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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans ce Midi News.
00:00:02Ballet masque, Gérald Darmanin a tiré le rideau comme on met à nu un monument aussi honorifique et intouchable qu
00:00:10'il soit.
00:00:11Oui, les juges sont inamovibles et indépendants, mais le ministre de la Justice a été clair, quand ça ne va
00:00:16pas, il faut savoir le dire.
00:00:18Alors, on verra bien et nous suivrons attentivement si les 70 000 dossiers en souffrance concernant des affaires de violence
00:00:26sur des enfants
00:00:27que Gérald Darmanin pointe justement du doigt comme étant son unique priorité, seront examinés dans les plus brefs délais avec
00:00:33de vraies réponses.
00:00:34Nous suivrons aussi attentivement les sanctions qu'a promis le garde des Sceaux sur les magistrats qui iront du blâme
00:00:40à la révocation, dit-il.
00:00:42Lui, en tout cas, ne démissionnera pas.
00:00:45Aujourd'hui, nous sommes encore tous sous le choc.
00:00:47La marche blanche pour l'IANA a rassemblé 6 000 personnes dans le Gers.
00:00:51Chaque Français a été touché dans son cœur par la mort de cette petite fille de 11 ans, dans le
00:00:56contexte qu'on sait,
00:00:57avec toutes les informations qui nous parviennent sur la personnalité de ce principal suspect.
00:01:02Vous entendez d'ailleurs un ancien collègue de cet homme.
00:01:05Il raconte de façon sidérante comment Jérôme Barrella parlait aux jeunes filles à voix basse, avec des mots totalement déplacés.
00:01:12Jérôme Barrella a été incriminé pour la première fois en 2017.
00:01:16Six dossiers ont été ouverts, certains classés sans suite.
00:01:19Il y a comme chaque année 15 à 20 révocations de magistrats, a précisé Gérald Darmanin, dans un corps recensant
00:01:269 000 personnes.
00:01:27Quelle suite, M. Darmanin, réussira-t-il à faire avancer les choses ?
00:01:31Grande page dans ce Midi News, avec la présence, dans un instant, du porte-parole de la chancellerie,
00:01:36après les dernières informations présentées par Somaia Lamidi.
00:01:40Bonjour Somaia.
00:01:40Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:42Vous allez longuement y revenir dans votre Midi News.
00:01:45Gérald Darmanin reconnaît des défaillances extrêmement graves et parle du terrible échec de l'action de l'État après le
00:01:51fiasco politico-judiciaire de l'affaire Liana.
00:01:54Y aura-t-il d'autres affaires ?
00:01:56Il est légitime de se poser la question, a déclaré le garde des Sceaux durant sa conférence de presse,
00:02:01qui a demandé la mobilisation générale pour faire la vérité sur ce qui ne s'est pas bien passé dans
00:02:06cette tragédie
00:02:07et assure que le passage en revue des 70 000 plaintes concernant des mineurs est la priorité.
00:02:13L'urgence est absolue, a martelé le ministre de la Justice.
00:02:16A la une également, Donald Trump exhorte Israël et l'Iran à cesser de tirer et annonce que les deux
00:02:22pays cherchent à conclure un cessez-le-feu immédiat
00:02:26après la reprise des hostilités entre les deux belligérants, reprise après des tirs de missiles par la République islamique en
00:02:33direction du territoire israélien,
00:02:35de quoi mettre en péril la fragile trêve en vigueur.
00:02:38Toutefois, Téhéran assure poursuivre les discussions avec Washington.
00:02:41Et puis Emmanuel Macron félicite Nicole Pachignan et dit vouloir accompagner, je cite, le rapprochement avec l'Europe.
00:02:48Selon les premiers résultats, le Premier ministre a remporté les législatives en Arménie.
00:02:53Le parti contrat civil devance largement l'alliance Arménie-Forte du milliardaire russo-arménien Samvel Karapétian.
00:03:00Des élections qui ont valeur de test pour la réorientation de la politique d'Erevan vers les Occidentaux.
00:03:06Merci beaucoup Sommayal Abidi. D'autres informations avec vous tout à l'heure à 13h30.
00:03:10sont à table avec moi jusqu'à 15h.
00:03:12Judith Veintraub, merci d'être avec nous.
00:03:14Chère Judith, bonjour Maxime Le Guay.
00:03:16Bonjour.
00:03:16Journaliste politique à CNews, Sabrina Birlin-Bouillet.
00:03:19Bonjour Pierre.
00:03:20Qui incarne le service police-justice de CNews.
00:03:23Maître Avril Echin, merci beaucoup d'être avec nous pour commenter ce drame de la mort de Liana.
00:03:31Et les conséquences avec la prise de parole du ministre de la Justice Gérald Darmanin.
00:03:35Regardons les images hier à Florence en musique des parents de cette petite fille.
00:03:44Des images qui pour certaines nous ont émues aux larmes.
00:03:48Elle a été organisée cette marche blanche.
00:03:516000 personnes ont participé.
00:03:55Et le corps sans vie de la petite fille a, je vous le rappelle, été retrouvé jeudi à Puy-Casquier
00:04:01juste à côté de Florence.
00:04:03Il a été par la suite authentifié.
00:04:06Gérald Darmanin, je vous le disais, a demandé au procureur de se concentrer en urgence absolue sur les crimes sexuels
00:04:13impliquant des mineurs.
00:04:14Longue conférence de presse du ministre de la Justice.
00:04:17Écoutez ce qu'il disait tout à l'heure.
00:04:19J'ai redit ce matin au procureur généraux.
00:04:22Deux choses très simples.
00:04:24D'abord, que nous attendions du ministère de la Justice comme de tous les services de l'Etat,
00:04:30et même si le ministère de la Justice est un ministère particulier,
00:04:35où une partie de ses agents, les magistrats, ont un statut d'indépendance,
00:04:39qu'il assume, ce service public, les défaillances, les fautes lorsqu'il y en a.
00:04:45Qu'il faut savoir se remettre en cause, et qu'il faut dire la vérité aux Français, au Parlement,
00:04:51lorsque nous n'avons pas su protéger par des systèmes défaillants, par une trop grande lenteur,
00:04:58ou par la non-application de directives, pas su protéger des enfants qui plus est, nous devons savoir le dire.
00:05:05Et que c'est, je crois, le rôle du ministre de la Justice,
00:05:09qui est, d'après la Constitution de la République, le supérieur hiérarchique des procureurs généraux
00:05:14et des procureurs de la République, que de pouvoir fixer des priorités de politique pénale,
00:05:18et, lorsque ça ne va pas, de commander une inspection.
00:05:22Voilà donc un extrait de cette longue conférence de presse ce matin à la chancellerie de Gérald Darmanin,
00:05:28conférence de presse à laquelle vous avez assisté, Mathieu Vedeves.
00:05:30Bonjour, vous êtes avec Olivier Campan, place Vendôme.
00:05:34Pouvez-vous nous dire les autres thèmes qui ont été abordés ?
00:05:42Quasiment trois heures, trois heures d'entretien, c'est plus longtemps que prévu entre Gérald Darmanin et les procureurs généraux.
00:05:48Ça s'est donc passé, Pierre, juste derrière nous, on est place Vendôme à Paris, au ministère de la Justice.
00:05:53Et ça y est, je peux vous dire que l'ultimatum est lancé.
00:05:56Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, qui donne donc un peu plus d'un mois, jusqu'au 14 juillet,
00:06:01au procureur généraux, eh bien, pour examiner, pour réexaminer 70 000 plaintes,
00:06:07c'est colossal qui touche actuellement les mineurs.
00:06:10Alors, l'objectif, il est clair, c'est d'éviter une nouvelle affaire liana.
00:06:14Alors qu'on ne cesse de le rappeler, le suspect dans la mort de la jeune collégienne de 11 ans,
00:06:19Jérôme Barrella,
00:06:20était bien visé, et ce depuis 2017, par plusieurs plaintes pour viol sur mineurs.
00:06:25Gérald Darmanin, qui souhaite également rencontrer individuellement tous les procureurs généraux,
00:06:30ça, ce sera avant le 31 juillet, pour examiner s'il n'y a pas d'autres dysfonctionnements
00:06:36dans ces 70 000 plaintes qui touchent les enfants.
00:06:39Gérald Darmanin, qui l'a répété, c'est l'une de ses priorités, vous savez,
00:06:42un peu comme la lutte contre le narcotrafic.
00:06:45D'ailleurs, il avait envoyé une circulaire en janvier 2025 au procureur
00:06:49pour affirmer qu'il y a le narcotrafic.
00:06:51Et puis, il y a également la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.
00:06:56Gérald Darmanin, il l'a encore répété, il envisage bien,
00:06:58des sanctions contre les magistrats, si des responsabilités individuelles, chère Pierre, sont établies.
00:07:05Merci beaucoup, Mathieu Devez, avec Olivier Campan devant la chancellerie,
00:07:08devant le ministère de la Justice, dont le porte-parole est là, sur ce plateau.
00:07:13Merci beaucoup d'être là, Sacha Stropkan, merci beaucoup de votre présence.
00:07:18Alors, c'est un coup de semence que le ministre de la Justice donne,
00:07:23avec, pour la première fois, il évoque les sanctions de magistrats,
00:07:26je le disais en introduction, c'est un peu comme un monument qu'on n'ose pas trop toucher,
00:07:31les magistrats sont inamovibles, immuables, indépendants.
00:07:36Quel est le but du jeu cette fois-ci ? Et surtout, est-ce que ça va marcher ?
00:07:40Alors, plusieurs choses. Peut-être dire que ces derniers jours,
00:07:43même si le ministre et moi, on s'est déjà pas mal exprimés,
00:07:47c'était le temps de l'émotion, notamment hier, il y avait cette marche blanche
00:07:51et tout le monde comprend l'émotion qui a saisi le pays.
00:07:54Maintenant, c'est le temps aussi, une fois que cette émotion est passée,
00:07:57le temps de l'action. Et donc, ce qu'a demandé ce matin le ministre au procureur généraux,
00:08:02c'est en gros d'ouvrir l'ensemble des dossiers de plaintes qui ont été déposées
00:08:05pour des faits d'agression ou de viol sur mineurs,
00:08:08c'est-à-dire qu'on estime qu'il y en a à peu près 70 000 dans le pays.
00:08:10C'est normal, ça, qu'il y en ait 70 000 ?
00:08:12Est-ce que, par rapport aux autres pays, c'est une spécificité ?
00:08:16En tout cas, c'est l'état de la société tel qu'il y est aujourd'hui.
00:08:19Une chose est sûre, c'est que vous avez effectivement...
00:08:21Lorsque les Français qui découvrent qu'il y a 70 000 dossiers en souffrance
00:08:25concernant des enfants, c'est absolument terrifiant.
00:08:27Alors, dans ces dossiers, justement, c'est pour ça qu'on demande une photographie précise
00:08:30au procureur généraux, vous avez, pêle-mêle, si je puis dire,
00:08:33un certain nombre de réalités très différentes.
00:08:35Vous avez des gens, par exemple, qui déposent plainte pour des faits
00:08:38qu'ils ont connus quand ils étaient mineurs,
00:08:39mais alors qu'on est 20, 30 ans après, vous avez aussi des faits qui sont prescrits.
00:08:43Tout ça est dans ces 70 000.
00:08:45Et justement, ce qu'a demandé le ministre, c'est une photographie très claire,
00:08:47cour d'appel par cour d'appel, sur la réalité de ces dossiers.
00:08:50La deuxième chose qu'il leur a demandé, une fois que cette photographie sera faite,
00:08:53d'ici le 14 juillet, c'est de rendre prioritaires les dossiers
00:08:56où vous avez des enfants qui sont encore enfants.
00:08:59Puisque de fait, en termes de protection, on comprend bien
00:09:01que le but n'est pas de ne pas traiter les autres plaintes,
00:09:03mais que quand vous avez 40 ans et que vous déposez des plaintes
00:09:06pour des faits que vous avez subis quand vous aviez 15 ou 16 ans,
00:09:09vous n'êtes plus forcément à protéger...
00:09:11Vous remarquerez qu'il y a déjà une priorité dans la priorité.
00:09:13Oui, tout à fait.
00:09:14Mais pour le coup, les priorités du ministre et du ministère sont très claires.
00:09:17Et ça, c'était le deuxième message qu'a fait passer le ministre ce matin
00:09:20aux procureurs généraux.
00:09:21C'est qu'il a pris une seule circulaire qu'il a reprise deux fois
00:09:25depuis 18 mois de politique pénale générale,
00:09:28c'est-à-dire des instructions.
00:09:29Et ces instructions, elles sont claires.
00:09:30Une priorité, la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée.
00:09:33Deuxième priorité, les mineurs.
00:09:34Et il entend que ces circulaires soient appliquées.
00:09:37C'est les procureurs généraux qui ont le devoir de les faire appliquer.
00:09:39En revanche, il a déjà pris plusieurs circulaires qui allaient dans cette optique
00:09:45puisqu'il avait déjà priorisé, avec d'autres priorités certes,
00:09:48mais priorisé les enfants victimes.
00:09:49Et cette circulaire, apparemment, n'a pas été appliquée par la procureure Doche.
00:09:54Donc la question qui peut se poser, c'est est-ce qu'une nouvelle circulaire
00:09:57qui montre à nouveau l'importance pour le ministre de la Justice
00:10:02de considérer en priorité les enfants victimes,
00:10:05est-ce qu'elle sera suivie ?
00:10:05Parce qu'une circulaire n'est pas une loi.
00:10:07Une circulaire, si elle n'est pas respectée par le procureur,
00:10:10il n'y a pas de sanction pénale.
00:10:11Il peut y avoir éventuellement des sanctions disciplinaires,
00:10:14mais c'est simplement une direction qui est donnée au procureur.
00:10:17C'est au procureur, après, de choisir et de l'appliquer ou non.
00:10:20Ce que vous dites, alors, pour le coup, non, justement,
00:10:22ce n'est pas au procureur de choisir de l'appliquer ou non.
00:10:24La prérogative du gouvernement, c'est l'article 20 de la Constitution,
00:10:28c'est de mener la politique de la nation, y compris la politique pénale.
00:10:31Et donc, la prérogative du garde des Sceaux, c'est à la fois,
00:10:34il n'a pas le droit d'intervenir dans des dossiers individuels,
00:10:36comme le ministre l'a dit, je l'ai rappelé également.
00:10:38Il ne peut pas appeler un procureur et dire dans tel dossier, merci de faire ça.
00:10:41Par contre, sa prérogative, en tant que garde des Sceaux,
00:10:44et ça, les procureurs généraux et les procureurs en sont comptables,
00:10:47ils se mettent en faute s'ils ne respectent pas ces circulaires de politique pénale générale.
00:10:50C'est-à-dire que si le ministre de la Justice dit au procureur généraux,
00:10:53la priorité, ce sont les plaintes sur mineurs,
00:10:55c'est au procureur généraux de s'assurer que dans tous les parquets de France,
00:10:58cette priorité à respecter.
00:10:59Donc, la procureure d'Auche va être poursuivie ?
00:11:02En tout cas, ça, c'est l'enquête administrative qui nous montrera.
00:11:05Vous avez une inspection qui commence ce matin.
00:11:07Dans 15 jours, on aura les conclusions.
00:11:09Et au regard des conclusions, le ministre, comme vous l'avez vous-même souligné,
00:11:12l'a redit ce matin, qu'il prendrait ses responsabilités,
00:11:14qu'il engagerait des poursuites disciplinaires s'il y a besoin.
00:11:17Si je ne m'abuse, mais vous allez me corriger si je me trompe,
00:11:19les poursuites disciplinaires sont quand même à la discrétion du CSM,
00:11:23c'est-à-dire le Conseil supérieur de la magistrature ?
00:11:25Alors, pour les magistrats du parquet,
00:11:27puisque là, globalement, c'est un dossier qui n'a été touché
00:11:29que par des magistrats du parquet, que par des procureurs de la République.
00:11:31Pour rappel, les magistrats du parquet, les magistrats du siège,
00:11:34est-ce que tout le monde n'a pas suivi des études de droit ?
00:11:35Oui, bien sûr. Il n'y a pas de juge qui a touché ce dossier.
00:11:37C'est-à-dire qu'on en était au stade de l'enquête,
00:11:39et donc vous n'avez que des procureurs de la République
00:11:41ou ces substituts qui ont touché ces dossiers.
00:11:43Pour les procureurs de la République,
00:11:45c'est le ministre qui saisit le Conseil supérieur de la magistrature
00:11:48s'il estime qu'il y a besoin de sanctions disciplinaires.
00:11:50Le Conseil supérieur de la magistrature fait une préconisation,
00:11:54donne un avis sur le niveau de sanctions à appliquer
00:11:56et éventuellement la responsabilité, la culpabilité.
00:11:58Mais c'est le ministre qui choisit, in fine, du niveau de sanctions.
00:12:02Une tradition républicaine veut que depuis 30 ans...
00:12:04Le ministre suive les avis du CSM,
00:12:06qui lui-même est composé de membres élus par les sadiques.
00:12:10Alors, il y a une majorité de membres qui ne sont pas magistrats.
00:12:14Mais peu importe, la loi est très claire.
00:12:15Le ministre choisit la sanction qu'il souhaite.
00:12:18– Et ensuite, le CSM dispose ?
00:12:20– Non, c'est le ministre qui applique la sanction,
00:12:22après un avis du CSM.
00:12:23– Comme vous le dites vous-même...
00:12:24– Et un avis qui, au terme de la loi, est un avis non conforme.
00:12:27C'est-à-dire qu'il n'est pas tenu de suivre l'avis du CSM.
00:12:29– Oui, enfin, en tout cas, on a l'impression qu'on bouscule quand même
00:12:32les habitudes, M. Avril-Isine.
00:12:33Je ne sais pas comment ça se passe, n'étant pas moi-même juriste.
00:12:36– Je pense qu'on...
00:12:37– Il y avait un côté corporatiste quand même jusqu'à présent.
00:12:40– Je pense que, si vous voulez, si, comme vous dites,
00:12:42les habitudes ne sont pas bousculées,
00:12:43ou en tout cas, que le fonctionnement de l'institution judiciaire
00:12:46n'est pas interrogé, vu l'émotion qui saisit le pays,
00:12:49je vais vous dire, c'est quelque chose que j'ai déjà pu dire
00:12:51et que même le ministre a dit, évidemment.
00:12:54C'est...
00:12:55Moi-même, je suis magistrat.
00:12:57Si vous voulez, la seule chose, la seule légitimité que j'ai
00:12:59à rendre des décisions de justice,
00:13:00c'est le pouvoir que vous me donnez tous.
00:13:03À partir du moment où vous n'avez plus confiance en moi...
00:13:05– Mais peut-être que tout le monde n'a pas cette même conscience,
00:13:08M. Straubkane.
00:13:09– La question, là, pour le coup, ce n'est pas de savoir,
00:13:11évidemment, c'était le sens aussi de cette réunion de ce matin,
00:13:14c'était d'appeler à la responsabilité les plus hauts magistrats de ce pays
00:13:16en leur disant qu'effectivement, soit ils s'interrogeaient
00:13:19sur un certain nombre de modes de fonctionnement et de pratiques...
00:13:21– Mais le font-ils ?
00:13:22– Soit, probablement...
00:13:23– Parce qu'il y a ce qui est face caméra,
00:13:25et on a suivi ça avec Mathieu Devesse tout à l'heure à la chancellerie,
00:13:29et puis à les coulisses.
00:13:30Est-ce que derrière, certains magistrats sont venus vous voir,
00:13:34Sacha Straubka, en disant, attendez, ça va bien maintenant,
00:13:38nous, on a toujours fait notre métier,
00:13:40pourquoi ce coup de semence du ministre de la Justice ?
00:13:43Qu'est-ce que c'est que cette affaire ?
00:13:44J'imagine qu'il y a quelqu'un qui n'était pas forcément très content d'être là.
00:13:48– Je pense, vous savez que, je suis bien placé pour le savoir,
00:13:51j'en suis un, que les magistrats sont comme vous, comme moi,
00:13:54ils ont un cœur qui bat, et que, évidemment,
00:13:56que tout le monde est profondément marqué...
00:13:58– Non, mais pour répondre à votre question,
00:13:59est profondément marqué par ce qui s'est passé ces derniers jours,
00:14:03et aussi par l'image que ça renvoie de l'institution judiciaire,
00:14:06parce que tout le monde a bien conscience que, quoi qu'on en dise,
00:14:09cette histoire n'est pas de nature à restituer,
00:14:11à recréer un lien de confiance avec nos concitoyens.
00:14:13– Qu'en pensent les avocats, Maître Avril-Zine ?
00:14:15– Moi, déjà, aussi, je voudrais, et je parle sous votre contrôle,
00:14:18déjà, le parquet, normalement, on dit toujours,
00:14:20il est un et indivisible, on est d'accord ?
00:14:23– On parle de l'indépendance des juges.
00:14:26Alors, des juges d'instruction, des magistrats du siège, certes,
00:14:30mais le parquet, normalement, les procureurs,
00:14:33ils obéissent à des directives.
00:14:36Il y a une ligne de conduite,
00:14:37et ils ne sont pas libres de leur parole.
00:14:40Voilà, donc, je pense que,
00:14:42en ça, j'étais un peu surprise
00:14:44par rapport aux déclarations du garde des Sceaux,
00:14:48parce que, lui, il indique,
00:14:50on va établir quelles sont les responsabilités
00:14:54des uns et des autres,
00:14:55mais vous remarquerez que, lui,
00:14:57ne se considère pas comme responsable.
00:15:01– Je ne suis pas sûr qu'on puisse résumer les choses comme ça,
00:15:04parce que, si vous voulez…
00:15:05– C'était mon ressenti, voilà.
00:15:06– La première personne qui a quand même allé
00:15:08devant des millions de nos concitoyens
00:15:09s'excuser à une heure de grande écoute sur TF1,
00:15:12c'est quand même le ministre.
00:15:13Donc, je pense que, lui, il prend ses responsabilités.
00:15:15Je pense que, quant à moi,
00:15:16c'est un secret de polichinelle,
00:15:17parce qu'il suffisait d'allumer votre télé.
00:15:19Quand je fais 15 plateaux vendredi dans la journée
00:15:22pour me confronter à la colère de nos concitoyens,
00:15:24je pense que je prends mes responsabilités.
00:15:26Maintenant, par contre, de fait,
00:15:27c'est ni moi ni le ministre de la Justice
00:15:29qui avons touché ce dossier,
00:15:30parce qu'on n'en a pas le droit,
00:15:31et que, par ailleurs,
00:15:32ce n'est pas notre rôle et notre métier.
00:15:34Donc, oui, après, par contre,
00:15:35les gens qui ont touché ce dossier
00:15:36doivent éventuellement aussi prendre leurs responsabilités.
00:15:38– De toute façon, je n'ai jamais dit
00:15:39que c'était au garde des Sceaux
00:15:42d'étudier et de surperviser toutes les plaintes.
00:15:45Évidemment, non.
00:15:46– Juste à poids.
00:15:48Le manque de diligence
00:15:50et les retards sans cause justifiés
00:15:53font partie des erreurs
00:15:57pour lesquelles un magistrat peut être sanctionné.
00:16:00Il faut rappeler ça.
00:16:01Donc, il ne s'agit pas ici
00:16:03de minimiser l'importance de la revue
00:16:05des 70 000 dossiers.
00:16:07On va les appeler comme ça
00:16:08parce qu'on ne sait pas si c'est en cours d'instruction
00:16:10et quel est l'état des plaintes et des enquêtes.
00:16:13C'est extrêmement important de faire ça.
00:16:17Et mon interrogation à moi, c'est, comme Sabrina, et après ?
00:16:23– Après, ce qui a été demandé aux procureurs généraux,
00:16:25c'est qu'en gros, ils seront reçus…
00:16:27– Pourvu des résultats.
00:16:27– …ils seront tous reçus individuellement par le ministre,
00:16:32avec le ministre leur laisser la liberté sur le format,
00:16:35c'est-à-dire qu'ils souhaitent venir accompagner
00:16:36de chacun de leurs procureurs pour qu'il y ait un état des lieux très clair.
00:16:39Et ensuite, une fois que cet état des lieux sera fait,
00:16:41ça permettra, en lien avec le ministère de l'Intérieur,
00:16:44de faire, pour le coup, un traitement prioritaire des plaintes
00:16:47et aussi d'identifier…
00:16:48Parce qu'une fois de plus, personne ne pense
00:16:50que vous ne pouvez pas aussi avoir des responsabilités du système.
00:16:52C'est-à-dire que ce qu'a dit le ministre,
00:16:53c'est que si vous avez des problèmes, par exemple,
00:16:55par manque d'experts, que vous avez aussi des brigades de gendarmerie,
00:16:58des commissariats qui ont du mal à traiter le flux,
00:17:00n'hésitez pas à le mettre dans vos rapports
00:17:03et ensuite, on pourra travailler sur comment est-ce qu'on règle
00:17:05ces points de blocage.
00:17:06Mais si vous voulez, si on n'a pas connaissance des points de blocage,
00:17:09on ne peut pas être tenu pour responsable de ne pas être intervenu.
00:17:11– Justement, un des points de blocage, c'est évoqué par le garde des Sceaux,
00:17:14c'est la loi Toubira qui empêche de donner des instructions individuelles
00:17:18de la part du garde des Sceaux sur un dossier en particulier.
00:17:20Est-ce qu'il faut revenir dessus ?
00:17:22Parce que précisément, comme l'a rappelé Sabrina,
00:17:25il y avait des circulaires de politique générale
00:17:26qui avaient été donnés par le garde des Sceaux,
00:17:27manifestement pas suivis des faits.
00:17:29Et puis moi, ce qui m'a frappé dans les mots de Gérald Darmanin,
00:17:32ce matin, c'est lorsqu'il dit « Y a-t-il d'autres à la faire ? »
00:17:35Liana, en posant la question.
00:17:36Il dit « S'agisse-t-il d'un dysfonctionnement ponctuel
00:17:39ou d'un dysfonctionnement systémique ? »
00:17:42Est-ce que vous comprenez aussi que les Français qui nous regardent
00:17:45et qui nous écoutent, de voir le propre garde des Sceaux
00:17:48s'interroger à voix haute sur un potentiel dysfonctionnement systémique
00:17:53posent vraiment un problème et une question de responsabilité ?
00:17:56Tout à fait.
00:17:56Vous avez, pour répondre à votre première question sur la loi de 2013,
00:18:00en tout cas, l'impossibilité de donner des instructions individuelles,
00:18:02il n'est pas du tout question de remettre en cause
00:18:04cette absence d'instructions individuelles.
00:18:06Parce que c'est ce qui vous protège, vous, moi,
00:18:08c'est ce qui évite que le garde des Sceaux,
00:18:09à la demande d'un pouvoir politique quel qu'il soit,
00:18:12demande à ce que vous soyez placé en garde à vue,
00:18:14à l'inverse qu'on lève une garde à vue,
00:18:15que vous soyez mis en examen.
00:18:16Et c'est quelque chose d'assez élémentaire dans un état de droit
00:18:19et dans une démocratie, on va dire, évoluée.
00:18:22Par contre, c'est que, sur le deuxième point que vous évoquez,
00:18:25vous pouvez très bien avoir des responsabilités individuelles
00:18:27et des responsabilités systémiques.
00:18:29C'est-à-dire que, pour le coup, personne ne dit
00:18:31que vous n'avez pas probablement des difficultés dans le process,
00:18:35dans la façon dont on gère ces plantes.
00:18:36C'est quelque chose que je prends comme exemple souvent.
00:18:39Par exemple, au-delà de l'affaire qui nous occupe,
00:18:42le périscolaire à Paris.
00:18:43Tout le monde voit bien que vous avez des problèmes systémiques
00:18:46dans la façon dont on gère ce type de dossier.
00:18:47Personne ne dit le contraire.
00:18:49Mais l'un n'exclut pas l'autre.
00:18:50Et c'est le rôle de l'inspection de tirer au clair
00:18:52l'ensemble de ses responsabilités.
00:18:54En tout cas, s'il y a plusieurs affaires, Liana,
00:18:57celle-ci est marquante.
00:18:58Elle marque véritablement un tournant au niveau judiciaire,
00:19:01au niveau politique, au niveau de nous tous,
00:19:03dans notre façon de vivre en société.
00:19:06Et je le disais tout à l'heure,
00:19:08les témoignages arrivent pratiquement quotidiennement.
00:19:11Et aujourd'hui, je vous propose de regarder et écouter attentivement
00:19:14le témoignage d'un homme qui a travaillé aux côtés de Jérôme Barrella,
00:19:20alors qu'il était assistant dans le milieu scolaire.
00:19:23Et qu'il se souvient d'un homme qui était un peu trop proche des jeunes filles.
00:19:28Écoutez bien.
00:19:30Il est arrivé en janvier 2019, en qualité de contrat actuel.
00:19:34Je fais connaissance avec un nouveau collègue de travail,
00:19:36j'échange avec lui, on discute, machin.
00:19:38Il communiquait pas trop avec nous, il communiquait beaucoup avec les élèves,
00:19:42qu'avec les jeunes filles.
00:19:43Les gosses, ils sortaient prendre le petit déjeuner pour 7h,
00:19:46de 7h à 8h, et ça passait à la chaîne, comme ça.
00:19:49Avant que les gosses arrivent, il avait un visage lambda,
00:19:52mais dès que les gamins commençaient à passer,
00:19:54ses yeux scintillaient, il était comme un gosse qui ouvre ses cadeaux de Noël.
00:19:59Il était tout excité.
00:20:01Jamais je l'ai entendu faire un compliment aux garçons,
00:20:03mais toujours aux jeunes filles.
00:20:04T'as un joli maquillage, t'es élégante, t'es mignonne,
00:20:08cette tenue te va bien.
00:20:09Quand il parlait aux élèves, souvent il se mettait à l'écart
00:20:11et il leur parlait tout doucement.
00:20:13Très proche.
00:20:13Le moindre des choses, tu laisses une distance raisonnable avec l'élève
00:20:16et tu parles à haute voix.
00:20:17Tu parles à haute voix, tu parles pas tout doucement.
00:20:19Quand j'ai vu ça, je me suis rapproché et je l'ai entendu dire à une jeune fille
00:20:22« Ma femme est enceinte, nous n'avons plus de rapport sexuel et je dors sur le canapé. »
00:20:25La petite, quand elle m'a vu, elle est partie.
00:20:28Lui, je lui dis « Écoute, ça va trop loin.
00:20:31C'est pas des choses qu'on dit aux élèves.
00:20:32Jérôme arrête. »
00:20:33Et là, son visage de suite s'est changé.
00:20:35Il n'y avait plus le petit scintillement dans les yeux qu'il avait auparavant.
00:20:38Il est devenu très sombre.
00:20:40Je lui avais déjà dit auparavant
00:20:41« C'est pas bien de complimenter trop les enfants sur leur tenue, sur ci ou là,
00:20:45parce que ça peut très mal être perçu. »
00:20:47Quand je lui ai signalé ce fait, très vite, j'ai eu des problèmes après.
00:20:50Une chose est sûre, c'est qu'il s'est senti démasqué à ce moment-là.
00:20:53Voilà, cet homme qui témoigne sur le comportement de Jérôme Barrella
00:20:56alors qu'il était, comme lui, agent d'entretien en milieu scolaire.
00:21:00Oui, c'est ça, une précision.
00:21:02Il était donc agent de maintenance dans plusieurs lycées du GES
00:21:04entre 2018 et 2021.
00:21:07Et il a été licencié en 2021
00:21:09pour justement un comportement inapproprié avec l'une des lycéennes.
00:21:13Et justement, parce que tout à l'heure,
00:21:15Gérald Darmanin a pointé du doigt
00:21:17des dysfonctionnements
00:21:18au niveau politique, au niveau judiciaire,
00:21:21chez les magistrats, dans les parquets,
00:21:23les procureurs. Et il a également
00:21:24inclus l'éducation nationale.
00:21:26Tout à fait. De toute manière,
00:21:28nous, à la chancellerie, depuis quelques jours,
00:21:31on est très clair, on parle d'un échec collectif.
00:21:32Et c'est pas pour défausser notre responsabilité
00:21:35sur les autres, parce que je pense que
00:21:37on l'assume pleinement. Mais par contre,
00:21:39ce qui nous intéresse, et ce qui intéresse, à mon avis,
00:21:41vous téléspectateurs, c'est pas de savoir si c'est plus
00:21:43la justice que la gendarmerie, que l'éducation nationale.
00:21:46C'est de pointer
00:21:48les dysfonctionnements là où ils sont.
00:21:49Exactement. C'est de savoir que l'État a failli,
00:21:51puisque la première mission de l'État, c'est de protéger
00:21:53nos concitoyens, et que manifestement,
00:21:55ça n'a pas marché, surtout sur un public vulnérable
00:21:57comme des jeunes enfants. Et ensuite,
00:21:58une fois qu'on a fait constat que l'État a failli,
00:22:01où sont les responsabilités,
00:22:03dans quelles administrations, éventuellement
00:22:04les responsabilités individuelles, pour éviter que ça se reproduise.
00:22:07C'est ça qui intéresse vos téléspectateurs.
00:22:09Donc oui, évidemment que c'est un échec collectif.
00:22:11Vous avez la question à l'Éducation nationale
00:22:12de cet éventuel signalement à la suite du licenciement.
00:22:15On verra ce que dit l'inspection.
00:22:16Et c'est d'ailleurs pour ça, ce qui est très rare, que vous avez une inspection
00:22:19conjointe, à la fois de l'Inspection générale
00:22:21de la justice, de l'IGGN
00:22:23pour la gendarmerie nationale,
00:22:24et de l'Éducation nationale.
00:22:26Gérald Darmanin, ce matin, a écarté une démission.
00:22:28Est-ce que ça vous étonne, le nombre d'appels
00:22:30de démission ? Encore ce matin, Marion Maréchal,
00:22:32qui a dit « ce n'est pas des excuses que je voudrais, c'est une démission ».
00:22:35Ça, c'est un débat politique.
00:22:36Ce n'est évidemment pas moi qui vais vous répondre sur « est-ce que le ministre de la Justice
00:22:39doit démissionner ? »
00:22:43Je pense que les gens, ça ne les intéresse pas beaucoup
00:22:45de savoir ce que le porte-parole du ministère de la Justice
00:22:47pense à titre personnel.
00:22:49Ce qui les intéresse, c'est la parole que je porte.
00:22:50Une chose est sûre, c'est qu'une fois de plus,
00:22:52le ministre prend ses responsabilités.
00:22:54Et d'ailleurs, il agit comme chef d'administration.
00:22:56C'est pour ça qu'il a réuni ses procureurs généraux ce matin.
00:22:59Maintenant, si les instructions
00:23:01du chef d'administration
00:23:02ne sont pas respectées, pour le coup, il reviendra
00:23:04d'en tirer les conclusions. Mais ça, c'est que l'enquête administrative
00:23:06qui pourra nous le dire.
00:23:08En revanche, du côté des magistrats,
00:23:10des procureurs, ils ne veulent pas
00:23:12pour l'instant assumer cette responsabilité.
00:23:14Eux, comment ils se défendent, disons de cela ?
00:23:16Ils disent que c'était compliqué
00:23:18vu l'excès d'instructions qu'ils ont
00:23:20de respecter chaque fois les priorités.
00:23:22Il parle de 42 circulaires et 72
00:23:25dépêchent en 2025
00:23:27les concernant
00:23:28qui proviennent du ministre de la Justice.
00:23:31Il parle aussi de plusieurs thématiques.
00:23:32C'est-à-dire qu'il faut à la fois traiter en priorité
00:23:34les féminicides, traiter aussi
00:23:36le narcotrafic, traiter aussi les enfants victimes.
00:23:39Voilà leur axe de défense.
00:23:40Pour répondre à ça, plusieurs choses.
00:23:42Déjà, de un, sur les chiffres qui sont avancés
00:23:44par les syndicats, ils sont tout simplement faux.
00:23:46Je vais le dire avec beaucoup de fermeté.
00:23:48Ça a le mérite d'être clair.
00:23:49Tout est faux.
00:23:50En 18 mois, il n'y a eu que deux circulaires
00:23:52de politique pénale générale par le garde des Sceaux.
00:23:54Je pense qu'elles font chacune 4 pages.
00:23:56Je pense qu'en 18 mois, on peut lire 8 pages
00:23:58de circulaires de politique pénale générale.
00:24:01Donc, le reste, c'est évidemment que vous avez
00:24:03une direction, comme dans n'importe quel ministère,
00:24:05qui s'appelle la Direction des Affaires Criminales
00:24:06et des Grâces, qui, par exemple,
00:24:08quand vous avez un nouveau texte de loi
00:24:09qui rentre en application, fait l'explication
00:24:12de ce texte.
00:24:12Mais ça n'a rien à voir avec des instructions
00:24:14du ministre.
00:24:14C'est juste une administration qui informe
00:24:17les gens qui travaillent sous son autorité.
00:24:18Ça n'a rien à voir avec des priorités
00:24:20de politique pénale.
00:24:21Donc oui, je le dis avec la plus grande fermeté,
00:24:23les chiffres qui sont avancés par les syndicats
00:24:24sont faux, ou en tout cas entretiennent
00:24:26un doute dans l'esprit de nos concitoyens,
00:24:28un flou autour de choses qui n'ont rien à voir.
00:24:31La deuxième chose sur la question,
00:24:34notamment, des moyens, qui est aussi avancée.
00:24:36Le parquet de Hoche, puisque c'est lui
00:24:38qui est concerné, était un parquet à 3
00:24:41jusqu'à l'été dernier.
00:24:42Vous avez un magistrat supplémentaire
00:24:44qui est arrivé, donc, avant le traitement
00:24:45de ce dossier.
00:24:46On s'est également renseigné pour savoir
00:24:48s'il y avait des dossiers de violence sexuelle
00:24:50sur mineurs qui étaient prioritaires,
00:24:51en tout cas qui étaient en attente.
00:24:54Dans ce parquet, on nous a répondu à ce stade,
00:24:56on verra ce que dit l'inspection, mais à ce stade,
00:24:58la réponse qui nous a été apportée,
00:24:59c'est qu'il n'y avait aucun dossier en souffrance.
00:25:01Donc là aussi, à ce stade, une fois de plus,
00:25:03je suis prudent, on peut exclure l'idée,
00:25:05en tout cas, c'est les informations
00:25:07qui nous sont montées par la direction
00:25:09des services judiciaires, des affaires criminelles
00:25:11et des grâces, il n'y a pas un surplus de dossier
00:25:13qui fait que les magistrats ou les enquêteurs
00:25:15ont été submergés.
00:25:16Ce qui interroge sur le parquet de Hoche,
00:25:18c'est la fameuse plainte qui a été déposée
00:25:20en août 2025 sur des faits,
00:25:21plusieurs viols commis sur une petite fille
00:25:24de 10 ans, Rosa, entre 2024 et 2025.
00:25:27La plainte, elle est déposée en août 2025
00:25:29par la maman de Rosa.
00:25:31Elle atterrit d'abord au parquet de Toulouse.
00:25:34Là, des actes d'enquête sont déjà réalisés.
00:25:36Il y a une expertise psychiatrique,
00:25:38il y a surtout une expertise, un examen médico-légal
00:25:40qui constate en effet qu'il y a des lésions
00:25:43sur cette petite victime.
00:25:45Et à ce moment-là, le dossier est transféré
00:25:48au parquet de Hoche.
00:25:49Il y a une délocalisation qui se fait
00:25:51par voie postale, première inquiétude
00:25:54et incohérence, par voie postale, par courrier.
00:25:57Une procédure aussi importante, aussi grave
00:25:59concernant les mineurs.
00:26:00Qui ne se soit pas numérisé aujourd'hui.
00:26:02Normalement, ça l'est.
00:26:03C'est pour ça que ça ne respecte pas.
00:26:04Vous allez nous dire la procédure.
00:26:05Ça arrive jusqu'au parquet de Hoche.
00:26:08Et là, on est en janvier-février.
00:26:09Février, il y a une prise de contact
00:26:11entre la procureure d'Hoche
00:26:13et les gendarmes de Lectour.
00:26:17Et là, plus rien.
00:26:18Plus rien.
00:26:18Le mis en cause qui a été nommé,
00:26:21il est identifié.
00:26:22Il n'est jamais entendu en neuf mois,
00:26:24ce Jérôme B.
00:26:25C'est là l'incertitude autour de cette plainte.
00:26:27Et c'est ça qui est reproché aujourd'hui
00:26:28au parquet d'Hoche.
00:26:29Alors, sur la question de la numérisation.
00:26:31Je tiens quand même à dire que
00:26:32ce qui est très clair,
00:26:33et je comprends les interrogations,
00:26:35c'est qu'en fait, vous avez deux sujets
00:26:36dans le sujet.
00:26:37Ce qui nous occupe aujourd'hui,
00:26:38c'est quand même une affaire précise.
00:26:39C'est-à-dire, c'est un enchaînement
00:26:41de dysfonctionnements éventuels.
00:26:42Ce qui n'exclut pas, par ailleurs,
00:26:44que la justice continue à avoir
00:26:45des problèmes de moyens,
00:26:47des problèmes de numérisation.
00:26:48L'un n'induit pas l'absence de l'autre.
00:26:51Par contre, dans ce dossier précis,
00:26:52on voit bien que ni la numérisation,
00:26:55ni des moyens supplémentaires
00:26:56n'auraient rien changé.
00:26:57La vérité, c'est juste que
00:26:58ce qui interroge nos concitoyens,
00:27:00c'est pourquoi ce dossier,
00:27:01alors même que vous aviez
00:27:02des constatations médico-légales,
00:27:04vraisemblablement,
00:27:05la presse en est fait l'écho,
00:27:06vous avez une plainte,
00:27:07une personne qui est identifiée,
00:27:08pendant six mois,
00:27:09il ne se passe rien.
00:27:11Voilà l'interrogation
00:27:12qu'ont nos concitoyens.
00:27:13Neuf mois, il n'est pas entendu.
00:27:14Oui, exactement.
00:27:15Peut-être, allez, vous dites
00:27:16que ça n'aurait pas changé.
00:27:17Allez-y.
00:27:18Votre attention sur une chose,
00:27:19c'est que dans des plaintes
00:27:21pour viol, d'accord,
00:27:23ce sont des dossiers,
00:27:24normalement,
00:27:25tout ce qui touche à l'intimité,
00:27:27souvent, c'est paroles
00:27:28contre paroles,
00:27:29et il est quand même très rare
00:27:31d'avoir des constatations physiques
00:27:33qui viennent corroborer les dires.
00:27:35Donc là, quand les quelques dossiers
00:27:38où il y a ces constatations physiques,
00:27:41là, il doit y avoir un warning
00:27:44absolument absolu,
00:27:45et on n'a pas besoin de nouvelles lois,
00:27:48c'est juste une question de bon sens,
00:27:50et quand il y a un policier,
00:27:54un gendarme,
00:27:54qui recueille une plainte d'une victime,
00:27:57qui, à connaissance des constats,
00:28:03des UMJ qui indiquent qu'effectivement,
00:28:06il y a des lésions physiques
00:28:08qui corroborent l'effet de viol,
00:28:12eh bien là, évidemment,
00:28:14de façon urgente et absolue,
00:28:16c'est juste une question de bon sens,
00:28:18on doit aller interpeller
00:28:20la personne qui est mise en cause.
00:28:22Réponse rapide.
00:28:24La réponse est tout simplement
00:28:25que c'est l'enquête administrative
00:28:26qui fera la lumière sur tout ça,
00:28:27et une fois de plus,
00:28:28le ministre prend ses responsabilités
00:28:30en tant que chef d'administration
00:28:31et dit que s'il y a des dysfonctionnements systémiques,
00:28:33ils seront réglés pour que ça ne se reproduise pas,
00:28:35et s'il y a des responsabilités individuelles,
00:28:37il y aura des sanctions
00:28:38pour, effectivement,
00:28:39nos concitoyens ne comprendraient pas
00:28:40qu'avec le pouvoir qu'a un magistrat,
00:28:42il n'y a pas les responsabilités qui vont avec.
00:28:44Vous avez du pouvoir,
00:28:45vous avez de la responsabilité.
00:28:46Merci de votre disponibilité,
00:28:47Sacha Stropka,
00:28:48une porte-parole du ministère de la Justice,
00:28:50et on reste bien sûr sur ce sujet
00:28:51après une pause dans Midi News.
00:28:53A tout de suite.
00:28:56Suite de Midi News,
00:28:57dans un instant,
00:28:58nous irons à Florence,
00:28:59dans le Gers,
00:29:00après les dernières informations
00:29:01de Somaïa Labiti.
00:29:02À la une de l'actualité,
00:29:04ses avocats l'assurent.
00:29:05Patrick Bruel répondra
00:29:07à toutes les questions des enquêteurs
00:29:08et transmettra
00:29:09tous les éléments nécessaires
00:29:11à démontrer son innocence
00:29:13durant sa garde à vue,
00:29:14garde à vue qui a débuté ce matin.
00:29:16Le chanteur est entendu
00:29:17pour des faits dénoncés
00:29:18par trois femmes
00:29:19mettant en cause l'artiste
00:29:20pour des agressions sexuelles
00:29:21et des tentatives de viol
00:29:22entre 1997 et 2001,
00:29:25mais aussi pour des faits de viol
00:29:26ou tentatives de viol,
00:29:27agressions sexuelles
00:29:28et harcèlement mis en lumière
00:29:29par d'autres victimes
00:29:30en France et en Belgique.
00:29:32Après la reprise des hostilités
00:29:34entre l'Iran et Israël,
00:29:35les rebelles outils revendiquent
00:29:37une attaque de missiles
00:29:38contre l'État hébreu
00:29:39et interdisent la navigation
00:29:41des navires israéliens
00:29:42en mer rouge.
00:29:43Tout mouvement ennemi
00:29:44sera considéré
00:29:45comme une cible militaire légitime
00:29:47et nous répondrons
00:29:48à l'escalade par l'escalade,
00:29:49affirment leur porte-parole.
00:29:51La fermeture du détroit
00:29:52de Babel Mandep,
00:29:53si elle est confirmée,
00:29:54constituerait une menace majeure
00:29:56pour l'économie européenne.
00:29:58Et puis,
00:29:59six personnes poignardées
00:30:00dans la gare de Penn Station
00:30:01à New York hier soir.
00:30:03L'agresseur présumé
00:30:04a été interpellé.
00:30:05Une attaque à la veille
00:30:06du premier match
00:30:07de la finale NBA
00:30:08dans la ville
00:30:08et à quelques jours seulement
00:30:10du Mondial 2026
00:30:11de football.
00:30:12Merci beaucoup Somaia
00:30:13à tout à l'heure 14h
00:30:14pour d'autres informations.
00:30:15Nous sommes avec Maître Avril Isine,
00:30:17avec Sabria Berlin-Bouillet
00:30:20du service police-justice,
00:30:21de Cédieuse,
00:30:22avec Maxime Leguay
00:30:23du service politique,
00:30:24avec Judith Weintraub
00:30:26et Valentin Rouillon
00:30:27nous a rejoint.
00:30:29Valentin,
00:30:29l'affaire Liana remet
00:30:31sous les projecteurs
00:30:32une question sensible,
00:30:34celle de la responsabilité
00:30:35des magistrats
00:30:35lorsqu'un dysfonctionnement
00:30:37judiciaire est justement
00:30:38pointé du doigt.
00:30:39Oui, et c'est le conseil supérieur
00:30:42de la magistrature,
00:30:43le CSM,
00:30:44qui est chargé
00:30:44d'examiner
00:30:46et de sanctionner
00:30:47les éventuelles fautes disciplinaires
00:30:48des jugés
00:30:49et des procureurs.
00:30:50On parle de saisine.
00:30:51Cela correspond à l'ouverture
00:30:52d'une procédure disciplinaire
00:30:53à l'encontre d'un magistrat.
00:30:55C'est toujours à l'initiative
00:30:56du ministre de la Justice,
00:30:57d'un chef de cour
00:30:58ou dans certains cas
00:30:59d'un justiciable.
00:31:01Et ces saisines,
00:31:01elles sont en nette hausse
00:31:03depuis 2021.
00:31:05Cette année-là,
00:31:06le CSM a enregistré
00:31:0720 procédures disciplinaires,
00:31:09un record sur la période
00:31:11après 11 saisines en 2022,
00:31:137 en 2023.
00:31:14Le chiffre est remonté
00:31:16à 11 en 2024
00:31:17et puis 13 en 2025.
00:31:19À titre de comparaison,
00:31:21entre 2016 et 2020,
00:31:23le nombre de saisines
00:31:24oscillait entre 3 et 6 par an.
00:31:26En revanche,
00:31:27les sanctions restent
00:31:29relativement rares.
00:31:30En 10 ans,
00:31:30le CSM a prononcé
00:31:3253 sanctions disciplinaires.
00:31:35Les mesures
00:31:35les moins sévères
00:31:36sont le blâme
00:31:37prononcé à 9 reprises,
00:31:39le déplacement
00:31:39d'office 8 fois
00:31:41et l'abaissement
00:31:41d'échelon
00:31:42accompagné
00:31:42d'un déplacement
00:31:43d'office 7 fois.
00:31:45Et puis,
00:31:45à l'inverse,
00:31:46les sanctions
00:31:46les plus lourdes
00:31:47sont beaucoup plus
00:31:49exceptionnelles.
00:31:49La révocation
00:31:50n'a été prononcée
00:31:51que 2 fois en 10 ans.
00:31:52L'admission
00:31:53à cesser
00:31:53ses fonctions
00:31:54qui entraînent
00:31:55également un départ forcé
00:31:56n'a concerné
00:31:56que 2 magistrats.
00:31:58Enfin,
00:31:58la suspension
00:31:59de l'exercice
00:31:59des fonctions
00:32:00n'a été prononcée
00:32:01qu'une seule fois.
00:32:02Et puis,
00:32:02les plaintes
00:32:03des justiciables
00:32:04aboutissent encore
00:32:05plus rarement
00:32:06en 2025
00:32:07sur 391 décisions rendues,
00:32:10303 ont été jugées
00:32:11irrecevables,
00:32:1287 rejetées
00:32:13et une seule
00:32:14a conduit
00:32:15au renvoi
00:32:15d'un magistrat
00:32:15devant une audience
00:32:17disciplinaire.
00:32:18Alors,
00:32:18des chiffres
00:32:18qui alimentent
00:32:19aujourd'hui
00:32:19le débat
00:32:20sur l'efficacité
00:32:21des contrôles
00:32:22exercés
00:32:22sur la magistrature
00:32:23et sur l'adéquation
00:32:25entre les fautes commises
00:32:26et les sanctions
00:32:27prononcées,
00:32:27c'est en tout cas
00:32:28ce que veut réviser
00:32:29Gérald Darmanin,
00:32:30le ministre de la Justice.
00:32:31Pierre.
00:32:31Merci beaucoup de ces précisions,
00:32:33Valentin Rouillon.
00:32:34Je voyais,
00:32:34Alexandra Avrilisine,
00:32:35que vous regardiez
00:32:36ces chiffres
00:32:37avec attention.
00:32:39D'une certaine manière,
00:32:40s'il y a peu de sanctions,
00:32:41on devrait s'en réjouir,
00:32:42non ?
00:32:42Ou est-ce que c'est moi
00:32:43qui suis totalement naïf ?
00:32:44Vous dites peu de sanctions,
00:32:46mais par rapport
00:32:47au nombre de magistrats,
00:32:48parce que le nombre
00:32:49de magistrats
00:32:49n'est quand même pas
00:32:51si important.
00:32:519000, c'est ça ?
00:32:52Exactement.
00:32:539000 magistrats en France.
00:32:54C'est quand même
00:32:55assez peu.
00:32:57Donc,
00:32:58quand on pense,
00:32:59par exemple,
00:33:00au nombre d'avocats,
00:33:02c'est complètement démesuré.
00:33:04Je crois qu'à Paris,
00:33:05on est 35 000.
00:33:07Rien qu'à Paris.
00:33:08Rien qu'à Paris ?
00:33:08Oui.
00:33:09Vous vous rendez compte ?
00:33:10Oui, mais tout le problème
00:33:11de ce conseil supérieur
00:33:12de la magistrature,
00:33:13c'est lorsque vous êtes jugé
00:33:14par vos pères,
00:33:15on sait qu'il y a
00:33:17une endogamie,
00:33:17un corporatisme
00:33:18qui est présent
00:33:20au sein de la justice
00:33:22et pointé du doigt
00:33:23depuis de longues années,
00:33:24mais sauf que les choses
00:33:25ne bougent pas
00:33:26sur ce point de vue.
00:33:27Bruno Rotaillot,
00:33:27lui, propose
00:33:28de revoir
00:33:29les sanctions disciplinaires
00:33:30pour ce conseil supérieur
00:33:31de la magistrature
00:33:33parce qu'il est sain
00:33:34qu'évidemment,
00:33:35tout pouvoir
00:33:37induit des responsabilités
00:33:38et lorsque vous fautez,
00:33:39peu importe la profession,
00:33:40pourquoi les juges
00:33:41seraient exemptés
00:33:42en cas de faute
00:33:43de sanctions ?
00:33:44Alors, je sais
00:33:45que constitutionnellement,
00:33:46la justice n'est pas
00:33:47un pouvoir,
00:33:48mais une autorité
00:33:48à proprement parler,
00:33:49mais néanmoins,
00:33:50quand même,
00:33:50il faudrait quand même
00:33:50se poser la question
00:33:51des responsabilités
00:33:52lorsqu'il y a des manquements
00:33:53manifestes.
00:33:54Encore une fois,
00:33:54ce n'est pas des suspicions,
00:33:56c'est des manquements manifestes.
00:33:56Je note quand même
00:33:57qu'il y a souvent un blâme.
00:33:58Alors, blâme,
00:33:59ce n'est pas bien.
00:34:00Voilà, on va vous faire
00:34:02une petite tape
00:34:02sur la main.
00:34:04Mais souvent aussi,
00:34:05c'est assez difficile
00:34:06de mettre en cause
00:34:08la responsabilité
00:34:09des magistrats
00:34:10parce que sous couvert
00:34:12de leur indépendance,
00:34:13ils ont aussi
00:34:15tout pouvoir
00:34:15pour diriger
00:34:17les dossiers
00:34:18comme ils l'entendent.
00:34:20Je voudrais
00:34:21qu'on parte
00:34:21à Florence
00:34:21puisque Pauline
00:34:22Travzer est sur place
00:34:23avec Noémie Hardy.
00:34:25Pauline,
00:34:26sur place,
00:34:26les gens se souviennent
00:34:27en parlant de Jérôme
00:34:29Barrella,
00:34:29d'un homme louche.
00:34:30Vous êtes d'ailleurs
00:34:31justement avec
00:34:31quelqu'un
00:34:32qui l'a côtoyé.
00:34:37Oui, tout à fait, Pierre.
00:34:39Nous avons rencontré
00:34:40avec Noémie Hardy,
00:34:41un professeur de sport
00:34:44qui exerçait dans un club
00:34:45où étaient licencés
00:34:47Jérôme Barrella
00:34:48et ses deux filles.
00:34:50Cet homme était également
00:34:51au lycée.
00:34:53Avec Jérôme Barrella,
00:34:54je vous propose
00:34:54d'écouter son témoignage.
00:34:57En début de séance,
00:35:00il avait un comportement
00:35:02qu'on considérait
00:35:03comme gênant
00:35:04vis-à-vis des enfants.
00:35:05C'est-à-dire qu'il était
00:35:06tout le temps avec,
00:35:07il jouait avec
00:35:08en permanence, etc.
00:35:09Il y a beaucoup d'adultes.
00:35:11On discute entre nous,
00:35:12les enfants jouent entre eux.
00:35:13On jette un oeil sur eux
00:35:14pour ne pas qu'ils fassent
00:35:14n'importe quoi.
00:35:15Et d'ailleurs,
00:35:16y compris pendant les entraînements,
00:35:18on trouvait ça bizarre
00:35:19parce que même s'il était
00:35:20avec ses filles,
00:35:21c'est ce qui a, moi,
00:35:23personnellement,
00:35:23désactivé un peu ma méfiance.
00:35:25Même pendant les exercices,
00:35:26etc.,
00:35:26il se mettait tout le temps
00:35:27avec les enfants.
00:35:28Et donc,
00:35:29on était obligé
00:35:29de le sortir des groupes
00:35:30et de lui dire
00:35:31« viens t'entraîner avec nous,
00:35:32c'est avec nous
00:35:32que tu vas progresser ».
00:35:34Voilà,
00:35:34on lui disait
00:35:36« il ne faut pas
00:35:36que tu restes avec eux
00:35:37comme ça tout le temps
00:35:38en permanence ».
00:35:38C'était en début de cours,
00:35:40par exemple,
00:35:41c'était des petits jeux,
00:35:42genre les enfants
00:35:42s'amusent à s'attraper
00:35:43entre eux, etc.
00:35:44Ben voilà,
00:35:45ils participaient à ça,
00:35:46de temps en temps,
00:35:47de la lutte, etc.
00:35:48Mais voilà,
00:35:48des trucs genre
00:35:49il était par terre,
00:35:50tous les gamins
00:35:50lui sautaient dessus
00:35:51et c'est vrai
00:35:52que tous les gamins
00:35:53l'adoraient,
00:35:53bien évidemment.
00:35:54Et c'est dans ce club
00:35:56que Jérôme Barrella
00:35:57aurait rencontré
00:35:58une jeune fille
00:36:00en 2025
00:36:01qui l'aurait violée.
00:36:02La maman de cette jeune fille
00:36:03a d'ailleurs porté plainte
00:36:05en août 2025,
00:36:06à savoir qu'hier,
00:36:08une nouvelle plainte
00:36:09d'une autre licenciée
00:36:10a été déposée
00:36:11à la gendarmerie.
00:36:12C'est ce que nous a confirmé
00:36:13cet homme tout à l'heure.
00:36:14Merci beaucoup
00:36:15Pauline Trevzer
00:36:16avec Noémie Hardy
00:36:17à Florence
00:36:19pour CNews
00:36:20avec effectivement
00:36:21cette plainte
00:36:21dont vous parliez
00:36:22tout à l'heure,
00:36:22Sabrina.
00:36:23Les plaintes,
00:36:23elles arrivent tous les jours.
00:36:25Là,
00:36:25il y en avait eu
00:36:27une la semaine dernière,
00:36:28nouvelle,
00:36:28là,
00:36:28il y a encore
00:36:29une nouvelle qui arrive.
00:36:31C'est sans cesse
00:36:31qu'on découvre
00:36:33en fait
00:36:33une affaire
00:36:35tentaculaire
00:36:35où il y a
00:36:35à chaque fois
00:36:36des éléments nouveaux.
00:36:37Et puis on voit
00:36:37par rapport à la médiatisation
00:36:39de cette affaire,
00:36:40il y a des photos
00:36:40du coupable présumé,
00:36:42du suspect
00:36:43et donc,
00:36:44certaines victimes
00:36:45peuvent le reconnaître,
00:36:46peuvent en parler.
00:36:48On parle aussi
00:36:48de cette petite fille
00:36:49qui est entretenue
00:36:53par l'ASE
00:36:54et qui dit avoir reconnu
00:36:55sur une photo
00:36:57le visage de son agresseur
00:36:58et qui va également
00:36:59porter plainte.
00:37:00Donc vous voyez,
00:37:00c'est très important
00:37:01aussi de médiatiser.
00:37:03Libérons la parole
00:37:03des victimes,
00:37:04ça veut dire aussi
00:37:05pouvoir passer le message,
00:37:06montrer éventuellement
00:37:08ce suspect
00:37:09et puis ouvrir
00:37:11la parole aux victimes.
00:37:13des plaintes
00:37:13qui vont s'ajouter.
00:37:14Pour le moment,
00:37:15on est à au moins
00:37:16huit procédures
00:37:17le concernant.
00:37:18C'est ça,
00:37:18on était à six
00:37:19la semaine dernière
00:37:20et maintenant
00:37:20on est à huit
00:37:22depuis 2017.
00:37:23Depuis 2017,
00:37:24le premier signalement judiciaire
00:37:25qui était fait
00:37:26à son encontre.
00:37:27ça fait dix ans
00:37:27que ça dure
00:37:28l'affaire
00:37:30effectivement médiatisée.
00:37:31Elle a rejoint
00:37:31le niveau politique
00:37:33dans son meeting,
00:37:34premier meeting de campagne.
00:37:36Jean-Luc Mélenchon hier
00:37:36a évoqué
00:37:38cette affaire
00:37:39et il s'en limite
00:37:42lui
00:37:42à la responsabilité
00:37:43des coupes budgétaires.
00:37:44« Quand un crime odieux
00:37:48révoltant
00:37:49écœurant
00:37:51comme le meurtre
00:37:53de la pauvre
00:37:54petite Liana
00:37:54nous révolte
00:37:56comme aujourd'hui,
00:37:58gardons-nous
00:38:00gardons-nous
00:38:01d'ignorer
00:38:03ses racines
00:38:03profondes
00:38:04car il y en a.
00:38:07proposons
00:38:08une loi globale
00:38:10contre la pédocriminalité
00:38:13et les féminicides.
00:38:17Cela n'a guère intéressé
00:38:20jusqu'à présent
00:38:22les chantres
00:38:25des discours sécuritaires
00:38:27pas davantage
00:38:28que les crimes racistes
00:38:29et homophobes
00:38:30ou la mort au travail.
00:38:32Et souvenons-nous
00:38:33que les coupes
00:38:35budgétaires
00:38:36alimentent le crime. »
00:38:39Voilà donc
00:38:39Jean-Luc Mélenchon
00:38:40dans la cité royale
00:38:42de Saint-Denis.
00:38:43Alors ça,
00:38:44vous voyez,
00:38:44c'est une instrumentalisation
00:38:45pour reprendre
00:38:46une formule
00:38:47très entendue
00:38:49et un reproche
00:38:50qui a beaucoup été
00:38:52adressé
00:38:53à CNews
00:38:54et à nous.
00:38:55C'est une instrumentalisation
00:38:56pure et simple.
00:38:57Dans sa loi globale,
00:38:59il ne dit
00:38:59absolument pas
00:39:01ce qu'il va faire.
00:39:01Ça ne sert
00:39:02qu'à mettre
00:39:03en accusation
00:39:05le reste du monde,
00:39:07ses adversaires politiques
00:39:08qui soi-disant
00:39:10minoreraient
00:39:11certains crimes
00:39:13et délits.
00:39:14Quelle différence
00:39:15avec le discours
00:39:16de Grégory
00:39:17Beaubateau
00:39:18qui est le maire
00:39:19de Florence
00:39:19et qui parlait
00:39:20de défaillance sociétale
00:39:22avec une ampleur,
00:39:23une hauteur de vue
00:39:24dont vraiment
00:39:25Mélenchon
00:39:27est absolument
00:39:28incapable.
00:39:29Et se servir
00:39:30de ça
00:39:30pour des fins politiques ?
00:39:32Je ne sais pas,
00:39:32mais je le trouve
00:39:34accablant.
00:39:35Accablant
00:39:36parce que
00:39:36moi j'ai envie
00:39:37de lui dire une chose
00:39:38à M. Mélenchon.
00:39:39Vous n'avez pas honte
00:39:41de tenir
00:39:42un tel discours
00:39:43parce que
00:39:44comment...
00:39:45Alors il veut dire
00:39:46qu'éventuellement
00:39:48il y a des personnes
00:39:49qui ne sont pas
00:39:51choquées
00:39:52et lui
00:39:52s'attribue,
00:39:53lui et son parti,
00:39:55le fait
00:39:56simplement
00:39:57de eux
00:39:58être choquées
00:39:59et être en souffrance
00:40:00et en empathie.
00:40:02Surtout que la famille
00:40:05avait demandé
00:40:05à ce qu'il n'y ait pas
00:40:06de récupération politique.
00:40:08Et vous avez bien vu
00:40:08qu'il démarre
00:40:09sur les mineurs
00:40:10et il finit
00:40:11sur les crimes racistes.
00:40:13Et puis peut-être
00:40:13juste un petit point
00:40:14pour Jean-Luc Mélenchon
00:40:15qui se fait le chantre
00:40:16de la défense
00:40:17contre les violences sexuelles,
00:40:18c'est lui
00:40:19qui avait soutenu
00:40:19personnellement
00:40:20Adrien Quatennens
00:40:21comme son bras droit
00:40:22alors même
00:40:23que ce dernier
00:40:23avait été condamné
00:40:24à 4 mois de sursis
00:40:25pour violences conjugales
00:40:26vis-à-vis de son épouse.
00:40:27Donc je pense
00:40:27que Jean-Luc Mélenchon
00:40:28gagnerait
00:40:28à faire preuve
00:40:29de modestie
00:40:30sur ce sujet.
00:40:31Lui,
00:40:32il a toujours
00:40:33une double lecture.
00:40:34Alors c'est toujours
00:40:35très difficile
00:40:36de faire la transition
00:40:37entre Jean-Luc Mélenchon
00:40:38et le pape Léon XIV
00:40:39mais je vais quand même
00:40:40faire cet exercice-là
00:40:42puisque le pape Léon XIV
00:40:44est en déplacement
00:40:45en Espagne.
00:40:45Il s'est exprimé
00:40:46dans le Cortes Generales,
00:40:48le Parlement espagnol
00:40:49réuni à Madrid.
00:40:50On écoute le Saint-Père.
00:40:57Les armes peuvent imposer
00:40:59un silence temporaire
00:41:00mais elles ne pourront
00:41:01jamais construire
00:41:02une paix authentique
00:41:03et durable.
00:41:03C'est pourquoi
00:41:04il est préoccupant
00:41:05de voir
00:41:05en divers endroits
00:41:06du monde
00:41:07et aussi en Europe
00:41:08le réarmement
00:41:09se présenter à nouveau
00:41:10comme une réponse
00:41:11presque inévitable
00:41:12face à la fragilité
00:41:13du contexte international.
00:41:19La véritable sécurité
00:41:23en revanche
00:41:24naît de la justice,
00:41:25du dialogue passion,
00:41:27du respect du droit
00:41:27international
00:41:28et d'une politique
00:41:29capable de faire passer
00:41:30la vie des peuples
00:41:31avant les intérêts
00:41:32qui tirent profit
00:41:33de la guerre.
00:41:36Et justement
00:41:37pour en parler avec nous
00:41:38Emric Pourbet
00:41:38Bonjour Emric
00:41:39Bonjour Pierre
00:41:40qui présente
00:41:40Enquête d'esprit
00:41:41bien sûr
00:41:41sur ces news
00:41:43c'est assez rare
00:41:44et d'ailleurs
00:41:46hautement symbolique
00:41:46qu'un pape
00:41:47se prononce
00:41:49devant une assemblée nationale.
00:41:50Alors c'est effectivement
00:41:51assez rare
00:41:52mais il faut quand même
00:41:53se rappeler
00:41:53que le contexte espagnol
00:41:55n'est pas celui de la France
00:41:56c'est-à-dire que
00:41:56la laïcité à la française
00:41:58bien évidemment
00:42:00n'existe pas
00:42:00on l'a vu effectivement
00:42:011,2 million de personnes
00:42:03à la messe hier
00:42:04en plein centre de Madrid
00:42:05500 000 jeunes
00:42:06samedi soir
00:42:08à la veillée
00:42:09et là
00:42:10le discours du pape
00:42:11qui a été de haut de volée
00:42:12au cortès
00:42:13a été applaudi
00:42:14par tous les députés
00:42:15qui soient de droit
00:42:15Il n'y a pas un responsable
00:42:16qui est politique
00:42:16qui a soulevé
00:42:18le drapeau de la laïcité
00:42:19en disant
00:42:19attendez
00:42:20ça n'est pas le sujet ici
00:42:21Voilà
00:42:21alors maintenant
00:42:22il y a des vrais sujets
00:42:24de société
00:42:25et pour faire la transition
00:42:26parce que de fait
00:42:27le pape a parlé
00:42:28de la justice
00:42:29mais évidemment
00:42:30avec un discours
00:42:31encore une fois
00:42:32qui allait en profondeur
00:42:33et pour lui
00:42:34la justice
00:42:34est fondée
00:42:35sur la dignité inviolable
00:42:36de la personne humaine
00:42:37c'est vraiment
00:42:38le centre de son discours
00:42:39il a parlé de la guerre
00:42:40il a parlé
00:42:40des migrations
00:42:41mais aussi
00:42:43de cette dignité
00:42:45qui fonde en quelque sorte
00:42:46la société
00:42:47le ciment de la société
00:42:48et donc
00:42:49je rappelle aussi
00:42:50que le débat espagnol
00:42:51est marqué
00:42:52par la constitutionnalisation
00:42:53de l'avortement
00:42:53comme ça a été le cas
00:42:54pour la France
00:42:55précédemment
00:42:56et donc
00:42:56il a sciemment décidé
00:42:58de refonder
00:42:59la société
00:43:00le renouveau attendu
00:43:02de la politique
00:43:03le renouveau moral
00:43:04sur cette dignité
00:43:05de la personne
00:43:06et donc c'est vraiment
00:43:07un discours je pense
00:43:08qui marquera
00:43:09ce voyage du pape
00:43:11qu'est-ce qu'on garde
00:43:12d'autre
00:43:12comme image
00:43:13forte de ce voyage
00:43:14je crois qu'on gardera
00:43:16cette image
00:43:16justement
00:43:17après la messe
00:43:18hier du pape
00:43:19se promenant
00:43:20dans les rues
00:43:20en procession
00:43:21avec le saint sacrement
00:43:22c'est la procession
00:43:23de la fête d'yeux
00:43:24vous savez à l'époque
00:43:24il y avait des petites filles
00:43:25qui jetaient des pétales
00:43:27de roses
00:43:27et bien en Espagne
00:43:28c'est encore le cas
00:43:29il y a des processions
00:43:30à Valence par exemple
00:43:31considérables
00:43:32avec des pluies de roses
00:43:33et là
00:43:34c'est rare
00:43:35qu'un pape
00:43:35accomplisse ce geste
00:43:37lors d'un voyage
00:43:37il l'a fait en Espagne
00:43:39qu'il connaît très bien
00:43:40il est venu plus de 50 fois
00:43:41dans ce pays
00:43:42et donc il sait
00:43:43que ça correspond
00:43:44à vraiment
00:43:44aux racines
00:43:45de la foi espagnole
00:43:46qu'il a voulu raviver
00:43:47qu'il veut raviver
00:43:48à travers ce voyage
00:43:49il y a un sujet
00:43:49dont on a beaucoup parlé
00:43:50ces deux dernières semaines
00:43:51c'est autour de son encyclique
00:43:53c'est l'intelligence artificielle
00:43:54est-ce que ce sujet
00:43:55a été abordé ?
00:43:56oui absolument
00:43:56il l'a cité
00:43:57dans plusieurs de ses discours
00:43:58que ce soit devant
00:43:59le roi Felipe
00:44:00que ce soit devant
00:44:01les Cortès à nouveau
00:44:02effectivement
00:44:03c'est un sujet
00:44:04mais je crois
00:44:05que plus globalement
00:44:06l'objectif vraiment
00:44:07de Léon XIV
00:44:08contrairement peut-être
00:44:09à son prédécesseur
00:44:10c'est de réveiller
00:44:11la vieille Europe
00:44:12on se souvient
00:44:13qu'en 82
00:44:14c'était déjà l'objectif
00:44:15de Jean-Paul II
00:44:16réveille-toi vieille Europe
00:44:17réveille-toi toi-même
00:44:18c'est ce qu'il disait
00:44:19et bien Léon XIV
00:44:20à sa manière
00:44:20il reprend le flambeau
00:44:22et il s'attaque
00:44:23d'abord ce sera l'Espagne
00:44:25ensuite la France
00:44:25justement à ces vieilles
00:44:27nations catholiques
00:44:27un peu endormies
00:44:28et pour ça je crois
00:44:30que vraiment
00:44:30ce discours au Cortès
00:44:32marquera et fera date
00:44:33merci beaucoup
00:44:34Emeric Pourbet
00:44:35de nous avoir rejoints
00:44:35dans Midi News
00:44:36Midi News qui continue
00:44:37dans un instant
00:44:38restez bien avec nous
00:44:39à tout de suite
00:44:43Suite de Midi News
00:44:43avec d'abord
00:44:44les dernières informations
00:44:45de Sommayal Abidi
00:44:46et à la une de l'actualité
00:44:48après avoir convoqué
00:44:49les procureurs ce matin
00:44:50Place Beauvau
00:44:51conférence de presse
00:44:52du garde des Sceaux
00:44:53suite au séisme
00:44:54politico-judiciaire
00:44:55provoqué par la mort
00:44:56de Liana
00:44:57affaire dans laquelle
00:44:58Gérald Darmanin
00:44:59reconnaît des défaillances
00:45:00extrêmement graves
00:45:02C'est je crois
00:45:04le rôle du ministre
00:45:05de la Justice
00:45:05qui est d'après
00:45:07la Constitution
00:45:08de la République
00:45:08le supérieur hiérarchique
00:45:10des procureurs généraux
00:45:11et des procureurs
00:45:12de la République
00:45:13que de pouvoir fixer
00:45:14des priorités
00:45:15de politique pénale
00:45:15et lorsque ça ne va pas
00:45:17de commander
00:45:18une inspection
00:45:18J'attendrai le résultat
00:45:21de cette inspection
00:45:21dans 15 jours
00:45:22qui concerne évidemment
00:45:23aussi la gendarmerie nationale
00:45:25et l'éducation nationale
00:45:27pour éventuellement
00:45:28communiquer devant vous
00:45:30sur les sanctions
00:45:32éventuelles
00:45:33que je prendrai
00:45:34dans ce que nous
00:45:35pouvons considérer
00:45:36comme étant
00:45:37un terrible échec
00:45:38de l'action de l'Etat
00:45:40en général
00:45:40et de la justice
00:45:41bien évidemment
00:45:42C'est l'autre information
00:45:44de ce lundi
00:45:45ces avocats
00:45:46l'assurent
00:45:46Patrick Bruel
00:45:47répondra à toutes les questions
00:45:48des enquêteurs
00:45:49et transmettra
00:45:50tous les éléments nécessaires
00:45:51à démontrer son innocence
00:45:53durant sa garde à vue
00:45:54garde à vue
00:45:55qui a débuté ce matin
00:45:56le chanteur est entendu
00:45:57pour des faits dénoncés
00:45:58par trois femmes
00:45:59mettant en cause l'artiste
00:46:00pour des agressions sexuelles
00:46:02et des tentatives de viol
00:46:03entre 97 et 2001
00:46:05mais aussi pour des faits de viol
00:46:06ou tentatives de viol
00:46:07agressions sexuelles
00:46:08et harcèlement
00:46:09mis en lumière
00:46:10par d'autres victimes
00:46:11en France
00:46:12mais aussi en Belgique
00:46:13A la une de l'actualité
00:46:15internationale
00:46:16Donald Trump exhorte
00:46:17Israël
00:46:18et l'Iran a cessé
00:46:19de tirer
00:46:20et affirme
00:46:21que les deux pays
00:46:21cherchent à conclure
00:46:22un cessez-le-fait immédiat
00:46:23après la reprise
00:46:24des hostilités
00:46:26entre les deux belligérants
00:46:27des frappes
00:46:27qui depuis ce matin
00:46:28obligent la population
00:46:29et vous-même
00:46:30Stéphanie Rouki
00:46:31à vous mettre à l'abri
00:46:32même si l'Iran
00:46:33annonce à l'instant
00:46:34l'arrêt des hostilités
00:46:35racontez-nous
00:46:39Oui effectivement
00:46:40on vient de l'apprendre
00:46:41il y a quelques minutes
00:46:42l'Iran vient d'annoncer
00:46:43la fin de ses opérations
00:46:44contre Israël
00:46:46mais menace
00:46:46d'une riposte
00:46:47encore plus sévère
00:46:48si Israël
00:46:50bombarde à nouveau
00:46:51le Liban
00:46:52alors pour l'instant
00:46:52pas de communication officielle
00:46:54de la part d'Israël
00:46:55à voir si
00:46:57Israël va continuer
00:46:58ses opérations
00:46:59mais effectivement
00:46:59depuis hier soir
00:47:00les attaques
00:47:01se sont multipliées
00:47:02au total
00:47:03sur Israël
00:47:0426 missiles balistiques
00:47:06iraniens
00:47:06ont été lancés
00:47:08un missile balistique
00:47:09a également été lancé
00:47:11depuis le Yémen
00:47:12tous ont été interceptés
00:47:13par le Dome de Fer
00:47:14mais aussi interceptés
00:47:16par les forces américaines
00:47:17qui depuis ce matin
00:47:18aident à nouveau
00:47:20Israël
00:47:21à se défendre
00:47:21contre ces menaces
00:47:23il faut comprendre
00:47:23qu'à chaque fois
00:47:25ce sont les habitants
00:47:26qui doivent courir
00:47:26pour se mettre aux abris
00:47:27les mamats
00:47:28les pièces fortes
00:47:29que la plupart
00:47:30des Israéliens
00:47:31disposent dans leurs appartements
00:47:32ne suffisent pas
00:47:33face aux attaques
00:47:34des missiles
00:47:35il doit falloir trouver
00:47:36il faut trouver
00:47:37un abri souterrain
00:47:38beaucoup plus fiable
00:47:39il faut comprendre
00:47:40que c'est tout un pays
00:47:41qui a relevé
00:47:42son niveau de sécurité
00:47:43les écoles sont fermées
00:47:44dans tout le pays
00:47:45aujourd'hui
00:47:45mais aussi demain
00:47:46les entreprises
00:47:47privilégient le télétravail
00:47:49et les réservistes
00:47:50ont été rappelés
00:47:52pour plusieurs jours
00:47:53vous le comprenez
00:47:53c'est tout le pays
00:47:54qui remet un pied dans la guerre
00:47:56Merci pour toutes ces précisions
00:47:58Stéphanie
00:47:58merci également
00:47:59à Godéric B
00:48:00qui vous accompagne
00:48:01c'est dans ce contexte
00:48:03que le pape Léon XIV
00:48:04a adressé un message
00:48:05depuis l'Espagne
00:48:06les armes ne peuvent
00:48:07jamais mener
00:48:08à une paix authentique
00:48:09et durable
00:48:09met-il en garde
00:48:10devant les députés
00:48:12les sénateurs espagnols
00:48:13réunis à Madrid
00:48:14discours durant lequel
00:48:15le Saint-Père
00:48:16a également déploré
00:48:17la tendance
00:48:17au réarmement
00:48:20je vais y arriver
00:48:21y compris en Europe
00:48:22Merci
00:48:23Somaïa
00:48:23la midi
00:48:24tout de suite
00:48:24l'écho
00:48:27Votre programme
00:48:28avec paruventdu.fr
00:48:30sur paruventdu.fr
00:48:32trouvez votre futur
00:48:33chez vous
00:48:33partout en France
00:48:34Votre programme
00:48:36avec l'IMOVA
00:48:37les agents IA
00:48:38qui travaillent jour et nuit
00:48:39pour les entreprises
00:48:40à retrouver sur limova.ai
00:48:44Avec Eric Dorit-Maten
00:48:45Bonjour Eric
00:48:45Bonjour Pierre
00:48:46Vous avez pris connaissance
00:48:47de la dernière étude
00:48:48de l'Institut National
00:48:49de la Statistique
00:48:50l'INSEE
00:48:51elle fait froid dans le dos
00:48:52on va droit
00:48:53vers une société
00:48:54de personnes âgées
00:48:55en 2070
00:48:56si rien ne change
00:48:57on aura perdu
00:48:59plusieurs millions
00:49:00de jeunes
00:49:00Oui alors c'est vraiment
00:49:01une prévision
00:49:02qui inquiète
00:49:03pour les retraites
00:49:04d'une part
00:49:05et pour la main d'oeuvre
00:49:06disponible
00:49:07d'autre part
00:49:07car les français
00:49:08font de moins en moins
00:49:09d'enfants
00:49:09tenait d'ici 2070
00:49:10les moins de 45 ans
00:49:12seront presque 9 millions
00:49:14moins nombreux
00:49:15qu'aujourd'hui
00:49:16vous vous rendez compte
00:49:16moins de 45 ans
00:49:17et les seniors en revanche
00:49:19c'est à dire
00:49:19les plus de 65 ans
00:49:20ils seront 6 millions de plus
00:49:21pratiquement
00:49:22à 5 800 000
00:49:23dit l'INSEE
00:49:24donc d'un côté
00:49:25moins de jeunes
00:49:25de l'autre plus
00:49:26de retraités
00:49:26et puis surtout
00:49:27une génération
00:49:28qui va monter
00:49:29une nouvelle génération
00:49:30celle des centenaires
00:49:32on va vivre
00:49:32de plus en plus
00:49:33l'INSEE
00:49:33parlait ce matin
00:49:34de 4 fois plus
00:49:35de centenaires
00:49:36d'ici à 2070
00:49:37alors j'ai regardé
00:49:37il y a actuellement
00:49:3830-35 000 centenaires
00:49:39en France
00:49:40on en aura
00:49:40plus de 120 000
00:49:41dans quelques années
00:49:42alors avec tout cela
00:49:43on peut se poser la question
00:49:44sur l'âge de départ en retraite
00:49:45nous allons arriver
00:49:46à un point
00:49:47où finalement
00:49:47on sera plus longtemps
00:49:49à la retraite
00:49:50qu'en activité
00:49:51c'est vraiment une question
00:49:52qu'on peut se poser
00:49:52oui et c'est parce que
00:49:54c'est l'INSEE
00:49:55qui fait cette étude
00:49:56que ça crée
00:49:57une sorte d'électrochoc
00:49:58c'est un peu un électrochoc
00:49:59finalement ils ont raison
00:50:00de le dire
00:50:00parce que le problème
00:50:01est à prendre au sérieux
00:50:032070 vous allez dire
00:50:04c'est loin
00:50:04oui mais l'étude
00:50:05que j'ai lue ce matin
00:50:06dit qu'à partir de 2040
00:50:08donc dans 14 ans
00:50:08on va avoir un pic
00:50:09de sexagénère
00:50:10les plus de 65 ans
00:50:11et là il est encore possible
00:50:12d'accélérer
00:50:13le renouvellement
00:50:14de la population
00:50:14avec plus d'enfants
00:50:15alors pour ça
00:50:16vous connaissez les mêmes problèmes
00:50:17il faut une politique incitative
00:50:19il faudrait plus de crèches
00:50:20il y a quand même
00:50:2040% d'enfants
00:50:21de moins de 3 ans
00:50:22qui n'ont aucune solution
00:50:23pour être gardés
00:50:23vous avez la question
00:50:24du logement
00:50:25l'accession à la propriété
00:50:26les aides
00:50:27les loyers trop éleveurs
00:50:28enfin voilà
00:50:28tout ça
00:50:29c'est absent du débat actuel
00:50:31on n'entend pas beaucoup
00:50:31d'hommes politiques
00:50:32se préoccuper de cela
00:50:33et l'État tout simplement
00:50:34est jusqu'à maintenant
00:50:35complètement impuissant
00:50:36pour encourager
00:50:36les Français
00:50:37à refaire des enfants
00:50:38mais il y a aussi
00:50:38la question de l'immigration
00:50:39qu'est-ce que dit Lincey là-dessus ?
00:50:40alors là c'est
00:50:41il me semble
00:50:42le cœur du débat
00:50:43parce que
00:50:44c'est vraiment une alerte
00:50:45qui est lancée
00:50:46vous allez comprendre
00:50:46sans immigration massive
00:50:47c'est-à-dire
00:50:48s'il n'y a pas trop
00:50:49d'immigration en France
00:50:50dit l'Institut de la Statistique
00:50:52on aura en France
00:50:5361 millions d'habitants
00:50:54en 2070
00:50:55donc 9 millions de moins
00:50:57qu'aujourd'hui
00:50:57c'est ce que je disais
00:50:58pour commencer
00:50:59si on fait
00:51:00si on ouvre les frontières
00:51:01massivement
00:51:02vous avez une migration massive
00:51:03en France
00:51:03on passerait à 71 millions
00:51:05d'habitants en France
00:51:07et c'est pour ça
00:51:07que les prochains gouvernements
00:51:09et gouvernants
00:51:10vont devoir trancher
00:51:11ce sera l'an prochain
00:51:12en 2027
00:51:12parce que
00:51:12c'est une question majeure
00:51:14pour l'avenir de la France
00:51:14si on apporte de la main d'oeuvre
00:51:16la France pourra continuer
00:51:18de tourner
00:51:18c'est la question qu'on peut se poser
00:51:19ou est-ce qu'il faut encourager
00:51:20au contraire
00:51:21nos forces vives
00:51:21faire plus d'études
00:51:23travailler
00:51:23et puis même travailler plus
00:51:24et plus longtemps
00:51:25c'est peut-être ça aussi
00:51:26la survie de notre société
00:51:27moi je pense que
00:51:28ce sera le cœur du débat
00:51:29en 2027
00:51:30Merci beaucoup Eric de Ritmatène
00:51:34C'était votre programme
00:51:36avec ParuVendu.fr
00:51:37sur ParuVendu.fr
00:51:39trouvez votre futur
00:51:40chez vous
00:51:40partout en France
00:51:41C'était votre programme
00:51:43avec Limova
00:51:44les agents IA
00:51:45qui travaillent jour et nuit
00:51:46pour les entreprises
00:51:47à retrouver sur limova.ai
00:51:50Midi News
00:51:51jusqu'à 15h
00:51:52avec mes invités
00:51:53Judith Ventraub
00:51:54Maxime Legay
00:51:55Sabrina Birelin-Bouillet
00:51:56on parlera notamment
00:51:57du coup des émeutes
00:51:58dans un instant
00:51:59nous serons avec
00:51:59Benoît Perrin
00:52:00également sur ce sujet
00:52:01Rodolphe Karte
00:52:02nous a rejoint
00:52:04journaliste auteur
00:52:04du Bruit et la Foureur
00:52:06livre sur Mélenchon
00:52:07Jean-Luc Mélenchon
00:52:08qui on l'a dit tout à l'heure
00:52:10dans Midi News
00:52:10a tenu son premier
00:52:12meeting
00:52:12de campagne
00:52:14de 2027
00:52:15il a défendu
00:52:16sa nouvelle France
00:52:17et justement
00:52:18il a parlé
00:52:19de l'immigration
00:52:20on écoute
00:52:20quelques-uns des sujets
00:52:22que je viens de citer
00:52:24concernent
00:52:25la
00:52:25nouvelle France
00:52:30à peine
00:52:31vais-je
00:52:32commencer
00:52:33à en parler
00:52:35que
00:52:36répondant
00:52:37à l'appel
00:52:37du chiffon rouge
00:52:38que j'agitais
00:52:39on a vu
00:52:41s'enflammer
00:52:42les obsédés
00:52:44de la race
00:52:45ainsi
00:52:46monsieur Bardella
00:52:51bon Trumpiste
00:52:54veut même
00:52:55supprimer
00:52:56le droit du sol
00:52:58de naissance
00:52:59ce serait
00:53:02un crime
00:53:03anti-national
00:53:05alors crime
00:53:07anti-national
00:53:08je ne sais pas
00:53:08mais en tout cas
00:53:09monsieur Bardella
00:53:10a immédiatement répondu
00:53:11sur Twitter
00:53:12n'en déplaise
00:53:13à monsieur Mélenchon
00:53:14nous assumons
00:53:15de supprimer
00:53:16le droit du sol
00:53:16qui n'a aucune justification
00:53:18à l'heure des
00:53:19grandes pressions
00:53:20migratoires
00:53:21il est assez
00:53:22il est un peu fort de café
00:53:23pour le dire poliment
00:53:25d'entendre
00:53:25Jean-Luc Mélenchon
00:53:26parler des obsédés
00:53:28de la race
00:53:28alors que c'est précisément
00:53:29la France insoumise
00:53:30qui n'a eu de cesse
00:53:31d'ethniciser
00:53:32de racialiser
00:53:33le débat public
00:53:34en faisant de la couleur de peau
00:53:35un argument politique
00:53:37c'est la France insoumise
00:53:38qui a dit
00:53:38il faut des élus racisés
00:53:40pour représenter
00:53:41des électeurs racisés
00:53:43c'est le député
00:53:44de la France insoumise
00:53:45Carlos Martens Bilongo
00:53:46qui disait
00:53:46en s'adressant
00:53:47à ce qu'il appelle
00:53:48sa communauté
00:53:48on est plus intelligent
00:53:50qu'eux
00:53:50on fait plus d'enfants
00:53:51qu'eux
00:53:51on est plus endurant
00:53:52on est plus endurant
00:53:53également
00:53:54vous avez très bonne mémoire
00:53:55eux
00:53:56en eux désignant
00:53:57les blancs
00:53:57donc bref
00:53:58la France insoumise
00:53:59et Jean-Luc Mélenchon
00:54:00ont fait
00:54:00de la racialisation
00:54:02du débat
00:54:02un argument politique
00:54:03et il parle des obsédés
00:54:04de la race
00:54:05le meeting d'hier
00:54:06c'était tout de même
00:54:07une démonstration de force
00:54:08de Jean-Luc Mélenchon
00:54:09d'une part
00:54:10vis-à-vis de la gauche
00:54:11parce que
00:54:12bon
00:54:12ils annoncent 26 000 personnes
00:54:14il n'y avait probablement pas
00:54:1526 000 personnes
00:54:16mais il y avait quand même du monde
00:54:17c'est à dire
00:54:18à gauche
00:54:19je suis le candidat
00:54:20je le serai
00:54:21parce que
00:54:21Raphaël Glucksmann
00:54:23à Aubervilliers
00:54:23samedi prochain
00:54:24va faire son premier meeting
00:54:25il souffrira évidemment
00:54:26de la comparaison
00:54:27et puis
00:54:28l'autre message
00:54:28de Jean-Luc Mélenchon
00:54:29c'était d'instaurer
00:54:30le duel
00:54:31le match
00:54:31avec le rassemblement
00:54:33national
00:54:33lorsqu'il parle
00:54:34de cette nouvelle France
00:54:35lorsqu'il reprend
00:54:36aussi
00:54:37avec un certain vice
00:54:38le slogan
00:54:39on est chez nous
00:54:40qui était
00:54:41scandé
00:54:41dans les meetings
00:54:43du front national
00:54:44il est en train
00:54:45et qu'il critique
00:54:46d'être suprémaciste
00:54:47qu'il fascise
00:54:48etc
00:54:48on voit bien
00:54:49que la campagne
00:54:49sera violente
00:54:50qu'il veut instaurer
00:54:51ce duel
00:54:51et que le sujet
00:54:53prédominant
00:54:53parce que Jean-Luc Mélenchon
00:54:54a parlé de sa feuille
00:54:55de route programmatique
00:54:56SMIC à 1700 euros
00:54:57la retraite à 60 ans
00:54:59mais on voit bien
00:55:00que le sujet prédominant
00:55:00ce sera la question identitaire
00:55:02et que ce sera évidemment
00:55:03très violent
00:55:03oui
00:55:04ce sera très violent
00:55:05et en attendant
00:55:05puisque vous parliez
00:55:07ce meeting
00:55:08a été tenu à Saint-Denis
00:55:10Saint-Denis
00:55:10c'est le maire
00:55:11monsieur Bagayoko
00:55:12et lui justement
00:55:14a parlé de cette nouvelle France
00:55:16de cette appartenance
00:55:16à la République
00:55:17c'était sur France 2
00:55:19on est chez nous
00:55:20on n'appartient pas
00:55:20à l'extrême droite
00:55:21en revanche
00:55:22ce qui est certain
00:55:23c'est que tous celles
00:55:24et ceux qui considèrent
00:55:25qu'ils appartiennent
00:55:25à la République
00:55:26ont le droit de le dire
00:55:27et ce message
00:55:28est parti spontanément
00:55:30de la population
00:55:31qui était venue en ombre
00:55:32plus de 26 000 personnes
00:55:34se sont déplacées
00:55:34et ont scandé
00:55:35en fait ce message
00:55:36c'est pas le slogan
00:55:37de campagne
00:55:37de la grande nouvelle
00:55:39alliance populaire
00:55:40mais c'est en tout cas
00:55:41le message
00:55:42que les personnes
00:55:43qui étaient présentes
00:55:44voulaient faire passer
00:55:45je suis très ravi d'ailleurs
00:55:46qu'ils assument
00:55:47aujourd'hui
00:55:48cette appartenance
00:55:48à la République
00:55:49en tant que tel
00:55:49Alors Rodolphe Card
00:55:51on est là
00:55:52dans un narratif
00:55:53bien huilé
00:55:54Oui il y a
00:55:55trois enseignements majeurs
00:55:57je pense
00:55:57de ce meeting
00:55:58le premier déjà
00:55:59c'est qu'il y a une volonté
00:55:59de rejouer
00:56:00la campagne de 2017
00:56:01la campagne de 2017
00:56:03c'est à mon avis
00:56:04la meilleure campagne
00:56:05présidentielle
00:56:05de Jean-Luc Mélenchon
00:56:06ne pas oublier
00:56:08qu'en 2012
00:56:08il faisait 4 millions de voix
00:56:10en 2017
00:56:10c'est 7 millions
00:56:11donc c'est vraiment
00:56:12un bon électoral
00:56:13sans commune mesure
00:56:15deuxième enseignement
00:56:16c'est vraiment
00:56:17la volonté
00:56:17de devenir
00:56:18le pôle central
00:56:19de la gauche
00:56:20il a dit
00:56:20la primaire
00:56:21est de Renard
00:56:23désormais finie
00:56:23il a dit
00:56:24qu'il y avait
00:56:24les étoiles
00:56:25ou en tout cas
00:56:26les planètes
00:56:26qui s'étaient alignées
00:56:27pour la candidature
00:56:29insoumise
00:56:30donc ça
00:56:30c'est un autre enjeu
00:56:31et le troisième
00:56:31c'est la volonté
00:56:32en fait
00:56:33Jean-Luc Mélenchon
00:56:34veut sortir
00:56:35de cette tripartition
00:56:36de la vie politique française
00:56:37qui le dessert
00:56:38il veut revenir
00:56:39à une position
00:56:40duale
00:56:41binaire
00:56:41d'affrontement
00:56:42bloc de gauche
00:56:42bloc de droite
00:56:43et pour cela
00:56:44il se désigne
00:56:45un adversaire
00:56:46choisi
00:56:47qui est
00:56:48Jordan Bardella
00:56:49il l'a attaqué
00:56:49à plusieurs reprises
00:56:50il n'attend même pas
00:56:51le 7 juillet
00:56:51pour savoir
00:56:52si c'est Jordan Bardella
00:56:53ou Marine Le Pen
00:56:54mais même
00:56:54il a quand même
00:56:55tout intérêt
00:56:56à mettre en place
00:56:56ce duel
00:56:57avant l'heure
00:56:57il le sait
00:56:59il peut souffrir
00:57:01d'une autre candidature
00:57:02de gauche
00:57:02qui retiendrait
00:57:04une partie du vote
00:57:05communiste
00:57:05et du vote écologiste
00:57:06et qui n'est pas
00:57:07ce vote utile
00:57:08quelque part
00:57:09pour lui permettre
00:57:10directement d'accéder
00:57:11au second tour
00:57:11donc il a besoin
00:57:12aujourd'hui
00:57:12de devenir
00:57:13le pôle
00:57:14d'entrer
00:57:14dans l'imaginaire
00:57:15des électeurs
00:57:16de gauche
00:57:16en disant
00:57:17c'est moi
00:57:18ou eux
00:57:18il revient tout le temps
00:57:19là-dessus
00:57:20et c'est pour ça
00:57:21que sur chaque conflit
00:57:22il conflictualise
00:57:23il met une barricade
00:57:24soit vous êtes avec nous
00:57:25soit vous êtes contre nous
00:57:25et quand Eric disait
00:57:27que la campagne de 2017
00:57:28se jouerait peut-être
00:57:29sur la question
00:57:30de l'immigration
00:57:31vous avez tout à fait raison
00:57:32la question de l'immigration
00:57:33est une question identitaire
00:57:34et là vous voyez
00:57:35des deux côtés
00:57:36on est chez nous
00:57:37parce que justement
00:57:38il n'y a plus cette volonté
00:57:40de se dire en dehors de la France
00:57:41ils sont la France
00:57:42en tout cas pour eux
00:57:43c'est la technique
00:57:44du renversement
00:57:44de la même façon
00:57:45que le grand remplacement
00:57:47qu'ils ont réutilisé
00:57:48réinjecté
00:57:49dans leur discours
00:57:50Judith
00:57:51moi j'ai envie de dire
00:57:52bravo l'artiste
00:57:54parce que comme vous l'expliquez
00:57:55sa stratégie
00:57:57est exemplaire
00:58:00que fait Jean-Luc Mélenchon
00:58:01il identifie
00:58:02une cible électorale
00:58:04à savoir ce qu'il appelle
00:58:05la nouvelle France
00:58:05c'est-à-dire les enfants
00:58:08de l'immigration
00:58:09pour faire schématique
00:58:11il ne s'adresse
00:58:14qu'à ce public-là
00:58:17en exaltant
00:58:18un sentiment
00:58:20de victimisation
00:58:21qui comme tous les sentiments
00:58:23de victimisation
00:58:24ne demande qu'à être flatté
00:58:25c'est vraiment
00:58:26une des ficelles
00:58:27les plus grosses
00:58:27de la démagogie
00:58:28ça fonctionne parfaitement
00:58:30il est raccord
00:58:33avec toutes les branches
00:58:35les plus extrêmes
00:58:37dans cette mouvance-là
00:58:39confère sa solidarité
00:58:41sans faille
00:58:41avec la jeune garde
00:58:42y compris
00:58:43après le drame
00:58:45qui est arrivé
00:58:46donc là
00:58:47on ne le prend
00:58:47jamais en défaut
00:58:48et puis surtout
00:58:49il bosse
00:58:51ça c'est un élément
00:58:52je trouve qu'on ne met pas
00:58:53assez en exergue
00:58:54la France insoumise
00:58:56est la seule
00:58:56à travailler son terrain
00:58:58tout le temps
00:58:58vous me direz
00:58:59c'est plus facile pour elle
00:59:00les socialistes
00:59:01se font jeter
00:59:01dans les manifs
00:59:03par les éléments
00:59:04les plus radicaux
00:59:06à minima
00:59:07ils sont
00:59:07mal accueillis
00:59:08mais l'un entraîne l'autre
00:59:10quand vous travaillez un terrain
00:59:12vous y trouvez des marques
00:59:14et vous arrivez
00:59:14à le faire prospérer
00:59:16alors il faut bosser
00:59:17je le dis pour la gauche
00:59:19mais c'est valable aussi
00:59:19pour la droite
00:59:20évidemment pour les autres parties
00:59:21vous avez raison de le dire
00:59:22en attendant
00:59:23c'est vrai qu'on attendait
00:59:24une décision
00:59:25on rejoindra Célia Barraud
00:59:26tout à l'heure
00:59:26sur Sofia Chikirou
00:59:28et c'est tombé
00:59:28tout à l'heure
00:59:29tout à fait
00:59:29Sofia Chikirou
00:59:30rappelez-vous
00:59:31elle était soupçonnée
00:59:33d'escroquerie
00:59:34contre Le Média
00:59:35c'est des faits
00:59:36qui remontent en 2018
00:59:37elle avait été accusée
00:59:38d'avoir trompé
00:59:39la banque Crédit du Nord
00:59:40au préjudice
00:59:41du site Le Média
00:59:42site qu'elle avait co-fondé
00:59:44elle aurait à ce moment-là
00:59:45essayé de faire transférer
00:59:46plus de 60 000 euros
00:59:48du compte du Média
00:59:49vers le Mediascope
00:59:51qui était la société
00:59:52de Sofia Chikirou
00:59:53elle était également
00:59:55accusée d'avoir pris
00:59:56un rendez-vous
00:59:58à la banque
00:59:58en sa qualité
00:59:59de présidente du Média
01:00:00pour demander
01:00:01un virement
01:00:02or elle n'était déjà
01:00:03plus en fonction
01:00:06selon Sofia Chikirou
01:00:07elle aurait été informée
01:00:08de sa mise à l'écart
01:00:09après son rendez-vous
01:00:10elle était également
01:00:11accusée d'avoir
01:00:12subtilisé deux chèques
01:00:13alors la condamnation
01:00:14est tombée
01:00:15elle a été relaxée
01:00:16concernant les faits
01:00:17d'escroquerie
01:00:18mais condamnée
01:00:19pour vol
01:00:20elle est condamnée
01:00:21à une amende
01:00:21concernant le fait
01:00:22d'avoir volé
01:00:23ou subtilisé
01:00:24ces deux chèques
01:00:24voilà ce qu'on pouvait dire
01:00:25sur Sofia Chikirou
01:00:26qui était candidate
01:00:27à la mairie de Paris
01:00:28ne l'obéant pas
01:00:28et c'est très intéressant
01:00:29parce qu'un des argumentaires
01:00:31de la France insoumise
01:00:32qui parfois ne m'en pacte tout paie
01:00:33c'était de venir
01:00:34sur le terrain
01:00:35de la probité
01:00:36vis-à-vis du Rassemblement national
01:00:38et vis-à-vis de la droite
01:00:40et bien là
01:00:41on voit
01:00:42qu'il y a plusieurs faits
01:00:44qui successifs
01:00:45montrent que
01:00:46si j'ose dire
01:00:47la probité
01:00:48n'a pas de couleur
01:00:49d'étiquette politique
01:00:50peut-être que parfois
01:00:51des juges sont moins prontes
01:00:52et véloces
01:00:54pour ouvrir les enquêtes
01:00:55mais que ça touche aussi
01:00:56la France insoumise
01:00:57mais
01:00:57ils continueront
01:00:58à parler de cette probité
01:01:00soyez-en sûrs
01:01:00en tout cas on se souvient
01:01:01que la France insoumise
01:01:02et M. Mélenchon
01:01:04M. Bompard
01:01:04Mme Panot
01:01:05ont eu un discours
01:01:07assez étonnant
01:01:09ou en tout cas
01:01:10à eux
01:01:10concernant les manifs
01:01:12et la casse
01:01:13qu'il y a eu
01:01:14dans Paris
01:01:14après la victoire
01:01:16du PSG
01:01:17en finale
01:01:18de Ligue des Champions
01:01:20après ces violences
01:01:22effectivement
01:01:23le gouvernement
01:01:24a défendu
01:01:24sa volonté
01:01:25de faire payer
01:01:25les casseurs
01:01:26pour les dégradations
01:01:28rappelons que
01:01:29dans plus de 70 villes
01:01:31dont Paris
01:01:31le coût est estimé
01:01:32à plus de 100 millions d'euros
01:01:34sur l'équivalent
01:01:35d'une prison
01:01:35de 250 places
01:01:37selon le think tank
01:01:38le millénaire
01:01:39est à des lieux
01:01:39avec Marine Saboura
01:01:42Ces scènes de chaos
01:01:43pour la demi-finale
01:01:44et finale
01:01:45de la Ligue des Champions
01:01:46ont coûté très cher
01:01:47104,6 millions d'euros
01:01:49selon l'institut
01:01:51le millénaire
01:01:52une somme astronomique
01:01:54ventilée
01:01:55par trois points principaux
01:01:56Les dépenses liées
01:01:57aux dispositifs
01:01:58humains
01:01:58police
01:01:59gendarmerie
01:02:00et pompiers
01:02:01à hauteur de
01:02:0220 millions d'euros
01:02:03la casse
01:02:03donc les dégradations
01:02:04directes
01:02:05sur les commerçants
01:02:06sur les restaurateurs
01:02:07mais également
01:02:08sur les biens publics
01:02:09et sur la voirie
01:02:10de l'espace public
01:02:10en règle générale
01:02:11et ensuite
01:02:12il faut ajouter
01:02:1250 millions d'euros
01:02:14qui seront liés
01:02:14à la surrevalorisation
01:02:16des tarifs assurantiels
01:02:17Sans surprise
01:02:19c'est le contribuable français
01:02:20qui devra payer
01:02:21ses dépenses
01:02:22Que ce soit
01:02:23les dépenses liées
01:02:23à la sécurité
01:02:24les dépenses liées
01:02:25à la propreté
01:02:26donc tout ça
01:02:26c'est à la charge
01:02:27de l'état
01:02:28donc du contribuable
01:02:29par l'intermédiaire
01:02:31de l'impôt
01:02:31mais également
01:02:32le deuxième poste
01:02:33de dépense
01:02:33ce sont les assureurs
01:02:34et les commerçants
01:02:35eux-mêmes
01:02:35les gens qui auront
01:02:36souscrit un contrat
01:02:37d'assurance
01:02:37parfois vont devoir
01:02:38être obligés
01:02:39de payer
01:02:39un tarif plus important
01:02:41Pour l'heure
01:02:42toutes les préfectures
01:02:43n'ont pas encore
01:02:44eu le temps
01:02:44de faire remonter
01:02:45l'ampleur des dégâts
01:02:47la facture
01:02:48pourrait donc encore
01:02:49largement s'alourdir
01:02:50Et pour y voir
01:02:51que pique clair
01:02:52nous sommes avec
01:02:53Benoît Perrin
01:02:53directeur général
01:02:54de Contribuables
01:02:56Associés
01:02:56cher Benoît Perrin
01:02:58comment est-ce qu'on doit
01:02:59traduire justement
01:02:59cette étude
01:03:00et ce que ça va coûter
01:03:01à la société ?
01:03:03Alors c'est vrai
01:03:04qu'il y a des traditions
01:03:05françaises
01:03:05qu'il faut absolument
01:03:06sauver
01:03:06et des traditions
01:03:07françaises
01:03:08qui sont en train
01:03:08de s'installer
01:03:09et qu'il faut
01:03:09complètement combattre
01:03:10et là c'est un exemple
01:03:12parfait
01:03:12c'est-à-dire qu'on voit
01:03:13bien que quasiment
01:03:14tous les 14 juillis
01:03:15il y a des émeutes
01:03:16il y a de la casse
01:03:17les soirées de Nouvel An
01:03:18c'est la même histoire
01:03:18et maintenant
01:03:19dès que vous avez
01:03:20un événement sportif
01:03:21qu'on est censé fêter
01:03:23et bien vous avez
01:03:23des dégradations
01:03:24dans tous les sens
01:03:25et ce qui est intéressant
01:03:26dans cette affaire
01:03:27c'est de bien comprendre
01:03:28que le contribuable
01:03:29paie à plusieurs niveaux
01:03:30d'abord il paie évidemment
01:03:31pour les dégradations
01:03:33dégradations de véhicules
01:03:34de poubelles
01:03:34de structures de bus
01:03:35de systèmes
01:03:36de vidéoprotection
01:03:37mais pas que
01:03:38il paie aussi
01:03:39pour la mobilisation
01:03:40des forces de l'ordre
01:03:41à travers un certain nombre
01:03:42de primes
01:03:42qui sont légitimement
01:03:43données aux policiers
01:03:45il faut payer
01:03:45leurs frais de déplacement
01:03:46il faut aussi payer
01:03:47les frais de justice
01:03:47l'aide juridictionnelle
01:03:49par exemple
01:03:49ou encore les frais
01:03:50d'incarcération
01:03:51et enfin il faut payer
01:03:52aussi la propreté
01:03:53puisque une fois
01:03:55que les malfrats
01:03:56ont agi
01:03:56il faut évidemment
01:03:57nettoyer
01:03:58l'ensemble des villes
01:03:59qui ont été concernées
01:04:00donc vous voyez
01:04:01le contribuable français
01:04:02en quelque sorte
01:04:02il paie 4 fois
01:04:03et je pense
01:04:04qu'il y a une véritable
01:04:05exaspération
01:04:06surtout un moment
01:04:07où en fait
01:04:07les finances publiques
01:04:08sont un peu dégradées
01:04:09sont largement dégradées
01:04:10pardon
01:04:10et bien on demande
01:04:11un effort aux français
01:04:12et c'est très difficile
01:04:13de demander un effort
01:04:14tant qu'ils n'ont pas
01:04:15la conviction
01:04:15que les fraudeurs
01:04:16et les délinquants
01:04:17sont eux-mêmes
01:04:18touchés au portefeuille
01:04:18vous parliez
01:04:19de ce qui est
01:04:21traditionnel en France
01:04:22c'est ce qu'il y a
01:04:22de moins traditionnel
01:04:23les nouvelles traditions
01:04:24évidemment je sens
01:04:25l'ironie chez vous
01:04:26Benoît Perrin
01:04:26comment est-ce que
01:04:27vous traduisez
01:04:28le langage
01:04:29de la France insoumise
01:04:30qui peut-être
01:04:31n'estime pas cela
01:04:32traditionnel
01:04:33mais trouve ça normal
01:04:34que tout le monde
01:04:34paye pour la casse
01:04:37écoutez
01:04:38il y a un principe
01:04:39qui me semble être
01:04:40un principe
01:04:40de responsabilité
01:04:41qui consiste à dire
01:04:42que celui qui casse
01:04:43doit payer
01:04:44et aujourd'hui
01:04:45il faut rappeler
01:04:45quand même
01:04:45que les collectivités locales
01:04:46ont des moyens
01:04:47en fait
01:04:47pour faire payer
01:04:48les casseurs
01:04:49mais malheureusement
01:04:50ils ne les actionnent
01:04:50pas systématiquement
01:04:51vous avez trois moyens
01:04:53majeurs
01:04:53le premier bien sûr
01:04:54c'est être
01:04:55se constituer partie civile
01:04:57devant la justice pénale
01:04:58ça c'est quelque chose
01:04:59qui est connu
01:04:59deuxième moyen
01:05:00c'est une transaction
01:05:01quand l'auteur
01:05:02évidemment est identifié
01:05:04et coopératif
01:05:04donc là vous pouvez par exemple
01:05:06proposer à l'auteur
01:05:07des dégradations
01:05:08de faire des travaux
01:05:09d'intérêt général
01:05:09et puis le troisième moyen
01:05:11qui est malheureusement
01:05:12pas assez utilisé
01:05:13par la collectivité locale
01:05:14c'est quand le bien
01:05:15est un accessoire
01:05:16du domaine public
01:05:17et bien la municipalité
01:05:18peut émettre directement
01:05:20un titre de recette
01:05:21à l'encontre de celui
01:05:23qui a commis
01:05:24le dommage
01:05:25c'est exactement
01:05:26ce qu'a fait
01:05:27le mois dernier
01:05:28donc en mai 2026
01:05:29le maire d'Agnère
01:05:30qui était face
01:05:31à deux adolescents
01:05:32qui avaient ouvert
01:05:33deux bouches d'incendie
01:05:34et le maire avait considéré
01:05:35que les dégâts
01:05:36s'élevaient à peu près
01:05:36à 2000 euros
01:05:37qu'est-ce qu'il a fait ?
01:05:38il a envoyé une facture
01:05:40à ces deux familles concernées
01:05:42et on espère évidemment
01:05:43qu'il va réussir
01:05:44à recouvrir les sommes
01:05:45mais le nœud juridique
01:05:47si vous voulez
01:05:47de cette affaire
01:05:48c'est qu'aujourd'hui
01:05:49la loi ne permet pas
01:05:51de saisir
01:05:52les prestations sociales
01:05:53c'est-à-dire que
01:05:54les familles
01:05:54qui touchent
01:05:54des allocations familiales
01:05:56et bien le juge
01:05:57ou le maire
01:05:57n'a pas le droit
01:05:58de prélever de l'argent
01:06:00sur ces fameuses prestations
01:06:01et c'est d'ailleurs
01:06:02la volonté du gouvernement
01:06:04en tout cas
01:06:04dans ses déclarations
01:06:05de remédier à ce dispositif
01:06:08du code de la sécurité sociale
01:06:10qui rend les prestations
01:06:11sociales insaisissables
01:06:12Merci beaucoup
01:06:13Benoît Perrin
01:06:14de nous avoir éclairé
01:06:15sur le sujet
01:06:15restez bien dans Midi News
01:06:16la suite dans un instant
01:06:17avec la garde à vue
01:06:18de Patrick Bruel
01:06:19et également
01:06:22la question ukrainienne
01:06:24vous avez vu que
01:06:25le président polonais
01:06:26veut enlever
01:06:28la plus haute dignité
01:06:30polonaise attribuée
01:06:31à Volodymyr Zelensky
01:06:33on a retrouvé
01:06:33des dossiers
01:06:35qui incriminent
01:06:36l'Ukraine
01:06:37puisque Volodymyr Zelensky
01:06:39veut rendre
01:06:40veut donner
01:06:41à une de ses unités militaires
01:06:43le nom
01:06:44d'une unité militaire
01:06:45qui a agi
01:06:46en collaboration
01:06:47sous la seconde guerre mondiale
01:06:49restez avec nous
01:06:52Dans un instant
01:06:53une nouvelle information
01:06:54importante
01:06:55concernant l'affaire Liana
01:06:56mais d'abord
01:06:57les dernières informations
01:06:58avec Somaïa Rebidi
01:06:59Après la reprise
01:07:00des hostilités
01:07:01entre l'Iran et Israël
01:07:02les rebelles outils
01:07:03revendiquent une attaque
01:07:04de missiles
01:07:05contre l'Etat hébreu
01:07:06et interdisent
01:07:07la navigation
01:07:08des navires israéliens
01:07:09en mer rouge
01:07:10tout mouvement ennemi
01:07:11sera considéré
01:07:12comme une cible militaire
01:07:13légitime
01:07:14et nous répondrons
01:07:15à l'escalade
01:07:15par l'escalade
01:07:16affirment leur porte-parole
01:07:17la fermeture du détroit
01:07:19de Babel Mandep
01:07:20si elle est confirmée
01:07:21constituerait une menace
01:07:22majeure
01:07:23pour l'économie européenne
01:07:24Face à la reprise
01:07:26de ces attaques
01:07:27l'ambassade de France
01:07:28à Jérusalem
01:07:29a émis
01:07:29de nouvelles consignes
01:07:30pour ces ressortissants
01:07:31les activités éducatives
01:07:33sont interdites
01:07:34les activités professionnelles
01:07:35restent autorisées
01:07:36sous réserve d'accès
01:07:37à un abri
01:07:38de nouvelles consignes
01:07:39sécuritaires
01:07:40valables
01:07:41jusqu'à ce soir 20h
01:07:42et puis on termine
01:07:43avec les images
01:07:44de l'arrivée
01:07:45de la patrouille de France
01:07:46à New York
01:07:46aux Etats-Unis
01:07:47un déplacement
01:07:48outre-Atlantique
01:07:49pour célébrer
01:07:50l'amitié franco-américaine
01:07:51et participer
01:07:52aux festivités
01:07:53du 250e anniversaire
01:07:55de l'indépendance
01:07:56Merci Somaïa Labidi
01:07:57on reparlera bien sûr
01:07:58du 14 juillet
01:07:59dans quelques instants
01:08:00puisqu'il y a la question
01:08:01ukrainienne
01:08:01qui s'est invitée
01:08:02à ce 14 juillet
01:08:03mais d'abord
01:08:04Sabrina Birlamouillet
01:08:05on a appris
01:08:06la garde à vue
01:08:07du frère
01:08:08de Jérôme Barrella
01:08:10le principal suspect
01:08:11dans l'affaire Liana
01:08:11Tout à fait
01:08:12le parquet de Hoche
01:08:13nous confirme
01:08:14le placement
01:08:14garde à vue
01:08:15ce matin
01:08:15du frère
01:08:16de Jérôme B
01:08:17il est soupçonné
01:08:18de viol
01:08:19sur mineur
01:08:20de plus de 15 ans
01:08:21viol par conjoint
01:08:22séquestration
01:08:23et menace
01:08:24réitérée
01:08:24par conjoint
01:08:25des faits
01:08:26qui auraient été commis
01:08:27entre 2007
01:08:28et 2017
01:08:29Voilà
01:08:30et ce sont
01:08:30les informations
01:08:31qu'on peut dire
01:08:32pour l'instant
01:08:32Pour l'instant
01:08:33on va voir
01:08:34l'évolution
01:08:34de cette chose là
01:08:36mais en sachant
01:08:37qu'il a été placé
01:08:38en garde à vue
01:08:38ce matin
01:08:39aux alentours
01:08:39de 10h30
01:08:40Voilà
01:08:40on nous serra
01:08:41dans un instant
01:08:42nous serons
01:08:42bien sûr
01:08:43à Florence
01:08:43puisque nos équipes
01:08:44sont sur place
01:08:45notamment Jérôme Rampneau
01:08:46qui est devant
01:08:47l'école
01:08:48où était
01:08:48le collège
01:08:49où était scolarisé
01:08:51Liana
01:08:51où les cours
01:08:52ont repris
01:08:53une autre garde à vue
01:08:54importante
01:08:54celle de Patrick Bruel
01:08:57placée en garde à vue
01:08:58ce lundi matin
01:08:59dans les locaux
01:08:59de la police judiciaire
01:09:00à Paris
01:09:00Oui
01:09:01il a été placé en garde à vue
01:09:02Patrick Bruel
01:09:02ce matin
01:09:038h30
01:09:04une garde à vue
01:09:04qui peut se prolonger
01:09:06jusqu'à 48h
01:09:07soit jusqu'à mercredi matin
01:09:09placée en garde à vue
01:09:10pour plusieurs plaintes
01:09:13notamment
01:09:133 nouvelles plaintes
01:09:15de femmes
01:09:16concernant
01:09:17des faits de viol
01:09:18d'agression sexuelle
01:09:19et de tentatives
01:09:20de viol
01:09:21qui remontent
01:09:21à 2000
01:09:23aux années 1997
01:09:24et 2001
01:09:26mais il sera
01:09:27également interrogé
01:09:28sur les 13 autres
01:09:30plaignantes
01:09:30au moins
01:09:3113 autres
01:09:32plaignantes
01:09:32puisque
01:09:33nos confrères
01:09:34des RTL
01:09:34nous précisent
01:09:35que de nouvelles plaintes
01:09:36ont été enregistrées
01:09:37par le parquet de Nanterre
01:09:38des plaintes
01:09:39pour viol
01:09:40dont l'une
01:09:41ne serait pas prescrite
01:09:43puisqu'elle daterait
01:09:44de 2008
01:09:44parce que vous savez
01:09:45que la prescription
01:09:45est très sensible
01:09:47et très délicate
01:09:48dans cette affaire
01:09:48comme il y a une multitude
01:09:50de plaintes
01:09:51sur une période
01:09:52assez large
01:09:53toute la question
01:09:53sera de savoir
01:09:54quels sont les faits
01:09:55prescrits ou non
01:09:56il sera donc soumis
01:09:57sans doute
01:09:58à des éléments
01:09:59on attend des réponses
01:10:00de Patrick Bruel
01:10:01ses avocats
01:10:02ont dit qu'il était prêt
01:10:02à répondre
01:10:03à toutes les questions
01:10:04des enquêteurs
01:10:05bien sûr
01:10:05on suivra cette affaire
01:10:06de Patrick Bruel
01:10:08qui a pris
01:10:08là encore
01:10:09une médiatisation
01:10:11sans précédent
01:10:12oui
01:10:12c'est Agnès Jaoui
01:10:14il me semble
01:10:14qui a fait une tribune
01:10:15pour expliquer
01:10:16que derrière
01:10:17cet effet
01:10:18c'est vrai
01:10:19qu'il faut remonter
01:10:20à la période
01:10:20un me too
01:10:21là on est dans
01:10:21la continuité
01:10:22c'est vrai
01:10:23qu'il y a eu
01:10:23une libération
01:10:25de la parole
01:10:25des femmes
01:10:25qui était la bienvenue
01:10:26pendant très longtemps
01:10:27il y avait un deux poids
01:10:28deux mesures
01:10:28justement
01:10:29notamment auprès
01:10:30des services de police
01:10:31où on avait du mal
01:10:32parfois à croire les femmes
01:10:33on voit qu'il y a eu
01:10:34une explosion
01:10:34et parfois
01:10:35et bien justement
01:10:36il y a eu des effets
01:10:37qu'on pourrait qualifier
01:10:38de négatifs
01:10:39il faut quand même
01:10:39toujours faire prévaloir
01:10:40la présomption
01:10:41d'innocence
01:10:42dans un dossier
01:10:43c'est quand même
01:10:43le béaba
01:10:44de la justice
01:10:45et on sait justement
01:10:46Agnès Jaoui
01:10:47revient dans cette tribune
01:10:48que parfois
01:10:49par la rumeur
01:10:51par l'emballement médiatique
01:10:52aussi par les réseaux sociaux
01:10:53qui donnent tout de suite
01:10:54un écho surdimensionné
01:10:56par rapport à des affaires
01:10:57et bien on arrive
01:10:58à passer à un côté
01:11:00ou à vouloir faire justice
01:11:01avant que la justice
01:11:02se fasse justement
01:11:03et la justice
01:11:03elle mérite du temps
01:11:04elle mérite de la précision
01:11:06elle mérite
01:11:06qu'on passe
01:11:07sur les choses
01:11:08qui sont vraies
01:11:09et les choses
01:11:09qui ne sont non avérées
01:11:10donc voilà
01:11:11on est dans
01:11:11c'est toujours un peu
01:11:13la difficulté
01:11:14avec des personnalités
01:11:15comme Patrick Bruel
01:11:16qui ne sont pas
01:11:17des personnalités lambda
01:11:18pourtant il faut les juger
01:11:19comme des personnalités lambda
01:11:20dans le sens
01:11:21où si elles ont fait
01:11:23certains agissements
01:11:24il faut qu'elles soient jugées
01:11:25mais par contre
01:11:25elles n'ont pas été surjugées
01:11:27parce qu'elles sont
01:11:28un symbole
01:11:28ou justement
01:11:29pour vouloir en faire
01:11:30des symboles
01:11:31comme on sait
01:11:31parfois la dérive
01:11:32a pu le faire
01:11:33en tout cas
01:11:34effectivement
01:11:34on a pu recevoir
01:11:36ici même dans Midi News
01:11:37une dame qui voulait assister
01:11:38au spectacle de Patrick Bruel
01:11:40qui une deuxième fois
01:11:41a été stoppée
01:11:43avant même
01:11:43que la pièce ne commence
01:11:45on a appris
01:11:45qu'en fait
01:11:46Patrick Bruel
01:11:47était dans un état tel
01:11:48qu'il ne se sentait pas
01:11:49de jouer la pièce
01:11:50on se souvient
01:11:51qu'il y a deux semaines
01:11:53maintenant
01:11:53la pièce avait été interrompue
01:11:55par des militantes
01:11:57avec des slogans
01:11:58extrêmement violents
01:11:59moi je repense toujours
01:12:00à Alain Finkielkraut
01:12:02qui était mon invité
01:12:04dans le Grand Rendez-vous
01:12:04il y a quelques semaines
01:12:06et qui disait
01:12:07cette phrase
01:12:08c'est à la justice
01:12:10de dire
01:12:10si les plaignantes
01:12:12sont des victimes
01:12:13oui bien sûr
01:12:15Alain Finkielkraut
01:12:16a tout à fait raison
01:12:17il n'y a pas
01:12:18il n'y a aucune justification
01:12:20à remplacer
01:12:22la mise en doute
01:12:24quasi systématique
01:12:26à laquelle
01:12:28les femmes
01:12:29qui allaient porter plainte
01:12:33avaient droit
01:12:34dont elles étaient l'objet
01:12:35et c'est vrai que
01:12:37leurs paroles
01:12:38leurs plaintes
01:12:39étaient
01:12:40trop souvent
01:12:42négligées
01:12:43et ça fait partie
01:12:43des dysfonctionnements
01:12:44que le garde des Sceaux
01:12:45il n'y a aucune raison
01:12:45de remplacer une injustice
01:12:46par une injustice
01:12:47or là
01:12:48Patrick Bruel
01:12:49il est mort socialement
01:12:50ce à quoi Alain Finkielkraut
01:12:53répondait
01:12:53c'est le fameux
01:12:54on vous croit
01:12:55non il n'y a pas de raison
01:12:56de croire systématiquement
01:12:58une plaignante
01:12:58il n'y a pas de raison
01:12:59de mettre systématiquement
01:13:01sa parole en doute
01:13:02mais ça c'est un vœu
01:13:03c'est d'ailleurs le slogan
01:13:05de ces militantes
01:13:05qui disent
01:13:06même si la justice
01:13:08de toute façon
01:13:08on vous croit
01:13:09oui mais pour une partie
01:13:09de ces pseudo féministes
01:13:11qui s'appellent néo féministes
01:13:13les hommes
01:13:15condamnés socialement
01:13:16ou exécutés
01:13:17professionnellement
01:13:18alors qu'au bout du compte
01:13:20il se révèle
01:13:22innocent
01:13:22des faits
01:13:23dont on les accuse
01:13:24c'est un dégât
01:13:25collatéral
01:13:26c'est bien hommage
01:13:27mais c'est comme ça
01:13:27dans ce dossier là
01:13:29quand même
01:13:29ce qui choque également
01:13:31c'est le nombre
01:13:32non pas de plaintes
01:13:33mais de témoignages
01:13:34on a plus d'une trentaine
01:13:35de témoignages
01:13:36un peu plus d'une 13 plaignantes
01:13:38qui ont déposé plainte
01:13:40mais ça aussi
01:13:41ça interroge
01:13:41c'est le nombre
01:13:42on voit bien
01:13:42que c'est une affaire
01:13:43qui prend une grande ampleur
01:13:44oui ça n'est pas
01:13:45un témoignage
01:13:47mais plusieurs
01:13:48et surtout
01:13:48cette garde à vue
01:13:49maintenant
01:13:49elle peut durer
01:13:50combien de temps
01:13:50Sabrina ?
01:13:5148 heures
01:13:52donc jusqu'à mercredi
01:13:53matin
01:13:53au plus tard
01:13:54et à voir à ce moment là
01:13:55s'il est remis en liberté
01:13:57avec une autre convocation
01:13:58peut-être plus tard
01:13:59ou s'il doit se présenter
01:14:00face à un magistrat
01:14:02attendons de voir la suite
01:14:03oui
01:14:04attendons de voir la suite
01:14:05alors que cette affaire
01:14:06est hautement médiatisée
01:14:09il y a effectivement
01:14:10dans l'actualité
01:14:11on le disait
01:14:12cette
01:14:14cette nouvelle affaire
01:14:16donc
01:14:17on l'a appris
01:14:18tout à l'heure
01:14:19on a appris
01:14:20que le frère
01:14:21de Jérôme B
01:14:22le principal suspect
01:14:24était lui-même
01:14:25en garde à vue
01:14:26rappelez-nous les faits
01:14:28rapidement
01:14:28garde à vue
01:14:28place en garde à vue
01:14:30dès ce matin
01:14:30le frère de Jérôme B
01:14:32des chefs de viols
01:14:33sur mineurs
01:14:34de plus de 15 ans
01:14:35viols par conjoints
01:14:36séquestration
01:14:37et menaces
01:14:38réitérées par conjoints
01:14:39des faits
01:14:40qui auraient été commis
01:14:40entre 2007
01:14:41et 2017
01:14:42alors ce qui est intéressant
01:14:44c'est bien sûr
01:14:44que c'est l'affaire
01:14:45dans l'affaire
01:14:46maintenant qu'on s'intéresse
01:14:47beaucoup au profil
01:14:48de Jérôme B
01:14:49on étend ça aussi
01:14:50au champ familial
01:14:51parce que quand on fait
01:14:52un portrait
01:14:53d'un suspect
01:14:54la famille compte
01:14:56et donc maintenant
01:14:56l'entourage familial
01:14:57on découvre
01:14:58ce placement
01:14:59en garde à vue
01:14:59de son frère
01:15:00pour des faits
01:15:00d'une violence
01:15:02importante
01:15:03également
01:15:04de viols
01:15:04sur mineurs
01:15:05ici de plus de 15 ans
01:15:06bien sûr
01:15:07il est présumé
01:15:08innocent
01:15:09c'est une garde à vue
01:15:10mais tout de même
01:15:11là vous voyez
01:15:12on a déjà
01:15:13une sorte d'ambiance
01:15:14qui se dessine
01:15:15autour de ce personnage
01:15:16et de ce prédateur
01:15:17présumé
01:15:18de Jérôme B
01:15:19ce pédocriminel
01:15:20présumé
01:15:20effectivement
01:15:21dans les témoignages
01:15:22on l'a entendu
01:15:23tout à l'heure
01:15:23notamment Pauline Trèfzer
01:15:25qui a réussi
01:15:25à avoir
01:15:26le témoignage
01:15:27d'un ancien collègue
01:15:28aussi de Jérôme B
01:15:30qui était
01:15:30un témoignage sidérant
01:15:32Jérôme Rampe-Nous
01:15:33est sur place
01:15:34devant le collège
01:15:35de Liana
01:15:36Jérôme
01:15:37où les cours
01:15:37ont repris
01:15:38ce matin
01:15:42oui effectivement
01:15:43les cours
01:15:43ont repris
01:15:44ce matin
01:15:44vous imaginez
01:15:45avec beaucoup
01:15:46d'émotion
01:15:47lorsque les enfants
01:15:47sont arrivés
01:15:48pour reprendre
01:15:49leurs cours
01:15:49on a pu voir
01:15:50dans la matinée
01:15:51certains élèves
01:15:52ressortir
01:15:53avec leur professeur
01:15:54pour remettre
01:15:55des petits panneaux
01:15:56en mémoire
01:15:56avec des dessins
01:15:58certains ont posé
01:15:59des fleurs aussi
01:16:00en arrivant
01:16:01ici ce matin
01:16:02donc vous voyez
01:16:02c'était une journée
01:16:03particulière
01:16:03pour ces élèves
01:16:04beaucoup la connaissaient
01:16:05c'est pas un collège
01:16:06immense
01:16:07il n'y a pas énormément
01:16:08d'élèves
01:16:09alors une cellule
01:16:09psychologique a été
01:16:10mise en place
01:16:11bien sûr
01:16:11dès que les faits
01:16:12ont été découverts
01:16:14ici
01:16:14et on nous a bien précisé
01:16:16que cette cellule
01:16:16psychologique
01:16:17qui était encore active
01:16:18ce matin
01:16:19le resterait
01:16:19tant que ce serait
01:16:20nécessaire
01:16:23merci beaucoup
01:16:24Jérôme Brampe
01:16:25nous sur place
01:16:26justement à Florence
01:16:28avec cette ambiance
01:16:30encore très très lourde
01:16:32on a vu 6000 personnes
01:16:34qui ont participé
01:16:35à cette marche blanche
01:16:36et c'était émouvant
01:16:38de voir les parents
01:16:39et la famille hier
01:16:40avec ces roses blanches
01:16:41l'hommage pour cette
01:16:42collégienne de 11 ans
01:16:44et cette information
01:16:44qu'on apprend donc
01:16:45le frère de Jérôme B
01:16:46qui est lui-même
01:16:48également
01:16:49mise en tout cas
01:16:51en garde à vue
01:16:52et entendue
01:16:53ce soir sur 21h
01:16:55documentaire
01:16:56sur Liana
01:16:57l'affaire Liana
01:16:59vous avez vu
01:17:00le retentissement
01:17:00qu'il y a eu
01:17:01au sein de la chancellerie
01:17:02avec cette prise de parole
01:17:03de Gérald Darmanin
01:17:03la saillite de l'Etat
01:17:05100% politique
01:17:06grand reportage
01:17:08présenté par Gauthier Lebray
01:17:09c'est sur CNews
01:17:10ce soir
01:17:11à 21h
01:17:13bientôt le défilé
01:17:14du 14 juillet
01:17:15je vous le disais
01:17:16puisque tout à l'heure
01:17:17Sombéa nous a passé
01:17:17les images
01:17:19de la patrouille de France
01:17:20qui est allée
01:17:21à New York
01:17:22pour se montrer
01:17:24pour son dernier défilé
01:17:25en tant que président
01:17:26Emmanuel Macron
01:17:27a vu les choses
01:17:28en grand
01:17:28bonjour Délidénac
01:17:29c'est le cas de le dire
01:17:31ah bah oui
01:17:31et puis déjà
01:17:32par l'ampleur
01:17:33du défilé
01:17:34et ça symbolique
01:17:35on va y venir
01:17:35dans un instant
01:17:36alors comme disent
01:17:37les organisateurs
01:17:37il y a cette année
01:17:38une massification
01:17:40et une militarisation
01:17:42aussi de ce défilé
01:17:43regardez le premier carton
01:17:45qui va s'afficher
01:17:45où on voit qu'il y a
01:17:4610 000 hommes
01:17:4710 000 soldats
01:17:48qui vont prendre part
01:17:49à ce défilé
01:17:50du 14 juillet 2026
01:17:52avec une augmentation
01:17:54quand même assez sensible
01:17:55des troupes
01:17:56à la fois à pied
01:17:56plus 15%
01:17:57plus 30%
01:17:58de véhicules légers
01:18:00et blindés
01:18:00sur les Champs-Elysées
01:18:02et puis
01:18:02les aéronefs
01:18:03seront présents en nombre
01:18:04puisque là aussi
01:18:05c'est de l'ordre
01:18:06de 30% l'augmentation
01:18:07c'est le général
01:18:08Mison
01:18:08qui a conçu
01:18:09ce défilé
01:18:10avec l'aval
01:18:10évidemment du président
01:18:11et il reconnaît
01:18:12que c'est une prise en compte
01:18:13du contexte stratégique
01:18:15du moment
01:18:15qu'on prenait
01:18:16la guerre en Ukraine
01:18:17et une volonté
01:18:18de montrer la concrétisation
01:18:19des efforts réalisés
01:18:20avec les alliés
01:18:21parce que
01:18:21dans la symbolique
01:18:23que j'évoquais
01:18:23il y a des pilotes ukrainiens
01:18:24qui vont survoler les champs
01:18:26avec leur binôme français
01:18:27dans des Mirage 2000
01:18:28et puis
01:18:29un des avions
01:18:30sera même
01:18:30aux couleurs
01:18:31de l'Ukraine
01:18:32mais on retient aussi
01:18:33que des invitations
01:18:34ont été lancées
01:18:35aux 37 chefs
01:18:36d'État
01:18:37et de gouvernement
01:18:38vous savez
01:18:39des pays
01:18:39de la coalition
01:18:40des volontaires
01:18:41pour l'Ukraine
01:18:41c'est-à-dire
01:18:41ceux qui veulent apporter
01:18:43des garanties de sécurité
01:18:44une fois que la guerre
01:18:45sera terminée
01:18:46là aussi
01:18:47donc ça apparaît
01:18:48sur votre écran
01:18:48un dernier mot
01:18:49sur la chorégraphie choisie
01:18:51qui va refléter
01:18:52les opérations militaires
01:18:53de haute intensité
01:18:54parce qu'on fait défiler
01:18:55en premier les hélicoptères
01:18:56pour signifier
01:18:57le soutien aérien
01:18:58à toute action militaire
01:18:59moderne
01:19:00les avions aussi
01:19:01et ça c'est quand même
01:19:02pas anodin
01:19:02seront équipés
01:19:03pour la première fois
01:19:03de munitions
01:19:04alors même si tout cela
01:19:05est fictif
01:19:06c'est pour montrer
01:19:07qu'on est prêt
01:19:08quand même
01:19:08à toute éventualité
01:19:09et puis on mettra en avant
01:19:10les troupes
01:19:11qui ont été en soutien
01:19:12déployées en Estonie
01:19:14en Pologne
01:19:15ainsi que les plongeurs
01:19:16des mineurs
01:19:16qui eux aussi
01:19:17ont formé
01:19:17des soldats ukrainiens
01:19:19on voit bien l'intention
01:19:19du président Macron
01:19:20Pierre
01:19:21outre marquer les esprits
01:19:22pour son dernier défilé
01:19:23de chef des armées
01:19:24il met aussi en pratique
01:19:25sa devise
01:19:26pour être libre
01:19:27il faut être craint
01:19:29et pour être craint
01:19:30il faut être puissant
01:19:31et puis petite trivia
01:19:32pour boucler la boucle
01:19:33devinez
01:19:34quelle sera la musique
01:19:35qui va clôturer ce défilé
01:19:36quelque chose de très
01:19:37grandiéloquent
01:19:38bah oui exactement
01:19:39vous ne croyez pas
01:19:39si bien dire
01:19:40c'est l'hymne à la joie
01:19:42le même hymne
01:19:43qui avait retenti
01:19:44en 2017
01:19:45pour son investiture
01:19:46pour son entrée au Louvre
01:19:47exactement
01:19:48ça c'était évidemment
01:19:49le signe de l'Europe
01:19:50toujours
01:19:51ça c'était
01:19:52c'est un signe
01:19:54ah bah pour moi
01:19:55on a tout
01:19:55on a tout
01:19:58Emmanuel Macron
01:19:58est en train
01:19:59de préparer sa sortie
01:20:00or que désire Emmanuel Macron
01:20:03après cette interlude
01:20:04de président de la République française
01:20:05c'est de devenir
01:20:06un agent
01:20:07de la cause
01:20:08supranationale
01:20:09de la fédéralisation
01:20:11de l'Europe
01:20:12tout est dit
01:20:13Nelly l'a dit
01:20:14avec ses symboles
01:20:15qui sont rejoués
01:20:16dans cette coalition
01:20:17des volontaires
01:20:18et d'ailleurs
01:20:19je dirais même
01:20:19que Emmanuel Macron
01:20:21c'est le seul signe
01:20:23qu'il laissera
01:20:23de ces deux quinquennats
01:20:25je pense
01:20:26et ça c'est ma petite analyse
01:20:27qu'Emmanuel Macron
01:20:29pense que les français
01:20:30ne le méritaient pas
01:20:31vous vous en souvenez
01:20:32de sa sortie
01:20:32les gaulois réfractaires
01:20:34comme si les français
01:20:35quelque part
01:20:35ne comprenaient pas
01:20:36les grandes aspirations
01:20:38continentales
01:20:38européistes
01:20:39d'Emmanuel Macron
01:20:40d'ailleurs
01:20:40c'est intéressant
01:20:41parce que lorsqu'il expliquait
01:20:42par exemple le Mercosur
01:20:43c'était à chaque fois
01:20:44de manière très pédagogique
01:20:45mais un peu méprisante
01:20:46à ces paysans français
01:20:49ankylosés
01:20:49dans leurs vieux réflexes
01:20:50justement
01:20:50et qui ne comprennent pas
01:20:52l'ouverture qu'il faut
01:20:53via le Mercosur
01:20:54et d'ailleurs on le voit
01:20:55à travers Macron
01:20:57qui a cette volonté
01:20:58supranationale européenne
01:20:59par deux choses
01:21:00je dirais un moment
01:21:01hamiltonien
01:21:02c'est-à-dire une fédéralisation
01:21:03par la dette
01:21:05vous vous en souvenez
01:21:06c'est lors de la construction
01:21:07des Etats-Unis
01:21:08en 1790
01:21:09le président Hamilton
01:21:10va fédérer les dettes
01:21:12justement fédérales
01:21:13pour avoir ce destin
01:21:14national américain
01:21:16et ensuite le deuxième moment
01:21:17je dirais que c'est
01:21:18le moment bismarckien
01:21:19on sait que Bismarck
01:21:20a façonné l'unification allemande
01:21:23au moment de la guerre
01:21:24contre la France
01:21:24en 1870
01:21:25parce que le Saint-Empire
01:21:26romain germanique
01:21:27ou en tout cas
01:21:27l'Allemagne divisée
01:21:28c'était compliqué
01:21:29de lui donner un destin national
01:21:30et donc on voit
01:21:31les deux aspects
01:21:32chez Macron aujourd'hui
01:21:33par la dette
01:21:34via les eurobonds
01:21:35même si on sait
01:21:36que les Allemands
01:21:36freinent des cas de fer
01:21:37en ce moment
01:21:38pour ne pas mutualiser
01:21:39la dette de manière européenne
01:21:40et de l'autre côté
01:21:41par la guerre
01:21:42il se soutient à l'Ukraine
01:21:43et là vous avez
01:21:44la dette et la guerre
01:21:45pour ce saut
01:21:47dans l'inconnu européen
01:21:48et je pense qu'Emmanuel Macron
01:21:51a cette
01:21:51comment dire
01:21:52ce désir
01:21:53qu'il en fera partie
01:21:54ou qu'il sera un de ses agents
01:21:55dans les années à venir
01:21:55de ce sursaut
01:21:56où il vise effectivement
01:21:58un poste ressemblant
01:22:00à celui d'Ursela Van der Leyen
01:22:01qui est ajouté
01:22:03je ne suis pas aussi sûre
01:22:05que vous
01:22:05parce que ce qui me frappe
01:22:06pour un président
01:22:08que vous qualifiez
01:22:09d'européiste
01:22:10je dirais
01:22:11pro-européen
01:22:12c'est qu'il est en décalage
01:22:13avec l'Europe
01:22:14telle qu'elle évolue
01:22:15aujourd'hui
01:22:16en décalage économique
01:22:18et évidemment
01:22:19sa gestion calamiteuse
01:22:21qui a fait que la France
01:22:23a régressé
01:22:24dans le rang
01:22:25des nations européennes
01:22:27le marginalise
01:22:28et puis en décalage aussi
01:22:29idéologique et politique
01:22:30et j'en veux pour preuve
01:22:32le mécontentement
01:22:33de la France
01:22:35au vu
01:22:35des dernières décisions
01:22:38prises
01:22:38par l'Europe
01:22:39notamment en ce qui concerne
01:22:40les migrants
01:22:41vous savez
01:22:41ce virage
01:22:42qui consiste
01:22:43pour l'Europe
01:22:44à accepter
01:22:45enfin
01:22:46que les déboutés
01:22:47du droit d'asile
01:22:48le règlement retour
01:22:49voilà
01:22:49soient traités
01:22:51ailleurs
01:22:52que sur le sol
01:22:53même
01:22:54sur des oeuvres
01:22:55externes
01:22:55à l'Union Européenne
01:22:56sur des oeuvres externes
01:22:57qu'a fait la France
01:22:58sur ordre évidemment
01:22:59d'Emmanuel Macron
01:23:00elle a résisté
01:23:02des quatre fers
01:23:02elle a freiné
01:23:03elle a essayé
01:23:04d'empêcher
01:23:05que cette évolution
01:23:06alors
01:23:07alors que les droites
01:23:08européennes
01:23:08se sont liées
01:23:09pour que ça fasse
01:23:09le pro-européen
01:23:10Macron
01:23:11est en train
01:23:11de se faire jeter
01:23:12par l'Europe
01:23:12et au sein même
01:23:14de l'Union Européenne
01:23:16puisqu'évidemment
01:23:17on sent bien
01:23:18le message
01:23:18qui est donné
01:23:20par la France
01:23:21à l'Ukraine
01:23:22il y a une autre polémique
01:23:23au sein de l'Europe
01:23:24ça se passe en Pologne
01:23:25puisque
01:23:26le président
01:23:28polonais
01:23:29a décidé
01:23:30d'enlever
01:23:30la haute décoration
01:23:32que la Pologne
01:23:33avait donnée
01:23:34à Volodymyr Zelensky
01:23:35qui est la décoration
01:23:36de l'aigle blanc
01:23:37alors
01:23:37l'aigle blanc
01:23:39c'est
01:23:39l'équivalent
01:23:41de commandeur
01:23:42grand croix
01:23:43en fait
01:23:43grand croix
01:23:44de la Légion d'honneur
01:23:45c'est à peu près
01:23:45vraiment
01:23:46on donne ça
01:23:47on distille ça
01:23:48vraiment à quelques personnalités
01:23:49et c'est une très très haute distinction
01:23:51pourquoi ?
01:23:51parce que
01:23:52Volodymyr Zelensky
01:23:53a décidé
01:23:55de nommer
01:23:56une de ses unités militaires
01:23:58actuellement
01:23:58sur le terrain
01:23:59UPA
01:23:59et UPA
01:24:00les héros de l'UPA
01:24:01c'était un mouvement
01:24:02qui est tenu
01:24:03pour responsable
01:24:05de la mort
01:24:06de dizaines
01:24:07de milliers de polonais
01:24:08entre 1943 et 1945
01:24:10on parle même
01:24:11de 100 000 personnes
01:24:13on se souvient
01:24:14des officiers polonais
01:24:15qui avaient été
01:24:17massacrés
01:24:17par les allemands
01:24:18les russes
01:24:19et les ukrainiens
01:24:20tous ensemble
01:24:20à Katyn
01:24:21c'était le massacre de Katyn
01:24:22et puis il y avait aussi
01:24:24d'autres personnes
01:24:24dans cette guerre
01:24:25d'ailleurs je dois dire
01:24:26que ça a été romancé
01:24:27mais admirablement bien écrit
01:24:29par Jonathan Little
01:24:30dans les bienveillantes
01:24:31et effectivement
01:24:32il y a ça qui arrive
01:24:33alors au sein même
01:24:34de la Pologne
01:24:35ça crée un problème
01:24:37parce que le premier ministre
01:24:38qui est centriste
01:24:39n'est pas d'accord
01:24:40avec le président
01:24:41qui est un président de droite
01:24:42et donc évidemment
01:24:44il y a cet élément là
01:24:47qui est sur la table
01:24:47c'est pas de nature
01:24:48à rassurer
01:24:49et à donner un gage
01:24:50de sérieux
01:24:51pour une entrée
01:24:52dans l'Union Européenne
01:24:52en effet
01:24:53voilà
01:24:53en tout cas
01:24:54c'était à tout le moins
01:24:55une bourde
01:24:56d'appeler une unité militaire
01:24:57UPA
01:24:57où on sait
01:24:58effectivement
01:24:59ce sont des héros
01:25:02merci beaucoup
01:25:03Nelly Dénag
01:25:03Judith Ventraub
01:25:05et Rodolphe Karte
01:25:05merci à toutes les équipes
01:25:06de BD News
01:25:07dans un instant
01:25:07120 minutes info
01:25:08avec Julien Rassé
01:25:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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