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  • il y a 2 jours
Un an et demi après son retour triomphal à la Maison Blanche, Donald Trump arrive aux élections de mi-mandat. Promesses tenues ou trahies ? Révolution américaine ou récupération par le Système ? Le moment du bilan.

Pour en débattre, deux grands spécialistes : Gérald Olivier, journaliste, chercheur à l'IPSE et auteur notamment de Cover Up — Le clan Biden, l'Amérique et l'État Profond (éd. Konfident), et Nikola Mirkovic, essayiste géopolitologue, auteur de L'Amérique Empire, Le Chaos Ukrainien et Déclin et Renouveau — Comment les Français se relèveront.

📚 Leurs ouvrages disponibles sur la boutique TVL : https://boutiquetvl.fr

🔴 AU PROGRAMME :

🌍 Politique étrangère : Ukraine, Iran, Venezuela, Israël… l'Amérique a-t-elle vraiment renoncé à son rôle de gendarme du monde ?

🇮🇷 Guerre contre l'Iran : Quels résultats après plus de 100 jours de guerres ? Les frappes du 28 février aux côtés d'Israël, la scène de la Situation Room avec Netanyahou révélée par le New York Times… Qui décide vraiment ?

🇺🇸 Politique intérieure : Les 26 décrets du 20 janvier, le Beautiful Bill, la guerre commerciale et les droits de douane retoqués par la Cour Suprême… Trump a-t-il les mains liées ?

🚧 Immigration : La lutte contre l'immigration illégale, les opérations de l'ICE, les protestations… Agit-prop ou résistance légitime ?

💰 Le DOGE et Elon Musk : 4 mois à la tête du DOGE, des coupes massives dont l'US AID… Quels résultats concrets après la dissolution du département en novembre 2025 ?

🗳️ Élections de mi-mandat (midterms) et succession : Comment Trump aborde-t-il ces élections de mi-mandat ? JD Vance est-il vraiment l'héritier désigné ?

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Transcription
00:00:00Il y a un an, le système politico-financier frappait Tével en fermant notre compte bancaire sans justification.
00:00:07Le coût a été rude, très rude.
00:00:09Et un an plus tard, nous pouvons même le chiffrer, 442 987 euros.
00:00:15Une part énorme de notre budget, des projets retardés, un manque à gagner colossal
00:00:20et un temps précieux volé à notre mission première, vous informer.
00:00:24Alors nous avons décidé de ne pas laisser cette attaque sans réponse en saisissant la justice,
00:00:28non seulement pour obtenir réparation, mais aussi pour forcer le pouvoir à expliquer cette chasse aux sorcières contre TVL.
00:00:36Car les opérations de déstabilisation du système contre TV Liberté s'enchaînent.
00:00:40Il y a bien sûr cette censure bancaire qui nous traite en paria pour des raisons politiques
00:00:44et nous interdit l'accès à des prêts pour investir et pérenniser notre activité.
00:00:49Mais il y a aussi les censures, les suppressions de nos émissions, de notre chaîne, de nos abonnés
00:00:54et notre visibilité sur les plateformes qui est amoindrie pour limiter notre force de frappe
00:00:59ainsi que la presse aux ordres qui cherche sans arrêt à nous salir.
00:01:03Tout est bon pour nous anéantir.
00:01:06Pourtant, jusqu'ici, nous tenons bon.
00:01:10Nous tenons bon grâce à vous, mais aussi grâce à une gestion au cordeau des dépenses
00:01:14et une rigueur sans faille dans notre volonté de vous informer sans jamais céder à la facilité.
00:01:20Et depuis la création de TVL, les faits nous donnent raison.
00:01:22Ces dernières années, notre traitement de la crise sanitaire, de la guerre en Ukraine,
00:01:26plus récemment de la crise au Moyen-Orient, nos analyses n'ont jamais été battues en brèche.
00:01:32Certains médias courent désormais derrière nos décryptages pour tenter d'effacer leurs inconséquences,
00:01:38leurs mensonges et leurs partis pris.
00:01:39Mais à l'aube d'échéance cruciale, le pouvoir est aux abois et il est prêt à tout.
00:01:46Avant 2027, ils veulent contrôler les réseaux sociaux, surveiller vos activités,
00:01:51censurer les médias alternatifs et les saigner.
00:01:54Ils veulent imposer leurs programmes mortifères, la guerre, la ruine, la dette et la mort de notre civilisation.
00:02:01Mais la violence du système traduit aussi son agonie.
00:02:04Et c'est là que nous devons lancer tous nos efforts dans la bataille.
00:02:07Face à cet extrême centre au pouvoir et aux médias financés par des oligarques, des puissances étrangères,
00:02:13le complexe militaro-industriel ou même vos impôts, plus que jamais nous devons nous battre pour rétablir la vérité.
00:02:20Quand la presse vous impose des œillères, TVL vous offre une longue vue car TVL n'a pas de conflit
00:02:26d'intérêts.
00:02:27Notre mission, c'est vous informer.
00:02:29Une mission uniquement rendue possible par votre don.
00:02:32Alors mettez les bouchées doubles et soutenez TVL.
00:02:36Dès maintenant, je compte sur vous.
00:03:00Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver dans ce nouveau numéro du samedi politique.
00:03:05Donald Trump s'est fait élire et réélire contre le système.
00:03:10Il voulait rendre l'Amérique plus grande, lui rendre sa grandeur.
00:03:13Le 6 novembre prochain, ce sera l'heure du premier bilan, puisqu'il devra affronter les élections de mi-mandat.
00:03:20Alors qu'il s'agisse d'affaires intérieures ou au contraire de politiques étrangères, qu'en est-il ?
00:03:25Quels sont ses résultats ? Que reste-t-il de ses promesses ?
00:03:28Eh bien, c'est ce que nous allons voir dans cette émission dans un instant.
00:03:30Mais avant, je compte sur vous pour le petit coup de pouce.
00:03:33A tout de suite.
00:03:37Générique
00:03:45Et pour cette émission qui va débattre des résultats de Donald Trump, j'ai avec moi deux invités, non pas
00:03:50un seul.
00:03:50Gérald Olivier à ma gauche, bonjour monsieur.
00:03:52Merci beaucoup d'être avec nous.
00:03:54On vous connaît bien sûr, vous êtes journaliste spécialiste de la politique américaine,
00:03:57chercheur à l'IPS, le lien situe de prospective et sécurité en Europe, je ne l'ai pas écorché.
00:04:03Vous avez rédigé de nombreux ouvrages, mais aussi sur la route de la Maison-Blanche,
00:04:08c'est un dictionnaire des élections présidentielles américaines qui sont si complexes à comprendre.
00:04:12Et puis bien sûr, cover-up, le clan Biden, l'Amérique et l'État profond aux éditions Confident.
00:04:18Également, à nos côtés, Nicolas Mirkovic, vous êtes essayé, spécialiste de géopolitique,
00:04:23vous avez aussi publié de nombreux ouvrages.
00:04:25Je ne vais citer que ceux qui ont le plus de relations avec cette émission,
00:04:28l'Amérique en pire et le chaos ukrainien, même s'il faut aussi dire celui qui est encore en librairie,
00:04:34déclin et renouveau, comment les Français se relèveront.
00:04:36Et bien sûr, tous vos livres, messieurs, sont encore sur la boutique de TVL sur tvl.fr.
00:04:41Alors, il y a 18 mois, Donald Trump revenait à la Maison-Blanche au terme d'une campagne historique
00:04:46où il a essuyé plusieurs tentatives d'assassinat contre sa personne.
00:04:50Si vous deviez résumer la promesse de campagne de Donald Trump, Gérald Olivier, quelle serait-elle ?
00:04:56Écoutez, je vous dirais que jusqu'à quelques mois, tout allait pour le mieux.
00:04:59Et puis, l'épisode iranien a un petit peu gâché la fête.
00:05:03Mais en vérité, Donald Trump, il a fait campagne au départ pour redonner sa grandeur à l'Amérique, comme il
00:05:08dit.
00:05:08Et c'était principalement une grandeur économique en relançant, je dirais, la machine économique américaine
00:05:13qui est quand même très performante et qui avait été pénalisée par les politiques d'avant.
00:05:18Et puis, restaurer un petit peu le prestige américain sur la scène internationale.
00:05:22Mais en ayant clairement indiqué aux électeurs qu'il allait privilégier la scène domestique.
00:05:27C'est ce qu'il a fait pendant sa première année de mandat, en passant un certain nombre de lois,
00:05:31dont la fameuse, excusez-moi pour l'anglais, mais One Big Beautiful Bill,
00:05:35qui n'a pas de traduction, mais cette loi, cette méga-loi qui comprenait tout un tas de législations,
00:05:41notamment sur les dérèglementations, sur les impôts et sur autres,
00:05:45et qui ont servi à préparer une relance de la machine économique américaine,
00:05:49en plus de sa politique de tarifs.
00:05:51Et puis, sur la scène extérieure, il s'est un petit peu plongé, un, dans la scène ukrainienne.
00:05:56Il avait promis d'apporter la paix, il n'y est pas parvenu.
00:05:58Il a résolu un certain nombre d'autres conflits et il s'est intéressé à des choses
00:06:04auxquelles on n'a pas pensé qu'il s'intéresserait.
00:06:06Le Venezuela, par exemple, le Groenland, par exemple,
00:06:09et puis surtout la question iranienne qui est devenue la question majeure
00:06:13avec le lancement de l'opération Epic Fury, fin de l'hiver, au début du printemps.
00:06:19Et c'est une opération dont je ne sais pas si, quand il l'a lancée,
00:06:22il envisageait qu'il envisagerait, qu'elle durerait 100 jours
00:06:26et qu'elle prendrait la place qu'elle a prise, parce qu'aujourd'hui,
00:06:29son bilan va tourner autour de cette question.
00:06:33Pour moi, ça a été le tournant de son mandat.
00:06:37Quelle que soit l'issue de ce conflit, et bien difficile aujourd'hui
00:06:42de dire quelle en sera l'issue, ça a été le tournant,
00:06:45parce que jusqu'alors, il avait réussi de manière assez phénoménale
00:06:49tous ses coups, que ce soit l'opération Midnight Hammer,
00:06:52un an avant, de frapper l'Iran une fois très fort, mais une seule fois,
00:06:56que ce soit la capture du président légitime ou pas Maduro au Venezuela,
00:07:01qui était un acte absolument sans précédent et qui avait été magistralement exécuté,
00:07:06là, avec la question iranienne, il est tombé sur un conflit
00:07:08dont on ne voit pas venir la fin, et qui pénalise considérablement
00:07:13tout ce qu'il avait préparé sur l'économie.
00:07:15Or, au mid-terms, aux élections intermédiaires,
00:07:19donc du 6 novembre, comme vous l'avez dit,
00:07:21et bien je pense que les électeurs parleront et se focaliseront
00:07:24beaucoup sur l'économie, et que peut-être à ce moment-là,
00:07:27Donald Trump paiera le prix de s'être trop tourné vers la politique extérieure,
00:07:33de s'être lancé dans un conflit sans véritablement avoir la certitude
00:07:40de pouvoir le terminer quand il le voulait, sur ses termes,
00:07:44parce que les électeurs ne s'attendaient pas forcément à ça.
00:07:47– Alors Gérald Olivier nous a dressé, comme toujours,
00:07:49à un beau chapitrage de l'émission que nous allons tenter de suivre.
00:07:53Nicolas Mirkovic, quand même, pour commencer,
00:07:55première question que je viens de poser à Gérald Olivier,
00:07:58est-ce que vous avez une façon de résumer les promesses de campagne
00:08:01de Donald Trump de votre point de vue, quand il a gagné à nouveau ?
00:08:04– Je suis en partie d'accord avec ce que vient de dire Gérald Olivier,
00:08:06on a en effet Donald Trump qui avait promis à son électorat un changement,
00:08:10c'était vraiment le candidat disruptif de cette campagne,
00:08:13qui à la fois choquait les Républicains, qui choquait les Démocrates,
00:08:16qui avait promis aux Américains qu'il mettrait fin au wokisme,
00:08:19à la culture, au cancel culture, qu'il remettrait,
00:08:24qu'il réindustrialiserait les États-Unis, qu'il donnerait de l'emploi aux Américains
00:08:27et qu'il referait aux États-Unis une grande puissance digne de ce nom,
00:08:30il avait aussi dit qu'il lutterait contre le déficit, contre la dette,
00:08:34et malheureusement, une fois qu'il a été élu, il s'est éparpillé,
00:08:37c'est vraiment mon analyse, il a voulu partir dans toutes les directions,
00:08:40très rapidement, alors que personne ne s'y attendait en effet,
00:08:42il a commencé à parler du Canada et du Groenland,
00:08:46dans son gouvernement, il a passé à la fois des personnes qui répondaient,
00:08:50je pense, aux aspirations des Américains, comme Robert Kennedy,
00:08:53comme Tulsi Gabbard, il a cherché l'ouverture,
00:08:55mais en même temps il est allé chercher des personnes comme Marco Rubio,
00:08:57qui était un de ses anciens ennemis, au secrétaire d'État,
00:09:01Scott Besson, qui était un ancien banquier de Soros,
00:09:04donc il y avait un peu un mélange qui était un peu iconoclaste, on va dire,
00:09:07et on se demandait comment est-ce qu'il allait mettre en place ce programme
00:09:11avec un entourage pareil, et il s'est éparpillé,
00:09:14et je pense en effet sur certains points, on l'a vu sur le wokisme,
00:09:17il a très clairement dit par un décret présidentiel
00:09:19qu'il y avait deux genres, un homme et une femme,
00:09:21il a dit qu'il allait lutter activement contre l'immigration,
00:09:24et s'est doté de moyens en effet pour réduire,
00:09:27pour expulser le nombre, un nombre maximum d'immigrés clandestins,
00:09:31mais au bout d'un an, on se rend compte, enfin un an et demi,
00:09:34on se rend compte qu'il n'a pas eu le temps,
00:09:36il n'a pas pris le temps de bien mettre en place ces différentes politiques,
00:09:39qu'il est happé par la politique internationale,
00:09:41ce qui est le cas de la plupart des présidents américains,
00:09:43et j'ai l'impression que les électeurs de Donald Trump aujourd'hui
00:09:46se sentent un peu trahis pour parti, on y reviendra tout à l'heure,
00:09:49par les promesses, par Donald Trump par rapport à ses promesses,
00:09:52comme Obama, par rapport à son électorat,
00:09:54à l'époque aussi, Obama avait promis de fermer Guantanamo,
00:09:57il avait promis de sortir des guerres,
00:09:58et pourtant Obama avait poursuivi la guerre en Afghanistan,
00:10:01il participait à la bombardement de la Libye,
00:10:04il y a une espèce de sparadrap que les présidents américains
00:10:06dont ils n'arrivent pas à se débarrasser,
00:10:09qui est cette politique étrangère, qui semble être plus forte que tout,
00:10:12et à cause de ça, de cet éparpillement,
00:10:14Donald Trump qui était parti sur des résultats qui étaient corrects,
00:10:17je pense un petit peu en ça de ce qu'il espérait,
00:10:18mais il avait un peu recréé, un petit peu, amélioré le pouvoir d'achat,
00:10:23il y avait une création d'emplois,
00:10:25aujourd'hui quand on regarde les résultats,
00:10:26il quête nous que là aujourd'hui, l'inflation est repartie à la hausse,
00:10:29la réindustrialisation des États-Unis n'est pas aussi importante qu'espérée,
00:10:32alors c'est clair qu'un an et demi c'est très peu de temps,
00:10:35mais je pense que cette situation iranienne
00:10:37est en effet quelque chose qui est en train de faire chavirer sa politique
00:10:41et monopolise toute l'énergie,
00:10:44alors que ce n'était pas ce pourquoi les Américains l'avaient élu.
00:10:45– Si vous voulez bien, on va se concentrer d'abord sur les affaires intérieures,
00:10:49on sait qu'on se rappelle cette journée où Donald Trump reprend le pouvoir,
00:10:53le 20 janvier, où il signe 26 décrets je crois dans la foulée,
00:10:56c'est-à-dire la moitié de la première année du premier mandat,
00:11:02donc en réalité en une journée il en a fait plus qu'en 365 jours la première fois.
00:11:06– Ces décrets, quels étaient leurs buts pour Trump et pour l'électorat de Trump,
00:11:13quelles étaient les priorités ? C'était le pouvoir d'achat ?
00:11:15– Non, c'était l'immigration au tout début,
00:11:17mais le pouvoir d'achat venait juste après.
00:11:20Non, ce que cette journée a démontré, c'est que Donald Trump est arrivé prêt,
00:11:24il est arrivé prêt à gouverner,
00:11:25il est arrivé avec une équipe de loyalistes principalement,
00:11:29une équipe qu'il avait pu préparer, enfin constituer pendant 4 ans,
00:11:32justement le fait d'avoir perdu l'élection de 2020,
00:11:36dans les circonstances que l'on sait,
00:11:38ça a été ce que j'ai appelé moi un mal pour un bien,
00:11:40parce que je pense qu'il est revenu au pouvoir en 2024
00:11:43beaucoup plus fort qu'il ne l'aurait été
00:11:44s'il avait simplement été réélu en 2020,
00:11:47ce qui lui avait permis d'avoir d'ailleurs des ambitions un petit peu plus fortes.
00:11:50Et ces ambitions, il les a mises en application dès le départ,
00:11:53à travers des réformes sur l'immigration,
00:11:55des réformes immédiates qui préparaient la politique tarifaire qui allait suivre,
00:12:00des réformes sur certaines politiques de société,
00:12:02dont le wokisme, dont la question des transgenres et autres,
00:12:07il avait préparé un certain nombre de décrets,
00:12:10parce qu'il voulait aller vite,
00:12:12et montrer qu'il serait au travail le premier jour,
00:12:15et que malgré tout, il avait conscience du fait qu'un mandat, c'est 4 ans,
00:12:18et ça passe très très vite,
00:12:20et même s'il avait un congrès qui lui était favorable de quelques voix,
00:12:24il était beaucoup plus facile,
00:12:25et il reste beaucoup plus facile pour les présidents américains,
00:12:28de gouverner par congrès,
00:12:30et puis pour ce qui est un petit peu plus ambitieux ou plus complexe,
00:12:33de gouverner par décret,
00:12:35et pour ce qui est plus complexe, de passer par le congrès,
00:12:38parce que c'est une machine qui est beaucoup plus mente à mettre en application.
00:12:42Donc le début de son mandat, je le dirais,
00:12:45était impressionnant, parfait,
00:12:47et puis moi ce que j'adorais à l'époque,
00:12:48c'était surtout la méthode,
00:12:50au-delà du fond qui était celui qu'il avait annoncé pendant la campagne,
00:12:53on avait un président qui était ouvert,
00:12:55on avait un président qui invitait la presse dans le bureau aval,
00:12:59à chaque fois qu'il y avait une signature,
00:13:00qu'il y avait autour de lui les gens qui étaient concernés par le décret,
00:13:03qui prenaient des questions en direct des journalistes,
00:13:06c'était le jour et la nuit par rapport à la présidence de Joe Biden,
00:13:09où on avait une forme de fantône invisible,
00:13:12qui était une sorte de marionnette,
00:13:14qu'il ne fallait surtout pas faire parler,
00:13:15parce qu'on savait très bien que dès qu'il ouvrait la bouche,
00:13:18c'était quelque chose d'incompréhensible qu'allait en sortir.
00:13:21– Justement, pardon, mais on peut peut-être faire une parenthèse,
00:13:23parce qu'on entend de plus en plus de médias
00:13:25parler du fait que Donald Trump s'est endormi en réunion,
00:13:27qu'il pique du nez, etc., etc.
00:13:29Bon, est-ce que c'est parce que les légales ont toujours décidé de tester ?
00:13:32– Non, mais ça ne tient pas la route.
00:13:33Si vous voulez, c'est arrivé une fois, je crois,
00:13:35et ça a été mis en avant par tous les médias.
00:13:38Non, non, parce que Donald Trump,
00:13:40personne n'est prophète en son pays,
00:13:42et même aujourd'hui,
00:13:44il a, à part Fox News, OAN,
00:13:47et peut-être un ou deux autres networks télévisés,
00:13:52toutes les chaînes de télévision et tous les journaux sont contre lui.
00:13:55Donc, dès qu'il y aura quelque chose à mettre
00:13:59pour attaquer son image, décrédibiliser sa personne,
00:14:02sera mis en avant.
00:14:03C'est un homme qui a une énergie qui est quand même difficile à…
00:14:08– Régaler, oui.
00:14:08– Exactement, et qu'il l'a démontré au pouvoir.
00:14:12Donc, je suis entièrement d'accord avec ce que disait Nicolas.
00:14:15Le problème de Donald Trump, il est double.
00:14:17Il y a ce côté un petit peu éparpillement.
00:14:18Il a voulu trop en faire, et il a voulu tout faire,
00:14:22et puis il s'est laissé happer par un dossier de politique étrangère
00:14:25qui n'était pas la priorité.
00:14:28C'était une priorité, l'Iran, j'en reviens là-dessus.
00:14:32Mais il s'est laissé prendre par cela, alors que jusqu'alors,
00:14:35ce qu'il avait mis en place, notamment en termes de politique intérieure,
00:14:39permettait de recréer les emplois qu'il voulait,
00:14:41d'attirer les investissements, de réindustrialiser le pays,
00:14:45de favoriser la classe moyenne, de favoriser la montée des salaires.
00:14:49L'arrêt de l'immigration, notamment clandestine,
00:14:54résulte immédiatement sur une montée des salaires les plus bas.
00:14:57Tout le monde le sait très bien en économie,
00:14:58et ça fonctionnait bien jusqu'à ce qu'il se laisse happer par d'autres priorités.
00:15:02– Sur cette question migratoire aussi, Nicolas Mirkovic,
00:15:04on a vu que les médias, globalement, jouaient aussi contre Donald Trump,
00:15:07puisqu'il y a eu ces scandales autour de la police de l'immigration,
00:15:11la ICE, la fameuse police ICE, avec notamment cette femme qui a été tuée.
00:15:18Mais pour autant, on a vu que le solde migratoire était négatif
00:15:21pour la première fois depuis des années.
00:15:23– Oui, alors non seulement est-ce qu'il a les médias dominants,
00:15:26mais il y a aussi les tribunaux, il y a beaucoup de tribunaux aussi
00:15:28qui font des injonctions qui empêchent le président de mettre en place sa politique.
00:15:31Ce qui est normal, c'est la politique américaine,
00:15:33et c'est pour ça aussi qu'on peut en vouloir un petit peu à Donald Trump
00:15:35de ne pas avoir consacré son énergie.
00:15:37Il sait très bien que ces processus sont compliqués, sont longs
00:15:40pour le changement des lois internes américaines.
00:15:44Et parfois, il y a des éléments de sa politique qu'il n'a pas pu mettre en place.
00:15:50Il y avait les médias dominants,
00:15:51pourtant la population a voté majoritairement pour Donald Trump,
00:15:53en partie, en grande partie je pense en effet,
00:15:55pour régler ce problème migratoire.
00:15:57Il y a un solde négatif, il y a beaucoup d'immigrés, même clandestins, qui partent.
00:16:01Rappelons aussi que, pour l'instant,
00:16:02Donald Trump n'a pas encore égalé le record qui est détenu par Barack Obama.
00:16:06Donc ça, peu de personnes le savent,
00:16:07donc je pense que les Américains attendent encore un peu plus,
00:16:10mais ça montre à quel point cet enjeu de l'immigration est particulièrement compliqué.
00:16:15Il faut déployer des moyens, il y a aussi toute une partie pédagogique
00:16:18qui n'est pas faite, je trouve, par Donald Trump pour expliquer pourquoi est-ce qu'il fait ça.
00:16:21Et donc, certains Américains se laissent embobiner par les médias
00:16:24qui vont se focaliser sur ces deux militants qui ont été tués.
00:16:28Ça, c'est assez grave quand même, ce n'est pas normal.
00:16:30Je pense que c'est assez choquant aux États-Unis.
00:16:33Et Donald Trump n'a pas réussi à répondre à ça.
00:16:35Et au lieu d'expliquer ou de continuer à mettre en place sa politique,
00:16:39je trouve qu'il a fait profil bas, qu'il s'est un peu retiré en disant,
00:16:42bon, écoutez, on va continuer.
00:16:43Alors, il continue sur la campagne, mais pour l'instant,
00:16:47par exemple, sur la construction de ce fameux mur entre le Mexique et les États-Unis,
00:16:53Donald Trump n'a pas énormément avancé.
00:16:54Il a fait encore quelques dizaines de miles.
00:16:56Je rappelle qu'avec le budget que Donald Trump a consacré jusqu'à présent
00:17:00dans la guerre contre l'Iran, guerre illégale contre l'Iran,
00:17:04eh bien, Donald Trump aurait pu construire deux murs
00:17:06le long de toute la frontière, à peu près 3100 kilomètres
00:17:08entre les États-Unis et le Mexique.
00:17:10Il aurait pu en faire deux.
00:17:11Et ça, beaucoup d'Américains l'attendaient sur ce sujet-là.
00:17:14Alors, il y a quand même un point aussi très important dont on doit parler,
00:17:17c'est que quand Donald Trump est arrivé, il a un peu sidéré la planète
00:17:20avec son histoire de droit de douane,
00:17:22qui, globalement, n'était attendu par personne.
00:17:26Mais, malheureusement, pour Donald Trump, il a eu un échec à l'issue
00:17:30puisque la Cour suprême est venue contre-caresser plan.
00:17:33Et je vous propose qu'on écoute justement Donald Trump
00:17:35après la décision des juges.
00:17:39La décision de la Cour suprême sur les droits de douane est profondément décevante
00:17:44et j'ai honte de certains membres de la Cour,
00:17:47absolument honte qu'ils n'aient pas eu le courage
00:17:50de faire ce qui est juste pour notre pays.
00:17:54Les pays étrangers qui nous ont exploités pendant des années sont ravis.
00:17:58Ils sont contents.
00:17:59Ils dansent dans les rues, mais ils ne danseront pas longtemps.
00:18:02Je peux vous l'assurer.
00:18:08Les démocrates à la Cour sont ravis, mais ils voteront automatiquement non.
00:18:12C'est un non automatique comme au Congrès.
00:18:15C'est un non automatique.
00:18:16C'est qu'ils sont contre tout ce qui rend l'Amérique forte et en bonne santé et grande.
00:18:21À nouveau, ils sont aussi franchement une honte pour notre nation, ces juges.
00:18:26C'est un non automatique.
00:18:29Peu importe la qualité des arguments, c'est non.
00:18:31Aujourd'hui, je vais signer pour imposer un droit de douane mondial de 10%
00:18:36en vertu de la section 122 qui va s'ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur.
00:18:50Alors, peut-être si on doit préciser les objectifs de la mise en place de ces droits de douane
00:18:54par Donald Trump, c'était globalement substituer ces droits de douane à l'impôt fédéral,
00:19:00donc pour faire baisser les impôts des Américains, réduire le déficit commercial, bien sûr,
00:19:05et puis également rétablir l'industrie américaine.
00:19:07Oui, en fait, c'est ça.
00:19:09Il y avait plusieurs objectifs derrière cet arrive douanier.
00:19:12Le premier, c'était de, il ne faut pas l'oublier, aussi un instrument de négociation,
00:19:18parce qu'il pouvait très bien menacer, et d'ailleurs, la plupart du temps, c'est ce qu'il faisait,
00:19:22de mettre un droit de douane très élevé pour forcer le pays concerné à ouvrir son propre marché.
00:19:28C'était comme ça qu'il agissait notamment vis-à-vis de la Chine.
00:19:30Donc, il y avait, un, un outil de négociation.
00:19:33Deux, un moyen de renflouer le déficit, parce que malgré tout, les droits de douane,
00:19:37ce sont des sommes qui sont payées au Trésor américain, et l'an passé, le Trésor américain a emmagasiné
00:19:42quelques 200 milliards de dollars grâce à ses droits de douane, même s'il va devoir en rendre une partie,
00:19:47puisque la Cour suprême a invalidé ce qui avait été fait depuis le début du printemps.
00:19:52Et puis, troisièmement, en effet, c'était protéger certaines industries,
00:19:55parce que malgré tout, les droits de douane renchérissent le prix de certains produits,
00:19:59et comme on le sait que certains pays, notamment en Asie du Sud, et notamment en la Chine,
00:20:03pratiquent ouvertement le dumping pour tuer les énergies de leurs concurrents,
00:20:07les industries de leurs concurrents, c'était un moyen, sur certains domaines stratégiques,
00:20:11comme l'acier ou autre, de protéger les entreprises américaines.
00:20:14Donc, ces droits de douane avaient une triple finalité.
00:20:17Le problème de Donald Trump, c'est que ces droits de douane,
00:20:20c'est une politique qui, constitutionnellement, dépend du Congrès.
00:20:24Et lui, il n'est pas passé par le Congrès, il est passé par un certain nombre de décrets
00:20:28qui invoquaient des lois déjà existantes, notamment une fameuse loi d'urgence,
00:20:31et c'est cette loi-là qui n'a non pas été invalidée,
00:20:34mais c'est cette invocation de cette loi que la Cour suprême a jugée comme n'étant pas légitime.
00:20:40Et donc, il a mis l'édifice un petit peu par terre,
00:20:44ce qui a obligé Donald Trump à se reporter sur une autre loi.
00:20:48Donc, techniquement, aujourd'hui, tous les tarifs n'ont pas encore été annulés.
00:20:51Mais c'est une politique qui est relativement complexe, comme certaines politiques économiques,
00:20:55et il n'a pas pris le temps, véritablement, de l'expliquer aux Américains,
00:21:00et il avait promis, de manière assez vague dans sa campagne,
00:21:03de rétablir des droits de douane pour combler le déficit
00:21:06et puis combler tous les déficits commerciaux qui, pour lui, sont des affronts.
00:21:10Quand il considère que les déficits commerciaux que les États-Unis accumulent
00:21:16avec un certain nombre d'autres pays montrent que ces pays vendent plus aux Américains
00:21:20qu'ils n'achètent des Américains,
00:21:22et pour lui, c'est une situation qui est inacceptable,
00:21:24parce que les États-Unis, c'est le pays le plus riche et le plus puissant,
00:21:27et c'est ce pays qui devrait vendre le plus au reste du monde,
00:21:30donc ça le vexe.
00:21:31Et il est vexé de constater qu'autour de lui,
00:21:34les gens ne partagent pas cette opinion.
00:21:36Dans votre extrait, il traitait les démocrates d'idiots,
00:21:39parce que pour lui, il y a un intérêt fondamental
00:21:42à ce que les États-Unis rétablissent leur balance commerciale,
00:21:44et ils ne comprennent pas que l'opposition ne le comprenne pas non plus,
00:21:49même si de leur côté, c'est un jeu qui est simplement un jeu politique.
00:21:52– Alors, en même temps, on a le sentiment
00:21:54que ses droits de douane avaient une visée contre la Chine,
00:21:57et en réalité, on s'est rendu compte quand même,
00:21:58lors des négociations, que c'était extrêmement difficile
00:22:01pour Washington de faire plier Pékin.
00:22:02– Non, puisque, non seulement ils n'ont pas réussi,
00:22:04on a bien vu que Pékin avait répliqué à Donald Trump
00:22:09en mettant des embargos sur l'exportation de terres rares,
00:22:13indispensables à l'économie américaine.
00:22:14On voit aujourd'hui que la Chine est arrivée à un niveau
00:22:15où elle peut se lancer dans le bras de fer avec Donald Trump.
00:22:19On a vu que Donald Trump…
00:22:20C'est amusant d'ailleurs, qu'est-ce que Donald Trump a fait historiquement ?
00:22:23Il est allé voir ses différents alliés,
00:22:25et il a obtenu de ses alliés, que ce soit la Corée, le Japon,
00:22:29les pays du Moyen-Orient, l'Union européenne,
00:22:31des engagements d'investissement dans les États-Unis,
00:22:34de plusieurs, mais milliers de milliards de dollars.
00:22:36En parallèle, en même temps qu'il fait ça,
00:22:38il met en place des droits de douane.
00:22:39C'est-à-dire qu'il fait en sorte que les alliés des États-Unis
00:22:42investissent non pas dans leur propre pays, mais aux États-Unis,
00:22:44et puis après, il érige des droits de douane
00:22:47pour protéger le marché américain.
00:22:48Ce qui n'est pas nouveau, vous savez, une des véritables raisons
00:22:51de la guerre de sécession, c'est ces fameuses droits de douane.
00:22:54Les nordistes américains voulaient les droits de douane
00:22:56parce qu'ils voulaient protéger l'industrie américaine
00:22:58qui était en train de se développer au milieu du XIXe siècle,
00:23:00alors que les sudistes, ils avaient besoin d'exporter et d'importer
00:23:03parce que du coup, c'était la partie qui exportait,
00:23:05qui vivait des marchés étrangers.
00:23:07Donc, ce n'est pas nouveau.
00:23:08Il y avait une logique, mais le fond de cette histoire
00:23:11est que derrière, pareil, je trouve que Donald Trump,
00:23:14comme pour l'immigration, s'est emballé.
00:23:15Et on sent une certaine impérissie du gouvernement
00:23:18qui n'a pas réussi à expliquer pourquoi est-ce qu'il faisait ça,
00:23:20qui est allé trop vite, qui s'est reposé sur des lois
00:23:22sans s'assurer d'abord qu'il y avait des chances
00:23:24qu'il puisse gagner face à l'accord suprême.
00:23:26C'était quand même assez surprenant que ça en arrive là.
00:23:29Il a quand même la majorité du Congrès.
00:23:30Donc, c'est-à-dire qu'il a et la Chambre des représentants
00:23:33et les Sénats ensemble,
00:23:34et il a voulu passer trop vite, trop rapidement.
00:23:36Et donc, ça se retourne contre lui avec maintenant
00:23:38l'État qui est obligé de rembourser
00:23:40les entreprises américaines.
00:23:41Et cette politique était censée combiner
00:23:44des investissements et des droits d'oines
00:23:46qui étaient censés relancer l'industrie américaine.
00:23:48Pour l'instant, ne porte pas ses fruits.
00:23:50– Je suis d'accord, mais juste petit bémol
00:23:52qui explique pourquoi il est passé par un décret
00:23:54et pourquoi il n'est pas passé par le Congrès
00:23:56en dépit du fait qu'il y ait une majorité républicaine
00:23:59à la Chambre et une majorité républicaine au Sénat.
00:24:02C'est qu'il n'a pas au Sénat
00:24:03les fameux 60 sièges nécessaires,
00:24:06à part les lois de réconciliation budgétaire
00:24:08qui permettent une simple majorité à 50 ou 51,
00:24:12donc pour qu'une loi passe.
00:24:13Je rappelle qu'aux États-Unis, dans le cadre du Sénat,
00:24:16il faut dépasser ce qu'on appelle le filibuster
00:24:18et il faut une majorité de 60 voix sur 100
00:24:22pour qu'une loi soit validée.
00:24:26Et le problème, c'est que ça nécessitait malgré tout
00:24:29qu'au moins 6 ou 7 démocrates votent avec les républicains.
00:24:34Or là, Donald Trump s'est heurté à un front
00:24:36absolument inflexible et impénétrable
00:24:38et il était acquis que sur les tarifs,
00:24:40il n'aurait aucune voix de la part de ses adversaires.
00:24:43Donc, ils ont mis autant de choses possibles
00:24:46dans une seule loi.
00:24:47C'est pour ça qu'il y a eu cette très très grosse loi
00:24:49l'an passé parce que c'était une loi budgétaire
00:24:51qui ne nécessitait qu'une majorité simple.
00:24:53S'il avait soumis la question des tarifs au Congrès,
00:24:57un, il n'aurait pas pu bénéficier de l'effet de surprise
00:25:01et il aime bien déstabiliser ses adversaires
00:25:03parce que quand il a annoncé le 2 avril 2025,
00:25:06quand il est passé à la télévision devant la Maison Blanche
00:25:09avec ce fameux tableau où il indiquait chaque pays
00:25:11et le taux de ses nouveaux tarifs douaniers,
00:25:15il jouait sur l'effet de surprise pour entamer une négociation,
00:25:18un, il n'aurait pas eu cet effet de surprise
00:25:20et deux, il n'aurait sans doute pas pu obtenir du Congrès
00:25:22les tarifs qu'il voulait.
00:25:23Donc, il est passé par autre chose
00:25:25et s'est retrouvé invalidé par les cours.
00:25:27Voilà.
00:25:28La cour de justice ou la cour suprême.
00:25:30– C'est aussi comme ça que vous voyez les choses, en fait.
00:25:31En réalité, c'est un peu… il est trop brutal.
00:25:33– Oui, je pense trop brutal, il s'est éparpillé.
00:25:36On se demande, c'est très compliqué de comprendre déjà
00:25:38Donald Trump sans stratégie,
00:25:39mais avec une stratégie, on ne voit pas dans quelle direction il veut partir.
00:25:42J'ai l'impression que bien qu'il soit mieux préparé,
00:25:44je suis complètement d'accord avec ce que Gérard a dit
00:25:46il y a quelques instants,
00:25:47qu'il est arrivé mieux préparé avec son gouvernement,
00:25:49il a voulu tout faire en même temps.
00:25:51Quatre ans, c'est extrêmement court,
00:25:52sachant qu'une présidence américaine, c'est en réalité…
00:25:54– Deux ans.
00:25:55– Deux ans, parce qu'il y a ces fameux mid-terms.
00:25:57– Surtout que d'avancer progressivement,
00:25:59je pense qu'il aurait dû avancer progressivement,
00:26:01préparer la suite et expliquer que sur une campagne de temps long,
00:26:06il y avait des réformes à faire et assurer qu'il soit remplacé,
00:26:09enfin qu'il serait… comment dire,
00:26:11qu'un son poulain le remplacerait pour mener à cette campagne.
00:26:13Il a voulu tout faire lui-même, il a un égo de mesurer,
00:26:15il veut avoir sa tête, je pense, gravée dans le Mount Rushmore.
00:26:18Et donc, il pensait…
00:26:19– Sur le dollar déjà.
00:26:20– Déjà, il a commencé par le dollar.
00:26:21Le Mount Rushmore, ce serait plus tard,
00:26:23mais pour l'instant, c'est mal parti,
00:26:23parce que justement, qui trop embrasse mal étreint,
00:26:27il a du mal à mettre ses programmes.
00:26:28Et ce sont les institutions américaines elles-mêmes
00:26:30qui lui mettent des bâtons dans les roues,
00:26:32ce n'est même pas son opposition démocrate.
00:26:33Donc, qui évidemment se donne à cœur joie
00:26:36de le voir échouer sur ces dossiers-là.
00:26:39– Alors, on a vu aussi une séquence pleine de confusion.
00:26:41On avait vu pendant la campagne de Donald Trump
00:26:43un allié de poids à tout point de vue,
00:26:46aussi bien au niveau médiatique, des réseaux sociaux,
00:26:49qu'au niveau financier, bien entendu, c'était Elon Musk.
00:26:51Elon Musk est arrivé pour prendre la tête du Doge,
00:26:55donc ce département qui était censé couper
00:26:57tout le budget que l'État dilapidait.
00:27:01Il a fait son temps, c'était prévu qu'il ne dure pas trop longtemps,
00:27:03je crois que c'était quatre mois, sauf erreur.
00:27:07Mais en même temps, il y a eu une forme de mise en scène
00:27:10de leur désaccord, une réussite quand même extrêmement modérée
00:27:16du chantier que devait entreprendre Elon Musk.
00:27:18Comment vous voyez ça ?
00:27:20– En fait, Elon Musk a eu le même défaut que Donald Trump,
00:27:22il a voulu taper trop vite et trop fort.
00:27:25Et puis surtout, il s'est rendu compte que les bureaucraties
00:27:28ont une capacité de résistance qu'on ne soupçonne pas forcément
00:27:31et qu'elles vont se défendre, même lorsque ces bureaucraties
00:27:34appartiennent au même camp politique
00:27:35ou sont dirigées par les mêmes personnes politiques.
00:27:38L'idée, un, de faire des économies budgétaires,
00:27:40elle était quand même fondamentale aux États-Unis.
00:27:42Le fait de confier ce job à Elon Musk,
00:27:46ce n'était pas quelque chose qui avait été mis clairement en avant
00:27:50durant la campagne.
00:27:51Musk avait soutenu Trump et il soutenait sa politique de manière générale,
00:27:54mais le concept du département de Doge est né très, très tard dans la campagne
00:27:59et je pense même a été finalisé après l'élection,
00:28:01pendant la période de transition.
00:28:03Maintenant, ce qui s'est passé, c'est qu'Elon Musk n'est pas un politique,
00:28:07c'est quelqu'un qui est capable de couper dans la bureaucratie en regardant les chiffres
00:28:11et sans penser qu'il y a forcément des gens derrière,
00:28:15des individus avec des réactions humaines et émotionnelles
00:28:18et aux besoins des équipes qui vont être plus ou moins solidaires
00:28:21et il a fait des coupes tellement vigoureuses dans un certain nombre de budgets,
00:28:26y compris ceux des principaux alliés de Donald Trump,
00:28:29dont Rubio au département d'État, dont Scott Bessent au Trésor
00:28:32et d'autres administrations dans les transports et ailleurs
00:28:35qu'on a vu finalement ces administrations se retourner contre Elon Musk lui-même
00:28:41et refuser les coupes qu'il imposait.
00:28:44Et puis dans le même temps, une partie de la politique de Donald Trump
00:28:47consiste quand même à remettre en avant les énergies fossiles,
00:28:50à remettre en cause toute cette urgence climatique autour du réchauffement climatique
00:28:55et la volonté de la transition énergétique, de l'abandon des énergies fossiles
00:28:59et du tout électrique.
00:29:01Or, Elon Musk, sa principale, l'une de ses compagnies aujourd'hui, c'est Tesla,
00:29:05ses ventes des voitures électriques et il bénéficiait de subventions du temps de Biden.
00:29:10C'est Donald Trump qui lui a coupé ses subventions
00:29:12et qui a grandement pénalisé la capacité de Tesla à se développer.
00:29:17Donc inévitablement, à un moment, il y a eu un clash.
00:29:19Maintenant, les deux personnages restent liés, je dirais,
00:29:22par un fond de pensée qui est commun.
00:29:24La preuve, c'est qu'on les a vus travailler ensemble.
00:29:26Elon Musk faisait partie de la délégation américaine lors de la récente visite en Chine
00:29:30et c'est un personnage majeur aujourd'hui, je dirais, de l'univers de Trump
00:29:35et de la tentative de Donald Trump de, malgré tout, réindustrialiser l'Amérique
00:29:40et de la relancer pour le XXIe siècle.
00:29:42Et Elon Musk, c'est quelqu'un qui va rester au-delà de 2028,
00:29:47qui ne sera pas le cas de Donald Trump.
00:29:48– Bien sûr.
00:29:49On a vu que parmi les coupes budgétaires d'Elon Musk,
00:29:51il y a eu l'USAID, que certains nomment USAID.
00:29:56Comment vous avez perçu cela ?
00:29:58Est-ce que cela indiquait une certaine orientation de la politique internationale
00:30:02que Trump devait mener à la suite de cette coupe ?
00:30:06– Moi, je pense que ça fait partie de ce démarrage tambour battant de Donald Trump
00:30:09et qu'il voulait vraiment faire, quasiment du passé table rase,
00:30:12du passé néo-conservateur américain.
00:30:15Donald Trump avait dit qu'il ne voulait plus de nouvelles guerres,
00:30:17qu'il voulait arrêter cette ingérence américaine à l'étranger.
00:30:20Et l'USAID était vraiment symbolisé cette ingérence américaine,
00:30:25un budget qui était plus important que celui du secrétaire d'État,
00:30:27c'est-à-dire plus important que celui du ministère des Affaires étrangères,
00:30:30qui est responsable directement et indirectement de coups d'État,
00:30:34de soulèvement, de réingénierie sociale.
00:30:36Donc à la fois, on sait que l'USAID est des personnes
00:30:39qui sont liées à ces associations gouvernementales,
00:30:41donc qui reçoivent des budgets de l'État américain
00:30:44et qui sont présents sur tous les continents
00:30:45et qui participent à la vie politique indirectement,
00:30:48soit, on l'avait vu en finançant des opéras transgenres,
00:30:50je pense que c'est en Colombie,
00:30:52mais ailleurs, la participation au Maïdan.
00:30:56Alors au Maïdan, en 2014,
00:30:57on sait qu'il y avait des fonds qui transitaient
00:30:59par le secrétaire d'État américain.
00:31:01Donald Trump, en mettant fin à ces budgets-là,
00:31:03a donné un signe au monde entier
00:31:05que les Américains l'aient arrêté.
00:31:06En tout cas, c'est comme ça que ça aurait pu être interprété.
00:31:08Au départ, c'était de nouveau dans cette logique
00:31:11de dire que l'argent des Américains
00:31:12ne doit pas servir à décider ce que les Colombiens
00:31:14peuvent voir ou pas à l'opéra.
00:31:15Il doit être consacré aux Américains,
00:31:17et surtout que ce sont des budgets conséquents.
00:31:19Donc ce budget-là, l'USAID, il n'en reçoit plus.
00:31:21Pour autant, il y a encore des organismes américains
00:31:24qui servent à dispenser la belle parole américaine
00:31:27à travers le monde.
00:31:28C'est du soft power, tous les États le font.
00:31:31On voit quand même que Donald Trump
00:31:32n'a pas tout à fait abandonné
00:31:34cette idée d'ingérence dans les pays étrangers.
00:31:36On en parlera peut-être tout à l'heure.
00:31:37On a parlé du Venezuela, on a parlé de l'Iran.
00:31:38Ailleurs aussi, tout au long de la côte méridionale russe,
00:31:43méditerranéenne, pardon, russe,
00:31:44on voit cette ingérence.
00:31:47Et ailleurs, en Asie, on n'en parle même pas.
00:31:48Donc il n'y a pas tout à fait ce retrait.
00:31:50C'était, je pense, un signal fort au début.
00:31:53Et il a donné des gages à ses électeurs tout de suite.
00:31:56Mais on a vu qu'un an et demi plus tard,
00:31:57il ne reste plus grand-chose.
00:31:58Parce que de toute manière,
00:31:58c'est le secrétariat d'État, Marco Rubio,
00:32:01aujourd'hui, qui reprend directement ses budgets.
00:32:03Donc l'USAID n'existe pas.
00:32:04Pour autant, il y a des budgets d'influence américaine,
00:32:06évidemment, qui existent encore
00:32:07au sein du gouvernement de Donald Trump.
00:32:09– Alors vous avez évoqué, justement,
00:32:10la participation du secrétariat d'État
00:32:13dans la déstabilisation, entre guillemets,
00:32:15de votre point de vue de l'euro-méidane,
00:32:17c'est-à-dire de la révolution en Ukraine.
00:32:19Pendant la campagne de Donald Trump,
00:32:21évidemment, il a fait de son argument phare,
00:32:24presque, de faire la guerre,
00:32:25de faire la paix, pardon,
00:32:26l'absus révélateur,
00:32:28de faire la paix en 24 heures, disait-il.
00:32:31Je vous propose qu'on se rappelle de ce moment.
00:32:32– Par sa faiblesse et son incompétence,
00:32:36Joe Biden nous a conduits
00:32:37au bord de la Troisième Guerre mondiale.
00:32:39Nous sommes au bord de la Troisième Guerre mondiale,
00:32:42au cas où quelqu'un ne le saurait pas.
00:32:43En tant que président,
00:32:45je ramènerai la paix de force,
00:32:46la paix de force.
00:32:48La guerre n'aurait jamais éclaté.
00:32:50Si j'étais président,
00:32:51il n'y aurait pas de guerre
00:32:52entre la Russie et l'Ukraine.
00:32:54Il n'y aurait aucune chance que cela se produise
00:32:57et on s'en serait réjouis
00:32:58parce qu'il n'y a pas d'alternative.
00:33:00Et même maintenant,
00:33:01avec les énormes pertes,
00:33:03les vies humaines,
00:33:04la destruction d'une grande partie de ce pays,
00:33:06je négocierai un accord de paix en 24 heures.
00:33:10On peut faire la paix.
00:33:11On peut trouver un accord ensemble en 24 heures.
00:33:14– Est-ce que ça,
00:33:20ce n'est pas le premier gros fiasco de Donald Trump ?
00:33:23– Fondamentalement, si,
00:33:25parce que les 24 heures sont écoulées depuis longtemps
00:33:27et que la guerre continue.
00:33:28Donc inévitablement,
00:33:29il a été incapable de tenir parole.
00:33:32Après, on connaît le personnage
00:33:34et les 24 heures,
00:33:35ça signifiait qu'il était capable
00:33:37d'apporter une solution à ce conflit
00:33:39et qu'à l'évidence, ce n'était pas le cas.
00:33:41Et donc, s'il s'est trompé à ce point,
00:33:43c'est parce qu'il n'avait pas correctement évalué
00:33:46les enjeux
00:33:47et pas correctement évalué,
00:33:49je dirais, les personnages
00:33:51et ce qu'il y avait derrière.
00:33:52Et on a vu, d'ailleurs, sur ce point,
00:33:54sa politique évoluer considérablement
00:33:56dans les premiers mois de sa présidence.
00:33:58Souvenez-vous, là, vous l'avez,
00:34:00qui exprime sa capacité à faire la paix très rapidement,
00:34:03mais le moment qui a marqué,
00:34:05qui a choqué tout le monde,
00:34:06ça a été la fameuse entrevue
00:34:07avec le président Zelensky à la Maison-Blanche,
00:34:10fin février,
00:34:12où le pauvre Zelensky s'est fait remettre à sa place
00:34:14par J.D. Vance, le vice-président,
00:34:16par Donald Trump,
00:34:17et il a compris que le monde avait changé
00:34:19par rapport à l'administration Biden.
00:34:22Mais ce moment-là qui est resté,
00:34:24parce que c'est un moment de politique
00:34:26et de télévision assez phénoménal,
00:34:29est totalement dépassé aujourd'hui.
00:34:31Et aujourd'hui, la politique américaine
00:34:33vis-à-vis de Zelensky
00:34:34n'est pas du tout celle qu'elle était
00:34:36ou celle que Donald Trump menaçait
00:34:38de mener à l'époque.
00:34:39Et on a vu, d'ailleurs, un retour du Congrès
00:34:42et un retour des interventionnistes
00:34:44et de l'aile un petit peu plus néo-conservatrice
00:34:47du Parti républicain
00:34:48qui a progressivement repris le dessus
00:34:50dans ce dossier,
00:34:52de telle sorte qu'aujourd'hui,
00:34:54le dossier ukrainien,
00:34:55il est mis de côté.
00:34:57Il est mis de côté
00:34:57et ce n'est plus du tout
00:34:58une priorité de Donald Trump.
00:35:00Ses priorités sont ailleurs.
00:35:03Et on l'a vu, d'ailleurs,
00:35:04c'est un petit peu le...
00:35:05Ce n'est pas le défaut,
00:35:06mais ça fait partie de la personnalité
00:35:07du personnage.
00:35:08Soit il réussit,
00:35:09soit à un moment,
00:35:10il finit par se désintéresser
00:35:11et il passe à autre chose.
00:35:12Et donc, pour moi,
00:35:14le dossier ukrainien
00:35:15ne va pas se solutionner
00:35:16avant que le dossier iranien
00:35:18qui a pris le précédent
00:35:20soit lui-même,
00:35:21au moins temporairement,
00:35:23mis sous le boisseau.
00:35:24Gérald Olivier nous rappelait
00:35:25cette séquence absolument effarante
00:35:27que le monde entier
00:35:28a découvert les yeux grands ouverts.
00:35:29C'était bien sûr
00:35:30cet entretien entre Zelensky,
00:35:31Vance et Trump
00:35:32dans le bureau ovale.
00:35:33Finalement, on se dit
00:35:34tout ça pour ça.
00:35:36Pourquoi cette humiliation
00:35:37pour finalement
00:35:38poursuivre une politique
00:35:40relativement d'accompagnement
00:35:42à l'égard de l'Ukraine ?
00:35:44C'est Trump,
00:35:44c'est un peu la politique américaine
00:35:46aussi qui est assez extravagante.
00:35:47Il fallait faire du chaud,
00:35:48il fallait faire passer des messages.
00:35:50Je pense qu'à cette époque-là aussi,
00:35:51ils sont encore en période
00:35:51de séduction par rapport à la Russie
00:35:53parce que Donald Trump
00:35:53très clairement voulait
00:35:55et veut négocier,
00:35:56je pense,
00:35:56avec Poutine,
00:35:57mais il n'y arrive pas.
00:35:58Je pense qu'ils ont essayé.
00:35:59Ça n'a pas marché.
00:36:00Il y a dû avoir des lignes rouges
00:36:01qui ont été franchies.
00:36:03En tout cas,
00:36:03je pense côté russe
00:36:04qui empêchent Poutine
00:36:05de vouloir aller plus loin.
00:36:06Pour autant,
00:36:07je suis quand même sûr
00:36:07qu'il y a un esprit d'encourage
00:36:08de cette négociation
00:36:09qu'il y a eu aux États-Unis
00:36:11entre Trump et Poutine,
00:36:12mais comme il n'arrive pas
00:36:13à le mettre en place,
00:36:14comme en plus,
00:36:15il y a un double jeu
00:36:16de la part de Washington
00:36:18qui n'est pas forcément
00:36:18du côté de Trump,
00:36:19mais d'une partie
00:36:20de l'appareil
00:36:21du complexe militaro-industriel américain
00:36:23qui veut cette guerre
00:36:24contre la Russie,
00:36:25qui veut affaiblir la Russie,
00:36:26qui continue de pousser
00:36:28les atlantistes européens
00:36:29à faire cette guerre
00:36:30parce que Donald Trump,
00:36:31il a dit,
00:36:31écoutez,
00:36:32moi je vais me retirer
00:36:32de cette guerre
00:36:32parce qu'elle ne me coûte rien
00:36:33et ça ne rapporte rien
00:36:34aux Américains.
00:36:35Pour autant,
00:36:36il va voir les Européens
00:36:37et il leur dit,
00:36:37écoutez,
00:36:38moi cette guerre,
00:36:38je n'en veux pas,
00:36:39mais vous,
00:36:39vous allez augmenter
00:36:40vos budgets militaires
00:36:41à hauteur de 5% du PIB
00:36:42parce que c'est ce que je veux
00:36:43maintenant au sein de l'OTAN.
00:36:44Les pays membres
00:36:45de l'Union européenne
00:36:45disent d'accord
00:36:46et je vous rappelle
00:36:47qu'il y a 10 ans,
00:36:48les Européens
00:36:50achetaient majoritairement
00:36:52tout ce qui était militaire
00:36:54auprès d'entreprises européennes.
00:36:55Aujourd'hui,
00:36:56les Européens
00:36:56achètent majoritairement
00:36:57à des entreprises américaines.
00:36:59C'est-à-dire que Trump
00:36:59se dessaisit du dossier ukrainien,
00:37:01son appareil administratif
00:37:03le poursuit.
00:37:03Ce sont les Européens
00:37:04qui payent aujourd'hui.
00:37:06Donc en effet,
00:37:06Donald Trump,
00:37:07maintenant il est passé
00:37:07à autre chose.
00:37:07Maintenant il est mobilé
00:37:08par l'Iran.
00:37:11Je pense que quelque part
00:37:12il espérait mettre en place
00:37:13un accord avec la Russie,
00:37:15pas forcément pour la paix,
00:37:16je pense pour des raisons
00:37:16aussi économiques,
00:37:18mais il est passé à autre chose
00:37:19et ça montre aussi
00:37:20cette difficulté.
00:37:21On le voit,
00:37:22le président américain
00:37:23n'est pas l'homme
00:37:24le plus puissant du monde.
00:37:24Il doit lutter en permanence
00:37:26contre l'administration,
00:37:28contre son État.
00:37:28C'était le cas avec Obama
00:37:29à son époque,
00:37:30c'est le cas avec Trump aujourd'hui
00:37:31et c'est une des raisons
00:37:32pour lesquelles aussi
00:37:32Trump abandonne
00:37:33une partie de son programme
00:37:35parce qu'il est dépassé.
00:37:36Et là en ce moment,
00:37:37comme sur l'Ukraine,
00:37:39comme sur l'immigration,
00:37:40comme sur le Doge,
00:37:42eh bien il entame
00:37:43des combats
00:37:44qu'il a du mal
00:37:45à mener à bout.
00:37:46Et ça se voit
00:37:47et les Américains
00:37:49sentent cette fébrilité
00:37:50dans sa capacité
00:37:51à mettre en place
00:37:52ce pour quoi il a été élu.
00:37:53– Donald Trump
00:37:54n'est plus l'homme
00:37:55le plus puissant du monde ?
00:37:56– Oh si, il le reste.
00:37:58Mais bien sûr,
00:37:59il est quand même,
00:38:00un, il est Donald Trump,
00:38:00il est président des Etats-Unis,
00:38:03mais son influence,
00:38:05elle diminue chaque jour.
00:38:06Et j'ai envie de vous dire
00:38:08qu'au matin du 7 novembre,
00:38:10là peut-être
00:38:10qu'il ne le sera plus.
00:38:12Et peut-être qu'en plus,
00:38:13il sera devenu
00:38:14ce qu'on appelle
00:38:14en politique américaine
00:38:15un canard boiteux.
00:38:16C'est-à-dire que là,
00:38:17il n'aura plus
00:38:18une majorité de confort
00:38:19ou au moins
00:38:19une majorité de sécurité
00:38:20au Congrès
00:38:21et qu'on va se retrouver
00:38:22un petit peu
00:38:23comme dans les deux dernières années
00:38:24de son premier mandat
00:38:25avec une opposition systématique,
00:38:27la reprise de procès
00:38:28en destitution,
00:38:29etc.
00:38:30Mais le système américain,
00:38:32malgré tout,
00:38:32est un système
00:38:33où les présidents
00:38:34ont une durée de vie
00:38:35très courte,
00:38:36une influence
00:38:36d'autant plus courte
00:38:38que la deuxième moitié
00:38:39du deuxième mandat,
00:38:40ce sont déjà des has-beens,
00:38:41excusez-moi du terme anglais,
00:38:43mais ils appartiennent déjà
00:38:44au passé
00:38:45et non plus à l'avenir.
00:38:46– Et ça,
00:38:47c'est y compris
00:38:47quand ils sont confirmés
00:38:48ou c'est parce que de toute façon
00:38:49ils ne sont jamais confirmés ?
00:38:50– Confirmés c'est-à-dire ?
00:38:51– Il gagne les mid-terms.
00:38:53– Mais c'est très rare.
00:38:54– Oui.
00:38:54– Alors là,
00:38:55ça fait partie des contradictions
00:38:57historiques de l'électorat américain.
00:38:59Ils mettent en place un président,
00:39:01ils mettent en place une administration
00:39:02parfois avec la même couleur
00:39:04que celle du président
00:39:05et deux ans plus tard,
00:39:06ils renvoient cette administration
00:39:08et c'est systématiquement
00:39:09l'opposition
00:39:09qui l'emporte.
00:39:11On verra
00:39:12ce qu'il en sera
00:39:13au mois de novembre.
00:39:14Mais historiquement parlant,
00:39:16quand vous regardez
00:39:17les élections
00:39:18de mi-mandat
00:39:19depuis les dernières
00:39:21jusqu'à il y a presque
00:39:23un siècle,
00:39:24dans 98% des cas,
00:39:26c'est l'opposition
00:39:27qui l'emporte.
00:39:28Parfois
00:39:28de plusieurs dizaines
00:39:29de voix à la Chambre
00:39:31mais un inversement
00:39:32de la majorité,
00:39:33c'est systématique.
00:39:33Je rappelle qu'Obama
00:39:34qui se fait élire
00:39:36en 2008
00:39:36sur une vague
00:39:37de popularité
00:39:38sans précédent,
00:39:40deux ans plus tard,
00:39:41il perd 63 sièges
00:39:44à la Chambre
00:39:45des représentants
00:39:45et il avait
00:39:46une majorité confortable,
00:39:47il se retrouve
00:39:48avec une majorité marquée.
00:39:50Donc 63,
00:39:51c'était un record
00:39:51mais Donald Trump
00:39:52en 2018,
00:39:53il a dû perdre
00:39:5445 sièges.
00:39:55Donc là,
00:39:55il est possible
00:39:56que les Républicains
00:39:58ont une majorité
00:39:59de trois sièges
00:39:59actuellement
00:40:00à la Chambre
00:40:01des représentants.
00:40:02Il est presque acquis
00:40:03que cette majorité,
00:40:04ils vont la perdre.
00:40:05De 5,
00:40:06de 10,
00:40:06de 15,
00:40:07de 20,
00:40:07on verra,
00:40:07il y a pas mal
00:40:08de petits facteurs
00:40:08qui rentrent en compte
00:40:09mais il est presque,
00:40:11on s'attend
00:40:11à ce que les Républicains
00:40:13perdent.
00:40:13Et d'ailleurs,
00:40:14peut-être que cette perspective
00:40:16explique certaines
00:40:17des décisions
00:40:18de Donald Trump.
00:40:18Parce que pour moi,
00:40:19et j'en reviens toujours
00:40:20à cette question
00:40:21de l'Iran
00:40:22et je m'interroge
00:40:23de pourquoi
00:40:24il a d'une certaine façon
00:40:25précipité les choses.
00:40:27Il y avait
00:40:27les négociations
00:40:28qui étaient en cours
00:40:29et cette idée
00:40:29que selon les négociateurs,
00:40:31l'Iran était à une semaine
00:40:33d'être capable
00:40:33d'enrichir de l'uranium
00:40:34de 60 à 90%.
00:40:36Donc avec un taux
00:40:38d'enrichissement
00:40:38qui soit de nature
00:40:39à produire une bombe militaire,
00:40:40ça c'est peut-être
00:40:42le prétexte qui est donné,
00:40:43mais en réalité,
00:40:44il aurait été
00:40:44beaucoup plus confortable
00:40:45pour Donald Trump
00:40:46de laisser traîner les choses
00:40:47jusqu'après les élections.
00:40:49Et là,
00:40:50il n'avait plus rien à perdre,
00:40:51c'était la fin
00:40:52de son mandat.
00:40:52De toute façon,
00:40:54il pouvait se consacrer
00:40:55toute l'année 2026
00:40:56à renforcer l'économie,
00:40:57ce qu'il avait préparé
00:40:58à faire
00:40:59et ce qu'il faisait
00:41:00plus ou moins bien.
00:41:01Il avait,
00:41:01en dépit
00:41:02des problématiques
00:41:04liées à ICE,
00:41:05qui étaient aussi
00:41:06beaucoup du théâtre politique
00:41:07et une provocation volontaire,
00:41:09et je dirais que
00:41:10les deux personnes
00:41:11tuées à Minneapolis,
00:41:12elles n'étaient pas là
00:41:13pour se faire tuer,
00:41:14mais il y avait des gens
00:41:15qui le souhaitaient presque
00:41:16parce que ça faisait partie
00:41:17de leur façon de lutter
00:41:18contre la politique
00:41:19de Donald Trump.
00:41:20Mis à part
00:41:22ces incidents tragiques,
00:41:24la politique de Donald Trump
00:41:25était globalement
00:41:26assez bien menée
00:41:27à l'intérieur.
00:41:28Et puis,
00:41:28il est parti
00:41:28sur une tangente,
00:41:29il a appelé ça
00:41:30un détour,
00:41:31c'est beaucoup plus
00:41:31qu'un détour,
00:41:32et à mon avis,
00:41:33ça va pénaliser beaucoup
00:41:34les Républicains en novembre.
00:41:35La question que je me pose,
00:41:37c'est pourquoi
00:41:37il s'est lancé dans cette aventure
00:41:39à ce moment-là,
00:41:40alors que politiquement,
00:41:41il aurait été beaucoup plus simple
00:41:42s'il voulait vraiment
00:41:43remporter ses élections,
00:41:44d'attendre quelques mois
00:41:46et après de se lancer
00:41:47dans une telle aventure,
00:41:48parce qu'à la limite,
00:41:49ça ne l'aurait même
00:41:49pu concerner lui.
00:41:50Et donc,
00:41:51je me demande
00:41:51s'il n'avait pas
00:41:52dans sa perspective
00:41:53l'idée que de toute façon,
00:41:54les Républicains vont perdre
00:41:55les élections,
00:41:56donc perdre pour perdre,
00:41:57je fais ce que j'ai envie
00:41:59de faire,
00:41:59ce que j'estime plus important,
00:42:01à savoir éliminer
00:42:02la menace iranienne,
00:42:03au risque que cela représente
00:42:05politiquement pour moi.
00:42:06Alors justement,
00:42:07Nicolas Mirkovic,
00:42:08avant de vous redonner la parole,
00:42:09je vous propose
00:42:09qu'on écoute la déclaration
00:42:10de Trump le 28 février,
00:42:11justement au moment
00:42:12de l'entrée en guerre
00:42:13contre l'Iran
00:42:14des Etats-Unis et d'Israël.
00:42:17L'armée américaine
00:42:18a lancé des opérations
00:42:19de combat majeurs en Iran.
00:42:22Notre objectif
00:42:23est de défendre
00:42:26le peuple américain
00:42:27en éliminant
00:42:27les menaces imminentes
00:42:29que représente
00:42:29le régime iranien,
00:42:31un groupe cruel
00:42:32composé d'individus
00:42:33très durs et terribles.
00:42:43Alors, cette vidéo
00:42:43était quand même
00:42:44très marquante.
00:42:45On a vu un Donald Trump
00:42:45avec sa casquette blanche
00:42:47qui lui couvrait
00:42:48une partie des yeux.
00:42:49Objectivement,
00:42:50personne ne s'attendait,
00:42:51vu qu'il y avait
00:42:52les négociations en cours,
00:42:53personne ne s'attendait
00:42:54à une entrée en guerre
00:42:55si rapide.
00:42:56Comment vous l'avez perçue,
00:42:56vous, Nicolas Mirkovic ?
00:42:58Donald Trump
00:42:59n'explique pas ce qu'il fait.
00:43:01Très clairement,
00:43:01on l'a vu.
00:43:02Donc, il n'explique pas,
00:43:03on ne sait pas ce qu'il veut.
00:43:04Il avait déjà dit,
00:43:04n'oublions pas,
00:43:05en juin 2025,
00:43:06qu'il avait déjà éradiqué
00:43:08toutes les capacités iraniennes
00:43:09à produire des bombes nucléaires.
00:43:11Donc, on pensait
00:43:11que le sujet était…
00:43:12Ils avaient très clairement,
00:43:13illégalement bombardé l'Iran,
00:43:15mais il était arrivé à la fin,
00:43:16il était arrivé à ses fins,
00:43:17c'était terminé.
00:43:18Et moins de, quasiment,
00:43:20un an plus tard,
00:43:21il revient,
00:43:22il déclenche une nouvelle guerre
00:43:23contre l'Iran
00:43:24avec Israël.
00:43:25et on se demande,
00:43:27et les Américains se demandent,
00:43:27mais pourquoi ?
00:43:28Parce qu'on ne l'a pas élu pour ça.
00:43:30Donc, pourquoi cette nouvelle aventure ?
00:43:31On sait que les dernières aventures
00:43:34belliqueuses américaines
00:43:34se sont soldées par,
00:43:35globalement,
00:43:36des échecs
00:43:36quand elles ont tendance à durer.
00:43:38Donald Trump,
00:43:39mine de rien,
00:43:39depuis qu'il est élu,
00:43:40avait fait des points,
00:43:40on va dire,
00:43:41des points rapides
00:43:43en Afrique,
00:43:44il en avait fait au Venezuela
00:43:46et donc c'était plutôt
00:43:46des attaques commandos.
00:43:48Là, on sait très bien
00:43:49que l'Iran
00:43:50est un potentiel
00:43:51beaucoup plus important
00:43:52que le Venezuela
00:43:53d'un point de vue militaire.
00:43:55Pourquoi se lancer là-dedans ?
00:43:56Sachant qu'il avait déjà mené
00:43:58son opération de 12 jours
00:43:59au mois de juin
00:44:00de l'année précédente
00:44:01et beaucoup d'Américains
00:44:02se sont dit
00:44:02et chez les Républicains
00:44:03et chez les démocrates,
00:44:05attention parce que là
00:44:06on peut rentrer dans un bourbier
00:44:07et Trump a dit
00:44:07non, non, ça ne va pas durer
00:44:08très longtemps,
00:44:09vous allez voir,
00:44:09c'est une petite guerre rapide,
00:44:11je veux m'assurer
00:44:12une deuxième fois
00:44:12qu'on va annuler
00:44:14toutes les capacités nucléaires
00:44:15de l'Iran
00:44:15et toutes les semaines,
00:44:17il disait,
00:44:17j'ai gagné, j'ai gagné.
00:44:18Je pense qu'on a calculé,
00:44:19je pense que c'est CNN
00:44:19ou je ne sais pas,
00:44:20alors on peut prendre
00:44:20avec des pincettes
00:44:21ce que dit CNN
00:44:21mais qui a calculé
00:44:22plus ou moins que
00:44:23Donald Trump a déjà annoncé
00:44:24la victoire 37 fois
00:44:25et pour autant,
00:44:27cette guerre se poursuit
00:44:28donc ça montre,
00:44:29ça donne une très mauvaise image
00:44:30évidemment de Donald Trump
00:44:30parce qu'on se dit
00:44:31il sait ce qu'il va faire là-dedans,
00:44:33pourquoi est-ce qu'il va ?
00:44:34Quel est le véritable but ?
00:44:35Et je rappelle juste
00:44:36et je pense que c'est important
00:44:37que l'histoire
00:44:37entre l'Iran et les États-Unis
00:44:38n'est pas du tout
00:44:40une histoire d'amour
00:44:40et ça n'a rien à voir
00:44:41avec le gouvernement
00:44:42qui est en place aujourd'hui
00:44:43à Téhéran,
00:44:43ce sont les États-Unis
00:44:45qui ouvertement ont renversé
00:44:46le gouvernement
00:44:47de Mohamed Mossadegh
00:44:48en 1953
00:44:49qui était un gouvernement
00:44:50démocrate, nationaliste
00:44:51qui avait commis comme crime
00:44:53la volonté de nationaliser
00:44:54leur propre pétrole,
00:44:55c'est-à-dire qu'ils voulaient
00:44:56que les Iraniens
00:44:56vivent de leur propre pétrole,
00:44:57que les Américains
00:44:59avaient poussé,
00:44:59financé,
00:45:00et nous aussi occidentaux
00:45:01globalement,
00:45:02Saddam Hussein
00:45:03à attaquer l'Iran,
00:45:05que la montée de l'islamisme
00:45:06en Iran
00:45:07était en partie due
00:45:09au rejet
00:45:09de l'ingérence occidentale
00:45:11chez eux
00:45:12et que sous Barack Obama
00:45:13il y avait eu un accord
00:45:14sous sa présidence
00:45:16il y avait eu un accord
00:45:17qui avait été signé
00:45:17avec Téhéran
00:45:18dans lequel les Iraniens
00:45:20s'engageaient
00:45:20à ne pas
00:45:23enrichir l'uranium
00:45:24à un niveau
00:45:24leur permettant
00:45:25de faire des bombes nucléaires
00:45:25et à cause de toutes
00:45:27ces raisons-là
00:45:27on voit que Trump
00:45:28de nouveau
00:45:28– L'accord dont Trump
00:45:29est sorti d'ailleurs
00:45:29– Et Trump
00:45:30dès qu'il est arrivé
00:45:30lors de son premier mandat
00:45:31il déchire l'accord
00:45:32en disant j'en veux plus
00:45:33et maintenant il dit
00:45:33tout qu'on le fait
00:45:34je veux les empêcher
00:45:35je l'ai déjà empêché
00:45:36au mois de juin dernier
00:45:37de faire cette bombe nucléaire
00:45:38et tout qu'on le fait
00:45:39il dit
00:45:39ben non
00:45:39j'ai menti au mois de juin
00:45:40je continue aujourd'hui
00:45:41– Il n'a pas dit
00:45:42j'ai menti au mois de juin
00:45:42– Il n'a pas dit ça
00:45:43– Ça c'est vous
00:45:43qui avez fait la traduction
00:45:44– Ça c'est moi qui le dit
00:45:45en tout cas
00:45:45il n'a pas dit la vérité
00:45:46au mois de juin
00:45:47qu'est-ce qu'il veut faire
00:45:48maintenant
00:45:49et les personnes sont perdues
00:45:50qu'est-ce qu'il veut faire vraiment
00:45:50après il y a des raisons
00:45:52qu'on pourra évoquer
00:45:52dans quelques autres sens
00:45:53– Moi je ne suis pas
00:45:54entièrement d'accord
00:45:55avec l'ensemble de l'analyse
00:45:56parce que
00:45:58en s'y concerne
00:45:59le premier accord
00:45:59l'accord d'Obama
00:46:00c'est un accord
00:46:01dans lequel les Iraniens
00:46:03s'engageaient
00:46:03suspendait pour 10 ans
00:46:04pour 10 ans seulement
00:46:06leur volonté d'enrichir
00:46:08mais un
00:46:09il ne renonçait pas
00:46:09à l'objectif
00:46:10d'obtenir un jour
00:46:11la bombe nucléaire
00:46:12et deux
00:46:12il repoussait d'une décennie
00:46:15leurs travaux d'enrichissement
00:46:16je rappelle que cet accord
00:46:17il a été signé en 2015
00:46:18et donc en 2026
00:46:20aujourd'hui
00:46:20on serait dans une situation
00:46:22où l'Iran
00:46:22pourrait parfaitement
00:46:23légalement enrichir
00:46:24et produire la bombe
00:46:25donc cet accord
00:46:26il était limite
00:46:27– On pourrait vous opposer
00:46:27que l'accord
00:46:27aurait pu être reconduit
00:46:28on aurait pu refaire un accord
00:46:29on aurait pu…
00:46:31– Oui et non
00:46:32mais tout ça
00:46:33ça se négocie
00:46:35c'était peut-être
00:46:3710 ans de gagné
00:46:38mais c'était un problème
00:46:38qui était en tous les cas
00:46:39pas résolu
00:46:40et pas forcément
00:46:41bien résolu
00:46:42donc sur le fond
00:46:43je ne suis pas totalement
00:46:44contre la démarche
00:46:46de Donald Trump
00:46:46d'autant que
00:46:47cette affaire
00:46:48entre les Etats-Unis
00:46:49et l'Iran
00:46:49il y a eu en effet
00:46:50le coup d'état de 53
00:46:52et l'ingérence de la CIA
00:46:53pour faire tomber
00:46:54le Premier ministre Mossadeh
00:46:56il y a aussi eu
00:46:57la révolution
00:46:58il y a eu la prise d'otage
00:46:59du personnel diplomatique
00:47:00de l'ambassade de Téhéran
00:47:01pendant 444 jours
00:47:03c'est quelque chose
00:47:04qui est toujours resté
00:47:05sur les Américains
00:47:06vous avez eu
00:47:07les attentats de Beyrouth
00:47:08vous avez le fait
00:47:09que l'Iran est devenu
00:47:10la première puissance
00:47:11de soutien aux terroristes
00:47:12l'ensemble du Moyen-Orient
00:47:14en développant un certain nombre
00:47:15de proxys
00:47:16comme on les appelle
00:47:17notamment
00:47:18le Liban
00:47:19et le Hamas
00:47:21enfin le Hezbollah au Liban
00:47:23et le Hamas
00:47:25à Gaza
00:47:25pour prendre Israël
00:47:27en tenaille
00:47:27avec l'idée
00:47:28d'éliminer Israël
00:47:29de la carte du Proche-Orient
00:47:30et ça c'est un objectif
00:47:32qui a toujours été
00:47:32celui
00:47:33je dirais
00:47:35volontairement mis en avant
00:47:36par ce régime iranien
00:47:37je rappelle que le régime iranien
00:47:39vous répète
00:47:39tous les dimanches
00:47:40et fait défiler les gens
00:47:41dans la rue
00:47:41en disant que
00:47:42les Etats-Unis
00:47:43c'est le grand Satan
00:47:44et Israël
00:47:45c'est le petit Satan
00:47:45et il faut éliminer
00:47:46le petit Satan
00:47:47et puis se débarrasser
00:47:48du grand Satan derrière
00:47:49donc il y a une opposition
00:47:50entre les Etats-Unis
00:47:51et l'Iran
00:47:52qui date de presque aujourd'hui
00:47:53un demi-siècle
00:47:54donc la volonté de Donald Trump
00:47:56d'en finir
00:47:57une fois pour toutes
00:47:58moi je ne suis pas totalement en contre
00:47:59et je la justifie
00:48:00si il veut en finir
00:48:02avec cette impression
00:48:02des Iraniens
00:48:03que les Etats-Unis
00:48:04sont le grand Satan
00:48:05ça impliquerait
00:48:07d'éradiquer l'Iran
00:48:07non mais ce n'est pas une impression
00:48:08je vais faire chuter le régime
00:48:10non non
00:48:10je vais faire chuter le régime
00:48:11je parle du régime islamique en Iran
00:48:13je ne parle pas de la population iranienne
00:48:14ce n'est pas le régime
00:48:15qui manifeste
00:48:15en disant que les Etats-Unis
00:48:16non mais ce sont des gens
00:48:17qui sont
00:48:18non non
00:48:19ce ne sont pas des manifestations
00:48:21spontanées
00:48:22il ne s'agit pas d'un régime
00:48:23où les gens sortent dans la rue
00:48:24volontairement
00:48:25pour protester contre les Etats-Unis
00:48:26vous avez un régime
00:48:29contrôlé par ce qu'on appelle
00:48:30les gardiens de la révolution
00:48:31qui sont capables
00:48:32de dire à un certain nombre de gens
00:48:33toi tu sors demain
00:48:35et tu défiles
00:48:35et tu amènes ton épouse
00:48:36couverte de son tchador
00:48:37et vous brûlez un drapeau américain
00:48:39et tout le monde le fait
00:48:40parce que c'est comme ça
00:48:40qu'il faut se comporter
00:48:41si on veut être protégé
00:48:43par le régime
00:48:43on n'est pas dans un régime
00:48:45démocratique ouvert
00:48:46avec une véritable liberté d'expression
00:48:47c'est tout le problème
00:48:48et d'ailleurs je dirais que
00:48:49l'objectif de Donald Trump
00:48:51dans cette guerre en Iran
00:48:51ce n'était pas du tout
00:48:52de faire la guerre aux Iraniens
00:48:53au contraire
00:48:54il était même plutôt
00:48:55du côté du peuple iranien
00:48:56contre le régime
00:48:57parce qu'ils ont envoyé des armes
00:48:58d'ailleurs au manifestant
00:48:59pour l'instant
00:49:00ce que Donald Trump a dit
00:49:02pas à tous
00:49:03mais c'est peut-être
00:49:05ce qui va finir par se faire
00:49:06et ce qui ne serait pas plus mal
00:49:07mais je rappelle quand même
00:49:08qu'il y avait une opposition
00:49:10à l'intérieur de l'Iran
00:49:12opposition qui s'est fait massacrer
00:49:13au nombre de 35 000
00:49:15ou 40 000
00:49:15ou 45 000 au mois de janvier
00:49:16c'est un régime
00:49:17qui n'hésite pas
00:49:18à tuer sa population
00:49:19c'est un régime
00:49:20qui est millénariste
00:49:22et apocalyptique
00:49:23dans certaines de ses convictions
00:49:25et ça c'est lié aussi
00:49:26à l'islam chiite
00:49:28et donc c'est un régime
00:49:29qui depuis un certain temps
00:49:30je dirais
00:49:33réprime sa propre population
00:49:35et vouloir faire tomber ce régime
00:49:37ce n'est pas quelque chose
00:49:38que je considère
00:49:39comme une mauvaise idée
00:49:40et de ce point de vue-là
00:49:41Donald Trump
00:49:42a au moins eu le courage
00:49:44que beaucoup d'autres
00:49:45présidents américains
00:49:46et présidents d'autres pays
00:49:48du monde
00:49:49dont le français
00:49:50dont les britanniques
00:49:50et les autres
00:49:51il a au moins eu le courage
00:49:52de vouloir faire quelque chose
00:49:53la question que je lui pose
00:49:54Il a promis qu'il arrêterait
00:49:55les interventions
00:49:56En tout cas
00:49:57pour moi
00:49:58c'est une guerre
00:49:59qui existait déjà
00:50:00et le problème
00:50:01avec l'opération
00:50:03Epic Fury
00:50:04si vous voulez
00:50:05c'est que
00:50:05jusqu'alors
00:50:06Donald Trump
00:50:07avait toujours mené
00:50:08des opérations
00:50:09ponctuelles
00:50:11spectaculaires
00:50:12dont il informait
00:50:13le public
00:50:14après coup
00:50:15pour se vanter
00:50:16du succès
00:50:16et je pense que
00:50:17aussi bien
00:50:18l'opération
00:50:18Midnight Hammer
00:50:19qui consistait
00:50:20à aller bombarder
00:50:21trois sites
00:50:22de production
00:50:23nucléaire iranien
00:50:24à partir de bases
00:50:26qui étaient au Missouri
00:50:27avec des avions
00:50:28qui ont fait
00:50:287000 kilomètres
00:50:29à traverser
00:50:30la moitié de la Terre
00:50:31pour aller toucher
00:50:32les cibles
00:50:33et les ont touchés
00:50:34de manière
00:50:35les dégâts
00:50:36n'ont jamais pu
00:50:37être constatés
00:50:37au sol
00:50:37mais on sait au moins
00:50:38qu'ils ont atteint
00:50:39leurs cibles
00:50:40ce jour-là
00:50:40donc ce genre
00:50:41d'opération
00:50:42spectaculaire
00:50:43qu'on découvre
00:50:43après tout
00:50:44c'est du tout gagnant
00:50:45
00:50:45ce que vous avez montré
00:50:47et cette opération-là
00:50:48et moi
00:50:49c'est la réflexion
00:50:49que je me suis faite
00:50:50en voyant
00:50:51cette intervention
00:50:51à la télévision
00:50:52alors au passage
00:50:53elle avait lieu
00:50:53à 2h du matin
00:50:54nous il était
00:50:558h 10h
00:50:56chez nous
00:50:57mais il était
00:50:572h du matin
00:50:58aux Etats-Unis
00:50:59c'est qu'il s'était lancé
00:51:00dans une opération
00:51:01ouverte
00:51:02en promettant
00:51:03qu'elle soit brève
00:51:04mais sans avoir
00:51:06lui-même
00:51:06le contrôle
00:51:07du terme
00:51:08parce qu'il disait
00:51:09nous allons bombarder
00:51:10l'Iran
00:51:10et quand nous aurons
00:51:11suffisamment affaibli
00:51:12l'Iran
00:51:13le peuple iranien
00:51:14pourra se soulever
00:51:15et ils auront la chance
00:51:16de reprendre
00:51:17le contrôle
00:51:17de leur destin
00:51:18si vous écoutez
00:51:19cette intervention
00:51:19jusqu'au bout
00:51:20c'est ce qu'il promet
00:51:21au peuple iranien
00:51:22en disant pas
00:51:22qu'il allait leur donner
00:51:23des armes
00:51:24mais en disant
00:51:24qu'il allait affaiblir
00:51:25le régime
00:51:26pour que ce régime
00:51:26puisse tomber
00:51:27et personnellement
00:51:28je considère
00:51:28que cet objectif
00:51:29serait un objectif
00:51:31positif
00:51:31pour le Proche-Orient
00:51:32le problème
00:51:33c'est qu'il s'interdit
00:51:35d'aller faire
00:51:36lui-même tomber
00:51:36le régime
00:51:37c'est là où il
00:51:38malgré tout
00:51:39tient ses promesses
00:51:40de campagne
00:51:40c'est-à-dire
00:51:41qu'il ne va pas
00:51:42mettre des soldats
00:51:43américains au sol
00:51:44à Téhéran
00:51:45comme il l'a fait
00:51:46à Bagdad
00:51:46ou comme il l'a fait
00:51:47en Syrie
00:51:48pour faire tomber
00:51:48Saddam Hussein
00:51:49et faire tomber
00:51:50d'autres régimes
00:51:50ou en Afghanistan
00:51:51Il s'interdit
00:51:51de faire tomber le régime
00:51:52mais il a quand même
00:51:53fait assassiner
00:51:54Ali Khamenei
00:51:55Ah ben bien évidemment
00:51:56mais ça dans une guerre
00:51:58vous avez parfaitement
00:51:59le droit
00:51:59et je dirais même
00:52:00que c'est le plus
00:52:02spectaculaire
00:52:03de ce qui a été fait
00:52:03et j'aurais souhaité
00:52:05que cette opération
00:52:05elle s'arrête là
00:52:07Mais lui-même
00:52:07n'oublions pas
00:52:08qu'au sein de la société
00:52:09iranienne
00:52:10ça montre aussi
00:52:10l'incompréhension
00:52:11que les Américains
00:52:12ont de la politique
00:52:12étrangère en règle générale
00:52:13vous savez
00:52:14quand votre seul instrument
00:52:14c'est un marteau
00:52:15vous avez tendance
00:52:16à voir tous vos problèmes
00:52:17comme des clous
00:52:17et bien il pensait
00:52:18qu'en décapitant
00:52:20le gouvernement iranien
00:52:21et que tout allait se régler
00:52:22c'est pas le cas
00:52:23et je rappelle que
00:52:24l'Ayatollah Khamenei
00:52:25avait lancé une fatwa
00:52:26contre la bombe nucléaire
00:52:27c'est-à-dire qu'il supprime
00:52:29la partie de la société iranienne
00:52:31la partie religieuse
00:52:32qui est contre la bombe nucléaire
00:52:33contre les militaires
00:52:33qui eux veulent
00:52:34cette bombe nucléaire
00:52:35il la supprime
00:52:36il radicalise la société
00:52:37le professeur américain
00:52:39qui est à l'université de Chicago
00:52:40qui s'appelle Robert Papp
00:52:41explique
00:52:42il a dit
00:52:42lui il est spécialisé
00:52:43dans les interventions
00:52:43dans les campagnes de bombardement
00:52:45il dit
00:52:45en 100 ans
00:52:46d'analyse de bombardement aérien
00:52:48de pays étrangers
00:52:49à aucun moment
00:52:50est-ce qu'on a réussi
00:52:50à changer un régime
00:52:51il n'y a nulle part
00:52:51lui il dit nulle part
00:52:52c'est pas possible
00:52:53on ne peut pas changer
00:52:54le gouvernement
00:52:54et on le voit exactement
00:52:58en Iran
00:52:58non seulement
00:52:59il n'arrive pas
00:53:00à renverser le gouvernement
00:53:01n'oublions pas
00:53:02que ces bombardements
00:53:03font suite
00:53:04à de l'ingérence économique
00:53:06Scott Besant
00:53:07le ministre de l'économie
00:53:08des Etats-Unis
00:53:08dit très clairement
00:53:09qu'ils ont mis des pressions
00:53:11sur l'économie iranienne
00:53:12pour obliger les gens
00:53:14à aller dans la rue
00:53:14oui il y a eu
00:53:15une hausse des prix
00:53:15oui il y a eu
00:53:16des situations
00:53:16mais les américains
00:53:18revendiquent
00:53:18Scott Besant le dit
00:53:19très clairement
00:53:19ils revendiquent ça
00:53:20donc ils jouent
00:53:21avec les sanctions
00:53:22donc l'Iran
00:53:22aujourd'hui
00:53:23est sous sanctions américaines
00:53:25donc ça veut dire
00:53:25qu'il y a des produits
00:53:26de première nécessité
00:53:27qui n'arrivent pas à importer
00:53:27je ne suis pas en train
00:53:28de défendre
00:53:29le mode du gouvernement iranien
00:53:31je suis juste en train
00:53:32de dire qu'il y a
00:53:32du droit international
00:53:33et que j'essaie de dire
00:53:34les iraniens aujourd'hui
00:53:35vivent avec cette chape
00:53:36de plomb américaine
00:53:37qui veut faire main basse
00:53:38je dis très clairement
00:53:39sur les ressources naturelles
00:53:40de l'Iran
00:53:40l'Iran est un des plus
00:53:41grands exportateurs mondiaux
00:53:43de gaz et de pétrole
00:53:44en tout cas on a
00:53:45les capacités
00:53:46et les américains
00:53:46veulent faire main basse
00:53:47là-dessus
00:53:47je ne pense rien à voir
00:53:48avec le gouvernement en place
00:53:49vous savez
00:53:50le gouvernement d'Arabie Saoudite
00:53:51je ne sais pas
00:53:52s'il a beaucoup à envier
00:53:53à celui de l'Iran
00:53:54pour autant
00:53:55on ne le bombarde pas
00:53:56même si le gouvernement
00:53:57d'Arabie Saoudite
00:53:57fait des efforts
00:53:59je ne suis pas sûr
00:54:00que ce soit plus agréable
00:54:01de vivre dans ce gouvernement
00:54:02là qu'en Iran
00:54:02et c'est un de nos alliés
00:54:04aujourd'hui
00:54:05Donald Trump
00:54:05s'est lancé là-dedans
00:54:06en pensant qu'il allait
00:54:07régler le problème rapidement
00:54:08je pense qu'il a soudé
00:54:09comme le dit Robert Papp
00:54:11une partie du peuple iranien
00:54:13derrière son gouvernement
00:54:14même s'il ne le voulait pas
00:54:14au départ
00:54:15et que ce qu'il fallait faire
00:54:16c'était négocier
00:54:17il avait un mandat
00:54:18du peuple américain
00:54:19pour négocier
00:54:21il aurait allégé
00:54:22les sanctions
00:54:22il aurait rediscuté
00:54:23quelque chose
00:54:24avec le gouvernement
00:54:25en place
00:54:25ça aurait été possible
00:54:27aujourd'hui
00:54:27il utilisait l'arme de guerre
00:54:29et il est en train
00:54:30de se ridiculiser
00:54:31parce que
00:54:31pour la première fois
00:54:32depuis très longtemps
00:54:33des bases américaines
00:54:35sont en train
00:54:35d'être détruites
00:54:36par les Iraniens
00:54:37c'est que les Iraniens
00:54:38se préparent à ce moment-là
00:54:39eux ça fait depuis 1953
00:54:41qu'ils se préparent
00:54:42à cet affrontement
00:54:42tout est orienté
00:54:43vers cet affrontement
00:54:44et aujourd'hui
00:54:45les Américains
00:54:45non seulement
00:54:46n'ont pas réussi
00:54:47à faire tomber
00:54:48le gouvernement
00:54:48ils ont tué tout le monde
00:54:50ils ont été remplacés
00:54:51par des plus radicaux
00:54:52qui eux aujourd'hui
00:54:52vont aller jusqu'au bout
00:54:53ils ont encore perdu
00:54:54un hélicoptère
00:54:54et le détroit d'Hormuz
00:54:55est fermé
00:54:56ce qui a des impacts
00:54:57non seulement sur la région
00:54:58mais sur le portefeuille
00:55:00des Américains
00:55:00qui payent leur essence
00:55:01On va laisser Gérald Olivier répondre
00:55:02parce que je crois
00:55:03qu'il n'est pas d'accord
00:55:04On n'est pas d'accord
00:55:05mais bon
00:55:05ce n'est pas grave
00:55:08alors il y a un tas de choses
00:55:09avec l'acte
00:55:09je ne suis pas d'accord
00:55:10pas tout
00:55:11les pertes américaines
00:55:14sont quand même
00:55:15incomparables
00:55:16aux pertes iraniennes
00:55:16bien sûr
00:55:17vous avez souligné
00:55:17ils ont perdu un hélicoptère
00:55:19voilà
00:55:19un hélicoptère
00:55:20vous vous rendez compte
00:55:20en 100 jours de guerre
00:55:21non non
00:55:21ils ont perdu beaucoup
00:55:22deux avions
00:55:23et un hélicoptère
00:55:24c'est pratiquement rien
00:55:26par rapport à ce qui se passe en face
00:55:27on pense quand même au radar
00:55:27par exemple
00:55:28qui était je crois au Qatar
00:55:29qui comptait plus d'un milliard
00:55:30ce sont des pertes considérables
00:55:31mais l'idée
00:55:32ce que je reproche
00:55:33à Donald Trump
00:55:34dans cette aventure
00:55:35c'est que justement
00:55:36il ne contrôlait pas
00:55:37l'issue définitive
00:55:38et ce n'est pas dans sa politique
00:55:40alors
00:55:40c'est dans sa politique
00:55:42de négocier
00:55:43mais de négocier
00:55:44je dirais
00:55:44de bonne foi
00:55:45ou au moins
00:55:45avec quelqu'un
00:55:46avec qui on peut négocier
00:55:47les iraniens
00:55:48sont de très très fins négociateurs
00:55:49et je ne pense pas
00:55:50qu'ils n'aient jamais négocié
00:55:51avec qui que ce soit
00:55:52de bonne foi
00:55:52mais ça c'est un autre sujet
00:55:53par contre
00:55:54il y a toujours une exception
00:55:55que tout le monde oublie
00:55:56même vous
00:55:57j'en suis un petit peu surpris
00:55:58à savoir que
00:55:59en 99
00:56:02on a fait tomber
00:56:03Milosevic
00:56:04sans envoyer
00:56:04de troupes au sol
00:56:05ce n'était pas
00:56:06les Etats-Unis
00:56:07tout seuls
00:56:07mais la chute du régime
00:56:09elle a été faite
00:56:09à l'issue de bombardements
00:56:11qui ont même débouché
00:56:12quelques mois plus tard
00:56:13sur la naissance
00:56:13du Kosovo
00:56:14qui est une sorte
00:56:15de porte-avions américains
00:56:16au milieu de l'Europe
00:56:17d'accord
00:56:17donc il y a une réalité
00:56:19de ce que
00:56:20des bombardements seuls
00:56:21sont parvenus
00:56:22à faire tomber
00:56:23un régime
00:56:23et l'objectif ici
00:56:24c'est véritablement
00:56:25de faire tomber
00:56:26le régime
00:56:27des gardiens
00:56:27de la révolution
00:56:28qui est allié
00:56:30au régime
00:56:30des Mollahs en Iran
00:56:31et de retrouver
00:56:32une forme
00:56:33de régime civil
00:56:34qu'il soit monarchique
00:56:35ou autre
00:56:36et je ne pense pas
00:56:36que les Etats-Unis
00:56:37aient besoin
00:56:37ou aient envie
00:56:38de mettre la main
00:56:40sur le pétrole iranien
00:56:41par contre
00:56:42faire en sorte
00:56:43que le pétrole iranien
00:56:44soit vendu
00:56:45à d'autres clients
00:56:46que la Chine
00:56:46et que l'Iran
00:56:47ne soit plus
00:56:48une puissance déstabilisatrice
00:56:49au Proche-Orient
00:56:50ça c'est un objectif
00:56:51parce que derrière
00:56:52quel que soit Trump
00:56:54et parfois
00:56:54tu peux me permettre
00:56:55on pourrait vous opposer
00:56:56au Gérald Olivier
00:56:56que c'est quand même
00:56:57pas aux Etats-Unis
00:56:57de choisir
00:56:58à qui l'Iran
00:56:58a le droit
00:56:58de prendre son pétrole
00:56:59non c'est pas
00:57:00de le choisir
00:57:01mais non pas du tout
00:57:02et d'ailleurs
00:57:02c'est aux Iraniens
00:57:04eux-mêmes
00:57:04de parvenir
00:57:05s'ils le souhaitent
00:57:06à renverser ce régime
00:57:07si véritablement
00:57:08il les opprime
00:57:09mais quand vous êtes
00:57:10sur le coup
00:57:11de ce qui se passe
00:57:12en Iran
00:57:12lorsque vous osez
00:57:14véritablement
00:57:15descendre dans la rue
00:57:16pour vous plaindre
00:57:17du coup de la vie
00:57:18ou autre chose
00:57:19il faut un sacré courage
00:57:20pour essayer
00:57:22politiquement
00:57:23de renverser
00:57:23les gens qui vous oppriment
00:57:24donc avoir un soutien
00:57:26un petit peu extérieur
00:57:27dans cette optique-là
00:57:27ça ne me paraît pas
00:57:28je dirais
00:57:29complètement inconsidérable
00:57:30– Et justement
00:57:30est-ce que vous croyez
00:57:31aujourd'hui
00:57:31que les Iraniens
00:57:32ont le sentiment
00:57:32qu'ils sont soutenus
00:57:33par les Américains ?
00:57:34– Le peuple iranien ?
00:57:35– Oui
00:57:35– Moi je ne pense pas
00:57:36moi vraiment je ne pense pas
00:57:38on ne l'a pas vu
00:57:39et en tout cas
00:57:39je pense qu'il y a
00:57:40quand même du droit international
00:57:41– Je pense que les Américains
00:57:42même ne sont pas
00:57:42ne sont pas allés
00:57:44jusqu'au bout
00:57:44et ce qu'on reproche
00:57:45à Donald Trump
00:57:46sur cette guerre
00:57:47moi je lui reproche
00:57:49imaginez qu'ils se soient
00:57:50contentés
00:57:50des bombardements
00:57:51du premier jour
00:57:52vous avez totalement
00:57:53décapité un régime
00:57:54et là ils disent
00:57:55moi ce n'est pas
00:57:55une guerre ouverte
00:57:56mais voilà
00:57:56j'étais en train
00:57:57de discuter avec ces gens
00:57:58ils refusent nos conditions
00:57:59ben maintenant
00:58:00ils ne sont plus là
00:58:01et peut-être qu'il y en a
00:58:01d'autres qui veulent
00:58:02prendre leur place
00:58:02et on va continuer
00:58:03à négocier
00:58:04peut-être que vous allez
00:58:05accepter nos conditions
00:58:06ou alors il vous arrivera
00:58:07la même chose qu'aux autres
00:58:08ça je dis
00:58:09ça aurait été du Trump
00:58:11pur sucre un petit peu
00:58:12il s'est lancé
00:58:13dans une opération
00:58:14beaucoup plus complexe
00:58:15mais l'objectif
00:58:16reste le même
00:58:17c'est celui malgré tout
00:58:18de permettre aux Iraniens
00:58:20de reprendre le contrôle
00:58:21de leur pays
00:58:22s'ils le souhaitent
00:58:23le moment venu
00:58:24en affaiblissant
00:58:25tout l'appareil répressif
00:58:26du régime
00:58:27je ne suis pas d'accord
00:58:28du tout avec vous
00:58:28les Américains ne font
00:58:29jamais la guerre
00:58:30pour apporter la démocratie
00:58:31où est-ce qu'ils ont
00:58:32apporté la démocratie ?
00:58:33au Vietnam
00:58:33au Corée
00:58:34en Irak
00:58:35en Libye
00:58:35nulle part
00:58:36en Libye
00:58:36et on a participé
00:58:38on a fait tomber Kadhafi
00:58:39pour mettre en place
00:58:41la charia
00:58:41justement
00:58:41c'est ce que
00:58:43Trump voulait éviter
00:58:44ils vont chercher
00:58:44les ressources naturelles
00:58:45c'est ce que Trump voulait éviter
00:58:46il voulait à tout prix
00:58:48éviter le modèle libyen
00:58:50il voulait ne pas répéter
00:58:51l'erreur
00:58:51pourquoi il le fait alors ?
00:58:52pourquoi ?
00:58:53mais justement
00:58:54il ne le fait pas
00:58:55si il va bombarder
00:58:56un pays légalement
00:58:57et qu'il le déstabilise
00:58:58toute la région
00:58:59il fait du mal
00:59:00à ses propres alliés
00:59:01je peux vous dire
00:59:01parler
00:59:02regardez ce que
00:59:02certains diplomates
00:59:03d'Arabie Saoudite
00:59:04du Qatar
00:59:05des Émirats Arabes Unis
00:59:06disent sur les Etats-Unis
00:59:07aujourd'hui
00:59:07n'oubliez pas
00:59:08que le pétrodollar
00:59:09est en place aujourd'hui
00:59:10parce que les Américains
00:59:11avaient assuré la protection
00:59:12des pays du Moyen-Orient
00:59:13en échange
00:59:14de la vente exclusive
00:59:15quasi du pétrole
00:59:16et des hydrocarbures
00:59:18en dollars
00:59:18et les pays du Moyen-Orient
00:59:19sont en train de se dire
00:59:20qu'est-ce qui se passe
00:59:21et de plus
00:59:21et n'oubliez pas
00:59:22on a vu l'Arabie Saoudite
00:59:23prendre sa distance
00:59:23exactement
00:59:24donc ça va se retourner
00:59:26contre lui
00:59:27parce qu'en effet
00:59:27s'il avait mené
00:59:28cette petite guerre
00:59:29comme les Américains
00:59:30avaient dit
00:59:30dans la guerre
00:59:30contre Cuba
00:59:31à la fin du 19ème siècle
00:59:33le ministre des Affaires étrangères
00:59:34avait dit
00:59:36une petite guerre splendide
00:59:37s'il avait mené
00:59:38sa petite guerre splendide
00:59:39en effet
00:59:39deux semaines plus tard
00:59:40on serait en train
00:59:41de tous parler
00:59:41de la Coupe du Monde
00:59:42des mid-term
00:59:42personne ne parlerait
00:59:43de l'Iran
00:59:43mais il s'embourbe
00:59:45dans cette situation-là
00:59:46ça va se retourner
00:59:47contre lui
00:59:47de nouveau
00:59:47ça le fragilise
00:59:48et il n'en a pas les moyens
00:59:49aujourd'hui
00:59:50militairement
00:59:51les Américains
00:59:51n'arrivent pas
00:59:52à faire plier l'Iran
00:59:53et il aurait fallu
00:59:54déjà ne pas enclencher
00:59:55cette guerre
00:59:55je suis d'accord avec vous
00:59:56si vraiment
00:59:57il voulait la faire
00:59:57s'arrêter illégale
00:59:58j'aurais condamné
00:59:59mais il aurait mieux
01:00:00valu le faire
01:00:00après le mid-term
01:00:01mais il se retrouve
01:00:01dans une situation
01:00:02où sur plusieurs fronts
01:00:03il est en train de perdre
01:00:04et au niveau national
01:00:06et au niveau international
01:00:07et ça va le décrédibiliser
01:00:09il va passer vraiment
01:00:10pour tout le contraire
01:00:10de ce qu'il souhaite
01:00:11être dans l'imaginaire
01:00:12des Américains
01:00:13je ne pense pas
01:00:13qu'il soit en train de perdre
01:00:14le problème
01:00:15c'est que l'engagement
01:00:18prend beaucoup trop longtemps
01:00:20même pour la patience
01:00:20des Américains
01:00:21je ne pense pas
01:00:22qu'il soit en train de perdre
01:00:23parce que militairement
01:00:23ce n'est pas jouable
01:00:25tout le monde se bat
01:00:26sur ce que les Iraniens
01:00:29pourraient potentiellement faire
01:00:30quand on constate
01:00:31ce qu'ils ont fait
01:00:32ça c'est la stratégie
01:00:33du fort au faible
01:00:33ils ont forcément
01:00:34moins à faire
01:00:34pour réussir
01:00:35à garder la tête
01:00:36en dehors de l'autre
01:00:37ils ne se vendent pas
01:00:38comme le faible
01:00:39mais ils agissent
01:00:40comme le très faible
01:00:40c'est-à-dire qu'en fait
01:00:42l'arme économique
01:00:43l'arme qui consiste
01:00:44à fermer
01:00:45entre guillemets
01:00:46le détroit d'Hormuz
01:00:47en menaçant
01:00:48tous les navires
01:00:49qui veulent y transiter
01:00:51c'est l'arme de quelqu'un
01:00:52qui n'est pas capable
01:00:53de se défendre militairement
01:00:54et ils avaient promis
01:00:56de mettre le Proche-Orient
01:00:57en feu
01:00:57s'ils étaient attaqués
01:00:58ils ont essayé de le faire
01:01:00ils ont tiré sur le Qatar
01:01:01ils ont tiré sur l'Arabie Saoudite
01:01:02ils ont tiré sur Dubaï
01:01:03ils ont même tiré
01:01:04sur des hôtels
01:01:05à Dubaï
01:01:06ils ont tiré sur le Koweït
01:01:07et ils ont atteint
01:01:08parfois un hangar
01:01:09parfois une base
01:01:10parfois quelque chose
01:01:11mais c'est absolument rien
01:01:13ce qu'ils ont été capables de faire
01:01:14et en vérité
01:01:14le Proche-Orient
01:01:16n'est absolument pas déstabilisé
01:01:17aujourd'hui
01:01:18ce qui est déstabilisé
01:01:19c'est le marché du pétrole
01:01:20parce qu'en effet
01:01:21le détroit d'Hormuz
01:01:22fait qu'il y a
01:01:23un certain nombre de produits
01:01:24qui ne peuvent plus sortir
01:01:25et qu'on a une montée générale
01:01:27le pétrole
01:01:28le pétrole est vendu en dollars
01:01:30et même si les Américains
01:01:31ne vivent plus aujourd'hui
01:01:33du pétrole du Proche-Orient
01:01:34parce qu'ils ont le leur
01:01:35il est quand même vendu
01:01:36beaucoup plus cher
01:01:37et ça relance l'inflation
01:01:38aux Etats-Unis
01:01:39etc.
01:01:40– Si je peux me permettre
01:01:40le détroit d'Hormuz
01:01:41il était aussi au même endroit
01:01:43sur une carte
01:01:44avant le 28 février
01:01:45– Oui c'est exact
01:01:46– Donc ils n'auraient peut-être
01:01:47pu y penser
01:01:47– Non non mais ils y avaient pensé
01:01:50ils y avaient pensé
01:01:51c'est pas ça la question
01:01:51les Américains
01:01:53préparent aussi cet affrontement
01:01:54depuis un certain nombre d'années
01:01:55et ils savent très bien
01:01:56que les Iraniens
01:01:57allaient manier
01:01:58l'arbre économique
01:01:59maintenant je ne pense pas
01:02:00qu'ils avaient envisagé
01:02:01que le conflit
01:02:02serait aussi long
01:02:03je pense qu'ils avaient été optimistes
01:02:04sur la capacité de résistance
01:02:06du régime
01:02:06du régime
01:02:07pas du peuple iranien
01:02:08et je pense qu'ils avaient aussi
01:02:11d'une certaine façon
01:02:12sous-estimé
01:02:13la réponse internationale
01:02:14parce que personnellement
01:02:16lorsque
01:02:17si vous voulez
01:02:18quand Donald Trump
01:02:19attaque l'Iran
01:02:20bon ben vous avez un pays
01:02:21qui n'en atteint qu'un autre
01:02:22par un conflit
01:02:23qui est plus ou moins latent
01:02:24depuis un certain nombre d'années
01:02:25mais il bombarde l'Iran
01:02:26et personne d'autre
01:02:27d'accord ?
01:02:27Quand l'Iran répond
01:02:29en fermant le détroit d'Hormuz
01:02:31ils menacent
01:02:32et ils déstabilisent
01:02:33l'économie mondiale
01:02:34donc ils ne répliquent pas
01:02:36à leur agresseur
01:02:37ils répliquent à tout le monde
01:02:38ils répliquent avec les moyens
01:02:39dont ils disposent
01:02:40oui mais dans ce cas là
01:02:41des pays comme la France
01:02:42des pays comme le Japon
01:02:43qui sont déstabilisés
01:02:44par l'action iranienne
01:02:46qui ferment
01:02:47par l'action américaine
01:02:47mais non
01:02:48ben si c'est les Iraniens
01:02:49qui répondent à l'action américaine
01:02:50non non il faut
01:02:51les Américains n'auraient pas attaqué l'Iran
01:02:52ils n'auraient pas fermé le détroit d'Hormuz
01:02:53non mais c'est pas ça qu'il faut dire
01:02:55c'est pas comme ça
01:02:56qu'il faut voir la chose
01:02:57c'est pas comme ça
01:02:58qu'il faut voir la chose
01:02:58en vérité
01:02:59ce que ce conflit a révélé
01:03:02c'est que
01:03:04ces eaux internationales
01:03:05étaient en fait
01:03:06otages de l'Iran
01:03:06c'est ça que ça a révélé
01:03:08ben ça c'est totalement inacceptable
01:03:09moi c'est pas la vision que j'ai
01:03:10ça c'est totalement inacceptable
01:03:11la vision que j'ai
01:03:11et pour terminer ma phrase
01:03:13c'est juste que
01:03:14lorsque les Iraniens
01:03:16ferment le détroit d'Hormuz
01:03:17on aurait dû avoir
01:03:18une réponse internationale
01:03:19beaucoup plus catégorique
01:03:20ce sont des eaux internationales
01:03:22c'est une violation
01:03:23du droit international
01:03:24c'est un acte de guerre
01:03:25que d'empêcher
01:03:26des navires civils
01:03:27de traverser des eaux internationales
01:03:29l'ONU aurait dû intervenir
01:03:31je ne dis pas forcément le temps
01:03:32les français auraient dû intervenir
01:03:34de manière beaucoup plus vigoureuse
01:03:35que ce qu'ils ont fait
01:03:36les britanniques aussi
01:03:38et ils ne l'ont pas voulu
01:03:39je dirais presque par
01:03:41pour punir Donald Trump
01:03:43qui ne les avait pas inclus
01:03:44dans sa politique
01:03:44c'est mesquin
01:03:45et c'est franchement contre-productive
01:03:47j'ai trois analyses différentes
01:03:48d'abord je dirais que
01:03:48si l'ONU devait intervenir
01:03:50c'était d'abord
01:03:50quand les Etats-Unis
01:03:51avaient bombardé légalement l'Iran
01:03:52parce que ça c'est le droit international
01:03:54on ne peut pas à la fois
01:03:55défendre l'état de droit
01:03:56la démocratie
01:03:57les droits de l'homme
01:03:58et même s'il y a un pays
01:03:59qui ne respecte pas ces règles-là
01:04:00et je ne suis pas en train de dire
01:04:01il y en a plein au monde
01:04:02qui ne respectent pas ça
01:04:03même on pourrait commencer
01:04:03à balayer devant notre propre porte
01:04:05en ce qui concerne
01:04:05les libertés d'expression
01:04:06et les droits de l'homme
01:04:07mais s'il y a un droit international
01:04:09personne ne peut aller
01:04:10bombarder quelqu'un d'autre
01:04:11et donc l'ONU aurait dû
01:04:11sanctionner les Etats-Unis
01:04:13même la France
01:04:14les pays européens
01:04:15qui mettaient sanction au monde entier
01:04:16pourquoi est-ce qu'on n'a pas sanctionné
01:04:18ni les Etats-Unis
01:04:18ni Israël
01:04:19qui ont commis un acte illégal
01:04:21ça c'est le premier point
01:04:21deuxièmement
01:04:22si on regarde
01:04:23la photo générale
01:04:24l'armée américaine
01:04:26peine
01:04:27et les Etats-Unis
01:04:27peinent sur la scène internationale
01:04:29on n'est plus dans les années 50
01:04:3060, 70
01:04:31même 90 surtout
01:04:32où les Américains
01:04:33avaient cette vision hégémonique
01:04:34du monde
01:04:35qui leur appartient
01:04:36les Etats-Unis
01:04:37à travers l'OTAN
01:04:38peinent contre la Russie
01:04:39qui est aussi une petite nation
01:04:40qui a un budget
01:04:41qui est 10 fois moindre
01:04:41que celui de l'OTAN
01:04:42en Ukraine
01:04:43ils peinent en Asie
01:04:45avec la Chine
01:04:46à contraindre
01:04:47l'économie chinoise
01:04:48à passer sous les fourches codines
01:04:50de l'économie
01:04:51et de l'hégémonie américaine
01:04:52et ils peinent également
01:04:54en Iran
01:04:55et ce que je veux dire
01:04:56c'est que ça montre
01:04:57à quel point
01:04:57cette puissance américaine
01:04:59est affaiblie
01:05:00et je pense que c'est important
01:05:01de rappeler
01:05:02que je pense que Trump
01:05:03plus au début
01:05:04voulait se séparer
01:05:05partager le pouvoir
01:05:06il s'était dit
01:05:06avec les Russes
01:05:07les Chinois
01:05:07on va le partager
01:05:08il revient à la doctrine
01:05:09de Monroe
01:05:10en 1823
01:05:10les Amériques
01:05:11c'est à moi
01:05:12et c'est pour ça
01:05:12que je pars du Groenland
01:05:13et du Canada
01:05:14la Russie
01:05:15on va vous donner
01:05:15une partie de l'Est
01:05:16c'est peut-être du Caucase
01:05:17et la Chine
01:05:18c'est l'Asie
01:05:18mais il s'est fait happer
01:05:20il s'est fait prendre en main
01:05:21par ce fameux État profond
01:05:22qui lui a cette vision
01:05:23hégémonique
01:05:24des États-Unis
01:05:25qui lui veut la guerre
01:05:26sans cesse
01:05:26parce que du coup
01:05:27il vide ça
01:05:28et qu'il voit que
01:05:29cette solution-là
01:05:29pour faire vivre
01:05:31l'économie américaine
01:05:31et les oligarques
01:05:32qui entournent
01:05:33Donald Trump
01:05:34et le dernier point
01:05:35qui pour moi
01:05:36est important
01:05:36les Américains
01:05:37le peuple américain
01:05:38n'a pas demandé ça
01:05:40à aucun moment
01:05:41est-ce que le peuple américain
01:05:42a donné un mandat
01:05:43à Donald Trump
01:05:43pour faire ça
01:05:44donc à partir du moment
01:05:45où il n'avait pas le mandat
01:05:45et qu'il savait
01:05:46que ça pouvait être compliqué
01:05:46il ne fallait pas y aller
01:05:48sur ce point-là
01:05:48je suis entièrement d'accord
01:05:49avec vous
01:05:49et sur ce point-là
01:05:50je pense que les électeurs
01:05:51vont sanctionner Trump
01:05:52aux élections
01:05:53même si techniquement
01:05:54il n'est pas encore trop tard
01:05:55pour que les choses changent
01:05:56parce qu'en vérité
01:05:57les choses peuvent aller très vite
01:05:59et je ne vois pas
01:05:59une capitulation de l'Iran
01:06:01aujourd'hui
01:06:01c'est tout le problème
01:06:02on ne voit plus la sortie
01:06:03si vous voulez
01:06:03alors justement
01:06:05si vous voulez bien
01:06:05je vous interromps
01:06:06parce que j'ai trouvé
01:06:07deux signaux dans les médias
01:06:08qui pouvaient indiquer
01:06:09quelque chose
01:06:10alors d'abord
01:06:11il y a eu ce fameux article
01:06:12du New York Times
01:06:13qui nous expliquait
01:06:14globalement
01:06:15si je caricature à peine
01:06:16que Donald Trump
01:06:17avait été manipulé
01:06:18par les powerpoints
01:06:19de Netanyahou
01:06:20dans la Situation Room
01:06:22et que c'était comme ça
01:06:23sur un coup de tête
01:06:24qu'il avait décidé
01:06:25d'aller en Iran
01:06:25c'est comme ça
01:06:26que c'était présenté
01:06:27ou presque
01:06:27et là on a vu
01:06:28ces derniers jours
01:06:30les médias nous expliquaient
01:06:31que Donald Trump
01:06:32avait téléphoné à Netanyahou
01:06:33en lui disant
01:06:34il faut que tu te calmes
01:06:35sinon tu vas rester tout seul
01:06:36autrement dit
01:06:36je vais te lâcher
01:06:37est-ce qu'on n'est pas
01:06:38en train d'assister
01:06:39à une volonté de Donald Trump
01:06:40de transférer la charge
01:06:42de cette guerre
01:06:42à Netanyahou
01:06:43en se disant
01:06:44bon il m'a un peu forcé la main
01:06:45et puis maintenant
01:06:45il n'a qu'à se débrouiller
01:06:47je n'irai pas jusque là
01:06:48mais il est évident
01:06:49qu'Israël a un rôle capital
01:06:51dans cette affaire
01:06:52et l'opération a été déclenchée
01:06:55le jour où elle a été déclenchée
01:06:56parce que les Israéliens
01:06:58qui surveillaient
01:06:59l'état-major iranien
01:07:00ont eu cette fenêtre
01:07:02d'opportunité
01:07:03je rappelle que
01:07:04Rahmény a été tué
01:07:05en compagnie
01:07:06d'une demi-douzaine
01:07:07des plus hauts dirigeants
01:07:08du régime
01:07:09parce qu'ils ont organisé
01:07:11une réunion
01:07:12non pas dans les sous-sols
01:07:13de son bunker
01:07:14mais à un étage
01:07:15qui était atteignable
01:07:16par une bombe
01:07:16et que les Israéliens
01:07:18l'ont su
01:07:19et ils ont dit
01:07:20ben écoute
01:07:20c'est dans l'heure
01:07:21qui suit
01:07:22si on veut les tuer
01:07:22parce qu'ils sont tous là
01:07:24et c'est ça
01:07:24la première opération
01:07:25cette guerre
01:07:27elle commence
01:07:27c'est un bombardement israélien
01:07:29un bombardement ciblé israélien
01:07:30qui décapite totalement
01:07:31le régime
01:07:32et je pense que
01:07:33Donald Trump
01:07:33à ce moment-là
01:07:34qui considérait déjà
01:07:35une opération militaire
01:07:36a peut-être accepté
01:07:37cette date
01:07:38parce qu'il y avait
01:07:39cette opportunité
01:07:40et que de toute façon
01:07:41ils étaient prêts
01:07:43à mener l'opération
01:07:45souvenons-nous quand même
01:07:46que cette attaque
01:07:47du 28 février
01:07:48donc elle est précédée
01:07:49de 6 mois
01:07:50de renforcement
01:07:51des capacités militaires
01:07:53aussi bien en Méditerranée
01:07:54qu'en mer rouge
01:07:57et à la sortie
01:07:58du
01:07:59mais aussi de négociation
01:08:01mais aussi de négociation
01:08:03et de négociation
01:08:04en parallèle
01:08:05avec cette idée
01:08:06qui était la même
01:08:06que celle
01:08:07qui avait précipité
01:08:08Midnight Hammer
01:08:09un an plus tôt
01:08:10c'est que
01:08:10à un moment
01:08:11vous acceptez
01:08:12nos conditions
01:08:13où on frappe
01:08:13et simplement
01:08:15en 25
01:08:16il a décidé
01:08:16de frapper
01:08:17une fois
01:08:17pour détruire
01:08:19leur capacité
01:08:20à travers ces trois sites
01:08:21on ne sait pas
01:08:21ce qu'il en a été
01:08:22même si techniquement parlant
01:08:24les bombardements
01:08:25étaient des succès
01:08:25et quand ils ont vu
01:08:27que les Iraniens
01:08:28ils n'avaient pas
01:08:28appris la leçon
01:08:29et qu'ils repartaient
01:08:31avec à nouveau
01:08:31à remettre des centrifugeuses
01:08:33et à vouloir relancer
01:08:34leur programme
01:08:35ils ont dit
01:08:35on va y retourner
01:08:36de manière définitive
01:08:37et on va se préparer
01:08:38à le faire
01:08:38donc je pense que
01:08:39les Américains
01:08:40étaient préparés
01:08:41à le faire
01:08:41mais que la date
01:08:42de déclenchement
01:08:43a eu lieu
01:08:44à cette opportunité
01:08:45présentée par les Israéliens
01:08:46de décapiter le régime
01:08:47à l'occasion
01:08:48et que Donald Trump
01:08:49a dit oui
01:08:49à ce moment-là
01:08:50est-ce que c'est
01:08:50être manipulé ?
01:08:52pas totalement
01:08:53parce que les Américains
01:08:53étaient quand même prêts
01:08:54à s'engager dans cette affaire
01:08:55maintenant encore une fois
01:08:56politiquement parlant
01:08:57c'était prendre un risque
01:09:00énorme
01:09:01ce fameux article
01:09:01de New York Times
01:09:02en effet Ratcliffe
01:09:03le patron de la CIA
01:09:04a dit qu'il ne faut pas y aller
01:09:06Rubio est dubitatif
01:09:07et Vance vraiment
01:09:08dit qu'il ne veut pas y aller
01:09:08du tout
01:09:09donc on sent bien
01:09:10qu'il y a dans l'entourage
01:09:11même de Trump
01:09:11des personnes
01:09:12et même le Pentagone
01:09:14aussi n'en veut pas
01:09:15on se souvient que
01:09:16Keynes
01:09:16qui est le chef d'état-major
01:09:17des armées américaines
01:09:18dit qu'on n'a pas les moyens
01:09:19donc pareil
01:09:20je reviens à cette situation
01:09:21de faiblesse de l'Amérique
01:09:22aujourd'hui
01:09:23par rapport à ses prétentions
01:09:24passées
01:09:25il y va quand même
01:09:26je veux juste
01:09:26une petite chose
01:09:27on n'a pas les moyens
01:09:29c'est-à-dire
01:09:29ce qu'il veut dire par là
01:09:31c'est que
01:09:31on n'est pas prêt
01:09:32aux pertes humaines
01:09:34nécessaires à venir
01:09:35à obtenir notre objectif
01:09:36c'est ça le problème
01:09:37de l'éducation
01:09:38là ils sont en train
01:09:39de faire la guerre zéro mort
01:09:41il n'y en a déjà plus de zéro
01:09:42ils sont à 13
01:09:43je sais bien
01:09:44mais ça reste
01:09:45si de l'autre côté
01:09:46vous avez des milliers de victimes
01:09:47tragique
01:09:48c'est un conflit
01:09:49mais l'idée
01:09:50c'est que les Américains
01:09:51aujourd'hui
01:09:51lorsqu'ils se lancent
01:09:52dans une guerre
01:09:53pour que cette guerre
01:09:53soit acceptée
01:09:54de leur propre opinion publique
01:09:56il faut qu'elle n'ait aucun coût
01:09:57ni humain
01:09:58ni même je dirais
01:09:59économique
01:09:59à l'intérieur du pays
01:10:00c'est un petit peu
01:10:01quand même ambitieux
01:10:02comme vision des choses
01:10:03donc ils sont en train
01:10:04de s'attacher
01:10:05leur propre main
01:10:05dans le dos
01:10:06de cette façon-là
01:10:06le chef d'état-major
01:10:07parle notamment aussi
01:10:08des réserves
01:10:09des stocks de missiles
01:10:09d'armement
01:10:10nécessaires pour mener
01:10:11ce genre de guerre
01:10:12c'est-à-dire qu'ils ont
01:10:12une connaissance du terrain
01:10:13ils savent que les Iraniens
01:10:14parce qu'ils ont les informations
01:10:15se préparent à ce type de guerre
01:10:16ils savent que c'est aussi
01:10:17une vieille nation
01:10:19plurimillénaire
01:10:19et ils savent
01:10:20qu'il faut
01:10:21donc Donald Trump
01:10:22dans son propre entourage
01:10:22malgré la présence
01:10:23de néoconservateurs
01:10:25qui lui disent
01:10:25c'est peut-être pas une bonne idée
01:10:27il y va quand même
01:10:28donc je pense qu'il y a quand même
01:10:28ce coup de tête
01:10:30de Trump
01:10:31qui se dit
01:10:31je vais faire un coup de poker
01:10:32rapidement
01:10:32je vais décapiter le régime
01:10:33comme vous le disiez
01:10:34à quelques instants
01:10:35et ça sera une nouvelle
01:10:36petite victoire pour moi
01:10:37et on va passer à autre chose
01:10:38sauf qu'il a sous-estimé
01:10:39la réalité de la situation
01:10:41sur le terrain
01:10:41il a cette possibilité
01:10:42de déclencher la guerre
01:10:43sans passer devant le congrès
01:10:44n'oublions pas juste
01:10:45je le rappelle
01:10:45le président américain
01:10:47peut déclencher
01:10:47peut envoyer un missile nucléaire
01:10:49avec un vecteur
01:10:49avec un regime nucléaire
01:10:51sans passer par le congrès
01:10:52Donald Trump demain
01:10:52s'il veut lancer une bombe nucléaire
01:10:53quelque part dans le monde
01:10:54il peut le faire
01:10:55donc je ferme juste
01:10:55la parenthèse là-dessus
01:10:56et il s'est trompé
01:10:57il s'est trompé
01:10:58et en effet
01:10:58je pense que la conséquence
01:11:00est mauvaise pour lui
01:11:00ça donne de nouveau
01:11:01une mauvaise image
01:11:02des Etats-Unis
01:11:02ça montre un peu
01:11:03la réalité de la politique
01:11:04étrangère de l'Amérique
01:11:05depuis la fin
01:11:06de la deuxième guerre mondiale
01:11:07au moins
01:11:07on peut remonter dans le passé
01:11:09et ça se retourne
01:11:10contre Trump
01:11:10parce qu'aujourd'hui
01:11:11le fait qu'il y ait cette guerre
01:11:13ça n'impacte sur le pouvoir
01:11:14d'achat des Américains
01:11:15et c'est la raison principale
01:11:16pour laquelle les Américains
01:11:17ont voté pour Trump
01:11:18avant le wokéisme
01:11:20avant l'immigration
01:11:21c'est le pouvoir d'achat
01:11:22et aujourd'hui
01:11:22le pouvoir d'achat
01:11:23malheureusement
01:11:23est en berne aux Etats-Unis
01:11:28à votre toute première question
01:11:29et ce que j'avais dit
01:11:30on verra peut-être
01:11:31avec le temps
01:11:32que ce fut le tournant
01:11:33de son deuxième mandat
01:11:35parce que jusqu'alors
01:11:36les choses étaient
01:11:36plutôt positives
01:11:37et que tout cela
01:11:38a remis en cause
01:11:39même si aujourd'hui
01:11:40encore une fois
01:11:40on ne connaît pas l'issue
01:11:41si demain
01:11:42vous aviez une capitulation iranienne
01:11:43vous aviez un soulèvement populaire
01:11:45qui renverse l'IRGC
01:11:47les gardiens de la révolution
01:11:49les gens verraient les choses
01:11:50totalement différemment
01:11:51mais malheureusement
01:11:52on ne voit pas ça venir
01:11:53et on ne voit pas non plus
01:11:55une négociation se conclure
01:11:56donc on est un petit peu
01:11:57dans l'expectative
01:11:58et ça ce n'est pas jouable
01:11:59– Pour conclure messieurs
01:12:00peut-être qu'on pourrait dire
01:12:02que la victime collatérale
01:12:03de toute cette affaire
01:12:03c'est aussi J.D. Vance
01:12:04– J.D. Vance
01:12:06aujourd'hui
01:12:07on voit que Trump
01:12:08en plus laisse planer
01:12:09l'ambiguïté
01:12:09sur qui serait son successeur
01:12:11Rubio Vance
01:12:12je pense que c'est une erreur tactique
01:12:13un chef d'Etat
01:12:13doit préparer sa suite
01:12:15on a en plus
01:12:16des politiques
01:12:17qui sont différentes
01:12:17J.D. Vance
01:12:18c'est plutôt
01:12:18je pense
01:12:19cette politique
01:12:20l'Amérique d'abord
01:12:21c'est la priorité
01:12:23aux Américains
01:12:24c'est en plus
01:12:24ce modèle
01:12:25du gars qui vient
01:12:25de la Rust Belt
01:12:28je pense que c'est Yale
01:12:29une prestigieuse université
01:12:30avant de devenir vice-président
01:12:31donc il incarne un petit peu
01:12:32ce rêve américain
01:12:33qui veut revenir
01:12:33à la tradition
01:12:34qui veut revenir aux valeurs
01:12:35et Rubio
01:12:36qui est le fils d'immigrés
01:12:38qui est aussi
01:12:39un parcours voyant
01:12:41mais qui est plus
01:12:41néoconservateur
01:12:42qui est plus l'ami
01:12:43des oligarques
01:12:44et on voit au sein
01:12:44des Etats-Unis aussi
01:12:45cette puissance majeure
01:12:46qu'il y a
01:12:47de l'oligarchie
01:12:48sur le système démocratique
01:12:49vous savez
01:12:50il y a
01:12:50une étude
01:12:52entre Princeton
01:12:53et Northwestern
01:12:54qui avait en 2014
01:12:55qui montre
01:12:56que cette oligarchie américaine
01:12:57a un poids prépondérant
01:12:59sur la démocratie américaine
01:13:01et je pense que
01:13:01le grand perdant
01:13:03de l'élection de Trump
01:13:04aujourd'hui
01:13:04c'est encore la démocratie
01:13:05parce qu'une fois de plus
01:13:06il y a un président
01:13:07qui arrive avec un programme
01:13:08et qui ne la met pas en place
01:13:10et c'est incroyable
01:13:10de comprendre pourquoi
01:13:11parce qu'il en avait pourtant
01:13:12le mandat populaire
01:13:13ça je suis en tant que d'accord
01:13:14on verra après
01:13:15si la présidence Trump
01:13:17aura été une occasion majeure
01:13:18manquée
01:13:19elle ne l'est pas encore totalement
01:13:20J.D. Vance
01:13:21je ne suis pas forcément convaincu
01:13:23parce que je pense que
01:13:24si Trump perd les mid-terms
01:13:25vous pensez que
01:13:26J.D. Vance
01:13:26peut quand même gagner après
01:13:27si l'Iran devient
01:13:30le tournant
01:13:32du mandat de Donald Trump
01:13:34J.D. Vance
01:13:35a quand même fait connaître
01:13:36y compris à travers
01:13:37l'article du New York Times
01:13:38et d'autres
01:13:38son opposition
01:13:39certains ont d'ailleurs dit
01:13:41que c'est lui
01:13:41qui avait organisé les fuites
01:13:44peut-être
01:13:44mais en tous les cas
01:13:46c'est celui
01:13:47qui a été le plus opposé
01:13:48au conflit
01:13:49Marco Rubio
01:13:49au contraire
01:13:50a toujours cautionné
01:13:52ce conflit
01:13:52et on sait très bien
01:13:53que lui aussi
01:13:54est beaucoup plus proche
01:13:55du camp des néoconservateurs
01:13:56et on risque d'avoir
01:13:57à l'issue du conflit iranien
01:13:59on n'en a pas parlé
01:13:59mais on verra le moment venu
01:14:01s'il n'y a pas
01:14:01non pas une opération
01:14:02mais à nouveau
01:14:03une déstabilisation de Cuba
01:14:04pour essayer que le régime change
01:14:06avant 2028
01:14:07parce qu'il y a aussi
01:14:08cette question-là
01:14:09qui vient de se soulever
01:14:10donc pour moi
01:14:11en 2028
01:14:12J.D.Vance garde ses chances
01:14:14d'autant qu'il est presque détaché
01:14:17du dossier iranien
01:14:18puisque Donald Trump
01:14:20lui a confié la lutte
01:14:21contre la fraude
01:14:22la fraude fiscale
01:14:23et la fraude
01:14:24aux bénéfices sociaux
01:14:26aux Etats-Unis
01:14:26ce qui est une question
01:14:27de politique intérieure
01:14:29et ce qui va le préparer
01:14:30à une campagne
01:14:30peut-être pour 2020
01:14:31– Et pourtant il était convié
01:14:32aux premières négociations
01:14:33en Iran ?
01:14:33– Ah ben malgré tout
01:14:34oui il est vice-président
01:14:35il est vice-président
01:14:36il a même failli prendre l'avion
01:14:39alors qu'il n'y avait personne
01:14:39pour le revoir à l'autre bout
01:14:41donc on a eu un certain nombre
01:14:42d'hésitations comme ça
01:14:43à un moment ou à un autre
01:14:44mais tout le monde a su
01:14:46assez rapidement
01:14:47qu'au sein de l'administration Trump
01:14:49parmi les trois
01:14:50si on veut prendre les trois
01:14:51Trump, Marco Rubio
01:14:55et Vance
01:14:56c'était Vance
01:14:57qui était le plus
01:14:57contre l'engagement
01:14:58dans ce conflit
01:14:59voilà
01:14:59– Bien sûr
01:15:00– Et bien je vous remercie
01:15:01beaucoup messieurs
01:15:02pour vos lumières
01:15:03et parfois vos désaccords
01:15:05merci à tous
01:15:05d'avoir suivi cette émission
01:15:06j'espère qu'elle vous a plu
01:15:08n'oubliez pas bien sûr
01:15:09de la relayer au maximum
01:15:10écrivez vos commentaires
01:15:11et puis n'oubliez pas
01:15:12le petit pouce en l'air
01:15:12je vous donne rendez-vous
01:15:13la semaine prochaine
01:15:14pour un nouveau samedi politique
01:15:15à bientôt
01:15:18– Sous-titrage ST' 501
01:15:30– Sous-titrage ST' 501
01:15:32– Sous-titrage ST' 501
01:15:33– Sous-titrage ST' 501

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