devez.
00:05:33Et devant effectivement cette fronde qui s'organise, on attend également cette tribune dans la presse cet après-midi.
00:05:39Maude Bréjon, à la sortie du Conseil des ministres, a fait un commentaire.
00:05:42Pour les magistrats, comme pour l'ensemble des chaînes institutionnelles impliquées dans ce drame,
00:05:51personne ne pourra mettre la poussière sous le tapis.
00:05:53Et le garde des Sceaux, comme le ministre de l'Intérieur, a raison et à ce titre sollicité les enquêtes
00:06:01nécessaires.
00:06:01Et le travail doit évidemment continuer.
00:06:04Mais je crois qu'encore une fois, chacun doit faire face, et c'est aussi le cas des magistrats, à
00:06:10sa propre responsabilité lorsqu'elle existe.
00:06:12Effectivement invité de l'heure des pros hier soir, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin,
00:06:17a affirmé attendre ce rapport d'inspection qui est attendu le 10 juillet pour mettre la lumière sur de nombreuses
00:06:23erreurs de procédures relevées dans ce dossier.
00:06:25Et on écoute Gérald Darmanin, c'était hier sur CNews.
00:06:28La question qu'il faut se poser, c'est une double question.
00:06:32C'est, est-ce que ces erreurs graves auraient pu être évitées si la hiérarchie de la gendarmerie nationale
00:06:37et si la hiérarchie de la justice avaient pu remarquer que des gens, et ça peut tout à fait arriver
00:06:42dans un monde humain, font des erreurs ?
00:06:45Pourquoi on n'a pas su remarquer qu'il y avait ces erreurs ?
00:06:48C'est ce que va nous dire aussi le rapport d'inspection dans les semaines qui viennent, parce qu'il
00:06:51va continuer ce rapport d'inspection.
00:06:52Il me sera rendu le 10 juillet pour savoir plus globalement comment ça fonctionne, indépendamment de la plainte sur laquelle
00:06:59on a demandé un premier rapport.
00:07:00Et puis il y a un deuxième problème, c'est y a-t-il d'autres dysfonctionnements ailleurs ?
00:07:04Y a-t-il d'autres affaires Rosa et Eliana ailleurs ?
00:07:07Donc j'ai demandé à tous les procureurs généraux, et je remercie leur travail, ceux des parquets aujourd'hui.
00:07:12Il y a beaucoup de magistrats qui travaillent beaucoup, des policiers, des gendarmes.
00:07:15Vous avez vu qu'il y a eu plus de 1300 gardes à vue qui ont été faites en une
00:07:18semaine
00:07:19pour les auteurs de viols ou de crimes commis sur les enfants.
00:07:23C'est deux fois plus que d'habitude, ce qui montre l'activité des services de police et de gendarmerie.
00:07:27On peut se demander pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt, mais en tout cas maintenant c'est
00:07:30fait.
00:07:31Donc il y a un avant et un après Eliana.
00:07:33Alors, ce n'est pas tant le ministre de la Justice lui-même, c'est plutôt le système qui est
00:07:37contesté.
00:07:37C'est-à-dire que les juges se rebellent dans une île se drape.
00:07:42Alors, vous voyez, si vous lisez le Figaro ce matin, je trouve que celui qui a eu la phrase juste,
00:07:47c'est Jean-Éric Schuttel,
00:07:48qui est l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.
00:07:50Voilà ce qu'il dit.
00:07:51De façon générale, il faut combattre un corporatisme judiciaire qui se drape indûment dans les plis de l'indépendance de
00:07:58la justice.
00:07:58Voilà, on en est là, c'est-à-dire qu'on a des magistrats qui se sentent intouchables, qui se
00:08:04sentent inamovibles, indépendants.
00:08:07Et on se dit, mais qu'est-ce que c'est que ce rapport ? Qu'est-ce que vous
00:08:10venez de nous embêter, en fait, d'une certaine manière ?
00:08:13C'est surtout la première remarque à faire, me semble-t-il, c'est que c'est un réflexe totalement
00:08:19contre-productif.
00:08:20Si ces magistrats voulaient démontrer que c'est tout le système qui est responsable des dysfonctionnements, des erreurs, des fautes,
00:08:30des négligences
00:08:31qui ont conduit au viol et au meurtre de l'IANA, ils ne s'y prendraient pas autrement qu'en
00:08:39faisant corps.
00:08:40C'est comme s'ils disaient, on est tous responsables.
00:08:43Donc vraiment, c'était la pire chose à faire.
00:08:45Et en fait, ça démontre ça, on le savait très bien, ce réflexe corporatiste existe depuis très longtemps dans la
00:08:53magistrature française.
00:08:54C'est même un système de fonctionnement pour eux, puisque tout fonctionne par cooptation
00:09:00et que les magistrats sont omniprésents dans les structures censées contrôler les magistrats.
00:09:06Mais plus largement, ça existe dans la fonction publique française, dans une partie de la fonction publique.
00:09:12Moi, ça me rappelle énormément ces courriers envoyés par le rectorat de Versailles aux parents d'enfants,
00:09:20et je pense notamment au petit Nicolas qui était suicidé, victime de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle.
00:09:28Et le courrier, c'était arrêtez de nous embêter, on va vous poursuivre pour harcèlement.
00:09:33C'est exactement la réponse qui avait été faite à la mère de la petite fille, également victime, présumée victime.
00:09:42Et il y a aussi le maire de Florence qui a pris la parole.
00:09:46Il dit qu'il est si facile de prendre la parole sur les fusils plutôt que de prendre propre responsabilité
00:09:52en affrontant la réalité avec des mots simples.
00:10:04C'est-à-dire que c'est encore une fois, pas un homme, c'est pas le ministre de la
00:10:18Justice Gérald Darmanin qui est en cause,
00:10:19c'est ce système, encore une fois, de juges qui sont là et qui se mettent tous ensemble,
00:10:26comme vous l'avez dit très justement, Judith Weintraub,
00:10:29et c'est sur ce système défaillant qu'il faut travailler.
00:10:34C'est pour ça qu'on attend ce rapport.
00:10:35Oui, mais en fait, quand on voit cette boucle WhatsApp, il y a quand même deux choses qui sont très
00:10:39contradictoires.
00:10:40Premièrement, on le rappelle, le Gardesseau veut que les 70 000 plaintes soient réétudiées d'ici le mois de juillet.
00:10:46Il y a donc beaucoup de travail à effectuer et donc pendant ce temps-là, on a quand même des
00:10:50magistrats
00:10:51qui sont en train de faire des boucles WhatsApp où ils sont une centaine dessus,
00:10:54où ils s'organisent, où ils prévoient tout un tas d'actions et d'organisations.
00:10:58Je rejoins ce que disait Judith, ils se tirent un peu une balle dans le pied,
00:11:01évidemment pour aller sur WhatsApp.
00:11:01Mais on aurait pu dire n'importe quoi, il y aurait eu une boucle WhatsApp et il y aurait eu
00:11:04une organisation.
00:11:05Ça aurait été un autre sujet et ça se serait organisé aussi.
00:11:07Et ils sont surtout aussi à côté de la plaque, dans le sens où on a des Français qui se
00:11:11rendent compte
00:11:11que la justice fonctionne mal, des Français qui font moins confiance en leur justice,
00:11:14et surtout en ce qui concerne les violences sexuelles contre les mineurs,
00:11:18on voit qu'il y a un vrai sujet, les Français veulent que ça avance.
00:11:21Ils ne veulent pas que les magistrats fassent des boucles WhatsApp,
00:11:22ils ne veulent pas que les magistrats perdent du temps.
00:11:24Ce n'est pas ce qu'on leur demande.
00:11:25Dans ce qu'on entendait juste rapidement, mais sur le maire de Florence,
00:11:28oui, beaucoup de plaintes qui sont classées sans suite,
00:11:30parce qu'il y a aussi beaucoup de plaintes qui sont déposées contre X.
00:11:33Donc il faut quand même aussi avoir ça.
00:11:35Classé sans suite ne veut pas dire que les magistrats ne font pas leur travail ou qu'il n'y
00:11:37a pas d'enquête,
00:11:38c'est que quand c'est contre X, évidemment, ça ne peut pas aller au bout.
00:11:40En écoutant encore Gérald Darmanin qui s'exprimait hier sur CNews.
00:11:45Il y a un avant et un après Liana.
00:11:47La question de savoir, c'est ce qu'il y a d'autres à faire comme celle-ci.
00:11:49Est-ce qu'il y a des plaintes ailleurs qui pendant neuf mois ne connaissent quasiment pas d'actes d
00:11:53'investigation
00:11:54et pas de garde à vue pour quelqu'un qui est manifestement un prédateur sexuel ?
00:11:58Et ça, c'est une question auxquelles j'aurai une réponse personnelle.
00:12:00Le 15 juillet prochain, puisque je rendrai publique la revue de toutes les plaintes
00:12:05que j'ai demandées à tous les procureurs généraux
00:12:06et pour lesquelles ils travaillent ardemment aujourd'hui, je les remercie.
00:12:09Donc j'imagine que le service police-justice attend bien sûr ce rapport au complet.
00:12:13Effectivement, ce que l'on sait, ce qu'on a su il y a quelques jours, c'est qu'il
00:12:16y a 134 détentions provisoires
00:12:17suite au réexamen de ces 70 000 plaintes.
00:12:21On le saura le 14 juillet donc le résultat de ce réexamen.
00:12:25Ce que l'on sait aussi, c'est qu'il y a un appel à une journée morte, éventuellement le
00:12:2829 juin prochain,
00:12:30envisagé.
00:12:31Les organisateurs qui souhaiteraient notamment y associer les avocats,
00:12:33vous savez que les dernières semaines, derniers mois, il y a eu beaucoup de journées mortes,
00:12:36également des avocats.
00:12:37Alors pour réexaminer ces 70 000 plaintes jusqu'au 14 juillet avec une journée morte,
00:12:42si jamais ça prend dans toute la France, on imagine là encore le souci que ça peut poser.
00:12:46Vous vous rendez compte, Jean-Claude Dacier ?
00:12:48Je ne suis pas surpris.
00:12:50Il fallait s'attendre, je crois l'avoir dit sur cette antenne, il y a déjà un certain nombre de
00:12:54jours.
00:12:54Je savais qu'un certain nombre de magistrats, pas tous, un certain nombre de magistrats
00:12:59allaient se cacher derrière l'institution, disant qu'est-ce que ça veut dire.
00:13:04Encore une fois, personne ne nie qu'il y ait des problèmes d'effectifs,
00:13:08qu'il y ait des problèmes de moyens, qu'il y ait des problèmes de systèmes.
00:13:11Quand on voit qu'on ne sait pas encore très bien comment fonctionne le numérique
00:13:14dans l'institution judiciaire, on peut légitimement s'inquiéter.
00:13:18Mais, encore une fois, la réaction de ces magistrats était totalement attendue.
00:13:24– Il y en a déjà eu d'autres par le passé, sur d'autres sujets.
00:13:27– Si je puis me permettre, je n'ai qu'un léger conseil à leur donner,
00:13:30qu'ils mettent une photo de la petite Rihanna dans leur portefeuille.
00:13:34Cette jeune fille est morte, dans des conditions sur lesquelles je ne veux pas insister,
00:13:40mais c'est le résultat d'une série d'erreurs lourdes de la part de ces magistrats.
00:13:45Ensuite, on peut discuter.
00:13:47Néanmoins, ne perdons jamais ce drame qui a marqué,
00:13:53et qui va, je l'espère, marqué de manière définitive.
00:13:56Il y aura un avant et un après l'affaire Rihanna au sein de l'institution judiciaire.
00:14:00– C'est un conseil que vous donnez, Jean-Claude Dacier,
00:14:02et peut-être certains l'écouteront parlant de la canicule.
00:14:05C'est la journée la plus chaude de la semaine, avec des températures.
00:14:08Vous l'avez vu avec la météo de CNews,
00:14:11qui vont vraiment être, j'allais dire, totalement inédites tout au long de la journée.
00:14:18Régine Delfour, qui se trouve à l'île de Loisirs de Sergis-de-Pontoise,
00:14:24vous êtes avec Charles Baget,
00:14:25où de nombreuses familles viennent chercher tant bien que mal un peu de fraîcheur.
00:14:29– Oui, Pierre, effectivement, vous l'avez dit, ça va être la journée la plus chaude.
00:14:34On a déjà à peu près 39 degrés à Londres,
00:14:37alors vous imaginez au soleil, et là nous sommes avec Cédric,
00:14:40qui est venu avec ses trois enfants.
00:14:42Cédric, alors hier, avec ces températures annoncées,
00:14:45vous vous êtes dit, qu'est-ce qu'on va faire des enfants ?
00:14:46– Oui, voilà, c'est ça, on s'est dit qu'on allait sûrement aller à Sergis,
00:14:50pour la base de loisirs, pour prendre de l'eau.
00:14:52– Oui, parce qu'en fait, sur cette base de loisirs,
00:14:55il y a plusieurs points d'eau, et la semaine a été compliquée,
00:14:58les nuits sont compliquées ?
00:14:59– Oui, très compliquées, c'est dur, c'est difficile,
00:15:02mais bon, on n'est pas habitués, il nous faut de l'eau,
00:15:06il faut de la baignade, je pense.
00:15:08– Est-ce que dans votre logement, vous avez des climatiseurs ?
00:15:10– Alors, non, non, non, c'est pas climatisé, non, non, non.
00:15:14– Alors Naomi, tu as 10 ans, toi tu sais baigner,
00:15:16tu sais baigner, pardon, tu sais nager,
00:15:19ça a été compliqué cette semaine, tu as été à l'école tous les jours ?
00:15:22– Que mardi, je suis allée à l'école.
00:15:25– Et comment aujourd'hui, comment tu vas la journée ?
00:15:28– Bien, chaude aussi.
00:15:31– T'as hâte qu'on te libère pour aller te baigner ?
00:15:33– On ne va pas vous retarder trop longtemps.
00:15:37Alors Pierre, vous l'avez vu, il y a beaucoup de parents
00:15:39qui viennent effectivement pour accompagner leurs enfants,
00:15:42leur donner un petit coin de fraîcheur.
00:15:44Il y a effectivement aussi des consignes de sécurité, Pierre,
00:15:46puisqu'il faut que les enfants qui sont petits,
00:15:50qui font moins d'un mètre 40, soient accompagnés d'un adulte,
00:15:53qu'ils aient aussi des brassards, il y a une dizaine de sauveteurs,
00:15:56et puis aussi d'autres personnes qui font la sécurité dans cette grande île.
00:16:01Il faut savoir que c'est 250 hectares, dont 110 baignades.
00:16:05– Merci beaucoup Régine Delfour avec Charles Baget
00:16:08pour ces témoignages en direct d'enfants,
00:16:10de plus ou de moins de 1 mètre 40, on l'a bien compris.
00:16:15Autre possibilité si vous ne savez pas quoi faire
00:16:18et vous cherchez de la climatisation, le cinéma.
00:16:20Louise à Paris et Fabrice Elsner y sont allés.
00:16:23– L'immense majorité des salles obscures sont climatisées.
00:16:29Le cinéma est alors devenu le lieu incontournable de cette canicule
00:16:32pour se rafraîchir.
00:16:34– Pour un peu de fraîcheur, un peu de climatisation,
00:16:36la solution c'est d'aller au cinéma.
00:16:38– Et du coup ?
00:16:38– Et du coup ça donne que c'est complet malheureusement,
00:16:41et je suis dégoûtée.
00:16:42Un îlot de fraîcheur convoité, avec en prime de nombreux films à l'affiche,
00:16:47de quoi joindre l'utile à l'agréable pour tous les âges.
00:16:50– Parce qu'on va aller au cinéma, il fait frais ici.
00:16:54– Il va y avoir la clim dedans, donc on a hâte.
00:16:56– Oui, on sent la fraîcheur, même si on finit le cinéma,
00:16:58peut-être on va rester même une heure en plus.
00:17:00– C'est un peu un refuge, et puis c'est un endroit idéal
00:17:03quand il fait si chaud.
00:17:04Un effet caniculaire, bénéfique pour le grand écran,
00:17:07puisque les salles de cinéma ont enregistré
00:17:09près de 2 millions d'entrées ces 5 derniers jours,
00:17:11une augmentation de 68% par rapport au week-end précédent,
00:17:15et de 76% par rapport à l'année dernière.
00:17:17Alors que la France enregistre ses nuits les plus chaudes depuis 1947,
00:17:22reste à savoir si le 7ème art continuera d'être boosté
00:17:25après la fin de cet épisode caniculaire.
00:17:28– C'est un chef Norbert Merginia, c'est vraiment du jamais vu ?
00:17:33Vous n'avez jamais vu un épisode caniculaire aussi important ?
00:17:36– C'est surtout la répétition qui est péjorative.
00:17:40Le fait qu'on ait eu des températures comme ça,
00:17:43après c'est plutôt Météo-France qui peut le dire,
00:17:46mais l'accumulation sur des périodes assez rapprochées,
00:17:52on a eu un épisode canicule il y a moins d'un mois,
00:17:54et là on en a un autre à nouveau,
00:17:57on est maintenant à 4-5 jours,
00:17:59et c'est ça surtout qui est péjoratif sur le corps.
00:18:03On passe une journée à 40,
00:18:06on est capable de le supporter si on est en bonne santé,
00:18:09mais au bout de plusieurs jours,
00:18:11c'est là qu'on commence à souffrir,
00:18:12et comme on le voit, il faut faire attention
00:18:16et se protéger dans plusieurs lieux,
00:18:18et chez soi,
00:18:20essayer de ne pas sortir non plus,
00:18:23on voyait dans vos reportages des sorties,
00:18:27essayer de ne pas sortir aux heures les plus chaudes,
00:18:30entre midi et 16h,
00:18:33rester chez soi.
00:18:33C'est l'heure de la sieste dans certains pays.
00:18:36Exactement, et comme on a du mal à dormir en plus la nuit,
00:18:40et si certains pays l'ont adopté,
00:18:42mais c'est sûrement parce qu'il y a une...
00:18:43Si on attend des travails,
00:18:44peut-être qu'il faut faire la sieste entre midi et 16h,
00:18:46et faire le télétravail la nuit,
00:18:49c'est une question d'organisation,
00:18:50c'est vrai que c'est un peu disruptif,
00:18:51mais certains pays l'ont adopté.
00:18:54Après, c'est clair qu'il faut se fermer ses volets,
00:18:59essayer d'aller dans les pièces les plus froides.
00:19:01Il n'y en a pas beaucoup quand même,
00:19:02parce qu'on n'est pas climatisés dans ce pays.
00:19:04Ou très peu.
00:19:06Ça c'est le grand débat.
00:19:08Mais hormis les habitations en immeuble et tout ça,
00:19:12quand on a eu la chance d'avoir une maison individuelle,
00:19:15essayer d'être détouré de chaussée.
00:19:17Dans votre reportage,
00:19:18on voit bien aussi que les baignades peuvent apporter quelque chose,
00:19:22en faisant attention au risque de noyade,
00:19:24on en parlera peut-être.
00:19:25Et puis, il y a un autre endroit aussi,
00:19:29c'est les endroits boisés,
00:19:31les parcs,
00:19:31où on sait que, pas loin,
00:19:33on arrive à gagner 2 à 3 degrés
00:19:35en se mettant dans ces zones-là.
00:19:38Mais les parcs ont été ouverts pour la nuit d'ailleurs,
00:19:40et on va avoir la nuit la plus chaude.
00:19:41Alors, est-ce que c'est, j'allais dire,
00:19:43est-ce que c'est safe de dormir dans un parc la nuit ?
00:19:46Je ne parle pas de la sécurité,
00:19:47du fait que vous pouvez l'attaquer,
00:19:49mais il y a quand même des bêtes,
00:19:52il y a des insectes, il y a des...
00:19:55Oui, alors, je pense qu'en région parisienne,
00:19:59il y a des grandes villes,
00:19:59je ne vous dis pas des loutes,
00:20:00mais des insectes.
00:20:01Après, les insectes, les moustiques et tout ça,
00:20:03oui, mais bon, après, il faut se protéger,
00:20:06comme quand on va en voyage ou quand on...
00:20:07Donc, on peut dormir dans un parc,
00:20:08mais il faut s'asperger de 5 sur 5, quoi.
00:20:12Oui, si on est dans une zone où il y a des moustiques,
00:20:15en ville, ce n'est pas toujours obligé.
00:20:16Il y en a quand même beaucoup en ce moment.
00:20:17Mais sinon, il vaut mieux être dans un parc
00:20:21à 25, 26 degrés,
00:20:23plutôt que dans son appartement à 30.
00:20:26En tout cas, les Français se ruent sur les climatiseurs.
00:20:30C'est un sujet de François Tiskevitch.
00:20:35Des dizaines de personnes font la queue
00:20:37à la caisse de ce magasin d'électroménages
00:20:39et de la capitale.
00:20:41Pourtant, il ne s'agit pas d'une opération
00:20:43promotionnelle exceptionnelle.
00:20:45Tous sont venus dans le même but,
00:20:47acheter un ventilateur électrique.
00:20:49Parce qu'il fait chaud.
00:20:50Parce qu'il fait chaud,
00:20:50parce qu'on est à 38, là, je crois,
00:20:53aujourd'hui encore.
00:20:54Cette nuit, ça a été compliqué de s'endormir sans.
00:20:57Les petits apparts parisiens sont un peu étouffants,
00:20:59donc ça permet d'y remédier.
00:21:02Et il fallait se lever tôt.
00:21:03À peine les portes ouvertes,
00:21:04les clients se sont précipités dans les rayons.
00:21:07Résultat, l'ensemble du stock disponible
00:21:09a été écoulé en moins de 30 minutes.
00:21:11Je suis venue,
00:21:13mais je n'ai même pas pris encore mon café ce matin.
00:21:16J'ai couru ici pour acheter un ventilateur,
00:21:19éventuellement une acclime,
00:21:20mais en fait, il n'y avait plus rien.
00:21:22Et je vais vous dire que c'est un hasard pur
00:21:24que j'ai mon ventilateur,
00:21:25parce que quelqu'un l'a laissé.
00:21:28Ventilateur, climatiseur mobile, brumisateur,
00:21:30tous les équipements permettant de rafraîchir l'air
00:21:32connaissent une véritable explosion des ventes.
00:21:35Alors en ce qui se concerne les ventes ventilateurs et climatiseurs,
00:21:38on a une très très très forte demande
00:21:39qui va avec les chaleurs extérieures actuellement.
00:21:43Donc on a une belle évolution
00:21:46depuis une semaine maintenant
00:21:48sur les ventilateurs et les climatiseurs.
00:21:50Et la demande devrait continuer d'augmenter
00:21:52dans les jours à venir.
00:21:53Selon les prévisions de Météo France,
00:21:55les températures à Paris
00:21:57devraient se maintenir autour des 38 degrés
00:21:59jusqu'au moins vendredi.
00:22:03En croire certains bruits de couloir dans la rédaction,
00:22:06certains ont essayé d'en trouver
00:22:08et il n'y en a plus aucun.
00:22:09Nous avons des collègues qui ont essayé.
00:22:10Voilà, ils ont essayé,
00:22:11ils ont eu des problèmes,
00:22:12comme dirait l'autre.
00:22:13Sur la clim, juste en deux mots,
00:22:15c'est il faut savoir réguler,
00:22:16il ne faut pas la mettre trop fort.
00:22:18Exactement.
00:22:19Là, c'est aussi une erreur qu'on peut faire,
00:22:21c'est de mettre la climatisation à fond.
00:22:24Il faut en gros la mettre 5 à 6 degrés
00:22:28en dessous de la température.
00:22:31Et d'ailleurs, les climatisations
00:22:33sont souvent réglées pour travailler en dessous.
00:22:36Et là, on arrive de temps en temps
00:22:38un peu dans certains endroits
00:22:40à la limite des climatisations
00:22:43qui sont faites pour travailler
00:22:44autour de 30 degrés.
00:22:45Est-ce qu'il faut climatiser ce pays ?
00:22:48Il y a beaucoup de gens qui ont dit ça.
00:22:49Ah, ça c'est le débat qu'on va ouvrir
00:22:50pour la prochaine demi-heure,
00:22:51Jean-Claude Assier.
00:22:52Mais vous me faites un parfait teasing,
00:22:53comme on dit en gros français.
00:22:55On parlera de ça,
00:22:56on parlera effectivement de les maisons brûlées.
00:22:58On réécoutera d'ailleurs Jacques Chirac en 2002.
00:23:01Et puis on parlera des noyades aussi,
00:23:02parce que le colonel, justement,
00:23:05pourra nous donner des indications là-dessus.
00:23:07Restez bien avec nous dans Midi News.
00:23:12Suite de Midi News.
00:23:13Et dans un instant,
00:23:14nous verrons les métiers les plus pénibles
00:23:16en ces fortes chaleurs.
00:23:17Nous serons dans un pressing,
00:23:18notamment après les dernières informations.
00:23:20Sommayel Abidi.
00:23:21Et à la une de l'actualité,
00:23:23près de 70 000 foyers
00:23:24toujours privés d'électricité en Bretagne,
00:23:26en cause un incident sur un transformateur.
00:23:29Les opérations de sécurisation
00:23:31et de rétablissement sont toujours en cours,
00:23:33selon le préfet du ministère.
00:23:35Pas de retour à la normale
00:23:36avant la fin de la journée,
00:23:37a-t-il précisé.
00:23:39C'est désormais officiel.
00:23:41Edouard Geoffray annonce le report
00:23:42des euros de 10 000 candidats au BAC.
00:23:44Les épreuves du brevet prévues ce vendredi
00:23:47sont maintenues,
00:23:47mais se dérouleront un matinée
00:23:49pour contrecarrer les fortes chaleurs.
00:23:51Une nouvelle organisation
00:23:52qui risque de devenir la norme
00:23:54d'ici les années à venir,
00:23:55a prévenu le ministre de l'Éducation nationale.
00:23:59Et puis on termine ce journal
00:24:00par ces images de la minute de silence
00:24:02observée par les Bleus
00:24:03en hommage à la mère de Didier Deschamps,
00:24:05décédée hier.
00:24:07Didier Deschamps qui lui est de retour en France
00:24:09pour quelques jours endeuillé.
00:24:11Le sélectionneur ne sera pas sur le banc
00:24:13pour le match contre la Norvège.
00:24:15Merci Sommayel Abidi.
00:24:17Pardonnez-moi d'autres informations.
00:24:19Tout à l'heure à 14h autour de la table,
00:24:21toujours Elodie Huchard
00:24:22du service politique de CNews.
00:24:24Et il faut voir aussi que ce débat sur la chaleur
00:24:26commence à devenir politique,
00:24:27d'autant que le Premier ministre
00:24:29a envisagé des scénarii aussi,
00:24:32avec des températures aussi caniculaires.
00:24:34Jusqu'au 14 juillet prochain,
00:24:36nous sommes avec Judith Veintrambe,
00:24:37avec Jean-Claude Dacier,
00:24:39et avec le médecin-chef Norbert Berginia,
00:24:41vice-président de la Fédération nationale
00:24:43des sapeurs-pompiers de France.
00:24:44Je vous parlais de métiers pénibles,
00:24:46notamment les pressings,
00:24:48puisqu'il n'est pas facile de travailler
00:24:51dans des conditions favorables
00:24:52quand on est au pressing.
00:24:54Alexis Prince,
00:24:54vous êtes avec Olivier Campan dans un pressing.
00:24:57De la porte de Champéret apparaît,
00:24:59les salariés continuent de travailler,
00:25:01bien sûr, sous cette chaleur.
00:25:04Tout à fait, Pierre, bonjour.
00:25:05Alors, on se trouve,
00:25:06comme vous l'avez dit,
00:25:06dans un pressing porte de Champéret,
00:25:08le plus vieux pressing de Paris
00:25:09qui fait d'ailleurs aujourd'hui ses 60 ans.
00:25:11Vous l'imaginez bien,
00:25:12ce n'est pas un établissement
00:25:12qui a été conçu à l'époque
00:25:14pour faire face aux fortes chaleurs.
00:25:15Et pourtant,
00:25:16c'est dans cette arrière-boutique
00:25:17qu'on se retrouve
00:25:17avec des salariés qui continuent à travailler.
00:25:19Je me trouve en ce moment
00:25:20en présence de Joanne,
00:25:21qui est avec moi.
00:25:22Bonjour, Joanne.
00:25:23Bonjour.
00:25:23Vous êtes en train de repasser.
00:25:24Alors, expliquez-moi un peu,
00:25:25vous n'avez pas de clim dans cette pièce
00:25:28et vous êtes sous la chaleur
00:25:30qui est notamment générée
00:25:30par la table à repasser, c'est ça ?
00:25:32Oui, tout à fait.
00:25:33Mais c'est mon métier
00:25:34et je n'ai pas le choix.
00:25:35Il faut que ça continue à travailler.
00:25:37Il y a des clients qui viennent.
00:25:39Il faut qu'on travaille.
00:25:40On n'a pas le choix.
00:25:41Évidemment.
00:25:42Et vous me disiez,
00:25:42vous avez là un ventilateur
00:25:44et une climatisation
00:25:45qui est plus âgée que vous,
00:25:47qui est du siècle dernier.
00:25:47Donc, vous faites avec ce que vous pouvez.
00:25:51Oui, elle est très bien.
00:25:53Mais on fait avec.
00:25:54On met de l'eau ici.
00:25:56Vous voyez, là.
00:25:58Et ça fonctionne.
00:26:00Vous voyez, ça fait un peu de frais.
00:26:02Mais bon, on est obligé de travailler.
00:26:04Canicule ou pas.
00:26:05On est obligé,
00:26:07dans le sens où il y a des clients,
00:26:08plus il y a des mariages,
00:26:09il y a plein de choses.
00:26:10La vie, elle continue.
00:26:12Elle continue.
00:26:13Et surtout, avec ma patronne
00:26:15qui est très exigeante,
00:26:17je crois qu'on n'aurait pas eu le droit
00:26:18de fermer.
00:26:19C'était impossible.
00:26:20Bien sûr.
00:26:21Voilà, vous le voyez.
00:26:22Dans les commerces comme celui-ci
00:26:23qui n'ont pas été conçus
00:26:25en prévision des canicules,
00:26:26eh bien, on est obligé de s'adapter.
00:26:27Et de faire avec jusqu'au retour
00:26:30des baisses de température.
00:26:31Merci beaucoup Alexis Prince
00:26:33avec Olivier Campan
00:26:34dans ce pressing
00:26:35de la porte champérée.
00:26:36Qu'est-ce que vous voulez
00:26:37lui dire à Joanne
00:26:38qu'elle fasse attention à elle ?
00:26:41Elle est touchante, Joanne,
00:26:43quand elle dit
00:26:44qu'il faut que la vie continue.
00:26:47Elle est plus touchante
00:26:48que les écolos
00:26:49qui demandent
00:26:50un congé.
00:26:51qui est l'objet
00:26:52de plusieurs éditeaux
00:26:53ici dans Midi News.
00:26:55Je disais,
00:26:55la France s'arrête
00:26:56alors qu'il fait un peu plus chaud.
00:26:57C'est vrai qu'il fait un peu plus chaud,
00:26:58mais cette dame,
00:26:59elle dit, voilà,
00:26:59il faut continuer à travailler.
00:27:00J'ai une patronne exigeante.
00:27:01Ça veut dire,
00:27:02j'ai peur pour mon job aussi
00:27:03d'une certaine manière.
00:27:04Elle le dit
00:27:04de manière élégante,
00:27:05mais pour son organisme,
00:27:07quand on est là comme ça
00:27:08avec en plus la vapeur
00:27:10que dégage le pressing
00:27:11médecin-chef.
00:27:12Moi, ce que je conseillerais,
00:27:14c'est d'adapter les horaires
00:27:16si c'est possible
00:27:17et puis après,
00:27:18de bien s'hydrater,
00:27:19de porter des vêtements légers,
00:27:22amples, clairs,
00:27:23comme elle dit,
00:27:25et si possible,
00:27:26de faire des pauses
00:27:27pour se rafraîner.
00:27:28Les fameuses pauses fraîcheurs,
00:27:29mais ça, c'est pareil,
00:27:30quand vous avez des,
00:27:31elle l'a dit,
00:27:32des personnes
00:27:33qui apportent leur linge
00:27:34et on imagine
00:27:35qu'il y en a beaucoup plus.
00:27:36On a appris d'ailleurs ce matin
00:27:37qu'il y en a qui apportent
00:27:38leur couette,
00:27:38leur couette d'hiver
00:27:40pour justement faire laver
00:27:41et c'est peut-être pas le moment.
00:27:42Il n'est pas normal quand même
00:27:43que cette boutique ancienne,
00:27:45si j'ai bien compris,
00:27:46ne soit pas climatisée.
00:27:47Bon, elle est climatisée,
00:27:48vous avez vu,
00:27:48avec un petit peu,
00:27:49elle a l'air très ancienne,
00:27:50cette climatisée.
00:27:51On l'a installée.
00:27:52Mais comme l'État
00:27:53n'a plus de sous,
00:27:53elle ne peut pas prêter
00:27:54de l'argent
00:27:55pour les demandeurs.
00:27:55Non, ce n'est pas
00:27:57comme l'État a plus de sous,
00:27:58c'est comme l'État,
00:27:59toute tendance confondue,
00:28:01a très longtemps
00:28:02misé contre la clim
00:28:03pour la rénovation thermique.
00:28:05C'est vrai, tu as raison.
00:28:06Tu as raison.
00:28:06À un horizon extrêmement lointain
00:28:08puisque le plan de rénovation thermique
00:28:11des bâtiments publics
00:28:12s'achèvera,
00:28:13si tout va bien,
00:28:14en 2050.
00:28:15Ce sont des dizaines
00:28:16de milliards dépensés
00:28:17chaque année
00:28:19au lieu de miser
00:28:21sur la clim.
00:28:22Il y a eu un revirement,
00:28:23encore un,
00:28:24d'Emmanuel Macron récemment
00:28:25quand il a lancé son plan
00:28:27pompe à chaleur,
00:28:27vous savez,
00:28:28les fameux...
00:28:29Même les écolos
00:28:30semblent avoir des doutes
00:28:31aujourd'hui.
00:28:32C'est pour dire.
00:28:33C'est pour dire.
00:28:34Même l'ADEME,
00:28:35l'agence qui nous dit
00:28:36combien de fois
00:28:38on peut porter notre jean
00:28:40avant de le laver.
00:28:41Oui, ça c'était...
00:28:43L'ADEME a été très contre
00:28:44la climatisation.
00:28:45L'agence de l'eau
00:28:46était très contre
00:28:47la climatisation.
00:28:48Donc vraiment,
00:28:48tout concourait
00:28:49à notre retard.
00:28:50En tout cas,
00:28:50on semble y revenir.
00:28:53En tout cas,
00:28:53changer d'avis
00:28:54sur beaucoup de sujets.
00:28:55Mais est-ce que
00:28:56ce n'est pas dû aussi
00:28:57à un coup de semon,
00:28:58ce qui a été celui
00:28:58de Jacques Chirac.
00:28:59C'était au sommet de la Terre
00:29:00en 2002.
00:29:01Écoutez,
00:29:02la formule est bien connue.
00:29:03Notre maison brûle
00:29:08et nous regardons ailleurs.
00:29:11Nous ne pourrons pas dire
00:29:13que nous ne savions pas.
00:29:16Prenons garde
00:29:17que le 21e siècle
00:29:19ne devienne pas
00:29:20pour les générations futures
00:29:22celui d'un crime
00:29:25de l'humanité
00:29:27contre la vie.
00:29:29Et voilà,
00:29:30il y a toujours un précédent,
00:29:31un discours.
00:29:32Alors,
00:29:32on est à une autre époque.
00:29:33On est en 2002.
00:29:34On n'est pas encore
00:29:36au milieu
00:29:37de fortes chaleurs
00:29:38comme on connaît aujourd'hui.
00:29:39Même si l'année d'après,
00:29:40il y a eu la fameuse canicule
00:29:42de 2003.
00:29:42Et il a fallu
00:29:43effectivement s'expliquer.
00:29:44Ça a coûté d'ailleurs
00:29:45le mandat
00:29:46à un ministre
00:29:48de la Santé
00:29:49à l'époque,
00:29:49M. Matéi.
00:29:50Bon,
00:29:50voilà.
00:29:51Est-ce que finalement,
00:29:52ça n'a pas été
00:29:53ce discours
00:29:54de dire,
00:29:54voilà,
00:29:54il faut faire attention
00:29:55et ne pas faire n'importe quoi,
00:29:56ne pas mettre
00:29:56des climatisations partout ?
00:29:58C'est un cadre collectif.
00:29:59Il fait qu'aujourd'hui,
00:30:00on a 12%.
00:30:01En France,
00:30:02c'est 12% de clim.
00:30:03Les États-Unis,
00:30:04c'est 90%.
00:30:05L'Espagne,
00:30:06c'est plus de 60%
00:30:07des logements individuels,
00:30:09maisons individuelles,
00:30:10appartes confondues
00:30:11qui sont équipées
00:30:12de climatisation.
00:30:13En Espagne,
00:30:14les études les plus récentes
00:30:15prouvent que
00:30:16cette climatisation
00:30:17a évité
00:30:2030%
00:30:20des décès
00:30:21dus
00:30:22à
00:30:23la surchaleur.
00:30:24Oui,
00:30:25c'est efficace.
00:30:26Donc,
00:30:26c'est très,
00:30:27très efficace.
00:30:28Débat politique.
00:30:28Aujourd'hui,
00:30:29évidemment,
00:30:30Élodie Huchard.
00:30:31Clim ou pas clim ?
00:30:31Oui,
00:30:32parce qu'on voit bien
00:30:32qu'à chaque fois,
00:30:33on est un peu dans la réaction.
00:30:35C'est-à-dire que là,
00:30:35on doit déplacer,
00:30:36par exemple,
00:30:37des examens.
00:30:38On demande à certains
00:30:38de télétravailler
00:30:39s'ils le peuvent.
00:30:40Mais pareil,
00:30:41comme vous dites,
00:30:41de télétravailler,
00:30:42souvent,
00:30:42vous êtes mieux
00:30:42dans votre entreprise
00:30:43si à la clim
00:30:44que chez vous.
00:30:45Et donc,
00:30:45on voit qu'à chaque canicule,
00:30:46finalement,
00:30:47on réagit,
00:30:48mais on n'anticipe pas.
00:30:49Et d'ailleurs,
00:30:49c'est intéressant
00:30:49parce que Sébastien Lecornu,
00:30:50hier,
00:30:51quand il a réuni ses ministres,
00:30:53il a demandé,
00:30:53évidemment,
00:30:54à ce qu'on gère
00:30:54cet épisode de canicule,
00:30:55mais qu'on réfléchisse aussi
00:30:57sur un temps quand même
00:30:58un peu plus long.
00:30:59Et on le voit bien aujourd'hui,
00:31:00comme le disait justement
00:31:01cette dame
00:31:02dans le reportage
00:31:02avec Alexis,
00:31:03oui,
00:31:03il faut continuer à vivre.
00:31:04Mais si on doit s'habituer
00:31:05à ces épisodes-là,
00:31:07il va falloir un jour ou le nôtre
00:31:08qu'on climatise davantage.
00:31:10Mais une fois de plus,
00:31:11il y a beaucoup de retard.
00:31:11Les transports parisiens,
00:31:13par exemple,
00:31:13quand la gauche
00:31:14ne voulait pas de la climatisation,
00:31:15depuis 2016,
00:31:16chaque nouvelle rame commandée,
00:31:17il y a au moins
00:31:18un minimum de climatisation.
00:31:20Mais vous imaginez bien
00:31:20que sur tous les trains,
00:31:22si on confond métro,
00:31:23RER,
00:31:24qu'il faut changer,
00:31:25évidemment,
00:31:25ça prend des années.
00:31:26Donc le retard qu'on a pris
00:31:27il y a 10 ou 20 ans,
00:31:29on le paye encore aujourd'hui.
00:31:30On se demande,
00:31:30d'ailleurs,
00:31:30on aurait pu demander
00:31:31à cette dame,
00:31:32à cette Joanne,
00:31:33dans le pressing,
00:31:34si elle était pour
00:31:35ou contre un congé climatique.
00:31:36Parce que c'est ça aussi
00:31:38que mettent les verres sur le tapis.
00:31:39Oui,
00:31:40alors un congé climatique,
00:31:40ils disent 5 jours.
00:31:42Alors le problème,
00:31:43on voit bien,
00:31:44c'est que tout le monde
00:31:44ne fait pas déjà le même travail.
00:31:45Et puis 5 jours,
00:31:46on le disait tout à l'heure,
00:31:47on a déjà eu
00:31:48un premier épisode de canicule.
00:31:49On ne sait pas jusqu'à quand
00:31:50celui qu'on vit va durer.
00:31:52Donc finalement,
00:31:525 jours,
00:31:53ce n'est pas tant que ça.
00:31:53Et c'est intéressant d'ailleurs
00:31:54parce que Marine Tandelier,
00:31:55quand elle fait cette déclaration,
00:31:57elle ajoute aussi
00:31:57cette notion de télétravail
00:31:58en disant sinon,
00:32:00il faut favoriser
00:32:01les gens qui peuvent télétravailler,
00:32:02ils restent chez eux.
00:32:03Mais elle qui est contre la clim,
00:32:05elle insinue forcément
00:32:05que si vous restez chez vous,
00:32:07c'est que vous vivez
00:32:07dans un endroit
00:32:08où vous êtes à l'aise
00:32:11également dans votre appartement.
00:32:12Franchement,
00:32:13le télétravail,
00:32:13c'est un peu compliqué.
00:32:14Et puis le congé climatique,
00:32:15on le met quand il fait chaud,
00:32:16on peut aussi l'anticiper
00:32:17quand il fait froid.
00:32:18Quand par exemple,
00:32:18il y a de la neige,
00:32:19est-ce que vous pouvez aller travailler ?
00:32:20Après, ce sont les verts,
00:32:22ils veulent des congés
00:32:22un peu pour tout
00:32:23et n'importe quoi.
00:32:24En réalité,
00:32:24en plus,
00:32:25on ne voit même pas comment,
00:32:25est-ce qu'il faudrait
00:32:26un certain nombre de degrés,
00:32:27par exemple,
00:32:27au bout d'un certain nombre
00:32:28de degrés,
00:32:29vous pouvez appeler votre employeur,
00:32:30c'est en plus une usine à gaz.
00:32:31Oui, usine à gaz.
00:32:41commencer à s'adapter sérieusement.
00:32:43Ça fait de la peine
00:32:44de voir ce pays
00:32:46être en retard.
00:32:47Là encore,
00:32:49on voit la SNCF,
00:32:50l'hiver,
00:32:51ça ne fonctionne pas.
00:32:52L'été,
00:32:53ça ne fonctionne pas
00:32:54pour d'autres raisons.
00:32:56On voit, par exemple,
00:32:57il y a eu une série de reportages
00:32:59sur l'hôpital magnifique
00:33:01qui est en train de se construire à Nantes.
00:33:03Pas de climatisation,
00:33:04sauf évidemment au bloc
00:33:05et je ne sais plus où.
00:33:07Peut-être que le directeur
00:33:08aura lui la clim.
00:33:09Mais ce n'est pas sérieux.
00:33:10Justement,
00:33:11on va poser la question
00:33:11à Bruno Mégarban
00:33:12qui est avec nous,
00:33:13qui est le chef de la réanimation
00:33:14à l'hôpital Lariboisière.
00:33:15Docteur,
00:33:16merci beaucoup d'être avec nous.
00:33:18Il y a quelques jours,
00:33:18ici même sur ce plateau,
00:33:20vous nous disiez
00:33:20que c'est très différent
00:33:21quand on est au-dessus de 37 degrés.
00:33:25C'est le cas aujourd'hui
00:33:26et on va en parler dans un instant.
00:33:27Mais d'abord,
00:33:28pour rebondir
00:33:29sur ce que vient de dire Jean-Claude,
00:33:30comment est-ce que vous vous appréciez
00:33:32un hôpital qui sort de terre
00:33:34et qui n'est pas entièrement climatisé ?
00:33:38Alors effectivement,
00:33:39il faut adapter le bâtiment
00:33:41aujourd'hui aux conditions climatiques
00:33:43de demain
00:33:43et donc je crois
00:33:44qu'un minimum serait
00:33:46lorsqu'on construit
00:33:46un nouvel hôpital
00:33:47d'avoir,
00:33:48on va dire,
00:33:49imaginé la température
00:33:51qui va y régner
00:33:52et donc très probablement
00:33:53de mettre
00:33:54du moins dans les lieux
00:33:56les plus sensibles,
00:33:57c'est-à-dire là
00:33:57où il y aura
00:33:58les patients les plus fragiles
00:33:59de la climatisation.
00:34:01Alors,
00:34:01comme vous le savez,
00:34:02à Lariboisière,
00:34:03nous avons un nouvel hôpital
00:34:04qui est sorti de terre
00:34:05qui va ouvrir en septembre.
00:34:06Alors,
00:34:07je ne peux pas vous dire
00:34:08définitivement
00:34:08ce que sera
00:34:10la situation
00:34:11de la climatisation
00:34:12puisque même moi,
00:34:13je ne suis pas au courant.
00:34:14Non mais on imagine
00:34:14qu'il y aura de la clim
00:34:15dans le bloc,
00:34:16j'espère,
00:34:17et en service
00:34:18de réanimation.
00:34:20Sinon,
00:34:20ça ne s'appelle plus
00:34:21un hôpital.
00:34:22Je l'espère.
00:34:22Après,
00:34:23dans les chambres,
00:34:25peut-être,
00:34:25comme vous le dites,
00:34:26pour les plus fragiles,
00:34:27mais d'après ce que dit
00:34:29Jean-Claude Dessier,
00:34:29ce n'est pas forcément prévu.
00:34:30Donc,
00:34:31qu'est-ce que vous répondez
00:34:33à ça, Bruno Megarban ?
00:34:34C'est de l'inconscience ?
00:34:35C'est vrai que,
00:34:37comme vous l'imaginez,
00:34:38c'est aussi une histoire
00:34:39de gros sous
00:34:39puisqu'en fait,
00:34:42climatiser la totalité
00:34:43de l'hôpital
00:34:44entraînerait
00:34:45un surcoût important
00:34:46et malheureusement,
00:34:47lorsque la construction
00:34:49de ces hôpitaux
00:34:49a été prévue,
00:34:51eh bien,
00:34:51le budget
00:34:52n'était pas au rendez-vous.
00:34:54Et donc,
00:34:54par exemple,
00:34:55pour notre hôpital,
00:34:55les choses avaient été prévues
00:34:57en 2013-14
00:34:58et probablement,
00:35:00à cette époque,
00:35:01on n'avait pas envisagé
00:35:02qu'il aurait fallu
00:35:03climatiser la totalité
00:35:05des pièces.
00:35:06Malgré tout,
00:35:07je crois que
00:35:07les constructions modernes,
00:35:09quand même,
00:35:09par rapport à ce qui est ancien,
00:35:12garantissent
00:35:12une meilleure qualité
00:35:15de température
00:35:16à l'intérieur des chambres
00:35:17avec des murs
00:35:17probablement mieux faits.
00:35:21Mais ceci étant dit,
00:35:22je suis d'accord avec vous,
00:35:24la climatisation reste
00:35:25quelque chose d'important,
00:35:26notamment pour les services
00:35:28qui vont prendre en charge
00:35:29les patients les plus fragiles.
00:35:30Bruno Megarban,
00:35:31j'insiste,
00:35:32vous êtes le chef de service
00:35:33de la réanimation
00:35:34à l'Ariboisière.
00:35:34C'est très important
00:35:35parce qu'aujourd'hui,
00:35:36nous avons une température
00:35:37qui est beaucoup plus grande
00:35:38que les autres jours.
00:35:39On est à 40.
00:35:40On a vu d'ailleurs
00:35:41que le Premier ministre
00:35:42étudiait des scénarii
00:35:44jusqu'au 14 juillet
00:35:45avec des températures
00:35:46qui pourraient être similaires.
00:35:48Il y a une chose
00:35:48dont on parle peu
00:35:49et j'aimerais avoir
00:35:50vos explications,
00:35:52votre avis là-dessus,
00:35:52c'est l'inconscience,
00:35:55surtout des enfants bien sûr,
00:35:57mais aussi des adultes
00:35:58à se dire
00:35:59oui d'accord,
00:35:59il fait chaud
00:36:00mais je continue
00:36:00mes activités comme il faut
00:36:01et puis en fait,
00:36:03à un moment donné,
00:36:04ça s'appelle l'insolation,
00:36:05ça s'appelle le malaise
00:36:06et on tombe d'un coup.
00:36:07Comment est-ce qu'on fait
00:36:08pour justement
00:36:10expliquer aux gens
00:36:11qu'il y a ce petit gap
00:36:13en fait
00:36:14où le corps tient
00:36:15jusqu'au moment
00:36:16où il lâche ?
00:36:18Alors vous avez raison,
00:36:19donc j'allais dire
00:36:19effectivement la chaleur
00:36:22en excès
00:36:23que va devoir éliminer
00:36:26le corps
00:36:27pour maintenir sa température
00:36:28à 37 degrés
00:36:29nécessite beaucoup d'efforts
00:36:32et parfois effectivement
00:36:34la conscience de l'individu
00:36:36n'arrive pas à mesurer
00:36:37la quantité de sueur
00:36:40qu'il faut éliminer
00:36:41pour pouvoir se débarrasser
00:36:42de cette chaleur.
00:36:44Je rappelle
00:36:44qu'on pourrait
00:36:45en situation
00:36:46de température extrême
00:36:48perdre jusqu'à
00:36:491 à 2 litres
00:36:52de sueur
00:36:52par heure
00:36:53pour pouvoir
00:36:54équilibrer
00:36:55sa température interne.
00:36:56De ce fait,
00:36:57évidemment,
00:36:58qui dit
00:36:58perte de sueur
00:37:00dit nécessité
00:37:01d'une bonne hydratation,
00:37:03d'une alimentation
00:37:04équilibrée,
00:37:05légère
00:37:06avec des sels minéraux
00:37:07car la sueur
00:37:08contient de l'eau
00:37:09et du sel
00:37:10et permet
00:37:11d'éliminer
00:37:12cet excès de chaleur
00:37:13et donc
00:37:13il faut absolument
00:37:14prévenir
00:37:16cette difficulté
00:37:17et boire très régulièrement
00:37:18de l'eau,
00:37:192 à 3 litres
00:37:21de base
00:37:22et puis bien sûr
00:37:23si on est amené
00:37:24à faire une activité
00:37:25physique importante,
00:37:27si on doit rester
00:37:28dans un lieu
00:37:29dont la température
00:37:30reste très élevée,
00:37:31il faut augmenter
00:37:32ses boissons
00:37:33pour éviter
00:37:34évidemment
00:37:35l'insolation
00:37:36car effectivement
00:37:37dans la première phase
00:37:38du coup de chaleur,
00:37:39on va tout d'abord
00:37:41se sentir fatigué
00:37:43puis très rapidement
00:37:44avoir une modification
00:37:45de son comportement
00:37:46qui fait que celui-ci
00:37:48ne sera plus adapté
00:37:49et on va rentrer
00:37:49dans un cercle vicieux
00:37:51où en fait
00:37:51on va continuer
00:37:52à rester exposé
00:37:53à la température
00:37:54sans compensation
00:37:56et à ce moment-là
00:37:57évidemment
00:37:57on s'expose
00:37:58au risque
00:37:59de coma
00:38:01de crise convulsive
00:38:02et de coups de chaleur
00:38:04avec altération rénale
00:38:06et défaillance d'organes
00:38:07et malheureusement
00:38:08un risque de décès.
00:38:09C'est ça,
00:38:09ça va très vite.
00:38:10C'est très prudent.
00:38:11Ça va très vite.
00:38:12C'est comme une agression
00:38:15par une bactérie méchante,
00:38:17les choses peuvent aller
00:38:18très très vite.
00:38:19Stéphanie Riste,
00:38:20la ministre de la Santé,
00:38:21dit que les hôpitaux
00:38:22ne sont pas saturés.
00:38:23Vous,
00:38:24qui avez vraiment
00:38:25l'œil dessus
00:38:25en tant que chef
00:38:26de réanimation
00:38:27de la Riboisière,
00:38:28quel est l'état des lieux
00:38:29à ce stade,
00:38:30à date ?
00:38:31Alors je confirme
00:38:32effectivement,
00:38:33nous sommes sous tension
00:38:34avec un nombre
00:38:35d'admissions,
00:38:37d'appels
00:38:38et de consultations
00:38:40aux urgences
00:38:40plus importants
00:38:41que d'habitude,
00:38:42presque une fois et demie
00:38:44les chiffres habituels.
00:38:45À l'inverse,
00:38:48une meilleure régulation
00:38:49préhospitalière
00:38:50des appels,
00:38:51une meilleure organisation
00:38:53de la gestion
00:38:55des lits
00:38:55et des filières
00:38:56grâce à des cellules
00:38:58de crise
00:38:59régulières
00:39:00et à une anticipation
00:39:01des problèmes
00:39:03permet pour le moment
00:39:04d'avoir la tête
00:39:05hors de l'eau
00:39:06et donc je dirais
00:39:07de façon paradoxale,
00:39:08on avait même
00:39:09hier soir,
00:39:10enfin ce matin pardon,
00:39:11même un lit
00:39:13toujours vide
00:39:14aux urgences
00:39:15sans nécessité
00:39:16de laisser des personnes
00:39:16sur les brancards
00:39:18comme cela a été le cas
00:39:19évidemment très rapidement
00:39:20en 2003
00:39:20où le système
00:39:21avait été totalement débordé.
00:39:23Donc oui,
00:39:24pour le moment
00:39:24on arrive à gérer
00:39:25mais évidemment
00:39:26si les choses
00:39:27s'inscrivaient
00:39:27dans une durée
00:39:28trop importante,
00:39:29on pourrait éprouver
00:39:30des difficultés
00:39:31car malgré tout
00:39:32la structure
00:39:34de l'hôpital
00:39:35souffre d'un manque
00:39:36de lits chroniques
00:39:37et d'un nombre
00:39:38de personnels
00:39:39insuffisants
00:39:40et épuisés
00:39:41car on est toujours
00:39:41obligés
00:39:42de faire appel
00:39:43au volontariat
00:39:44pour renforcer
00:39:45les équipes.
00:39:46Merci beaucoup
00:39:46Bruno Megarban
00:39:47d'avoir été avec nous
00:39:48autre conséquence
00:39:49de cette canicule
00:39:50les incendies
00:39:51avec notamment
00:39:53la chaleur
00:39:53il se multiplie
00:39:54Jean-Luc Thomas
00:39:55et Clément Lopez
00:39:56étaient à Asson
00:39:57en Haute-Garonne
00:39:58sur un lieu
00:39:59de feu de végétation.
00:40:02Cela fait maintenant
00:40:0310 jours
00:40:03que les pompiers
00:40:04de la Haute-Garonne
00:40:05du 10-31
00:40:06sont sur le Kivib
00:40:08tout simplement
00:40:09parce que les températures
00:40:10sont hautes
00:40:11très hautes
00:40:12dans le département
00:40:13et évidemment
00:40:13encore plus
00:40:14depuis qu'il y a
00:40:16la vigilance
00:40:17canicule rouge.
00:40:19Il faut savoir
00:40:19et on le voit ici
00:40:20autour de nous
00:40:21sur la commune
00:40:22d'Ausson
00:40:23hier
00:40:23un incendie
00:40:24a détruit
00:40:2525 hectares
00:40:26de chômes
00:40:27tout simplement
00:40:28parce qu'un engin
00:40:30agricole
00:40:31était sur les champs
00:40:33et à un moment donné
00:40:34il y a eu
00:40:35une étincelle
00:40:35et le feu
00:40:36est parti
00:40:37très très rapidement.
00:40:39Évidemment
00:40:40les pompiers
00:40:41restent mobilisés
00:40:42mais tout à l'heure
00:40:43on discutait
00:40:44avec certains
00:40:45d'entre eux
00:40:46ils nous disaient
00:40:47que la récupération
00:40:48était aussi
00:40:49de plus en plus
00:40:50difficile
00:40:51parce que
00:40:53lutter contre
00:40:54les incendies
00:40:54harnachés
00:40:55comme ils le sont
00:40:56pour se protéger
00:40:57des flammes
00:40:58et bien
00:40:59ça devient
00:41:00vraiment
00:41:01très compliqué
00:41:02ils espèrent
00:41:03juste
00:41:04que l'ensemble
00:41:05de la population
00:41:06et bien
00:41:07va être
00:41:08beaucoup plus
00:41:09prudente
00:41:10et faire attention
00:41:11pour qu'il n'y ait pas
00:41:12de nouveaux départs
00:41:13de feu
00:41:13je vous rappelle
00:41:14que hier
00:41:16il y avait
00:41:16tout simplement
00:41:1714 feux
00:41:19qui sont partis
00:41:20dans l'après-midi
00:41:21ici
00:41:22en Haute-Garonne
00:41:23Merci beaucoup
00:41:24Jean-Luc Thomas
00:41:25avec Clément Lopez
00:41:26colonel
00:41:27c'est évidemment
00:41:28une autre conséquence
00:41:30et ça met en danger
00:41:30aussi les pompiers
00:41:31eux-mêmes
00:41:31Oui dans les populations
00:41:33de travailleurs
00:41:34qui souffrent
00:41:36de la canicule
00:41:37il y a aussi
00:41:38les pompiers
00:41:39qui éteignent
00:41:41les feux de forêt
00:41:41parce que
00:41:42la température ambiante
00:41:43étant plus importante
00:41:45eux quand ils vont
00:41:46au feu
00:41:46habituellement
00:41:47après ils arrivent
00:41:49à se refroidir
00:41:50mais comme la température
00:41:50est plus importante
00:41:52ils ont du mal
00:41:52et d'ailleurs
00:41:54il y a tout un travail
00:41:56de prévention
00:41:57et de soutien
00:41:58qu'on fait
00:41:58avec les équipes
00:42:00des services de santé
00:42:01des services d'incendie
00:42:02et de secours
00:42:03des médecins
00:42:04des infirmiers
00:42:05qui sont là
00:42:05pour aider
00:42:07et on travaille aussi
00:42:09sur l'amélioration
00:42:11des vêtements
00:42:13dans le reportage
00:42:14on en parlait
00:42:14les vêtements
00:42:15sont très chauds
00:42:17et là aussi
00:42:17il faut qu'on s'adapte
00:42:20aux canicules
00:42:21aux épisodes
00:42:22de plus en plus
00:42:23caniculaires
00:42:23avec des vêtements
00:42:25qui sont plus adaptés
00:42:26à cette température
00:42:27voilà
00:42:27merci beaucoup
00:42:28en tout cas
00:42:28aux pompiers
00:42:29au service des pompiers
00:42:30notamment de veiller
00:42:30sur les noyades
00:42:31aussi
00:42:31je rappelle que
00:42:32le Premier ministre
00:42:33Sébastien Lecornu
00:42:34a activé le plan
00:42:34hors sang de niveau 2
00:42:36sur 4
00:42:37midi nous se poursuit
00:42:38dans un instant
00:42:38notre invité
00:42:39Alain Madelin
00:42:39on parlera de la dette
00:42:40de la dette
00:42:41pas de la drette
00:42:42la dette
00:42:42les impôts
00:42:44le pays qui souffre
00:42:45au point de vue
00:42:46économique également
00:42:47avec un nouveau mouvement
00:42:48à tout de suite
00:42:49dans Midi News
00:42:55Suite de Midi News
00:42:56Alain Madelin
00:42:57notre invité
00:42:57dans quelques instants
00:42:58après les dernières informations
00:43:00de Sommayal Abiti
00:43:01l'actualité
00:43:02largement dominée
00:43:03par ce quatrième jour
00:43:04consécutif
00:43:05de canicule
00:43:06après une journée
00:43:07historiquement chaude
00:43:08la fournaise
00:43:09ne retombe pas
00:43:1058 départements
00:43:11placés en vigilance rouge
00:43:12le mercure
00:43:14devrait dépasser
00:43:14les 44 degrés
00:43:16dans plusieurs localités
00:43:18conséquence
00:43:19des millions de français
00:43:20cherchent des îlots
00:43:20de fraîcheur
00:43:21les parcs
00:43:22et les bases de loisirs
00:43:23sont prises d'assaut
00:43:24notamment à Cergy
00:43:25où vous vous trouvez
00:43:26Régine Delfour
00:43:27racontez-nous
00:43:29Oui Sommayal Abiti
00:43:30vous l'avez dit
00:43:30les températures
00:43:31sont extrêmement élevées
00:43:33là on vient de mettre
00:43:34de la crème solaire
00:43:34puisque l'indice UV
00:43:36est de 9
00:43:36le maximum
00:43:37c'est 11
00:43:38et on voulait vous montrer
00:43:39avec Charles Bagé
00:43:40donc ce plan d'eau
00:43:41il faut savoir
00:43:42qu'il représente
00:43:43à peu près plus d'un hectare
00:43:44alors vous voyez
00:43:44une première ligne jaune
00:43:46au-delà de cette ligne jaune
00:43:47donc c'est 1m40
00:43:48tout enfant qui est
00:43:49à l'intérieur
00:43:50doit avoir des brassards
00:43:51et être accompagné
00:43:52et au-delà
00:43:53donc de la ligne bleue
00:43:54c'est 1m80
00:43:55les enfants
00:43:56vous voyez ces barrières
00:43:57qui sont juste
00:43:58au niveau de ce point d'eau
00:43:59elles ont été installées
00:44:01surtout pour que
00:44:02les enfants ne partent pas
00:44:03tout seuls
00:44:03sans les parents
00:44:05puisqu'il faut vraiment
00:44:07une surveillance
00:44:08pour cette surveillance
00:44:09il y a à peu près
00:44:10plus de 36 personnes
00:44:12qui sont là pour surveiller
00:44:13dont une dizaine
00:44:14de maîtres nageurs
00:44:16il y a aussi un poste de secours
00:44:18pour les premières
00:44:19s'il y a un problème
00:44:21ils sont là
00:44:22ils sont prêts
00:44:23et à cette heure
00:44:25on enregistre déjà
00:44:26près de 1500 entrées
00:44:29ici
00:44:29sur cette île
00:44:30de loisirs
00:44:32merci également
00:44:33à Charles Bagé
00:44:34qui vous accompagne
00:44:35profitez-en
00:44:36pour tremper
00:44:36vos petits pieds
00:44:37dans l'eau
00:44:38ça va vous rafraîchir
00:44:39dans le reste
00:44:40de l'actualité
00:44:41c'est désormais officiel
00:44:42Edouard Jeffray
00:44:43annonce le report
00:44:43des euros
00:44:44de 10 000 candidats
00:44:46au bac
00:44:46les épreuves de brevets
00:44:47prévues ce vendredi
00:44:49sont maintenues
00:44:50mais se dérouleront
00:44:51en matinée
00:44:51pour contrecarrer
00:44:52les fortes chaleurs
00:44:55s'agissant
00:44:55du brevet
00:44:57puisque vous savez
00:44:57qu'il y a épreuve
00:44:59vendredi matin
00:45:00de français du brevet
00:45:01cette épreuve
00:45:02comme toutes les épreuves
00:45:03des examens du matin
00:45:04est maintenue
00:45:05puisqu'elle est lue le matin
00:45:05elle se terminera
00:45:06à midi 15
00:45:07avec néanmoins
00:45:08un certain nombre
00:45:09de j'allais dire
00:45:10d'aménagements
00:45:11pour permettre aux élèves
00:45:12d'être dans des situations
00:45:13un peu plus confortables
00:45:15les chefs de centre d'examen
00:45:16pourront donc
00:45:17décider de deux pauses
00:45:18c'est une épreuve
00:45:19en trois étapes
00:45:20donc il y aura une pause
00:45:22de 15 minutes
00:45:23entre chaque étape
00:45:24de l'épreuve
00:45:24pour permettre aux élèves
00:45:26d'être le plus
00:45:27de pouvoir un peu
00:45:28s'aérer
00:45:29etc
00:45:29et évidemment
00:45:30toutes les règles
00:45:31qui d'habitude
00:45:31préident
00:45:32notamment le fait
00:45:33qu'on n'a pas le droit
00:45:33d'aller aux toilettes
00:45:34pendant la première heure
00:45:35etc
00:45:35ne trouveront pas
00:45:36à s'appliquer
00:45:36de manière à ce que
00:45:37tout élève
00:45:38qui a besoin
00:45:38de se rafraîchir
00:45:39puisse évidemment
00:45:40le faire
00:45:40et évidemment
00:45:41les consignes
00:45:42seront passées
00:45:42pour tout ce qui est
00:45:44distribution d'eau
00:45:45etc
00:45:45donc les examens
00:45:46se dérouleront
00:45:48moyennant
00:45:48ces conditions
00:45:50particulières
00:45:51comme prévu
00:45:52vendredi matin
00:45:53pour tous nos élèves
00:45:54de brevet
00:45:55dans le reste
00:45:56de l'actualité
00:45:57selon les informations
00:45:58d'Europe 1
00:45:59front des magistrats
00:46:00qui dans une boucle
00:46:01WhatsApp
00:46:01contestent les conclusions
00:46:03du rapport
00:46:04d'inspection
00:46:05lancé suite au scandale
00:46:07de la mort de Liana
00:46:07réaction il y a quelques minutes
00:46:09de la porte-parole
00:46:10du gouvernement
00:46:12Pour les magistrats
00:46:13comme pour l'ensemble
00:46:16des chaînes institutionnelles
00:46:18impliquées dans ce drame
00:46:20personne ne pourra mettre
00:46:21la poussière sous le tapis
00:46:23et le garde des Sceaux
00:46:24comme le ministre
00:46:25de l'Intérieur
00:46:27ont à raison
00:46:28et à ce titre
00:46:29sollicité les enquêtes
00:46:30nécessaires
00:46:31et le travail
00:46:32doit évidemment continuer
00:46:34mais je crois
00:46:34qu'encore une fois
00:46:35chacun doit faire face
00:46:37et c'est aussi
00:46:38le cas des magistrats
00:46:39à sa propre responsabilité
00:46:41lorsqu'elle existe
00:46:43Et puis on termine ce journal
00:46:44par les images
00:46:45de la minute de silence
00:46:46observées par les Bleus
00:46:47en hommage à la maire
00:46:48de Didier Deschamps
00:46:49décédé hier
00:46:50Didier Deschamps
00:46:51qui lui est de retour
00:46:52en France
00:46:53pour quelques jours
00:46:54endeuillé
00:46:54le sélectionneur
00:46:55ne sera pas sur le banc
00:46:56pour le match
00:46:58contre la Norvège
00:46:59prévu vendredi soir
00:47:00Merci Semaïel Abidi
00:47:02à tout à l'heure
00:47:02dans une demi-heure
00:47:03pour d'autres informations
00:47:04tout de suite
00:47:07Votre programme
00:47:08avec ParuVendu.fr
00:47:09Sur ParuVendu.fr
00:47:11Trouvez votre futur
00:47:12chez vous
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00:47:17confortablement
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00:47:20Mobilier Design
00:47:21et Décoration
00:47:22L'Echo avec
00:47:24Eric Dorit-Maten
00:47:24Bonjour Eric
00:47:25Bonjour Pierre
00:47:26La canicule
00:47:27pose bien des problèmes
00:47:28sur le plan économique
00:47:29mais on a l'impression
00:47:30que la France
00:47:30c'est le seul pays d'Europe
00:47:31où ça coince
00:47:32à chaque saison
00:47:33c'est vrai ça ?
00:47:34Vous avez 4,5 en France
00:47:36sur les 4 saisons
00:47:37c'est l'automne
00:47:38l'hiver
00:47:39le printemps
00:47:40et l'été
00:47:40alors on commence par l'été
00:47:41si vous voulez bien
00:47:42on y est canicule
00:47:43avec les pannes de train
00:47:44écoles fermées
00:47:44absentéisme dans les entreprises
00:47:46hôpitaux saturés
00:47:47aux urgences
00:47:48la compagnie d'assurance
00:47:49Allianz a même calculé
00:47:51les pertes possibles
00:47:52que ça allait provoquer
00:47:53200 milliards d'euros
00:47:54entre maintenant et 2030
00:47:56si ça se répète
00:47:56ben oui
00:47:57ce sont des points de PIB en moins
00:47:58et de la TVA
00:47:59qui ne rentrent pas
00:48:00donc c'est vraiment
00:48:00un été meurtrier
00:48:01pour l'économie
00:48:02ça c'est pour l'été
00:48:03arrivera l'automne
00:48:04qu'est-ce qui va se passer ?
00:48:05à quoi on peut s'attendre ?
00:48:06comme chaque année
00:48:06vous savez il y a des inondations
00:48:08dévastatrices
00:48:08j'ai regardé
00:48:09les plus célèbres
00:48:10le phénomène Sévénol
00:48:10qui crée des orages spectaculaires
00:48:12des crues monumentales
00:48:13celle du Gard
00:48:14en 2002
00:48:1523 morts
00:48:161,2 milliards d'euros de dégâts
00:48:17celle du Rhône
00:48:181,2 milliards d'euros
00:48:19en 2020
00:48:20vous avez eu les crues
00:48:21de la vallée de la Roya
00:48:22au-dessus de Nice
00:48:22des routes effondrées
00:48:23toute la région était paralysée
00:48:25et l'hiver ensuite
00:48:26la France également paralysée ?
00:48:28rappelez-vous les 5 et 6 janvier 2026
00:48:30c'est récent
00:48:315 cm de neige à Rennes
00:48:3415 cm à La Rochelle
00:48:36quelques flocons en Ile-de-France
00:48:374 cm
00:48:38et 1000 km de bouchons
00:48:40quand même en région parisienne
00:48:416 morts sur les routes
00:48:42il faut rappeler qu'à Montréal
00:48:43au Canada
00:48:43il neige 2 mètres en hiver
00:48:45alors pourquoi la France ?
00:48:46il semble qu'on ne sache pas
00:48:47vraiment anticiper
00:48:48on manque de matériel
00:48:49pourtant les budgets sont importants
00:48:51quand on voit le budget de l'Etat
00:48:52mais peut-être qu'il est mal dépensé
00:48:53et donc le printemps
00:48:54quatrième saison à risque ?
00:48:56là c'est le risque de grêle subite
00:48:58le gel qui survient
00:48:59qui détruit les cultures
00:49:00qui fait monter les prix
00:49:01alors bon
00:49:01on arrête là ce festival
00:49:03mais c'est vrai
00:49:03est-ce que la France
00:49:04est plus vulnérable
00:49:05que les autres pays ?
00:49:06alors non
00:49:07parce qu'il y a quand même
00:49:07d'autres pays où ça arrive
00:49:09on se prépare
00:49:09disons peut-être mieux aux événements
00:49:11je vais vous donner l'exemple
00:49:12des écoles
00:49:12300 écoles fermées
00:49:14partiellement au Royaume-Uni
00:49:15selon la BBC
00:49:16contre 8000 en France
00:49:18vous voyez
00:49:19c'est ce que dit le ministère
00:49:20parce que la France
00:49:20elle accuse un énorme retard
00:49:22en concernant la protection thermique
00:49:24les trains
00:49:25c'est quand même rare
00:49:26qu'un pays patron de SNCF
00:49:28M. Castet
00:49:29dise à ses clients vulnérables
00:49:30ne voyagez pas
00:49:31ne prenez pas le train
00:49:32c'est vrai qu'il y a un TGV
00:49:33qui a été bloqué 4h près de Dijon
00:49:35récemment
00:49:36il y en a encore même pire
00:49:36dans d'autres régions de France
00:49:38on vous demande aussi
00:49:39de fermer la tour Eiffel à 16h
00:49:40on décourage d'aller au Mont-Saint-Michel
00:49:42j'ai oublié le Louvre
00:49:4316h aussi fermé
00:49:44voilà
00:49:44ça c'est la France
00:49:45alors je vais faire court
00:49:46parce qu'ailleurs en Europe
00:49:47ça chauffe
00:49:47mais peut-être que
00:49:48quand même
00:49:49on est plus habile
00:49:50plus prévoyant
00:49:51on a plus de matériel
00:49:53la France vit au rythme
00:49:54des 4 saisons
00:49:55alors je vais vous écouter
00:49:56vous tenez les 4 saisons
00:50:00c'est l'éclique moderne
00:50:02les discussions de musique
00:50:03sur ces deux
00:50:03les 4 saisons de l'économie
00:50:05voilà
00:50:06merci beaucoup Eric
00:50:07de Ritme à taille
00:50:11avec ParuVendu.fr
00:50:13sur ParuVendu.fr
00:50:14trouvez votre futur chez vous
00:50:16partout en France
00:50:20c'était votre programme
00:50:22avec Maison XXL
00:50:24mobilier design et décoration
00:50:26la prochaine fois Eric
00:50:27vous demandez à la régie
00:50:29de vous diffuser les 4 saisons
00:50:30écoutez
00:50:30là franchement
00:50:33vous avez dû venir
00:50:34avec votre gramophone
00:50:35en tournant la manivelle
00:50:38Éric
00:50:39dans son oeuvre
00:50:40de démoralisation publique
00:50:42a oublié
00:50:43que l'année prochaine
00:50:44nous aurions une 5ème saison
00:50:46la saison des présidentielles
00:50:47c'est vrai
00:50:48exactement
00:50:49enfin là tout est dit
00:50:51bonjour Alain Madeleine
00:50:51merci d'être avec nous
00:50:53justement
00:50:53et en fait
00:50:55tout est dit
00:50:55dans la chronique
00:50:56d'Éric Demorite-Matten
00:50:57c'est-à-dire qu'à chaque saison
00:50:58il y a quelque chose
00:50:59qui ne va pas
00:50:59la France s'arrête
00:51:00pour quelques flocons de neige
00:51:02pour des feuilles mortes
00:51:03sur les rails
00:51:03pour des rails qui se dilatent
00:51:05maintenant on a
00:51:06pour certains appris ça
00:51:07et puis
00:51:07et puis avec la canicule
00:51:09vous voyez ce qui se passe aujourd'hui
00:51:10on a accueilli
00:51:11Marc Bloch au Panthéon
00:51:13oui
00:51:13et son oeuvre la plus connue
00:51:15c'est
00:51:16l'étrange défaite
00:51:17l'étrange défaite des élites
00:51:19l'étrange défaite de la pensée
00:51:21et
00:51:21c'est tout à fait d'actualité
00:51:23il se passe n'importe quoi
00:51:25en France
00:51:26c'est
00:51:26la défaite
00:51:27on baisse les bras
00:51:28quand les autres se retroussent les manches
00:51:29c'est inimaginable ce pays
00:51:31c'est inimaginable
00:51:32alors que en réalité
00:51:34si vous regardez depuis les profondeurs de la France
00:51:36il y a une énergie extraordinaire
00:51:38elle se qualifie dans une sorte de
00:51:42d'une sorte de slogan
00:51:43de cri du coeur
00:51:43qui revient à mon avis
00:51:45des profondeurs du pays
00:51:46c'est laissez-nous faire
00:51:47laissez-moi respirer
00:51:49laissez-moi décider
00:51:50laissez-moi entreprendre
00:51:51il y a beaucoup d'entrepreneurs
00:51:52qui se réunissent
00:51:53laissez-moi choisir
00:51:54pas les entrepreneurs
00:51:54laissez-moi gagner ma vie
00:51:56laissez-moi travailler
00:51:57laissez-moi travailler le dimanche
00:51:58laissez-moi travailler le premier mai
00:52:00laissez-moi choisir l'école de mes enfants
00:52:01laissez-moi choisir
00:52:02l'âge de ma retraite
00:52:04il y a une énergie formidable
00:52:05on a retrouvé ça
00:52:06à la veille de la révolution française
00:52:08il y avait un mouvement
00:52:09qui s'appelait
00:52:10le laissez-nous faire
00:52:11qui a laissé de la trace dans l'histoire
00:52:13et ce laissez-nous faire
00:52:14c'était au fond
00:52:15la révolte de la France
00:52:16qui était entravée
00:52:17d'abord par l'absolutisme
00:52:18et qui était entravée aussi
00:52:20par
00:52:21tous les pas pour
00:52:22le papier timbré
00:52:23les 3
00:52:25dans toutes
00:52:26dans toutes les villes
00:52:27et
00:52:27c'est ça qui a
00:52:29créé
00:52:30le mouvement
00:52:31qui était d'ailleurs
00:52:31un mouvement de passage
00:52:32de la révolution
00:52:35de la civilisation agricole
00:52:36à la révolution industrielle
00:52:38et ça s'est traduit
00:52:39à la fin
00:52:40par une révolution
00:52:40je crois que c'est intéressant
00:52:41ce mouvement
00:52:42vous le mettez en exergue
00:52:43et d'ailleurs il y a
00:52:44à Aix-en-Provence
00:52:45un rassemblement
00:52:46les 20, 21 et 22 juillet
00:52:48et voici le clip
00:52:51voilà qu'on peut découvrir
00:52:52à l'antenne
00:52:53trop de bureaucratie
00:52:54trop de dettes
00:52:54et pas assez de liberté
00:52:57laissez-nous bosser
00:52:58laissez-nous décider
00:52:59laissez-nous vivre
00:53:01laissez-nous faire
00:53:1220, 21, 22 juillet
00:53:13on a envie de dire
00:53:14pourquoi est-ce qu'il faut
00:53:14attendre le 20 juillet
00:53:15du coup vous êtes là
00:53:16pour nous en parler
00:53:18aussi
00:53:18parce qu'on a entendu
00:53:19juste une chose
00:53:20on a entendu tout à l'heure
00:53:21parce qu'Alexis Prince
00:53:22était dans un pressing
00:53:23de la porte de Champéret
00:53:25et
00:53:26alors évidemment
00:53:27chaleur étouffante
00:53:28à l'intérieur du pressing
00:53:29une clim qui marche
00:53:30pas super bien
00:53:31et cette dame
00:53:32qu'on a vue
00:53:33et qui était pleine
00:53:34d'engouement
00:53:35quand elle disait
00:53:35vous savez moi je suis là
00:53:36pour travailler
00:53:37voilà je travaille
00:53:38c'est comme ça
00:53:38la vie continue
00:53:39laissez-moi bosser
00:53:40laissez-moi bosser
00:53:41et je crois que c'est
00:53:42quelque chose qui unit
00:53:43je veux dire
00:53:44une France profonde
00:53:45au-delà des étiquettes politiques
00:53:47au-delà des choix partisans
00:53:48c'est une sorte d'énergie
00:53:50justement qu'on va essayer
00:53:51de rencontrer
00:53:51dans ces trois journées
00:53:5320, 21, 22 juillet
00:53:54à Aix-en-Provence
00:53:55on va essayer de les rencontrer
00:53:56puis de les frotter
00:53:57à des gens
00:53:58qui vont un peu réfléchir
00:53:59aux solutions
00:54:00qui disent
00:54:00qu'est-ce qu'on pourrait faire
00:54:01puis on va essayer
00:54:02de les frotter aussi
00:54:03à quelque chose
00:54:03qui est extrêmement important
00:54:04c'est le futur
00:54:06le prochain président de la république
00:54:07ça doit être
00:54:08le président du futur
00:54:09personne n'en parle
00:54:10mais les deux décennies
00:54:11la décennie qui vient
00:54:12la décennie qui vient
00:54:13c'est sans doute
00:54:14la décennie la plus fabuleuse
00:54:16de toute l'histoire
00:54:16de l'humanité
00:54:17jamais on n'aura vu
00:54:18autant de progrès
00:54:19aussi vite
00:54:20ça va bouleverser
00:54:21tous les nouveaux médicaments
00:54:22l'âge d'or
00:54:23tout va être considérablement
00:54:25l'intelligence artificielle
00:54:27l'intelligence artificielle
00:54:28bien sûr
00:54:28si vous la nommez
00:54:29les robots
00:54:29mais aussi
00:54:31tous les progrès
00:54:32des biotechnologies
00:54:33les progrès
00:54:34qui sont liés
00:54:35à la génétique
00:54:36les nouveaux médicaments
00:54:37on va guérir
00:54:38presque toutes les maladies
00:54:39on va trouver
00:54:40de nouvelles énergies
00:54:41c'est quand même extraordinaire
00:54:42vous avez envie
00:54:43d'être optimiste
00:54:44et au contraire
00:54:45qu'est-ce qui se passe
00:54:46en France
00:54:46on regarde ça
00:54:47avec méfiance
00:54:48oh là là
00:54:48mais vous nous volez
00:54:49dans le boulot
00:54:50avec l'intelligence artificielle
00:54:51on ne parle pas
00:54:51des boulots qu'on va créer
00:54:52et on ne parle pas
00:54:53qu'on va sortir
00:54:54peut-être un peu
00:54:55du travail
00:54:56où vous avez un chef
00:54:57qui vous gouverne
00:54:58c'est le travail salarié
00:54:59c'est un lien
00:55:00de subordination
00:55:01pour avoir d'autres formes
00:55:02de travail
00:55:02qui vont être
00:55:03beaucoup plus là dans le sens
00:55:03vous avez vu le pape s'inquiéter
00:55:04pour l'intelligence artificielle
00:55:05le pape lui-même
00:55:06dans son encyclique
00:55:07qu'on s'inquiète
00:55:08c'est très bien
00:55:09mais qu'on en tire
00:55:10une sorte de défaite préalable
00:55:13en dire
00:55:13oh mais ça ça va pas
00:55:14on va pas pouvoir le faire
00:55:15alors qu'il y a
00:55:16de très belles promesses
00:55:17et qu'aujourd'hui
00:55:18des tas de jeunes
00:55:19pourraient rêver
00:55:19de ce futur
00:55:20comme c'est le cas
00:55:21dans de nombreux pays
00:55:22aujourd'hui
00:55:23et je trouve que ça mérite
00:55:24de le mettre
00:55:25au coeur de l'élection
00:55:26présidentielle
00:55:27car la décennie qui vient
00:55:29ça représente quoi ?
00:55:30ça représente deux quinquennats
00:55:31et si on loupe le premier
00:55:33si le président du premier
00:55:34quinquennat là qui vient
00:55:35n'est pas un président du futur
00:55:36ben on va encore
00:55:38continuer sur ce sujet là
00:55:39comme sur tant d'autres
00:55:40de faire monde à part
00:55:42Jean-Claude
00:55:42est-ce que vous êtes sûr
00:55:43que ces idées
00:55:44d'abord vont se faire
00:55:45une petite place
00:55:46lors de la prochaine présidentielle
00:55:48est-ce qu'il y a un candidat
00:55:49sera porteur
00:55:50des idées en question
00:55:52est-ce que vous croyez
00:55:53c'est plus lourd
00:55:53c'est plus grave
00:55:54qu'elles sont vraiment
00:55:55populaires
00:55:56auprès des français
00:55:58il faut les rendre populaires
00:56:00il faut les faire comprendre
00:56:01il faut d'abord
00:56:02faire comprendre le futur
00:56:03pour le faire aimer
00:56:05c'est ce qu'on va faire
00:56:05notamment avec un grand
00:56:06grand spectacle
00:56:07sur ce sujet
00:56:08avec les meilleurs
00:56:09pour dire ben voilà
00:56:10maintenant il y a ce problème là
00:56:11tenez l'intelligence artificielle
00:56:12quels sont les problèmes
00:56:13que ça pose
00:56:13mais aussi quelles sont
00:56:14les chances qui sont derrière
00:56:15et franchement
00:56:16pour les gens qui travaillent
00:56:17comme moi sur ce sujet
00:56:18depuis des années
00:56:18les chances sont considérablement
00:56:20supérieures aux risques
00:56:21que l'on vous met
00:56:23comme le faisait
00:56:23Eric Ramatène
00:56:24à l'instant
00:56:25toutes les saisons
00:56:26c'est une catastrophe
00:56:27ben non
00:56:28là il y a une belle saison
00:56:29pour l'avenir de l'économie
00:56:31l'avenir de la société
00:56:32qui s'ouvre
00:56:32avec des croissances
00:56:33avec des croissances
00:56:34on va vers une nouvelle croissance
00:56:36pas la croissance d'hier
00:56:38de la civilisation industrielle
00:56:39la croissance qui était possible
00:56:40aujourd'hui
00:56:41on va vers réellement
00:56:42une nouvelle croissance
00:56:43et vous ne pensez pas
00:56:44qu'une nouvelle croissance
00:56:45c'est ce qui tire une économie
00:56:47c'est ce qui tire la justice
00:56:48c'est ce qui tire le progrès économique
00:56:49c'est ce qui tire les bons salaires
00:56:51c'est ça la vraie réponse
00:56:52juste une remarque
00:56:53peut-être que aussi
00:56:54les futurs candidats
00:56:55à cette présidentielle
00:56:56manquent de vision
00:56:57et n'ont pas de cap
00:56:58parce que pour l'instant
00:56:59dans aucun programme
00:57:00ou pré-programme
00:57:01on a une vision du futur
00:57:02comme aurait pu l'avoir
00:57:03comme l'avait le général de Gaulle
00:57:05par la suite
00:57:06Giscard quand même
00:57:07Pompidou
00:57:07bien sûr n'en parlons pas
00:57:08mais après ça s'est un peu
00:57:09effiloché
00:57:10on pense le futur
00:57:11avec les idées dépassées
00:57:13on était dans une boîte
00:57:15qui était la boîte
00:57:16de l'étatisme
00:57:17on est dans l'impasse
00:57:18aujourd'hui
00:57:19parce que
00:57:19l'état n'a plus le sous
00:57:20et puis on sent bien
00:57:22qu'aujourd'hui
00:57:22ce nouveau monde
00:57:23il appelle la liberté
00:57:24il appelle la responsabilité
00:57:26et il demande bien évidemment
00:57:28moins de normes
00:57:28on ne va pas rentrer
00:57:29dans le futur
00:57:29avec une pile de certificats
00:57:32donc c'est d'une certaine façon
00:57:34aujourd'hui
00:57:34la nécessité de sortir de la boîte
00:57:36et il est vrai
00:57:37que l'état de politique
00:57:39reste un peu enfermé
00:57:40dans cette boîte là
00:57:41donc on va essayer de penser
00:57:42out of the box
00:57:43j'ai une question
00:57:44que me souffle Catherine Ney
00:57:45qui nous regarde
00:57:46et qui dit
00:57:47mais que fait-on dans 10 ans
00:57:48quand il va faire 50 degrés
00:57:50que fait-on quand 10 ans
00:57:51d'abord on aura des climatiseurs
00:57:54on aura pas sûr
00:57:55vous avez vu ce qui se passe
00:57:56aujourd'hui
00:57:56un hôpital
00:57:57on en parlait tout à l'heure
00:57:58qui sort de terre à Nantes
00:57:58sans forcément
00:57:59de la climatisation partout
00:58:00on est à 12%
00:58:02Alain Madelin
00:58:03de climatisation
00:58:04dans les habitations de France
00:58:05contre 90%
00:58:07pour les Etats-Unis
00:58:07mais parce que
00:58:08on a
00:58:08ça c'est une campagne
00:58:10tous ceux qui
00:58:12hier
00:58:13nous disaient
00:58:14il faut renoncer
00:58:16au nucléaire
00:58:17il ne faut pas
00:58:18d'EGM
00:58:19il faut le principe
00:58:21de précaution
00:58:22et tout ça
00:58:23on produit cela
00:58:24le rapport de 2024
00:58:27sur qu'est-ce que doit faire
00:58:28la France
00:58:28pour s'adapter
00:58:29au changement climatique
00:58:32le mot climatiseur
00:58:34est prononcé
00:58:35trois fois
00:58:37trois fois
00:58:38pour dire
00:58:38que c'est quand même
00:58:39un danger
00:58:40et le climat
00:58:41quand le climatiseur
00:58:42est proposé
00:58:44je crois
00:58:44deux fois
00:58:45de mémoire
00:58:45pour dire que
00:58:46c'est quand même
00:58:47un bien
00:58:47c'est pour parler
00:58:48du bien-être animal
00:58:50on ne sait pas
00:58:50qu'il y a un problème
00:58:51c'est un problème
00:58:52idéologique
00:58:53là encore
00:58:54il faut sortir
00:58:54de cette boîte
00:58:55idéologique
00:58:56parce que le futur
00:58:57fort heureusement
00:58:57ce n'est pas ça
00:58:58et si j'en réfléchissais
00:59:00aux nouvelles énergies
00:59:02on est en train
00:59:03de faire des progrès
00:59:04tout à fait considérables
00:59:05pour les nouvelles énergies
00:59:06d'abord parce que
00:59:07le monde du futur
00:59:08a réalisé qu'il avait
00:59:09besoin d'électricité
00:59:10pour alimenter
00:59:11toutes les intelligences
00:59:12artificielles
00:59:12alors le progrès
00:59:13ça va vite
00:59:13ça va très très vite
00:59:14je vous assure
00:59:15on en est à imaginer
00:59:17de faire des data centers
00:59:18dans l'espace
00:59:19de façon à pouvoir
00:59:21avoir à plein
00:59:21l'énergie du soleil
00:59:23et à pouvoir
00:59:24fournir de l'énergie
00:59:25pas chère
00:59:25pour les data
00:59:26et qu'on n'accuse plus
00:59:27de l'intelligence artificielle
00:59:28d'être consommatrice
00:59:29d'électricité
00:59:29et il y en a un
00:59:30qui a investi dans l'espace
00:59:31et notamment
00:59:32dans les financements
00:59:32dans l'espace
00:59:33c'est Charles Bec Bédé
00:59:34avec sa boîte
00:59:35et on peut saluer
00:59:35Judith Ventraub
00:59:36vous dites
00:59:37les français
00:59:39tous un cri collectif
00:59:41foutez-nous la paix
00:59:42laissez-nous faire
00:59:43laissez-moi vivre
00:59:44laissez-moi respirer
00:59:45mais quand on prend
00:59:47par exemple
00:59:47sur le douloureux
00:59:48problème de la clim
00:59:49le dernier sondage
00:59:50qui a été fait
00:59:51c'était l'an dernier
00:59:53pendant la canicule
00:59:54de l'an dernier
00:59:55êtes-vous favorable
00:59:56au déploiement
00:59:57d'un plan
00:59:58de climatisation
00:59:59de grande ampleur
01:00:00vous connaissez la réponse
01:00:023 français sur 4
01:00:0470%
01:00:053 français sur 4
01:00:05oui 3 français sur 4
01:00:07bien sûr
01:00:07mais là c'est ce que
01:00:08il y a un gros problème culturel
01:00:09oui il y a un gros
01:00:10problème culturel
01:00:11c'est la fameuse boîte
01:00:12idéologique verte
01:00:13dont j'étais en train
01:00:14de vous parler
01:00:14mais est-ce que c'est
01:00:16la boîte idéologique verte ?
01:00:17on a suriné les français
01:00:18à l'idée que c'était
01:00:19une catastrophe
01:00:20doutez que c'est pas nouveau
01:00:21ou est-ce que c'est
01:00:21Jacques Chirac en 2002
01:00:23au sommet de la terre
01:00:23qui dit la maison brûle
01:00:24et nous nous regardons ailleurs
01:00:26quand il y a eu le chauffage
01:00:27central
01:00:27on a eu les mêmes choses
01:00:28en France
01:00:29on a eu
01:00:29mais ça va ramollir les gens
01:00:31mais c'est pas bien
01:00:31c'est un privilège de riches
01:00:32etc
01:00:33on a eu la même panoplie
01:00:34donc si l'on veut
01:00:36effectivement
01:00:37lutter contre le réchauffement
01:00:38climatique
01:00:39le réchauffement climatique
01:00:40ça va pas
01:00:40en se serrant la cature
01:00:42de façon et en s'éclairant
01:00:43avec des bougies
01:00:44le réchauffement climatique
01:00:46ça va par de nouvelles énergies
01:00:47qui vont effectivement
01:00:49permettre
01:00:50et bien d'avoir
01:00:50un monde
01:00:51beaucoup plus propre
01:00:52et des énergies
01:00:53abondantes
01:00:54mais qui ne polluent pas
01:00:55est-ce que
01:00:55oui ou non
01:00:56le discours de Jacques Chirac
01:00:57à Johannesburg
01:00:58en 2002
01:00:59quand il dit
01:01:00la maison brûle
01:01:00a changé les choses
01:01:01et a dogmatisé
01:01:03justement
01:01:03certains courants
01:01:04à mon avis
01:01:05il a été sans doute
01:01:06fait de bonne foi
01:01:07mais il a alimenté
01:01:08tout un courant
01:01:10qui derrière
01:01:11a été
01:01:12une guerre contre le progrès
01:01:13aujourd'hui d'ailleurs
01:01:14il y a un vrai danger
01:01:14une guerre contre le progrès
01:01:15le gros problème
01:01:16c'est le principe de précaution
01:01:17l'inscription du principe
01:01:19de précaution
01:01:19dans la constitution
01:01:20je suis le seul député
01:01:22à avoir voté contre
01:01:25c'est vous dire que
01:01:27on peut avoir raison
01:01:28à un moment donné
01:01:28et au bout d'un certain
01:01:30nombre d'années
01:01:30je crois que c'est le cas
01:01:31aujourd'hui
01:01:32vous avez une guerre
01:01:33au progrès
01:01:34elle n'est pas nouvelle
01:01:35mais elle est alimentée
01:01:36par tout cela
01:01:38donc je l'ai nommé
01:01:38tout à l'heure
01:01:39qui nous disait
01:01:40que la croissance
01:01:40c'est pas bien
01:01:41que les OGM
01:01:42l'électricité nucléaire
01:01:42etc c'est pas bien
01:01:43ils sont en train
01:01:44de constituer un nouveau front
01:01:46pour l'instant
01:01:46il est implicite
01:01:47mais pour dire
01:01:48à propos de tout
01:01:49ce qui se passe
01:01:49par rapport au futur
01:01:50méfiez-vous du progrès
01:01:51et je trouve que
01:01:52c'est le plus mauvais service
01:01:54à rendre du français
01:01:55que de leur dire
01:01:55méfiez-vous du progrès
01:01:57ayez confiance dans le progrès
01:01:59c'est un beau rêve
01:02:00peut-être
01:02:00mais derrière ce rêve
01:02:02il y a des choses
01:02:03formidables
01:02:04à partager
01:02:05et des opportunités
01:02:06pour tous les français
01:02:08quand on vous écoute
01:02:09on a conscience aussi
01:02:10de toutes les innovations
01:02:11qui peuvent se présenter
01:02:12comme l'IA etc
01:02:13avec un monde politique
01:02:14en fait
01:02:14qui semble totalement dépassé
01:02:16c'est-à-dire qu'on imagine
01:02:17aujourd'hui
01:02:17toutes les possibilités
01:02:19que toutes ces innovations
01:02:20peuvent offrir
01:02:21à quel point la classe politique
01:02:22peut s'en saisir
01:02:22sur tous les domaines
01:02:24et on a l'impression
01:02:24que quels que soient
01:02:25les hommes politiques
01:02:26ou à de rares exceptions près
01:02:27c'est plutôt en fait
01:02:28on freine les quatre fers
01:02:29en se disant
01:02:30on sait pas l'utiliser
01:02:31c'est dangereux
01:02:32ça ne sert à rien
01:02:32et si on continue comme ça
01:02:33comme sur la climatisation
01:02:35on a pris du retard
01:02:36on est en train
01:02:36de prendre du retard
01:02:37sur l'IA
01:02:37et on a l'impression
01:02:38qu'on court toujours
01:02:39derrière en fait
01:02:40notre retard
01:02:41parce qu'au moment
01:02:41où l'innovation
01:02:42elle se présente
01:02:43on a toujours tendance
01:02:44à la fuir
01:02:45plutôt qu'à de se dire
01:02:46essayons de la dompter
01:02:47et voyons ce que ça va
01:02:47Et ceux qui sont aux affaires
01:02:49notamment tout à l'heure
01:02:49on écoutait
01:02:50Édouard Geffray
01:02:51le ministre de l'éducation
01:02:52pendant le journal
01:02:53de Sommayal Abidi
01:02:54et effectivement
01:02:55on a l'impression
01:02:55qu'il gère une situation
01:02:58courante
01:02:59comme il peut
01:02:59Lui et le Cornu
01:03:01ont demandé
01:03:02à ce que les enseignants
01:03:04apprennent
01:03:05à se servir
01:03:06de l'intelligence artificielle
01:03:07aux élèves de seconde
01:03:09Je pense qu'ils se trompaient
01:03:10et qu'ils voulaient dire
01:03:11qu'il fallait demander
01:03:12aux élèves de seconde
01:03:13d'apprendre l'intelligence artificielle
01:03:15à leur professeur
01:03:15C'est-à-dire que
01:03:16l'intelligence artificielle
01:03:17elle est déjà dans la vie
01:03:19et d'ailleurs
01:03:20il y a peut-être des gens
01:03:21qui vont souffrir
01:03:21mais vous savez ce que c'est
01:03:23l'agentique
01:03:23aujourd'hui
01:03:24l'intelligence artificielle
01:03:25c'est-à-dire que vous pouvez avoir
01:03:25sur votre ordinateur
01:03:2840 employés
01:03:29un chef d'orchestre
01:03:30qui va faire
01:03:30voilà
01:03:31et si je suis
01:03:32un tout petit peu
01:03:33entreprenant
01:03:34un tout petit peu créatif
01:03:35vous vous rendez compte
01:03:36des possibilités
01:03:37que ça donne
01:03:37à des gens
01:03:38qui n'étaient rien dans la vie
01:03:39mais qui brutalement
01:03:40vont avoir les possibilités
01:03:41déjà d'être
01:03:42d'un grand chef d'entreprise
01:03:43Voilà
01:03:44C'est une opportunité
01:03:45merveilleuse
01:03:45il faut avoir confiance
01:03:46Rendez-vous pour la confiance
01:03:4820, 21, 22 juillet
01:03:50et c'est à Aix-en-Provence
01:03:51laissez-nous faire
01:03:52le mouvement d'Alain Madelin
01:03:53Merci beaucoup
01:03:53d'avoir été avec nous
01:03:55dans un instant
01:03:56Restez avec nous
01:03:57les dernières informations
01:03:57de Sommeil à la vie
01:03:58sur CNews
01:04:01Et tout de suite
01:04:02les dernières informations
01:04:03Sommeil à la vie
01:04:04Et on commence par
01:04:05ces près de 70 000 foyers
01:04:07toujours privés
01:04:07d'électricité
01:04:08en Bretagne
01:04:09en cause
01:04:09un incident
01:04:10sur un transformateur
01:04:11Les opérations
01:04:13de sécurisation
01:04:13et de rétablissement
01:04:15sont toujours en cours
01:04:15selon le préfet
01:04:16du Finistère
01:04:17Pas de retour à la normale
01:04:19avant la fin de la journée
01:04:20a-t-il précisé
01:04:22On poursuit avec cette
01:04:24information inquiétante
01:04:25pour la première fois
01:04:26un cas d'Ebola
01:04:27identifié sur le territoire français
01:04:29Le porteur du virus mortel
01:04:31est un médecin de retour
01:04:32de République démocratique
01:04:34du Congo
01:04:34où l'épidémie fait rage
01:04:36depuis quelques semaines
01:04:37Selon le ministère de la Santé
01:04:39l'homme présente
01:04:40une charge virale
01:04:41très faible
01:04:41une situation suivie
01:04:43de très près
01:04:44par le Premier ministre
01:04:45Sébastien Lecornier
01:04:46Et puis pour la première fois
01:04:48depuis le début de la guerre
01:04:49au Moyen-Orient
01:04:50le baril de Bren
01:04:51passe sous les 75 dollars
01:04:53preuve que les marchés
01:04:54sont rassurés
01:04:55par le protocole d'accord
01:04:56signé entre l'Iran
01:04:57et Washington
01:04:58même si les négociations
01:05:00sur plus plusieurs points clés
01:05:01dont le nucléaire
01:05:02et le 2-3 d'Hormuz
01:05:03sont encore l'objet
01:05:04de discussions
01:05:05Merci Somaïa
01:05:07Labidi
01:05:07et dans Midi News
01:05:08maintenant c'est le débrief
01:05:10du Conseil des ministres
01:05:11avec Maude Bréjon
01:05:13Un mot d'abord
01:05:14sur les propos liminaires
01:05:15du Président de la République
01:05:17sur trois points essentiellement
01:05:19la canicule
01:05:20qui traverse le pays
01:05:21les suites
01:05:22de l'affaire Liana
01:05:23et l'avancée
01:05:25de certains textes législatifs
01:05:26sur la canicule
01:05:28il a rappelé
01:05:28la nécessité d'avancer
01:05:30sur deux jambes
01:05:31l'atténuation d'une part
01:05:33l'adaptation d'autre part
01:05:34c'est ce qu'on fait
01:05:36depuis le début
01:05:37du premier quinquennat
01:05:38je rappelle par exemple
01:05:40que les missions
01:05:41pardon que les crédits
01:05:43de la mission écologie
01:05:44ont doublé
01:05:44depuis 2017
01:05:45il a évidemment
01:05:47engagé ses ministres
01:05:48à rester mobilisés
01:05:49dans les jours
01:05:50et les semaines à venir
01:05:51tant sur les questions
01:05:52de santé
01:05:53de sécheresse
01:05:54et notamment de feu
01:05:55sur les conséquences
01:05:57dans les secteurs
01:05:57les plus exposés
01:05:58il a par exemple
01:05:59évidemment cité
01:06:00les agriculteurs
01:06:01et sur l'organisation
01:06:03des événements
01:06:04estivaux
01:06:04les différents ministres
01:06:06ont eu l'occasion
01:06:07de s'exprimer
01:06:08encore une fois
01:06:08ministre de la Santé
01:06:09Éducation nationale
01:06:10Transport
01:06:11moi-même
01:06:12et on continuera
01:06:13à être aux côtés
01:06:15des français
01:06:15à accompagner
01:06:16les secteurs
01:06:17et évidemment
01:06:18le système de santé
01:06:20dans les jours
01:06:21et les semaines à venir
01:06:23autant que nécessaire
01:06:24des immeubles neufs
01:06:25ou fraîchement rénovés
01:06:27restent pourtant
01:06:28des bouilloires thermiques
01:06:30alors que ces mêmes immeubles
01:06:31respectent les normes
01:06:32de l'État
01:06:33comment est-ce possible
01:06:34comment l'expliquez-vous
01:06:35et faut-il durcir
01:06:36ces mêmes normes ?
01:06:39Je veux évidemment
01:06:40en cette période de canicule
01:06:41pas jouer sur les mots
01:06:41mais le concept
01:06:43de bouilloire thermique
01:06:44reflète une réalité particulière
01:06:46mais vous posez au fond
01:06:47une question
01:06:47qui doit nous interroger
01:06:48sur les normes
01:06:50on a beaucoup lutté
01:06:51contre le froid
01:06:51on a beaucoup pensé
01:06:55et produit des normes
01:06:56qui proposent
01:06:58de l'inertie thermique
01:06:59des bâtiments
01:07:00et on se rend compte
01:07:01que quand on a
01:07:02des phénomènes caniculaires
01:07:04exceptionnels
01:07:04hors du commun
01:07:05comme ceux d'aujourd'hui
01:07:06l'inertie
01:07:07a ceci d'embêtant
01:07:08qu'au fond
01:07:09la chaleur va finir
01:07:10par rester
01:07:11ce qui n'empêche pas
01:07:13qu'on a quand même
01:07:13des bâtiments
01:07:14qui sont extrêmement performants
01:07:16c'est pour ça
01:07:17qu'on travaille actuellement
01:07:19à penser cette lutte
01:07:21contre les bouilloires thermiques
01:07:22dans ces bâtiments
01:07:23extrêmement bien isolés
01:07:24ça sera beaucoup plus facile
01:07:25qu'ailleurs
01:07:26parce qu'en réalité
01:07:27avec des volets
01:07:28qui parfois avaient été
01:07:30supprimés
01:07:30y compris pour des raisons
01:07:32esthétiques
01:07:32ou architecturales
01:07:34y compris en mettant
01:07:35un peu plus de casquettes
01:07:37de par soleil
01:07:38on peut vraiment
01:07:39améliorer les choses
01:07:40mais ça fera partie
01:07:41de manière générale
01:07:42des réflexions
01:07:42qu'on doit avoir
01:07:43au-delà de ce temps
01:07:45spécifique qu'on vit là
01:07:46il faut qu'on pense
01:07:47le logement
01:07:48aussi bien
01:07:49pour être moins énergivore
01:07:50l'hiver
01:07:51que pour être confortable
01:07:52l'été
01:07:54et on le voit d'ailleurs
01:07:54les architectes
01:07:55n'ont pas produit
01:07:56tout à fait les mêmes choses
01:07:57dans le sud de la France
01:07:58ou dans le nord
01:07:59mais on n'était pas habitué
01:08:01à ce qu'il fasse
01:08:0140 degrés
01:08:02en Bretagne
01:08:03ou dans le nord
01:08:04donc il va falloir maintenant
01:08:04que cette question
01:08:05soit au cœur
01:08:06de nos préoccupations
01:08:07y compris dans les normes
01:08:08et les exigences
01:08:09architecturales
01:08:10et environnementales
01:08:10ce matin
01:08:11la ministre de la transition écologique
01:08:12Monique Barbus
01:08:13semble-t-il un peu avancée
01:08:15en affirmant
01:08:15qu'une canicule
01:08:16était prévue
01:08:17d'ici le 14 juillet
01:08:18Météo France
01:08:19depuis a répondu
01:08:20qu'elle ne pouvait pas
01:08:20faire des prévisions
01:08:22aussi loin
01:08:23est-ce qu'elle s'est trompée
01:08:24est-ce qu'elle doit rectifier
01:08:25ces prévisions
01:08:26qui inquiètent
01:08:26les français légitimement
01:08:27Non
01:08:28il faut simplement
01:08:29être extrêmement prudent
01:08:31lorsqu'on parle
01:08:32de prévisions météorologiques
01:08:34Météo France
01:08:35l'est d'ailleurs
01:08:36et pour de bonnes raisons
01:08:37on peut faire
01:08:39on peut envisager
01:08:40les scénarios
01:08:41c'est d'ailleurs
01:08:41tout le rôle
01:08:42de Météo France
01:08:43c'est aussi le rôle
01:08:44de l'État
01:08:45envisager l'ensemble
01:08:46des scénarios
01:08:46qui pourraient
01:08:48se présenter à nous
01:08:49le scénario
01:08:50d'une canicule
01:08:53qui dure
01:08:54ou en tout cas
01:08:54pardon
01:08:55d'épisodes répétés
01:08:56de canicule
01:08:57et c'est ce à quoi
01:08:58faisait référence
01:08:59ma collègue
01:08:59est un des scénarios
01:09:00envisagés
01:09:01et donc voilà
01:09:02on s'y prépare
01:09:04notre rôle
01:09:04c'est d'anticiper
01:09:05les choses
01:09:05les choses
01:09:06d'où le déclenchement
01:09:07par exemple
01:09:07du plan Orsane 2
01:09:09annoncé par le Premier ministre
01:09:10et la ministre de la Santé
01:09:12du reste
01:09:15pour ma part
01:09:15je ne fais pas
01:09:16de projection
01:09:17à horizon
01:09:17plusieurs semaines
01:09:18ni sur la météo
01:09:19ni sur les prix du carburant
01:09:21Elle s'est trompée
01:09:22formellement
01:09:22Non
01:09:22elle a évoqué
01:09:23un des scénarios
01:09:24qui est un scénario
01:09:25plausible
01:09:26qui est un des scénarios
01:09:27encore une fois
01:09:29envisagé
01:09:30par Météo France
01:09:32Météo France dit
01:09:33qu'ils ne vont pas
01:09:33aussi long
01:09:33ils ne vont pas
01:09:34jusqu'au 14 juillet
01:09:34C'est un des scénarios
01:09:36qui ont été
01:09:37de toute évidence
01:09:38présentés à la ministre
01:09:40Maintenant
01:09:41ce qui intéresse
01:09:42l'aide français
01:09:42c'est de savoir
01:09:43ce qu'on fait
01:09:44le rôle de l'Etat
01:09:45le rôle du gouvernement
01:09:47c'est d'accompagner
01:09:48les secteurs
01:09:48les plus exposés
01:09:49le président de la République
01:09:50l'a rappelé ce matin
01:09:51d'anticiper
01:09:52une éventuelle dégradation
01:09:54de la situation
01:09:55d'autant qu'on sait
01:09:56quand on parle
01:09:57du système hospitalier
01:09:58qu'il y a parfois
01:09:58un décalage
01:09:59c'est ce qu'explique bien
01:10:01Stéphanie Riste
01:10:01entre les arrivées
01:10:03aux urgences
01:10:04et le pic de chaleur
01:10:06et donc
01:10:06le déclenchement
01:10:07des plans nécessaires
01:10:08et la mobilisation
01:10:09des services
01:10:10notamment déconcentrés
01:10:11de l'Etat
01:10:11se fait
01:10:12et pour le reste
01:10:13on anticipe
01:10:14et on s'adapte
01:10:15Nous avons appris
01:10:16qu'a été évoqué
01:10:17hier en CIC
01:10:18l'idée de décaler
01:10:19l'heure du défilé
01:10:20du 14 juillet
01:10:21si les températures
01:10:22étaient trop importantes
01:10:23encore une fois
01:10:24concrètement
01:10:24comment se matérialiseraient
01:10:26ces aménagements
01:10:27et également
01:10:28quelles conséquences
01:10:29auraient
01:10:29tout cela
01:10:30sur la cérémonie
01:10:32pour les attentats
01:10:34de Nice
01:10:35Alors
01:10:35j'étais présente
01:10:37hier lors du CIC
01:10:38je n'ai pas noté
01:10:39qu'il a été envisagé
01:10:41de décaler
01:10:42lors du 14 juillet
01:10:45confirmé
01:10:46par des membres
01:10:46du gouvernement
01:10:47Bon
01:10:48je pense que
01:10:50il y a un peu
01:10:50d'extrapolation
01:10:51en tout cas
01:10:52sur la façon
01:10:52dont ça vous a été relaté
01:10:55nous anticipons
01:10:56l'organisation
01:10:57de tous les événements
01:11:01nationaux
01:11:01qui auront lieu
01:11:02dans les semaines à venir
01:11:03le 14 juillet
01:11:05est un grand événement national
01:11:07le Tour de France
01:11:08est par exemple
01:11:08un autre événement
01:11:10national important
01:11:11qui s'étale
01:11:12sur la durée
01:11:12par ailleurs
01:11:13et donc
01:11:14encore une fois
01:11:15le rôle de l'Etat
01:11:16c'est d'anticiper
01:11:17l'ensemble des scénarios
01:11:18sans pour autant
01:11:19être alarmiste
01:11:20ou affoler qui que ce soit
01:11:21mais de s'assurer
01:11:22mais de s'assurer
01:11:24qu'aujourd'hui
01:11:25demain
01:11:26comme dans 15 jours
01:11:27les services de secours
01:11:29sont disponibles
01:11:30qu'il n'y a pas
01:11:31de tensions
01:11:33particulières
01:11:33notamment dans les hôpitaux
01:11:35et que l'ensemble
01:11:36du personnel
01:11:37partout en France
01:11:38puisse être déployé
01:11:40pour assurer
01:11:41la sécurité
01:11:41des Français
01:11:42et notamment
01:11:42la sécurité sanitaire
01:11:44donc à ce stade
01:11:45il n'est pas question
01:11:46de décaler
01:11:47il n'est pas question
01:11:48de changer
01:11:49les modalités
01:11:50d'organisation
01:11:51du 14 juillet
01:11:52pour une raison simple
01:11:54je ne sais pas vous dire
01:11:55quelle température
01:11:56il fera
01:11:57le 14 juillet
01:11:58j'ai une seconde question
01:11:59et ce sera la dernière
01:12:00vous avez dit ce matin
01:12:01chez nos confrères
01:12:02de BFM TV
01:12:03que le gouvernement
01:12:04est favorable
01:12:05à la clim
01:12:05je vous cite
01:12:06dites moi si je dis une bêtise
01:12:07partout où c'est nécessaire
01:12:08tout à fait ce que j'ai dit
01:12:09ce matin
01:12:09parfait
01:12:11partout où c'est nécessaire
01:12:12ça veut dire où
01:12:12concrètement
01:12:13et le cas échéant
01:12:14combien ça coûte ?
01:12:15il faut faire preuve
01:12:16de pragmatisme
01:12:17on voit que
01:12:18l'urgence
01:12:19c'est de permettre
01:12:20aux enfants
01:12:21d'aller à l'école
01:12:23c'est de permettre
01:12:24aux malades
01:12:25dans les hôpitaux
01:12:26d'avoir les conditions
01:12:27les meilleures possibles
01:12:30et c'est de permettre
01:12:32aux Françaises
01:12:32et aux Français
01:12:33d'aller au travail
01:12:34et je pense notamment
01:12:35au transport
01:12:36tout ça prend
01:12:37de toute évidence
01:12:39du temps
01:12:39ça coûtera
01:12:40de toute évidence
01:12:41beaucoup d'argent
01:12:43ça nous ramène
01:12:43à la nécessité
01:12:44de maîtriser
01:12:44nos finances publiques
01:12:45je fais un petit pas de côté
01:12:46je l'ai fait ce matin
01:12:47chez vos confrères de BFM aussi
01:12:49si on veut investir
01:12:50dans l'avenir
01:12:51pour la transition
01:12:53écologique
01:12:53comme pour tout autre
01:12:55grand secteur
01:12:56essentiel
01:12:56à l'avenir de ce pays
01:12:57il faut avoir
01:12:58des comptes publics
01:12:59en ordre
01:13:00sans quoi
01:13:01on n'a pas
01:13:02les marges de manœuvre
01:13:03nécessaires
01:13:04pour investir
01:13:05donc
01:13:06ça nous amène
01:13:07là encore
01:13:07aux exigences
01:13:08qu'on va devoir
01:13:09toutes et tous
01:13:10s'imposer
01:13:10lors du projet
01:13:11de loi de finances
01:13:12y compris des parties
01:13:13aujourd'hui d'opposition
01:13:14qui réglame
01:13:15des moyens
01:13:16absolument colossaux
01:13:17pas illégitimes
01:13:19mais colossaux
01:13:20pour l'adaptation
01:13:21au changement climatique
01:13:23voilà
01:13:23du reste
01:13:24ce sont
01:13:26pardon
01:13:26des bâtis
01:13:26qui sont gérés
01:13:27par les collectivités
01:13:29territoriales
01:13:29lorsqu'on parle
01:13:30des emprises scolaires
01:13:31il y a 60 000
01:13:33emprises scolaires
01:13:34plus de 6 500
01:13:35rénovations
01:13:36qui sont réalisées
01:13:38ou en cours
01:13:38de réalisation
01:13:39donc on avance
01:13:41les crédits de la mission
01:13:42écologie
01:13:42j'ai eu l'occasion
01:13:43de le dire
01:13:43ont doublé
01:13:44depuis 2017
01:13:45on y sera
01:13:46particulièrement
01:13:47attentif
01:13:48dans le projet
01:13:48de loi de finances
01:13:49de même que
01:13:50les rénovations
01:13:51d'hôpitaux
01:13:53depuis notamment
01:13:54le Ségur
01:13:54se font
01:13:55en intégrant
01:13:57ces exigences
01:13:58d'adaptation
01:13:59au changement climatique
01:14:00voilà
01:14:00donc c'est un travail
01:14:01de long cours
01:14:01ça nécessite
01:14:03de la volonté politique
01:14:04ça nécessite
01:14:04aussi
01:14:05pardon
01:14:05des moyens
01:14:06budgétaires
01:14:07et pour ça
01:14:09il y a une cohérence globale
01:14:12à avoir
01:14:12sur nos finances publiques
01:14:14je le dis parce que
01:14:14c'est facile de demander
01:14:15des plans à plusieurs dizaines
01:14:17de milliards d'euros
01:14:17tout cela n'est possible
01:14:19que si on a des comptes
01:14:20en ordre
01:14:21qui nous permettent
01:14:21de le faire
01:14:22et les français comprennent
01:14:23à mon avis
01:14:24assez bien ça
01:14:25puisqu'ils gèrent
01:14:25au fond leur argent
01:14:27d'une manière
01:14:28assez similaire
01:14:29les conséquences
01:14:30de la canicule
01:14:31notamment sur l'énergie
01:14:32et notamment la situation
01:14:34des centrales nucléaires
01:14:35il y a une centrale
01:14:35dans le sud-ouest
01:14:37notamment
01:14:37qui a été mise
01:14:38à l'arrêt
01:14:39qu'est-ce que vous pouvez nous dire
01:14:40sur les capacités
01:14:41aujourd'hui
01:14:42de nos centrales
01:14:43à tenir
01:14:44dans ces épisodes
01:14:45de grande chaleur
01:14:46d'abord qu'on suit
01:14:47les conditions climatiques
01:14:48dans le cadre
01:14:49du fonctionnement
01:14:49des centrales nucléaires
01:14:50tout ça
01:14:52suit des réglementations
01:14:54validées
01:14:54éprouvées
01:14:55extrêmement précises
01:14:56qui touche bien sûr
01:14:57à la sûreté des installations
01:14:58et qui touche aussi
01:14:59et surtout
01:15:01à la protection
01:15:02de l'environnement
01:15:03puisque vous savez
01:15:03que une centrale nucléaire
01:15:04prélève de l'eau
01:15:05dans l'environnement
01:15:06qu'elle rejette de l'eau
01:15:08dans un fleuve
01:15:08ou dans la mer
01:15:09et il y a des critères
01:15:11au-delà
01:15:12d'un certain niveau
01:15:13de température
01:15:14pour ne pas perturber
01:15:15l'écosystème
01:15:17environnemental
01:15:18et bien
01:15:18vous ne pouvez plus
01:15:20rejeter cette eau
01:15:21ce qui peut amener
01:15:22par exemple
01:15:23à des baisses de puissance
01:15:24ou à des mises
01:15:25à l'arrêt de réacteurs
01:15:26c'est en fait
01:15:27le fonctionnement
01:15:28normal
01:15:29on le fait
01:15:30autant que nécessaire
01:15:31nous n'arbitrons jamais
01:15:33nous n'arbitrons
01:15:34pardon jamais
01:15:35entre la production
01:15:36d'un côté
01:15:37et la sûreté
01:15:37ou la protection
01:15:38de l'environnement
01:15:39d'autre part
01:15:40les règles établies
01:15:41sont scrupuleusement
01:15:42respectées
01:15:43il y a un réacteur
01:15:44qui a été mis à l'arrêt
01:15:44effectivement
01:15:45dans le sud-ouest
01:15:46sur la centrale
01:15:46de Golfech
01:15:47et un réacteur
01:15:48dont la puissance
01:15:49a été baissée
01:15:50il s'agit du réacteur
01:15:51de nos jambes
01:15:52du reste
01:15:53ces considérations
01:15:54tant sur le parc historique
01:15:56que sur les futurs
01:15:56EPR2
01:15:57d'adaptation
01:15:58au changement climatique
01:15:59ont été
01:16:00et continuent
01:16:01d'être entièrement
01:16:02prises en compte
01:16:03le grand carénage
01:16:04par exemple
01:16:04qui vise à poursuivre
01:16:05la durée d'installation
01:16:06de nos centrales
01:16:07de 10 ans supplémentaires
01:16:09intègre
01:16:10des travaux
01:16:10de maintenance
01:16:11intègre
01:16:12des examens
01:16:13qui touchent
01:16:14à cette question
01:16:15d'adaptation
01:16:16au réchauffement climatique
01:16:17et donc voilà
01:16:17pour vous dire
01:16:18que c'est pleinement
01:16:19intégré
01:16:20dans les scénarios
01:16:21et bien sûr
01:16:22la France reste
01:16:23exportateur net
01:16:24d'électricité
01:16:25à l'heure où on se parle
01:16:25ce qui signifie
01:16:26qu'il n'y a
01:16:27à date
01:16:28aucun risque
01:16:29de tension
01:16:29équilibre
01:16:30offre demande
01:16:31sur le réseau
01:16:32puisque encore une fois
01:16:33nous exportons
01:16:34de l'électricité
01:16:35donc nous produisons
01:16:36dit autrement
01:16:36davantage que
01:16:37nous avons besoin
01:16:38Il y a eu un préavis
01:16:39de grève déposé
01:16:40par certains syndicats
01:16:42de Stellantis
01:16:43pour dénoncer
01:16:43les conditions
01:16:44de travail
01:16:45sous la chaleur
01:16:46quelle est la réaction
01:16:46du gouvernement
01:16:47à ça
01:16:48et qu'est-ce que fait
01:16:50qu'est-ce que peut faire
01:16:51le gouvernement
01:16:52quel est le message
01:16:53aux entreprises
01:16:54justement
01:16:54pour s'adapter
01:16:55aux conditions de travail
01:16:56D'abord il y a
01:16:57le droit du travail
01:16:58ce droit du travail
01:16:59qui vise à protéger
01:17:00les salariés
01:17:01doit être bien entendu
01:17:02scrupuleusement respecté
01:17:04l'immense majorité
01:17:05des entreprises
01:17:06le respecte
01:17:07et il y a des contrôles
01:17:09qui permettent
01:17:09de déceler
01:17:10les minorités
01:17:12qui ne le feraient pas
01:17:13ensuite
01:17:14notre message
01:17:14aux entreprises
01:17:15il est très simple
01:17:17elles doivent bien entendu
01:17:18prendre en compte
01:17:19la situation difficile
01:17:21que vivent
01:17:21certains salariés
01:17:22on pense en premier lieu
01:17:23à ceux qui travaillent
01:17:24en extérieur
01:17:25qui ont des travaux
01:17:26pénibles
01:17:27au secteur du bâtiment
01:17:28il y en a bien d'autres
01:17:30nous connaissons aussi
01:17:31l'implication
01:17:32des entreprises
01:17:33pour veiller
01:17:35à ces questions-là
01:17:36et donc
01:17:36le ministre du travail
01:17:38est évidemment
01:17:39mobilisé
01:17:40pour faciliter
01:17:41le dialogue
01:17:42entre les organisations
01:17:43syndicales
01:17:43les organisations patronales
01:17:45les différentes entreprises
01:17:46qui seraient en première ligne
01:17:47sur ces questions-là
01:17:48mais nous faisons
01:17:49là encore une fois
01:17:50confiance à l'intelligence
01:17:51collective
01:17:51en rappelant
01:17:54cependant
01:17:54que là encore
01:17:55il y a des règles
01:17:56donc ne laissons pas penser
01:17:57qu'il n'y a aujourd'hui
01:17:58aucun cadre réglementaire
01:18:00qui encadrerait
01:18:01ces questions-là
01:18:02et donc sur le cas
01:18:03de Stellantis
01:18:04est-ce que vous comprenez
01:18:05la colère
01:18:06ou l'inquiétude
01:18:06de ces salariés
01:18:07ou est-ce que vous jugez
01:18:08que tout va bien ?
01:18:10encore une fois
01:18:11c'est pas à moi
01:18:12de remettre en cause
01:18:13d'abord leur droit de grève
01:18:14qui est je le rappelle
01:18:15un droit constitutionnel
01:18:17donc je ne me permettrai pas
01:18:18de critiquer
01:18:19l'utilisation de ce droit
01:18:21aujourd'hui devant vous
01:18:23nous estimons
01:18:24que la meilleure manière
01:18:25d'en sortir
01:18:26c'est tout simplement
01:18:27par le dialogue
01:18:28et par ailleurs
01:18:29ces épisodes
01:18:31extraordinaires
01:18:31devenus ordinaires
01:18:32qui vont se répéter
01:18:33d'année en année
01:18:34appelleront probablement
01:18:36un dialogue accru
01:18:38au niveau
01:18:38dans les différentes filières
01:18:40dans les différentes branches
01:18:42au sein des différentes
01:18:43entreprises françaises
01:18:44pour avancer
01:18:45sur ces questions-là
01:18:46puisque les situations
01:18:47auxquelles on pouvait
01:18:48être confronté
01:18:48il y a 10 ou 15 ans
01:18:51sont de toute évidence
01:18:52bien différentes
01:18:53que celles
01:18:54que nous connaissons
01:18:55aujourd'hui
01:18:55qui seront bien plus dures
01:18:56pour un certain nombre
01:18:57de salariés
01:18:58donc les entreprises
01:19:00vont devoir s'adapter
01:19:01et les cadres de travail
01:19:02vont aussi devoir s'adapter
01:19:0468 000 foyers
01:19:05étaient privés d'électricité
01:19:06ce matin dans le Finistère
01:19:07est-ce que la France
01:19:08est armée électriquement
01:19:10face à ces vagues de chaleur ?
01:19:12Oui, d'abord vous dire
01:19:13que c'est désormais
01:19:1459 000 français
01:19:16qui sont privés
01:19:17d'électricité
01:19:18preuve que
01:19:19les équipes d'Enedis
01:19:20sont pleinement mobilisées
01:19:22et je les remercie vraiment
01:19:23parce qu'elles interviennent
01:19:24avec énormément
01:19:25de professionnalisme
01:19:26de rapidité
01:19:27dans des conditions
01:19:27qui ne sont pas faciles
01:19:29sur des travaux
01:19:31à risque
01:19:32par ailleurs
01:19:32qui sont menées
01:19:35encore une fois
01:19:36avec la plus grande exigence
01:19:38de toute évidence
01:19:39le réseau devrait être
01:19:41rétabli dans l'après-midi
01:19:42je le dis bien sûr
01:19:43au conditionnel
01:19:44mais c'est le retour
01:19:45là encore
01:19:46que nous avons
01:19:46des équipes d'Enedis
01:19:47donc ce sera rétabli
01:19:49dans un délai
01:19:50très rapide
01:19:5268 000 je crois
01:19:54foyers ce matin
01:19:5568 000 français ce matin
01:19:57c'est 0,1%
01:19:58de la population
01:19:59je ne minimise pas
01:20:01ce que ça représente
01:20:02bien sûr pour les français
01:20:02qui sont concernés
01:20:03je leur apporte
01:20:04toute ma solidarité
01:20:05pour autant
01:20:05je le redis
01:20:06on a un réseau
01:20:07qui est solide
01:20:08en France
01:20:09on est un réseau
01:20:09dans lequel on a investi
01:20:11on a un réseau
01:20:12dans lequel
01:20:12il y a de la redondance
01:20:14et donc on sait
01:20:15malgré tout
01:20:16alimenter des foyers
01:20:17quand bien même
01:20:18à certains endroits
01:20:19on aurait eu
01:20:20une difficulté
01:20:20ou une avarie
01:20:21liée notamment
01:20:22à des conditions
01:20:24météorologiques extrêmes
01:20:25c'est le cas
01:20:26pour ce que l'on vit
01:20:28en ce moment
01:20:28c'est souvent le cas
01:20:29pour les tempêtes
01:20:31ou les épisodes
01:20:32de froid particulier
01:20:34en tout cas
01:20:34ce qu'on peut traverser
01:20:35l'hiver
01:20:35ça nous amène
01:20:36à la question
01:20:37de l'investissement
01:20:38dans les réseaux à venir
01:20:39Enedis, RTE
01:20:41estiment à
01:20:42chacun 100 milliards d'euros
01:20:44200 milliards d'euros
01:20:45les investissements
01:20:45nécessaires
01:20:46dans les
01:20:4720-25 ans à venir
01:20:49tout ça est public
01:20:50c'est lié
01:20:52notamment
01:20:52à l'adaptation
01:20:53au réchauffement climatique
01:20:54puis au fait
01:20:55simplement
01:20:55que ces réseaux
01:20:56qui datent
01:20:58de l'après-guerre
01:20:59devront être renouvelés
01:21:01ils le sont déjà
01:21:02petit à petit
01:21:03il y a un travail
01:21:04scrupuleux
01:21:04qui est mené
01:21:05pour identifier
01:21:06les points de faiblesse
01:21:07les endroits
01:21:08où ces rénovations
01:21:10doivent être opérées
01:21:11on le fait
01:21:12petit à petit
01:21:12voilà
01:21:13mais c'est là encore
01:21:14un des nombreux secteurs
01:21:15qui va devoir
01:21:17s'adapter
01:21:17au réchauffement climatique
01:21:18de la réchauffement climatique
01:21:18nous sommes
01:21:18en train d'en
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