- il y a 15 minutes
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00BFM Business présente
00:04Le 19h éco, Stéphanie Collomb
00:07Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique et géopolitique.
00:12Elle a une de ceux, jeudi 26 mars, 27ème jour de conflit.
00:17Et Donald Trump dit à nouveau que la guerre est bientôt finie.
00:21Le président américain assure que l'Iran a plus envie de négocier que lui.
00:25Dans le même temps, il n'exclut pas de prendre le contrôle du pétrole iranien.
00:29On retrouvera notre correspondant à Washington dans un instant.
00:33Et même si quelques navires passent à nouveau par le détroit d'Hormuz,
00:36l'approvisionnement en pétrole est au poids mort.
00:40En France, va-t-on connaître une pénurie de gazole ?
00:42Le gouvernement cherche à l'éviter et promet des mesures ciblées.
00:46Bercy vient d'assouplir la vente de diesel, vous verrez.
00:49Autre conséquence de la guerre au Moyen-Orient,
00:52l'OCDE met à jour ses prévisions.
00:54Le PIB mondial devrait ralentir cette année.
00:57Et c'est la zone euro qui tire ses prévisions vers le bas.
01:00Tous les détails avec Eline Lefaou dans un instant.
01:06Donald Trump a donc de nouveau pris la parole cet après-midi.
01:10Depuis la Maison-Blanche, le président américain assure
01:12que c'est l'Iran qui le supplie de trouver un accord pour mettre fin à la guerre
01:17et que l'opération militaire est extrêmement en avant sur le calendrier.
01:21De son côté, Téhéran dit, campé sur ses propositions.
01:25On retrouve notre correspondant à Washington, Antoine Loire.
01:28Antoine, c'est l'impatience qui domine à la Maison-Blanche.
01:33Oui, exactement.
01:34L'impatience, c'est aussi l'agacement face au traitement médiatique de la guerre.
01:37Vous avez entendu Donald Trump qui s'en prend au Wall Street Journal.
01:40Et il s'en prend aussi à d'autres médias qui, estime-t-il,
01:44dressent un portrait trop négatif de la guerre.
01:45Surtout, la presse américaine explique que Donald Trump cherche à tout prix
01:48une porte de sortie le plus rapidement possible
01:51pour éviter que cette guerre devienne un bourbier.
01:53Et aujourd'hui, Donald Trump tient à montrer qu'il est en contrôle de la situation.
01:57Ce ne sont pas les États-Unis qui veulent négocier,
01:59ce sont les Iraniens, dit-il.
02:00Il nous supplie de conclure un accord.
02:02Donald Trump veut montrer qu'il a le contrôle aussi
02:04en disant qu'il discute avec les bonnes personnes en Iran,
02:07alors qu'on ne sait pas exactement quels sont les interlocuteurs des Américains.
02:10Est-ce que ce sont vraiment des personnes qui ont le pouvoir de prendre des décisions ?
02:13Trump dit que oui, il en veut pour preuve ce cadeau qui lui a été fait.
02:17Il dit que les Iraniens avec lesquels il discute
02:19ont laissé passer dix navires dans le détroit d'Hormuz
02:21en signe de leur bonne volonté
02:23et surtout de leur capacité à prendre des décisions,
02:26à peser sur ce qui se passe en Iran.
02:28Dans le même temps, Donald Trump aussi agite une sorte de menace.
02:31Il dit pendant cette réunion de Conseil des ministres
02:33que saisir le pétrole iranien, c'est une option.
02:36On peut y lire entre les lignes.
02:37Une menace de saisir l'île de Karg,
02:39cette île ultra stratégique pour les Iraniens
02:41par laquelle transite 90% du pétrole.
02:43On sait que ça fait partie des plans américains,
02:45des plans théoriques en tout cas,
02:47et que dans cette optique, Donald Trump a ordonné
02:50l'envoi de renforts supplémentaires des marines,
02:52des parachutistes qui seront sur zone d'ici la fin de semaine,
02:55même si pour le moment, Donald Trump n'a pas encore pris
02:57de décision finale sur le fait de déployer ou non des troupes au sol.
03:01Antoine Lahr à Washington, en France,
03:03face à la flambée des prix à la pompe,
03:04beaucoup s'interrogent sur le décalage
03:06entre le prix physique du pétrole et son prix sur les marchés.
03:10Interrogé par CNBC sur le sujet,
03:12le patron de Total Energy, Patrick Pouyanné,
03:15l'explique par des marges de raffinage très élevées.
03:18Écoutez.
03:19Les marges de raffinage, on n'a jamais vu ça.
03:24Elles sont à 30 dollars le baril, c'est inédit.
03:26Pourquoi ? Parce que le commerce international
03:28de produits pétroliers, c'est seulement 25 millions de barils par jour.
03:31Et aujourd'hui, 4 à 5 millions de barils sont bloqués dans le Golfe
03:34à cause de la fermeture du détroit d'Hormuz.
03:37Et en plus de ça, la Chine a décidé d'interdire
03:39les exportations de produits pétroliers.
03:41Au final, le marché international des produits pétroliers,
03:44déjà relativement limité, a été réduit de plus de 20%.
03:47C'est pour ça que ce marché est impacté.
03:49Vous n'avez plus de lien normal entre le prix du brut
03:51que tout le monde regarde et commande chaque jour
03:53et les prix des produits.
03:58Patrick Pouyanné, le PDG de Total Energy sur CNBC.
04:02Face aux tensions sur les carburants
04:04et particulièrement sur le diesel,
04:06le gouvernement réunit à nouveau les distributeurs demain.
04:09Ils cherchent à augmenter les volumes
04:11pour tenter de relâcher la pression sur les prix.
04:14Bercy vient d'assouplir la vente de diesel.
04:17pour éviter une pénurie.
04:18Mathieu Pacheberti.
04:20Le gouvernement n'a pas beaucoup de marge de manœuvre
04:23pour détendre les prix du diesel
04:24qui ont flambé de 30%, bien plus que l'essence.
04:28Bercy vient d'avancer de 5 jours.
04:30La vente de diesel plus lourde,
04:32habituellement vendue à partir du 1er avril
04:34car il résiste moins au froid.
04:36Il nécessite donc moins de raffinage
04:38et peut être commercialisé plus rapidement
04:40pour libérer des volumes au plus vite.
04:42Les distributeurs pourront augmenter
04:44la production de diesel en quelques jours
04:47mais de quelques pourcents seulement.
04:49Un effet d'autant plus limité
04:50que la France ne raffine sur son sol
04:52que la moitié du diesel qu'elle consomme
04:55et un quart de ce pétrole brut
04:57est importé du Moyen-Orient
04:58par le détroit d'Ormouz.
05:00La France ne dispose plus que de 6 raffineries
05:02contre 9 il y a 10 ans.
05:04Depuis, 3 ont été arrêtées
05:06en raison d'une baisse de la consommation de diesel.
05:08En 2013, le gouvernement de François Hollande
05:11avait augmenté sa fiscalité
05:13à travers la taxe carbone
05:14pour favoriser l'essence moins polluante.
05:17De son côté, le gouvernement
05:18annoncera des mesures pour les gros rouleurs
05:21dans les prochains jours
05:22pour compenser la hausse du prix
05:24dû à la guerre au Moyen-Orient.
05:26C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'économie
05:28Roland Lescure
05:29c'était ce matin sur RTL.
05:31Il n'y a pas de choc pétrolier.
05:33En France, on n'a ni problème d'approvisionnement
05:35ni problème majeur sur la croissance.
05:38On a un ralentissement
05:39l'essence monte
05:40la question à laquelle on doit répondre
05:42c'est comment on partage ce coût.
05:43Seul le ciblage fonctionnera.
05:45Dans les tout prochains jours
05:46on sera en mesure d'annoncer des mesures nouvelles.
05:48Et donc, première salve, si je puis dire
05:50on annonce des mesures de trésorerie
05:52qui vont permettre aux entreprises
05:54les transporteurs routiers
05:55les pêcheurs
05:55qui ont des problèmes pour payer
05:57leur facture d'essence
05:57de la payer.
05:58Et ce n'est pas juste
05:59pour faire des annonces
06:01c'est parce qu'on est convaincu
06:02qu'il y a des secteurs particuliers
06:05des catégories particulières
06:06qui sont particulièrement touchés.
06:08Et ces aides pourront aussi viser
06:10les agriculteurs.
06:11Précision apportée par Serge Papin
06:14dans la foulée de cette interview.
06:17C'est une conséquence de la flambée du pétrole.
06:19Le prix du plastique s'envole.
06:21Ces trois dernières semaines
06:22le coût du polypropylène
06:25l'une des matières plastiques
06:27les plus utilisées au monde
06:28a augmenté de 65% sur les marchés
06:31ce qui met à mal tout le secteur.
06:33Le reportage au cœur
06:34de la vallée du plastique
06:35près d'Oyonax dans l'Ain.
06:37Paul Valère
06:38avec les équipes de BFM Lyon.
06:41À Arban, la PME Gros-Fillex
06:43et ses plus de 200 salariés
06:44sont très exposés
06:45à la crise pétrolière.
06:46Leurs chaises de jardin
06:47sont composées à 80%
06:48de polypropylène,
06:49résine thermoplastique
06:50conçue à partir de pétrole.
06:52Le directeur général
06:53de l'entreprise
06:54Christophe Lioré-Linares
06:55constate la forte hausse
06:56du prix du polypropylène.
06:57À partir de début avril
06:59on va payer 65% de plus
07:01que ce qu'on payait
07:01à fin février.
07:02On a besoin
07:03de maintenir
07:04notre performance économique
07:05et de maintenir nos marges
07:07pour maintenir
07:08bien sûr
07:08les emplois.
07:10Donc on se doit
07:11de considérer
07:11et d'appliquer
07:12une hausse de prix
07:13sur le marché
07:14en direction de nos clients.
07:15L'impact s'observe aussi
07:16sur l'approvisionnement.
07:17Là encore,
07:18la situation
07:19pourrait devenir plus critique
07:20si la crise se prolonge
07:21selon le directeur industriel
07:23Michael Deschamps.
07:24C'est beaucoup plus dur.
07:25Des fois,
07:25ils nous disent que
07:27nos fournisseurs
07:28nous disent qu'on n'en a pas.
07:29Là,
07:29on va pouvoir aller
07:30jusqu'à fin avril.
07:32Mais après...
07:33Au-delà des chaises de jardin,
07:34c'est toute la vallée
07:35du plastique qui tremble.
07:36Dans la zone,
07:37Francia,
07:37fabricant de pièces
07:38pour les secteurs
07:39automobiles et médicaux,
07:40a vu le coût
07:40de ses matières premières
07:41augmenter jusqu'à 30%.
07:43Plus au sud,
07:44près de Lyon,
07:44Outs France,
07:45fabricant d'emballages plastiques,
07:46risque lui déjà
07:47de devoir renégocier
07:48certains de ses contrats
07:49à la hausse.
07:50Et au niveau macroéconomique,
07:52presque un mois
07:53après le début du conflit
07:54au Moyen-Orient,
07:54les premières répercussions
07:55sur l'économie mondiale
07:57se font sentir,
07:58selon l'OCDE.
07:59La croissance devrait
08:00ralentir à 2,9%
08:02tandis que l'inflation,
08:03elle, grimperait
08:04à 2,6%.
08:05Et dans le détail,
08:06Elin Lefaou,
08:08c'est la zone euro
08:09qui tire ses prévisions
08:10vers le bas.
08:11Oui,
08:11l'OCDE a baissé
08:13sa prévision de croissance
08:14pour cette année
08:14de 1,2%
08:16à 0,8%.
08:18Et en fait,
08:19on regarde que
08:19dans toutes les économies
08:21européennes,
08:21eh bien,
08:22ça pâtit.
08:22Par exemple,
08:23la prévision pour la France
08:24et l'Allemagne
08:25est de 0,8%,
08:260,4%
08:28pour l'Italie.
08:29C'est notamment
08:30la faute au poids
08:31important de l'industrie
08:32dans la zone euro
08:33qui dépend énormément
08:34des cours de l'énergie
08:35mais également
08:36au chamboulement
08:37des chaînes
08:38d'approvisionnement,
08:39de quoi contrecarrer
08:40les effets positifs
08:41des derniers investissements
08:42dans l'intelligence artificielle
08:44mais également
08:44de contrebalancer
08:45la récente baisse
08:46des taux effectifs
08:47des droits
08:48de douanes américains.
08:49Seule lumière
08:50au bout du tunnel,
08:51on pourrait dire,
08:51c'est les derniers investissements
08:52des 27 dans la défense
08:54qui pourraient relancer
08:55la croissance l'année prochaine
08:56et la faire atteindre
08:571,2%.
08:59D'un autre côté,
09:00on peut voir
09:01une tension à court terme
09:02sur les prix
09:03mais l'inflation
09:04devrait rester autour
09:05de 2% dans la zone euro.
09:07Et à l'inverse,
09:08Eline,
09:08là où l'inflation
09:09risque de grimper d'un coup,
09:11c'est de l'autre côté
09:12de l'Atlantique.
09:12Oui,
09:13aux Etats-Unis,
09:14l'OCDE table
09:14sur une inflation
09:15de 4,2%
09:17qui est l'inflation
09:18la plus élevée
09:19des pays membres
09:20du G7
09:21et c'est tout simplement
09:22parce que le pays subit
09:23aussi de plein fouet
09:24la hausse des prix
09:25de l'énergie
09:26qui n'est que légèrement
09:27atténuée par la politique
09:28commerciale de Donald Trump.
09:30En effet,
09:30on peut voir
09:30que les augmentations
09:32initiales des taux
09:32de droits de douane
09:34lors du premier semestre
09:362025
09:36n'ont été pour l'instant
09:38que partiellement
09:39répercutées
09:39sur les prix
09:40à la consommation
09:41et à ça,
09:42on voit un marché
09:43du travail américain
09:45qui est très tendu
09:45avec notamment
09:46la baisse
09:47de l'immigration.
09:48Par contre,
09:49à l'inverse,
09:49on peut voir
09:50qu'avec le contexte
09:50des élections
09:51de mi-mandat,
09:52la croissance américaine
09:53a été relevée
09:54de 2% cette année.
09:56C'est aussi
09:57le fruit du boom
09:58de l'intelligence artificielle
10:00même si on peut voir
10:01qu'avec le recul
10:02du pouvoir d'achat
10:03et de l'épargne
10:05des ménages,
10:06cette croissance
10:06devrait ralentir
10:07dans les prochaines années.
10:08Du côté de l'Asie,
10:10la croissance
10:11est résiliente
10:11et est d'ailleurs
10:12en ligne
10:12avec les prévisions
10:13de l'OCDE.
10:14On est sur 4,4%
10:16pour la Chine
10:16et 0,9%
10:18pour le Japon.
10:19Merci Eline Lefaou.
10:2019h10 sur BFM Business
10:21Les Marchés.
10:24Avec Antoine Larigauderie,
10:25le CAC termine
10:26en baisse ce soir.
10:28Oui,
10:28et puis vraiment
10:28un sentiment
10:29de grincheux
10:30sur les marchés.
10:31Il n'y a pas d'autre mot.
10:32Moins 0,98%,
10:33on termine quasiment
10:34au plus bas
10:35de la séance
10:377769 points.
10:37On est au plus bas
10:38on est encore plus bas
10:40depuis les plus bas
10:41de septembre dernier.
10:42Donc voilà,
10:43un sentiment très négatif
10:44sur les marchés.
10:45Moins de 2%
10:46pour l'Euronext Tech Leaders.
10:48L'Eurostox,
10:4958,5%
10:50et même score d'ailleurs
10:50pour le DAX
10:51à Francfort.
10:52Plus forte baisse
10:54du CAC 40,
10:55alors elle est étonnante,
10:56c'est Pernod Ricard,
10:57moins 5,73%
10:58à 59,94€.
11:00Et d'ailleurs,
11:00la courbe en intraday
11:01est assez étonnante.
11:02Ça s'est mis à chuter
11:03en toute fin de séance.
11:04Pourquoi ?
11:05Parce qu'on a appris
11:06une dépêche de presse
11:08qui prête l'intention
11:09à Pernod Ricard
11:09d'avoir voulu
11:11racheter
11:11Brandforman,
11:12le groupe de vins
11:13et spiritueux américain.
11:16Pas plus de précision
11:18sur le destin
11:18de cette offre,
11:19mais enfin du coup,
11:20Pernod Ricard
11:20a terminé
11:21en très forte baisse.
11:22A noter que
11:23Legrand a terminé
11:24en repli de 4,5%
11:25à 132,60€.
11:26Schneider Electric
11:27en 3,93€,
11:28238,20€.
11:29La plus forte hausse
11:31du CAC 40,
11:31évidemment,
11:32elle est pour Total Energy
11:33qui gagne 2,9%,
11:3479,09€.
11:36Le Brent de Mer du Nord
11:37est remonté
11:38au-delà des 102$.
11:39En revanche,
11:39une très forte baisse
11:40à signaler,
11:41c'est Eden Red.
11:41C'est un vrai chemin de croix
11:42en ce moment,
11:43ce secteur des titres
11:44de paiement
11:45avec un raidissement
11:47réglementaire
11:48du côté de l'Italie.
11:49Ce n'est pas le premier marché
11:50sur lequel Eden Red
11:51se casse les dents
11:52sur ses considérations.
11:53Le titre termine
11:54en baisse
11:55de 17,2%
11:56à 15,39€.
11:57Le CAC 40,
11:58moins 0,98,
12:007769 points.
12:01Et c'est compliqué aussi
12:02du côté des marchés américains.
12:03Le Dow Jones
12:04abandonne 0,9% ce soir,
12:06mais le Nasdaq,
12:06lui,
12:07lâche nettement plus,
12:08moins 2%
12:09pour l'indice américain.
12:1219h12
12:12sur BFM Business,
12:13c'est l'heure de la chronique
12:14internationale
12:15de Mathieu Jolivet.
12:16Volodymyr Zelensky
12:17en visite surprise
12:18aujourd'hui
12:19en Arabie Saoudite.
12:21Une signature
12:21sur la protection
12:22du ciel
12:23est prévue
12:24entre Riyad
12:25et Kiev.
12:26L'Ukraine
12:26entend vendre
12:27dans la région
12:28du Golfe
12:29son expérience
12:30dans la guerre
12:31des drones
12:31avec les projecteurs
12:33braqués
12:33sur le détroit
12:34d'Hormuz.
12:35Le président ukrainien
12:36s'inquiète aussi,
12:37Mathieu,
12:37que la guerre
12:38en Ukraine
12:39passe au second plan.
12:40Oui,
12:41dans une interview
12:42accordée au Monde,
12:43Volodymyr Zelensky
12:43alerte,
12:44la guerre au Moyen-Orient
12:45détourne la tension,
12:47dit-il.
12:47Vu la tournure
12:48des événements
12:49dans le Golfe,
12:50il anticipe
12:50une baisse
12:51de livraison d'armes
12:52à l'Ukraine,
12:53une crainte
12:54qui est fondée
12:54si l'on en croit
12:55le Washington Post
12:56selon qui
12:57le Pentagone
12:58envisage effectivement
12:59de détourner
13:00vers le Moyen-Orient
13:01des armes
13:02qui étaient destinées
13:02à l'Ukraine.
13:03Il ne cache pas
13:04non plus son inquiétude
13:05liée au jackpot énergétique
13:07de Vladimir Poutine.
13:08La levée des sanctions
13:09frappant le pétrole russe
13:10ne va pas aider
13:12à réduire
13:12l'intensité
13:13des combats
13:14que ce soit
13:15en Ukraine
13:15ou en Iran
13:17que la Russie aidera,
13:18alerte-t-il.
13:19Une question clé
13:20pour l'Ukraine
13:20sera aussi
13:21le soutien américain.
13:23Sur ce point,
13:23Zelensky met dans la balance
13:25son expertise
13:26sur la guerre des drones.
13:27Les Ukrainiens
13:28sont pionniers en la matière.
13:29Ils ont 4 ans
13:30de retour d'expérience.
13:31Il a envoyé
13:32dans le Golfe
13:33des experts ukrainiens
13:34pour épauler
13:35les Américains
13:36face à l'intensité
13:37des attaques
13:38de drones iraniens
13:38et signent aujourd'hui
13:40un accord de protection
13:42du ciel
13:42avec l'Arabie saoudite.
13:44En retour
13:44de cette expertise
13:46sur les drones,
13:47Vladimir Zelensky
13:47demande à Donald Trump
13:49que les Etats-Unis
13:50ne bloquent
13:51jamais leur aide
13:52à l'Ukraine.
13:53Il a même
13:53besoin d'argent,
13:54dit-il,
13:55pour accélérer
13:55la cadence de production
13:57des drones ukrainiens.
13:58Alors,
13:58qu'est-ce que
13:59Volodymyr Zelensky
14:00attend-il concrètement
14:01de Donald Trump ?
14:02Ce qu'il attend,
14:03c'est plus de pression
14:04de Trump
14:04sur Vladimir Poutine.
14:06Et pas seulement
14:07de la part des Etats-Unis
14:07mais aussi de la part
14:08de l'Europe
14:09même si Moscou
14:11aujourd'hui
14:11ne prend pas vraiment
14:12en compte l'Europe,
14:13dit le président ukrainien.
14:15Des négociateurs ukrainiens
14:16se sont rendus amis
14:17récemment.
14:18Difficile de s'accorder
14:19avec les Américains
14:20qui estiment que Poutine
14:22veut la fin du conflit
14:23alors que Kiev
14:24ne partage pas du tout
14:25ce diagnostic.
14:26Autre différent,
14:27les Etats-Unis
14:27veulent convaincre Zelensky
14:29de laisser le don basse
14:31aux Russes
14:31en échange
14:32de leur protection
14:33sécuritaire.
14:34Hors de question
14:35pour Zelensky
14:36qui explique
14:37que le don basse
14:37tient bon,
14:38qu'il a été fortifié
14:39pendant plusieurs années
14:40et qu'un retrait ukrainien
14:41minerait le moral
14:42des troupes
14:43alors que l'armée
14:44résiste en ce moment
14:45face aux troupes russes.
14:46Alors Mathieu,
14:47il y a aussi la Hongrie
14:48qui bloque un prêt européen
14:49de 90 milliards d'euros
14:51à l'Ukraine
14:52et ça,
14:53ça fait aussi réagir
14:54Volodymyr Zelensky.
14:55Oui,
14:55si l'Europe
14:56ne trouve pas le moyen
14:57de débloquer
14:58cette situation,
14:59le risque
15:00c'est que l'Ukraine
15:01n'ait plus assez d'argent
15:02pour produire le nombre
15:03de drones suffisants
15:04et in fine,
15:05c'est bien la sécurité
15:06européenne
15:07qui sera en jeu.
15:08Alerte
15:09Volodymyr Zelensky.
15:10Zelensky dont le pays
15:11fait face
15:12depuis la semaine dernière
15:13à l'offensive russe
15:14de printemps.
15:15Plus de 600 attaques russes
15:17en seulement 4 jours,
15:18c'était du 17 au 20 mars
15:19et hier donc
15:20pour la première fois
15:21des centaines
15:22de drones russes
15:23lancés en plein jour
15:24dont certains
15:25ont touché
15:26des bâtiments historiques
15:27de centre-ville
15:27à l'ouest du pays,
15:29très loin
15:29de la ligne de front.
15:31La chronique internationale
15:32de Mathieu Jolivet
15:33est retrouvée tous les soirs
15:34dans le 19h éco.
15:36Le Parlement européen
15:38adopte l'accord commercial
15:39entre l'UE
15:40et les Etats-Unis
15:41mais après les menaces
15:42de Donald Trump
15:43sur de nouvelles
15:44hausses de droits
15:45de douane,
15:45les eurodéputés
15:46ont ajouté
15:47des clauses de sauvegarde
15:49pour se protéger.
15:50Astrid Olivier.
15:51Des gardes-fous
15:52ont été ajoutés
15:53à l'accord commercial
15:54voté par le Parlement européen
15:56pour Bernd Langeux,
15:58eurodéputé social-démocrate
15:59en charge du dossier.
16:00Il était impératif
16:02de compléter
16:02les négociations
16:03de Bruxelles
16:04entamées l'an dernier
16:05en Écosse.
16:08Je suis très satisfait
16:09du vote
16:10car nous avons apporté
16:11plusieurs amendements
16:11clairs
16:12qui orientent
16:12l'accord commercial
16:13vers un accord équitable
16:15avec des conditions
16:16et des moyens d'action.
16:17Dans la nouvelle mouture
16:18qui sera présentée
16:19au 27 mi-avril,
16:20les parlementaires
16:21exigent l'abaissement
16:22des droits de douane
16:23américains
16:24de 50 à 15%
16:25sur les dérivés
16:26de l'acier,
16:27une surtaxe
16:28qui avait été décidée
16:29unilatéralement
16:30par l'administration
16:31de Donald Trump
16:32sans négociation
16:33préalable avec Bruxelles.
16:34Et en cas de menace
16:35pour la sécurité
16:36des pays de l'Union,
16:38les parlementaires
16:39ajoutent la possibilité
16:40de réintégrer
16:41tous les droits
16:42de douane européens
16:43immédiatement,
16:44une clause ajoutée
16:45après la pression
16:46américaine
16:47pour annexer
16:48le Groenland
16:48ou le chantage
16:49fait à l'Espagne
16:50pour l'utilisation
16:51de ses installations
16:52militaires
16:53dans le conflit
16:54au Moyen-Orient.
16:55Outre-Atlantique,
16:56les signaux envoyés
16:56sont contradictoires.
16:58L'ambassadeur américain
16:59présent à Bruxelles
17:00s'est réjoui ce matin
17:01du vote du Parlement
17:03alors qu'il menaçait
17:04encore les eurodéputés
17:05il y a quelques jours
17:06pour qu'il n'ajoute
17:07pas de clauses
17:08de sauvegarde supplémentaires.
17:09Et même si le Parlement
17:11européen a donné
17:12son feu vert
17:12à l'accord commercial
17:13avec les Etats-Unis,
17:15les Européens
17:15restent vigilants.
17:16Donald Trump
17:17est habitué
17:17au revirement de situation.
17:19Alors Berlin
17:19prépare d'après Bloomberg
17:21une liste de vulnérabilité
17:23des Américains
17:24à dégainer
17:25si besoin.
17:26Clarisse Marion.
17:28taper là où ça fait mal.
17:30Berlin veut être prêt
17:31avec cette cartographie
17:32à répondre rapidement
17:33à de nouvelles menaces douanières.
17:35Parmi les dépendances
17:36américaines identifiées,
17:37les composants électroniques
17:39pour Data Center
17:40fabriqués notamment
17:41par Siemens,
17:42les produits chimiques
17:43utilisés dans les
17:44semi-conducteurs,
17:45les équipements optiques
17:46de Zeiss
17:47et Trump
17:48pour les machines
17:49nécessaires à la fabrication
17:50de puces.
17:51Dans la pharma,
17:52les Américains
17:53ne sont pas non plus souverains.
17:54Ils dépendent
17:55à 100% des Européens
17:56pour près de 300 familles
17:58de médicaments.
17:5990% de l'insuline
18:00utilisée chaque jour
18:02aux Etats-Unis
18:03vient d'Europe.
18:04Berlin identifie aussi
18:05l'accès des entreprises
18:06américaines
18:06au marché unique
18:08et les investissements
18:09européens aux Etats-Unis
18:10comme des leviers
18:11pour faire pression
18:11sur Washington.
18:12En revanche,
18:14l'Allemagne exclut
18:15d'office de toucher
18:16aux bases militaires
18:16américaines
18:17ou d'évoquer
18:18la vente d'actifs financiers.
18:19Des cartouches préventives
18:21mais qui illustrent
18:21comme l'a dit cette semaine
18:22le président allemand
18:23la confiance perdue
18:25vis-à-vis des Etats-Unis.
18:27Retour en France
18:27avec le gouvernement
18:28qui est toujours
18:30à la recherche d'économies.
18:31Il réfléchit encore
18:32à limiter les arrêts maladie
18:34en forte augmentation
18:35ces dernières années.
18:36Ils ont coûté par exemple
18:37plus de 11 milliards d'euros
18:38à l'assurance maladie
18:39en 2024.
18:40Plusieurs pistes
18:41sont à l'étude.
18:42Selon le journal L'Opinion
18:43dont le recours plus massif
18:45au mi-temps thérapeutique
18:47est la réintroduction
18:48des jours de carence.
18:50Hélène Cornet.
18:51Ce sont les arrêts longs
18:53qui sont tout particulièrement
18:54ciblés
18:55hors affection longue durée.
18:56Des arrêts maladie
18:57pour troubles psychiques
18:58ou musculosquelétiques
19:00notamment.
19:01En 2021,
19:02ces derniers par exemple
19:03ont entraîné
19:03la paire de plus de 11 millions
19:05de journées de travail.
19:06L'idée serait
19:07de favoriser
19:08le retour à l'emploi
19:09en recourant plus souvent
19:10au temps partiel thérapeutique.
19:12Il réduit en moyenne
19:13de deux mois
19:14les arrêts
19:14plus d'un milliard d'euros
19:15d'économies
19:16pour la sécurité sociale.
19:18Une autre piste
19:19serait d'insérer
19:20un nouveau jour
19:20de carence
19:21actuellement au nombre
19:22de trois dans le privé.
19:23Le gouvernement réfléchit
19:24une nouvelle fois
19:25à mettre en place
19:26un quatrième jour
19:27dit d'ordre public
19:28non indemnisé
19:29à la charge des salariés
19:31donc pour mieux
19:32les responsabiliser.
19:33Il serait accompagné
19:34d'une autodéclaration
19:36des patients
19:36pour dégager du temps
19:37aux médecins.
19:38Une mesure
19:39qui n'a pas été budgétée
19:40mais qui n'aurait pas
19:41beaucoup d'effet
19:42sur les arrêts
19:43maladies longue durée
19:44ce qui coûte
19:45le plus cher
19:45à la sécu.
19:47Dans l'industrie
19:47c'est un coup de massue
19:48pour Vancorex
19:50industriel de la chimie
19:51situé en Isère.
19:52Le tribunal de commerce
19:53de Lyon a tranché
19:54sur la reprise
19:54des actifs
19:56et finalement
19:56l'activité va être
19:57démantelée.
19:58Le projet de reprise
19:59porté par Olivier Six
20:00président de Sisoria
20:02n'a pas convaincu
20:03les juges
20:04il devait permettre
20:04de sauver 250 emplois
20:06et réinvestir
20:0750 millions d'euros
20:08à ce ré-Olivier.
20:10Olivier Six
20:11avait sécurisé
20:1280 millions d'euros
20:13de financement
20:14par BPI France
20:15la métropole grenobloise
20:16et il prévoyait
20:17de sauver 250 emplois
20:19sur l'ancien site
20:20de Vancorex
20:21pour un nouveau
20:21projet industriel.
20:23Le redémarrage
20:24de la production
20:25du chlore
20:25de la soude
20:26de l'acide chlorhydrique
20:28localement
20:29et après
20:29deux ans de travaux
20:31il a un investissement
20:32de 50 millions d'euros
20:33pour totalement
20:33décarboner cette production.
20:35Projet pourtant retoqué
20:36par le tribunal
20:37de commerce de Lyon
20:38qui aurait considéré
20:39le chef d'entreprise
20:40de Sisoriaux
20:41spécialiste de la métallurgie
20:43pas capable
20:44de gérer un site
20:45de production chimique
20:46à risque
20:47Céveso
20:47un argument
20:48qui ne tient pas
20:49la route selon lui.
20:50On n'est pas capable
20:51en France
20:52de prendre le moindre risque
20:54pour avoir une industrie
20:56quand on a tout
20:57ce qu'il faut pour le faire.
20:58On a des installations
20:59notamment une électrolyse
21:01qui ont coûté
21:01plus de 100 millions d'euros
21:02financés par la puissance publique
21:04il y a 7 ans.
21:05On a des gens
21:05qui veulent
21:06on a des clients
21:06qui ont besoin
21:07et le tribunal
21:08nous dit non.
21:09Reste à savoir
21:10si le procureur
21:11fera appel ou non
21:12de la décision du juge
21:13selon le ministre
21:14de l'industrie
21:15Sébastien Martin
21:16qui s'est rendu sur place
21:17tout n'est pas perdu
21:18quelle que soit l'issue
21:20pour Vancorex
21:20le gouvernement assure
21:22poursuivre
21:23ses objectifs
21:23de réindustrialisation
21:25dans la région.
21:26Dans le secteur
21:27de la distribution
21:28c'est une première
21:28en Europe
21:29et ça se passe en France.
21:30Carrefour lance
21:30un service de course
21:32via ChatGPT.
21:34Alors comment ça fonctionne ?
21:35On voit ça
21:35avec Pauline Tadevin.
21:37Qu'est-ce que vous faites
21:38Alexandre ?
21:38Je suis en train
21:39de faire mes courses
21:39sur ChatGPT.
21:40Pour vendre son nouveau service
21:42Alexandre Bompard
21:43se met lui-même en scène
21:44sur ses réseaux sociaux.
21:45Il commande
21:46de quoi cuisiner
21:47un plat de pâte bolognaise.
21:49La nouveauté
21:49c'est que Carrefour
21:50a créé un agent
21:51directement sur ChatGPT
21:53pour faire l'ensemble
21:54de ses courses
21:55d'après le PDG
21:56du distributeur
21:56qui vise ainsi
21:57les 26 millions
21:59d'utilisateurs
21:59de ChatGPT
22:00en France.
22:01Le dialogue
22:02avec l'intelligence artificielle
22:03doit permettre
22:04de composer
22:05un panier de courses
22:05d'obtenir des idées
22:06de recettes
22:07de vérifier
22:08la disponibilité
22:09des produits en rayon
22:09et de choisir
22:11son mode de livraison
22:12tout cela
22:12sans quitter
22:13l'interface
22:14de ChatGPT
22:14avant de régler
22:15la commande
22:16sur Carrefour.fr
22:18c'est une étape
22:19de plus
22:19dans la stratégie
22:20de digitalisation
22:21de Carrefour
22:22menée par l'ancien
22:23patron de Cédiscount
22:24Emmanuel Grenier
22:25dans ce domaine
22:26il emboîte
22:27une nouvelle fois
22:27le pas
22:28du géant américain
22:29Walmart
22:29qui a signé
22:30un partenariat
22:30mi-octobre
22:31avec OpenAI
22:32la maison mère
22:33de ChatGPT.
22:34Le cliquet du jour
22:35avec cet article
22:36sur les contrôles
22:37menés sur l'importation
22:38des petits colis
22:39venant de Chine
22:40la répression des fraudes
22:41a intensifié
22:42les contrôles
22:42ces derniers mois
22:43Serge Papin
22:44le ministre du commerce
22:45s'est exprimé
22:46sur ses inspections
22:46bilan des courses
22:4745%
22:49des petits colis
22:49contrôlés
22:50s'étaient révélés
22:50dangereux
22:5170% d'entre eux
22:53n'ont pas passé
22:53le contrôle qualité
22:54et ont été jugés
22:55non conformes
22:56aux réglementations
22:57européennes
22:57tous les détails
22:58à retrouver
22:58sur notre site
22:59bfmbusiness.com
23:00à la une de la tribune
23:01elle est consacrée
23:02demain
23:03à l'aéroport d'Orly
23:04c'est fini
23:05pour Air France
23:06qui se replie
23:07sur Roissy
23:08à partir de ce week-end
23:10demain
23:117h45
23:12sur l'antenne
23:12de BFM Business
23:13leur closier
23:14reçoit
23:157h45
23:15donc
23:16Cécile Belliot
23:17la directrice
23:18générale
23:19du groupe
23:20Bell
23:21groupe agroalimentaire
23:22qui commercialise
23:23notamment les Baby Bell
23:24ce samedi
23:25notez que c'est le top
23:27AFEP
23:27les grands dirigeants
23:29rencontrent
23:29les patrons de PME
23:31et DTI
23:31de toute la France
23:32et BFM Business
23:33sera en direct
23:34de l'événement
23:35de 10h à midi
23:36présenté par
23:37Emmanuel Lechypre
23:38et Sandra Gandouin
23:40avec de nombreux invités
23:42Patricia Barbizet
23:44Florent Ménégo
23:44de Michelin
23:45Jean-Paul Hagon
23:46de L'Oréal
23:46Alexandre Bompard
23:47de Carrefour
23:48tout de suite
23:49c'était Kenko
23:50présenté par
23:51François Sorel
23:51très bonne soirée
23:5319h éco
23:55sur BFM Business
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