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00:06Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro d'Objectif Performance.
00:11Nous sommes en compagnie de François Flottiot, du souriant François Flottiot.
00:15Donc vous êtes à la tête d'une grande région, c'est ce que vous nous m'avez dit en
00:20préparant cette émission, de Inetom.
00:22Avant de vous dire exactement vos fonctions exactes, est-ce que vous pouvez nous présenter Inetom, qui d'ailleurs fête
00:26un très joli anniversaire ?
00:27C'est ça, c'est notre cinquantième année. Merci de m'avoir invité d'abord, Nelson Manfort.
00:33Alors Inetom, en quelques mots, c'est une société qui fait 2 milliards, 2.2 milliards.
00:37Nous sommes une entreprise de services numériques, donc on travaille dans la tech.
00:41On emploie 26 000 personnes, dont 8 500 en France.
00:48Et nous, ce qu'on fait, c'est qu'on travaille à la transformation digitale de nos clients, enfin du
00:54B2B.
00:54Nos clients, ce sont des entreprises, le secteur public, des collectivités locales.
00:58Et donc, on a le plaisir d'embaucher des ingénieurs, des consultants qui vont participer à cette transformation digitale importante.
01:06Ce qui est intéressant dans ce que vous dites, parce que vous dites transformation digitale.
01:09Il y a 50 ans, ces mots-là n'existaient pas.
01:12C'est extraordinaire.
01:13Comment s'est fait cette transition hyper spectaculaire en plus ?
01:18Alors d'abord, du point de vue business, la société a cru par acquisition externe, assez vite.
01:25Elle a cru aussi en rentrant dans des nouveaux pays.
01:30On est extrêmement présent dans la plateforme ibérique, en Amérique du Sud, en Belgique, en Afrique.
01:36Et je crois que le plus important, c'est qu'on a été très éveillés sur l'évolution de la
01:43technologie.
01:44Et notre rôle, c'est de faire en sorte que nos clients bénéficient des meilleures technologies.
01:49C'est ça notre rôle.
01:50Vous avez anticipé aussi également, parce qu'on ne pouvait pas imaginer encore il y a 20 ou 30 ans,
01:54ce que serait aujourd'hui le panorama numérique digital d'aujourd'hui.
01:58Évidemment.
01:59Je ne sais pas si surprise, c'est le terme, mais saisie par l'accélération fantastique de l'IA.
02:06Et on pourra en rediscuter, mais c'est au centre de notre relation avec tous nos clients.
02:11L'IA améliore la performance des entreprises sans déshumaniser les organisations.
02:17Ça, c'est votre priorité ?
02:19Évidemment, l'IA, c'est aujourd'hui beaucoup de choses.
02:22Nous, on le voit dans notre entreprise de trois manières.
02:26La première, c'est pour nos propres collaborateurs.
02:28Et c'est extrêmement important, puisqu'on n'a que des gens qui sont très intéressés à la tech.
02:35Donc, on a fait déjà, il y a deux ans et demi, une grosse formation pour tous nos collaborateurs
02:40qui s'appelait Do You Speak Gen AI ?
02:43Ça, c'est la première chose.
02:44On augmente nos collaborateurs, on les forme, et on les forme selon leur rôle.
02:49On ne forme pas de la même manière une collaboratrice qui travaille à la RH qu'un testeur ou un
02:54développeur.
02:55Ça, c'est la première chose.
02:56La deuxième chose, c'est que dans toutes nos activités avec nos clients, on a beaucoup d'activités,
03:02on maintient leurs infrastructures informatiques, on fait évoluer leurs applications informatiques.
03:07Dans tout ça, maintenant, on introduit de l'IA, des agents.
03:11Et donc, ça, c'est extrêmement intéressant.
03:13Et donc, c'est au cœur de cette transformation.
03:15Et la troisième chose qu'on fait, c'est de faire en sorte de travailler avec les clients pour les
03:21acculturer à l'IA,
03:23constituer ce qu'on appelle des use case, et essayer de faire en sorte que l'IA soit plus que
03:28juste améliorer la performance bureautique de chacun d'entre eux,
03:32mais regarder si on peut mettre des agents dans leur processus clé pour qu'ils bénéficient vraiment de la puissance
03:37de l'IA.
03:38À votre avis, François Flottiot, aujourd'hui, l'IA fait peur ?
03:41Peut faire peur ?
03:43Alors, l'IA fait beaucoup de choses.
03:46Je pense que si on prend un peu de recul, on peut se positionner sur certains, dans différents domaines.
03:54Si on regarde au niveau de la France, de l'Europe, on a un vrai sujet d'investissement.
04:00On a un vrai sujet de souveraineté.
04:02Tout le monde en parle.
04:04Vous avez des chiffres qui circulent, mais le consensus, c'est que sur la technologie cloud, juste avant l'IA,
04:1080% des dépenses des entreprises françaises étaient faites avec des entreprises qui n'étaient pas françaises, plutôt américaines.
04:17Et avec l'arrivée des outils d'IA, ça s'accélère encore plus.
04:22Donc, il y a un vrai sujet de souveraineté, d'indépendance économique et de souveraineté pour l'Europe.
04:28Si on se met au niveau des entreprises, juste, je rentre dans les entreprises puisque c'est notre sujet.
04:33Là, on peut se positionner au niveau des collaborateurs, voire même des usagers.
04:39Et c'est vrai que là, je pourrais y revenir si vous m'interrogez sur l'observatoire qu'on a
04:43mis en place.
04:44J'y arrivais.
04:45C'est mixte.
04:46C'est mixte.
04:46On a des chiffres qui montrent qu'on embrasse bien la technologie, mais il y a un peu d'inquiétude.
04:52Cet observatoire que vous avez mis en place est auprès de 2400 personnes, c'est ça ?
04:57Oui, absolument.
04:58Qu'est-ce que cette étude révèle, justement ?
05:00Alors, l'observatoire, c'est intéressant.
05:02Je voulais juste dire pourquoi on l'a fait.
05:04En fait, nous sommes une entreprise de services numériques, donc on fait de la tech avec nos clients.
05:10Mais il nous semble important qu'on participe à la discussion dans la société, sur la place de la tech,
05:17sur la place de l'IA, sur la place de la souveraineté.
05:19Et donc, on s'est dit, on va prendre un peu de recul et on va mandater une étude, un
05:23observatoire avec l'Institut Bonafidé,
05:25qui va permettre de recueillir un certain nombre de conclusions.
05:27Alors, je les ai là sur mes notes, je vais vous en donner trois ou quatre, qui sont intéressantes.
05:31Alors là, la première, c'est que la techno, c'est quand même une source d'optimisme.
05:37Neuf cadres européens sur dix pensent que le numérique peut contribuer à un monde meilleur.
05:40Et c'est intéressant parce que, depuis toutes ces années, ils pensent que c'est presque le seul changement positif
05:47au regard de ce qui se passe dans la santé, dans l'écologie, dans l'éducation.
05:51Donc, ils sont heureux de l'évolution de la tech, mais le reste, pas terrible.
05:55L'IA s'installe progressivement.
05:57Ce qu'on voit, c'est que plus des deux tiers des entreprises utilisent l'IA.
06:01La majorité des cadres l'adoptent.
06:03Trois cadres sur quatre observent des gains de productivité.
06:06Mais un truc qui est intéressant, c'est que quatre cadres sur dix utilisent l'IA en cachette.
06:11Ah bon, pourquoi en cachette ?
06:12Parce que les entreprises ont souvent moins de maturité que les collaborateurs eux-mêmes
06:21qui, dans leur quotidien, de manière personnelle, utilisent tous les LLM possibles.
06:25Les entreprises réglementent, mettent des chartillards, regardent la sécurité.
06:30Donc, il y a un peu de frustration.
06:31Et donc, il y a ce qu'on appelle le shadow AI.
06:33Et puis, troisième point, cet enthousiasme, et c'est là où on en revient à votre question initiale,
06:39s'accompagne de questionnements légitimes.
06:41La protection des données préoccupe deux cadres sur trois.
06:45Alors, comment accompagner avec la formation ?
06:4758% des cadres craignent des destructions dans leur domaine d'activité.
06:52Donc, c'est un vrai sujet pour eux.
06:56Alors, l'enjeu, et c'est le dernier point, l'enjeu, c'est un peu la confiance.
07:00L'étude pointe un doute structurel concernant la souveraineté technologique.
07:05Alors, ce dernier chiffre, je vais le donner, il est quand même intéressant.
07:0841% des cadres français sont confiants dans la capacité de l'Union européenne à s'imposer comme leader.
07:15Seulement 4 sur 10.
07:16En fait, ce qu'ils voient, c'est qu'ils sont tous, aujourd'hui, persuadés que les Etats-Unis, la
07:21Chine et le Japon vont beaucoup plus vite que nous.
07:24On le sait tous.
07:25Et donc, ça, c'est un sujet majeur.
07:28Et comment ?
07:28Vous êtes très persuadifs.
07:30Vous êtes très convaincants.
07:31J'aime bien terminer par des métaphores un peu sportives.
07:35Éder, vous en avez parlé.
07:36La performance n'a de valeur que si elle reste humaine.
07:39J'imagine que c'est également votre leitmotiv chez Unitim.
07:43Absolument.
07:44Moi, je suis un ancien sportif.
07:46Mon sport, c'était le volet.
07:47Et donc, l'esprit d'équipe compte.
07:49L'esprit d'équipe compte.
07:50Je voulais juste rajouter, parce que ça me semble important, c'est que je vous ai toujours suivi toutes ces
07:54années.
07:55À interviewer tous ces sportifs et vous nous avez fait vibrer.
07:58Et donc, moi, j'ai vécu dans le volet un sport où on peut se retrouver avec six joueurs moins
08:04bons que les six joueurs d'en face, mais gagner quand même.
08:06Oui, c'est vrai.
08:07Mais gagner quand même.
08:08Donc, si on le rapporte au monde de l'entreprise, ils font des bons process.
08:12Ils font des belles données.
08:13Ils font un beau portfolio d'offres.
08:15Mais à la fin, si on est équivalent aux concurrents et qu'on a la niaque, qu'on a la
08:19motivation et qu'on y croit, qu'on croit dans ce qu'on fait, on gagne.
08:24Et c'est pour ça que chez nous, chez Inetom, on a un programme interne qui s'appelle Power Up
08:28pour motiver les troupes et surtout pour leur dire qu'est-ce qu'ils font au quotidien, quel est l
08:32'intérêt à leur job et tout ce qu'ils peuvent faire dans le futur chez Inetom.
08:36J'aime bien, ce sera le mot de la fin.
08:38Let's make tech right.
08:40Let's make tech right.
08:41Oui, ça, c'est votre... Tout le monde l'a compris. Tout le monde l'a compris. Et puis, je
08:44vous avais promis un petit mot en Américain.
08:46Merci beaucoup, François. Vous êtes très, très convaincant. C'était donc François Flottiot de Inetom.
08:52Ça se prononce Inetom.
08:53Inetom.
08:53Inetom, voilà. Et à bientôt, certainement, pour un nouveau rendez-vous.
08:57Thank you. Merci.
08:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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