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NewsTranscription
00:00Ces états, les perles du jour.
00:02C'est une déflagration dans le milieu de l'édition.
00:05Le patron historique de la maison Grasset a été démis de ses fonctions par un certain Vincent Bolloré-Périgord.
00:10Oui, Olivier Nora, qui dirigeait cette maison de façon assez emblématique.
00:16Les deux noms étaient associés. Grasset est une grande...
00:18Ce n'est pas une énorme maison, c'est un des prestiges du monde de l'édition française.
00:23Et Olivier Nora avait donné à cette maison le souffle qui est le sien, la notoriété.
00:28Avec des auteurs et une réputation très assise.
00:33Et là, pour la première fois, c'est vrai que c'est un traumatisme.
00:36Les éditorialistes des médias, ce matin, sont quasiment tous intervenus.
00:40C'est vrai que Vincent Bolloré, que l'on peut aimer, qu'on peut ne pas aimer,
00:43qui aujourd'hui a une situation assez dominante, exerce cette domination.
00:47N'oublions pas qu'il est patron d'Achette. Achette, ce sont les relais.
00:50Donc il a déjà un outil de promotion de ses maisons d'édition.
00:53Et là, il intervient directement pour des raisons...
00:57Est-ce que c'est l'arrivée de Boilem sans salle trop tôt ou trop tard ?
01:00Est-ce que Pierre Nora a fait preuve quelquefois d'insoumission, d'insolence ou d'irrévérence ?
01:06Au point d'être remercié de cette façon, ça peut être plus délicat que ça.
01:09Voilà, on s'étonne.
01:10Et nous avons à l'antenne, nous avons Éric Orsena, immense écrivain français,
01:14qui connaît le monde de l'édition tout à fait par cœur
01:18et qui connaît Pierre Nora aussi, évidemment.
01:21Olivier Nora, pardon, il fait toujours allusion.
01:23Pierre Nora aussi, grande figure de l'édition française.
01:27Éric Orsena est évidemment un peu inquiet
01:31et a envie de nous donner son avis.
01:33Bonjour Éric Orsena.
01:36Bonjour Péricault, les gars.
01:37Vous êtes...
01:38Oui, bien sûr, je suis inquiet.
01:40Je suis inquiet parce que ce n'est pas la première fois.
01:42Vous savez, j'ai été édité pendant 30 ans dans une maison
01:47qui s'appelle Fayard, magnifique maison avec l'automne Sophie de Closet.
01:52Eh bien, Sophie de Closet a été virée
01:54et c'est en même temps la liberté chez Fayard qui a été virée.
01:58Parce qu'on a bien vu tous les auteurs qui avaient signé
02:02après cette prise de pouvoir par Bollor et Lachette.
02:06Donc c'est Philippe de Villiers, c'est Zemmour, c'est Bardella, etc.
02:11Donc pour moi, c'est la liberté qui est en cause dans cette affaire.
02:16Parce que Olivier, que je connais depuis toujours,
02:21qui est un très très grand éditeur, c'est-à-dire un homme généreux,
02:25c'est-à-dire qui a accueilli vraiment des tas de points de vue,
02:28des très très divers.
02:29Et puis là, brutalement, il est viré parce qu'il voulait rester indépendant.
02:36Et l'enjeu de cette affaire, c'est les maisons d'édition,
02:39c'est-à-dire d'accueillir les points de vue les plus divers,
02:43mais aussi les modes de promotion.
02:45Parce que depuis que j'ai écrit un petit livre,
02:48l'histoire d'un ogre, en racontant l'histoire de Bolloré,
02:51et bien évidemment, je ne suis plus accueilli dans tous les organes de presse du groupe Bolloré,
02:57c'est-à-dire à peu près la moitié de la presse française,
03:00et plus vendu dans la plupart des relais qui dépendent d'achètes, donc de Bolloré.
03:06Donc c'est ça l'enjeu.
03:07C'est ça l'enjeu, la diversité.
03:09C'est ça cette affaire.
03:11Comment vous expliquez que Vincent Bolloré ait voulu à ce point intervenir,
03:14j'allais dire, de façon un peu martiale,
03:16dans le dégagement, dans l'éviction d'Olivier Nora ?
03:21Il est l'actionnaire principal.
03:23Là, il prouve qu'il a les manettes,
03:24que ce soit sur ses chaînes de télévision, sur ses antennes, sur ses médias,
03:28on a l'impression d'un interventionnisme direct, là.
03:31Alors, c'est complètement un interventionnisme direct.
03:34C'est pas juste un actionnaire.
03:36Et vous savez, il a lui-même, il a qualifié son projet de civilisationnel.
03:42Moi, je dirais que c'est un projet politique.
03:44C'est un projet, et quand on voit ses auteurs,
03:47les auteurs de Fayard, c'est un projet qu'on peut qualifier d'extrême droite.
03:51Donc, il a un projet politique.
03:53Donc, c'est ça qu'il faut bien savoir.
03:56Et on voit tous les auteurs de Grasset,
04:00qui sont dans une situation, enfin, à la fois de révolte,
04:04de révolte, et puis d'angoisse pour la suite.
04:06Dans un climat du livre qui décline.
04:12Et quand le livre décline, c'est pas bon pour la liberté.
04:15Parce que tous les dictateurs ont toujours détesté les livres.
04:19Parce que le livre, c'est l'endroit de la liberté.
04:21Et quand dans la civilisation même du livre,
04:27on impose une ligne,
04:29eh bien, voilà, c'est la liberté qui est en péril.
04:32Donc, cette nouvelle d'hier est une très, très mauvaise nouvelle
04:38pour la liberté dans notre pays.
04:40Eric Orsena, une dernière question très rapidement.
04:42Votre crainte, c'est quoi ?
04:43C'est que l'Empire Bolloré s'étende,
04:46et que là, on parle de Fayard, de Grasset.
04:47Vous craignez que ça s'étende,
04:49que ce soit Bolloré ou un autre, d'ailleurs,
04:51aux autres maisons d'édition ?
04:53Ou un autre, mais bien sûr.
04:55De gauche comme de droite, d'ailleurs.
04:56Encore, tout à fait, en gros.
04:58Mais attendez, moi je suis dans la diversité absolue.
05:01C'est ça le point.
05:02Comprenez, le livre,
05:04et c'est le livre lui-même par rapport aux écrans,
05:07parce que quand vous regardez,
05:10vous savez, on regarde tous le même film,
05:13mais quand vous lisiez un livre,
05:14vous faites tous votre cinéma différent.
05:17C'est ça, c'est cette affaire.
05:19Moi, c'est la liberté qui est en cause.
05:21Et la liberté est inséparable de la diversité.
05:24Et là, moi, je pense que c'est une des actions
05:30qui va lancer vraiment la présidentielle à venir.
05:35Qu'un flagrant de position dominante.
05:37Là, on est en plein dedans.
05:38Tout à fait, position dominante,
05:40avec un axe très précis qui dit lui-même,
05:42et là, on ne peut pas reconnaître,
05:45dénier le centre de la franchise à Bolloré.
05:49Bolloré, il veut sa France à lui.
05:53Eh bien, sa France à lui,
05:55ce n'est pas celle que nous aimons,
05:56de liberté, d'égalité, de fraternité.
05:58Merci, Éric Orsena, pour ce témoignage.
06:00Je vous dis à tout à l'heure,
06:01parce que nous nous retrouvons au printemps de la planète,
06:03organisé par Sud Radio à Boulogne.
06:05C'est un colloque, mais on pourra l'écouter
06:07sur le site de Sud Radio.
06:09Et je sais que vous viendrez parler
06:10de cette équation fondamentale.
06:12Peut-on nourrir l'humanité sans abîmer la planète ?
06:14C'est aussi un de vos sujets que vous tenez à cœur.
06:17À tout à l'heure, Éric Orsena, et merci.
06:20Un autre sujet, des perquisitions
06:22devaient avoir lieu au palais de l'Elysée hier,
06:25mais les enquêteurs ont trouvé porte-close, Perico.
06:27Tout à fait.
06:28Il s'agit d'une démarche d'un magistrat
06:32de la brigade financière et anticorruption
06:35de la police judiciaire de Paris.
06:38s'est vu refuser l'accès au palais de l'Elysée
06:41en fonction...
06:42Alors, il venait enquêter...
06:43Je dis d'abord le motif de l'enquête.
06:45Il venait enquêter sur l'affaire Shortcut Evans
06:49lorsqu'une dénonciation anonyme a signalé
06:51que cette société avait bénéficié
06:53d'un traitement de faveur
06:54pour organiser, vous savez, les cérémonies
06:56au Panthéon, auxquelles participe
06:58évidemment le président de la République.
06:59Elles sont même demandées par lui.
07:00Donc Emmanuel Macron se met en scène
07:02de façon avec beaucoup de talent, on le connaît.
07:06Et on considère qu'il y aurait dû y avoir
07:08appel d'offres, puisque le Panthéon
07:09est un lieu public.
07:11Et il n'y a pas eu d'appel d'offres.
07:13Shortcut Evans a récolté les contrats
07:15pour deux fois deux millions d'euros.
07:18Et donc le magistrat instructeur
07:19est allé se présenter à la porte de l'Elysée.
07:21Et on lui a dit, en fonction de la Constitution
07:24de 1958, qui dit par l'article 67
07:29que les lieux rattachés à la présidence
07:31de la République sont inviolables
07:34par la justice.
07:35Ça veut dire, on le savait,
07:37on avait eu l'expérience avec Jacques Chirac
07:39sur les frais de bouche, avec Nicolas Sarkozy.
07:41Les magistrats ne peuvent pas rentrer.
07:42Ils peuvent rentrer partout
07:43avec un mandat de perquisition
07:45quand ils sont mandatés par la loi,
07:46sauf l'Elysée, qui est un territoire spécifique
07:49et que la Constitution protège.
07:51Voilà.
07:52L'Elysée est un peu extraterritoriale
07:54en matière de droits et de justice.
07:56Voilà.
07:56Je suppose que le magistrat du pôle
07:59de la brigade financière de Paris,
08:00la poli judiciaire, le savait
08:02et qu'il a quand même voulu le faire
08:04pour signaler que, bon,
08:06c'est vrai que l'affaire va être traitée.
08:08On sait que le président de la République
08:10bénéficie d'une impunité
08:11tant qu'il est dans l'exercice
08:12de ses fonctions.
08:13Il rendra des comptes un petit peu plus tard
08:15et on a vu que Nicolas Sarkozy
08:16va être confronté.
08:17On n'en est pas là.
08:18On n'en est pas là, c'est juste.
08:19Mais c'est vrai, il y avait déjà eu,
08:21pendant la campagne électorale,
08:22Mme Lecron, une affaire avec Avas,
08:24une opération à Dallas
08:25qui avait été, là aussi,
08:26pas éclaircie.
08:28Donc voilà.
08:28Si vous vous présentez au 55
08:31du Faubourg-Saint-Honoré,
08:32sachez qu'à cause de la constitution de 58,
08:35l'article 67 ne vous autorise pas.
08:3855, 67, 58,
08:39ce sont les codes pour ne pas rentrer à l'Elysée.
08:44Une information qui concerne les Parisiens,
08:46puisque les tapis roulants du métro Châtelet
08:48sont à l'arrêt et à la raison,
08:50ça va vous surprendre.
08:51Si avec le Châtelet, ma chère Maud,
08:52je ne vous raconte pas garment par là,
08:54alors c'est bien, ça fait faire de la marche,
08:56vous voyez ?
08:56Mais on se demande pourquoi ça tombe tout le temps en panne.
08:58Est-ce qu'on ne pourrait pas mettre un char à bœuf,
09:00vous voyez ?
09:01Je pense qu'on va finir par en arriver là.
09:03La France, Perico, ce beau pays,
09:05septième puissance économique mondiale,
09:07un nouveau porte-avions nucléaires en construction,
09:08une culture, une gastronomie
09:09que le monde entier nous envie.
09:11Ces dramaturges,
09:12Molière, Corneille, Fédo,
09:13ces scientifiques,
09:14Pierre et Marie Curie,
09:15Fontenelle Lavoisier,
09:15c'est long.
09:16Ces inventions,
09:17l'automobile,
09:18la montgolfière,
09:18le crayon,
09:19le crayon, Perico.
09:20Avec tout ça,
09:22tout cet héritage,
09:23tout ce patrimoine,
09:23on n'arrive plus à faire fonctionner
09:25nos tapis roulants
09:26à la station Châtelet.
09:28Ces appareils sont à l'arrêt
09:29depuis le 2 octobre
09:30et la RATP a indiqué
09:32qu'ils ne seraient réactivés
09:33que fin septembre.
09:34Un an de panne.
09:35Et vous savez pourquoi ?
09:36Parce que les pièces nécessaires
09:38à la réparation
09:39ne sont plus disponibles
09:39sur le marché.
09:40Donc il faut autant refabriquer,
09:42réacheminer,
09:43recontrôler
09:44pour remplacer
09:44les pièces défaillantes.
09:46Pour détruire des joyaux
09:47du patrimoine français
09:48à chaque station de métro
09:49où je parle des faillances,
09:50on s'organise.
09:50Mais alors quand il faut anticiper
09:52les pannes d'escalateurs
09:53et de tapis roulants,
09:53il n'y a plus personne.
09:54Alors certains internautes
09:55et certains politiques
09:56comme Éric Zemmour
09:57évoquent la tiers-mondisation
09:58de la France carrément.
10:00Jordan Bardella
10:00parle de déclassement
10:01et d'absurdistan.
10:02En tout cas,
10:03vu l'état de l'industrie française,
10:04il y a de quoi s'inquiéter.
10:05Eh ben dites-moi.
10:06Ça fait peur quand même,
10:08en vrai.
10:08Ça fait très peur.
10:09C'est quand même dingue quoi.
10:10Non mais je trouve ça...
10:11Paris, Châtelet !
10:12Ça dure depuis des années
10:13et les motifs sont...
10:15C'est systématique.
10:16Non mais ça veut dire
10:16qu'il y a à la tête
10:22Donc on s'en tiendra là
10:23pour aujourd'hui.
10:23C'est vrai ?
10:24Vous n'êtes pas...
10:24En petit mot,
10:25on va vite fait
10:25sur les ZF quand même.
10:26Les ZF,
10:26ben écoutez...
10:28L'Assemblée nationale
10:28qui a voté la suppression.
10:30On joue à cache-cache.
10:30Alors là,
10:31l'Assemblée nationale
10:31et le gouvernement
10:32voulaient les réglementer.
10:33En fait,
10:33ils voulaient donner l'autorité
10:34aux collectivités locales
10:36de décider si oui ou pas
10:37il y avait des ZF.
10:38Ce qui peut être logique.
10:39Il y a peut-être des endroits
10:40où les ZF sont plus justifiables
10:42que d'autres.
10:42Les Allemands en veulent,
10:43plus.
10:44Bon,
10:44et là finalement,
10:45le RN,
10:45l'Assemblée nationale
10:46a torpillé totalement le projet.
10:47Elles ont été éliminées
10:48totalement dans la France.
10:49Alors,
10:49je crois comprendre
10:50qu'en vertu de l'article 15,
10:53on pourra peut-être les remettre...
10:55On reviendra dessus
10:55parce qu'en plus,
10:56ça doit passer au Sénat
10:57donc c'est pas définitif.
10:57C'était la raison de mon humeur
10:58tout à l'heure.
10:59C'est le gouvernement
11:00le corps nul quoi,
11:00tout simplement.
11:01Gros bazar.
11:02Là,
11:02on a les pieds dedans
11:03et puis on est même
11:04un peu cocu d'ailleurs.
11:05C'est pareil,
11:05si ça vous fait réagir
11:06et ça vous fait sans doute réagir,
11:07vous êtes...
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