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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:02Une phrase un peu passée inaperçue et surtout, j'allais dire, une attitude de qui je parle.
00:00:08Je parle de Sébastien Lecornu hier lors des annonces d'aide sur le carburant à Matignon.
00:00:14« Ah oui, dit le Premier ministre, le surplus des taxes, en fait, il n'y a pas de surplus,
00:00:19c'est 170 millions. »
00:00:20Vous pensez, ça va être avalé vite fait. La moitié, de toute façon, va à la Sécurité sociale.
00:00:25Et hop, terminé. Voilà comment on gère l'argent public.
00:00:28Et ça va encore, bien sûr, être ponctionné chez le contribuable.
00:00:33Charles Alonc ne s'inquiète plus aussi du gaspillage de l'argent public dans l'audiovisuel, bien sûr.
00:00:3770 auditions, 200 heures, 200 personnes auditionnées, dont Mme Ernotte qui a fini par mal le prendre.
00:00:43C'est elle qui le dit. Dont M. Niel qui a voulu claquer la porte.
00:00:47Pourquoi ? Parce que le député et rapporteur de cette commission sur l'audiovisuel public
00:00:51a mis au grand jour des procédés que la télé publique, avec votre argent,
00:00:55utilise depuis des années, des décennies, les présentateurs producteurs,
00:01:00les allers-retours entre les chaînes et les boîtes de production,
00:01:03les indemnités de départ très élevées pour ensuite conduire la même émission,
00:01:07mais elle est payée ensuite par une boîte de production.
00:01:09Bref, le but maintenant est que le rapport soit validé, qu'il fasse jurisprudence.
00:01:14Va-t-il se passer quelque chose au bout ?
00:01:16La télé publique va-t-elle revenir sur sa mission première d'informer, d'éduquer ?
00:01:20Et moins de suivre ce que font les concurrents privés.
00:01:23Tiens, encore un autre qui s'inquiète de la façon dont l'argent public est utilisé.
00:01:27Philippe Juvin, le rapporteur du budget.
00:01:29Pourquoi ne se concentre-t-on pas sur l'essentiel d'ici ce matin ?
00:01:32Dans le Figaro, ne devrait-on pas renier sur l'aide publique au développement ?
00:01:36Je questionnerai la ministre Eléonore Carrois dans un instant sur ce sujet.
00:01:39Et puis France-Olivier Gisbert sera là dès 14h.
00:01:42Lui va même plus loin, il pose cette question dans un livre.
00:01:45La France est-elle un pays communiste ?
00:01:47Ne vivons-nous pas sur des schémas des années passées qui sont en réalité des schémas quasi-soviétiques ?
00:01:53Voilà le programme de Midi News, mais d'abord toute l'information avec Somaïa Labidi.
00:01:58Bonjour Somaïa.
00:01:58Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:02:00À la lune de l'actualité, malgré la prolongation du cessez-le-feu, la bataille navale se poursuit.
00:02:06Les gardiens de la révolution disent avoir saisi deux navires tentant de passer le détroit d'Hormuz.
00:02:11Un peu plus tôt, un cargo qui quittait l'Iran a été stoppé, tout comme un porte-conteneur au large
00:02:16d'Omane.
00:02:17À la lune également, le Premier ministre pakistanais remercie Donald Trump d'avoir accepté la prolongation du cessez-le-feu
00:02:24avec l'Iran
00:02:24et assure le président américain qu'Islamabad va poursuivre, je suis de ses efforts sincères, en vue d'un règlement
00:02:31négocié du conflit.
00:02:32Et puis le Royaume-Uni accueille aujourd'hui et demain des militaires d'une trentaine de pays
00:02:37pour discuter de la formation d'une mission dirigée par Londres et Paris.
00:02:41Objectif, protéger la navigation dans le détroit d'Hormuz avec à la clé un plan commun
00:02:47pour garantir la liberté de navigation, Pierre.
00:02:51Merci Somaïa, tout à l'heure, pour d'autres informations.
00:02:54On est présents sur le plateau.
00:02:56Alexandre Devecchio, bonjour.
00:02:57Bonjour Pierre.
00:02:58Sabrina Medjeber est là également.
00:03:00Nous recevons Eleonore Carrois.
00:03:01Bonjour Madame la ministre.
00:03:02Vous êtes la ministre de la francophonie et des Français de l'étranger.
00:03:06D'abord sur ces questions internationales, justement sur ce fameux détroit d'Hormuz.
00:03:10On est au 54e jour de guerre.
00:03:13On voit que ça patine entre l'Iran et les Américains.
00:03:16Est-ce que la France, qui suit évidemment la chose de près, croit encore en des négociations entre les Iraniens
00:03:22et les Etats-Unis ?
00:03:23La France fait plus que suivre.
00:03:25La France a regroupé à Paris vendredi dernier 49 pays et deux organisations internationales
00:03:30pour mettre en place une coalition pour permettre justement la réouverture de ce détroit et la liberté de circulation.
00:03:36Vous savez qu'il y a 20% du gaz et du pétrole mondial qui passent par là
00:03:39et cela se fait ressentir dans toutes les économies à travers le monde.
00:03:42La France est aussi présente mais toujours de manière défensive.
00:03:46comme une puissance qui appelle à la désescalade,
00:03:48comme une puissance qui n'est pas à l'initiative de cette guerre
00:03:51mais qui a des ressortissants.
00:03:53Je le sais parce que je m'occupe de ces Français qui vivent à l'étranger.
00:03:56400 000 qui vivent dans les 15 pays qui ont été affectés par le conflit.
00:04:00Et la France qui appelle à une désescalade
00:04:02mais qui a aussi des positions très fermes,
00:04:04qui a fortement condamné l'action des gardiens de la Révolution.
00:04:10Tout en restant un pays non belligérant.
00:04:12C'était quand même le but du président de la République
00:04:15même si on a envoyé la moitié de la marine nationale.
00:04:18Et c'est vrai qu'au début on s'est dit qu'il y aurait peut-être une force de
00:04:20soutien.
00:04:21Pour l'instant ça n'est pas le cas.
00:04:23Puisqu'on vous a interrogé au tout début du conflit là-dessus,
00:04:25est-ce qu'il y a encore des Français qui souhaitent revenir
00:04:27et qui sont justement à travers cette plateforme qu'a mis en place le gouvernement
00:04:31en train d'être rapatriés ?
00:04:33Les Français qui souhaitaient rentrer, qui étaient essentiellement des Français qui étaient en vacances,
00:04:37vous vous souvenez c'était pendant les vacances de février,
00:04:39ont pu rentrer par les moyens que nous avons mis à leur disposition
00:04:43et puis par des vols commerciaux qui ont pu reprendre.
00:04:45Aujourd'hui les espaces aériens sont globalement ouverts dans la plupart des pays
00:04:48et puis on a cessé le feu dont on voit bien qu'il est fragile
00:04:52mais qui a permis quand même des déplacements de civils qui souhaitaient rentrer.
00:04:56C'est-à-dire qu'il y a encore des gens qui vous disent
00:04:58je voudrais rentrer, est-ce que vous pouvez m'affrêter un avion ?
00:05:00Aujourd'hui on n'a plus ce type de demande, non,
00:05:03parce que comme je vous le dis les espaces aériens auraient ouvert dans leur majorité,
00:05:07pas tous évidemment, mais on voit bien que la situation est instable, volatile,
00:05:11on voit bien en plus que dans certaines zones elles s'intensifient,
00:05:14au Liban par exemple la situation est préoccupante
00:05:17et donc la France reste présente et le fait d'être là de manière défensive
00:05:20et aussi en soutien, par exemple au Liban on a déjà envoyé 60 tonnes d'aides humanitaires
00:05:25et 10 qui sont en chemin, cela montre bien que la France est plus qu'un simple spectateur.
00:05:30La France veut qu'il y ait une désescalade,
00:05:32veut qu'il y ait une stabilisation du conflit
00:05:34et on aimerait aussi que les choses puissent avancer dans le bon sens dans la région.
00:05:38La conséquence, Eleonore Carrois, c'est évidemment le prix du carburant pour les Français
00:05:42et d'ailleurs le gouvernement a encore tenu hier une réunion à Matignon
00:05:46et c'est adressé à la presse par l'intermédiaire de Sébastien Lecornu
00:05:49sur les aides qui sont offertes aux Français.
00:05:53Je vous propose d'écouter Maude Bréjon qui disait qu'aucune profession ne serait exclue.
00:05:59Aucune profession n'est par principe exclue du dispositif annoncé hier.
00:06:04Ce dispositif sur les gros rouleurs, il vise qui ?
00:06:07Il vise les Français les plus modestes, des cils 1 à 5, on a eu l'occasion de l'expliciter,
00:06:13des Français qui ont une voiture par définition et des Français qui sont en activité.
00:06:17Et donc voilà, chacun de nos concitoyens qui se trouve dans cette situation-là peut évidemment et y aura évidemment
00:06:27accès.
00:06:28Est-ce que c'est suffisant comme aide pour les Français ?
00:06:32Je veux dire, on est tous impactés par le prix des carburants.
00:06:35Pourquoi est-ce qu'on a segmenté les Français ?
00:06:38Certains vont être aidés, certains ne vont pas l'être.
00:06:40On est tous impactés par le prix du carburant, vous avez raison.
00:06:43On est tous impactés en France, à travers l'Europe, à travers le monde.
00:06:47Et on voit bien aujourd'hui, la principale mesure, la principale action qui avait été annoncée par le Premier ministre,
00:06:52c'était d'accélérer l'électrification.
00:06:55Parce que tant qu'on importe le gaz et le pétrole des autres...
00:06:57Madame Carroi, on demande aux Français d'acheter des voitures électriques qui commencent certes à 20 000 euros,
00:07:02mais dont le prix moyen est entre 35 et 40 000 euros, s'inédier d'un jour à l'autre.
00:07:07Non, non, déjà ce n'est pas d'un jour à l'autre.
00:07:11Ensuite, c'est une chose qui se fait de manière progressive.
00:07:13Ensuite, il y a les pompes à chaleur.
00:07:14Il n'y a pas que les voitures électriques quand on parle d'électrification.
00:07:17Mais pourquoi je parle de ça ?
00:07:18Parce qu'il y a deux choses.
00:07:19Il y a sur le long terme, réussir à être véritablement souverain.
00:07:22Ce que nous pouvons faire, contrairement à d'autres pays européens,
00:07:25notamment parce que nous avons le nucléaire,
00:07:28qui n'est pas le cas de certains de nos voisins.
00:07:30Donc nous avons cette possibilité d'être plus souverains,
00:07:32de ne pas importer les crises des autres,
00:07:34de pouvoir justement être à l'abri.
00:07:36Donc ça, c'est l'action principale.
00:07:38Et ensuite, il y a l'action sur le prix du carburant.
00:07:40Et ces aides qui ont été annoncées par la ministre Maude Bréjean,
00:07:43par le Premier ministre,
00:07:44sont des aides qui visent en premier lieu les plus fragiles,
00:07:48ceux qui en ont le plus besoin.
00:07:49Donc 20 centimes par litre pour ceux qui remplissent ces critères.
00:07:53C'est quand même 2,5 millions de personnes.
00:07:54Donc ça touche quand même un nombre important de nos concitoyens.
00:07:58Mais vous voyez, ce n'est pas comme ça.
00:08:00Si vous baissez les taxes sur le carburant,
00:08:02vous allez toucher l'ensemble des citoyens.
00:08:04Plusieurs responsables politiques demandent la baisse,
00:08:06soit de la TVA, soit des CE,
00:08:10c'est-à-dire les certificats d'énergie.
00:08:12Et là, on gagnerait entre 15 et 17 centimes.
00:08:14Sondage ce matin, CSA pour CNews,
00:08:18et le Europe 1 et le JDD.
00:08:20Êtes-vous favorable ou défavorable à une baisse des taxes et prélèvements sur le carburant
00:08:23pour faire baisser les prix à la pompe ?
00:08:25Voilà, 82% des Français sont favorables à la baisse des taxes.
00:08:29Mais ce débat, on l'a au moment du débat budgétaire.
00:08:32C'est-à-dire que lorsque vous baissez les taxes,
00:08:34je suis très favorable à la baisse des taxes en général
00:08:36et à libéraliser de toute façon notre économie,
00:08:39comme ça a d'ailleurs été fait en matière de droit du travail.
00:08:42Mais quand vous regardez et que vous demandez ce type de mesures
00:08:45prises dans l'absolu sans regarder globalement le budget de l'État,
00:08:48la question c'est où est-ce que vous baissez les dépenses publiques ?
00:08:51Il faut le faire, mais il faut le faire de manière intelligente.
00:08:54Et puis, il faut savoir comment vous le financez.
00:08:56Donc, poser une question ad hoc, sans la rentrer dans un contexte budgétaire,
00:08:59comme le font certains responsables politiques,
00:09:02c'est ne pas regarder de manière cohérente et responsable les gens qui sont censés.
00:09:06Là, on est dans un cadre d'urgence.
00:09:07Je ne sais pas si on a besoin d'un dispositif,
00:09:10ou en tout cas d'un cadre budgétaire,
00:09:12pour poser une question alors que personne n'a demandé la guerre.
00:09:15Vous êtes la première à être d'accord.
00:09:16Mais vous voyez, on parle de l'urgence.
00:09:18Moi, quand je suis arrivée à l'Assemblée nationale en 2022,
00:09:20on était dans l'urgence, on a voté le bouclier du pouvoir d'achat.
00:09:23Il faut arrêter de gérer l'urgence et se rendre souverain.
00:09:26C'est pour ça que l'électrification est essentielle.
00:09:27Ah ben, ça tombe au bon moment, si j'ose dire.
00:09:29C'est quelque chose qui était déjà en cours, mais qu'il faut encore accélérer.
00:09:32Et à un moment donné, vous ne pouvez pas régler de manière circonstancielle
00:09:36à chaque fois que vous avez une crise,
00:09:38avec des mesures qui sont finalement granulaires.
00:09:41Il faut avoir une politique beaucoup plus globale.
00:09:43Et c'est en ça que le Premier ministre a une vision et apporte quelque chose
00:09:46de beaucoup plus cohérent que les mesures qui sont proposées
00:09:50par ces hommes et ces femmes politiques.
00:09:52Justement, il y en a un responsable politique,
00:09:54et on va l'entendre, c'est Philippe Brun.
00:09:56Il était sur Sud Radio ce matin.
00:10:00Il faut baisser les taxes, dit-il.
00:10:02Le gouvernement gagne de l'argent.
00:10:04C'est-à-dire qu'à nouveau, le gouvernement est pointé du doigt
00:10:09comme celui qui gagne de l'argent.
00:10:10Je vous propose d'écouter le député socialiste, Philippe Brun.
00:10:14Moi, je suis élu d'une France qui ne peut pas vivre avec une essence
00:10:17à plus de 2 euros le litre.
00:10:18Et 2,50 euros le litre du gasoil, c'est juste impossible.
00:10:21Il faut baisser les taxes.
00:10:22On le voit bien, le gouvernement gagne de l'argent.
00:10:25Au mois de février, chiffre publié par le gouvernement hier,
00:10:27ils ont gagné 2 milliards de plus en TVA que prévu.
00:10:30Et si on regarde l'augmentation des prix
00:10:32et ce que rapporte habituellement la TVA,
00:10:34on a une cagnotte d'environ 2,5 à 3 milliards
00:10:37que pourrait se faire le gouvernement cette année.
00:10:39Qu'est-ce que vous lui répondez à Philippe Brun ?
00:10:41Déjà, quand on parle du gouvernement,
00:10:42on a l'impression que nos salaires, ils augmentent
00:10:44lorsque le prix à la pompe augmente.
00:10:45Je n'ai pas entendu ça.
00:10:47Le gouvernement bénéficie, se pointait du doigt le gouvernement.
00:10:51C'est une grande thématique dans cette émission.
00:10:53Comment est-ce que l'argent va être utilisé ?
00:10:55Exactement.
00:10:56Et c'est ça qui est important.
00:10:56Ce sont les Français.
00:10:57C'est le financement de nos politiques publiques.
00:10:59C'est le financement de notre retraite, de notre sécurité sociale.
00:11:01C'est notre modèle social qui, finalement, est en question.
00:11:05C'est pour ça que je vous dis que c'est un débat beaucoup plus global
00:11:06sur quel est le modèle social que l'on veut.
00:11:08Un débat qui aura lieu probablement au moment des présidentielles.
00:11:11Un débat qui a lieu au moment du vote du budget.
00:11:14Mais de dire aujourd'hui, parce qu'il y a cette augmentation
00:11:18que les taxes mécaniquement augmentent,
00:11:20le gouvernement serait responsable
00:11:22ou il y aurait des profiteurs ou autres.
00:11:24C'est en fait mettre une sorte de suspicion sur le gouvernement
00:11:26qui, en réalité, c'est l'argent des Français.
00:11:27L'argent qui rentre dans les cas de l'État.
00:11:28Vous êtes comme Mme Ernotte.
00:11:29Vous allez dire que vous le prenez mal, c'est ça ?
00:11:30Pas du tout, mais je dis juste que c'est important
00:11:32de faire attention à ce que l'on dit.
00:11:35Et puis surtout, le gouvernement est très attentif
00:11:37à justement lutter contre toute forme d'abus,
00:11:40contre toute forme de profiteur de guerre, entre guillemets.
00:11:43Mais à un moment donné, quand vous voyez
00:11:44à quel point les crises des autres nous impactent,
00:11:47ce qu'il faut, c'est agir sur le long terme
00:11:48pour que justement, on n'ait pas ça.
00:11:50Et de la part de responsables socialistes ou de gauche
00:11:53qui, par ailleurs, voudraient qu'on accélère
00:11:55la transition écologique et l'électrification,
00:11:58je trouve juste que le discours est parfois difficile à suivre.
00:12:00Non, mais plusieurs choses.
00:12:01La suspicion, elle a été d'abord portée
00:12:04par le gouvernement sur les pompistes.
00:12:06Excusez-moi, on sait que le prix du carburant,
00:12:09c'est quand même majoritairement des taxes.
00:12:11Et la première excuse du gouvernement
00:12:13était de dire que certains profitent
00:12:15de la hausse des prix pour s'enrichir.
00:12:18Premier point.
00:12:19Deuxième point, l'idée de cibler les aides,
00:12:22pourquoi pas ?
00:12:23Mais concrètement, je me demande
00:12:25comment ça va pouvoir se mettre en place.
00:12:28Ça ressemble à une usine à gaz.
00:12:30Sans mauvais jeu de mots, évidemment.
00:12:32Pour le coup, mais comment vous allez savoir
00:12:35qui fait combien de kilomètres, habite loin de son travail ?
00:12:38Est-ce qu'il va falloir envoyer ses factures
00:12:41justement à Bercy pour être remboursé ?
00:12:44Donc j'ai peur que ce soit un dispositif un peu lent.
00:12:46Et ensuite, même d'un point de vue
00:12:48de rationalité économique,
00:12:50on sait très bien que quand on limite les taxes,
00:12:55on évite aussi la compression de l'activité,
00:12:58la récession.
00:13:00Les gens continuent à prendre leur voiture,
00:13:02à aller au travail, il y a moins de faillites.
00:13:03Et finalement, l'État y est gagnant.
00:13:06Là, j'ai peur que si on rentre
00:13:09dans une crise économique liée à la crise du carburant,
00:13:13finalement, le budget de l'État va être très impacté,
00:13:15beaucoup plus que si vous aviez laissé les taxes.
00:13:17Moi, je suis favorable à la baisse des impôts dans notre pays.
00:13:21On a une pression fiscale qui reste très importante
00:13:23malgré les baisses qui ont eu lieu au cours des dernières années.
00:13:26Donc je ne vais pas vous dire le contraire.
00:13:27Maintenant, lorsque vous avez un budget
00:13:28et puis surtout des engagements,
00:13:30des engagements de limitation du déficit,
00:13:33parce que tout simplement,
00:13:34sinon ça vous coûte beaucoup plus cher
00:13:35d'emprunter sur les marchés,
00:13:37parce que de toute façon,
00:13:38on est en train de parler de l'argent des Français
00:13:39lorsque l'on parle de l'argent du gouvernement et de l'État.
00:13:42Je vous dis que ces débats-là,
00:13:43il faut les avoir dans un cadre général
00:13:45avec un budget général
00:13:47et pas par rapport à des mesures en réaction.
00:13:49Et c'est pour cela que je pense que...
00:13:51La crise impose des mesures d'urgence.
00:13:52Mais vous savez...
00:13:53Et d'autre part, encore une fois,
00:13:54sur le plan budgétaire,
00:13:55est-ce que vous ne croyez pas
00:13:56que si l'activité se comprime,
00:13:59ça va être beaucoup plus lourd
00:14:01pour les conséquences pour le budget de l'État
00:14:03que de moduler les taxes ?
00:14:05Ce qui est important,
00:14:05c'est de vérifier
00:14:06que les répercussions justement de la crise
00:14:09se font ressentir à la pompe à essence.
00:14:11Lorsque vous avez le détroit d'Hormuz
00:14:13qui est réouvert,
00:14:14vous avez tout de suite un impact
00:14:15sur le prix des carburants.
00:14:16Il faut que ça,
00:14:17ça se ressente dans le portefeuille des Français.
00:14:19On peut les compter sur les doigts de la main,
00:14:20les bateaux qui sont passés dans le détroit d'Hormuz.
00:14:22Mais vous avez vu les cours du pétrole...
00:14:25Là, ça remonte.
00:14:26Ça fait du yo-yo en permanence.
00:14:27Mais enfin, on est toujours aux alentours des 100 dollars.
00:14:29La moyenne, c'est...
00:14:30Quand tout va bien, c'est 60.
00:14:32À un moment donné,
00:14:33lorsque vous avez une baisse,
00:14:34il faut que cette baisse,
00:14:35elle se ressente sur les consommateurs.
00:14:37Donc lorsque vous êtes en train de...
00:14:38Vous parlez de suspicion par rapport aux pompistes.
00:14:40Bah oui, là, c'est ce que vous faites.
00:14:42Exactement ce que vous faites.
00:14:43Lorsque vous vérifiez que, justement, c'est le cas
00:14:45et que les Français ne sont pas pénalisés,
00:14:47c'est d'assurer qu'il n'y ait pas d'abus.
00:14:49D'une part, cette crise pourrait durer.
00:14:51D'autre part, vous savez très bien
00:14:52que quand les prix baissent,
00:14:53il faut à peu près 15 jours
00:14:54parce que les pompistes ont déjà acheté du carburant.
00:14:58Donc là encore, j'ai l'impression
00:15:00que vous balancez la patate chaude,
00:15:03si vous voulez,
00:15:05aux distributeurs
00:15:05alors qu'il n'est pas responsable.
00:15:07Vous n'avez pas répondu à la question
00:15:08sur comment concrètement
00:15:10les gens vont pouvoir bénéficier des aides.
00:15:12Bien ça, je vous propose de poser la question
00:15:14au ministre qui est en charge de ce dossier,
00:15:16de m'interroger plutôt sur notre politique étrangère,
00:15:18mais sur le fait de pouvoir permettre
00:15:20d'aider 2,5 millions de personnes
00:15:22qui sont les plus vulnérables
00:15:24et qui ont besoin de prendre leur voiture
00:15:25justement pour prendre en compte cette situation.
00:15:27On est tous d'accord là-dessus.
00:15:28Tout le monde a une vision.
00:15:29Je dis juste comment ?
00:15:30Comment c'est 2 millions ?
00:15:31On posera la question à Maud Bréjon
00:15:33qui est la ministre de l'Energie.
00:15:35En tout cas,
00:15:36elle aimerait bien savoir
00:15:36comment elles vont pouvoir bénéficier.
00:15:38En tout cas,
00:15:39il y a une aide qui est proposée.
00:15:40Il y a deux semaines,
00:15:40on nous reprochait de ne pas avoir d'aide.
00:15:42Il y a à un moment donné
00:15:43une prise en compte
00:15:44de cette situation exceptionnelle
00:15:45mais une volonté surtout
00:15:46de nous rendre souverains et indépendants.
00:15:48Et ça, c'est d'avoir une vision.
00:15:49En tout cas, voilà,
00:15:50un représentant des automobilistes,
00:15:52Fabrice Gautrefroy, bonjour.
00:15:53Merci d'être sur le plateau de CNews
00:15:54Experts Mobilité Environnement
00:15:55pour 40 millions d'automobilistes.
00:15:57C'est vrai que c'est assez difficile à comprendre.
00:15:59Est-ce que vous,
00:15:59vous êtes sur le verre à moitié vide
00:16:01ou à moitié plein ?
00:16:02Le gouvernement essaye tant bien que mal
00:16:04quand même d'aider les automobilistes
00:16:06ou est-ce que vous dites
00:16:07qu'on pourrait tout simplement
00:16:09baisser les taxes ?
00:16:10C'est ce que vous attendez
00:16:11comme d'autres mouvements ?
00:16:12Je vais remonter sur la phrase
00:16:13tant bien que mal,
00:16:14c'est exactement le cas.
00:16:15C'est là où on est dans une crise
00:16:17qui est majeure au niveau du carburant.
00:16:19Aujourd'hui,
00:16:20tous les automobilistes sont touchés
00:16:21mais même au-delà.
00:16:22Parce qu'en fait,
00:16:23c'est l'économie qui est touchée.
00:16:24Parce qu'aujourd'hui,
00:16:25le diesel,
00:16:25c'est le carburant de l'économie.
00:16:27Aujourd'hui,
00:16:27le transport,
00:16:28tout ça est fait par le diesel.
00:16:30Donc effectivement,
00:16:31aujourd'hui,
00:16:31tous les automobiles sont touchés
00:16:33et puis là,
00:16:33on sélectionne un tel ou un tel.
00:16:35On leur dit
00:16:36on va aider telle partie économique,
00:16:38c'est-à-dire les agriculteurs,
00:16:41le transport.
00:16:42On oublie toutes les petites sociétés
00:16:44qui font de la logistique,
00:16:45par exemple,
00:16:46qui travaillent au quotidien
00:16:47avec des livreurs,
00:16:48les commerciaux,
00:16:49les automobilistes,
00:16:50les retraités,
00:16:51les étudiants,
00:16:52les automobilistes,
00:16:53avec les effets de seuil,
00:16:54parce que vous voulez aider
00:16:54les plus précaires,
00:16:55mais avec les effets de seuil,
00:16:56il y a plein d'automobilistes
00:16:57qui ont une complexité
00:16:58au niveau du carburant.
00:16:59Aujourd'hui,
00:17:00on ne va pas les aider.
00:17:01Aujourd'hui,
00:17:01ce n'est plus possible.
00:17:02En plus,
00:17:03les Français ont pris conscience
00:17:04d'une chose,
00:17:04c'est qu'aujourd'hui,
00:17:05il y a plus de taxes
00:17:06que de produits et de services.
00:17:07Aujourd'hui,
00:17:08quand on fait le plein du carburant,
00:17:10on fait d'abord un plein de taxes
00:17:11et après,
00:17:12un plein de carburant.
00:17:1360% ?
00:17:14Entre 55 et 60%.
00:17:16Vous vous rendez compte ?
00:17:16Donc c'est vrai
00:17:17que c'est extrêmement compliqué
00:17:18ça à comprendre
00:17:19pour les automobilistes.
00:17:20Donc il y a un moment,
00:17:21ça devient extrêmement difficile
00:17:23et il faut vraiment
00:17:24trouver une solution
00:17:25pour tout le monde.
00:17:26On ne peut pas sélectionner
00:17:27parce que quand on sélectionne,
00:17:29finalement,
00:17:31il y a des gens
00:17:31qui ne sont pas concernés
00:17:33et c'est vraiment un problème
00:17:34pour tout le monde
00:17:34et pas uniquement
00:17:35pour une partie
00:17:36des emplois
00:17:37ou des automobilistes.
00:17:39Hélène Orcarrois.
00:17:40Moi,
00:17:41j'entends parfaitement
00:17:41ce que vous dites
00:17:42et puis surtout,
00:17:43j'entends...
00:17:43Mais je ne baisserai pas les taxes.
00:17:44Non, mais ce n'est pas...
00:17:44Déjà, ce n'est pas...
00:17:46Non, mais ce n'est pas vous.
00:17:47On est quand même
00:17:47une représentante du Québec.
00:17:48Donc moi,
00:17:49je peux vous dire
00:17:49ce qu'on fait très concrètement
00:17:50pour faire en sorte
00:17:51que l'impact de ces crises
00:17:53soit le moins fort possible
00:17:55sur nos concitoyens.
00:17:57Ce que la France fait,
00:17:58comment elle est mobilisée
00:17:59à l'international ?
00:17:59Justement,
00:18:00on parlait de cette coalition
00:18:01avec 49 pays,
00:18:02on parlait de ce qui se passe
00:18:03à Londres
00:18:03pour faire en sorte,
00:18:04tout simplement,
00:18:04que le commerce international
00:18:06et la liberté de navigation
00:18:08puissent reprendre.
00:18:08Parce qu'encore une fois,
00:18:09on n'est pas à l'origine
00:18:10de cette crise
00:18:10mais on voit bien
00:18:11l'impact qu'elle a.
00:18:12Donc tous ceux
00:18:12qui sont tentés
00:18:12par un repli sur soi,
00:18:14par finalement des solutions
00:18:15qui seraient des solutions
00:18:15temporaires,
00:18:16oublient qu'on est aussi
00:18:17à la merci
00:18:18de ces flux internationaux
00:18:21et que notre rôle aussi
00:18:22comme puissance d'équilibre,
00:18:24comme puissance à l'international,
00:18:25c'est de faire en sorte
00:18:26que la navigation
00:18:26puisse reprendre.
00:18:27Maintenant,
00:18:28la seule solution pérenne
00:18:29sur le long terme,
00:18:30et je comprends
00:18:30que ce soit cher
00:18:31d'acheter une voiture électrique
00:18:32aujourd'hui
00:18:33et je comprends
00:18:33que ce ne soit pas
00:18:34une solution
00:18:34qu'on puisse faire
00:18:35en claquant des doigts,
00:18:36mais la seule solution pérenne,
00:18:37c'est d'utiliser
00:18:38les atouts que nous avons.
00:18:39Nous, on n'a pas de gaz,
00:18:40on n'a pas d'essence,
00:18:42de pétrole,
00:18:43mais on a la possibilité
00:18:44de produire massivement
00:18:46de l'électricité
00:18:47et c'est ce que nous devons faire.
00:18:49Ça, c'est une question.
00:18:50Aujourd'hui,
00:18:50c'est 40 milliards
00:18:51à peu près les recettes
00:18:52fiscales,
00:18:5343 milliards
00:18:54sur le carburant,
00:18:55le jour où effectivement
00:18:56tout le monde roule en électrique.
00:18:57Que va faire le gouvernement ?
00:18:58Puisqu'il va falloir
00:18:59remplacer ces 43 milliards,
00:19:01on va augmenter
00:19:02le prix de l'électricité.
00:19:04Aujourd'hui,
00:19:05ça va être binaire.
00:19:07Sur quel plan est-ce qu'on se place ?
00:19:08Est-ce qu'on se place
00:19:08sur un débat budgétaire global
00:19:10auquel cas parlons
00:19:11du coût des retraites,
00:19:12parlons du coût de la dette,
00:19:13parlons de l'aide au développement.
00:19:15Eléonore Carrois
00:19:16qui coûte combien ?
00:19:1614 milliards
00:19:17chaque année
00:19:18à l'État ?
00:19:19L'aide au développement,
00:19:20le budget a baissé considérablement
00:19:22au cours des deux dernières années.
00:19:23C'est moins de 1%
00:19:24du budget de l'État
00:19:24et c'est l'influence,
00:19:27c'est autour de 0,6%.
00:19:29Non mais je ne parle pas
00:19:29en pourcentage.
00:19:30Combien de milliards ?
00:19:31Moi, j'ai les chiffres de 2023,
00:19:32on était à 14 milliards.
00:19:33Vous me dites ça à baissé,
00:19:34donc on est quoi ?
00:19:3510 milliards ?
00:19:35Le budget du ministère
00:19:36c'est 3,7 milliards.
00:19:371,8 milliard sur les projets,
00:19:40tout ce qui est
00:19:42Agences françaises du développement
00:19:43et 1,8 milliard sur
00:19:45ce qui est notre contribution
00:19:47volontaire aux organisations
00:19:47internationales.
00:19:48Admettons que c'est 3,5 milliards.
00:19:503,5 milliards,
00:19:50c'est quand même une somme d'argent.
00:19:51Pourquoi est-ce qu'on n'utilise pas
00:19:52ces 3,5 milliards de l'aide au développement
00:19:54où vous allez...
00:19:55Qu'est-ce que vous faites par exemple ?
00:19:57Vous faites des routes en Afrique ?
00:19:58Parce que c'est...
00:19:59En fait, je pense que ça fait partie
00:20:02de l'argent du contribuable
00:20:04le mieux dépensé.
00:20:04Ça permet d'avoir de l'influence,
00:20:06ça permet à des entreprises françaises
00:20:07de créer des emplois en France
00:20:09comme à l'international,
00:20:10que ce soit d'ailleurs des PME
00:20:11comme des grands groupes.
00:20:12Quand vous avez une entreprise
00:20:14de BTP française
00:20:15qui remporte un grand marché,
00:20:17c'est des emplois français,
00:20:18ici et là-bas.
00:20:20Lorsque vous avez...
00:20:20Oui, mais il y a de l'argent public
00:20:21aussi qui y va,
00:20:22quand on donne 28 ou 29 millions
00:20:24pour refaire les routes...
00:20:26Déjà, à 80% c'est du prêt en réalité
00:20:28qui est remboursé,
00:20:29qui est remboursé avec des intérêts.
00:20:31Donc quand vous regardez
00:20:31le budget de l'Agence française
00:20:33de développement,
00:20:34elle est bénéficiaire...
00:20:35Mais c'est toujours remboursé ?
00:20:35C'est toujours remboursé ?
00:20:36C'est toujours remboursé,
00:20:37en tout cas,
00:20:38c'est remboursé dans les prêts
00:20:39qui sont donnés aujourd'hui
00:20:40avec les garanties.
00:20:41Et l'idée,
00:20:42c'est d'avoir de l'impact.
00:20:43Moi, je suis d'accord avec vous
00:20:44sur le fait qu'il faut contrôler
00:20:45chaque euro qui est dépensé.
00:20:47Ah oui.
00:20:47Mais il faut...
00:20:48Oui, chaque euro qui est dépensé.
00:20:49Mais c'est précisément ce qu'on fait.
00:20:51Et si vous n'êtes pas
00:20:52dans l'investissement
00:20:53en matière de développement,
00:20:54vous n'avez aussi pas d'influence.
00:20:56C'est des marchés
00:20:56pour les entreprises
00:20:57que l'on n'a pas,
00:20:58qui sont finalement raflés
00:21:00par d'autres pays.
00:21:01Et ce n'est pas un hasard
00:21:02si lorsque nous,
00:21:03on se retire,
00:21:04d'autres pays comme la Chine,
00:21:05comme la Turquie,
00:21:06comme d'autres pays européens
00:21:07vont directement se placer
00:21:09sur ces marchés-là
00:21:10parce que c'est des opportunités
00:21:11pour les Français.
00:21:12En fait, c'est protéger les Français
00:21:14que d'investir dans le développement.
00:21:15Elodie Huchard
00:21:16du service politique de CNews
00:21:17nous a rejoint.
00:21:17Ça, c'est une question fil rouge
00:21:20que je fais aujourd'hui
00:21:21dans Midi News.
00:21:21C'est comment est-ce qu'on dépense
00:21:23l'argent des Français ?
00:21:24Ça va être le cas également
00:21:24tout à l'heure
00:21:25quand on parlera du rapport
00:21:26à l'oncle
00:21:27sur l'audiovisuel public.
00:21:29Comment est-ce que les Français
00:21:32perçoivent le gouvernement
00:21:33et comment est-ce que cet argent
00:21:35est utilisé pour différentes choses ?
00:21:36Pardonnez-moi,
00:21:37mais dans l'aide au développement,
00:21:38je crois savoir
00:21:39qu'on donne également
00:21:403 millions pour la recherche
00:21:43du coléoptère à Madagascar
00:21:45ou quelque chose comme ça.
00:21:4860% des maladies transmissibles
00:21:50de l'homme
00:21:50sont des zoonoses.
00:21:51Dans tout ce qui est
00:21:52la recherche médicale,
00:21:53dans tout ce qui est
00:21:54la santé globale
00:21:56de manière générale,
00:21:57la recherche aussi
00:21:58sur l'environnement,
00:21:59ça a un impact
00:21:59potentiellement sur notre santé.
00:22:01Donc aujourd'hui,
00:22:02vraiment,
00:22:02il faut changer de logiciel.
00:22:03Je sais que c'est difficile
00:22:04et je sais que beaucoup
00:22:04d'hommes et de femmes politiques
00:22:06utilisent ça comme un levier
00:22:07en disant
00:22:08on dépense trop.
00:22:08Je vous dis,
00:22:09c'est vraiment,
00:22:09c'est bien moins que 1%
00:22:11du budget de l'État
00:22:11et ça nous permet
00:22:12d'avoir une influence,
00:22:13ça permet de nous protéger
00:22:13contre les pandémies,
00:22:14ça nous permet aussi
00:22:15de lutter contre le narcotrafic
00:22:16parce que oui,
00:22:17l'investissement dans le développement
00:22:18c'est aussi la lutte
00:22:19contre le narcotrafic,
00:22:20c'est des coopérations
00:22:21en matière militaire,
00:22:22c'est des coopérations
00:22:23en matière de défense.
00:22:24Avec 3 milliards et demi,
00:22:25vous faites tout ça ?
00:22:26Avec 3 milliards et demi,
00:22:27vous voyez l'effet de levier
00:22:28qu'on a en réalité ?
00:22:29Ce qui est intéressant
00:22:31sur comment les Français
00:22:32perçoivent tout ça,
00:22:33c'est que pendant de nombreuses années
00:22:35toutes ces dépenses
00:22:36ou ces investissements,
00:22:37ils ont existé
00:22:39et tant qu'on ne parlait pas
00:22:40autant de la dette
00:22:40et qu'on ne demandait pas
00:22:41aux Français
00:22:42de faire des efforts,
00:22:43finalement que de l'argent
00:22:44soit utilisé
00:22:45d'une quelconque manière,
00:22:47les Français s'en moquaient
00:22:48un petit peu.
00:22:48Aujourd'hui,
00:22:49on voit bien que les Français
00:22:50commencent à devenir
00:22:51beaucoup plus des experts aussi,
00:22:53experts évidemment,
00:22:54je mets ça entre guillemets,
00:22:54mais de l'économie
00:22:55parce qu'aujourd'hui,
00:22:56les Français regardent
00:22:57beaucoup plus comment est
00:22:59utilisé leur argent
00:23:00typiquement quand on parle
00:23:01de l'aide ou du développement
00:23:03ou l'audiovisuel public.
00:23:04Il y a quelques années,
00:23:04ça ne faisait pas du tout polémique.
00:23:06Merci beaucoup,
00:23:06Eléonore Carrois,
00:23:07d'avoir été l'invité
00:23:08de Midi News.
00:23:09Dans un instant,
00:23:10on parle également
00:23:10de l'argent public
00:23:11et puis cette petite phrase
00:23:13de Sébastien Lecornu.
00:23:14Écoutez.
00:23:16Sur ces 170 millions d'euros,
00:23:17de mémoire,
00:23:18Monsieur le ministre,
00:23:1880 millions d'euros
00:23:19vont pour l'État
00:23:20et tout le reste
00:23:21va pour la sécurité sociale
00:23:22et pour les collectivités locales.
00:23:23Donc là aussi,
00:23:24on a encore essuyé
00:23:25un débat bien français
00:23:26dont nous avons le secret.
00:23:29Dans un instant,
00:23:30nous parlerons
00:23:31de l'électrification.
00:23:32Cher au président de la République,
00:23:34sachez également
00:23:34qu'à 14h,
00:23:35France-Olivier Gisbert
00:23:36nous rejoint pour son livre
00:23:38« La France est-elle
00:23:40un pays communiste ? »
00:23:41Et d'abord,
00:23:41les dernières informations
00:23:42de Somaïa Labidi.
00:23:43Et à la une de l'actualité,
00:23:45Pierre Laguerre,
00:23:46de communication reprend
00:23:47de plus belles illustrations
00:23:48avec ces images
00:23:49tournées hier soir
00:23:50à Téhéran
00:23:51d'un défilé
00:23:52organisé par le régime
00:23:54avec un missile balistique
00:23:55au milieu d'une foule
00:23:56dans ses compacts,
00:23:57lançant des appels
00:23:58à la mort de l'Amérique,
00:23:59mais aussi à raser
00:24:01la vive.
00:24:03Plombé par son taux,
00:24:04le livret a connaît
00:24:05son pire mois de mars.
00:24:06Les épargnants freinés
00:24:07par un taux
00:24:07abaissé
00:24:08à 1,5%
00:24:11en février
00:24:11ont de nouveau
00:24:12boudé ce produit
00:24:13le mois dernier
00:24:14en retirant
00:24:15490 millions d'euros
00:24:16de plus
00:24:17qu'ils n'en ont déposé.
00:24:19Et puis,
00:24:19une enquête ouverte
00:24:20après des jets de pierre
00:24:21contre une école juive
00:24:22en Alsace,
00:24:23l'incident survenu lundi
00:24:24a impliqué un groupe de jeunes
00:24:26qui ont également visé
00:24:27le domicile de personnes
00:24:28de confession juive
00:24:29atteignant notamment
00:24:31un enfant de 10 ans.
00:24:32Merci Somaïa
00:24:33tout à l'heure
00:24:34pour d'autres informations.
00:24:35Nous sommes toujours
00:24:36avec Elodie Huchard,
00:24:38Sabrina Medjeber,
00:24:39Fabrice Godefroy
00:24:40de 40 millions d'automobilistes
00:24:41et Alexandre Devecchio.
00:24:43On va parler
00:24:44de ce déplacement
00:24:45sur l'électrification
00:24:47d'Emmanuel Macron
00:24:48à Echassière
00:24:49dans l'Allier.
00:24:50Dunia Tengour
00:24:50est sur place
00:24:51avec Antoine Durand,
00:24:53le président de la République
00:24:54qui tient à discours
00:24:55en ce moment.
00:24:56Dunia.
00:25:01Oui.
00:25:02C'est une visite placée
00:25:03sous le signe
00:25:04de la souveraineté
00:25:06industrielle et agricole
00:25:07mais aussi
00:25:08de la simplification
00:25:09ici dans l'Allier
00:25:10avec ce matin
00:25:11ce conseil des ministres
00:25:13délocalisé à Montluçon
00:25:14voulu par le président
00:25:16un acte rare
00:25:16nous dit-on
00:25:17du côté de l'Elysée
00:25:18et en prime
00:25:19un bain de foule.
00:25:20En une seule journée
00:25:21Emmanuel Macron
00:25:21accompagné de ses ministres
00:25:23cherche à montrer
00:25:24concrètement
00:25:24sa stratégie
00:25:26ce qu'il appelle
00:25:26la méthode Notre-Dame
00:25:28autrement dit
00:25:28relancer l'industrie
00:25:30mettre un coup d'accélérateur
00:25:31et surtout
00:25:32simplifier les règles.
00:25:34Au programme également
00:25:34cette visite du site
00:25:35d'Imeris à Echassière
00:25:37un projet minier stratégique
00:25:39autour du lithium
00:25:40métal clé
00:25:41pour les batteries
00:25:42un déplacement
00:25:42pour privilégier
00:25:44donc la production
00:25:45française
00:25:45et montrer aussi
00:25:46que le gouvernement
00:25:47est encore dans l'action
00:25:48et sur le terrain
00:25:49pour répondre aux attentes
00:25:50des entreprises françaises.
00:25:51Merci beaucoup
00:25:52Donia Tengour
00:25:54avec Antoine Durand
00:25:55à Echassière
00:25:56dans l'Allier
00:25:57Julia Ferrant
00:25:58nous a rejoints.
00:25:59Julia, en quoi consiste
00:26:00justement ce plan
00:26:01d'électrification ?
00:26:02Eh bien Pierre,
00:26:03le gouvernement
00:26:04veut réduire sa dépendance
00:26:05au gaz
00:26:06et au pétrole.
00:26:07L'objectif
00:26:07c'est de passer
00:26:08de 60%
00:26:10d'énergie fossile
00:26:11dans la consommation
00:26:12totale française
00:26:13à 40%
00:26:14d'ici 2030
00:26:16puis 29%
00:26:17en 2035.
00:26:19Alors sont concernés
00:26:20le secteur
00:26:21des transports
00:26:22du logement
00:26:22mais aussi
00:26:22du bâtiment
00:26:24alors il y a
00:26:24plusieurs grands volets
00:26:26de ce plan
00:26:26d'électrification
00:26:27dans les logements.
00:26:29Le gouvernement
00:26:29pousse vers la fin
00:26:31des chaudières à gaz.
00:26:32Voilà, c'est terminé
00:26:33les chaudières à gaz
00:26:33grosse croix
00:26:34et maintenant
00:26:35c'est la montée
00:26:35en puissance
00:26:36des pompes à chaleur.
00:26:38L'objectif
00:26:38c'est de faire baisser
00:26:39les coûts du chauffage
00:26:41des ménages français.
00:26:42Dans le neuf
00:26:43d'ici la fin d'année
00:26:44il ne sera plus possible
00:26:46d'installer
00:26:46des chaudières à gaz.
00:26:472 millions
00:26:48de logements sociaux
00:26:49devront sortir
00:26:50du gaz
00:26:51d'ici 2050
00:26:51c'est-à-dire
00:26:52les personnes
00:26:53les plus exposées
00:26:54à la hausse
00:26:54des prix du gaz
00:26:55et puis
00:26:55chez les particuliers
00:26:57des aides publiques
00:26:58aideront
00:26:58au remplacement
00:26:59des chaudières à gaz
00:27:00par des pompes à chaleur.
00:27:02Alors concrètement
00:27:02le montant
00:27:03de ce leasing social
00:27:04pourrait aller
00:27:05jusqu'à
00:27:062000 euros
00:27:07d'aide
00:27:07pour garantir
00:27:10l'amortissement
00:27:10en 3 ans
00:27:11de la pompe à chaleur
00:27:13pour un coût
00:27:14estimé à
00:27:14200 millions
00:27:15d'euros
00:27:16d'ici 2030.
00:27:19Concernant la voiture
00:27:20les transports
00:27:21puisqu'on a quand même
00:27:22beaucoup parlé
00:27:22des carburants
00:27:23qu'en est-il ?
00:27:24Et bien là aussi
00:27:25c'est le retour
00:27:25de la méthode
00:27:26du leasing social
00:27:27pour permettre
00:27:27aux ménages
00:27:27les plus modestes
00:27:28d'acquérir
00:27:29un véhicule électrique
00:27:30alors ce dispositif
00:27:31il doit reprendre
00:27:33au mois de juin
00:27:34avec 50 000 véhicules électriques
00:27:38subventionnés
00:27:39supplémentaires
00:27:40pour les français
00:27:40qui gagnent moins
00:27:41de 2200 euros
00:27:42par mois
00:27:43soit un ménage
00:27:45sur deux
00:27:45ils auront
00:27:46un reste à charge
00:27:46compris entre 100
00:27:48et 200 euros
00:27:49par mois
00:27:49selon la ministre
00:27:50Maude Brejon
00:27:51et notamment
00:27:52avec un nouveau dispositif
00:27:53pour les gros rouleurs
00:27:55des classes moyennes
00:27:56sont concernés
00:27:57les aides à domicile
00:27:58les infirmières
00:27:59les aides-soignants
00:28:00les artisans
00:28:01les salariés
00:28:02et le plan
00:28:03le plan d'électrification
00:28:04fixe l'objectif
00:28:05que deux voitures
00:28:079 sur 3
00:28:08soient électriques
00:28:09d'ici 2030
00:28:10avec un calcul
00:28:10très simple
00:28:11du gouvernement
00:28:12qu'un trajet
00:28:13de 100 km
00:28:14coûte en moyenne
00:28:1511 euros
00:28:16avec un véhicule
00:28:18avec un véhicule
00:28:20pardon
00:28:20roulant
00:28:20au diesel
00:28:21contre 3 euros
00:28:23en moyenne
00:28:23pour un véhicule électrique
00:28:25et enfin
00:28:25le plan d'électrification
00:28:27n'oublie pas
00:28:27le secteur industriel
00:28:29le gouvernement prévoit
00:28:30pour les PME
00:28:31des dispositifs
00:28:32dédiés aux véhicules
00:28:34utilitaires
00:28:34et aux poids lourds
00:28:35jusqu'à 100 000 euros
00:28:37par véhicule
00:28:38les artisans
00:28:39et commerçants
00:28:40sont eux aussi concernés
00:28:41avec l'électrification
00:28:42de leurs outils de travail
00:28:44comme les fours
00:28:45les rôtisseries
00:28:45mais aussi
00:28:46ceux des pêcheurs
00:28:47des agriculteurs
00:28:48ou de la filière
00:28:49des travaux publics
00:28:50pour ce faire
00:28:51Sébastien Lecornu
00:28:52veut doubler
00:28:53le soutien
00:28:54à cette transition
00:28:54d'ici 2030
00:28:55qui passera
00:28:56de 5,5
00:28:57à 10 milliards
00:28:58d'euros par an
00:28:58Merci beaucoup Julia Ferrand
00:29:00pour ce point
00:29:01très complet
00:29:02au-delà de
00:29:03j'allais dire
00:29:04on verra
00:29:05avec Fabrice Godefroy
00:29:06sur les mesures
00:29:07mesure par mesure
00:29:07notamment sur le leasing social
00:29:09j'ai l'impression
00:29:10qu'avec Emmanuel Macron
00:29:11mais c'est comme ça
00:29:11depuis 10 ans
00:29:12c'est que tout de suite
00:29:13c'est un énorme
00:29:15c'est les grands travaux
00:29:16d'Hercule
00:29:16c'est un énorme plan pharaonique
00:29:18et c'est s'inédit
00:29:19c'est-à-dire
00:29:19tout d'un coup
00:29:19on mobilise
00:29:20toute une filière
00:29:21on transforme tout
00:29:22avec quel argent
00:29:23on ne sait pas
00:29:23on va le trouver
00:29:24mais en tout cas
00:29:24c'est tout de suite
00:29:27des grands projets
00:29:28Oui des grands projets
00:29:29mais le problème
00:29:31vous le disiez
00:29:31ça n'est pas la première fois
00:29:32et on a vu aussi
00:29:33parfois des grands projets
00:29:35qui se finissaient
00:29:36un peu en reculade
00:29:37c'est-à-dire que
00:29:38ce plan d'électrification
00:29:39vient d'avoir
00:29:40des chiffres
00:29:41des dates
00:29:41des échéances
00:29:42pourquoi pas
00:29:43la question est
00:29:43est-ce qu'elles vont être tenues
00:29:45d'autant plus
00:29:45qu'elles vont engager
00:29:46plutôt les gouvernements
00:29:47et le président
00:29:48qui viendra
00:29:49quand Emmanuel Macron
00:29:50parle de la méthode
00:29:52Notre-Dame
00:29:52alors il ne faut juste
00:29:53pas oublier quand même
00:29:54que sur Notre-Dame
00:29:55notamment sur les normes
00:29:56on avait un petit peu
00:29:57lâché du lest
00:29:58ce qui ne sera pas le cas
00:29:59précisément
00:30:00donc la comparaison
00:30:01déjà ne peut pas se faire
00:30:02et la question
00:30:03c'est qu'à chaque fois
00:30:04on a des idées
00:30:05le nucléaire
00:30:06on n'en veut plus
00:30:06finalement si
00:30:07aujourd'hui c'est l'électrique
00:30:08mais ça ne fait pas
00:30:09une politique cohérente
00:30:11et il y a aussi
00:30:11au milieu de tout ça
00:30:12la question de la souveraineté
00:30:13on parlait de la volonté
00:30:14notamment du gouvernement
00:30:16d'engager les français
00:30:17à aller vers des pompes
00:30:18à chaleur
00:30:19pourquoi pas
00:30:19le problème c'est que
00:30:20les entreprises de pompes
00:30:21à chaleur
00:30:22il y en avait
00:30:22et jusqu'à il n'y a pas
00:30:23si longtemps que ça
00:30:23qui étaient françaises
00:30:25aujourd'hui
00:30:25elles ont toutes été
00:30:26rachetées par l'étranger
00:30:27donc quand en plus
00:30:28on dit que sur l'énergie
00:30:29on va aller vers une politique
00:30:30où on est souverain
00:30:31en réalité
00:30:32on n'en est pas si certain
00:30:33Sabrine Amé-Jéber
00:30:34comment est-ce que vous voyez
00:30:35Je suis tellement d'accord
00:30:35avec ce que vient de dire Elodie
00:30:36cet objectif de réindustrialisation
00:30:39elle fait consensus
00:30:40cette perspective holistique
00:30:42de revenir vers une souveraineté
00:30:45industrielle
00:30:46avec tous les atouts
00:30:46que nous avons en France
00:30:48c'est évidemment
00:30:49une raison
00:30:50de ne pas objecter
00:30:52à la volonté
00:30:53du président de la République
00:30:54mais il me semble
00:30:54qu'il se travaille un peu tard
00:30:56qu'il avait 9 ans
00:30:57justement pour planifier
00:30:58nous avons un haut commissariat
00:31:00au plan
00:31:01Il a dit qu'il ne voulait surtout pas
00:31:02être un roi fainéant
00:31:03dans son deuxième mandat
00:31:04là pour le coup
00:31:05à un an de la fin
00:31:07de son dernier mandat
00:31:08c'est vrai que ça peut paraître
00:31:10un peu disruptif
00:31:11Surtout lorsqu'il parle
00:31:12de Notre-Dame
00:31:13effectivement
00:31:14il y a une loi spéciale
00:31:15de simplification
00:31:16pour échapper
00:31:16à cette fameuse
00:31:19bureaucratisation
00:31:19qui asphyxie
00:31:20les entreprises
00:31:21mais je rappelle aussi
00:31:22que la plupart des deniers
00:31:23étaient privés
00:31:23pour Notre-Dame
00:31:24et non pas publics
00:31:25c'est aussi un détail
00:31:26qui a son importance
00:31:28il me semble
00:31:29en tout cas
00:31:30que ce grand plan
00:31:32de réindustrialisation
00:31:33doit passer évidemment
00:31:34par une réduction drastique
00:31:36de la dépense publique
00:31:38une révision des charges
00:31:39qui pèse sur les patrons
00:31:41puisque sans
00:31:43cette pression fiscale
00:31:45les patrons pourraient
00:31:45évidemment employer davantage
00:31:47et donc créer
00:31:48de la croissance
00:31:49par la consommation
00:31:51or nous sommes
00:31:52dans un état
00:31:53et c'est Jérôme Fourquet
00:31:54qui l'a très bien montré
00:31:55un état qui est passé
00:31:57justement
00:31:58de la production
00:31:59au serviciel
00:32:00depuis 92
00:32:01d'ailleurs il fait ce parallèle
00:32:02entre la fermeture
00:32:03de Renault
00:32:04à Boulogne-Billancourt
00:32:05et l'ouverture
00:32:064 ans plus tard
00:32:07en 96
00:32:08de Rodisney
00:32:10donc il y a aussi
00:32:11une conception
00:32:12aujourd'hui
00:32:13de la gestion
00:32:14des deniers
00:32:15qui ne correspond pas
00:32:16du tout
00:32:16à la réalité
00:32:17que les Français
00:32:18de surcroît
00:32:19en période de crise
00:32:20alors moi j'entends
00:32:21ce que disait
00:32:21la ministre à côté
00:32:22c'est très bien
00:32:23en effet
00:32:23d'avoir ces perspectives-là
00:32:25et Léonore Carrois
00:32:26qui était l'invité
00:32:27de Midi News
00:32:27ces perspectives holistiques
00:32:28ce ciblage sectoriel
00:32:30des consommateurs
00:32:32les plus
00:32:32finalement
00:32:33les plus
00:32:34ciblés
00:32:35les plus
00:32:36concernés
00:32:37par la hausse
00:32:39du prix
00:32:39du pétrole
00:32:40mais c'est en réalité
00:32:41toute une politique
00:32:42budgétaire
00:32:43qu'il faudrait revoir
00:32:44c'est une réduction
00:32:45drastique
00:32:46des dépenses
00:32:46sociales
00:32:47et c'est évidemment
00:32:49les économies
00:32:50que nous pourrions faire
00:32:51sachant quand même
00:32:52que notre premier
00:32:52poste
00:32:53aujourd'hui
00:32:54de dépenses
00:32:54c'est le remboursement
00:32:55de la dette
00:32:56à 70 milliards
00:32:571700 milliards
00:32:58de dépenses publiques
00:33:00annuelles
00:33:001000 milliards
00:33:02quand on prend
00:33:03les retraites
00:33:03et les aides sociales
00:33:04tout à fait
00:33:04et David Amiel
00:33:05le ministre des comptes
00:33:06publics
00:33:07n'a pas l'air
00:33:08pardon
00:33:08enjoué
00:33:09nous sommes dans
00:33:09un contexte de guerre
00:33:10dans l'incertitude
00:33:12de cette fin de guerre
00:33:13en tout cas
00:33:14dans toute cette guerre
00:33:15et ça ne va malheureusement
00:33:16qu'augmenter
00:33:17d'ici 2030
00:33:18donc comment aujourd'hui
00:33:19redistribuer de l'argent
00:33:20sachant que nous avons
00:33:21une dette qui est écrasante
00:33:23des intérêts de la dette
00:33:24qui sont le premier poste
00:33:25On va y venir
00:33:26et je vais vous faire écouter
00:33:27tout à l'heure
00:33:28dans quelques instants
00:33:29ce que disait
00:33:31Sébastien Lecornu
00:33:32dans les annonces
00:33:33hier à Matignon
00:33:34cette petite phrase
00:33:35sur 170 millions
00:33:37bon bah écoutez
00:33:37de toute façon
00:33:38on a déjà avalé
00:33:39la moitié
00:33:39c'était quand même
00:33:40je remarque
00:33:42que les médias
00:33:42n'ont pas beaucoup
00:33:42insisté sur cette phrase
00:33:44qui moi personnellement
00:33:45surtout dans l'attitude
00:33:46m'a beaucoup choqué
00:33:46mais on y revient
00:33:47dans un instant
00:33:47je voudrais interroger
00:33:48quand même
00:33:49Fabrice Godefroy
00:33:50sur le leasing social
00:33:51qu'a présenté
00:33:52Julia Ferrand
00:33:53là vous voyez
00:33:53il y a même un leasing social
00:33:54sur les pompes à chaleur
00:33:56c'est-à-dire que c'est
00:33:57ce que vous disiez Sabrina
00:33:58c'est le serviciel
00:33:59c'est-à-dire qu'on ne produit plus
00:34:00mais on prête
00:34:01et le leasing social
00:34:03je parle sous votre contrôle
00:34:04c'est quand même
00:34:07à double tranchant
00:34:08pour ne pas dire autre chose
00:34:10on va donc déstocker
00:34:12des voitures électriques
00:34:13qui ne se vendent pas
00:34:13on va les donner
00:34:15pour trois ans
00:34:15à des revenus modestes
00:34:17qui ensuite seront incapables
00:34:20de les rendre en bon état
00:34:21parce qu'il y a toujours
00:34:22beaucoup de réparations
00:34:23sur une voiture
00:34:24au bout de trois ans
00:34:25d'utilisation
00:34:25et surtout pas de les racheter
00:34:27en levant l'option d'achat
00:34:28puisque ça sera toujours
00:34:29hors moyen
00:34:30ce leasing social
00:34:31on en reparle
00:34:32à chaque fois
00:34:33c'est un succès fou
00:34:34c'est paradoxal
00:34:34de voir que
00:34:35s'il y a un succès
00:34:36effectivement pour les familles
00:34:37modestes
00:34:37mais en réalité
00:34:38c'est un peu
00:34:40piégeux comme système
00:34:43en fait le problème
00:34:44c'est que bon déjà
00:34:44c'est par rapport au fléchage
00:34:46qui a été fait
00:34:46sur la voiture
00:34:47100% électrique
00:34:47avec la fin des moteurs
00:34:48thermiques en 2035
00:34:49et donc on met en mouvement
00:34:51et on se donne pour objectif
00:34:52de développer la voiture
00:34:53100% électrique
00:34:54mais elle ne fonctionne pas
00:34:55elle fonctionne qu'à partir
00:34:57du moment
00:34:57où il y a des subventions
00:34:58d'ailleurs les subventions
00:35:00rappelez-vous
00:35:01parce que personne
00:35:01ne l'a noté ça
00:35:02mais avant
00:35:03il y avait un système
00:35:03de bonus
00:35:04malus
00:35:05c'est-à-dire que l'Etat
00:35:07finançait le bonus
00:35:08avec le malus
00:35:09sur les véhicules thermiques
00:35:10aujourd'hui
00:35:11ce n'est plus le système
00:35:11il n'y a plus les vases
00:35:12communicants
00:35:13non non non
00:35:13aujourd'hui ce qui est
00:35:14très intéressant
00:35:15c'est que le malus
00:35:16l'Etat le récupère
00:35:17jusqu'à 80 000 euros
00:35:18de malus
00:35:19donc c'est quand même
00:35:19extrêmement important
00:35:20avec 80 000 euros
00:35:21sur le véhicule maximum
00:35:22mais on rentre
00:35:23dès 108 grammes
00:35:24donc maintenant même
00:35:24des petits titanimes
00:35:25sont confrontés au malus
00:35:27donc on récupère
00:35:29en fait
00:35:29une taxe supplémentaire
00:35:31la taxe sur les carburants
00:35:32n'a pas été à l'heure
00:35:32le malus à l'achat des véhicules
00:35:34on pourrait rajouter aussi
00:35:35les avantages en nature
00:35:36pour les véhicules
00:35:38qui ont doublé
00:35:39pour les sociétés
00:35:40et pour ceux
00:35:41qui ont une voiture de fonction
00:35:42donc beaucoup
00:35:42la taxe sonite
00:35:43à tous les niveaux
00:35:44et en fait
00:35:45derrière
00:35:46l'aide
00:35:46qui était le bonus
00:35:47maintenant
00:35:48ça ne s'appelle plus le bonus
00:35:49ça s'appelle d'ailleurs
00:35:50la prime coup de pouce
00:35:51et la prime coup de pouce
00:35:52c'est les financiers
00:35:53qui par qui
00:35:54plus par l'Etat
00:35:54par les certificats d'énergie
00:35:56donc les fournisseurs d'énergie
00:35:58qui le répercutent
00:35:59dans le prix du carburant
00:36:01donc en fait
00:36:01maintenant
00:36:02c'est très concret
00:36:02très très clair
00:36:03ceux qui roulent
00:36:04avec de l'essence
00:36:05et du diesel
00:36:06paient les prochaines subventions
00:36:07pour ceux qui veulent changer
00:36:08les voitures électriques
00:36:09ça il faut quand même
00:36:10le noter ça
00:36:10et la deuxième chose
00:36:12tout le monde n'est pas
00:36:13électrocompatible
00:36:13sur une voiture électrique
00:36:14aujourd'hui
00:36:1590% des recharges
00:36:16sont fonds
00:36:17ou au domicile
00:36:18ou sur le lieu de travail
00:36:19donc quand on habite
00:36:21dans un centre-ville
00:36:21par exemple
00:36:22dans un immeuble haussmannien
00:36:23ça va être quand même compliqué
00:36:24d'avoir un droit à la prise
00:36:25dans le local poubelle
00:36:26heureusement que l'immeuble haussmannien
00:36:28n'est pas
00:36:28le maître étalon
00:36:29de toutes les habitations
00:36:30de France
00:36:32dans l'un par exemple
00:36:34je ne suis pas sûr
00:36:34qu'il y ait beaucoup
00:36:35d'immeuble haussmannien
00:36:36il doit y en avoir
00:36:37un ou deux dans le centre
00:36:39pas sûr
00:36:40on est d'accord
00:36:41on n'est plus sur
00:36:42d'autres habitations
00:36:43par rapport au centre-ville
00:36:44et c'est vrai
00:36:44en fait il est plus facile
00:36:45d'avoir une voiture électrique
00:36:46et là c'est parfait
00:36:47c'est une voiture
00:36:47complètement adaptée
00:36:48quand on est dans
00:36:49une maison individuelle
00:36:50c'est parfait
00:36:50on recharge sa voiture
00:36:51on n'a plus besoin
00:36:52de station de service
00:36:53d'ailleurs ça va faire couler
00:36:54les stations de service
00:36:55mais voilà le résultat
00:36:56vous dites
00:36:56c'est très intéressant
00:36:57parce que ça pointe du doigt
00:36:58précisément ce problème là
00:37:00de fracture territoriale
00:37:01de mobilité
00:37:02bien sûr
00:37:03quand on sait que par exemple
00:37:0487% du territoire français
00:37:06est un désert médical
00:37:07il faut quand même l'entendre
00:37:08ça prouve aussi
00:37:10ce qu'appelle
00:37:11Christophe Guilby
00:37:11vraiment le distanciel
00:37:13entre la périphérie
00:37:14et la métropole
00:37:16les gens des grandes métropoles
00:37:17ont des structures
00:37:18adaptées justement
00:37:18pour la mobilité
00:37:20en revanche
00:37:20dans les territoires
00:37:21plus éloignés
00:37:22plus distanciés
00:37:23de ces grandes métropoles
00:37:24les français utilisent
00:37:25leurs voitures
00:37:26quotidiennement
00:37:27donc évidemment
00:37:27que leur proposer
00:37:29des bonus malus
00:37:30des subventions
00:37:30etc
00:37:31les perfuser
00:37:32aux subventions publiques
00:37:33pour acheter un véhicule
00:37:34à 50 000 euros
00:37:35c'est une très bonne chose
00:37:36encore faut-il
00:37:37que l'usage
00:37:38puisse être en réalité
00:37:39effectif
00:37:40dans ces grands territoires
00:37:42malheureusement
00:37:42complètement distrugés
00:37:44mais c'est tout de même
00:37:44lunaire de parler de ça
00:37:45au moment où des gens
00:37:46n'arrivent pas
00:37:47à faire leur plein d'essence
00:37:48en fait ils ne vont pas
00:37:49faire un crédit
00:37:49pour s'acheter
00:37:51une voiture électrique
00:37:52donc c'est une politique
00:37:53de riches
00:37:55disons-le
00:37:55d'abord
00:37:56donc pourquoi pas
00:37:57mais c'est pas ça
00:37:58qui va régler
00:37:58c'est presque
00:37:59je ne veux pas dire
00:38:00que l'Emmanuel Macron
00:38:01avec
00:38:02
00:38:02vous le voyez
00:38:03sur les images
00:38:04il continue à faire
00:38:05mais il met
00:38:07le pistolet sur la tempe
00:38:08à beaucoup de gens
00:38:09c'est-à-dire
00:38:09il dit
00:38:10ce que vient de dire
00:38:11Fabrice est vrai
00:38:12c'est-à-dire que
00:38:13tout ce que vous payez
00:38:15si vous êtes
00:38:15en voiture thermique
00:38:17servira à
00:38:18l'électrification
00:38:19donc en fait
00:38:19vous êtes
00:38:20j'allais dire
00:38:20le dindon
00:38:22de ceux
00:38:24qui ont bien voulu
00:38:25obéir
00:38:25au gouvernement
00:38:26qui dit
00:38:27voilà il va falloir
00:38:27électrifier
00:38:28il y a quelque chose
00:38:29de
00:38:29on est dans le
00:38:30technocratisme autoritaire
00:38:31c'est vraiment
00:38:32dans l'autorité
00:38:33le propre du
00:38:34Macron
00:38:34c'est un pouvoir
00:38:36un peu hors sol
00:38:37qui décrète
00:38:38un certain nombre
00:38:39de choses
00:38:40sans toujours
00:38:40s'en donner
00:38:41les moyens
00:38:41et qui effectivement
00:38:42met la pression
00:38:44sur le simple citoyen
00:38:45mais là
00:38:45Sabrina l'a bien dit
00:38:47il a eu 9 ans
00:38:47de mandat
00:38:48moi je suis pour
00:38:49la réindustrialisation
00:38:50la planification
00:38:51mais enfin
00:38:52il est bien tard
00:38:52après avoir détruit
00:38:54l'industrie nucléaire
00:38:55pour la reconstruire
00:38:56heureusement
00:38:58si on veut
00:38:59même dans le futur
00:39:00ce qui a été voté
00:39:01la PPE 3
00:39:02c'est à dire
00:39:02le plan pluriannuel
00:39:04de l'énergie
00:39:04ce qui va déterminer
00:39:06notre stratégie énergétique
00:39:07pour les 10
00:39:0920 prochaines années
00:39:10à venir
00:39:10on a continué
00:39:12il y a une partie
00:39:13dans le nucléaire
00:39:13c'est une très bonne chose
00:39:14mais on continuait
00:39:15à investir massivement
00:39:16dans les énergies
00:39:18renouvelables
00:39:18alors on sait
00:39:20que c'est des énergies
00:39:21coûteuses
00:39:22qui ne sont pas
00:39:23autonomes
00:39:23donc là
00:39:24les milliards
00:39:25ils pourraient être mis
00:39:25directement
00:39:26pour réduire
00:39:29enfin aider
00:39:29dans la crise
00:39:30je voudrais quand même
00:39:31vous faire écouter
00:39:31avant de vous faire écouter
00:39:33Sébastien Lecornu
00:39:33Gérard Larcher
00:39:34à la télévision
00:39:37a dit
00:39:37nous n'avons pas les moyens
00:39:38d'amortir les crises
00:39:39et de faire face
00:39:41dans un pays
00:39:41qui est déjà
00:39:42sur-endetté
00:39:43et sur-fiscalisé
00:39:44merci du constat
00:39:45monsieur le président
00:39:46du Sénat
00:39:47mais faisons quelque chose
00:39:48dans ce cas-là
00:39:49allons de l'avant
00:39:50et alors
00:39:50petite phrase
00:39:51un peu
00:39:52j'allais dire
00:39:53au milieu
00:39:53de la conférence de presse
00:39:54à Matignon
00:39:55hier
00:39:55avec autour
00:39:56de Sébastien Lecornu
00:39:58Roland Lescure
00:39:59Maude Bréjon
00:39:59qui annonce
00:40:01ses 20 centimes
00:40:02de coup de pouce
00:40:02pour certaines populations
00:40:04cette phrase
00:40:05sur le surplus fiscal
00:40:06vous allez voir
00:40:08on a beaucoup parlé
00:40:09de cagnotes
00:40:10ou de surplus
00:40:11je crois que là aussi
00:40:12encore un débat
00:40:14bien français
00:40:14nous avons le secret
00:40:16puisqu'au fond
00:40:16il n'y a pas de cagnotte
00:40:17il n'y a pas de surplus
00:40:17tout juste
00:40:18170 millions d'euros
00:40:20lesquels ne vont pas tarder
00:40:21à disparaître
00:40:22parce qu'évidemment
00:40:23avec les mesures
00:40:24que nous venons d'annoncer
00:40:25les choses vont aller
00:40:26très très vite
00:40:27et en plus
00:40:27sur ces 170 millions d'euros
00:40:29de mémoire
00:40:29monsieur le ministre
00:40:3080 millions d'euros
00:40:31vont pour l'Etat
00:40:32et tout le reste
00:40:32va pour la sécurité sociale
00:40:33et pour les collectivités locales
00:40:35donc là aussi
00:40:36on a encore essuyé
00:40:36un débat
00:40:37bien français
00:40:38dont nous avons le secret
00:40:39mais ainsi va la vie
00:40:40alors
00:40:41pardonnez-moi
00:40:42mais je trouve que
00:40:43cette à la fois
00:40:44attitude
00:40:45de Sébastien Lecornu
00:40:46oui
00:40:47enfin bon
00:40:47vous savez
00:40:48170 millions
00:40:49on ne va pas non plus chipoter
00:40:50attendez
00:40:51je vous rajoute 50 balles
00:40:52ça ira très bien
00:40:53donc il y a quand même
00:40:54quelque chose de très méprisant
00:40:55envers les français
00:40:56et puis
00:40:57de toute façon
00:40:5880 millions
00:40:59vont à l'Etat
00:41:00ok
00:41:00ou quel placard
00:41:02quel tiroir
00:41:02ça sert à quoi
00:41:03en fait il n'y a aucun fléchage
00:41:05c'est inouï quand même
00:41:06dans la situation
00:41:07dans laquelle on est
00:41:08en disant
00:41:08oui vous savez
00:41:09170 millions
00:41:10de toute façon
00:41:10il n'y a pas de surplus
00:41:11il n'y a pas de cagnotte
00:41:12et puis
00:41:13c'est comme ça
00:41:14qu'on gère
00:41:14l'argent des français
00:41:15c'est surtout aujourd'hui
00:41:16un aveu
00:41:17que pas de surplus
00:41:18et pas de cagnotte
00:41:19parce que de toute façon
00:41:20le peu d'argent
00:41:21engrangé
00:41:22on engrange moins d'argent
00:41:23qu'on doit en dépenser
00:41:24sans arrêt
00:41:24donc c'est effectivement
00:41:25un mauvais fléchage
00:41:27dès le début
00:41:27bien avant d'ailleurs
00:41:28cette crise
00:41:29où on voit que les caisses
00:41:30sont vides
00:41:31et qu'on court un peu
00:41:32après l'argent
00:41:32effectivement
00:41:33quand il peut y avoir
00:41:34un petit surplus
00:41:35je pense que la question
00:41:36c'est de savoir
00:41:36où on le met
00:41:37tellement il y a d'endroits
00:41:37où on pourrait le mettre
00:41:39et pour revenir
00:41:39sur les grands plans
00:41:40notamment d'institutionalisation
00:41:42que lance Emmanuel Macron
00:41:43la vraie question
00:41:44c'est effectivement celle-là
00:41:45de se dire
00:41:45ça fait 9 ans
00:41:46qu'il est au pouvoir
00:41:47il en partira dans un an
00:41:48lancer un tel plan
00:41:49ça veut dire que
00:41:51pendant 9 ans
00:41:51on n'a rien vu
00:41:52la personne qui arrivera
00:41:53à l'Elysée en 2027
00:41:54qu'est-ce qu'elle fera
00:41:55de ce plan
00:41:56c'est-à-dire que ça peut être
00:41:56prompt à durer
00:41:58pendant un an
00:41:58et pas plus
00:41:59et donc une fois de plus
00:42:00là on voit
00:42:00les questions de fléchage
00:42:02qui ne sont pas toujours bien faites
00:42:03ou en tout cas
00:42:03il y a le fléchage au début
00:42:04puis on l'oublie un peu en route
00:42:05Oui
00:42:06il y a quand même quelque chose
00:42:07de...
00:42:08Comment est-ce que vous l'avez pris
00:42:08quand vous entendez Sébastien Cornu ?
00:42:10Bah c'est en fait
00:42:12franchement
00:42:12on a l'impression
00:42:14que l'autobioliste
00:42:14est vraiment la variable
00:42:15d'ajustement du budget
00:42:16c'est-à-dire qu'il est hors de question
00:42:18de baisser les taxes
00:42:19donc on a bien compris
00:42:20que ça ils en ont besoin
00:42:20donc on est dépendant du carburant
00:42:22mais on est aussi
00:42:23des dépendants des taxes
00:42:23qui viennent du carburant
00:42:24donc ça on s'en rend bien compte
00:42:26et d'ailleurs effectivement
00:42:27quand on aura fait passer
00:42:28les gens en voiture
00:42:29100% électrique
00:42:30qui peut imaginer
00:42:32que l'Etat
00:42:32ne va pas réparer
00:42:33exactement
00:42:34il y a 40 ans
00:42:35on va les trouver où ?
00:42:37donc c'est une évidence
00:42:38ça c'est clair
00:42:39votre prix
00:42:41regardez les prix
00:42:422,01 pour le 95
00:42:452,05 pour le 98
00:42:46vous allez payer ça
00:42:48pour votre litre d'électricité
00:42:49moi je vais appeler ça
00:42:50le litre d'électricité
00:42:51maintenant
00:42:52exactement
00:42:52on va se faire électrocuter
00:42:53par des taxes
00:42:54ça c'est clair
00:42:55ou alors l'Etat
00:42:56va changer totalement
00:42:57le mode de fonctionnement
00:42:58on va se défendre
00:42:59dans l'attitude
00:43:00dans l'attitude
00:43:01de Sébastien Lecornu
00:43:02il y a quand même quelque chose
00:43:03je veux dire
00:43:03170 millions
00:43:04c'est quand même une somme
00:43:06oui
00:43:0780 millions
00:43:07déjà il y a la moitié
00:43:08qui va à l'Etat
00:43:09en plus il se contretit
00:43:10parce qu'il dit
00:43:11que ça va aller aux aides
00:43:12et puis après il dit
00:43:12que ça va aller aux collectivités
00:43:14territoriales
00:43:15on ne sait pas pourquoi
00:43:18donc non
00:43:18et c'est vrai que
00:43:19Sébastien Lecornu
00:43:20on dit justement
00:43:21que c'est un macroniste
00:43:22mais qu'il est moins
00:43:23méprisant
00:43:24plus
00:43:25voilà
00:43:25qu'il arrondit un peu plus
00:43:26les raisons
00:43:27là pour le coup
00:43:27il a été un peu rattrapé
00:43:29par parfois
00:43:30l'attitude
00:43:30de la technocratie
00:43:32justement
00:43:32allez dans un instant
00:43:33France Olivier Gisbert
00:43:34dans MediNews
00:43:34la France est-elle
00:43:35un pays communiste
00:43:36c'est le titre
00:43:37de son dernier livre
00:43:38on se demande
00:43:38si la réponse
00:43:39n'est pas dans la question
00:43:46dans une petite demi-heure
00:43:47on va parler du livre
00:43:48de France Olivier Gisbert
00:43:49qui est déjà là
00:43:50la France est-elle
00:43:51un pays communiste
00:43:53France Olivier Gisbert
00:43:54qui s'installe
00:43:55avec nous
00:43:56et puis dans un instant
00:43:58on parlera du rapport
00:43:59à l'oncle
00:43:59si vous lisez le JD News
00:44:02le rapport interdit
00:44:03voilà
00:44:03lisez ça
00:44:04vous en saurez plus
00:44:06mais on en parle bien sûr
00:44:07après les informations
00:44:08de Somaïa Labidi
00:44:09et elle a une de l'actualité
00:44:11Pierre
00:44:11au lendemain de l'annonce
00:44:12de la prolongation
00:44:13de la trêve
00:44:13entre l'Iran
00:44:14et les Etats-Unis
00:44:15pas de retour de Téhéran
00:44:17quant à une date
00:44:18pour la reprise des négociations
00:44:19tout comme du côté
00:44:20de Donald Trump
00:44:21qui se félicite
00:44:22je cite
00:44:23de l'effondrement financier
00:44:24de la République islamique
00:44:25en raison du blocage
00:44:26du détroit stratégique
00:44:28d'Hormuz
00:44:29sans évoquer
00:44:29de nouveaux pour parler
00:44:32dans le même temps
00:44:33la bataille navale
00:44:34se poursuit
00:44:35les gardiens de la révolution
00:44:36disent avoir saisi
00:44:37deux navires
00:44:38tentant de passer
00:44:39le détroit d'Hormuz
00:44:40un peu plus tôt
00:44:40c'est un cargo
00:44:41qui quittait l'Iran
00:44:42qui a été stoppé
00:44:43on fait le point
00:44:44sur la situation
00:44:45avec Nicolas Roger
00:44:47les Etats-Unis
00:44:48vont-ils faire craquer
00:44:49le régime iranien
00:44:50après un nouveau revirement
00:44:52Donald Trump
00:44:53a prolongé
00:44:54pour une durée indéterminée
00:44:55le cessez-le-feu
00:44:56avec l'Iran
00:44:56à la demande
00:44:57des médiateurs pakistanais
00:44:58en maintenant
00:44:59son blocus
00:45:00sur les ports iraniens
00:45:01dans le détroit d'Hormuz
00:45:02le président américain
00:45:04espère pousser
00:45:05les Iraniens
00:45:06à la négociation
00:45:07l'Iran s'effondre
00:45:08financièrement
00:45:09ils veulent l'ouverture
00:45:11immédiate
00:45:11du détroit d'Hormuz
00:45:12ils veulent du cash
00:45:13ils perdent
00:45:14500 millions
00:45:15de dollars par jour
00:45:16l'armée et la police
00:45:17se plaignent
00:45:17de ne pas être payés
00:45:19SOS
00:45:20pour le moment
00:45:21Téhéran refuse
00:45:22d'envoyer une délégation
00:45:23pour négocier la paix
00:45:24à Islamabad au Pakistan
00:45:25l'ambassadeur iranien
00:45:27à l'ONU
00:45:28exige
00:45:28la fin du blocus américain
00:45:30sur les ports iraniens
00:45:31dès qu'ils lèveront le blocus
00:45:33le prochain cycle
00:45:33de négociations
00:45:34se tiendra à Islamabad
00:45:36s'ils recherchent
00:45:37une solution politique
00:45:38nous sommes prêts
00:45:38s'ils recherchent la guerre
00:45:40l'Iran y est également prêt
00:45:42ce matin
00:45:43un porte-conteneur
00:45:44a été touché
00:45:45par des tirs iraniens
00:45:46au large d'Oman
00:45:46une agence de sécurité
00:45:48maritime britannique
00:45:49précise que l'équipage
00:45:51est sain et sauf
00:45:51de leur côté
00:45:53les gardiens
00:45:54de la révolution islamique
00:45:55indiquent avoir intercepté
00:45:56deux navires
00:45:57tentant de franchir
00:45:58le détroit d'Hormuz
00:45:59avant de les rediriger
00:46:00vers les eaux territoriales
00:46:02iraniennes
00:46:04la guerre de communication
00:46:06reprend de plus belle
00:46:07illustration avec ces images
00:46:09tournées hier soir
00:46:09à Téhéran
00:46:10d'un défilé
00:46:11organisé par le régime
00:46:12avec un missile balistique
00:46:14au milieu d'une foule
00:46:15dans ses compacts
00:46:16lançant des appels
00:46:17à la mort de l'Amérique
00:46:18mais aussi à raser
00:46:20et la vive
00:46:21retour en France
00:46:22à présent avec
00:46:23Yannick Alleno
00:46:24qui passe à l'offensive
00:46:25son association
00:46:26vient de lancer
00:46:27une action en justice
00:46:28contre les entreprises
00:46:30qu'elle accuse
00:46:30de se cacher
00:46:31derrière les bonbonnes
00:46:33de protoxyde d'azote
00:46:34le chef cuisinier
00:46:35plaide désormais
00:46:36pour un décret
00:46:37classant ce produit
00:46:38à l'origine
00:46:38de nombreux accidents
00:46:39en drogue dure
00:46:40on fait le point
00:46:41avec ce sujet
00:46:41signé Célia Barotte
00:46:43C'est un gaz hilarant
00:46:45mais surtout
00:46:45un gaz accidentogène
00:46:47Inallé par 10%
00:46:48des moins de 35 ans
00:46:50le protoxyde d'azote
00:46:51provoque plusieurs
00:46:52effets comportementaux
00:46:53les conséquences
00:46:54peuvent être dramatiques
00:46:55lorsque le consommateur
00:46:57prend le volant
00:46:57Les effets du protoxyde d'azote
00:47:00sont quasi immédiats
00:47:01donc il n'y a pas
00:47:02de période de latence
00:47:03on peut se dire
00:47:04comme pour le cannabis
00:47:05par exemple
00:47:05au bout de 15 minutes
00:47:06on peut avoir les effets
00:47:07là il s'agit
00:47:08de quelques minutes
00:47:09La personne qui est
00:47:10en train de consommer
00:47:10au volant
00:47:11n'a même peut-être
00:47:12même pas le temps
00:47:13de se rendre compte
00:47:14que les effets
00:47:16sont en train
00:47:17de se manifester
00:47:18Utilisé en médecine
00:47:19comme anesthésique
00:47:20ou en pâtisserie
00:47:20ce gaz reste légal
00:47:22en revanche
00:47:23depuis bientôt 5 ans
00:47:24sa commercialisation
00:47:25est interdite aux mineurs
00:47:26et interdite
00:47:27dans les bars
00:47:28ou bureaux de tabac
00:47:28Le cadre juridique actuel
00:47:30ne permet donc pas
00:47:31de lutter efficacement
00:47:32contre l'usage détourné
00:47:33du protoxyde d'azote
00:47:34C'est pourquoi
00:47:35dans son projet
00:47:36de loi Riposte
00:47:37le gouvernement
00:47:37a présenté
00:47:38plusieurs mesures
00:47:39dites fermes
00:47:39et dissuasives
00:47:40Le texte prévoit
00:47:41par exemple
00:47:42la création
00:47:43d'un délit
00:47:43de transport
00:47:44sans motif légitime
00:47:45ou encore
00:47:46un délit
00:47:46de conduite
00:47:47après usage
00:47:47ou consommation
00:47:48sanctionné
00:47:49par 3 ans
00:47:50d'emprisonnement
00:47:50et 9000 euros
00:47:51d'amende
00:47:52L'arsenal juridique
00:47:53doit être plus
00:47:53remporté
00:47:54La prévention
00:47:55par rapport
00:47:55au protoxyde d'azote
00:47:56la sensibilisation
00:47:57des jeunes
00:47:59représente pour moi
00:48:00l'élément
00:48:00le plus important
00:48:01L'an dernier
00:48:02L'an dernier
00:48:02selon le ministère
00:48:03de l'intérieur
00:48:041362 affaires judiciaires
00:48:06portaient la mention
00:48:07de protoxyde d'azote
00:48:09Et puis on termine ce journal
00:48:11par cette mauvaise nouvelle
00:48:12pour les usagers
00:48:12et aucun train
00:48:13n'arrivera
00:48:14ou ne partira
00:48:15des gares de Lyon
00:48:16et de Bercy
00:48:16durant le long week-end
00:48:18du 1er mai
00:48:19en cause
00:48:20un chantier exceptionnel
00:48:21portant sur le remplacement
00:48:22et la modernisation
00:48:24de deux postes d'aiguillage
00:48:25Voilà l'état de la France
00:48:27Merci beaucoup
00:48:28Sommayel Abidi
00:48:29L'écho
00:48:45Solution solaire
00:48:46avec un simple abonnement
00:48:47La chronique écho
00:48:48avec Eric de Ritmaten
00:48:49Bonjour Eric
00:48:50Bonjour Pierre
00:48:51La France va se lancer
00:48:52dans un grand plan d'économie
00:48:53on pourrait dire
00:48:54enfin
00:48:54le ministère de l'économie
00:48:56présenté ce matin
00:48:56sa nouvelle trajectoire budgétaire
00:48:586 milliards
00:48:58C'est jouable
00:48:596 milliards ?
00:49:00Écoutez
00:49:00la France n'a plus le choix
00:49:01si elle ne veut pas être mise
00:49:02sous la tutelle de Bruxelles
00:49:03elle est sous l'œil
00:49:05d'ailleurs déjà de Bruxelles
00:49:06alors il faut agir
00:49:06et ce qui est incroyable
00:49:07c'est que c'est la guerre
00:49:08en Iran
00:49:09qui a accéléré les choses
00:49:11et ce matin
00:49:12on reste sur sa fin
00:49:13pas de précision
00:49:14sur comment va-t-on dégager
00:49:156 milliards
00:49:16on sait un peu qu'il y aura
00:49:17un peu de social
00:49:18et des économies
00:49:19dans les ministères
00:49:20mais le gouvernement dit
00:49:21on sera dans la trajectoire
00:49:23voulue par Bruxelles
00:49:23mais avec le coût de la crise
00:49:25et sans doute
00:49:25une baisse de croissance
00:49:27il faudra dégager 6 milliards
00:49:28vous voyez donc
00:49:296 milliards
00:49:30sans précision
00:49:31bon je pense qu'il aurait fallu
00:49:32faire beaucoup plus
00:49:33Oui beaucoup plus
00:49:34et puis vous parliez
00:49:36de la tutelle de Bruxelles
00:49:37il y a la tutelle du FMI
00:49:38aussi qui plane
00:49:39au-dessus de nous
00:49:40la France voit le coût
00:49:41des intérêts de la dette
00:49:42s'envoler
00:49:43les aides
00:49:44et on vient de le voir
00:49:45effectivement s'accumulent
00:49:46est-ce qu'on va y arriver ?
00:49:47Alors pas sûr
00:49:48parce que d'abord
00:49:48tout va dépendre
00:49:49de la durée du conflit
00:49:50qui risque de mettre la France
00:49:51dans une situation
00:49:52encore plus périlleuse
00:49:53et pour 2027
00:49:55tous les experts se demandent
00:49:56comment sera fait le budget
00:49:57on se souvient déjà
00:49:58pour 2026
00:49:59la complexité
00:50:00donc ça va être
00:50:01effectivement très très chaud
00:50:02Il y a aussi une directive
00:50:03qui vient du Haut Conseil
00:50:05des Finances Publiques
00:50:06Oui
00:50:06alors ça c'est intéressant
00:50:07vous allez voir le tableau
00:50:08s'il y a des dépenses nouvelles
00:50:10il faudra faire de toute façon
00:50:11des économies équivalentes
00:50:13alors pour comprendre
00:50:13c'est simple
00:50:14vous prenez un ménage français
00:50:15tout d'un coup
00:50:16il avait plein de projets
00:50:17et il apprend
00:50:18qu'il va devoir refaire sa toiture
00:50:19il n'y a pas assez d'argent
00:50:20qu'est-ce qu'il va faire ?
00:50:21Il va renoncer
00:50:22soit à partir en vacances
00:50:23soit à ne pas changer de voiture
00:50:25c'est ce que la France
00:50:26doit faire
00:50:27et elle ne l'a pas fait justement
00:50:28ça fait des années
00:50:29que ça dure
00:50:29et voilà ça nous conduit à ça
00:50:31notre pays est l'avant-dernier
00:50:32de la liste
00:50:33vous vous rendez compte
00:50:34c'est Eurostat
00:50:35qui a donné ses éléments
00:50:36tout à l'heure
00:50:36le plus mauvais déficit
00:50:38de la zone euro
00:50:38alors on est avant-dernier
00:50:39il y a la Belgique
00:50:40qui est encore pire que nous
00:50:41et les plus fortes dépenses publiques
00:50:43les plus fortes dépenses publiques
00:50:45record
00:50:4657,2% de la richesse
00:50:48que l'on crée
00:50:49il y a juste la Finlande
00:50:50qui est devant nous
00:50:50donc autant dire
00:50:51que l'effort d'économie
00:50:53il n'aurait jamais dû attendre
00:50:54justement le conflit
00:50:55avec l'Iran
00:50:56car c'est finalement
00:50:57le couteau sous la tempe
00:50:59qui oblige la France
00:51:00à se bouger
00:51:01Merci Eric de Ritmatène
00:51:04C'était votre programme
00:51:05avec Bien Ici
00:51:06On est bien ici
00:51:07Trouvez votre futur logement
00:51:09par vie de quartier
00:51:10et temps de trajet
00:51:10sur bienici.com
00:51:12On rêve tous de solaire
00:51:13sans crédit ni investissement
00:51:15C'était votre programme
00:51:16avec solaireinnovation.fr
00:51:18Solution solaire
00:51:19avec un simple abonnement
00:51:20Ils sont très dissipés
00:51:22sur le plateau de Midi News
00:51:24surtout Devecchio
00:51:25On dit que c'est plus mal
00:51:26aux amis belges
00:51:27que quand on voyait la Belgique
00:51:29parfois on ne sera pas sur la Belgique
00:51:30mais bon
00:51:30c'est vrai que c'est
00:51:31les plantes économiques
00:51:33C'est vrai que Bruxelles
00:51:34c'est compliqué
00:51:35Votre livre
00:51:36pourrait clôturer
00:51:37la chronique d'Eric
00:51:38Est-ce qu'on est dans
00:51:39parce que moi
00:51:40la pollen communiste
00:51:41je l'ai connue
00:51:42effectivement
00:51:42où il n'y avait rien
00:51:43dans les magasins
00:51:44et il fallait payer en dollars
00:51:45si on voulait avoir
00:51:46des choses un peu sympas
00:51:47Je lis la page juste
00:51:48la page 19
00:51:49de votre livre
00:51:50François Olivier
00:51:51Les dépenses publiques
00:51:52représentent 57,1%
00:51:54de la richesse nationale
00:51:55selon l'INSEE
00:51:56Dans ces dépenses publiques
00:51:57les dépenses sociales
00:51:58comptent 32%
00:51:59Les prélèvements obligatoires
00:52:01sont à 45,3%
00:52:04de la richesse nationale
00:52:05donc on est sur le podium
00:52:06La redistribution
00:52:07est une réalité
00:52:08dans notre pays
00:52:08Nandé Plaise au Marx
00:52:09s'ils se déguisent
00:52:10en économistes
00:52:11d'après l'INSEE
00:52:11augmente de 55%
00:52:13le niveau de vie
00:52:14des 20%
00:52:15de français
00:52:16les plus modestes
00:52:17et diminue de 22%
00:52:19celui des 20%
00:52:20des plus aisés
00:52:21Voilà
00:52:21Si vous me permettez
00:52:22la dépense publique
00:52:2357,1%
00:52:24vous dites
00:52:25elle est passée
00:52:25à 57,2%
00:52:27Merci Eric
00:52:29Les prélèvements obligatoires
00:52:30je ne donne pas
00:52:31les chiffres de l'INSEE
00:52:31parce qu'ils sont
00:52:32légèrement en dessous
00:52:32Le livre est mis en page
00:52:35il y a quelques semaines
00:52:36on imagine
00:52:37donc c'est pour ça
00:52:38on en parle dans un instant
00:52:39Mais d'abord
00:52:39parlons de Charles Aloncle
00:52:43excellent numéro
00:52:43du JD News
00:52:44sur l'audiovisuel public
00:52:46le rapport interdit
00:52:47avec effectivement
00:52:47une longue interview
00:52:48de Charles Aloncle
00:52:50par Jules Thores
00:52:53Ce rapporteur
00:52:54de la commission
00:52:55sur l'audiovisuel public
00:52:56révèle un système opaque
00:52:58les français seraient
00:52:59empêchés de savoir
00:53:00vers où va l'argent public
00:53:02c'est donc
00:53:03comme d'habitude
00:53:04un système d'aiguillage
00:53:05on l'a vu dans la séquence
00:53:06précédente
00:53:06avec cette phrase
00:53:09que je vous ai fait écouter
00:53:10de Sébastien Lecornu
00:53:11hier à Matignon
00:53:12qui était quand même
00:53:13assez étonnante
00:53:14Lundi 27 avril
00:53:16les 31 parlementaires
00:53:18qui composent la commission
00:53:19sur cet audiovisuel public
00:53:20voteront pour
00:53:21ou contre
00:53:21la publication du rapport
00:53:23en cas de vote négatif
00:53:24l'ensemble des travaux
00:53:24y compris
00:53:25les comptes rendus
00:53:27d'auditions
00:53:27et documents transmis
00:53:28ne pourront pas
00:53:29être rendus public
00:53:30un scénario
00:53:31que ne veut surtout pas
00:53:32voir Charles Aloncle
00:53:33il se convie
00:53:34pour cela
00:53:35dans le JD News
00:53:35c'est Félix Perolas
00:53:37qui nous raconte
00:53:38Il aura fallu
00:53:3970 auditions
00:53:41230 personnes entendues
00:53:43pour dresser
00:53:44le bilan
00:53:45de la commission
00:53:46d'enquête
00:53:46sur l'audiovisuel public
00:53:48à travers les pages
00:53:49du JD News
00:53:50Charles Aloncle revient
00:53:51sur les informations
00:53:52qu'il a pu récolter
00:53:54notamment sur des indemnités
00:53:56de départ très élevées
00:53:57Le cas de Nathalie Darigrand
00:53:59est particulièrement frappant
00:54:00après avoir attribué
00:54:01des contrats importants
00:54:02à la société Together
00:54:03elle rejoint cette même structure
00:54:05quelques mois après avoir
00:54:06bénéficié d'une indemnité
00:54:08de départ
00:54:08de près de 400 000 euros
00:54:10de France Télévisions
00:54:11D'autres situations
00:54:12poussent à s'interroger
00:54:13Anne Holm
00:54:14directrice de la fiction
00:54:15qui a reconnu
00:54:16partir en vacances
00:54:17chez un producteur
00:54:18travaillant avec le groupe
00:54:19tout en affirmant
00:54:20comme procédure de déport
00:54:21laisser à ses N-1
00:54:23le soin d'instruire
00:54:24ses dossiers
00:54:24Autre sujet
00:54:25qui figure dans le rapport
00:54:26la surfacturation
00:54:28de certaines sociétés
00:54:29de production
00:54:30Dès l'instant
00:54:31où j'ai examiné
00:54:32de près le fonctionnement
00:54:33des sociétés de production
00:54:34les réactions ont été
00:54:36d'une violence inouïe
00:54:37à l'image
00:54:37de la perte totale
00:54:38de sang-froid
00:54:39de Xavier Niel
00:54:40pourtant entrepreneur renommé
00:54:42rompu au conseil
00:54:43d'administration
00:54:44et cadre professionnel exigeant
00:54:46Confier des émissions
00:54:47d'information
00:54:47à des groupes
00:54:48dont certains fondateurs
00:54:48sont engagés politiquement
00:54:50comme MediaOne
00:54:50avec Mathieu Pigasse
00:54:51nourrit aussi un doute
00:54:53sur le respect
00:54:53des exigences de neutralité
00:54:55Certaines situations
00:54:56personnelles
00:54:57ont également alerté
00:54:58le rapporteur
00:54:59notamment celle
00:55:00de deux directeurs
00:55:01des opérations spéciales
00:55:03L'un d'eux
00:55:03Arnaud N'Gacha
00:55:04cumulait un poste
00:55:05au sein du groupe
00:55:06rémunéré
00:55:07plus de 100 000 euros net
00:55:08avec une fonction
00:55:09d'adjoint
00:55:09à la mairie de Paris
00:55:10Le rapport doit être voté
00:55:12le 27 avril
00:55:13par les 31 parlementaires
00:55:14qui composent la commission
00:55:15mais en cas de vote négatif
00:55:18l'ensemble des travaux
00:55:20y compris
00:55:20les comptes rendus
00:55:21d'audition
00:55:22ne seront pas rendus publics
00:55:24Alors il n'y a pas que le rapporteur
00:55:26Charles Allon
00:55:27qui souhaite voir ce rapport
00:55:28validé
00:55:29il y a aussi Jérémy Patrie
00:55:30Lettus
00:55:31le président de la commission
00:55:32qui disait
00:55:33ce week-end
00:55:35je suis favorable
00:55:36à la publication du rapport
00:55:37et quand on pose la question
00:55:38ce matin
00:55:39en l'occurrence
00:55:40quand Laurence Ferry
00:55:40pose la question
00:55:41ce matin
00:55:41à la porte-parole
00:55:42du gouvernement
00:55:42Maude Bréjon
00:55:43si elle aussi
00:55:44voudrait voir
00:55:45se faire la publication
00:55:46de ce rapport
00:55:47voici
00:55:48ce qu'elle répond
00:55:48ou qu'elle tente
00:55:49de répondre
00:55:51Moi par principe
00:55:52j'estime que
00:55:53le travail parlementaire
00:55:54de toute façon
00:55:55doit être publié
00:55:55maintenant
00:55:56un je n'ai pas lu ce rapport
00:55:57et deux
00:55:58c'est la responsabilité
00:55:59des parlementaires
00:56:00bah si c'est un petit peu
00:56:01la question quand même
00:56:01Ma question c'est
00:56:01est-ce que vous souhaitez
00:56:02que ce soit rendu public
00:56:03et que les français
00:56:03aient accès à cette information-là
00:56:04Si je lis le rapport
00:56:06je vous donnerai mon avis
00:56:07C'est une commission en enquête
00:56:08auquel je n'ai pas participé
00:56:10je ne suis pas parlementaire
00:56:11Vous n'y êtes pas intéressé
00:56:12du tout mon impression ?
00:56:13Je n'y ai pas participé
00:56:15Je ne dis pas
00:56:15que je ne me suis pas intéressé
00:56:16mais vous voyez
00:56:16je suis porte-parole du gouvernement
00:56:20Les députés qui vont voter
00:56:21sur la publication de ce rapport
00:56:23le feront en toute connaissance de cause
00:56:25ils auront le temps
00:56:26de lire ce rapport avant
00:56:27ce qui est en fait assez normal
00:56:30Qu'elle l'est lue
00:56:31ou qu'elle ne l'est pas lue
00:56:32c'est le principe
00:56:33de la validation
00:56:34de ce rapport
00:56:36examiné par des parlementaires
00:56:37J'avoue que je ne comprends pas du tout
00:56:39l'argument de Maude Bréjon
00:56:40c'est-à-dire qu'on l'est lue ou pas
00:56:42peu importe
00:56:43c'est le principe même
00:56:44d'un rapport parlementaire
00:56:45on ne va pas l'envoyer
00:56:46à la planète entière
00:56:46avant qu'il ne soit publié
00:56:48Deuxièmement
00:56:49qu'est-ce que ça veut dire ?
00:56:50Est-ce que ça veut dire
00:56:50s'il y a des choses fausses
00:56:52dans ce rapport
00:56:52je ne veux pas qu'il soit publié
00:56:53c'est-à-dire qu'elle sous-entendrait
00:56:54qu'il y ait des choses fausses
00:56:55ce qui est strictement impossible
00:56:57ou ce qui est sans doute
00:56:58davantage la raison
00:56:59s'il y a des choses
00:57:00qui gênent tout cet écosystème
00:57:01qui a été dévoilé
00:57:02par la commission d'enquête
00:57:03alors là peut-être
00:57:04qu'elle n'a pas envie
00:57:05que ce soit publié
00:57:06c'est-à-dire qu'on sent bien
00:57:07en fait la gêne
00:57:08parce qu'il y a eu
00:57:09beaucoup d'auditions
00:57:10qui ont été menées
00:57:11et c'est ce que raconte
00:57:12Charles Aloncle
00:57:13d'ailleurs dans le JD News
00:57:14de base
00:57:14ils voulaient plutôt
00:57:15s'intéresser à la neutralité
00:57:16du service public
00:57:17et puis c'est en travaillant
00:57:19à force d'audition
00:57:19qu'ils ont découvert
00:57:20tous ces systèmes
00:57:21d'externalisation
00:57:22tous les problèmes
00:57:23d'indemnité de départ
00:57:25c'était pas la base
00:57:26de la commission
00:57:26mais c'est le principe même
00:57:27d'une commission d'enquête
00:57:28de commencer avec un objectif
00:57:30de voir quels sont
00:57:31les problèmes
00:57:31évidemment que ça gêne
00:57:33aux entournures
00:57:33si ce rapport est dévoilé
00:57:35parce qu'il est très documenté
00:57:36et qu'il y a des chiffres
00:57:37et qu'il y a des noms
00:57:38et des situations concrètes
00:57:39qu'une porte-parole
00:57:40du gouvernement
00:57:41puisse dire
00:57:42je n'ai pas lu le rapport
00:57:43donc je ne sais pas
00:57:44s'il doit être publié
00:57:45honnêtement c'est une négation
00:57:46du rôle du parlement
00:57:47c'est-à-dire si le parlement
00:57:48travaille de notre sens
00:57:48ça va
00:57:49sinon il vaudrait mieux
00:57:50l'enterrer
00:57:50je vais citer trois exemples
00:57:52l'exemple de Nathalie Darigan
00:57:54qui est particulièrement frappant
00:57:56dit Charles Aloncle
00:57:56après avoir attribué
00:57:57des contrats importants
00:57:58à la société Together
00:57:59qui est une société de production
00:58:00elle rejoint cette même structure
00:58:02quelques mois après
00:58:03avoir bénéficié
00:58:04d'une indemnité de départ
00:58:05de près de 400 000 euros
00:58:06de France Télévisions
00:58:08deuxième exemple
00:58:09Arnaud N. Gacha
00:58:10qui cumulait un poste
00:58:11au sein du groupe
00:58:12France Télévisions
00:58:13France Télévisions
00:58:14oui
00:58:14il rémunérait plus de 100 000 euros net
00:58:16avec en plus
00:58:17une fonction d'adjoint
00:58:19à la mairie de Paris
00:58:20et puis troisième exemple
00:58:23Samuel Etienne
00:58:24que vous connaissez
00:58:24qui est un des animateurs
00:58:26vedettes de la télévision publique
00:58:28bénéficie
00:58:29d'indemnités
00:58:30de départ confortables
00:58:31mais continue
00:58:32à animer
00:58:33la même émission
00:58:34pour France Télévisions
00:58:35mais après son indemnité
00:58:37de départ
00:58:37il fait la même émission
00:58:38de télévision
00:58:38mais payé par une
00:58:39boîte de production
00:58:40France Olivier Gisbert
00:58:42vous qui parlez de
00:58:43on va y venir tout à l'heure
00:58:44de communisme
00:58:46j'allais dire
00:58:46d'héritage soviétique
00:58:48dans certaines branches
00:58:50et notamment
00:58:51dans la télévision publique
00:58:52c'est un schéma
00:58:53qui existe depuis des années
00:58:54voire des décennies
00:58:55en fait
00:58:56qu'on met au jour
00:58:57bien évidemment
00:58:58puis il y avait
00:58:59un gros mouchoir dessus
00:59:00il fallait surtout
00:59:01ne toucher à rien
00:59:02circuler
00:59:03il n'y a rien à voir
00:59:03c'est toujours la même histoire
00:59:04mais moi je voudrais dire
00:59:05une chose
00:59:06c'est que
00:59:06la France
00:59:07subit depuis
00:59:08un certain nombre
00:59:10d'années
00:59:10une américanisation
00:59:12de ses institutions
00:59:12pour le grand malheur
00:59:14d'ailleurs de la 5ème république
00:59:15je pense à
00:59:16la réduction du mandat
00:59:17présidentiel à 5 ans
00:59:19ça ressemble maintenant
00:59:20c'est comme les élections américaines
00:59:21la peine élue
00:59:22le nouveau président
00:59:23elle prépare déjà
00:59:23sa réélection
00:59:24et puis
00:59:25d'autre part aussi
00:59:27le non-cumul
00:59:27des mandats
00:59:28bon
00:59:28et il y a quelque chose
00:59:29qui est très positif
00:59:30dans tout ce qui a été fait
00:59:31justement pour américaniser
00:59:32notre système
00:59:33c'est
00:59:34parce que
00:59:34ça c'est très négatif
00:59:35ce que je viens de dire
00:59:36mais ce qui est très positif
00:59:38c'est
00:59:38je trouve
00:59:39personnellement
00:59:40ce sont les commissions
00:59:40d'enquête parlementaire
00:59:41parce que c'est quelque chose
00:59:42qui est énorme
00:59:43aux Etats-Unis
00:59:43d'ailleurs les gens regardent
00:59:44ils sont habitués
00:59:46et là c'est une
00:59:47la première commission
00:59:48d'enquête parlementaire
00:59:49peut-être qui touchait
00:59:50à quelque chose
00:59:50qui concernait
00:59:51tous les Français
00:59:52donc évidemment
00:59:54beaucoup de Français
00:59:55ont regardé
00:59:55et c'est très bon
00:59:56pour la démocratie
00:59:57c'est un moment de démocratie
00:59:58et là ce qu'on a du mal
00:59:59à comprendre
01:00:00c'est la réaction
01:00:01de certaines vierges
01:00:02qu'on a pu entendre
01:00:04de tous les sexes
01:00:06bien entendu
01:00:07Vous pensez à qui en particulier ?
01:00:08Oh non je ne veux pas citer
01:00:09mais c'est pratiquement
01:00:10la plupart des gens interrogés
01:00:11ils avaient l'air très choqués
01:00:12qu'on leur pose des questions
01:00:13mais après tout
01:00:14c'est l'Etat qui paye
01:00:15c'est normal
01:00:15commission d'enquête
01:00:16c'est ça que je n'ai pas
01:00:17très bien compris
01:00:17dans cette histoire
01:00:19c'est pourquoi autant
01:00:20d'indignation
01:00:21parce que
01:00:22c'est mieux
01:00:23qu'on sache la vérité
01:00:24et puis ça évite
01:00:25d'ailleurs peut-être
01:00:27parce que je pensais
01:00:28à mon avis
01:00:28certaines personnes
01:00:29peut-être même
01:00:30Alexandre Devecchio
01:00:31qui est à côté
01:00:31il peut penser
01:00:32que c'est encore pire
01:00:33quand on pose la question
01:00:38à Charles Lalonde
01:00:39il dit
01:00:39tout n'est pas à jeter
01:00:40c'est-à-dire qu'il faut
01:00:42juste remettre
01:00:43l'église au milieu
01:00:44du village
01:00:45il faut que
01:00:45le service public
01:00:46de la télévision
01:00:47ait sa vocation
01:00:49d'informer
01:00:50de
01:00:51comment dirais-je
01:00:51d'instruire
01:00:52et pas seulement
01:00:53de divertir
01:00:54et de concurrencer
01:00:55les chaînes privées
01:00:55il faut profiter aussi
01:00:56des chicaillards
01:00:56entre le président
01:00:57et le rapporteur
01:00:59ce qui peut arriver
01:00:59aux Etats-Unis
01:01:00on voit bien
01:01:00les conventions
01:01:01d'enquête parlementaire
01:01:02là il se rattrape
01:01:03il dit
01:01:03je veux la publication
01:01:04de ce rapport
01:01:05c'est ça
01:01:05il faut se dire
01:01:06c'est la démocratie
01:01:07Alexandre
01:01:08pour répondre à la question
01:01:09à laquelle n'a pas répondu
01:01:10Franck
01:01:11parce qu'il me prête
01:01:13des pensées
01:01:13des noms
01:01:14des noms
01:01:15mais effectivement
01:01:16la France
01:01:17est-elle un pays communiste
01:01:18bon elle est dans
01:01:19un système capitaliste
01:01:20mais ce qui est sûr
01:01:21c'est qu'elle a
01:01:21une nomenclatura
01:01:22en fait
01:01:23c'est-à-dire
01:01:25une nomenclatura
01:01:26qui fonctionne
01:01:26peut-être pas
01:01:27dans un système communiste
01:01:28mais dans un système
01:01:29de capitalisme
01:01:29de connivence
01:01:30en réalité
01:01:31c'est ça
01:01:31que décrit
01:01:32Charles Aloncle
01:01:33et c'est valable
01:01:34pour la télé publique
01:01:36avec une forme
01:01:36de bureaucratie
01:01:38mais qui s'enrichit
01:01:39finalement
01:01:40qui est souvent
01:01:41contre le système privé
01:01:42mais qui s'enrichit
01:01:43en ayant
01:01:44des amis
01:01:44bien placés
01:01:45dans le système privé
01:01:46et c'est exactement
01:01:47la même chose
01:01:47pour la technocratie française
01:01:49où on a l'Eda
01:01:52on fait un carnet
01:01:54d'adresses
01:01:55au sein de l'Etat
01:01:56on va travailler
01:01:57des années
01:01:57dans le privé
01:01:58puis on revient
01:01:59donc c'est tous
01:02:00ces conflits d'intérêts
01:02:01
01:02:01qui font peut-être
01:02:03partie de l'existant
01:02:04je ne joue pas
01:02:04les vierges
01:02:05et les frères rochers
01:02:06mais qui commencent
01:02:07à poser un problème
01:02:08en France
01:02:08puisqu'on ne défend plus
01:02:09du tout
01:02:10l'intérêt général
01:02:11et souvent ceux
01:02:11qui disent
01:02:13on travaille pour l'Etat
01:02:14on travaille pour l'intérêt général
01:02:15etc
01:02:15si on gratte bien
01:02:17ils travaillent beaucoup
01:02:18pour leur intérêt
01:02:19on est dans un confort
01:02:20vous avez raison
01:02:20on est dans un confort
01:02:21on trouve que c'est normal
01:02:22on trouve que c'est normal
01:02:23depuis tellement d'années
01:02:24que pourquoi est-ce
01:02:25qu'on changerait les choses
01:02:26et en fait
01:02:27oui il faut peut-être
01:02:29encore une fois
01:02:30remettre le service public
01:02:31c'est le service public
01:02:32moi j'ai entendu
01:02:33justement vous parliez
01:02:34de vierges et farouchés
01:02:35en tout cas de certaines personnes
01:02:36qui ont été auditionnées
01:02:37ils disaient
01:02:38mais regardez dans les médias privés
01:02:39mais ce n'est pas un média privé
01:02:40c'est le contribuable
01:02:43qui paye
01:02:43c'est le point évragique
01:02:44de cette commission
01:02:45d'enquête parlementaire
01:02:46c'est 4 milliards d'euros
01:02:47de deniers publics
01:02:49ce sont les français
01:02:50qui payent
01:02:50pour le service public
01:02:52de l'audiovisuel
01:02:53c'est ça le sujet
01:02:54dans les chaînes
01:02:55juste un mot comme ça
01:02:57mais dans les chaînes privées
01:02:58ça balance
01:02:59on est viré
01:03:02facilement
01:03:04tu te retrouves
01:03:05dans un placard
01:03:06dans le service public
01:03:06il y a souvent
01:03:07une petite cage
01:03:08en disant
01:03:08il y a un bureau vide
01:03:09on va te mettre là
01:03:10on ne va pas donner
01:03:10des noms de chaînes
01:03:11mais il y en a
01:03:12historiquement
01:03:12ça a toujours été
01:03:13très sauvage
01:03:14et donc en réalité
01:03:15ce que disait
01:03:16Elodie tout à l'heure
01:03:17au sujet de madame Bréjean
01:03:18c'est une réalité
01:03:20mais moi ce que je sens
01:03:20chez elle
01:03:21c'est surtout
01:03:21un agacement
01:03:22un agacement
01:03:23pourquoi ?
01:03:24parce qu'en réalité
01:03:24la gestion du service public
01:03:26ça n'est simplement
01:03:27que finalement
01:03:29le télescopage
01:03:30de la gestion
01:03:31des gabegis
01:03:33parlementaires
01:03:34des gabegis
01:03:35étatiques
01:03:36des gabegis
01:03:36d'un système
01:03:37d'une caste
01:03:38qui se maintient en place
01:03:39vous parliez des vierges
01:03:40et farouchées
01:03:41tout à l'heure
01:03:41mais moi je me souviens
01:03:42par exemple
01:03:43de madame Yelbrun-Pivet
01:03:44qui au micro
01:03:45de RTL
01:03:47ou France Inter
01:03:47je ne sais plus
01:03:48qui expliquait
01:03:49qu'il ne fallait pas
01:03:50que ça dépasse
01:03:51trop le cadre politique
01:03:52que ce n'était pas
01:03:53finalement le rôle
01:03:54d'un parlementaire
01:03:55de mettre les mains
01:03:57dans le cambouis
01:03:57d'observer
01:03:58de désobstruer
01:04:00d'exfolier
01:04:01tous les problèmes
01:04:03de ce système-là
01:04:04qui tient
01:04:05depuis des années
01:04:06ce qui est quand même
01:04:06assez surprenant
01:04:07étant donné qu'elle est
01:04:08la présidente
01:04:08de l'Assemblée nationale
01:04:09de faire comme si
01:04:10un parlementaire
01:04:11n'avait pas le droit
01:04:12de mener une commission
01:04:14sur un sujet
01:04:15aussi névragique
01:04:16parce qu'en réalité
01:04:17je le dis
01:04:18c'est simplement
01:04:19l'embryon
01:04:20le point
01:04:21la nasse
01:04:22en fait
01:04:22de la gestion
01:04:24qu'ont les parlementaires
01:04:25des données publiques
01:04:26et Charles Lalonde
01:04:27l'a mené
01:04:27un travail exceptionnel
01:04:28l'autre chose
01:04:28qui a été abordée
01:04:29par ce rapport
01:04:30et par Charles Lalonde
01:04:31c'est qu'il y a
01:04:32une dérive
01:04:35en tout cas
01:04:35de France 2
01:04:37de concurrencer
01:04:38TF1
01:04:38c'est-à-dire
01:04:39qu'on veut
01:04:40pour des histoires
01:04:40de parts de marché
01:04:42faire
01:04:42il a compté
01:04:43le nombre de jeux
01:04:44qu'il y a
01:04:45dans le nombre
01:04:46de chaînes
01:04:47du service public
01:04:499 sur France 2
01:04:50et 13 sur France 3
01:04:52qui sont diffusés
01:04:53chaque jour
01:04:53non mais le divertissement
01:04:54c'est bien
01:04:55mais quand on regarde
01:04:57les chaînes publiques
01:04:57des autres pays
01:04:59il y a quand même
01:04:59aussi des programmes
01:05:02instructifs
01:05:02pour apprendre des choses
01:05:03il y a des documentaires
01:05:04c'est pas des jeux
01:05:05on fait des jeux
01:05:06pourquoi ?
01:05:06parce que ça rapporte
01:05:07de l'argent
01:05:07ça amène des annonceurs
01:05:09France 2 ne doit pas
01:05:10être la concurrence
01:05:10de TF1
01:05:12si c'était dans les choux
01:05:13on serait les premiers
01:05:14à dire que
01:05:15leurs objets
01:05:16sont détestables
01:05:16oui c'est l'argent public
01:05:17peu importe
01:05:19les parts d'audience
01:05:20il y a l'argent public
01:05:21et aussi de la publicité
01:05:23oui bon enfin
01:05:23il y en a moins
01:05:24là il n'y a plus de publicité
01:05:25après 20h sur France 2
01:05:26il faut voir en tout cas
01:05:27si c'est réellement rentable
01:05:28puisque c'est ça
01:05:29qu'il faut déterminer
01:05:31si l'argent de la publicité
01:05:33permet de compenser
01:05:34les coûts de production
01:05:35mais moi je ne vais pas
01:05:36rentrer dans le détail
01:05:38peut-être qu'il y a
01:05:39sans doute des choses
01:05:40à sauver
01:05:40c'est sans doute important
01:05:41d'avoir un service
01:05:43public
01:05:44mais si le rapport
01:05:45n'était pas publié
01:05:46je pense que ce serait
01:05:47un scandale démocratique
01:05:48parce que tout est effacé
01:05:49c'est ça
01:05:50si on voulait démontrer
01:05:51qu'il y a un système
01:05:52y compris tous les documents
01:05:53c'est ça
01:05:54on ne peut plus s'en servir
01:05:55vous parliez des rapports
01:05:56d'audition
01:05:56c'est intéressant
01:05:57mais il y a aussi
01:05:57les enregistrements vidéo
01:05:59et les documents
01:06:00qui ont été transmis
01:06:01à la commission
01:06:02qui n'ont pas pour l'instant
01:06:03été diffusés
01:06:04notamment sur des fiches
01:06:05de salaire
01:06:06puisque vous savez
01:06:06qu'un certain nombre
01:06:07d'auditionnés
01:06:08n'ont pas voulu le dire
01:06:09publiquement
01:06:09mais les ont transmis
01:06:11ces informations
01:06:11si le rapport
01:06:12est enterré
01:06:13c'est bien toute la commission
01:06:14qui est enterrée
01:06:15et si vous vous en servez
01:06:17vous pouvez être poursuivi
01:06:17et si on s'en sert
01:06:19soit avant
01:06:19par exemple
01:06:20en dévoilant
01:06:21ce qu'il y a dans ce rapport
01:06:22soit une fois qu'il est enterré
01:06:23vous êtes passible
01:06:23d'un an d'emprisonnement
01:06:24et de 15 000 euros d'amende
01:06:25j'ai revérifié ce matin
01:06:27si c'est le cas
01:06:27ce sera un sale coup
01:06:28pour la démocratie
01:06:29c'en est un
01:06:30c'est purement factuel
01:06:32c'est le cas
01:06:33mais ça démontrera
01:06:34à ceux qui veulent bien le croire
01:06:36qu'il y a un système
01:06:37politico-médiatique
01:06:38donc je crois
01:06:38que c'est dans l'intérêt
01:06:39de tout le monde
01:06:39de publier ce rapport
01:06:40et après chacun aura bien le droit
01:06:42d'en penser ce qu'on veut
01:06:44il y a sans doute des critiques
01:06:45à émettre
01:06:46positives comme négatives
01:06:47sur ce rapport
01:06:48ça s'appelle la démocratie
01:06:50voilà
01:06:50et en attendant
01:06:51la France est un pays communiste
01:06:53nous dit François-Olivier Gisbert
01:06:54on en parle dans un instant
01:06:55à tout de suite
01:06:58Olivier Gisbert
01:06:58invité de Midi News
01:07:00juste après
01:07:01les dernières informations
01:07:02de Sommeil à la Bidi
01:07:03et à la une de l'actualité
01:07:04Pierre
01:07:05malgré la prolongation
01:07:06du cessez-le-feu
01:07:07la bataille navale
01:07:08se poursuit
01:07:08les gardiens de la révolution
01:07:10disent avoir saisi
01:07:11deux navires
01:07:11tentant de passer
01:07:12le détroit d'Hormuz
01:07:13un peu plus tôt
01:07:14un cargo qui quittait l'Iran
01:07:16a été stoppé
01:07:17tout comme un porte-conteneur
01:07:18au large d'Omane
01:07:20à la une également
01:07:21le premier ministre pakistanais
01:07:23remercie Donald Trump
01:07:24d'avoir accepté
01:07:25la prolongation
01:07:25du cessez-le-feu
01:07:26avec l'Iran
01:07:27et assure le président américain
01:07:28qu'Islamabad
01:07:29va poursuivre
01:07:30je cite
01:07:31ses efforts sincères
01:07:32en vue d'un règlement
01:07:33négocié du conflit
01:07:34et puis le Royaume-Uni
01:07:36accueille aujourd'hui
01:07:37et demain
01:07:37des militaires
01:07:38d'une trentaine de pays
01:07:39pour discuter
01:07:39de la formation
01:07:40d'une mission
01:07:41dirigée par Londres
01:07:42et Paris
01:07:42objectif protéger
01:07:44la navigation
01:07:45dans le détroit d'Hormuz
01:07:46avec à la clé
01:07:47un plan commun
01:07:48pour garantir
01:07:49la liberté de navigation
01:07:50Merci Sommayel Abedi
01:07:52prochain point
01:07:53sur l'actualité
01:07:54tout à l'heure
01:07:55à 15h
01:07:56nous sommes toujours
01:07:56avec Sabrina Medjeber
01:07:57avec Alexandre Devecchio
01:07:58et notre invité
01:07:59François-Olivier Zisbert
01:08:01La France est-elle
01:08:01un pays communiste
01:08:02un petit livre
01:08:03qui se lit facilement
01:08:04très très rapidement
01:08:05c'est chez Plon
01:08:07dans cette petite collection
01:08:09questions ouvertes
01:08:10où vous avez
01:08:10d'autres auteurs
01:08:11comme Anne de Guignet
01:08:12par exemple
01:08:12qui a fait
01:08:13une sortie
01:08:15sur le travail
01:08:16voilà
01:08:16sur remettre
01:08:17les Français au travail
01:08:18vous vous
01:08:19c'est assez amusant
01:08:21que vous écriviez cela
01:08:22parce que ça fait
01:08:23ça fait quelques temps
01:08:24et vous savez
01:08:26que je suis d'origine polonaise
01:08:27donc
01:08:29je trouve
01:08:30qu'il y a
01:08:31dans les carcans
01:08:32et c'est valable
01:08:33pour France Télévisions
01:08:34il y a
01:08:35des schémas soviétiques
01:08:36qui sont encore
01:08:37très très présents
01:08:39en fait
01:08:39dans la France
01:08:40vous expliquez ça
01:08:41par le fait
01:08:42que
01:08:42on n'arrive pas
01:08:44à remettre
01:08:44les Français au travail
01:08:45vous dites ça
01:08:46parce qu'il y a
01:08:47trop plein de fonctionnaires
01:08:48et quand il y en a
01:08:48trop plein
01:08:49on en remet d'autres
01:08:49pour aider ceux
01:08:50qui sont déjà là
01:08:52au lieu de
01:08:53on les embauche
01:08:54de plus en plus
01:08:55de fonctionnaires
01:08:56très très très bien payés
01:08:57voilà
01:08:57et en fait
01:08:58et tout ça
01:08:59est assez immuable
01:09:00à l'image
01:09:01un peu
01:09:01de ce côté
01:09:03un peu désarmé
01:09:05qu'avait Sébastien Lecornu hier
01:09:06dans la cour de Matignon
01:09:07en disant
01:09:07bah oui
01:09:07on a retrouvé
01:09:08170 millions
01:09:09mais vous savez
01:09:09de toute façon
01:09:10il y a 80 millions
01:09:11qui vont repartir dans l'Etat
01:09:12et puis l'autre
01:09:13ça va aller à la sécurité sociale
01:09:14bon
01:09:14c'est quand même
01:09:15170 millions
01:09:15c'est pas
01:09:16les 50 balles
01:09:17que je peux vous passer
01:09:18là maintenant
01:09:18pour vous dépanner
01:09:19donc on est
01:09:20dans quelque chose
01:09:22d'extrêmement grave
01:09:23ce qui vous caractérise
01:09:25François-Olivier
01:09:26et qui est très drôle
01:09:27c'est que le livre
01:09:28commence par une blague
01:09:29il y en a quelques-unes
01:09:30dans le livre
01:09:30ça commence par une blague
01:09:32qui était la favorite
01:09:34de Ronald Reagan
01:09:34oui il a fait
01:09:35un nombre de fois
01:09:36absolument incalculable
01:09:37bah quelle histoire
01:09:38c'est un type
01:09:39qui va acheter une voiture
01:09:40il va acheter une voiture
01:09:42et puis il dit
01:09:43en Russie
01:09:44en Russie bien sûr
01:09:46au temps du communisme
01:09:47voilà
01:09:47il faut l'attendre 10 ans
01:09:48et puis le type lui dit
01:09:49le vendeur lui dit
01:09:51bon bah vous
01:09:52la livraison ce sera dans
01:09:53et bah tiens exactement
01:09:54dans un an
01:09:55dans 10 ans
01:09:56dans 10 ans
01:09:57et il répond
01:09:58mais le matin
01:10:00ou le soir
01:10:01pourquoi vous demandez ça
01:10:02demande le vendeur
01:10:03et bah tout simplement
01:10:04parce que
01:10:05le matin
01:10:06j'ai le plombier
01:10:09mais c'était ça
01:10:10l'union soviétique
01:10:11comme le plan électrification
01:10:15contrairement à vous
01:10:16moi qui suis un peu plus âgé
01:10:17j'ai des privilèges de l'âge
01:10:19je me suis baladé beaucoup
01:10:21en l'union soviétique
01:10:22et moi je me souviens
01:10:22en Pologne c'était pareil
01:10:24en Pologne on attendait
01:10:25sa voiture 10 ans
01:10:26on choisissait pas sa couleur
01:10:27et généralement
01:10:28vous l'aviez vert pomme
01:10:29ou orange
01:10:30mais vous aviez aussi
01:10:31l'effondrement des services publics
01:10:32sauf le métro bien entendu
01:10:34à Moscou
01:10:34pour les touristes
01:10:35mais sinon
01:10:36pour le reste
01:10:37bah c'était effrayant
01:10:39dès qu'on sortait
01:10:40vous saviez
01:10:40vous aviez toutes ces zones
01:10:41qui étaient soi-disant militarisées
01:10:43où on n'avait pas le droit d'entrer
01:10:45vous vous souvenez de ça
01:10:46quand on allait là-bas
01:10:47tout était fermé
01:10:48il y avait des tas de zones
01:10:49où on n'avait pas le droit d'entrer
01:10:50j'étais au moment
01:10:51de la glasnost
01:10:52justement
01:10:52à l'effondrement
01:10:53la préhistorique
01:10:54de Gorbatchev
01:10:55au moment où tout s'effondrait
01:10:56et à ce moment là
01:10:57toutes ces zones
01:10:57se sont ouvertes
01:10:58et quand on a vu
01:10:59on a vu ce que c'était
01:10:59c'était tellement la misère
01:11:01les maisons
01:11:02avec les toits crevés
01:11:03qui n'étaient pas réparés
01:11:04où il y avait des espèces
01:11:05de housses dessus
01:11:07les nids de poules
01:11:08absolument partout
01:11:09on s'est cru à Paris
01:11:10enfin c'était
01:11:11c'est ça
01:11:12mais on y est
01:11:13on s'est cru à Paris
01:11:15et maintenant en fait
01:11:16on hérite de tout ça
01:11:17alors on y est
01:11:18moi je suis quand même
01:11:20quand même
01:11:20il y a beaucoup d'humour
01:11:21dans le livre
01:11:22parce que
01:11:22on n'en est pas là quand même
01:11:23c'est plutôt un communisme mou
01:11:24on n'a pas la GPU
01:11:25on n'a pas la Stasi
01:11:27on n'a pas la police politique
01:11:28on n'a pas le goulag
01:11:29on n'a pas les gens
01:11:30quand on arrête la nuit
01:11:31etc.
01:11:31qui disparaissent
01:11:32c'est arrivé
01:11:33le communisme
01:11:33j'en étais au nid de poule
01:11:35mais
01:11:35jusqu'à la chute du communisme
01:11:36et si vous voulez
01:11:37il y a une différence aussi
01:11:39et puis
01:11:39on sait que ça peut changer
01:11:41et moi c'est plutôt
01:11:42un livre pour réveiller
01:11:43pour faire rigoler aussi
01:11:45pour amuser
01:11:45mais aussi
01:11:46en espérant
01:11:47que ça peut changer
01:11:48parce que je pense que
01:11:48cette élection
01:11:49est peut-être le moment
01:11:50de la prise de conscience
01:11:51moi je remarque
01:11:52qu'il y a de plus en plus
01:11:52de voix
01:11:54ça ne va peut-être pas
01:11:55plaire à mon ami
01:11:56qui est à ma droite
01:11:57mais
01:11:58il y a de plus en plus
01:11:59de voix libérales
01:12:00et il y a besoin
01:12:01d'injecter
01:12:02un peu
01:12:03franchement
01:12:03un peu de libéralisme
01:12:04dans notre pays
01:12:05qui le vient de moins en moins
01:12:07d'ailleurs le pitch de ce livre
01:12:08vous savez très bien
01:12:09c'est
01:12:10ne dites pas à la France
01:12:11qu'elle est un pays communiste
01:12:12elle croit qu'elle vit
01:12:13dans l'enfer du néolibéralisme
01:12:15mais vous entendez
01:12:16mais à longueur de journée
01:12:17tout ça c'est la photolibéralisme
01:12:19mais il n'y a pas de libéralisme
01:12:21en France
01:12:21vous voyez
01:12:21et puis l'autre problème aussi
01:12:23et celui qui vient aussi
01:12:25d'une colère
01:12:26quand j'ai entendu
01:12:28Zuckman et Piketty
01:12:29débiter leur fadaise
01:12:31avec tapis rouge
01:12:33sur toutes les télés
01:12:34et on voyait
01:12:35il n'y avait personne
01:12:36notamment du service public
01:12:36on voyait personne
01:12:38pour les contredire
01:12:39alors que nous avons
01:12:39des bons économistes
01:12:40qui auraient très bien
01:12:41pu le faire
01:12:42je pense à Jean Tirole
01:12:43je pense à Jean-Marc Daniel
01:12:44je pense aussi
01:12:45à Philippe Aguillon
01:12:47qui est de gauche lui
01:12:47mais qui a dit
01:12:48non non mais qu'est-ce qu'il raconte
01:12:49c'est connard
01:12:49enfin il n'a pas dit c'est connard
01:12:51mais on avait vraiment
01:12:52non mais ces gens
01:12:53si vous voulez
01:12:54ils s'en foutent
01:12:55ils peuvent dire
01:12:56des contre-vérités
01:12:57faire un bouquin de 1000 pages
01:12:58pour expliquer
01:12:59que les inégalités
01:12:59ne cessent d'augmenter
01:13:00dans le monde
01:13:01alors qu'il y a des statistiques
01:13:02contraires
01:13:03qui ont été diffusées
01:13:04depuis partout
01:13:04ils peuvent dire aussi
01:13:06que là en France
01:13:07les riches ne payent pas d'impôts
01:13:08non
01:13:08il y a 40% de français
01:13:11comment dire ça
01:13:11dans un pays
01:13:12où il y a 40%
01:13:13de français d'entre nous
01:13:14qui ne votent pas d'impôts
01:13:16parce qu'ils n'ont pas
01:13:16suffisamment de revenus
01:13:17donc ça peut s'entendre
01:13:20très bien
01:13:21et que vous avez surtout
01:13:2257% de la population
01:13:25qui est bénéficiaire
01:13:27de l'état
01:13:28de l'état
01:13:29oui qui est bénéficiaire net
01:13:30de l'état de Providence
01:13:32c'est-à-dire des prestations sociales
01:13:33c'est-à-dire
01:13:33qui reçoit plus
01:13:36qu'on lui prélève
01:13:37donc comment est-ce qu'on peut
01:13:39oser dire ça
01:13:39je ne reviens pas
01:13:40ce que vous avez lu tout à l'heure
01:13:42très redistributif
01:13:43et le vrai sujet
01:13:44vous le savez très bien
01:13:45c'est le sujet
01:13:46d'ailleurs
01:13:46j'aborde aussi dans le livre
01:13:47c'est qu'il faut quand même
01:13:48qu'on s'occupe un jour
01:13:49au lieu de prélever
01:13:50de redistribuer
01:13:51de prélever
01:13:52parce que tout ça
01:13:52est en train de se casser la gueule
01:13:53avec l'endettement
01:13:54mais il faut
01:13:55s'occuper de la création
01:13:57de richesse
01:13:57ça doit être la priorité
01:13:58il ne s'agit pas
01:13:59de couper les têtes
01:14:00de réduire les dépenses
01:14:01de renvoyer les gens
01:14:04dans la rue
01:14:04ce n'est pas ça le sujet
01:14:05bien entendu
01:14:05c'est idiot
01:14:06c'est une vision
01:14:07caricaturelle et idiote
01:14:08de certains projets libéraux
01:14:10c'est au contraire
01:14:11de créer de la richesse
01:14:12puis dessus
01:14:12évidemment
01:14:13elle est faite
01:14:13cette richesse
01:14:14après pourquoi
01:14:15on redistribue
01:14:15c'est normal
01:14:16on est en France
01:14:17la redistribution
01:14:18écrivez-vous
01:14:19est une réalité
01:14:19dans notre pays
01:14:20n'en déplaise
01:14:21aux marxistes
01:14:21déguisés en économistes
01:14:23d'après l'INSEE
01:14:24donc c'est le chiffre
01:14:24de la statistique
01:14:25elle augmente
01:14:26de 55%
01:14:28le niveau de vie
01:14:29des 20%
01:14:30de français
01:14:31les plus modestes
01:14:32et diminue
01:14:32de 22%
01:14:33celui des 20%
01:14:34les plus aisés
01:14:35voilà
01:14:35et vous voyez
01:14:36quand des marxistes
01:14:38déguisés en économistes
01:14:39justement
01:14:39vous disent
01:14:40il faut taxer
01:14:41les riches
01:14:42on va faire
01:14:42la taxe Zuckman
01:14:44par exemple
01:14:45qui s'attaque
01:14:46à l'outil professionnel
01:14:48ce que la gauche
01:14:48n'avait pas voulu faire
01:14:50Mitterrand avait changé
01:14:50d'avis là-dessus
01:14:51en 1980
01:14:52il avait bien vu
01:14:53que ça allait faire fuir
01:14:54un certain nombre
01:14:55de gens à l'étranger
01:14:56ce qui est normal
01:14:56une grande partie
01:14:57des fortunes
01:14:57elles partent
01:14:58de l'entreprise
01:14:59et donc ça
01:15:00c'est un danger maximum
01:15:01mais je veux dire
01:15:02ils s'en foutent
01:15:03vous savez
01:15:03c'est une stratégie
01:15:05révolutionnaire
01:15:06on s'en fout
01:15:06on va appauvrir le pays
01:15:07alors l'essentiel
01:15:08c'est de prendre le pouvoir
01:15:09comme ils l'ont fait
01:15:10d'ailleurs Venezuela
01:15:11encore récemment
01:15:12les chavis
01:15:12c'est un peu comme ça
01:15:13c'est-à-dire
01:15:13on appauvrit
01:15:14on s'en fout
01:15:15vous savez que
01:15:15les grandes entreprises
01:15:17françaises
01:15:17qu'on veut taxer
01:15:18retaxer sans arrêt
01:15:19là elles ont encore
01:15:20les super profits
01:15:21les soi-disant super profits
01:15:22oui ils font
01:15:23genre super profits
01:15:23vous savez
01:15:24vous ils le font
01:15:24la plupart du temps
01:15:2590% des super profits
01:15:26dans le luxe
01:15:27c'est très bien
01:15:28que c'est à l'étranger
01:15:29ils ramènent le fric
01:15:30bon ben
01:15:31si évidemment
01:15:32on le taxe
01:15:33comme des bêtes
01:15:34comme veulent le faire
01:15:36un certain nombre
01:15:36de...
01:15:37ben tous ces gens-là
01:15:38parce que
01:15:38attention il y a beaucoup de monde
01:15:39puis il y a une droite très faible
01:15:41par rapport à ça
01:15:41ou un centre
01:15:42qui est totalement aplati
01:15:44et ben ces gens-là
01:15:45ils partiront
01:15:45ils partiront
01:15:46et quel sera l'avantage
01:15:47quel sera l'avantage
01:15:49quand ces grandes entreprises
01:15:50iront s'installer
01:15:50forcément
01:15:51pour sauvegarder
01:15:53leurs actifs
01:15:55en Irlande
01:15:55en Italie
01:15:56en Orlande déjà
01:15:57c'est déjà souvent le cas
01:15:59mais
01:15:59enfin c'est très important
01:16:01donc si vous voulez
01:16:02il faut aussi
01:16:03essayer de rééduquer
01:16:04parce qu'il y a un travail
01:16:05de sable
01:16:06qui est fait
01:16:06déjà
01:16:07il faut dire aussi
01:16:08une grande partie
01:16:09de l'éducation nationale
01:16:10pas tous les profs
01:16:11on en connaît
01:16:11qui sont formidables
01:16:12mais il y en a aussi beaucoup
01:16:13qui balancent
01:16:14leur petite idéologie
01:16:15comme ça
01:16:15et puis les français
01:16:17à la longue
01:16:17ils croient que
01:16:18oui
01:16:19le capitalisme
01:16:20c'est le mal
01:16:20et le socialisme
01:16:21ou le communisme
01:16:22c'est le bien
01:16:23c'est plus compliqué que ça
01:16:24quand on regarde les résultats
01:16:26c'est pas
01:16:26c'est vraiment plus compliqué que ça
01:16:28Alexandrovic
01:16:28oui
01:16:29pour ce qui est des soviétiques
01:16:30c'est le mal quand même
01:16:32c'est le régime
01:16:33qui a fait le plus
01:16:33il faut quand même
01:16:35je pense que
01:16:36j'ai beau être peut-être
01:16:38un peu moins libéral
01:16:38que vous
01:16:39sur certains aspects
01:16:40je sais quand même
01:16:41que
01:16:43100 millions de morts
01:16:44oui on leur rappelle
01:16:45on leur rappelle
01:16:46100 millions de morts
01:16:47on leur rappelle
01:16:48jamais
01:16:49assez
01:16:50je pense
01:16:51non je pense effectivement
01:16:52tout à l'heure
01:16:53France me faisait le reproche
01:16:55de ne pas être
01:16:55assez libéral
01:16:57je ne peux pas
01:16:57je dirais que j'ai même
01:17:00une dimension
01:17:00à fouiller
01:17:01chez moi
01:17:01mais la question
01:17:02c'est de savoir
01:17:02où est-ce qu'on coupe
01:17:03et qui
01:17:05on met le plus
01:17:07à contribution
01:17:08et moi je crois que
01:17:09dans la bureaucratie
01:17:11dans la technocratie
01:17:12il y a des économies
01:17:14immenses à faire
01:17:15dans une certaine
01:17:16aristocratie
01:17:17d'état
01:17:18dans les prestations
01:17:19sociales aussi
01:17:20je crois que
01:17:21beaucoup de Français
01:17:22ont envie
01:17:22qu'on valorise
01:17:23le travail
01:17:24et on en marre
01:17:24que certains
01:17:25vivent simplement
01:17:26d'aide sociale
01:17:27donc je crois
01:17:27que c'est là
01:17:28qu'il faut aller
01:17:28en priorité
01:17:29par contre
01:17:29je crois que
01:17:30les Français
01:17:30sont attachés
01:17:31à certains services
01:17:32publics
01:17:32notamment les services
01:17:33publics
01:17:34régaliens
01:17:34il faut peut-être
01:17:35plus d'argent
01:17:36dans la police
01:17:37dans la justice
01:17:38dans l'armée
01:17:39je crois que
01:17:39garder un bon système
01:17:41de santé
01:17:41qui s'effondre
01:17:42justement
01:17:43ça doit être
01:17:45une priorité
01:17:45donc je pense
01:17:47qu'il y a les deux
01:17:48dans la tête
01:17:49des Français
01:17:50et que justement
01:17:51la question
01:17:52c'est de savoir
01:17:53où est-ce qu'on coupe
01:17:53et on a peut-être
01:17:54trop coupé
01:17:55dans les services
01:17:56régaliens
01:17:56qui étaient utiles
01:17:57aux Français
01:17:58et pas assez
01:18:00dans l'aristocratie
01:18:02d'État
01:18:02alors je ne sais pas
01:18:02s'il faut l'appeler
01:18:03aristocratie
01:18:04dans l'establishment
01:18:06c'est ma dimension
01:18:08populiste
01:18:08je suis un populiste
01:18:09libéral
01:18:10avec Eleonore Carrois
01:18:13on parlait aussi
01:18:14de l'aide publique
01:18:16au développement
01:18:17ça c'est pareil
01:18:17on a quand même
01:18:18même si c'est
01:18:19des petites sommes
01:18:20par rapport aux sommes
01:18:21qui sont non seulement
01:18:22consacrées
01:18:22vous parliez de régaliens
01:18:23par exemple
01:18:23aux dotations
01:18:24de l'armée
01:18:25c'est quand même
01:18:26des sommes
01:18:26et elles vont
01:18:27parfois
01:18:27à des projets
01:18:29où va l'argent
01:18:30c'était la question
01:18:31des Gilets jaunes
01:18:32qui étaient des gens
01:18:32qui travaillaient
01:18:33et qui ne comprenaient pas
01:18:33pourquoi ils payaient
01:18:34autant d'impôts
01:18:35pour que l'argent
01:18:36aille je ne sais où
01:18:38en fait on a les réponses
01:18:39il y a un livre formidable
01:18:40que je vous recommande
01:18:42qui est sur l'immigration
01:18:43de Nicolas Pouvromonti
01:18:45qui donne une batterie
01:18:46de chiffres
01:18:47que ça nous coûte
01:18:48en termes d'aide sociale
01:18:49l'immigration
01:18:49mais même
01:18:51l'aspect le plus délirant
01:18:52c'est un exemple
01:18:53il y en a 36
01:18:54où on est le seul
01:18:55pays au monde
01:18:56à avoir
01:18:57un droit au logement
01:18:59opposable
01:19:00avec un hébergement
01:19:01d'urgence
01:19:01pour toute personne
01:19:02qui arrive
01:19:02y compris
01:19:03des clandestins
01:19:04et figurez-vous
01:19:06que ce logement
01:19:07d'urgence
01:19:07est illimité
01:19:08dans le temps
01:19:08donc ça nous coûte
01:19:10un milliard par an
01:19:12et la majorité
01:19:13ce sont des gens
01:19:14sans papier
01:19:14qui restent
01:19:15en moyenne
01:19:16deux ans et demi
01:19:16dans des hébergements
01:19:18d'urgence
01:19:18c'est-à-dire
01:19:19dans des hôtels
01:19:19ça fait partie des choses
01:19:21alors un milliard
01:19:21il faut rendre à César
01:19:22ce qui est à César
01:19:23parce que ça
01:19:23c'est un combat
01:19:24que mène depuis longtemps
01:19:25Guillaume Gasparian
01:19:27député
01:19:28Macron
01:19:28oui bah qu'est-ce qu'il attend
01:19:29qu'est-ce qu'il attend
01:19:30pour le supprimer
01:19:32il demande qu'on le supprime
01:19:33je pense qu'il y a 100%
01:19:35des français
01:19:35qui sont pour
01:19:36il a demandé qu'on le supprime
01:19:38à nombreuses reprises
01:19:39alors justement
01:19:40l'appareil d'état
01:19:41dira c'est que
01:19:41un milliard d'euros
01:19:42mais un milliard d'euros
01:19:43plus un milliard d'euros
01:19:44plus un milliard d'euros
01:19:45ça commence à faire beau
01:19:46ça fait les sommes
01:19:47qu'on est en train
01:19:48de chercher
01:19:49Sabrina
01:19:49oui alors évidemment
01:19:51moi je ne peux que souscrire
01:19:52à ce qui vient d'être dit
01:19:53la question est de savoir
01:19:54comment conjurer
01:19:55cette méthode d'arbitrage
01:19:57comme dit Alexandre
01:19:58où allons-nous
01:19:59justement
01:20:01fonctionner
01:20:01où allons-nous
01:20:02mener
01:20:03une politique d'austérité
01:20:04parce qu'on le sait
01:20:05on le voit
01:20:06on le comprend
01:20:07on le vit
01:20:08c'est la fin d'état-providence
01:20:09je veux dire
01:20:10un pays qui est endetté
01:20:11à 3600 milliards
01:20:12d'euros
01:20:13de dette
01:20:15plus les intérêts
01:20:17de la dette
01:20:19un pouvoir
01:20:20une aristocratie
01:20:21un establishment
01:20:22qui n'arrive pas
01:20:23à comprendre
01:20:24le plébiscite
01:20:25des français
01:20:26des français
01:20:26qui sont pour la plupart
01:20:27d'entre eux
01:20:28de classe moyenne
01:20:30qui n'arrivent pas
01:20:31aujourd'hui
01:20:31à manger
01:20:32par exemple
01:20:33de la viande
01:20:33je vois qu'il y a
01:20:34une pénurie d'oeufs
01:20:35en ce moment
01:20:35à cause justement
01:20:37du fait que les français
01:20:38n'arrivent plus
01:20:39à se nourrir
01:20:39correctement
01:20:40en protéines
01:20:41ce sont des exemples
01:20:42comme ça
01:20:42voilà
01:20:43mais il y a
01:20:44des français
01:20:44aujourd'hui
01:20:44qui vivent
01:20:45dans une sorte
01:20:45de descenseur
01:20:47social
01:20:47et on voit bien
01:20:48que le pouvoir
01:20:50en place
01:20:50n'arrive pas
01:20:51à arbitrer
01:20:52ce qui est
01:20:52à mon sens
01:20:53et je pense
01:20:54au sens
01:20:54du million de français
01:20:56superfétatoire
01:20:57toutes ces agences
01:20:58par exemple
01:20:58d'état
01:20:59770 agences
01:21:01répertoriées très bien
01:21:02là pour le coup
01:21:02un autre livre
01:21:03celui d'Aliès
01:21:04Verdi-Molinier
01:21:05de l'IFRAP
01:21:06qui vous répertorie
01:21:07ce que font
01:21:08ces 770 agences
01:21:09là aussi
01:21:10on peut trouver
01:21:10de l'argent
01:21:10politique de la ville
01:21:12on a dépensé
01:21:13presque 117 milliards
01:21:15d'euros
01:21:16justement
01:21:16pour ripolliner
01:21:17des quartiers
01:21:18qui ont été
01:21:19abandonnés
01:21:20mais on n'a pas
01:21:20encore une fois
01:21:21mesuré l'importance
01:21:22justement
01:21:22de ces communautés
01:21:24de cette communautarisation
01:21:25du tissu social
01:21:26une violence
01:21:27qui est de plus en plus
01:21:28exponentielle
01:21:29avec encore une fois
01:21:30une dotation budgétaire
01:21:31sur le régalien
01:21:33vous prenez 1000 euros
01:21:33l'état en donne 25
01:21:35à la police
01:21:36et 5 euros
01:21:37à la justice
01:21:38la France dépense
01:21:3977 euros
01:21:40par habitant
01:21:41pour la justice
01:21:42en Allemagne
01:21:43c'est le double
01:21:43je veux dire
01:21:44n'importe quel contempteur
01:21:46de la vie politique
01:21:46en France
01:21:47le voit
01:21:47les arbitrages
01:21:48sont très mauvais
01:21:49et il me semble
01:21:50qu'en 2027
01:21:51le président
01:21:52qui sera justement
01:21:53à la tête
01:21:54de notre prix
01:21:55devra opérer
01:21:56un choc d'austérité
01:21:57et un choc d'autorité
01:21:59pour rétablir
01:22:00à la fois
01:22:00l'état-providence
01:22:01mais également
01:22:02l'état-nation
01:22:02parce que
01:22:03le corps social
01:22:04s'émiette
01:22:05il s'effrite
01:22:06et c'est un risque aussi
01:22:07la paix civile
01:22:08elle doit être prise en compte
01:22:09il me semble aujourd'hui
01:22:10dans la redistribution
01:22:11de la solidarité nationale
01:22:13alors je suis d'accord
01:22:15absolument
01:22:15avec votre analyse
01:22:17j'ai un point de désaccord
01:22:18quand même avec vous
01:22:19c'est que vous dites
01:22:19on va passer par une cure
01:22:20d'austérité
01:22:22je crois que
01:22:22c'est justement ça
01:22:24qu'il faut éviter
01:22:24et plus on attendra
01:22:26plus on aura l'austérité
01:22:27c'est à dire que
01:22:28là aujourd'hui
01:22:29on est dans une situation
01:22:30extrêmement fragile
01:22:31et dangereuse
01:22:32alors je sais
01:22:33il y a toujours ce cinéma
01:22:35chaque année
01:22:36sur les agences de notation
01:22:38les agences de notation
01:22:39elles ne prendront
01:22:40jamais le risque
01:22:41de désigner la France
01:22:42tout big tout fell
01:22:43vous savez
01:22:43trop gros pour tomber
01:22:45on ne veut pas prendre le risque
01:22:46d'une crise financière
01:22:47sur la France
01:22:48ils ne le feront pas
01:22:49ils ne le feront jamais
01:22:50parce qu'il faut lire
01:22:52entre les lignes
01:22:53entre les lignes évidemment
01:22:53elle voit bien
01:22:54que ça ne va pas du tout
01:22:55bon
01:22:55et de toute façon
01:22:58le problème
01:22:59il peut venir un jour
01:22:59d'un marché
01:23:00on ne sait où
01:23:01il y a eu autrefois
01:23:02c'était Georges Soros
01:23:03sur la Grèce
01:23:04un type qui se dit
01:23:05tiens je vais me faire
01:23:06plein de pognons rapidement
01:23:06on va jouer contre le pays
01:23:08et là
01:23:09à ce moment là
01:23:09on est fait
01:23:10et puis arrive le FMI
01:23:11etc
01:23:12là c'est la cure d'austérité
01:23:13mais
01:23:14c'est pour ça que
01:23:15j'ai écrit ce livre aussi
01:23:16c'est pour quand même
01:23:17sonner les cloches
01:23:18réveiller les gens
01:23:19parce qu'il y a quelque chose
01:23:20d'aujourd'hui
01:23:21vous savez très bien
01:23:22parfois certains disent
01:23:22d'ailleurs que ça ne serait pas
01:23:23plus mal que le FMI
01:23:24vienne
01:23:25et qu'on enlève
01:23:26effectivement
01:23:27je ne pense pas
01:23:28que ce soit une bonne solution
01:23:29pour ce pays
01:23:29je pense qu'il faut essayer
01:23:31à tout prix d'éviter ça
01:23:32et je pense que ces réformes
01:23:34plus on attendra
01:23:35plus on sera obligé
01:23:36de faire des réformes
01:23:37de l'autre
01:23:38parce que vous parliez
01:23:38de la pauvre personne
01:23:39qui sera élue
01:23:42en 2027
01:23:43cette pauvre personne
01:23:44elle aura géré
01:23:44quand même un truc de fou
01:23:45en 2029
01:23:46quand on aura
01:23:47100 milliards
01:23:49100 milliards
01:23:50de
01:23:50non non
01:23:51d'intérêt de la dette
01:23:52de charge de la dette
01:23:53c'est-à-dire quelque chose
01:23:54qu'on est de toute façon
01:23:54obligé de payer
01:23:55et bien comment on va faire
01:23:58pour l'instant
01:23:59en 2029
01:23:59mais il sera peut-être
01:24:00120
01:24:01parce que
01:24:01tout ça
01:24:02on ne maîtrise pas
01:24:03les taux d'intérêt
01:24:04qui augmente d'ailleurs
01:24:04en ce moment
01:24:05on n'y est pour rien
01:24:06à la France
01:24:07mais bon
01:24:07et donc si vous voulez
01:24:08le sujet
01:24:09c'est-à-dire
01:24:11la solution d'austérité
01:24:12c'est une solution
01:24:13il faut certainement
01:24:14faire un peu d'austérité
01:24:15ça c'est clair
01:24:16mais il faut aussi
01:24:16penser à la création
01:24:18de richesse
01:24:18d'où ce livre
01:24:19la création
01:24:19c'est la valeur travail
01:24:20c'est la valeur travail
01:24:21la création de richesse
01:24:22moi j'ai écrit ce livre
01:24:23parce qu'il faut que
01:24:24les gens comprennent
01:24:25qu'on ne s'en sortira pas
01:24:27en continuant
01:24:28comme ça
01:24:28en se disant
01:24:29on va faire l'austérité
01:24:30et recommencer
01:24:30non
01:24:31il faut essayer de reconstruire
01:24:32quelque chose
01:24:33qui crée
01:24:34ou sans arrêt
01:24:35il y a des entreprises
01:24:36qui puissent créer
01:24:37de la valeur
01:24:37et qui ne se retrouvent pas
01:24:38avec des boulets au pied
01:24:39parce qu'on vous dit toujours
01:24:40les aides de l'Etat
01:24:42aux entreprises
01:24:44le fameux rapport idiot
01:24:46du Sénat par exemple
01:24:47totalement idiot
01:24:48puisque vous regardez très bien
01:24:49c'est impossible
01:24:50évidemment la France
01:24:51fait des aides
01:24:51c'est la fameuse blague de Reagan
01:24:53ça aussi
01:24:53c'est une autre blague de Reagan
01:24:54c'est vous savez
01:24:56ça c'est la philosophie de gauche
01:24:57c'est en trois points
01:24:59par rapport à l'économie
01:25:00absolument
01:25:00il connaît la blague
01:25:01bah oui
01:25:04quand c'est en difficulté
01:25:05non non
01:25:06quand ça bouge
01:25:08on taxe
01:25:10quand ça bouge encore
01:25:12on règlemente
01:25:13bah on fait
01:25:14c'est ça ce qu'on fait
01:25:14et quand ça bouge
01:25:15presque plus
01:25:16à ce moment là
01:25:17on subventionne
01:25:17voilà c'est le dernier truc
01:25:18et c'est un peu ça
01:25:20et donc effectivement
01:25:21effectivement
01:25:22il y a des aides publiques
01:25:23mais ces aides publiques
01:25:24c'est évidemment pas
01:25:25250-290 milliards
01:25:27tous ces chiffres de fou
01:25:28tous ces gens
01:25:29qui n'ont aucune
01:25:30parce qu'ils comptent
01:25:31les choux
01:25:31les carottes
01:25:32ils mettent
01:25:32par exemple
01:25:33les aides aux entreprises publiques
01:25:35ils mettent
01:25:36le France Télé
01:25:37d'Odor
01:25:37etc
01:25:37et ça
01:25:38ces sommes ne correspondent
01:25:40à rien
01:25:40la réalité
01:25:41c'est que par exemple
01:25:42les impôts de production
01:25:43en France
01:25:43sont 5 fois plus élevés
01:25:45qu'en Allemagne
01:25:45c'est toujours
01:25:46c'est quand même la réalité
01:25:48c'est ça
01:25:48il faut retenir ça
01:25:49c'est 5 fois plus élevé
01:25:51les entreprises
01:25:52elles vont à l'étranger
01:25:53avec des boulets aux pieds
01:25:54et qu'en France
01:25:55évidemment
01:25:55ils ont surtout intérêt
01:25:56à délocaliser les emplois
01:25:57parce que c'est trop compliqué ici
01:25:58et c'est ça
01:25:59qu'il faut
01:26:00il faut arrêter ça
01:26:01et puis justement
01:26:01il faut revaloriser le travail
01:26:03il y a mille choses à faire
01:26:04mais la solution
01:26:06elle sera plutôt
01:26:06du côté libéral
01:26:08que du côté socialiste
01:26:10c'est tout
01:26:10mais vous en tant que politiste
01:26:12est-ce que vous pensez
01:26:13qu'il y en a un par exemple
01:26:14ou une
01:26:15qui serait capable
01:26:16justement
01:26:16non pas d'opérer
01:26:17ces mesures d'austérité
01:26:19mais ces mesures de rigueur
01:26:20c'est pas tellement l'austérité
01:26:22en réalité
01:26:22qui est conceptualisée
01:26:24c'est plutôt la rigueur
01:26:25justement
01:26:25oui de rigueur
01:26:26c'est plutôt ça en réalité
01:26:27vous avez eu l'exemple
01:26:29oui il faut une tête
01:26:30quelque part
01:26:30bon de Gaulle
01:26:31c'était pas évident
01:26:33de Gaulle
01:26:33il connaissait pas grand chose
01:26:35à l'économie
01:26:35s'il avait pas rencontré
01:26:37sur son chemin
01:26:37d'ailleurs c'était le contraire
01:26:39de Macron
01:26:40de Gaulle
01:26:40puisque n'oubliez pas
01:26:41qu'il prend comme ministre
01:26:43de l'économie
01:26:44son pire ennemi
01:26:44Antoine Pinay
01:26:45ils se détestaient tous les deux
01:26:47et il l'a pris
01:26:48parce qu'il pensait
01:26:49que c'était bon pour la France
01:26:49et Antoine Pinay
01:26:50lui ramène un grand économiste
01:26:52qui s'appelle Jacques Ruef
01:26:53et Ruef le convainc
01:26:54qu'il faut faire quelque chose
01:26:55de fort
01:26:56il a fait ce plan de rigueur
01:26:58en 1958
01:26:59qui a fait repartir la France
01:27:01c'est pour ça
01:27:01que la France n'est pas oubliée
01:27:02il y a des énergies
01:27:03ça peut toujours repartir
01:27:04et regardez
01:27:05la croissance économique
01:27:06sous les années du gaullisme
01:27:07ça n'a pas porté bonheur
01:27:09parce qu'il y a eu quand même
01:27:11hélas
01:27:12mai 68
01:27:13mais il y avait 5 à 6%
01:27:15de moyenne
01:27:16de croissance annuelle
01:27:17bien sûr
01:27:18jusqu'à Pompidou
01:27:18jusqu'à Pompidou
01:27:20et vous vous souvenez
01:27:22de la phrase de Margaret Thatcher
01:27:23le problème du socialisme
01:27:25parce qu'à la fin
01:27:25on a dépensé
01:27:26tout l'argent des autres
01:27:27voilà
01:27:27ça je pense que
01:27:28ça vous donnera quand même
01:27:30une idée
01:27:31et demain d'ailleurs
01:27:31demain ici dans MediNews
01:27:33on recevra Jean-Philippe Cartier
01:27:34qui est président d'HP8
01:27:36c'est un entrepreneur
01:27:36il lance le pouvoir de l'action
01:27:38et lui justement
01:27:39il veut aussi remettre
01:27:40la France au travers
01:27:41en attendant
01:27:41la France est-elle
01:27:42un pays communiste
01:27:42merci à toutes les équipes
01:27:44de MediNews
01:27:45France Goldfarb
01:27:47Johan Ployer
01:27:48Stéphane à la réalisation
01:27:49Guillaume Mausson
01:27:50et Mathieu à la vision
01:27:51très bonne journée
01:27:52dans un instant
01:27:52Julien Pasquet
01:27:53120 minutes infos
01:27:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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