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  • il y a 8 heures
Mettez vous d'accord avec Jean Christophe Gallien, Samuel Lafont, Patrick Vignal, Kevin Bossuet

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-05-27##

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Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Félix Mathieu, on va aujourd'hui parler de la chaleur,
00:00:18de ce plan chaleur, plan clim réclamé par certains.
00:00:23Est-ce que le gouvernement en fait assez ? Moi j'ai l'impression que c'est un peu un
00:00:27marronnier quand il fait chaud.
00:00:31On en reparlera tout à l'heure à 11h, on parlera de la violence des adolescents, de ces jeunes, deux
00:00:39faits divers, deux drames absolument terribles.
00:00:42Un adolescent tué par un autre dans un camping pour refus d'un contact sur TikTok et puis Théo, 11
00:00:49ans, tué, étranglé pour du matériel de pêche.
00:00:53Comment comprendre cette violence ? On y reviendra à partir de 11h.
00:00:57Alors, c'est quoi le problème ? Eh bien, c'est quoi le problème ? Ou en tout cas, c
00:01:01'est... Ah oui, j'ai oublié Gilles.
00:01:02Oui, c'est pas grave, c'est la chaleur.
00:01:04Absolument, Gilles.
00:01:05Pour le zapping, je vais vous parler des antiques, des climato-sceptiques qui critiquent les cartes météo à la télé.
00:01:14Ils trouvent qu'elles sont trop rouges, trop écarlates et que les chaînes, en particulier BFM, dramatisent ce moment de
00:01:21canicule.
00:01:22Alors, évidemment, le journaliste météo a répondu. Vous verrez, je vous passerai un extrait.
00:01:28Vous pouvez réagir au 0826 300 300. Est-ce que les chaînes en font trop ? Ou à l'inverse
00:01:33? Eh bien, c'est la réalité.
00:01:36Il y a un réchauffement climatique. Surtout qu'il y a beaucoup de gens qui disent, à quelle couleur on
00:01:42va mettre quand on sera à 45 degrés ?
00:01:43Eh bien, quand on sera à 45 degrés, on aura d'autres choses à s'occuper que de la couleur
00:01:47des cartes de BFM, je pense.
00:01:49Je vais signaler que les présentateurs météo reçoivent des menaces.
00:01:52Des insultes et des menaces pour changer leurs cartes.
00:01:54Absolument.
00:01:55On en reparlera avec vos débatteurs, Valérie.
00:01:57Et puis, les narcotafiquants qui, une nouvelle fois, font fuir les services publics.
00:02:01On avait vu Orange, à Marseille.
00:02:03Là, c'est la Poste qui est obligée de fermer dans un quartier difficile.
00:02:09Le maire de Nîmes dit à la Poste d'ouvrir parce qu'ils sont un service public et que ce
00:02:14n'est pas la narcotrafiquante qui doit faire la loi.
00:02:16On en reparlera aussi avec vos débatteurs.
00:02:18Absolument.
00:02:18C'est quoi le problème ?
00:02:19Eh bien, le problème, ou en tout cas, la question qui se pose, c'est autour des familles recomposées.
00:02:26Plus d'un enfant sur dix.
00:02:27Il n'y a pas de chiffre exact.
00:02:29Ils vivent dans une famille recomposée en France.
00:02:31Mais il n'existe pas de statut juridique du beau-parent.
00:02:34C'est votre chronique, Félix Mathieu.
00:02:36Et on va en parler dans un instant avec Alessandra Sublet.
00:02:39Bonjour, Alessandra.
00:02:41Bonjour, Valérie.
00:02:42Bonjour à tous.
00:02:42Bonjour.
00:02:43Vous publiez...
00:02:44Alors, vous avez été animatrice télé, romancière, et là...
00:02:48Actrice.
00:02:49Actrice, absolument.
00:02:50Vous publiez Five, cette BD qui s'adresse autant aux parents qu'aux enfants.
00:02:57Moi, j'ai beaucoup aimé, et je n'avais pas lu, j'ai lu beaucoup, vous le savez,
00:03:01de BD qui traite de ce sujet de cette manière.
00:03:05Mais on va en reparler avec vous dans un enfant, dans un enfant, dans un instant,
00:03:09et dans cinq enfants, et dans un instant.
00:03:11Et Félix Mathieu, déjà un point sur ces familles recomposées.
00:03:15Oui, ce no man's land juridique un petit peu dans lequel on se dirige dans notre monospace
00:03:20climatisé, puisqu'on a quand même un million et demi d'enfants qui vivent avec un beau-parent,
00:03:25donc dans une famille recomposée.
00:03:27Parfois, les liens sont forts, évidemment, avec les enfants qui se considèrent comme frères
00:03:32et sœurs, même s'ils n'ont pas spécialement un lien de sang.
00:03:35Mais le fait est que, oui, lorsque l'attachement se crée, il n'y a pas de traduction juridique,
00:03:39comme le regrette le Congrès des notaires de France, des notaires qui réclament un statut
00:03:44légal du beau-parent.
00:03:45Ils en appellent même à permettre, je cite, une déclaration de beau-parentalité.
00:03:49Alors, il ne s'agit évidemment pas de remplacer, par exemple, le père par le beau-père.
00:03:54On ne parle pas d'une reconnaissance de paternité.
00:03:56On ne parle pas d'une adoption, non mais bien de reconnaître officiellement ce lien affectif
00:04:00qui existe entre l'enfant et le beau-parent.
00:04:03Pour le moment, dans l'état actuel du droit, si on parle vraiment, prenons un cas de malheur,
00:04:08de disparition du parent qui avait la garde de l'enfant, il n'y a pas de lien officiel
00:04:11avec le beau-parent qui subsiste.
00:04:13Selon les notaires, ce lien juridique, ça permettrait d'éviter la course à l'adoption
00:04:17dans l'urgence, dans des cas comme ça, par exemple.
00:04:19Oui, et puis il y a aussi la question de l'héritage.
00:04:23Aujourd'hui, les notaires, effectivement, sont devant parfois des dossiers extrêmement complexes.
00:04:29Oui, le Congrès des notaires de France nous dit aussi qu'ils redoutent la grande transmission.
00:04:33Vous savez, quand les générations d'après-guerre qui ont accumulé du capital
00:04:36vont petit à petit tirer leur révérence,
00:04:39eh bien, ces mêmes générations qui ont démocratisé le divorce,
00:04:43donc les notaires estiment qu'une succession sur deux sera complexe dans les décennies qui vont venir.
00:04:49Gérer des héritages, c'est déjà complexe en soi, malheureusement, évidemment.
00:04:52C'est jamais très simple, mais il faudra le faire à l'avenir dans des familles recomposées,
00:04:58re-recomposées, si j'ose dire.
00:05:00Ce statut du beau-parent, notez que ça existe déjà dans d'autres pays, chez nos voisins.
00:05:04On pourrait imaginer, disent les notaires, par exemple,
00:05:06une déclaration simple quand l'enfant est mineur,
00:05:09par exemple pour faciliter les droits de visite en cas de séparation ou de décès.
00:05:13Et puis, ça pourrait être une déclaration réciproque à la majorité,
00:05:16avec davantage d'effets juridiques.
00:05:18On parlait, évidemment, des successions, notamment, par exemple.
00:05:21Oui, mais vous imaginez que la mère ne va pas hériter...
00:05:25Enfin, les enfants ne vont pas hériter d'une mère qui n'est pas son enfant, non ?
00:05:30Oui. Non, mais on fera une autre émission avec un notaire, si vous voulez.
00:05:33Parce que là, le livre traite plus de l'aspect psychologique.
00:05:37C'était un éclairage différent, effectivement, sur la question des familles recomposées.
00:05:41Alessandra Sublet, 3 plus 2, c'est cette histoire que vous racontez avec Ludovic Danjou
00:05:48et les très chouettes dessins de Francesco Marinelli.
00:05:53Évidemment, on vous pose sûrement la question, c'est du vécu ?
00:05:56Oui, alors, la BD s'appelle Five.
00:06:00Ce n'est pas du copier-coller, évidemment, mais oui, c'est du vécu.
00:06:04Et c'est la raison pour laquelle j'ai initié le projet avec Dargaux,
00:06:07c'est que j'ai été très étonnée de voir qu'il n'existait rien sur la famille recomposée,
00:06:12même pas un livre.
00:06:13J'ai choisi la BD pour cette double lecture,
00:06:15histoire qu'elle soit aussi accessible aux enfants.
00:06:18Mais c'était deux facteurs qui m'ont poussée à le faire, oui.
00:06:22Oui, et c'est vrai que, je disais, ça s'adresse à la fois,
00:06:25c'est très, très bien fait parce qu'il y a le ressenti des enfants,
00:06:29le ressenti des parents aussi.
00:06:32Et je pense que tous les gens qui sont confrontés à cette question
00:06:35vont se retrouver dans cette BD.
00:06:37En fait, j'ai été la première à être confrontée à ces questions-là,
00:06:41sans pouvoir y répondre d'ailleurs.
00:06:43C'est-à-dire, comment, quand on rencontre quelqu'un,
00:06:47est-ce qu'on doit le dire aux enfants, à quel moment, c'est ça ?
00:06:49Oui, exactement.
00:06:50C'est-à-dire que nous, les adultes,
00:06:52on estime qu'on a une chance folle quand on rencontre quelqu'un
00:06:56et qu'on est déjà issu d'une séparation.
00:06:58Mais nos enfants, nos bagages, entre guillemets,
00:07:02eux n'ont pas forcément d'obligation, en fait,
00:07:05ni d'aimer l'autre, ni de vouloir au début participer.
00:07:09D'ailleurs, la jeune adolescente, Billy, dans la BD,
00:07:13elle n'a pas du tout envie que son père fasse rentrer une femme dans sa vie.
00:07:16Elle a même l'impression de trahir sa mère.
00:07:18Donc, en fait, il y avait beaucoup de questions, d'après moi,
00:07:22que généraient, en fait, cette famille recomposée.
00:07:24Et sans être ni psy, ni coach, parce que je ne suis ni l'un ni l'autre,
00:07:27j'avais juste envie de pouvoir essayer d'être un miroir
00:07:30pour les adultes ou les enfants qui lisent cette BD.
00:07:33J'ai retenu deux passages.
00:07:35Justement, il y a la Tata un peu folle dingue,
00:07:38qui fait un peu le personnage, qui fait le lien.
00:07:41Et cette question que pose à un moment, je crois que c'est la petite fille,
00:07:45elle dit, Tata, si je l'aime bien, Leïla, qui est la nouvelle copine de son père,
00:07:49ça veut dire que j'aime moins ma maman.
00:07:52Et c'est vrai que c'est des questions basiques, j'ai envie de dire,
00:07:55mais qui ont le mérite d'être posées et dites dans la BD.
00:08:01Parfois, j'ai peur de ne pas avoir assez de sentiments pour tout le monde.
00:08:04Il y a les grands-parents, il y a toutes ces questions-là qui se posent aux enfants.
00:08:09Exactement.
00:08:09Et en fait, il faut bien comprendre que les enfants déjà qui sont issus d'une séparation
00:08:14vont être émotionnellement beaucoup plus mûrs que d'autres enfants
00:08:17parce qu'ils sont passés déjà par des stades par lesquels, par exemple,
00:08:20moi, je ne suis pas passée parce que je suis issue d'un couple marié depuis plus de 50 ans.
00:08:24Et on peut avoir une certaine culpabilité par rapport à ça,
00:08:28mais quand en plus on rencontre quelqu'un et qu'on reconstitue une famille,
00:08:32nos enfants ont encore d'autres questionnements et peuvent se sentir un petit peu perdus.
00:08:37Donc, c'était important pour moi qu'on traite de ce sujet-là.
00:08:39Et c'est vrai, vous l'avez dit, aujourd'hui, on dit qu'il y a 10% officiellement en
00:08:43France de familles recomposées.
00:08:44Moi, je pense qu'officieusement, on est beaucoup plus nombreux.
00:08:46Et malheureusement, dans les années à venir,
00:08:50les statistiques des divorces nous montrent qu'on va être peut-être de plus en plus nombreux.
00:08:53Donc, c'est quand même intéressant de prendre à bras le corps ce sujet-là.
00:08:56Est-ce que c'est compliqué de donner des ordres à ces enfants qui ne sont pas les siens
00:09:00ou leur dire ne mange pas ça, ne prends pas de coca, ne fais pas ci, ne fais pas ça
00:09:06?
00:09:07Comment avoir de l'autorité quand on n'est pas la mère ?
00:09:11Alors, d'abord, je pense que tous les beaux-pères et les belles-mères,
00:09:14parce qu'on est hommes et femmes dans le même panier,
00:09:18on n'a pas forcément d'autorité à avoir.
00:09:20Et c'est ça qui est le plus difficile, c'est d'essayer de trouver sa place.
00:09:23Et même en tant qu'adulte, moi, j'ai eu une peur, quelque part,
00:09:28que ces enfants ne m'apprécient pas ou que ça ne marche pas.
00:09:33Parce qu'encore une fois, ce n'est pas une rencontre anodine
00:09:35quand on rencontre quelqu'un qui a des enfants.
00:09:37Et j'ai été confrontée à ces questions-là,
00:09:40et vous avez raison de les soulever.
00:09:42Je pense qu'il y a un équilibre à trouver,
00:09:44qui ne se trouve pas hyper facilement au départ.
00:09:46Il y a une place à trouver aussi.
00:09:48Et puis surtout, je trouve qu'il y a un effort de la part des adultes à faire
00:09:51et de s'élever un petit peu par rapport aux enfants qui sont en face de nous.
00:09:54En fait, il faut encore une fois comprendre que nous,
00:09:57on maîtrise un minimum notre relation.
00:09:59Je dis bien un minimum.
00:10:01On essaye aussi de contrôler un petit peu nos sentiments,
00:10:04mais on ne peut pas contrôler les sentiments des enfants.
00:10:06Il faut qu'ils aient leur libre arbitre, leur propre jugement.
00:10:09Ils peuvent vous aimer, oui, ils peuvent aussi ne pas vous aimer.
00:10:11Et puis ça peut aussi évoluer dans le temps.
00:10:13Il faut accepter ça et surtout ne pas faire de forcing
00:10:15et comprendre que ces enfants n'ont vraiment aucune obligation.
00:10:19Oui, et c'est vrai qu'on voit que les enfants,
00:10:21ce qui transparaît de la BD, c'est qu'ils sont malins.
00:10:26Et qu'en fait, ils ont compris très vite
00:10:29que leurs parents respectifs avaient rencontré quelqu'un d'autre.
00:10:33Et ça, je pense que c'est ce que les adultes sous-estiment,
00:10:36de se dire qu'ils n'ont pas compris.
00:10:38En fait, ils perçoivent tout très, très bien.
00:10:40Mais oui, et vous avez entièrement raison, Valérie.
00:10:42Moi, avant même que j'annonce ma relation avec mon mari maintenant,
00:10:46ma fille m'a regardé en me disant, OK, quoi de neuf ?
00:10:50Oui, c'est ça.
00:10:52Voilà, ils nous voient évoluer.
00:10:53Ce sont des éponges.
00:10:54Et c'est marrant parce que je pense, encore une fois,
00:10:58et surtout les enfants issus d'une séparation
00:11:00sont beaucoup plus « émotions » émotionnellement
00:11:04parce qu'ils ont déjà senti, ressenti des choses
00:11:06qui ne sont pas forcément dites à leur portée à ce moment-là.
00:11:11On va se retrouver dans un instant avec vous, Alessandra Sublet.
00:11:14On aura Marion qui voulait témoigner.
00:11:17Je pense qu'elle trouve beaucoup d'écho dans ce qu'elle vient d'entendre.
00:11:20Et on va continuer de parler de votre bande dessinée,
00:11:233 plus 2, 5, saison 1.
00:11:26Ça veut dire qu'il y aura un tome 2, vraisemblablement.
00:11:28À tout de suite.
00:11:3010h midi, mettez-vous d'accord.
00:11:32Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:11:36Valérie Expert.
00:11:37On est ensemble avec vous sur Sud Radio dans ce 10h midi
00:11:40avec Alessandra Sublet qui publie cette bande dessinée
00:11:443 plus 2, 5, égale 5.
00:11:47C'est paru chez Dargo.
00:11:49C'est co-écrit avec Ludovic Danjou
00:11:51et illustré par Francesca Marinelli.
00:11:55Une BD qui s'adresse à la fois aux parents et aux enfants
00:11:58parce que c'est une BD familiale en fait.
00:12:01Vous pouvez la laisser traîner sur la table
00:12:03et vous pouvez la lire avec eux.
00:12:05Et la lire vous aussi.
00:12:06On avait Marion qui voulait témoigner.
00:12:08Bonjour Marion.
00:12:09Oui, bonjour.
00:12:10Alors ça vous a fait réagir ce qu'on disait au début de cette émission.
00:12:16Oui, oui, ça me parle complètement
00:12:17parce que moi aussi, famille recomposée,
00:12:20alors moi c'est 3 plus 4 égale 7.
00:12:22Oh là, oui.
00:12:23Ouais, on est passé de 3 à 7.
00:12:25C'est un sacré changement.
00:12:27Et comme vous disiez tout à l'heure,
00:12:28c'est pas...
00:12:29Il faut prendre sa place.
00:12:30Enfin, il faut trouver sa place.
00:12:32Et au début, c'est pas évident.
00:12:34Mais bon, maintenant ça fait 10 ans.
00:12:36Donc c'est bon, j'ai trouvé ma toute place.
00:12:40Mais les enfants avec des différences d'âge de 2 à 17 ans,
00:12:45c'est pas toujours facile à...
00:12:47Comment vous leur avez annoncé ?
00:12:52Un peu comme une histoire.
00:12:54J'ai dit que j'avais rencontré le prince charmant.
00:12:56Et puis après, c'était une connaissance déjà.
00:12:59Ils le connaissaient déjà par des amis.
00:13:01Donc bon, c'était peut-être plus facile.
00:13:04Et ils étaient surpris ou pas ?
00:13:06Ou ce que disait Alessandra Sublet ?
00:13:08C'est-à-dire qu'ils avaient déjà perçu
00:13:10qu'il se passait quelque chose ?
00:13:11Oui, oui.
00:13:12On a quand même un comportement...
00:13:14On redevient un peu adolescent.
00:13:17Quand on redevient amoureux.
00:13:19Donc oui, ils perçoivent nos changements.
00:13:23Et mon fils, qui était le plus âgé,
00:13:25qui avait 17 ans à ce moment-là,
00:13:27lui, il a eu du mal, effectivement, au départ,
00:13:29à accepter un autre homme que lui, en fait, dans la maison.
00:13:33C'est la BD, vraiment, qui va vous parler.
00:13:35Parce que c'est exactement ça.
00:13:37Il y a une ado rebelle qui est celle
00:13:40qui a le plus de mal à accepter ça.
00:13:44C'est évident.
00:13:45Et moi, je voulais savoir comment ils vous ont appelé,
00:13:48les enfants de...
00:13:49Parce que est-ce qu'on vous appelle maman ?
00:13:51Est-ce qu'on vous appelle par votre prénom ?
00:13:53Comment on fait ?
00:13:54Alors, ils vous disent quoi ?
00:13:55Par mon prénom, parce que, eux, en plus,
00:13:57les enfants de mon conjoint,
00:13:58ils sont en garde alternée une semaine d'une semaine.
00:14:00Donc, de toute façon, il y a un lien continuel avec leur maman.
00:14:04Donc, puis, je ne suis pas là pour la remplacer.
00:14:07Ce n'est pas du tout mon rôle.
00:14:09Et vous parliez d'autorité tout à l'heure.
00:14:11En fait, chacun gère ses enfants.
00:14:14C'est-à-dire qu'évidemment, sauf quand il n'est pas là,
00:14:16parce qu'il faut, au niveau de la sécurité,
00:14:18voilà, on ne fait pas n'importe quoi,
00:14:19surtout quand ils sont petits.
00:14:21Mais sinon, lorsqu'il y a quelque chose qui ne va pas,
00:14:23en fait, on le dit à l'autre.
00:14:26On dit, bon, par contre, voilà,
00:14:27ce serait bien que tu vois ça avec eux,
00:14:29parce que, moi, ça ne va pas, ça ne me convient pas,
00:14:32ou je ne trouve pas ça normal.
00:14:34Donc, chacun gère.
00:14:35Et du coup, moi, je n'ai pas de problème avec les enfants.
00:14:42Merci de votre témoignage, Marion.
00:14:44C'est fou, Alessandra, quand on entend Marion,
00:14:48on retrouve ce que vous racontez dans la BD.
00:14:50C'est-à-dire que les parents qui redeviennent un peu ados,
00:14:53les enfants qui se sentent un peu délaissés,
00:14:55c'est exactement ça.
00:14:57Oui, bien sûr que c'est ça.
00:14:59Et Marion a dit quelque chose de très important,
00:15:01c'est que la communication prime,
00:15:03et notamment avec son conjoint,
00:15:04parce que ce serait trop beau de tomber avec quelqu'un
00:15:08qui a la même éducation, les mêmes valeurs.
00:15:11Et encore une fois, les enfants ont aussi un « chez-eux »,
00:15:15entre guillemets, de l'autre côté,
00:15:16avec l'autre conjoint ou la conjointe.
00:15:18Donc, oui, il faut communiquer beaucoup,
00:15:21il faut parler aussi, et même avec ses beaux-enfants.
00:15:24Il peut y avoir des agacements parfois,
00:15:26mais c'est à nous, encore une fois,
00:15:27d'essayer d'être un peu au-dessus.
00:15:28Et je trouve que l'humour peut désamorcer pas mal de situations.
00:15:33Et c'est pour ça que la BD, pour moi,
00:15:35était le format idéal sur ce genre de sujet.
00:15:37Parce qu'encore une fois, je vois ma fille,
00:15:38qui a 14 ans, a lu la BD sans problème.
00:15:40Si je lui ai mis un roman sous les yeux,
00:15:42avec ce qu'ils ont à dire à l'école déjà,
00:15:44c'est un peu fastidieux.
00:15:45Et donc, c'est intéressant d'avoir l'objet de la BD.
00:15:48Moi, j'avais ça, je suis née en 67.
00:15:51J'ai grandi d'ailleurs avec cette maison d'édition qui est d'Argo,
00:15:53c'est la première à qui j'ai proposé l'idée.
00:15:55Et on peut aussi communiquer autour de cette BD en famille
00:15:58ou en famille recomposée d'ailleurs,
00:16:00parce que ça peut aussi concerner les familles,
00:16:02entre guillemets, dites normales.
00:16:04Bien sûr.
00:16:04Et est-ce que vous n'êtes pas parfois plus une confidente
00:16:08que le papa ?
00:16:10Parce qu'il peut avoir ce lien un peu copine ou copain
00:16:13qu'on ne peut pas avoir évidemment avec sa mère originelle.
00:16:18Et oui, c'est vrai.
00:16:19Et c'est moi plutôt cette place que j'ai tendance à prendre.
00:16:23Parce qu'encore une fois, d'ailleurs, je ne dévoile pas tout au père.
00:16:28Et oui, que ça pouvait être aussi un espace de liberté.
00:16:31En plus, je trouve qu'une fois qu'on lance les enfants sur ces sujets-là,
00:16:36on se rend compte quand même à quel point ils ont aussi des choses à dire.
00:16:40À quel point ils ont aussi des émotions cachées, divulguées,
00:16:45de peur souvent d'ailleurs de faire du mal au papa ou aux mamans de l'autre côté.
00:16:49Encore une fois, cette impression de « tiens, j'aime bien mon beau-père,
00:16:52alors du coup, est-ce que je trahis mon père ? »
00:16:54Enfin, je veux dire, il faut bien se rendre compte
00:16:55que les enfants passent par des montagnes russes assez inédites.
00:16:58Et c'est pour ça que c'est intéressant de parler de famille recomposée.
00:17:02Et c'est pour ça que je pense que c'est un sujet qui va prendre de plus en plus
00:17:05de place.
00:17:05C'est un facteur nouveau dans cette société quand même.
00:17:08Stéphane nous dit, est-ce que l'enfant né de la famille recomposée lie encore plus la famille ?
00:17:13On voit que c'est tout juste abordé dans votre BD,
00:17:17mais c'est une des grandes angoisses des enfants justement
00:17:19qu'un nouvel enfant arrive dans la famille recomposée.
00:17:23Eh oui, parce que du coup, est-ce qu'on va l'aimer plus ?
00:17:26Parce qu'il est l'enfant de cette union.
00:17:28Alors moi, ce n'est pas mon cas.
00:17:32Mais j'ai communiqué avec beaucoup de familles effectivement qui ont refait un enfant.
00:17:36Et cet enfant-là aussi a du mal à trouver sa place quand il grandit.
00:17:39Parce que du coup, on se dit que lui va aller bien.
00:17:42Parce que lui, il a ses deux parents.
00:17:43Mais il est quand même issu, entre guillemets, d'une famille recomposée.
00:17:47Donc c'est intéressant, ça part dans tous les sens, ce sujet-là.
00:17:50Avec Ludovic, on s'est beaucoup marré à l'écrire évidemment.
00:17:53Mais émotionnellement, on y a mis aussi beaucoup de nous.
00:17:56Parce que mon co-auteur, que je suis ravie d'avoir trouvé,
00:17:59a lui une famille recomposée.
00:18:00Mais ce n'est pas ses enfants et il n'a pas d'enfant lui-même.
00:18:03Donc c'est encore un cas de figure différent.
00:18:06Exactement.
00:18:07Valérie, vous parlez d'un tome 2.
00:18:09Moi, je vais vous parler d'un dessin animé d'Argo
00:18:12qui publie Lucky Luke, par exemple,
00:18:14qui avait fait en animation Lucky Luke.
00:18:15Est-ce que vous, ça vous donne envie de faire un dessin animé sur ce sujet-là ?
00:18:20De toute façon, encore une fois,
00:18:22ce qui me fait plaisir, moi, c'est de me servir de ma notoriété
00:18:25pour prendre la parole sur des sujets qui sont concernants.
00:18:28Vous l'aviez fait avec le Baby Blues, on le rappelle,
00:18:31sur des sujets en plus qui ne sont pas forcément toujours traités dans les médias.
00:18:36Non, et d'ailleurs, c'est assez dingue de voir à quel point ça prend du temps
00:18:40pour que ces sujets-là prennent leur place.
00:18:41Donc évidemment, tout ce qui va venir accompagner, entre guillemets,
00:18:45cette démarche-là, aujourd'hui, je ne fais plus de métier sous la lumière,
00:18:49entre guillemets et guillemets, je donne des conférences.
00:18:51Cette transmission-là, elle est intéressante.
00:18:52Et on a cette chance de pouvoir prendre la parole.
00:18:55Donc autant la prendre sur des sujets qui concernent aussi les gens autour de nous.
00:18:58Oui. Alors la télé, certains ne vous croient pas, ne vous manquent pas ?
00:19:03Non, et pourtant, c'est vrai, j'ai eu beaucoup de chance,
00:19:06et Valérie, vous connaissez ça par cœur,
00:19:08d'avoir fait ce métier pour 22 ans.
00:19:11Je trouve que la chance que j'ai aujourd'hui, c'est d'avoir encore une voix,
00:19:15et sans avoir envie de prendre la lumière,
00:19:18de pouvoir porter cette voix sur des sujets qui me tiennent à cœur.
00:19:21Et donc, en fait, forcément, c'est une nouvelle aventure,
00:19:26mais non, je n'y reviendrai pas.
00:19:27C'est des fins qui vous appellent pour un prime, qui vous a entendu.
00:19:32Comment est-ce que vous, vous l'avez annoncé à vos enfants,
00:19:36que vous aviez rencontré quelqu'un ?
00:19:38J'ai posé la question à Marion.
00:19:41Alors, je l'ai fait assez naturellement,
00:19:44mais encore une fois, les enfants l'avaient pressenti,
00:19:46parce que oui, on a forcément une attitude changeante,
00:19:49on retombe amoureux,
00:19:50on est forcément dans nos vies quotidiennes différentes.
00:19:54Donc, mon fils s'est passé crème, comme dirait l'autre.
00:19:59Ma fille, elle a eu besoin de temps pour digérer cette situation aussi,
00:20:03pour appréhender son beau-papa,
00:20:05et puis pour savoir où placer ses sentiments.
00:20:07Donc, vraiment, ce qu'on lit dans la BD,
00:20:09c'est aussi des choses que j'ai vécues,
00:20:11que mes enfants ont ressenties.
00:20:12Et ça a une importance folle, je trouve.
00:20:15Moi, j'ai beaucoup aimé la BD, il y a beaucoup d'humour.
00:20:18Et vous savez quoi ?
00:20:19Parce que je suis vieux, ça m'a fait penser à la série Papa Poule.
00:20:22Je ne sais pas si vous vous souvenez de cet homme
00:20:25qui élevait plein d'enfants en même temps,
00:20:27et ça m'a fait penser à Papa Poule dans l'humour,
00:20:29dans les histoires, dans tout ça.
00:20:31C'est vraiment...
00:20:33C'est très fin, en fait, parce qu'il y a de l'humour.
00:20:36Il y a quand même des questions, je disais,
00:20:40est-ce que je vais aimer, est-ce que ma mère va m'aimer autant ?
00:20:43Est-ce que je peux aimer mon beau-père sans que ça fasse la peine ?
00:20:46Et puis, il y a des dessins avec des boums, des paf,
00:20:51avec des scénarios catastrophes au camping.
00:20:55Super, on a eu beaucoup de chance,
00:20:57parce qu'entre le moment où j'ai initié l'idée il y a deux ans
00:20:59et le moment où on trouve aussi l'illustratrice qui est jeune,
00:21:02qui s'appelle Francesca Marinelli, qui est extraordinaire
00:21:04et qui vraiment vous met sous les yeux ce que vous avez imaginé
00:21:07pendant des années, c'est génial.
00:21:11Et puis, merci à Dargo de nous avoir fait confiance aussi.
00:21:14Alors, je remercie Marion de nous avoir appelé,
00:21:16puis je lui propose de lui envoyer la BD.
00:21:20Voilà, elle est en vente, prix de lancement de 10 euros,
00:21:23ça ne vaut pas cher.
00:21:25C'est important qu'elle soit accessible à tout le monde.
00:21:28Absolument, une BD à lire en famille,
00:21:30donc 3 plus 2 égale 5,
00:21:33deux enfants d'un côté,
00:21:37une autre de l'autre.
00:21:39Et c'est une chouette BD.
00:21:41Ludovic Danjou, Francesca Marinelli et Alessandra Sublet.
00:21:46Merci à vous et à bientôt.
00:21:48Merci Alessandra.
00:21:58Et on est ensemble avec vous sur Sud Radio
00:22:01pour ce 10h midi avec Jean-Christophe Galien,
00:22:04politologue, conseiller en communication.
00:22:06Bonjour.
00:22:07Samuel Laffont, porte-parole de Reconquête.
00:22:09Bonjour.
00:22:10Bonjour Valérie.
00:22:10Patrick Vignal, ancien député Renaissance de Lérault.
00:22:13Bonjour à vous.
00:22:13Et vous soutenez Gabriel Attal.
00:22:16C'est le conseiller politique de Gabriel Attal.
00:22:18Oui, c'est ça.
00:22:18C'est ça.
00:22:19On ne sait pas soutenir.
00:22:20Vous n'avez pas fait la petite vidéo ?
00:22:22Pas encore.
00:22:23Avec les mains.
00:22:23Je réfléchis Valérie quand j'aurai fait votre émission,
00:22:26ça me donnera beaucoup d'imagination.
00:22:29Je vais écouter M. Galion, ça va m'aider.
00:22:32Et Kevin Bossuet, diplômé en histoire contemporaine.
00:22:35Bonjour Valérie.
00:22:36Bonjour cher Kevin.
00:22:37La canicule, évidemment.
00:22:39Le gouvernement impréparé selon Marine Tondelier.
00:22:42J'ai l'impression d'entendre ça depuis des années.
00:22:44Néanmoins, est-ce que vous attendiez des choses du gouvernement ?
00:22:48Un plan canicule ?
00:22:51La climatisation ?
00:22:53Bref, on a beaucoup de sujets.
00:22:54Et puis, ces drames, Rennes, ce camping de Seine-et-Marne,
00:22:59des ados qui se tuent entre eux,
00:23:01des ados qui se tuent pour rien.
00:23:03Ces deux jeunes qui ont tué un gamin de 11 ans pour du matériel de pêche.
00:23:08Cet autre ado tué parce qu'il avait refusé un contact TikTok.
00:23:15Enfin, on se pose quand même un certain nombre de questions sur ces violences.
00:23:21Gilles Gansman est resté avec nous pour le zapping.
00:23:23Alors, évidemment, avec ces chaleurs inédites,
00:23:27en mai, il semble qu'évident que le dérèglement climatique avance.
00:23:32Mais les climato-sceptiques, eux, sont évidemment en manque d'arguments.
00:23:37Alors, ils critiquent les cartes écarlates de BFM
00:23:41et leurs reproches, leurs dramatisations avec cette couleur.
00:23:45Le présentateur de la météo de BFM, Kevin Fleury,
00:23:48qui a reçu un tas d'assultes et de menaces,
00:23:52a réagi en direct et lui aussi voix rouge.
00:23:54Pour les cartes de température, c'est déjà du rouge,
00:23:58du très très rouge ce matin et cet après-midi.
00:24:00D'ailleurs, si on remplaçait cette couleur rouge par du bleu,
00:24:04il est évident que les températures baisseraient immédiatement.
00:24:06Et je dis ça, évidemment, avec une pointe d'humour.
00:24:08Mais voilà maintenant plus de 24 heures, 48 heures très exactement,
00:24:12que l'on reçoit sur les réseaux sociaux des messages d'insultes,
00:24:16de menaces parce que le rouge est indiqué sur les cartes météo de BFM TV.
00:24:19Mais je vous rappelle que l'explication est très simple.
00:24:22On est 15, 16, 17 degrés au-dessus des normales de saison
00:24:25en cette fin de mois de mai.
00:24:27Et c'est pour cette raison que notre charte prend en compte
00:24:29ces valeurs tout à fait surprenantes pour cette fin de printemps météorologique.
00:24:33Donc, il n'y a pas de hasard.
00:24:35Et malheureusement, ces cartes rouges, vous allez continuer de les voir dans les prochains jours
00:24:38avec des valeurs qui vont rester très élevées, avec de nouveaux records.
00:24:41Demain, après-demain, pas de fin de cette vague de chaleur,
00:24:45de cette canicule annoncée sur les trois quarts de la France
00:24:47avant samedi, très certainement dimanche.
00:24:49Et ce matin, le présentateur météo de Bonjour sur TF1
00:24:54a également expliqué pourquoi les cartes étaient rouges.
00:24:58car lui aussi recevait des menaces sur le fait que c'est une dramatisation
00:25:03pour les climato-sceptiques.
00:25:05Et ils veulent dire, oh là là, c'est déjà arrivé ces températures.
00:25:10Alors, je ne sais pas ce qu'on peut dire à dire.
00:25:12Vous êtes tous appasourdis.
00:25:14Bienvenue sur les réseaux sociaux, avec ces menaces, ces insultes.
00:25:17Mais ça pose véritablement un problème,
00:25:19parce que les gens sont dans un sentiment d'impunité.
00:25:23Et moi, je suis pour la levée de l'anonymat.
00:25:24Alors, le pseudonymat, je suis d'accord,
00:25:26mais je pense que pour s'inscrire sur les réseaux sociaux,
00:25:29il faudrait scanner aussi bien sa carte d'identité ou son passeport,
00:25:32déjà pour responsabiliser les gens,
00:25:34pour leur faire comprendre qu'en effet,
00:25:36ils ne sont pas planqués derrière un compte Twitter ou un compte TikTok
00:25:40et qu'ils peuvent en référer à la justice.
00:25:43Et puis, de manière générale, il faut voir les insultes que l'on se prend,
00:25:46avec une augmentation notamment du complotisme.
00:25:48Moi, la chose qui m'a le plus marqué, quand même, au cours de ces dernières années,
00:25:52c'est tout ce que se prend Brigitte Macron.
00:25:54Sur le fait que Brigitte Macron ne serait pas une femme, etc.
00:25:58Mais on nage quand même en plein délire,
00:26:00avec des gens qui s'entretiennent là-dedans,
00:26:02et des conséquences, même pour Brigitte Macron en tant que telle.
00:26:05Ça doit être extrêmement douloureux pour elle.
00:26:07Donc, à un moment donné, il faut assumer ses propos,
00:26:09il faut assumer ses actes,
00:26:10et je suis pour une levée, en effet, de l'anonymat sur les réseaux sociaux.
00:26:13Et alors, sous l'anonymat,
00:26:14vous pouvez avoir le compte de M. Philippot,
00:26:16qui s'attaque aux cartes et aux présentateurs météo sur ces réseaux.
00:26:22Ça vous étonne ?
00:26:24Non, mais sur le sujet d'anonymat, pardon, mais c'est important.
00:26:26Déjà, il n'y a pas d'anonymat, il y a un pseudonymat.
00:26:28C'est bien d'avoir fait la différence sur Twitter.
00:26:30C'est quoi la différence ?
00:26:31C'est un pseudôme, on peut remonter jusqu'à la personne.
00:26:34Je vous donne un exemple très simple.
00:26:35Il y a quelques années, j'ai vu des djihadistes poster une vidéo,
00:26:38je l'ai faite remonter, j'ai publié moi-même sur Twitter,
00:26:41j'ai été appelé par la police,
00:26:42qui a vu la vidéo, qui a récupéré la vidéo,
00:26:45et qui, quelques jours après,
00:26:46et qui a pu remonter la piste de la personne.
00:26:48Donc, ils n'ont pu aller chercher.
00:26:49Évidemment, les moyens policiers sont relativement restreints
00:26:51par rapport à tous les dernières chances qu'il y a sur Internet.
00:26:53Ce qu'il faut voir, c'est qu'il y a évidemment une différence
00:26:55entre la liberté d'expression, les menaces et les insultes.
00:26:58Et c'est là le véritable problème.
00:26:59C'est qu'en fait, il y a d'autres sujets actuellement,
00:27:02on va parler sans doute de ce qui se passe dans les rues
00:27:03avec les bouchées incendies qui sont ouvertes.
00:27:05Difference entre la loi et l'application de la loi.
00:27:07Mais vraiment, je suis contre absolument
00:27:09cette idée de devoir mettre une carte d'identité
00:27:11ou autre document personnel
00:27:13pour pouvoir converser sur Internet.
00:27:16Moi, je trouve que c'est une rue comme une autre.
00:27:18Effectivement, la rue digitale ou la rue sociale,
00:27:20les rues en général, on voit bien que d'ailleurs,
00:27:22ça permet effectivement à certains de partir
00:27:25dans ce qu'on connaît par ailleurs,
00:27:27dans nos conversations de plus en plus aussi dans la vraie vie.
00:27:30C'est-à-dire l'hystérisation sur les sujets.
00:27:32Il n'y a qu'à voir dans les familles,
00:27:33lorsqu'on approche de l'élection présidentielle qui arrive.
00:27:36Je pense qu'on peut tous se regarder ensemble.
00:27:38C'est parfois autour de nous-mêmes,
00:27:40dans nos couples, dans nos familles.
00:27:42Ce n'est pas une affaire de génération.
00:27:43Tous les sujets deviennent très compliqués,
00:27:46extrêmement difficiles, musico-culturel,
00:27:48parfois sportif.
00:27:50Cela dit, ça a toujours existé.
00:27:52Mais la version dure augmente de plus en plus.
00:27:55C'est vrai que la rue digitale et sociale,
00:27:56elle permet effectivement le fait de se planquer.
00:27:59On l'utilise parfois aussi, soyons clairs,
00:28:02dans les stratégies parfois de communication politique,
00:28:05pas forcément en France beaucoup,
00:28:06mais dans d'autres pays largement,
00:28:08pour à la fois attaquer, pour faire la promotion.
00:28:10Ça permet effectivement beaucoup de choses.
00:28:11Je pense qu'il y a besoin, sur ce terrain-là,
00:28:15d'avoir un regard sinon aussi précis que Kevin le proposait.
00:28:21C'est-à-dire qu'on doit pouvoir être pisté.
00:28:23C'est une rue.
00:28:24Il n'y a pas de raison qu'on puisse se cacher derrière un mur,
00:28:27qu'on puisse se cacher derrière un voile,
00:28:29qu'on puisse se cacher derrière ce que vous voulez.
00:28:30Ça fait sens.
00:28:31Même lorsqu'on est un opérateur de ce secteur,
00:28:35ça fait sens.
00:28:36Ça n'a rien de très compliqué,
00:28:38parce que le principe départ initial,
00:28:41c'est voir et être vu.
00:28:42C'est exhiber et en même temps regarder en permanence.
00:28:46C'est un peu ça quand même le truc.
00:28:47C'est-à-dire aller chercher ce qu'on est tous en partie.
00:28:49Mais sur ce terrain-là, dans cette rue digitale et sociale,
00:28:52ou dans ces rues,
00:28:53aujourd'hui, ce qui tue,
00:28:55et parce que cet Internet-là est bien réel,
00:28:57il n'est pas le darknet,
00:28:58il n'est pas autre chose,
00:28:59il est bien dans la vie de tous les jours,
00:29:01de nos enfants, de nous-mêmes,
00:29:03ne pas avoir les mêmes règles que dans la rue physique,
00:29:05c'est compliqué.
00:29:06Oui, ce qui est vraiment étonnant,
00:29:07c'est que dans la vie réelle,
00:29:09il y a des corbeaux,
00:29:10et les corbeaux sont punis aujourd'hui.
00:29:12Les corbeaux sont multiples sur les réseaux.
00:29:15Non, mais le vrai débat, en fait,
00:29:16c'est qu'on ne l'arrêtera pas.
00:29:18Je ne suis pas certain qu'il faille donner la carte d'identité.
00:29:21Ça pourrait me plaire.
00:29:22Ça pourrait me plaire.
00:29:23Et de notre côté,
00:29:23on a besoin de donner des informations aussi.
00:29:25Vous le savez tous,
00:29:26une campagne, c'est compliqué.
00:29:28Ok, dans votre majorité,
00:29:30ce sont vos amis qui vous envoient des fake sur les réseaux.
00:29:32On va se le dire.
00:29:33Ce qui me gêne, en fait,
00:29:35c'est que les gens ne se parlent plus.
00:29:36Tu l'as dit,
00:29:37en famille,
00:29:38entre amis,
00:29:39moi je vois.
00:29:40J'ai l'impression que je suis décalé
00:29:42de mes collègues,
00:29:43de certains de mes collègues parlementaires.
00:29:45Et puis j'y rajoute des philippos,
00:29:47des complotistes,
00:29:48des gens qui ne devraient pas être en politique.
00:29:51Donc oui, Valérie,
00:29:51on a un débat sur ça.
00:29:53Rajoutez les ingérences qui vont arriver.
00:29:55Rajoutez l'IA qui va arriver.
00:29:57où moi, ma voix a été enregistrée.
00:29:59Il y a trois jours,
00:30:00je dis,
00:30:00allô,
00:30:01ça ne répond pas.
00:30:02Donc ma voix est enregistrée.
00:30:04Donc Valérie,
00:30:04ce que je dis,
00:30:05dans le demi-heure,
00:30:06ça ne sera pas déformé.
00:30:07Donc je suis désolé,
00:30:08il va falloir vivre avec.
00:30:09Et on a besoin de vous,
00:30:10les médias traditionnels,
00:30:12plus que jamais,
00:30:13pour avoir une vérité
00:30:14et une contre-vérité.
00:30:15Oui, mais on ne les croit pas.
00:30:16Enfin, je veux dire,
00:30:17regardez ce qui s'est passé pendant le Covid,
00:30:19on ne va pas revenir sur ça.
00:30:21Si quand même,
00:30:22vous avez encore une place importante.
00:30:24Je pense que les vrais journalistes,
00:30:25la presse écrite,
00:30:27elle a une place importante.
00:30:29Mais là,
00:30:29sur le climat,
00:30:31c'est ce qui est le point de départ,
00:30:32des insultes.
00:30:33On est quand même,
00:30:34on parlera de la violence entre ados,
00:30:35mais on peut comprendre finalement,
00:30:37ça peut être une des explications,
00:30:38quand on voit que des gens
00:30:39prennent le temps
00:30:40d'insulter des présentateurs météo
00:30:42pour la couleur d'une carte.
00:30:43Je crois qu'il faut porter plainte.
00:30:46Il y a un influenceur
00:30:47qui est extraordinaire sur Internet,
00:30:48c'est Jerem Starr,
00:30:49qui fait des vidéos
00:30:51pour nous raconter
00:30:52qu'il paye ses vacances de luxe
00:30:54parce qu'il prend de la thune,
00:30:56parce qu'il porte plainte
00:30:57contre les gens
00:30:57qui l'insultent
00:30:58et qui le harcèlent.
00:30:59Il se rend compte
00:30:59qu'il y a des gens
00:31:00de milieux sociaux
00:31:01très différents.
00:31:02Vous avez Jean-Claude,
00:31:02cadre bancaire,
00:31:0355 ans,
00:31:04qui était planqué
00:31:04derrière son Twitter.
00:31:05Vous avez un petit papy
00:31:06de 70 ans.
00:31:07À un moment,
00:31:08il faut aussi assumer ses propos
00:31:09parce que harceler,
00:31:11insulter,
00:31:11moi je m'en prends
00:31:12dans la figure tout le temps,
00:31:14je ne lis plus,
00:31:15mais je peux vous dire
00:31:15que ça devient extrêmement pénible.
00:31:17et sur des sujets parfois
00:31:19qui sont complètement anecdotiques.
00:31:21Donc à un moment,
00:31:21il faut sévir.
00:31:22Mais quand même,
00:31:23Valérie,
00:31:23désolé de vous le dire,
00:31:25moi j'ai fait 14 ans parlementaire,
00:31:27j'étais à Lunel,
00:31:29donc circonscription difficile,
00:31:30mais des balles
00:31:31dans ma boîte aux lettres,
00:31:33une alarme,
00:31:34des policiers
00:31:35qui passaient tous les soirs,
00:31:37je vais bosser
00:31:37sur un narcotrafic,
00:31:39je fais une grande télé le soir,
00:31:40on me dit
00:31:41on va t'égorger,
00:31:42on sait où t'habites.
00:31:43Mais Valérie,
00:31:44c'est le quotidien
00:31:44du politique aujourd'hui.
00:31:46Un maire encore à Agen,
00:31:47s'est retrouvé
00:31:48trois balles
00:31:49dans la boîte aux lettres.
00:31:50C'est le quotidien aussi,
00:31:51regardez dans les collèges
00:31:52ou dans les lycées,
00:31:55des jeunes gens
00:31:56qui sont harcelés,
00:31:57parfois même maintenant
00:31:58dans l'école primaire
00:31:58puisque les téléphones
00:31:59arrivent CM1, CM2.
00:32:02Donc on a ces comportements
00:32:03qui existent.
00:32:03Vous parliez de la nature même,
00:32:05d'où on trouve,
00:32:06où on source son information
00:32:08et la légitimité
00:32:09de l'expression.
00:32:10Ça fait longtemps,
00:32:11malheureusement,
00:32:11que c'est plus
00:32:12dans les médias verticaux.
00:32:13pour une partie générationnelle
00:32:15de plus en plus
00:32:16maintenant âgée
00:32:16parce qu'il ne s'agit pas
00:32:17simplement des gens
00:32:18qui ont 15 ans et plus,
00:32:19il s'agit des gens
00:32:20qui ont pratiquement 20 ans.
00:32:21Vous pouvez avoir
00:32:22aujourd'hui une compétition
00:32:24qui,
00:32:24quand on descend dans l'âge,
00:32:25c'est-à-dire qu'on arrive
00:32:26à 14, 15 ans,
00:32:2712, 13 ans,
00:32:28aujourd'hui encore plus contesté.
00:32:29C'est-à-dire que vous aviez
00:32:30encore une part de marché
00:32:31pour l'information classique.
00:32:32Aujourd'hui,
00:32:33elle est totalement démonétisée
00:32:35et vous pouvez avoir
00:32:36n'importe qui
00:32:37qui raconte n'importe quoi
00:32:38si effectivement,
00:32:38c'est répété.
00:32:39Et plus vous êtes communautaire
00:32:40et plus vous embarquez avec vous
00:32:42d'autres matrices religieuses,
00:32:44politiques très radicales,
00:32:46et bien vous gagnez
00:32:47des parts de marché
00:32:48tous les jours.
00:32:48Je pense qu'il y a un double sujet.
00:32:50Le premier sujet,
00:32:51c'est la non-application de la loi.
00:32:53On le sait,
00:32:54on peut rendre les peines
00:32:55de plus en plus graves.
00:32:56On sait que de toute manière,
00:32:57c'est le montant maximal de la peine
00:32:59et pas le montant prononcé
00:33:00qui est modifié.
00:33:03Donc après,
00:33:03les juges font à peu près
00:33:04ce qu'ils veulent quand même.
00:33:06La non-application de la loi,
00:33:07ça fait qu'il y a des gens
00:33:08qui se sentent impunis
00:33:09et donc c'est vrai
00:33:10pour les agressions,
00:33:11c'est vrai pour les menaces,
00:33:12c'est vrai pour tout ça.
00:33:12Et c'est évidemment
00:33:13un problème grave
00:33:14quand on pense qu'un État
00:33:15qui est censé faire régner
00:33:17la sécurité,
00:33:17que c'est la mission première.
00:33:18Ça, c'est le premier point.
00:33:19Le deuxième point,
00:33:20c'est sur l'hystérisation des débats.
00:33:21Je pense que c'est fondamental.
00:33:23À titre personnel,
00:33:24je pense que c'est lié
00:33:25à notre système politique
00:33:26en général.
00:33:27Je ne vais pas entrer
00:33:28dans le détail,
00:33:29mais on a un système
00:33:29qui est très représentatif
00:33:31avec une majorité
00:33:32qui est relativement artificielle
00:33:33quand il y a une majorité
00:33:34à l'Assemblée,
00:33:35avec des gens
00:33:36qui sentent qu'on joue
00:33:37tout sur la présidentielle.
00:33:38Donc, en fait,
00:33:39tout le monde parle
00:33:39de la présidentielle en permanence.
00:33:40On est obsédé par la présidentielle
00:33:42et on arrive,
00:33:43on a l'impression
00:33:43que celui qui va remporter
00:33:44la présidentielle
00:33:45va avoir tout le pouvoir
00:33:46et que les autres
00:33:46seront abandonnés,
00:33:47mis de côté,
00:33:48exclus pendant des années.
00:33:50Pour moi,
00:33:50c'est le point central.
00:33:52Et juste pour terminer
00:33:52sur la partie médiatique,
00:33:53je comprends que certains
00:33:54veuillent pousser
00:33:55certains médias
00:33:55dits traditionnels,
00:33:56mais il se trouve
00:33:56que les médias traditionnels
00:33:57ont aussi commis des erreurs.
00:33:58On s'en souvient
00:33:59pendant les Gilets jaunes,
00:34:00avec des fake news
00:34:01qui a été approché,
00:34:08on va continuer ce débat
00:34:10dans un instant
00:34:11avec vous.
00:34:12A tout de suite.
00:34:15Le 10h midi,
00:34:16mettez-vous d'accord,
00:34:18Valérie Expert.
00:34:19Allez,
00:34:20juste pour finir
00:34:22sur le sud,
00:34:22est-ce que vous êtes choqué
00:34:23par la couleur de ces cartes ?
00:34:24C'est la question
00:34:25que pose un auditeur
00:34:26qui, lui,
00:34:27est choqué
00:34:27par ce rouge vif.
00:34:29Vous êtes choqué ou pas ?
00:34:30Je sais que le débat
00:34:31qu'il y a eu à un moment
00:34:32sur Twitter,
00:34:32je n'ai pas vu
00:34:32les cartes à question,
00:34:33mais le débat
00:34:33qu'il y a eu à un moment
00:34:34sur Twitter
00:34:34il y a quelques années,
00:34:35c'est qu'en fait
00:34:36avec des températures équivalentes,
00:34:37je ne sais plus combien
00:34:38c'était,
00:34:38c'était 30-31,
00:34:39encore une fois
00:34:39que je n'ai pas eu
00:34:39ces cartes-là,
00:34:41les Twittos en question,
00:34:43comparé à d'autres cartes
00:34:44qui avaient les mêmes chiffres
00:34:45et sur lesquelles,
00:34:47en fait,
00:34:47il y avait plutôt
00:34:47que d'abord
00:34:48que du rouge,
00:34:49il y avait du jaune,
00:34:50du orange,
00:34:51du rouge.
00:34:51C'est ça
00:34:52l'élément principal.
00:34:53Parce qu'à l'époque,
00:34:54lorsque c'était la météo
00:34:56dans les années 75 et 80,
00:34:58on mettait le reflet
00:35:00de la température.
00:35:02Là,
00:35:03ce que font désormais
00:35:04les météorologues,
00:35:05c'est qu'ils mettent
00:35:06la différence
00:35:07avec ce qu'il y avait avant.
00:35:09C'est pour ça
00:35:09que c'est plus rouge.
00:35:11Est-ce que vous comprenez
00:35:12ce que je veux dire ?
00:35:13En fait,
00:35:14c'est la différence
00:35:14de température,
00:35:15ce qu'a expliqué Kevin,
00:35:18et non pas la température.
00:35:20C'est comme tout,
00:35:21c'est comme pour le,
00:35:21excusez-moi de vous le dire,
00:35:23sur l'aspect
00:35:24du régime politique
00:35:26et du système institutionnel,
00:35:27vous allez en Grande-Bretagne,
00:35:28vous avez
00:35:29un scrutin majoritaire
00:35:30et une luminale
00:35:31à un tour
00:35:31qui fabrique encore
00:35:33une majorité
00:35:33encore plus artificielle.
00:35:35Et vous avez donc
00:35:36un Premier ministre
00:35:37qui est parfois
00:35:37en difficulté,
00:35:38parfois très fort.
00:35:39Vous avez les mêmes fondamentaux,
00:35:40vous avez aux Etats-Unis
00:35:41où il y a un président
00:35:41qui est confronté
00:35:42à un congrès,
00:35:43lui il est très fort,
00:35:44le congrès est très fort,
00:35:45même fondamentaux
00:35:45dans tous les aspects
00:35:46démocratiques si vous voulez,
00:35:47tout ce que vous dites
00:35:48sur l'autre système à nous
00:35:49qui serait présidentiel
00:35:50et qui ne crée pas
00:35:51de majorité,
00:35:52vous savez,
00:35:52en Europe,
00:35:53nous on a rejoint
00:35:53un cortège
00:35:54qui est existant
00:35:55depuis maintenant
00:35:55presque 20 ans,
00:35:56c'est-à-dire
00:35:57que la rotation
00:35:57des gouvernements
00:35:58en Europe,
00:35:59c'est 1,6 mois.
00:36:01C'est-à-dire
00:36:05ce n'est pas
00:36:05un sujet institutionnel,
00:36:06c'est aujourd'hui
00:36:07la société qu'elle mêlée
00:36:07et c'est pareil
00:36:08pour l'histoire des cartes
00:36:09où le mec
00:36:09il va dire
00:36:10non,
00:36:10ce n'est pas faux du tout.
00:36:11Alors là,
00:36:11pour le coup,
00:36:12pour travailler là-dessus
00:36:13depuis quand même des années,
00:36:14à la fois en impact d'élection
00:36:16et ensuite en analyse,
00:36:17c'est vrai.
00:36:18Et je vous assure
00:36:19que la clé,
00:36:20c'est aussi parce que
00:36:20l'offre politique
00:36:21entre nous
00:36:22manque de courage,
00:36:24manque d'incarnation
00:36:24et dans un système
00:36:25si vous voulez
00:36:26qui permet
00:36:26l'élection législative
00:36:28la dernière fois
00:36:28même anticipée,
00:36:29je veux dire,
00:36:30si les Français
00:36:31avaient voulu une majorité
00:36:32si les candidats
00:36:32avaient pu organiser
00:36:34une capacité
00:36:34suffisamment forte
00:36:35pour que le rouge
00:36:36tout ce que vous voulez,
00:36:36si vous voulez voir
00:36:37dans la carte
00:36:37ce que vous voulez aussi,
00:36:38c'est-à-dire que
00:36:38les complotistes vont dire
00:36:39c'est pas possible,
00:36:40on assiste,
00:36:40les autres vont dire
00:36:41il n'y en a pas assez,
00:36:42voilà,
00:36:42c'est un permomètre
00:36:43pour dire
00:36:44c'est ça la cause.
00:36:45Juste pour vous répondre,
00:36:47je connais un petit peu
00:36:47le sujet moi aussi,
00:36:48je connais très bien
00:36:48les mots du scrutin,
00:36:49il se trouve que
00:36:50vous avez cité
00:36:50trois exemples,
00:36:51la France,
00:36:51scrutin majoritaire
00:36:52unil nominale
00:36:53à deux tours,
00:36:53vous avez cité
00:36:54l'Angleterre
00:36:54scrutin unil nominale
00:36:55majoritaire à un tour
00:36:56que tout le monde abandonne,
00:36:57la Nouvelle-Zélande
00:36:58va être abandonnée
00:36:58moi je l'aime beaucoup
00:37:00c'est celui-là qui a gagné
00:37:01c'est celui-là qui a gagné
00:37:02mais ça n'a rien à voir
00:37:03avec l'État du peuple
00:37:04vous avez cité
00:37:05les États-Unis
00:37:06M. Farage ne dépend pas de ça
00:37:07M. Farage ne dépend pas de ça
00:37:09il sera content
00:37:09quand il aura gagné
00:37:10on ne peut pas dire ça
00:37:11il faut être bon
00:37:12quand vous vous proposez
00:37:13Patrick Vignal
00:37:13va être très fort
00:37:14avec M. Attal
00:37:15parce qu'il aura été bon
00:37:16vous avez cité
00:37:16les États-Unis
00:37:17les États-Unis
00:37:18c'est aussi un système
00:37:18bi-partisan
00:37:19je peux vous dire
00:37:20c'est pas bi-partisan
00:37:21monsieur
00:37:21vous avez d'abord
00:37:23un État fédéral
00:37:24avec un congrès très fort
00:37:25et un régime présidentiel
00:37:26où il n'y a pas de communication
00:37:27entre les deux
00:37:28ensuite vous avez
00:37:29d'être à l'intérieur
00:37:29mais c'est comme ça
00:37:30que ça reste
00:37:31c'est constitutionnel
00:37:32la plupart des pays européens
00:37:37sont passés
00:37:37à des systèmes
00:37:38proportionnels
00:37:39ou quelques-uns
00:37:40de systèmes mixtes
00:37:40vous avez également
00:37:41Nouvelle-Zélande
00:37:42qui dans les années 90
00:37:42vous le saviez
00:37:43il y a deux référendums
00:37:44à Nouvelle-Zélande
00:37:44est passé à un système
00:37:46au premier tour
00:37:48c'est-à-dire
00:37:49il n'y a pas assez
00:37:49de liberté
00:37:50pour les électeurs
00:37:51de choisir
00:37:51un président
00:37:52si je peux me permettre
00:37:55c'est le débat
00:37:57moi qui ai eu la chance
00:37:58de faire trois mandats
00:37:592012
00:38:00François Hollande
00:38:01317 parlementaires
00:38:02François devant les Français
00:38:04il dit
00:38:04voilà mon programme
00:38:05il est élu
00:38:06il peut l'appliquer
00:38:07bien ou mal
00:38:08il applique
00:38:082017
00:38:09Emmanuel Macron est élu
00:38:10307 parlementaires
00:38:12il a un programme
00:38:13il le fait
00:38:132022
00:38:14les Français disent
00:38:15vous nous emmerdez
00:38:16démerdez-vous
00:38:17il y a trois blocs
00:38:18et tu as dit Samuel
00:38:19il y aura trois blocs
00:38:20en 2027
00:38:21si on ne sait pas
00:38:23mais non
00:38:23mais il faut faire quoi ?
00:38:24mais il faut faire quoi ?
00:38:26mais c'est en Israël ?
00:38:28tu vas gagner quoi ?
00:38:30stop !
00:38:30stop !
00:38:31stop !
00:38:32stop !
00:38:33mais quittez la terre
00:38:33mais les Océopin
00:38:35ils sont proportionnels
00:38:35mais organisés
00:38:37allez
00:38:37Gilles
00:38:38et Laurence a une bonne idée
00:38:41elle dit
00:38:42moi j'ai changé de chaîne hier
00:38:45pourquoi ?
00:38:46pour une carte météo ?
00:38:47non non
00:38:47elle me dit
00:38:48ça me gavait
00:38:49on peut toujours changer de chaîne
00:38:50si la carte météo
00:38:51ne vous plaît pas
00:38:52plutôt m'insulté
00:38:53les narcotrafiquants
00:38:54font fuir
00:38:55les services publics
00:38:57la mairie de Nîmes
00:38:58s'insurge
00:38:59contre la fermeture
00:39:00de la poste
00:39:00dans un quartier défavorisé
00:39:02pour l'instant
00:39:03les réclamations
00:39:04sont restées
00:39:04lettre morte
00:39:05reportage
00:39:06devant le bureau de poste
00:39:07du quartier de Pissevin
00:39:08à Nîmes
00:39:08les habitants
00:39:09crient ce matin
00:39:10leur colère
00:39:11ça fait des années
00:39:12qu'on vit des problèmes
00:39:13dans nos quartiers
00:39:14ce service public
00:39:16vient du jour au lendemain
00:39:17de baisser le rideau
00:39:18jusqu'à nouvel ordre
00:39:20une pétition a été lancée
00:39:21c'est une honte
00:39:23on nous coupe tout
00:39:24et je ne comprends pas
00:39:26voilà
00:39:27je suis dégoûtée
00:39:29ce quartier
00:39:30vraiment laissé
00:39:31à l'abandon
00:39:31pourquoi cette fermeture
00:39:33si soudaine
00:39:34depuis jeudi dernier
00:39:35la poste
00:39:36met en avant
00:39:37un climat de tension
00:39:38dans ce quartier
00:39:39touché par le trafic de drogue
00:39:40la santé et la sécurité
00:39:41de ses collaborateurs
00:39:42et de ses clients
00:39:43sont une priorité
00:39:44pour la poste
00:39:45ce qui l'a amené
00:39:46à fermer le bureau
00:39:47de Nîmes de Bussy
00:39:48des tirs d'armes lourdes
00:39:50en pleine rue
00:39:50un enfant de 10 ans
00:39:52tué d'une balle perdue
00:39:53depuis quelques années
00:39:54ce quartier de 12 000 habitants
00:39:56vit au rythme des trafics
00:39:57et certains services publics
00:39:59disparaissent
00:40:00alors réaction par rapport
00:40:02à la poste
00:40:02qui ne veut plus faire
00:40:05son rôle de service public
00:40:06écoutez moi j'ai eu la chance
00:40:07de porter une loi
00:40:08qui est la reconnaissance
00:40:10des métiers
00:40:10de la médiation sociale
00:40:11j'ai fait tous les quartiers
00:40:13les plus durs de France
00:40:14à Toulouse
00:40:14à Marseille
00:40:15à Paris
00:40:15à Lyon
00:40:16et à Pissevin
00:40:17et je voudrais
00:40:18quand même saluer
00:40:19justement
00:40:19les PIMS de la poste
00:40:21puisque la poste
00:40:21a mis en place
00:40:22des médiateurs
00:40:23et des médiatrices
00:40:24des PIMS
00:40:25c'est un organisme
00:40:26qui accompagne
00:40:27ils sont justement
00:40:28dans le quartier Pissevin
00:40:30je vais vous dire
00:40:30le vrai débat
00:40:3140 ans de l'acheter
00:40:32et la gauche
00:40:33a une responsabilité
00:40:34et j'ai une responsabilité
00:40:36on a mis les gens
00:40:38dans l'entre-soi
00:40:39l'entre-soi des pauvres
00:40:40et l'entre-soi des riches
00:40:41ça c'est le premier constat
00:40:43c'est un problème
00:40:43déjà d'urbanisation
00:40:45premier point
00:40:45deuxième point
00:40:46effectivement
00:40:47à Pissevin
00:40:48Valérie
00:40:48il n'y a plus rien
00:40:49mais parce qu'on a laissé
00:40:50aussi les narcotrafic faire
00:40:52et j'ai un deuxième exemple
00:40:53donc là
00:40:54c'est les narcots qui gagnent
00:40:56pour que vous comprenez
00:40:57oui mais là
00:40:57c'est les narcots qui gagnent
00:40:59laissez-moi finir
00:41:00j'ai une personne
00:41:01qui m'écrit
00:41:02elle habite à la Grande-Demont
00:41:03elle a un appartement
00:41:04au quartier Pissevin
00:41:05qu'elle loue
00:41:05dernier étage
00:41:07quand les flics débarquent
00:41:08parce qu'ils font quand même
00:41:09leur job
00:41:10les dealers
00:41:11ils veulent monter
00:41:12elle avait une terrasse
00:41:13elle n'a pas ouvert
00:41:14deux fois
00:41:14la troisième fois
00:41:15ils ont brûlé sa voiture
00:41:16ils ont dit
00:41:17la prochaine fois
00:41:17on violera ta gamine
00:41:19de 12 ans
00:41:19c'est un constat
00:41:20Valérie
00:41:21moi j'ai vu des gamines
00:41:22de 14 ans
00:41:23qui m'ont dit
00:41:23mais moi
00:41:24pour 500 euros
00:41:25je te fume
00:41:26avec un flingue
00:41:27dans les quartiers populaires
00:41:29ça
00:41:29personne n'a voulu le voir
00:41:30quand j'expliquais à l'Assemblée
00:41:32qu'on avait un souci avec ça
00:41:33on m'a dit
00:41:34ça va passer
00:41:35non c'est un vrai débat
00:41:36après comment on le règle
00:41:37avec l'armée
00:41:38on tire sur ces jeunes
00:41:39Kevin
00:41:39mais non
00:41:40on le règle avec l'éducation
00:41:42on le règle aussi
00:41:43non mais qu'est-ce que je dis
00:41:44Kevin
00:41:44parce que je sais
00:41:45comment il fonctionne
00:41:46moi j'ai bon
00:41:47avec l'armée
00:41:48non mais j'ai envie de dire
00:41:49allez on met l'armée
00:41:50moi aussi
00:41:50vous savez comment vous fonctionnez
00:41:51je ne suis pas déçu
00:41:51mais non mais ce que je veux dire
00:41:53si ce n'est pas qu'avec l'armée
00:41:54Kevin
00:41:54c'est aussi avec de l'éducation
00:41:56avec de la fermeté
00:41:59Arrêtez avec l'éducation
00:42:01mais venez avec moi
00:42:01vous verrez
00:42:02il y a des gars même aussi
00:42:03perdus
00:42:04mais quand vous écoutez
00:42:04ce que les gens
00:42:05de ces quartiers vous disent
00:42:07c'est aussi qu'ils savent très bien
00:42:09qui sont les 10-15 fauteurs de troubles
00:42:11et qu'on veut maintenir
00:42:13une espèce de paix sociale
00:42:15il n'y en a plus que 10-15 malheureusement
00:42:16c'est gangréné
00:42:18Valérie
00:42:18je finis
00:42:19excusez-moi je suis trop long
00:42:20parce que c'est un sujet
00:42:21que je connais Kevin
00:42:21vraiment
00:42:22les quartiers entiers
00:42:23des quartiers entiers
00:42:25Kevin
00:42:25sont pourris
00:42:26je ne peux pas dire mieux
00:42:27vous nous faites marier
00:42:28avec l'éducation
00:42:29enfin l'éducation de quoi
00:42:31enfin qu'est-ce que vous allez
00:42:32les éduquer
00:42:32mais Valérie
00:42:33quand je parle d'éducation
00:42:34quand vous avez un gars même
00:42:34de 12 ans
00:42:35qui est obligé de chauffer
00:42:36tous les jours
00:42:37parce que les mecs lui disent
00:42:38on va te briser dans une voiture
00:42:39comme barbecue
00:42:40celui-là
00:42:41je fais quoi de celui-là
00:42:42je le mets en prison
00:42:43ou je l'aide
00:42:44bon
00:42:44alors revenons à la réalité
00:42:47sortons de l'idéologie
00:42:48je ne suis pas sûr
00:42:49que vous servez Gabriel Attal
00:42:50avec ce discours
00:42:51mais ce n'est pas grave
00:42:51tant pis pour lui
00:42:53sérieusement
00:42:54quand j'entends parler
00:42:55d'éducation
00:42:56ça va
00:42:57ça fait 30-40 ans
00:42:58qu'on nous parle d'éducation
00:42:59et Valérie
00:43:00vous avez raison sur un point
00:43:01quand vous interrogez
00:43:02les habitants
00:43:03quand vous interrogez
00:43:04les élus
00:43:04on sait très bien
00:43:05qu'ils posent problème
00:43:06on connait les familles
00:43:07on connait les jeunes
00:43:08qui dealent en bas des immeubles
00:43:10ils sont dans une forme
00:43:11d'impunité
00:43:11qui est totale
00:43:12et quand vous avez le malheur
00:43:14de dire qu'il faut
00:43:15sanctionner ces familles
00:43:16qu'il faut les virer
00:43:18des logements sociaux
00:43:19qu'il faut s'en prendre
00:43:20aux aides sociales
00:43:21vous avez toute la gauche
00:43:24bienveillante
00:43:24qui nous raconte
00:43:25que c'est horrible
00:43:26que c'est un assassinat social
00:43:28bref
00:43:28on ne s'en sortira pas
00:43:29tant qu'on n'agira pas
00:43:31véritablement
00:43:32sur la source
00:43:32de ces problèmes
00:43:33mais Kevin
00:43:34je suis d'accord
00:43:35de les virer
00:43:36dans les sociaux
00:43:37mais il faut aller
00:43:38à la source
00:43:38il faut choper
00:43:39les salopards
00:43:40qui obéissent
00:43:40ces gamins
00:43:41à dîner
00:43:41et là je serai d'accord
00:43:42avec vos suites
00:43:43on va y revenir
00:43:44vous ferez la suite
00:43:45après le teasing
00:43:46mais effectivement
00:43:47le narcotrafic
00:43:48c'est un sujet
00:43:49c'est un sujet
00:43:54majeur
00:43:54effectivement
00:43:55et est-ce que la Poste
00:43:56a raison de céder ?
00:44:00est-ce que la Poste
00:44:0410h midi
00:44:06mettez-vous d'accord
00:44:07Sud Radio
00:44:08mettez-vous d'accord
00:44:09Valérie Expert
00:44:10allez on continue
00:44:11nos débats animés
00:44:12ce matin
00:44:13Jean-Christophe Gallien
00:44:14politologue
00:44:15conseiller en communication
00:44:16Samuel Laffont
00:44:17porte-parole de Reconquête
00:44:18le parti d'Éric Zemmour
00:44:19Patrick Vignal
00:44:20ancien député Renaissance
00:44:21de l'Hérault
00:44:22et Kevin Bossuet
00:44:23diplômé en histoire
00:44:24contemporaine
00:44:25on va parler
00:44:26de ces drames
00:44:28à Rennes
00:44:28en Seine-et-Marne
00:44:30également dans un camping
00:44:31des ados
00:44:32qui s'entretuent
00:44:33qui s'assassinent
00:44:35pour des motifs futiles
00:44:37parlons de cette violence
00:44:39dans un instant
00:44:40mais revenons
00:44:40sur ce que Gilles évoquait
00:44:43à savoir
00:44:43la poste du quartier
00:44:45Pisevin à Nîmes
00:44:45qui va fermer
00:44:46à cause du narcotrafic
00:44:48alors
00:44:49Samuel Laffont
00:44:50vous voulez réagir
00:44:51oui il se trouve
00:44:51que toute ma famille
00:44:52est nimoise
00:44:52que j'ai habité
00:44:53pendant très longtemps
00:44:54à Nîmes
00:44:55que j'ai vu ce quartier
00:44:56se dégrader
00:44:56très rapidement
00:44:58largement en avance
00:44:59par rapport à d'autres
00:45:00banlieues
00:45:00comme on dit
00:45:01en France
00:45:02qu'il y a évidemment
00:45:03un problème urbanistique
00:45:05mais cette idée
00:45:06à la base
00:45:07de faire des tours énormes
00:45:08des cages à lapins
00:45:08il y a aussi
00:45:09évidemment le sujet
00:45:10de l'immigration
00:45:11il y a aussi
00:45:11le sujet de la sécurité
00:45:12qui a été traité
00:45:14quand il est dit
00:45:15que les gens
00:45:16ne se rendent pas compte
00:45:16je pense que les français
00:45:17se rendent compte
00:45:17depuis très longtemps
00:45:18en revanche
00:45:19c'est les politiques
00:45:20en place
00:45:20qui n'ont pas agi
00:45:21et donc le problème
00:45:22s'est aggravé
00:45:22il a été dit
00:45:23qu'avant
00:45:24c'était 10-15 personnes
00:45:25il est vrai
00:45:25qu'au début
00:45:26c'est toujours
00:45:2710-15 personnes
00:45:28mais plus le temps avance
00:45:30moins c'est 10-15 personnes
00:45:31et avec le narcotrafic
00:45:32qui s'est développé
00:45:33le système
00:45:34n'a pas seulement changé
00:45:36il a changé de nature
00:45:37complètement
00:45:38puisque tout un quartier
00:45:39peut être tenu
00:45:40via le narcotrafic
00:45:41vous signalez vous-même
00:45:42à l'instant
00:45:42qu'il y a des gamins
00:45:44qui sont tenus
00:45:44et pas simplement
00:45:46rémunérés pour
00:45:46mais menacés
00:45:47s'ils ne le font pas
00:45:47donc c'est un problème
00:45:48qui est devenu
00:45:48beaucoup plus grave
00:45:49puisqu'on a refusé
00:45:51les français voulaient
00:45:52régler le problème
00:45:52il a été refusé
00:45:53par les politiques en place
00:45:54de le régler
00:45:55et on a un problème final
00:45:57on parlait de la poste
00:45:58on a commencé par ça
00:45:58il se trouve qu'évidemment
00:46:00quand vous êtes
00:46:00médecin généraliste
00:46:01qui fait des visites
00:46:02et que vous vous faites
00:46:03contrôler à chaque fois
00:46:04casser votre voiture
00:46:05à l'époque
00:46:05c'était piquer le poste radio
00:46:07au début vous y allez
00:46:08parce qu'il y a quand même
00:46:09des gens à soigner
00:46:09et puis vous n'y allez plus
00:46:10vous êtes infirmier
00:46:12vous n'y allez plus
00:46:13vous êtes pompier
00:46:13vous ne pouvez plus y aller
00:46:14vous ne voulez plus y aller
00:46:15et au fur et à mesure
00:46:16vous avez des quartiers
00:46:17qui sont mis à l'abandon
00:46:18parce qu'ils sont complètement
00:46:20en dehors
00:46:21du reste de la ville
00:46:22et je dirais
00:46:22qu'il y a une responsabilité
00:46:23de la commune
00:46:24mais il y a aussi
00:46:24une responsabilité
00:46:25d'abord pour ces problématiques
00:46:26c'est la responsabilité
00:46:26de l'État
00:46:27de l'État et du politique
00:46:28qui a aussi laissé faire
00:46:29pour acheter la paix sociale
00:46:31c'est pas juste en plus
00:46:34c'est pas organique
00:46:35c'est une conquête
00:46:37cette conquête
00:46:37n'est pas le fruit du hasard
00:46:40mais au contraire
00:46:41quand vous êtes
00:46:41un système parallèle
00:46:42d'abord
00:46:43qui est devenu principal
00:46:44maintenant
00:46:44parce qu'il tient
00:46:45les clés de ce territoire
00:46:46en totalité
00:46:47ou en partie
00:46:48il tient en particulier
00:46:50à cette manière
00:46:51ce qui se passe
00:46:51dans d'autres pays
00:46:52on a beaucoup parlé
00:46:52de mexicanisation
00:46:53en France
00:46:53c'est en partie le cas
00:46:55dans la manière
00:46:55d'avoir
00:46:56si vous voulez
00:46:56les mêmes fondamentaux
00:46:58aujourd'hui
00:46:58mais c'est même pire
00:47:00dans l'idée que
00:47:00vous avez en France
00:47:01un parallèle
00:47:02qui est différent
00:47:03et qui n'existe nulle part ailleurs
00:47:04sauf en Belgique
00:47:06et en partie
00:47:06en Allemagne aujourd'hui
00:47:07vous avez aujourd'hui
00:47:08un lien en plus
00:47:09entre le narcotrafic
00:47:10cette narco-société
00:47:13ces narco-territoires
00:47:14et la relation
00:47:15avec une religion
00:47:18radicalement opposée
00:47:19à ce qu'est notre système
00:47:20à nous
00:47:20c'est-à-dire
00:47:20que l'islam radical
00:47:21et ça c'est une particularité
00:47:23française qu'on ne veut pas
00:47:23voir encore aujourd'hui
00:47:24donc on n'a pas voulu voir
00:47:25pendant des années
00:47:25l'idée qu'il y avait
00:47:27le narcotrafic
00:47:28qui gangrénait
00:47:29qui prenait les places de marché
00:47:30qui de plus en plus
00:47:31s'immisçait
00:47:32et aujourd'hui d'ailleurs
00:47:33qui investit
00:47:33alors là c'est un autre niveau
00:47:35investit à la fois
00:47:36évidemment
00:47:36dans l'administratif
00:47:37parfois dans le politique
00:47:38parce que la corruption existe
00:47:39mais aussi
00:47:40de manière beaucoup plus ancienne
00:47:41dans les flux
00:47:42de la réalité économique
00:47:44la vraie économie
00:47:44c'est-à-dire qu'ils investissent
00:47:45non pas simplement
00:47:46dans le resto pour blanchir
00:47:47mais dans beaucoup
00:47:48d'autres choses
00:47:48qui sont parfois
00:47:49des investissements
00:47:50très sérieux
00:47:51et ainsi de suite
00:47:51donc on a ça
00:47:52mais de l'autre côté
00:47:53vous avez une spécité française
00:47:54qu'on ne veut pas voir
00:47:54aujourd'hui
00:47:55et c'est ce lien très concret
00:47:56qu'il y a
00:47:57entre le narcotrafic
00:47:58et quelque chose
00:48:00qui pourrait devenir
00:48:00autre chose demain
00:48:01c'est-à-dire la religion
00:48:02version radicalisée
00:48:03de l'islam
00:48:04et ça dans les quartiers
00:48:05c'est une bombe réelle
00:48:07à fragmentation totale
00:48:08parce que vous avez
00:48:10le contrôle économique
00:48:11et aujourd'hui
00:48:11vous avez le contrôle religieux
00:48:13parce que les deux marchent ensemble
00:48:14vous feriez quoi ?
00:48:16aujourd'hui vous avez
00:48:17on parlait tout à l'heure
00:48:18de combat
00:48:19c'est pas un combat
00:48:19c'est une guerre
00:48:20alors tout le monde a raison
00:48:21dans l'idée que
00:48:22bien sûr qu'il faut sortir
00:48:24les jeunes qui sont là-dedans
00:48:25bien sûr que
00:48:26certains d'entre eux
00:48:27vivent très bien
00:48:27le fait de prendre
00:48:28500 euros par jour
00:48:29d'autres sont contraints
00:48:31à la fois par leur famille
00:48:32parfois
00:48:32et par aussi les gangs
00:48:33qui sont là
00:48:34maintenant vous avez aussi
00:48:35l'économie
00:48:35j'en parlais tout à l'heure
00:48:36les flux
00:48:36c'est d'abord une économie
00:48:39aujourd'hui
00:48:39c'est quelque chose d'important
00:48:40vous avez les consommateurs
00:48:41vous avez ensuite
00:48:41les territoires qui sont fermés
00:48:42pourquoi ils sont fermés
00:48:43alors qu'on est dans un pays
00:48:44qui normalement devrait
00:48:45maîtriser la totalité
00:48:46de sa géographie
00:48:47on ne le maîtrise plus
00:48:48vous parlez d'un quartier
00:48:48qui n'est plus maîtrisé
00:48:49on pourrait aller à Montpellier
00:48:50que Patrick connaît très bien
00:48:52on pourrait aller à Béziers
00:48:52dans d'autres
00:48:53Marseille et d'autres
00:48:53et partout
00:48:54vous en parliez tout à l'heure
00:48:55et donc à partir de là
00:48:57on ne peut pas rester
00:48:58les bras ballants
00:48:58et je vous le dis
00:48:59c'est économique
00:49:01c'est le contrôle territorial
00:49:02mais c'est aujourd'hui
00:49:14mais moi qui ai 16 ans
00:49:16vous avez un métier
00:49:16qui peut me rapporter
00:49:1710 000 euros par mois
00:49:18mais bien sûr
00:49:19que vous avez tout à fait raison
00:49:20c'est une des clés
00:49:20une des clés
00:49:21c'est quoi l'avenir
00:49:22si vous ne sortez pas
00:49:23les enfants
00:49:23d'une manière
00:49:24si vous ne pétez pas
00:49:25non pas les tours
00:49:26mais les appartements
00:49:27disons-tu par les gens
00:49:28parce que les tours
00:49:28c'est un bon exemple
00:49:29d'ailleurs d'aller en prison
00:49:30genre tous les gosses
00:49:31c'est pas la prison
00:49:32non mais tous les gosses
00:49:33c'est un autre contexte
00:49:33je vais me proposer
00:49:34comme emploi
00:49:34le pays du nord
00:49:35je peux gagner 10 000 euros
00:49:36je peux m'acheter des noix
00:49:37on va tous aller
00:49:39dans le trafic de drogue
00:49:40on va tous aller
00:49:41dans le trafic de drogue
00:49:42mais c'est quoi
00:49:43cette bénédiction
00:49:43à deux balles
00:49:44alors attendez
00:49:45il n'avait pas fini
00:49:46Kevin
00:49:46non mais qui peut
00:49:48m'offrir ça
00:49:48à 16 ans
00:49:50si vous êtes éduqué
00:49:51ils ne sont pas éduqués
00:49:53Valérie
00:49:53c'est ça le débat
00:49:55si vous savez
00:49:55que vous pouvez gagner
00:49:5610 000 euros
00:49:57mais que vous pouvez aussi
00:49:57aller en tôle
00:49:58si vous permettez
00:50:00je vous permets
00:50:02excusez-moi
00:50:02je suis
00:50:04Valérie
00:50:05je suis dans un quartier
00:50:06un matin
00:50:07parce que le soir
00:50:07on n'y va pas
00:50:08ils sont pleins de coques
00:50:09et de protoxyde
00:50:10vous ne rentrez pas
00:50:10ou alors avec des CRS
00:50:12je rentre dans une maison
00:50:13d'un quartier
00:50:14sur Montpellier
00:50:14je ne citerai pas le quartier
00:50:15je me trouvais
00:50:164 gamins de 16 ans
00:50:18il y avait 250 000 euros
00:50:21d'espèces sur la table
00:50:22et 4 flingues
00:50:23et je dis à ces gamins
00:50:25mais c'est quoi votre avenir
00:50:26leur avenir
00:50:27il vous dit
00:50:27me marier avec une influenceuse
00:50:29avoir une Ferrari à Dubaï
00:50:31mais je sais que je finirai
00:50:32ou en barbecue
00:50:33ou en prison
00:50:34ça veut dire que Valérie
00:50:36on a un vrai débat aussi
00:50:37sur l'éducation
00:50:39les familles n'existent pas
00:50:40ce que je veux dire
00:50:41c'est que ce que dit Gilles
00:50:42et moi je leur dis
00:50:43tout content
00:50:44je te ferai bosser chez Nicolas
00:50:45tu ramasseras ma mère
00:50:47pour 1400 euros par mois
00:50:48il vous dit
00:50:49mais moi
00:50:49je fais 10 000 par jour
00:50:51donc je veux qu'on prenne conscience
00:50:53de ça aussi
00:50:53la société
00:50:54c'est des faits réels
00:50:56on est gangréné
00:50:57certains territoires
00:50:58sont perdus
00:51:01moi déjà
00:51:01je n'aime pas
00:51:02le mépris
00:51:04qu'il y a derrière
00:51:05cet argument
00:51:06des tours
00:51:08des logements
00:51:09de grand habitat
00:51:10etc
00:51:10il y a des gens
00:51:11qui vivent là
00:51:12ils sont très respectueux
00:51:13ils respectent la loi
00:51:15et encore une fois
00:51:16c'est une minorité
00:51:17donc attribuer
00:51:18le trafic de drogue
00:51:19à l'urbanisme
00:51:20pour moi
00:51:21c'est une insulte
00:51:22vis-à-vis de ses habitants
00:51:24et en tout cas
00:51:24ils le ressentent comme ça
00:51:26ensuite
00:51:26à un moment donné
00:51:27on ne peut pas dire
00:51:28que les politiques
00:51:28ne font rien
00:51:29il y a une loi
00:51:29quand même
00:51:30sur le narcotrafic
00:51:31il y a des choses
00:51:31on essaye de faire des choses
00:51:33le problème
00:51:33c'est que
00:51:34il est un peu trop tard
00:51:35regardez ce qui se passe
00:51:36à Nice
00:51:37dans le quartier des Moulins
00:51:38il y avait en 2023
00:51:3912 points de deal
00:51:40on en a démantelé
00:51:43moitié
00:51:43il en reste environ 7
00:51:44aujourd'hui
00:51:45le problème
00:51:46c'est que forcément
00:51:47entre ces points de deal
00:51:48comme il y en a moins
00:51:48il y a une concurrence
00:51:49de plus en plus exacerbée
00:51:51et le niveau de violence
00:51:52est encore
00:51:53plus important
00:51:54et enfin
00:51:55Jean-Christophe
00:51:56a dit quelque chose
00:51:57de très juste
00:51:57il faut s'en prendre
00:51:58aux consommateurs
00:51:59alors ça
00:52:00dans les discours politiques
00:52:02on l'entend
00:52:02il y a encore
00:52:03monsieur Macron
00:52:03il y a quelques semaines
00:52:05qui nous disait
00:52:06qu'il allait augmenter
00:52:07le montant
00:52:08des amendes forfaitaires
00:52:09sauf qu'on sait
00:52:10que ça ne fonctionne pas
00:52:11dans la mesure
00:52:12où ils ne sont
00:52:13majoritairement pas payés
00:52:14donc il n'a que ça
00:52:15à nous proposer
00:52:16et enfin
00:52:17j'aimerais dire
00:52:17quelque chose aussi
00:52:18parce que ce
00:52:19bénit-huit-huit-huit
00:52:19moi j'en ai ras-le-bol
00:52:21vous savez
00:52:21moi je suis enseignant
00:52:22j'enseigne en Seine-Saint-Denis
00:52:23et je vois des gamins
00:52:24qui se comportent
00:52:25très bien
00:52:26je vois des gamins
00:52:27aussi qui voient le voisin
00:52:28faire 5 000
00:52:2910 000 euros
00:52:30mais qui ne tombent pas
00:52:30là-dedans
00:52:31parce qu'ils croient
00:52:32en l'école
00:52:32parce qu'ils veulent
00:52:34véritablement s'insérer
00:52:35dans la société
00:52:35ils ne veulent pas
00:52:36terminer en prison
00:52:38et ils racontent aussi
00:52:39quelque chose
00:52:40qui est quand même
00:52:40important
00:52:40c'est finalement
00:52:41cette forme d'impunité
00:52:43qu'il y a autour de ça
00:52:44moi je suis désolé
00:52:46des peines courtes
00:52:47Pour des mineurs qui font n'importe quoi
00:52:49Ce serait extrêmement efficace
00:52:51Le fait de sortir ces gamins
00:52:52Des cités, de les sortir de cet environnement
00:52:55Pour les mettre dans des centres du quartier fermé
00:52:57Mais alors dites-le
00:52:58C'est quoi la solution ?
00:53:01Non mais attendez
00:53:02D'abord première des choses
00:53:04Dans ces quartiers populaires, très souvent
00:53:06Les gens sont otages du narcotrafic
00:53:08Avant, Kevin a raison, c'était 10 gamins
00:53:10Qu'on pouvait identifier
00:53:11Et le monde associatif faisait son boulot
00:53:14Maintenant c'est pas 10 gamins
00:53:15Non il l'a pas fait, s'il l'avait fait on n'en serait pas là
00:53:17Vous pouvez vous amener chez moi à Montpellier
00:53:19Des clubs de sport qui sont capables de récupérer des gamins
00:53:22Enfin Valérie, ils font le joke quand même
00:53:24Il y a des gens qui bénévoquent
00:53:25Mais comment vous pouvez dire ça ?
00:53:27Aussi bien sur l'islamisme que sur le trafic de droits
00:53:29Je ne vous parle pas des deux
00:53:31Premier point, je pense qu'il y a un monde associatif
00:53:33Qui essaie de faire le boulot premier point
00:53:35Deux, oui, il faut sortir ces gamins
00:53:37Mais pas à 15 jours, le CNU, 3 jours
00:53:40Il faut les sortir comme dans du territoire
00:53:42Deux, et trois
00:53:43Donc c'est comment vous faites ?
00:53:45Mais Valérie, c'est la guerre, le narcotrafic
00:53:47Oui, c'est la guerre
00:53:47Ça fait deux ans que je le dis
00:53:49C'est blanchiment, épicerie de nuit, kebab, arachicha
00:53:52Regardez le reportage des 6
00:53:54Valérie, c'est moi, m'exprimez
00:53:55Je suis passionné, excusez-moi
00:53:56Parce que c'est un sujet
00:53:57Le vrai débat, en fait
00:53:59C'est que même les points de deal
00:54:00Un point de deal, c'est entre 30 et 50 000 euros
00:54:03Il n'y en aura plus dans deux ans
00:54:04Il y a Ubercheat
00:54:05Les mecs qui se font livrer par WhatsApp
00:54:07En gros, on fait quoi ?
00:54:08Vous êtes politique, vous proposez quoi concrètement ?
00:54:11Parce qu'apparemment, on est d'extrême droite
00:54:13Qu'on veut mettre les gens en prison
00:54:15Qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
00:54:16Mais Kevin, le problème de la prison
00:54:18Il y a déjà 100 000
00:54:19Vous êtes le barbarole de Gabriel Attal
00:54:21Donc qu'est-ce que Gabriel Attal propose sur cette question ?
00:54:23Moi, je dis que je n'ai pas de soucis
00:54:25Il faut de la fermeté
00:54:26Mais je n'aime pas votre démagogie
00:54:29D'abord, un, vous n'avez qu'à venir avec moi
00:54:31Vous n'avez qu'à venir avec moi dans les quartiers
00:54:32Vous verrez comment ça va
00:54:33Il n'y compris pas en Seine-Saint-Denis
00:54:35Un, deux, il y a plein de gamins qui veulent s'en sortir
00:54:38Il y a plein de gamins qui n'ont pas la chance
00:54:40Parce qu'ils sont à 10 dans un appartement
00:54:42Ils n'ont pas la chance d'avoir ce qu'ont eu mes enfants
00:54:44De faire de l'école
00:54:45Et ceux-là, il faut les aider
00:54:46Je n'ai pas de soucis avec ça, Valérie
00:54:47Le vrai débat, en fait
00:54:48Ils ont tous la chance d'être allé à l'école, pardon
00:54:50Mais les parents étaient obligatoires jusqu'à 16 ans
00:54:52Mais Valérie, je suis désolé
00:54:53Mais quand vous êtes dans une chambre à quatre
00:54:55Que vos parents ne maîtrisent pas la langue
00:54:57C'est plus compliqué
00:54:58Si vous êtes un fils de préfet
00:54:59Et que vous avez des études particulières
00:55:01On est d'accord ou pas ?
00:55:02Est-ce que vous pensez que l'ascenseur marche pour tout le monde ?
00:55:06Vous pensez que l'ascenseur social marche pour tous les gamins du 16ème
00:55:10Ou des gamins de pisse 20 ?
00:55:12On est d'accord au moins sur ça ?
00:55:13On est d'accord quand même
00:55:14On peut prendre des cours privés
00:55:15Ils partent en vacances
00:55:16Moi j'ai des gamins qui aimeraient s'en sortir
00:55:18Vous savez, j'ai des amis dont les gosses font du deal
00:55:20Et qui habitent dans le 16ème
00:55:21Et qui sont des proches à scolaire
00:55:24Vous pensez que l'ascenseur social marche en train de ne pas être tort ?
00:55:28Ah bon, je suis d'accord
00:55:29Sur la partie ascenseur social
00:55:31Il est évident, c'est un truisme
00:55:33Que évidemment tout le monde ne commence pas avec les mêmes chances
00:55:36Ah merci
00:55:36Mais ça n'excuse pas tout
00:55:38Moi je connais aussi, je peux citer des familles de Mong
00:55:40Donc c'était une ethnie au Vietnam
00:55:42Qui a aidé la France pendant la guerre
00:55:44Qui se retrouvait avec des enfants
00:55:46Parfois 5, 8, 10 enfants
00:55:47Sans un sou
00:55:48Et tous les gamins étaient à l'école
00:55:50Avec objectif
00:55:51Évidemment avoir le bac
00:55:52Et se taire et faire le maximum
00:55:54Et puis avoir des prénoms français, etc
00:55:56Donc on ne peut pas dire que c'est juste un problème de pauvreté
00:55:58Et c'est insulter les gens qui ont peu de moyens
00:56:00Sur l'aspect prison dont vous parliez Valérie
00:56:04A mon avis c'est essentiel
00:56:05Puisque le sujet actuel
00:56:07La manière dont le débat est amené
00:56:08C'est qu'il y a trop de gens déjà en prison
00:56:10Donc on ne peut plus en faire
00:56:11Et on nous explique
00:56:13Sinon qu'il y a trop de gens dans l'absolu en prison
00:56:15Moi ce que je pense
00:56:16C'est que quand il y a des périodes criminogènes
00:56:19Vous avez pour une raison ou pour une autre
00:56:20Beaucoup de personnes sont délinquantes
00:56:22Beaucoup de personnes sont criminelles
00:56:23On peut très bien décider d'avoir plus de prison
00:56:26Et d'avoir des gens incarcérés
00:56:28Ça ne veut pas dire que dans 100 ans
00:56:30Dans 200 ans
00:56:31La France devra avoir 10, 15, 20%
00:56:34Je dis n'importe quoi
00:56:34De gens en prison
00:56:35Et en fait on est resté dans ce débat-là
00:56:37En se disant
00:56:37Il faudrait qu'il y ait un seuil
00:56:38Et que ce seuil ne bouge jamais
00:56:40Vous voyez que par exemple au Japon
00:56:41Vous allez me dire qu'il y a un vivissement de la population
00:56:42Mais au Japon
00:56:43Vous avez des places de prison qui sont vacantes
00:56:45Parce que finalement
00:56:45Ils ont besoin d'utiliser moins de places
00:56:47C'est extrêmement important
00:56:49On ne peut pas avoir le débat
00:56:52Si on dit que de toute manière
00:56:53On est déjà trop de gens en prison
00:56:54On ne peut plus en conspire
00:56:54Stop, on va continuer
00:56:57Parce que c'est un débat animé
00:56:58Passionnant
00:57:01Mettons-nous d'accord peut-être
00:57:02Tout de suite après la pub
00:57:0410h midi
00:57:05Mettez-vous d'accord
00:57:06Sud Radio
00:57:09Le 10h midi
00:57:10Mettez-vous d'accord
00:57:11Valérie Expert
00:57:12Bon, je ne sais pas si on arrivera à se mettre d'accord
00:57:15Les gens se battent
00:57:15Non
00:57:16On devrait pourtant
00:57:17On devrait pourtant
00:57:18C'est comme les climatologues avec Kevin
00:57:19Lui il voit qu'il y a le feu
00:57:21Et moi je vois le soleil
00:57:22Ou des fois le contraire
00:57:23C'est impossible
00:57:23Alors je voulais aussi qu'on parle donc de ces drames
00:57:26Cet adolescent tué par un autre dans un camping
00:57:30Pour un refus de contact sur TikTok
00:57:32Un coup mortel à l'arme blanche
00:57:34Et puis ce gosse de 11 ans Théo
00:57:37Qui était à la pêche
00:57:39Étranglé avec une serviette mouillée
00:57:41Par deux autres ados
00:57:43Inconnus des services de police
00:57:45Ça interroge sur la violence de ces enfants
00:57:49On a Jean qui voulait réagir
00:57:51Bonjour Jean
00:57:52Oui bonjour Valérie
00:57:54Bonjour
00:57:54Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
00:57:56D'abord l'histoire
00:57:59Il n'y a pas vraiment de commentaire
00:58:01Comme me dit mon épouse ce matin
00:58:03Qui dit quand même
00:58:04Il a vu les yeux et le visage de cet enfant
00:58:06Qui était en train d'agoniser
00:58:08Parce qu'il l'a quand même tué à main nue
00:58:10Ce qui n'est quand même pas rien
00:58:11Même avec une serviette
00:58:13Mais je veux dire
00:58:13C'est un acte horrible à un âge comme ça
00:58:16Et puis ça m'a fait penser à la scène
00:58:19Dans le film police
00:58:20Où la jeune fille qui est interrogée
00:58:22Après avoir pratiqué une fellation
00:58:24Pour avoir un téléphone portable
00:58:26Et le flic lui dit
00:58:27Mais quand même
00:58:27Tu te rends compte qu'un acte comme ça
00:58:29Pour un téléphone c'est horrible
00:58:30Elle dit oui
00:58:30Mais c'était quand même un beau portable
00:58:32Donc ça veut dire qu'il n'y a plus de notion de rien
00:58:34C'est-à-dire qu'il n'y a pas de valeur
00:58:36Ils n'ont sûrement pas été éduqués comme nous
00:58:38De moins en moins
00:58:39Et que la vie n'a pas beaucoup de prix
00:58:41Parce que quand même
00:58:42Tuer pour une canne à pêche
00:58:43Et du fil à pêche
00:58:44Là vraiment on tombe en dessous de zéro
00:58:47C'est horrible
00:58:48Alors on va vous dire
00:58:49Qu'il y a plein d'enfants qui meurent actuellement
00:58:51Mais c'est vrai que là quand même
00:58:52En France
00:58:53Un acte comme ça
00:58:54Pour un truc aussi minable
00:58:56Ridicule que ça
00:58:57C'est horrible
00:58:58Et c'est cette notion de vie
00:59:01Quel prix il donne à la vie
00:59:02C'est quand même terrible
00:59:04Oui
00:59:05C'est un constat
00:59:06C'est un constat
00:59:08Qui est fait depuis
00:59:09Depuis un certain temps
00:59:10Alors que là
00:59:11On est effectivement
00:59:12Sur des gosses qui vont à l'école
00:59:13Qui étaient dans des collèges de Rennes
00:59:15Rennes c'est quand même
00:59:16Une petite ville
00:59:16Donc on peut s'interroger
00:59:19Samuel Lafonce
00:59:22Sur cette violence
00:59:23Ce que je trouve particulièrement intéressant
00:59:25Dans ce qu'a dit Jean
00:59:26C'est qu'il parle d'une certaine manière
00:59:28De bien et de mal
00:59:29De conscience
00:59:29De faire mal à l'autre
00:59:31L'Etat ne peut pas imposer une morale
00:59:33Donc il ne peut passer que par la loi
00:59:36Il y a une différence entre la loi et la morale
00:59:38Effectivement c'est un grave problème
00:59:39Quand on a aujourd'hui des enfants
00:59:40Qui sont prêts
00:59:41Et des adolescents
00:59:42Qui sont prêts à massacrer d'autres
00:59:43La seule réponse que peut avoir l'Etat
00:59:45Concrètement
00:59:45La loi
00:59:46C'est
00:59:47Eh bien
00:59:47Des condamnations
00:59:48Du pénal
00:59:49Vous allez dire
00:59:50Il peut avoir un éducatif
00:59:51Mais derrière
00:59:53Il faut qu'on puisse craindre
00:59:54Il faut que ces personnes-là
00:59:56Puissent craindre la sanction
00:59:58Là on parlait par exemple
01:00:00De quelqu'un qui se fait poignarder
01:00:01Pour un motif tout à fait futile
01:00:04Ça me fait penser au roman Dune
01:00:06C'est la science-fiction
01:00:07Qui a été créé en 1965
01:00:091965 par Frank Herbert
01:00:10Vous avez tout un passage
01:00:11Où il y a quelqu'un
01:00:13Qui tue un autre personnage au couteau
01:00:14Et qui explique à quel point
01:00:16C'est dur pour un adulte
01:00:17C'est un roman de guerre
01:00:19Avec des factions qui s'entretuent
01:00:21Vous avez des pages et des pages
01:00:23Sur cet événement-là
01:00:24Et là vous avez
01:00:24Des gamins qui s'entretuent
01:00:26Pour rien du tout
01:00:27On voit qu'on a complètement changé
01:00:28De niveau en termes de moralité
01:00:30Dans la société
01:00:31De morale
01:00:32Quelle est la gravité de l'acte
01:00:33Je pense que
01:00:34Malheureusement
01:00:36Puisque
01:00:36On parle d'éducation
01:00:38On ne peut pas
01:00:38En claquant des doigts dire
01:00:39C'est pas bien
01:00:40De faire du mal à son prochain
01:00:42On est obligé
01:00:43A court terme
01:00:44A moyen terme
01:00:45De passer par le pénal
01:00:46Vous pourrez peut-être
01:00:47A moyen terme et long terme
01:00:48Avoir une éducation nationale
01:00:49Qui apprenne
01:00:50On a souvent parlé
01:00:51D'éducation civique
01:00:52C'est pas notre rôle
01:00:53Mais c'est pas le rôle
01:00:55C'est pas le rôle du tout
01:01:09Pas toute la jeunesse
01:01:11Mais moi
01:01:12Dans mes auditions
01:01:13De certains jeunes
01:01:14Je pense à des gamins
01:01:15Qui vous disent
01:01:16Mais moi mon corps
01:01:16C'est pas important
01:01:17Je veux me payer
01:01:18Le dernier sac
01:01:19D'une marque
01:01:20Donc elle est capable
01:01:21De faire des félations
01:01:22A 10 mètres
01:01:23Dans une cave
01:01:24Ça veut dire
01:01:25Quand même que Valérie
01:01:25Qu'on veuille ou pas
01:01:26Il y a un débat
01:01:27D'une dézimilisation
01:01:29De la relation
01:01:29Qu'on est gamins
01:01:30Quand je vois
01:01:31Les abrutis d'influenceuses
01:01:32Les lèvres refaites
01:01:33Des seins refaits
01:01:34A 15 ans
01:01:35Qui nous expliquent
01:01:35Comment ça marche
01:01:36Je me dis
01:01:36Mais dans quel monde on est
01:01:38Donc j'ai un vrai débat
01:01:39Valérie sur
01:01:40J'y reviens
01:01:41Sur l'éducation
01:01:42Mais il se trouve
01:01:43Que dans certaines familles
01:01:45Il n'y a plus
01:01:46Cette éducation
01:01:47Alors moi je dis
01:01:48Qu'il faut de la répression
01:01:49Et je voudrais qu'elle me dire
01:01:50Un mot sur les enseignants
01:01:51Moi même j'étais enseignant
01:01:52En STAPS
01:01:52Et Kevin a souvent raison
01:01:53Lui il n'est pas là
01:01:54Pour faire la femme de ménage
01:01:55L'assistant social
01:01:56Il est là pour enseigner
01:01:57Sauf qu'aujourd'hui
01:01:59On ne sait plus
01:01:59Qui fait quoi
01:02:00Dans cette société
01:02:01Et moi je suis inquiet
01:02:02Pour la jeunesse qui monte
01:02:04Valérie
01:02:04Pour une canne à pêche
01:02:05Ils ont
01:02:06Mais pour une canne à pêche
01:02:08Valérie
01:02:08C'est tous les jours
01:02:10Vous vous rendez compte
01:02:11On a un débat sur
01:02:13Pourquoi on fait société
01:02:14Pourquoi on vit ensemble
01:02:15Et donc
01:02:16Oui de la répression Samuel
01:02:17Mais aussi quand même
01:02:18Ils sont temés
01:02:19Cette génération de jeunes
01:02:20Et une anguilla
01:02:21Qui a démarré
01:02:21Sur les réseaux sociaux
01:02:22Vous précisez aussi
01:02:24Qui se discutent
01:02:25Sur ceux qui
01:02:26Oui bien sûr
01:02:27Moi l'affaire de Rennes
01:02:28Elle me
01:02:28C'est celle de Rennes
01:02:29Pas celle de Théo
01:02:30L'affaire de Rennes
01:02:31Elle est pour moi
01:02:34Un niveau encore au-dessus
01:02:35C'est trois copains
01:02:36Non ils ne se connaissaient pas
01:02:37Oui ils se connaissent
01:02:37Mais ils vont pêcher
01:02:38Ils vont pêcher
01:02:39Ils vont pêcher la veille
01:02:39Non non ils vont pêcher la veille
01:02:40On est quand même sur quelque chose
01:02:41Oui c'est ça
01:02:42On est en proximité
01:02:43C'est pas un conflit de nana
01:02:45C'est ça qui est troublant
01:02:45C'est pas des mauvais mots
01:02:46C'est pas du pognon
01:02:47C'est pas du chit
01:02:48On n'est pas en train
01:02:49Ils ont 11 ans
01:02:50On est là pour le coup
01:02:52Il faut que la société des adultes
01:02:55Redevienne adulte pour le coup
01:02:57Par rapport à quelque chose comme ça
01:02:58Là on parle d'enfant
01:02:58Mais il faut qu'on soit quand même
01:02:59Alors entre la fermeté
01:03:01Quelque chose qui est effectivement
01:03:02Nécessaire à inventer
01:03:04Sortir ces gamins
01:03:05Parce que quand on fait ça
01:03:06Si vous voulez
01:03:07C'est pas un acte 11 ans
01:03:08Il n'y a pas besoin
01:03:09Des psychologues ou psychiatres
01:03:10Pour comprendre que
01:03:11L'environnement dans lequel on vit
01:03:12L'environnement
01:03:13Les parents
01:03:14Les fréquentations
01:03:14Tout ça a un impact
01:03:15C'est comme quand
01:03:16Deux garçons avaient violé
01:03:17Cette petite fille à 13 ans
01:03:19Une petite fille qui avait 12 ans
01:03:20Parce qu'elle était juive
01:03:21Vous vous rendez compte
01:03:22Ce qu'ils entendaient
01:03:22Qu'est-ce qu'ils racontaient
01:03:23Dans la famille
01:03:24Tout ça vit aussi dans un univers
01:03:26Qui fait que l'enfant à 11 ans
01:03:27S'il est capable de tuer
01:03:28Pour une histoire de canne à pêche
01:03:30Les deux ensemble d'ailleurs
01:03:31Voir comme vous dites
01:03:32Les choses très concrètes
01:03:33Il faut imaginer
01:03:33Qu'ils vont jusqu'au bout
01:03:34C'est pas juste mettre des coups
01:03:36C'est pas même à terre
01:03:37Taper dans la tête
01:03:38C'est là tuer quelqu'un
01:03:40Physiquement
01:03:40Dans une affaire
01:03:41Qui est la réalité
01:03:42C'est pas en train de se dire
01:03:43On joue aux jeux vidéo
01:03:44Donc il y a quelque chose
01:03:46Qui est en train de se passer
01:03:47Et qui doit nous alerter
01:03:48Cette fois-ci
01:03:48Là 11 ans
01:03:49Canne à pêche
01:03:50Dans un an que ton texte
01:03:52Qui n'a aucune raison d'être
01:03:53On est face à un défi
01:03:54Qui est immense
01:03:56Mais qui en même temps
01:03:56Doit être répondu maintenant
01:03:57Ça peut plus être attendu
01:03:58De dire voilà
01:03:59On attend la prochaine élection présidentielle
01:04:01On attend je ne sais quoi
01:04:01Dans 15 ans après derrière
01:04:02Là on fait face
01:04:04À une dérive
01:04:05À Rennes
01:04:06Mais ça pourrait être ailleurs
01:04:07N'importe où
01:04:07On parlait de Nîmes tout à l'heure
01:04:08Ça peut être ailleurs
01:04:09Qui n'est même pas motivé
01:04:10Par quoi que ce soit d'autre
01:04:11Qu'un petit conflit d'adolescents
01:04:13Donc ça veut dire
01:04:14Que si ce jour-là
01:04:16Il y a ça
01:04:16On avait violé
01:04:17Encore une fois
01:04:18Parce qu'on est juif
01:04:18On est là
01:04:19C'est quoi la prochaine fois
01:04:20C'est à 5 ans
01:04:21Ça veut dire
01:04:22Où ça s'arrête
01:04:23Mais regardons autour d'eux
01:04:25Kevin vous qui voyez
01:04:26Des ados au quotidien
01:04:28Oui
01:04:28Il y a trois processus
01:04:31Premier processus
01:04:32C'est ce que vous disiez
01:04:33À travers le terme
01:04:35Teubé
01:04:35C'est à dire qu'on a
01:04:36Des élèves
01:04:37De moins en moins cultivés
01:04:38Qui ont de moins en moins
01:04:39De vocabulaire
01:04:40Qui ont de moins en moins
01:04:41Et qui ont de plus en plus
01:04:43De mal à extérioriser
01:04:44Leur colère
01:04:45Leur contrariété
01:04:46Et qui en viennent finalement
01:04:47À frapper
01:04:48Parce qu'ils n'ont plus que ça
01:04:49Ensuite il y a un autre processus
01:04:51Que moi je constate
01:04:52C'est à dire que les gamins
01:04:54Parfois
01:04:54Ils ont juste l'impression
01:04:55De jouer
01:04:56C'est à dire le fait
01:04:56De taper
01:04:57Le fait de faire mal
01:04:58Pour eux c'est simplement
01:04:59Un jeu
01:05:00Et vous avez deux gamins
01:05:01Dans la cour de récréation
01:05:02Mais qui se tapent dessus
01:05:03Jusqu'au sang
01:05:04Et ils vont vous raconter
01:05:06Mais non monsieur
01:05:07Ne vous inquiétez pas
01:05:07On était juste en train de jouer
01:05:08Et ils ne se rendent pas compte
01:05:11Des conséquences
01:05:12De leurs actes
01:05:13Et enfin
01:05:14Il y a quelque chose aussi
01:05:15Que je constate
01:05:17C'est à dire
01:05:17Qu'il y a la frontière
01:05:18Entre le bien
01:05:19Et le mal
01:05:20Qui n'est plus lisible
01:05:22Pour ces gamins
01:05:23Avec l'importance du moi
01:05:25Qui domine l'ensemble
01:05:27Qui domine l'intérêt collectif
01:05:28Et avec derrière
01:05:30La question de l'honneur
01:05:31A partir du moment
01:05:32Où on s'en prend
01:05:33A l'honneur de quelqu'un
01:05:34On s'en prend à la famille
01:05:36On s'en prend à la grande soeur
01:05:37Il y a une petite insulte
01:05:38Qui fuse
01:05:38Et que le gamin
01:05:39A l'impression
01:05:40D'avoir été humilié
01:05:41A l'enlène
01:05:42Il n'y a plus aucune barrière
01:05:43On frappe pour frapper
01:05:44On frappe pour détruire
01:05:46On frappe pour faire mal
01:05:47Et c'est quand même
01:05:48Quelque chose
01:05:49Qui doit nous interroger
01:05:50Parce qu'à la base
01:05:50De tout ça
01:05:51Il y a évidemment
01:05:51L'éducation parentale
01:05:53Et vous avez des familles
01:05:54Qui n'éduquent pas
01:05:55Leurs enfants
01:05:56Oui mais quand le soir
01:05:57Ils voient trop
01:05:58En disant
01:05:58Je vais les écraser
01:06:00On ne le regarde même pas
01:06:01On ne le regarde même pas
01:06:03Vous voyez Valérie
01:06:04Moi je veux dire
01:06:04Vous savez que
01:06:06Depuis un an
01:06:06Je viens chez vous
01:06:0720 000 gamines
01:06:0920 000 gamines
01:06:10Entre 12 ans et 16 ans
01:06:12Se prostituent
01:06:14Dans des airbnb
01:06:15C'est pas le proxénète
01:06:17Comme on a connu
01:06:18Dans les 80
01:06:19Qui avait 45 ans
01:06:20Qui avait une chérie
01:06:22Là c'est des gamines
01:06:23Entre eux Valérie
01:06:24C'est-à-dire que
01:06:25Sur les réseaux sociaux
01:06:26La gamine
01:06:26Elle montre son corps
01:06:27Et le mec
01:06:42Qui n'ont plus d'émotion
01:06:43Qui n'ont plus de
01:06:45Le faire semblant
01:06:46Ce que disait
01:06:47Maurice Berger
01:06:48C'est le faire semblant
01:06:49Ils ne savent plus
01:06:50Faire semblant
01:06:51Et ils n'ont plus
01:06:51De limites
01:06:52Par rapport à ça
01:06:53On y revient
01:06:54Dans un instant
01:06:5410h midi
01:06:56Sud Radio
01:06:57Le 10h midi
01:06:58Mettez-vous d'accord
01:06:59Valérie Expert
01:07:02Il est passionné
01:07:08On va continuer
01:07:08Avec les violences
01:07:09Avec vous
01:07:10Samuel Lafour
01:07:10Vous vouliez revenir
01:07:11Sur ces images
01:07:13Que certains d'entre vous
01:07:14Ont certainement vu
01:07:15Sur les réseaux sociaux
01:07:17A la boule
01:07:18Comme quoi
01:07:19C'est bien les réseaux sociaux
01:07:20Avant même ça
01:07:21Je voulais dire
01:07:22Que ce qui m'inquiète
01:07:22Le plus
01:07:23C'est que malheureusement
01:07:24Tout ce dont on a parlé
01:07:25Sur la montée
01:07:26De l'insécurité
01:07:27En France
01:07:27Et bien
01:07:28Ce sont les français
01:07:29Les plus pauvres
01:07:31Et ils sont de plus en plus
01:07:33Nombreux
01:07:34À être appauvris
01:07:35Y compris des classes moyennes
01:07:36Qui ne vont pas pouvoir
01:07:37Se protéger
01:07:38Parce que concrètement
01:07:39On a un phénomène
01:07:40Aujourd'hui dans le pays
01:07:40Tout le monde le sait
01:07:41C'est que vous avez
01:07:42Des personnes qui vont pouvoir
01:07:43Payer les écoles privées
01:07:45Dans les quartiers
01:07:46Où on est
01:07:47Et tout le monde fait ça
01:07:47Pour ses enfants
01:07:48C'est normal
01:07:49Tous ceux qui peuvent le faire
01:07:49Pour leurs enfants
01:07:50Tous ceux qui peuvent le faire
01:07:51Pour leurs enfants
01:07:52Le feront
01:07:53Parce qu'ils feront en sorte
01:07:54Que leurs enfants soient
01:07:54Le plus protégés possible
01:07:55Ça ne veut pas dire
01:07:56Qu'il n'arrivera pas à un malheur
01:07:56En prenant le métro
01:07:57En sortant au centre commercial
01:07:59En prenant le bus
01:07:59Etc
01:08:00Mais c'est que vous allez avoir
01:08:01Des gens qui pourront
01:08:02Essayer de se protéger un petit peu
01:08:03Et d'autres qui ne pourront pas se protéger
01:08:04C'est aussi pour ça
01:08:05Qu'à mon avis
01:08:05C'est extrêmement important
01:08:06Que l'État agisse fermement
01:08:07Aujourd'hui
01:08:08Et arrête
01:08:09Au plus vite
01:08:10Et arrête de blablater
01:08:11Sur la bolle
01:08:12On va parler de la bolle
01:08:13Puisque vous avez peut-être vu
01:08:15Cette vidéo
01:08:15Cher auditeur de Sud Radio
01:08:17Qui circule
01:08:18D'un train
01:08:19Qui est rempli
01:08:21Par des bandes de jeunes
01:08:22Et peu après
01:08:23On a vu qu'à la bolle
01:08:24Il y avait
01:08:24Des agressions
01:08:26De l'insécurité
01:08:28Bref
01:08:29Des vacanciers
01:08:30Qui étaient tranquillement
01:08:31Sur la plage
01:08:32Et qui préféraient partir
01:08:33Plutôt que
01:08:33Que de subir ça
01:08:35Je vais vous dire
01:08:35Que nous on a vécu
01:08:36A peu près la même chose
01:08:37Dans le Sud
01:08:39Il y a une quinzaine d'années
01:08:41Il se trouve que dans le Gard
01:08:43Entre Nîmes
01:08:44Et le Gros du Roi
01:08:45Exactement
01:08:46La région socialiste
01:08:48La région socialiste
01:08:49Et vous allez voir
01:08:49Pourquoi je précise
01:08:50A mis en place
01:08:51Un train à 1 euro
01:08:52Où on veut aussi
01:08:52Prendre le bus
01:08:53Quand il n'y a pas de train
01:08:54Il y a plein d'articles
01:08:55Que vous pouvez retrouver
01:08:55Dans la presse
01:08:56Le Midi Libre
01:08:57Objectif Gare
01:08:57Qui ont parlé
01:08:58De ces agressions
01:08:59Avec des gens
01:09:00Qui se faisaient
01:09:00Virer du bus
01:09:01Parce qu'en fait
01:09:02C'était que des bandes
01:09:03De jeunes du même quartier
01:09:04Qui viraient
01:09:04Il y a eu des affaires
01:09:05De discrimination
01:09:07Vis-à-vis de blancs
01:09:08Parce que des étés blancs
01:09:08Ils étaient virés du bus
01:09:09Vous avez eu des attaques
01:09:10Et des gens
01:09:11Qui se faisaient dépouillés
01:09:12Ou agressés sexuellement
01:09:13Dans le train
01:09:13Moi j'ai déjà pris ce train
01:09:14Vous aviez plein de policiers
01:09:16A l'intérieur
01:09:16Par rapport au nombre de personnes
01:09:17Par rapport au nombre de wagons
01:09:18Pour essayer que ce ne soit pas le bazar
01:09:19Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:09:21Il se trouve
01:09:22Ma chère Valérie
01:09:23Qu'à la fin
01:09:24A la fin des comptes
01:09:25C'est la première circonscription du Gard
01:09:26Sur les 6
01:09:27C'est la deuxième
01:09:28Qui est passée au RN
01:09:29Parce que vous aviez
01:09:30Tous les gens
01:09:30Qui allaient en vacances là-bas
01:09:31Moi c'est l'endroit
01:09:32J'allais en vacances
01:09:33Quand j'étais chez petit
01:09:33C'est un endroit qui était très car
01:09:34Il n'y avait aucun problème
01:09:35C'était familial
01:09:36Tous les commerçants
01:09:38Se sont dit
01:09:38Mais c'est quoi ce bazar ?
01:09:39Les gars ils ne viennent pas
01:09:40Consommer chez nous
01:09:40Et ils mettent le bazar
01:09:41Et ils font fuir
01:09:42Toutes les personnes
01:09:43Toutes les familles qui venaient
01:09:44Et donc les gens ont essayé
01:09:45Ceux qui pouvaient encore une fois
01:09:46Parce que c'était une station
01:09:47Qui n'était pas très chère
01:09:49Mais ceux qui ont pu
01:09:50Se décaler sont allés ailleurs
01:09:51Mais le problème
01:09:51C'est que vous avez
01:09:52Cette situation de sécurité
01:09:53Qui a été créée pour la région
01:09:54Pour terminer
01:09:54C'est ce qui s'est passé à la boule
01:09:56Ou pas ?
01:09:56Pourquoi d'un seul coup
01:09:57On découvre
01:09:58Pour l'insécurité
01:09:59Je précise que c'est
01:10:02La majorité socialiste
01:10:03A la région
01:10:03Parce que j'ai vu
01:10:04Sur les réseaux
01:10:05Des gens dire
01:10:05Ah c'est encore les gens
01:10:06Qui ont mal voté
01:10:08Etc
01:10:08Pardon
01:10:09La mairie de Nîmes
01:10:10Était à droite
01:10:10Le gros du roi
01:10:11Était à droite
01:10:12Il faut arrêter de dire
01:10:13Systématiquement
01:10:13Que c'est la faute des gens
01:10:14La faute des gens
01:10:14La faute des gens
01:10:15Samuel
01:10:15Tu fais un vrai constat
01:10:17On est dans la même région
01:10:18De tous les deux
01:10:18Le vrai débat
01:10:19C'est pas ça
01:10:19On s'était dit
01:10:21Que des gamins
01:10:21Qui rouillent au bas
01:10:22Des immeubles l'été
01:10:23Puissent profiter de la plage
01:10:24Mais moi je suis clair
01:10:25Moi je vois les images
01:10:26De la boule
01:10:27J'ai un élu
01:10:28Que j'ai appelé
01:10:29Pour savoir
01:10:29Mais moi j'ai pas de soucis
01:10:30Les abrutis
01:10:32Qui se sont battus
01:10:33Ils mériteraient
01:10:33Des coups de ton face
01:10:34Sur la gueule
01:10:34Des policiers
01:10:35Sauf que si un policier
01:10:36Fait ça aujourd'hui
01:10:37Il va se retrouver
01:10:38Avec 14 papiers
01:10:39Et on va le condamner
01:10:41A lui Valérie
01:10:42J'ai pas de soucis
01:10:43Avec ça
01:10:43Vous donnez une opportunité
01:10:45A ces jeunes
01:10:46De pouvoir aller à la plage
01:10:48Et j'ai cru comprendre
01:10:48C'était des gens
01:10:49De Nantes
01:10:50C'est-à-dire que
01:10:51La maire de Nantes
01:10:52Se dit
01:10:52Eh ben tiens
01:10:53On va les amener à la boule
01:10:54Pendant ce temps
01:10:55J'ai la paix dans ma ville
01:10:56Moi j'ai pas de soucis
01:10:58Un gamin qui rouille
01:10:59Il a le droit
01:11:00De partir en vacances
01:11:01D'aller à la plage
01:11:01Mais s'il fait le con
01:11:02Il a le droit
01:11:03De prendre des coups
01:11:04Sur la gueule
01:11:05On découvre rien
01:11:06Puisque effectivement
01:11:06Ça a été le cas
01:11:08En Méditerranée
01:11:10Mais ça a été le cas
01:11:11Dans le sud-ouest
01:11:12Avant c'était très estival
01:11:13C'est-à-dire qu'on avait ça
01:11:14Pendant les deux mois
01:11:15De vacances
01:11:16Et à tel point
01:11:17Que des villes
01:11:17Notamment du sud-ouest
01:11:18Mais aussi de Méditerranée
01:11:19Faisaient appel
01:11:20A des forces supplémentaires
01:11:22On leur donnait
01:11:23On en parlait hier soir
01:11:24Des CRS
01:11:25Mais parfois d'autres types
01:11:26De forces de police
01:11:27Pendant ces périodes-là
01:11:28Parce qu'ils avaient été débordés
01:11:29Pendant un, deux, trois étés
01:11:30Alors ça allait
01:11:31Des bords de la Méditerranée
01:11:32En tout cas une partie
01:11:33Pas forcément par exemple
01:11:34La rivière des Alpes-Maritimes
01:11:36Mais ça existait aussi
01:11:37Dans le sud-ouest au fond
01:11:38Maintenant ça arrive à la bol
01:11:40Parce que Nantes a changé
01:11:41Parce que Rennes a changé
01:11:42Et que la délinquance
01:11:45Elle utilise tous les flux
01:11:46Elle se déplace
01:11:46Elle reste pas enfermée
01:11:48Dans le quartier
01:11:48Qu'elle maîtrise
01:11:49Dans les géographies
01:11:50Donc encore une fois
01:11:51Les trains
01:11:51Pourquoi il y a de la police ferroviaire ?
01:11:52Parce que ça existe
01:11:53Dans les trains aussi
01:11:54Tous les trains
01:11:55Qui ne sont pas contrôlés en amont
01:11:56C'est-à-dire par exemple
01:11:57C'est très concret
01:11:58Les intercités pour nos auditeurs
01:11:59Les TER aujourd'hui
01:12:00Bah vous risquez
01:12:01Ce qui s'est passé là
01:12:02Ça n'arrivera jamais
01:12:02Dans un TGV
01:12:03Encore moins dans un Eurostar
01:12:05Si vous voulez
01:12:05Ou très peu
01:12:06C'est difficile
01:12:07Parce qu'il faut passer par-dessus
01:12:08Et d'ailleurs
01:12:09Ça rejoint notamment
01:12:09Les flux de migration
01:12:10Par exemple qui existent aujourd'hui
01:12:11Qui utilisent exactement
01:12:12Les mêmes canaux de mobilité
01:12:14Donc on est face à cela
01:12:15Encore une fois
01:12:16Et pour le coup
01:12:18Le maire de la Bolle hier
01:12:20Demandait des forces de police supplémentaires
01:12:21Oui mais il en aura besoin
01:12:22Maintenant tous les week-ends
01:12:23Ça sera tout le temps
01:12:24Les mercredis après-midi
01:12:25Et je ne sais quoi derrière
01:12:26Parce que
01:12:27Les vacances
01:12:27Exactement
01:12:28Vous aurez ça systématiquement
01:12:29Et encore une fois
01:12:30C'est documenté dans le sud
01:12:31Méditerranéen depuis de nombreuses années
01:12:33Et dans le sud-ouest aussi
01:12:34Donc encore une fois
01:12:34Là aussi
01:12:35Pas de découverte
01:12:36Sur cette affaire-là
01:12:36Oui
01:12:37Kevin
01:12:37Oui moi je crois que
01:12:39Ces adolescents
01:12:40Sont le fruit
01:12:41D'une éducation
01:12:42Qui n'a pas été à la hauteur
01:12:44Et c'est pour ça
01:12:44Que je ne leur en veux même pas
01:12:45Vous avez des adolescents
01:12:46Qui demandent des règles
01:12:47Qui demandent un cadre
01:12:49Et on leur offre en échange
01:12:50Une forme de laxisme
01:12:52Une forme de culture
01:12:53De l'excuse
01:12:53Et encore une fois
01:12:54Quand vous voyez
01:12:55Comment certains parents
01:12:56N'éduquent pas
01:12:58Leurs enfants
01:12:58Enfin ces gamins
01:12:59Sont très clairement
01:13:01En danger
01:13:01Et quand on ose
01:13:02Mettre en avant
01:13:03Dans le débat public
01:13:06Le fait de sanctionner
01:13:07Notamment
01:13:08Ces parents démissionnaires
01:13:10Vous avez toute la gauche
01:13:11Qui nous raconte
01:13:11Que c'est quelque chose
01:13:12Qui n'est pas possible
01:13:13Alors que je suis désolé
01:13:14Le rôle d'un père de famille
01:13:16Ou d'une mère des familles
01:13:17C'est d'éduquer correctement
01:13:18Ces enfants
01:13:19Et si ces gens
01:13:20Ne le font pas
01:13:21Il faut supprimer
01:13:22Les aides sociales
01:13:23Ou il faut supprimer
01:13:25Les logements sociaux
01:13:26Pour moi c'est la base
01:13:27Et on retrouve la même chose
01:13:28Notamment au sein de l'école
01:13:30Vous avez des gamins
01:13:31Qui font n'importe quoi
01:13:32A chaque fois
01:13:33On leur dit
01:13:33Mais c'est pas grave
01:13:34Vous comprenez
01:13:36Le quartier
01:13:37D'où ils viennent
01:13:38Ils vont juste faire
01:13:39Une petite punition
01:13:40Etc
01:13:40Alors qu'il faut
01:13:41De la fermeté
01:13:41Quand vous excluez
01:13:42Un gamin
01:13:43A la première insulte
01:13:44Une semaine
01:13:45Deux semaines
01:13:45Voir un conseil
01:13:46De discipline
01:13:47Avec exclusion définitive
01:13:48Je peux vous dire
01:13:48Que le gamin
01:13:49Forcément ne moufte plus
01:13:50Et enfin
01:13:51Dernier maillon de la chaîne
01:13:52Il y a quand même la justice
01:13:53Où vous avez des gamins
01:13:54Qui font 10, 15 fois
01:13:55Les mêmes choses
01:13:56Qui se font arrêter
01:13:57On les relâche ensuite
01:13:58Ils vont parfois
01:13:59Devant l'injustice
01:14:00Où ils prennent du sursis
01:14:01Où ils ne prennent pas grand chose
01:14:02Alors qu'il suffirait de faire
01:14:04Comme on fait dans les pays
01:14:05D'Europe du Nord
01:14:06Des courtes de prison
01:14:07Des peines de prison
01:14:09Qui soient courtes
01:14:10Qui marquent le coup
01:14:11Dès la première incivilité
01:14:13Dès la première incartade
01:14:14Et c'est comme ça
01:14:15Qu'on réussira
01:14:16A réguler les choses
01:14:17Mais on est dans une société
01:14:18Où on est dans une forme
01:14:19De rousseauisme
01:14:20Où le gamin est forcément bon
01:14:22Et forcément lui taper dessus
01:14:23Ah là là
01:14:24C'est quelque chose
01:14:24Qui n'est pas possible
01:14:25C'est être d'extrême droite
01:14:26Ou c'est être trop dans la sécurité
01:14:27Tu vois
01:14:28Ce que dit Kevin
01:14:29Est important
01:14:29Moi dans ma circonscription
01:14:31Quand j'avais des gamins
01:14:32Qui osaient taguer
01:14:33Ou qui brûlaient des poubelles
01:14:35J'avais proposé
01:14:36A des maires de ma circo
01:14:37Il y avait 13 communes
01:14:38Des travaux d'intérêts généraux
01:14:40Tu sais la réponse des maires
01:14:41De l'administration
01:14:42Non mais monsieur Vignal
01:14:43Vous comprenez
01:14:44C'est des sauvageons
01:14:45C'est compliqué
01:14:45Ils ne vont pas arriver à l'heure
01:14:47Et on n'est pas là pour ça
01:14:48C'est toute une société
01:14:49Qui doit se lever sur ça
01:14:51Dire que le gamin qui vient
01:14:52J'en avais chopé un
01:14:53Qui avait tagué
01:14:54Et bien pendant une semaine
01:14:55Il ramasse la merde
01:14:56Des gens de l'une aile
01:14:57Je crois qu'à l'époque
01:14:58On m'a dit
01:14:58Ah non on ne peut pas le faire
01:14:59Il y a une lâcheté
01:15:01De la société
01:15:01Écoutez ce que disent
01:15:02Les commerçants
01:15:03On n'a même pas
01:15:04On n'a pas la même clientèle
01:15:05Du week-end
01:15:06Par rapport à quelques années
01:15:07Ces personnes ne savent pas se tenir
01:15:09Ne respectent rien
01:15:10La police non plus
01:15:12Elle ne respecte pas la police
01:15:13Et là on voit arriver
01:15:14Des gens torse nus
01:15:15En maillot de bain
01:15:15Ça parle très très mal
01:15:17Et l'une des commerçantes
01:15:19Retrouve régulièrement
01:15:19Des déchets
01:15:20Des bouteilles d'alcool vides
01:15:21De l'urine sur sa terrasse
01:15:22Et elle n'ose pas réprimander
01:15:24Les fauteurs de troubles
01:15:25Par peur de représailles
01:15:27Le lendemain
01:15:28Vous ne savez pas
01:15:29Comment vous allez retrouver
01:15:29Votre vitrine
01:15:30Ou votre terrasse
01:15:31Et ils se sentent
01:15:32Complètement impuissants
01:15:33Mais on parle de jeunes
01:15:34Ils n'ont pas 14 ans
01:15:35C'est 30 ans
01:15:38Parfois ils sont parents
01:15:39Mais le problème
01:15:40C'est que les commerces
01:15:40En question
01:15:41Quand vous n'aurez plus
01:15:42Les familles
01:15:42Et les zones agents
01:15:44Qui viendront
01:15:45Ils vont fermer
01:15:46Parce qu'au bout d'un moment
01:15:46Ils gagneront plus d'argent
01:15:47C'est tout ça
01:15:48C'est passé dans le chute
01:15:48La plage est très intéressant
01:15:50Il y a une sociologie
01:15:52Spécifique de la plage
01:15:53Qui travaille là-dessus
01:15:54Et notamment
01:15:54Pour reprendre ce que vous disiez
01:15:55Sur la privatisation
01:15:57Notamment de l'enseignement
01:15:58Des quartiers
01:15:59Parce que ce qui va se passer
01:16:00C'est ça aujourd'hui
01:16:00Si notre système républicain
01:16:03Ne reprend pas
01:16:03La main
01:16:04De cette partition du territoire
01:16:06Vous aurez
01:16:06Comme d'ailleurs sur la plage
01:16:07Aujourd'hui vous avez déjà ça
01:16:08C'est-à-dire que vous allez
01:16:09A la bol par exemple
01:16:10Si vous vous mettez
01:16:11Dans une plage dite publique
01:16:12C'est-à-dire au milieu de tout le monde
01:16:13Vous allez avoir la musique très forte
01:16:14Des gens qui vont crier
01:16:15Si vous dites quelque chose
01:16:16C'est dangereux pour vous
01:16:17Parce que physiquement
01:16:18Vous allez en pâtir
01:16:19Donc vous allez quoi ?
01:16:20Dans une plage privée
01:16:21Et vous payez de plus en plus cher
01:16:22Parce qu'au début
01:16:23La plage privée
01:16:24Elle-même
01:16:24Elle commence à être grignotée
01:16:25Donc il faut aller plus cher
01:16:26C'est nouveau ça
01:16:27Exactement
01:16:28Et vous ne l'aviez même pas
01:16:29Dans le sud-est du Méditerranéen
01:16:31Ça n'existait pas
01:16:32Mais vous l'aurez dans les quartiers
01:16:34Vous aurez des quartiers
01:16:35Qui seront fermés
01:16:36Et qui seront protégés
01:16:37Ça existe déjà dans des pays européens
01:16:39Par exemple en Espagne
01:16:40A Madrid par exemple
01:16:41Pas à Barcelone
01:16:42Mais à Madrid
01:16:42Vous avez des quartiers
01:16:43Qui sont avec des espèces de condominiums
01:16:45Comme on avait aux Etats-Unis ailleurs
01:16:47Ou au Brésil
01:16:47Dans les mauvaises années
01:16:48Et bien vous avez en gros
01:16:49Des gens qui vivent
01:16:50Dans des endroits protégés
01:16:51Fermés
01:16:51Avec une police privée
01:16:53Avec un système éducatif
01:16:54Qui remène d'ailleurs
01:16:55Par des petits bus
01:16:56Les enfants vers d'autres écoles
01:16:58Qui sont elles-mêmes fermées
01:16:59Et qui n'ont plus de contact
01:16:59Parce que vous parliez du métro
01:17:00Ou du transport public
01:17:01Où il y a encore un risque
01:17:02Les parents ne veulent plus aucun risque
01:17:03Par rapport à ça
01:17:04Et je vous parle de l'Espagne
01:17:05Où il y a beaucoup moins
01:17:06Pour l'instant encore aujourd'hui
01:17:07À Madrid
01:17:08De méfaits de ce type
01:17:10Que vous l'avez en France
01:17:11Donc oui il faut agir maintenant
01:17:13Parce que de toute manière
01:17:13On ne peut pas accepter
01:17:16Parce qu'on connaît
01:17:16Ça a été documenté
01:17:17Ça a été très bien dit
01:17:18Vous l'avez très bien dit tout à l'heure
01:17:20On ne découvre pas à la bol
01:17:22Ce qui s'est passé
01:17:2320 ans ou 15 ans plus tôt en Méditerranée
01:17:25En tout cas de l'ouest à Méditerranée
01:17:26Et sur le sud-ouest de ce pays
01:17:27Ça n'est pas acceptable
01:17:29Et ça veut dire que
01:17:30Là pour le coup
01:17:31L'administration de ce pays
01:17:33Ou les politiques en lien
01:17:34Avec l'administration
01:17:34Ne réfléchissent plus
01:17:36À ce qui est en train de se passer
01:17:37Et ce qui peut se passer demain
01:17:38Et donc il n'y a
01:17:39On court après
01:17:40Kevin disait tout à l'heure
01:17:41On perd la bataille par rapport aux narcos
01:17:42Parce que c'est comme si
01:17:43On courait toujours après quelqu'un
01:17:44Donc courir après quelqu'un
01:17:45Ce n'est pas le rôle du politique
01:17:46Le politique et l'administration
01:17:47Ce n'est pas simplement
01:17:48De courir après
01:17:48C'est une question de fermeté
01:17:51De fermeté aussi
01:17:52Oui et puis de voir la réalité en face
01:17:53C'est même plus que ça
01:17:54C'est-à-dire que
01:17:55Si vous décidez de faire
01:17:56Un train à un euro
01:17:57Vous y mettez les moyens aussi
01:17:59En matière de sécurité
01:18:00Sinon vous ne le faites pas
01:18:02Ils sont obligés de fouiller les sacs
01:18:03Apparemment on m'a dit
01:18:04À Nîmes
01:18:05Tout le monde est fouillé
01:18:06C'est quand même délirant
01:18:07C'est du délirant
01:18:08On se retrouve dans un instant
01:18:10On va parler des vieux
01:18:12Avec vous Petra Génial
01:18:13Et on va parler également
01:18:15De ce qui se passe au Sénégal
01:18:17Avec vous
01:18:18Dans un instant
01:18:19A tout de suite
01:18:23Et nous continuons
01:18:25Les coups de coeur
01:18:25Les coups de gueule
01:18:26Kevin Bossuet
01:18:27C'est toujours important
01:18:29D'en parler
01:18:29Même si on l'a fait ici
01:18:30C'est la répression
01:18:31Contre les homosexuels
01:18:33Au Sénégal
01:18:34Oui c'est la répression
01:18:35Des homosexuels au Sénégal
01:18:36Puisque au mois de mars
01:18:382026
01:18:38Une loi a été votée
01:18:40Au Sénégal
01:18:41Donc accentuant
01:18:42Durcissant
01:18:43Les peines
01:18:44Contre les relations homosexuelles
01:18:46Qui sont associées à des relations
01:18:48Contre nature
01:18:49Donc désormais
01:18:50On peut être condamné
01:18:51A 5 à 10 ans de prison
01:18:53A une amende
01:18:53De 2 à 10 millions
01:18:55De francs CFA
01:18:57Donc cette loi
01:18:58A été portée par l'ancien
01:18:59Premier ministre
01:19:00Ousmane Sonko
01:19:01Il a dû démissionner
01:19:02Il est président de l'Assemblée nationale
01:19:05Qui a d'ailleurs comparé
01:19:06L'homosexualité
01:19:07A une gangrène
01:19:09Et qui nous racontait
01:19:10Que c'était une invention
01:19:11De l'Occident
01:19:11Que l'Occident dégénéré
01:19:13Essayait d'imposer à l'Afrique
01:19:15Et notamment au monde entier
01:19:16Sauf que ça
01:19:17Ça a des conséquences concrètes
01:19:18Notamment pour les homosexuels
01:19:20Au Sénégal
01:19:21Qui sont traqués
01:19:22Qui sont humiliés
01:19:23Qui sont dénoncés
01:19:24Il y en a qui sont obligés
01:19:25De quitter le pays
01:19:26Il y a des peines de prison
01:19:27Qui sont déjà tombées
01:19:28Comme ce jeune homme de 24 ans
01:19:30Qui a été condamné
01:19:31A 6 ans de prison ferme
01:19:32Et une amende
01:19:33De 2 millions de francs CFA
01:19:35Parce qu'il a eu
01:19:36Une relation sexuelle
01:19:37Avec un autre homme
01:19:38Et de manière générale
01:19:39On ne parle que très peu
01:19:41De cette criminalisation
01:19:42De l'homosexualité
01:19:44Notamment en Afrique
01:19:44On le voit notamment
01:19:45Il y a un durcissement
01:19:46Notamment au Mali
01:19:47Ou Burkina
01:19:48Ou encore en Somalie
01:19:50Et moi je m'étonne en effet
01:19:51Que la gauche française
01:19:53Est complètement muette
01:19:54Sur cette question
01:19:54On a l'impression
01:19:55Qu'elle se cache
01:19:57Derrière l'antiracisme
01:19:58Dès qu'il y a de l'antiracisme
01:20:00Ou dès qu'il y a
01:20:01Une lutte contre l'islamophobie
01:20:02Parce que ce sont des pays
01:20:04A majorité musulmans
01:20:05Alors là on se tait
01:20:06Parce que sinon
01:20:07On est auprès
01:20:08On nie l'homophobie
01:20:10On nie le sexisme
01:20:11Et moi j'ai eu affaire
01:20:13A cette gauche
01:20:13Quand je dénonçais
01:20:14Notamment le sort
01:20:15Des homosexuels
01:20:16Dans le 93
01:20:17Ou même le sort
01:20:18Des femmes dans le 93
01:20:19On me disait
01:20:20Il ne faut pas parler de ça
01:20:21Parce que ça va stigmatiser
01:20:22La population d'origine étrangère
01:20:24Et c'est quelque chose
01:20:25En effet
01:20:26Qui est tonteux
01:20:27Et c'est la même chose
01:20:28Avec notamment
01:20:29Toutes les violences sexuelles
01:20:31Contre les femmes israéliennes
01:20:32C'est-à-dire
01:20:33Au nom du palestinisme
01:20:35On refuse
01:20:35De pointer du doigt
01:20:37L'antisémitisme
01:20:38Et les violences sexuelles
01:20:39Ont été victimes
01:20:40Les femmes juives
01:20:41Du 7 octobre
01:20:42Et je trouve qu'on a une gauche
01:20:43Qui n'est absolument pas
01:20:44A la honteur
01:20:45Qui est en train d'oublier
01:20:46Toutes ses valeurs
01:20:47Au nom d'une lutte
01:20:48Contre l'antiracisme
01:20:49De l'islamophobie
01:20:50Qui est franchement
01:20:52Complètement déplacée
01:20:53Surtout que monsieur Sonko
01:20:55A été soutenu
01:20:56Notamment par
01:20:57Pedro Sanchez
01:20:58Qui est le premier ministre espagnol
01:21:00Ou encore par la France insoumise
01:21:01Donc voilà l'état de la gauche
01:21:03Oui
01:21:03Pas grand chose
01:21:04A ajouter
01:21:05Oui je crois que
01:21:06Le Sénégal
01:21:07Il faut quand même se rappeler
01:21:08Que c'est un pays
01:21:09Avec une vraie démocratie politique
01:21:11Il y a des vraies élections
01:21:12Il y a une vie politique
01:21:14Qui est assez riche
01:21:15Mais qui est soumise
01:21:16Depuis de nombreuses années
01:21:19Ça n'a pas toujours été le cas
01:21:20Il y a des confrées musulmanes
01:21:21Qui sont très puissantes
01:21:23Qui dirigent
01:21:24De manière
01:21:25Non pas en sous-main
01:21:26Mais si vous voulez
01:21:26Une dimension politique
01:21:28Elle soit très forte
01:21:29Mais depuis
01:21:3010 ans à peu près
01:21:32Il y a une montée
01:21:33Du radicalisme musulman
01:21:35Et qui infuse
01:21:37Un certain nombre
01:21:38De partis politiques
01:21:38Notamment ceux qui ont pris
01:21:39Le pouvoir la dernière fois
01:21:40Et qui du coup
01:21:42Impact les mœurs
01:21:43Ça a commencé par
01:21:44Les femmes notamment
01:21:45On parlait de plage tout à l'heure
01:21:47Vous alliez au Sénégal
01:21:48Alors c'est pas tout le Sénégal
01:21:49Il y a le sud du Sénégal
01:21:50Qui est assez libre
01:21:51Mais il y a une partie
01:21:52Autour de Dakar
01:21:52Notamment
01:21:53Que vous montez vers le nord
01:21:54Vous ne pouvez plus aujourd'hui
01:21:55Par exemple
01:21:55Vous comporter comme vous voulez
01:21:56Exactement en étant une femme
01:21:57Et aujourd'hui
01:21:58C'est le monde
01:21:59Enfin en tout cas
01:22:00La population homosexuelle
01:22:01Qui est frappée
01:22:02Mais c'est très en lien
01:22:03Quand même
01:22:04Avec cette performance
01:22:04D'un islamisme radical
01:22:07Dont on voit point
01:22:08Dans si vous voulez
01:22:08Non plus
01:22:09L'ordre venu des confréries
01:22:10Mais beaucoup plus loin
01:22:11Autour du golfe persique
01:22:13Bien sûr
01:22:13Un mot
01:22:14Je dirais simplement
01:22:15Que la gauche
01:22:15Comme l'a dit Kevin
01:22:17Adore donner des leçons
01:22:18Au monde entier
01:22:18Mais ce qui compte avant tout
01:22:20Pour elle
01:22:20En tout cas la gauche actuelle
01:22:21C'est son électorat
01:22:22Et les prochaines élections
01:22:22Le reste
01:22:23Ça ne compte pas
01:22:24Moi je vais plus loin
01:22:25Ce que dit Kevin
01:22:26En fait
01:22:26On ne veut pas former
01:22:27Des citoyens
01:22:28Chacun a ses clients
01:22:29C'est-à-dire que
01:22:30Notre ami Mélenchon
01:22:31Ses clients
01:22:32C'est les quartiers populaires
01:22:34La communauté musulmane
01:22:35Donc il s'en fout
01:22:35De vos sexualités
01:22:36Il s'en fout
01:22:37On l'a évoqué hier
01:22:38Ce côté racisé
01:22:40La ruralité n'existe pas
01:22:41Oui
01:22:42Mais parce que vous savez
01:22:43Pourquoi Valérie
01:22:44Il en a un communicant
01:22:45Et ça m'énerve
01:22:46Parce que moi je crois
01:22:47On peut fabriquer du commun
01:22:49C'est-à-dire que si Jean-Christophe
01:22:50Est le communicant de Mélenchon
01:22:52Il va dire
01:22:52Tes parts de marché
01:22:53C'est les quartiers populaires
01:22:55Le RN
01:22:56Ça va être tout contre l'immigration
01:22:58Qu'on veuille ou pas
01:22:59On ne sait pas fabriquer
01:23:00Du commun dans ce pays
01:23:01Une fois n'est pas coutume
01:23:04Je vais prendre la défense
01:23:05De Jean-Luc Mélenchon
01:23:06Parce que quand
01:23:07Il est allé au Sénégal
01:23:09Il a quand même mis en avant
01:23:10Qu'il n'était pas d'accord
01:23:11Avec cette loi
01:23:12Et il y a eu quand même
01:23:13Le tweet de Manon Brie
01:23:15Qui a notamment
01:23:17Qui s'est opposé
01:23:19A ce genre de choses
01:23:20Mais je trouve que quand même
01:23:21La gauche n'est pas assez
01:23:23Au niveau
01:23:24Voilà on ne l'entend pas assez
01:23:25Et quand je vois
01:23:26A quel point
01:23:27Cette gauche
01:23:28A insulté
01:23:29Victor Orban
01:23:31Les dirigeants polonais
01:23:32Parce que dans ces pays-là
01:23:33Il y avait un peu de conservatisme
01:23:34J'aimerais bien qu'ils fassent
01:23:35Au minimum la même chose
01:23:37Par rapport à ce qui se passe au Sénégal
01:23:38Alors
01:23:40On va finir avec vous Patrick
01:23:42Après
01:23:43Jean-Christophe
01:23:44Une bizarrerie
01:23:45C'est très court
01:23:46Mais c'est un peu une synthèse
01:23:48De ce qu'on sait depuis tout à l'heure
01:23:49Vous savez
01:23:51On a un ministère
01:23:52De l'économie et des finances
01:23:53Avec une population administrative
01:23:54Qui est de 128 000 personnes
01:23:56Et alors je découvrais
01:23:58Ce matin
01:23:59Ce matin seulement
01:24:00Que notre équipe
01:24:02De ministres
01:24:03De l'économie et des finances
01:24:05Avait choisi
01:24:06De confier
01:24:07A quatre experts économistes
01:24:10La préparation
01:24:12Du budget
01:24:142027
01:24:15Et l'idée
01:24:16De penser
01:24:17Comment on pouvait s'en sortir
01:24:18Dans les trois prochaines années
01:24:19C'est-à-dire qu'à la fois
01:24:19Il y a quelque chose de très concret
01:24:20Pour la fin de l'année
01:24:23Et une planification
01:24:24J'allais dire
01:24:25De court terme
01:24:25Une projection de coûts
01:24:26Très court terme
01:24:27Trois ans qui viennent
01:24:28Je n'ai rien contre
01:24:29Les quatre économistes
01:24:30Je n'ai rien contre l'idée
01:24:31De se faire assister
01:24:32Mais sincèrement
01:24:34Plusieurs ministres
01:24:34128 000 fonctionnaires
01:24:36À Bercy
01:24:36Cette machine qu'on connaît
01:24:37Qu'on voit à Paris
01:24:38Pour les auditeurs
01:24:39Si vous voyez ce bâtiment
01:24:40Qui est énorme
01:24:41C'est un état dans l'état
01:24:41On le sait
01:24:42Qui fait du contrôle
01:24:43Alors il passe beaucoup de temps
01:24:44À contrôler
01:24:44Et peut-être pas assez de temps
01:24:45Si vous voulez
01:24:46À travailler sur la préparation
01:24:48De notre budget
01:24:48À imaginer la réalité
01:24:49De ce pays
01:24:50Sur le plan des finances publiques
01:24:51J'ai trouvé ça hallucinant
01:24:53Et ça résume assez bien
01:24:54Si vous voulez
01:24:54La manière dont on est géré
01:24:56Aujourd'hui
01:24:56Et comme on a quelqu'un
01:24:57Qui accompagne un futur
01:24:58Enfin un candidat
01:24:59À l'élection présidentielle
01:25:01On lui souhaite le meilleur
01:25:02Et bien
01:25:03Il faut revenir dans le réel
01:25:05Et il faut que le politique
01:25:06Dirige l'administration
01:25:07Et que l'administration
01:25:08Serve ce pays
01:25:10Concrètement
01:25:10Jean-Christophe
01:25:11Ne dépensons pas doublement
01:25:13Ce que l'on peut plus se payer
01:25:15Moi je vous dis franchement
01:25:16J'ai quitté Montpellier
01:25:18Ma belle ville
01:25:18Pour vivre dans un petit appartement
01:25:20Il fait très chaud la nuit
01:25:21Pour changer ça
01:25:22Ça suffit maintenant
01:25:24Il faut exploser ce système
01:25:2645 ministères
01:25:271200 agences
01:25:29Des agents de l'agence
01:25:30Qui contrôlent
01:25:31Ce qu'a dit le ministre
01:25:32Du courage politique
01:25:3415 portefeuilles ministériels
01:25:36L'agriculture et l'écologie
01:25:38Pas dos à dos
01:25:38Face à face
01:25:39Vous mettez les écolos et les agriculteurs
01:25:41Vous sortez pas de la série
01:25:42C'est pas contre les fonctionnaires
01:25:44Je dis ça
01:25:44C'est pas contre les fonctionnaires
01:25:46Je dis simplement
01:25:46Que c'est incroyable
01:25:47Je crois que Gabriel Attal
01:25:48Était le premier ministre
01:25:49Est-ce que vous pouvez me dire
01:25:50Le nombre de portefeuilles
01:25:51Qu'il y avait dans son gouvernement
01:25:52Kevin
01:25:53La France c'est pour les 50 ans
01:25:55Qui arrivent
01:25:55Moi je veux pas de dire
01:25:56Hier il a fait ça
01:25:57Je m'en fous
01:25:58Le système est à bout de souffle
01:26:00Il y a plus d'euros dans les caisses
01:26:02Il y a 3000 milliards de dettes
01:26:03Et moi je suis imposé à 45%
01:26:05Je pense que tous
01:26:06On peut se réunir
01:26:07Arrêter des anathèmes
01:26:08Et se dire
01:26:09Comment ça va fonctionner
01:26:10Et si vous permettez Valérie
01:26:11En fait j'aimerais parler
01:26:13De mon copain
01:26:13Jean-Jacques Richard
01:26:14C'est la polémique
01:26:16Pardon de McKinsey
01:26:17On s'en souvient
01:26:18Où en fait vous avez
01:26:19Un état
01:26:20On a choisi
01:26:21L'agence paye des agences
01:26:22Exactement
01:26:23On a l'état
01:26:23Qui est largement
01:26:24D'autant fonctionnaire
01:26:25Encore une fois
01:26:26C'est pas contre les fonctionnaires
01:26:27C'est le système politique
01:26:28Qui décide d'avoir
01:26:30Beaucoup de fonctionnaires
01:26:31Et qui en plus de ça
01:26:32Dépense de l'argent
01:26:33Auprès des cabinets privés
01:26:35Pour les intérêts
01:26:37Commission nationale
01:26:38La commission nationale
01:26:40De débat public
01:26:41Mais c'est quoi ce truc
01:26:42Si vous êtes ministre Valérie
01:26:44Vous êtes ministre de l'agriculture
01:26:45Vous allez débattre
01:26:46Sinon vous restez chez vous
01:26:47Et Béroud au plan
01:26:48François Béroud au plan
01:26:49Quel est le bilan
01:26:50De François Béroud au plan
01:26:51Et qui le faisait
01:26:52Son élection présidentielle
01:26:53Il faut retrouver
01:26:54Un ministère des grands projets
01:26:55Et il faut mettre
01:26:56Plusieurs ministres
01:26:57Et qu'ils passent leur temps
01:26:58Pas le cul dans l'Assemblée
01:26:59Mais dans les territoires
01:27:00Non mais le titre du monde
01:27:01Est démencé
01:27:02Le gouvernement appelle
01:27:03Quatre économistes
01:27:04A la rescousse
01:27:04Sur le budget
01:27:05Mais c'est ça
01:27:05Et c'est ça la réalité
01:27:07Bon Patrick Rapido
01:27:08Alors Jean-Jacques Richard moi
01:27:10J'ai adoré cette émission
01:27:12Dans une télé
01:27:13Je suis vieux
01:27:14Je vous emmerde
01:27:15Vous savez qu'à 49 ans
01:27:17En France
01:27:17Vous êtes vieux
01:27:18C'est pour ça que moi
01:27:19Je n'étais pas d'accord
01:27:20Pour la forme des retêtes
01:27:21La priorité
01:27:22C'est les cheveux blancs
01:27:23Au service de la jeunesse
01:27:24Moi je n'ai pas de soucis
01:27:26Aujourd'hui je suis à Paris
01:27:27Dans un groupe
01:27:28Je ne dirai pas le nom
01:27:29Du parti politique
01:27:30J'ai des jeunes brillants
01:27:31Mais brillants
01:27:32Mais ils ont besoin
01:27:33Du boomer
01:27:34Avec de l'expérience
01:27:35Avec des choses
01:27:35Qui ont été faites
01:27:36Sur le terrain
01:27:36Mais cette société
01:27:37Elle marche sur la tête
01:27:38Vous vous rendez compte
01:27:39Que le gars
01:27:40Il a donné sa vie
01:27:41A 55 ans
01:27:42Il va dans sa baraque
01:27:43Parce qu'il n'existe plus
01:27:44Socialement
01:27:45Et on part de la France
01:27:46La France
01:27:47Elle n'aime pas ses enfants
01:27:49Elle n'aime pas ses vieux
01:27:50Ses seniors
01:27:50Elle préfère ses vieux
01:27:51Qu'un de ses enfants
01:27:52Et donc lisez son livre
01:27:53Effectivement
01:27:53Je suis vieux
01:27:55Je vous emmerde
01:27:55Et Jean-François Aquili
01:27:56L'avait reçu
01:27:57La semaine dernière
01:27:58Cher Perico
01:27:59Vous n'êtes pas mieux
01:28:00La France se portait mieux
01:28:03Quand elle était gouvernée
01:28:04Par des vieux cons
01:28:05Que par des jeunes
01:28:05Trop du cul
01:28:06Moi j'ai toujours pensé
01:28:08L'université française
01:28:09L'université française doit
01:28:09Cibler l'extrême gauche
01:28:10Si avec l'université française
01:28:12Je verrais ça avec Fabrice Balanche
01:28:14Maître de conférence
01:28:15A l'université Lyon 2
01:28:16Qui avait eu des parties
01:28:17Avec l'extrême gauche
01:28:18Au moment de l'affaire Quentin
01:28:19La France s'arme-t-elle
01:28:20Avec courage et lucidité
01:28:21Contre les fléaux probables
01:28:22Du changement climatique
01:28:24On voit la température
01:28:25On se croirait dans le Béry
01:28:25Oui oui c'est un peu ça
01:28:27Et je verrais ça
01:28:28Avec notre ami Christophe Debiens
01:28:29Qui est un des spécialistes
01:28:31De la question
01:28:31Et qui tient
01:28:32Qui anime la planète demain
01:28:33Sur Sud Radio
01:28:35Halt aux idées reçues
01:28:36Toutes les vérités scientifiques
01:28:37Sont bonnes à dire
01:28:38Oui quand elles sont vérifiées
01:28:39Évidemment c'est l'illustre
01:28:41Mac Lesgy
01:28:42Qui viendra nous expliquer ça
01:28:43A l'antenne
01:28:44Avec son livre
01:28:44Paru aux éditions du Rocher
01:28:46Toutes les vérités scientifiques
01:28:47Sont bonnes à dire
01:28:48Très bien
01:28:48A suivre donc
01:28:49Perico Légas
01:28:50Dans un instant
01:28:51Très bonne journée
01:28:52Sur Sud Radio
01:28:52Et à demain
01:28:5410h midi
01:28:55Mettez-vous d'accord
01:28:56Sud Radio
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