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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-06-10##
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NewsTranscription
00:00C'est aujourd'hui la journée des enfants avec Philippe Bilger, Bruno Godard,
00:04odeur et journaliste indépendant, Virginie Calmel, président fondatrice du Futurae,
00:08l'école supérieure des technologies de demain.
00:10Et avec Philippe David, on est très heureux de vous accueillir.
00:13Vous pouvez nous écouter, bien entendu, nous regarder sur la chaîne YouTube
00:16et vous abonner, bien entendu.
00:18Et c'est Aude qui était avec nous au 0826 300 300 sur cette question
00:23« Faut-il la perpétuitier pour les viols sur mineurs ? »
00:27Eh bien, pour le moment, vous dites avec une très grande majorité « oui » à 96%.
00:32Vous voulez réagir le 0826 300 300.
00:36Pascal Déjaille avec nous, tout de suite, le grand débat du jour.
00:39Le gouvernement est mis sous pression par les oppositions politiques
00:43mais aussi par l'émotion qui traverse le pays.
00:45Donc Sébastien Lecornu a commencé à faire des propositions.
00:49Il vous sera proposé de débattre.
00:52S'il vous plaît !
00:54de débattre et de porter de 20 ans à la perpétuité
00:57pour les crimes sexuels commis contre les mineurs.
01:00Je suis très, très fondamentalement et pour toujours, je pense,
01:03contre la peine de mort.
01:04Mais il est interdit de penser que ce genre de personne est une deuxième chance.
01:08Ça, je le pense aussi tout à fait personnellement.
01:11Les vrais voix sud radio.
01:14Et donc Sébastien Lecornu veut durcir les peines
01:17pour les violeurs en serré avec la perpétuité
01:19au lieu de 20 ans de prison maximum.
01:21Pascal est avec nous.
01:22Bonsoir, Pascal.
01:24Bonsoir, bonsoir à toute l'équipe.
01:25On vous souhaite la bienvenue.
01:27Quel est votre avis sur cette proposition du Premier ministre ?
01:30Eh bien moi, je suis tout à fait d'accord.
01:32Bon, maintenant, c'est une proposition d'un ministre.
01:36Rien n'est encore mis à jour.
01:39On verra s'ils vont jusqu'au bout de leur pensée.
01:41Moi, je suis entièrement d'accord pour la bonne raison
01:43que c'est des enfants.
01:45La peine de mort avait été retirée
01:46sans même avoir passé par le peuple
01:48pour savoir si on était d'accord.
01:50Donc quelque part, ça nous a été imposé.
01:53Maintenant, on en voit les conséquences
01:54de plus en plus, malheureusement.
01:56Donc il faut mettre un terme à ce problème
01:58qu'on a et qui est récurrent.
02:01On a des affaires qui ne sont pas encore sorties.
02:03Donc le Parlement et le Sénat ne veulent pas entendre parler.
02:07Donc ça, c'est aussi trop facile.
02:08Parce que certainement, il y a des personnes
02:10d'autres notoriétés qui doivent être appliquées.
02:13Mais bon, voilà.
02:14Il faut absolument en finir avec ce problème-là.
02:17Ou alors, si on ne veut pas en aller à la perpète,
02:20on fait la castration.
02:22La castration chimique, bien entendu.
02:24Voilà, comme on était dit.
02:25Oui, oui.
02:26Restez avec nous, Pascal.
02:27Philippe Bilger.
02:29D'une part, je ne crois pas que le problème de la peine de mort
02:33doive être remis en question.
02:38Deuxième élément, je ne suis pas impressionné par le score sur Sud Radio.
02:43Dans la mesure, il y aura tour, une majorité de Français
02:46qui sera favorable à une augmentation des peines,
02:49surtout en plein désastre Liana.
02:54Et donc, je constère que la proposition de Sébastien Lecornu
02:59n'est pas pertinente parce qu'elle révèle cette tendance française
03:04à fuir dans l'augmentation des peines.
03:07Alors que, comme l'a très bien dit Bruno,
03:09nous, on a ce qu'il faut.
03:10En revanche, Cécile,
03:12ce qui me paraît important, c'est l'autre.
03:15C'est-à-dire le fait d'avoir encadré les délais
03:18dans le laps de temps de trois mois.
03:21Ça, c'est capital.
03:23Oui.
03:23Alors, je rejoins Philippe Bilger sur ce point.
03:25C'est-à-dire que ça, c'est effectivement,
03:27mais pas que d'ailleurs dans ce domaine-là.
03:29Combien de fois a-t-on dit qu'il fallait que la justice aille plus vite, etc.
03:33Là, le débat, en fait, sur le durcissement de la peine,
03:36ce n'est pas un mauvais débat.
03:38Là, simplement, ce n'est pas exactement l'affaire qui nous occupe.
03:41Il y a un autre problème.
03:42C'est qu'on peut durcir toutes les peines
03:44si finalement, ça ne va pas jusque-là,
03:47puisque, en fait, il y a eu un défaut d'instruction
03:50bien en amont, en fait.
03:52C'est pour ça que, pour moi, il y a deux sujets différents.
03:55Il y a le délai, l'instruction,
03:57et être sûr que les problèmes sont traités.
04:00Et ensuite, il y a la peine.
04:02Et là, effectivement, un durcissement,
04:04moi, j'y suis plutôt favorable
04:06parce que je crois quand même que c'est tellement épuisable.
04:08C'est épouvantable ce à quoi on assiste.
04:13Ce que je n'aime pas, en revanche,
04:14c'est qu'on soit tout le temps dans action-réaction
04:17et dans la dictature de l'émotion.
04:19Ça, ça me dérange.
04:20C'est-à-dire qu'on a eu, je ne sais combien de faits divers,
04:23et dès le lendemain,
04:24alors il y a eu un viol, boum,
04:25le lendemain, on parle de castration chimique,
04:27et puis on n'en parle plus pendant des mois,
04:29et puis, pof, il y a encore un fait divers.
04:30Et là, et c'est ça, moi, qui me choque,
04:33c'est que, oui, bien sûr,
04:34il faut sans doute améliorer, légiférer, etc.,
04:36mais avec de la vision,
04:38avec le temps de se poser,
04:40d'analyser vraiment ce qui est le plus pertinent,
04:43plutôt que d'être tout le temps
04:44dans cette culture de l'émotion.
04:45Bruno Godard.
04:46Oui, c'est exactement ça.
04:48En fait, on réagit toujours,
04:49en tout cas, les politiques réagissent toujours
04:51uniquement avec l'émotion.
04:53En fait, ça n'a aucun sens,
04:54parce que, là, typiquement,
04:56pour le cas qui nous intéresse,
04:57si jamais il y avait eu une peine
05:00à perpétuité incompressible,
05:03malheureusement, le même drame se serait joué.
05:05Ce n'est pas ça, le problème.
05:06Le problème, c'est qu'on a une faillite,
05:08là, il y a une faillite de chaque étape.
05:10Mais c'est peut-être un peu plus dissuasif, peut-être.
05:13Bien sûr que non, la dissuasion,
05:14ce n'est pas suffisant.
05:15Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
05:16Malheureusement, ce serait tellement simple
05:18si jamais, aux Etats-Unis,
05:19il y a la peine de mort,
05:20c'est là où il y a le taux d'homicide
05:21le plus important,
05:22c'est là où il y a énormément
05:23de serial killers,
05:24ça ne change rien.
05:25C'est ça qui est effrayant.
05:26En fait, il faut sortir de l'émotion,
05:29réfléchir posément
05:29et voir ce qui dysfonctionne.
05:31Et là, ça a du sens.
05:33Parce que ces violences faites aux enfants,
05:35ces violences faites aux femmes,
05:36elles ne viennent pas uniquement...
05:38Ce n'est pas un problème de peine,
05:39c'est un problème sociétal.
05:42C'est beaucoup plus profond que ça.
05:43Et surtout, pardon, juste...
05:44Les crimes sexuels,
05:46en plus, les gens sont à la fois
05:48victimes d'eux-mêmes
05:50et très gravement coupables.
05:52C'est pas ce que je veux dire.
05:53Et très gravement, je n'ai pas compris.
05:54Donc, ben si,
05:56les criminels sexuels,
05:57la plupart du temps,
05:59ce sont des gens
06:00qui sont la proie
06:01de pulsions irrépressibles
06:04et en même temps,
06:05ils sont gravement coupables.
06:06Mais là, c'est plus simple.
06:08Excusez-moi.
06:09Excusez-moi,
06:10un homme, ça s'empêche.
06:12D'accord ?
06:12Ben oui.
06:12Non, mais attendez.
06:13Alors, excusez-moi.
06:13Les pulsions irrépressibles...
06:15Alors là, moi, parfois,
06:16il y a des gens,
06:17ils me font une queue de poisson,
06:17j'ai envie de descendre,
06:18mettre la voiture
06:19et leur mettre un pain.
06:19Ben, je ne le fais pas.
06:20Ça n'a rien à voir.
06:21Mais non, mais excusez-moi,
06:22mais c'est vrai quand même.
06:23Parce que là,
06:24c'est la culture de...
06:25Vous le diront.
06:25Oui, mais alors,
06:26excusez-moi,
06:26ça c'est la culture de l'excuse.
06:28Ils ont des pulsions irrépressibles.
06:30Mais si, mais si.
06:31Alors, moi, je vais vous dire,
06:32la perpétuité ne me pose
06:34aucun problème
06:35pour certains viols sur mineurs.
06:37Je pense en particulier,
06:38je tiens à rappeler
06:39un chiffre terrifiant.
06:40En 2024,
06:44614 nourrissons,
06:45c'est-à-dire enfants
06:46de 0 à 2 ans,
06:47ont été victimes
06:48d'abus sexuels,
06:50c'est-à-dire de viols,
06:51parce qu'entre 0 et 2 ans,
06:53il ne peut pas y avoir
06:53de consentement,
06:54il ne peut pas y avoir
06:55le moindre commencement
06:56de début
06:57de provocation sexuelle
06:58ont été victimes en France.
07:00Déjà, moi,
07:01je suis grand-père
07:01d'une petite fille
07:02de 2 ans,
07:03je pense que je pourrais,
07:04je le dis,
07:05on touchera à ma petite fille,
07:06je pourrais avoir
07:07des pulsions
07:07allant jusqu'à l'envie
07:08de tuer quelqu'un
07:09qui nous ferait du mal.
07:10Mais ça s'est vu quand même,
07:12certains,
07:12en tout cas,
07:14agresseurs,
07:15de se dénoncer
07:16en disant
07:16je suis un danger,
07:17ça s'est vu quand même.
07:18Pour répondre
07:20sur ce que vous disiez
07:21tout à l'heure,
07:22la différence,
07:23c'est que peut-être,
07:24malheureusement,
07:25ce n'est pas parce qu'on serait
07:26sur de la perpétuité
07:27que ça empêcherait,
07:28notamment ce cas-là,
07:30et plein de passages à l'acte,
07:31mais ça empêcherait
07:32la récidive.
07:33C'est ça le sujet.
07:34Donc,
07:35de ce point de vue-là,
07:36on a l'impression
07:36qu'on a quand même des cas,
07:38sauf castration chimique,
07:39en admettant que ce soit efficace,
07:40je ne suis pas médecin
07:41pour le dire,
07:42mais on a l'impression
07:43qu'en fait,
07:44la perpétuité
07:45ne prévient pas,
07:46malheureusement,
07:47quelqu'un de passé à l'acte,
07:48mais ça prévient
07:50la récidive
07:50et le fait que ce soit
07:51des sérioles,
07:53parce qu'au moins,
07:53ils sont enfermés.
07:54Mais la perpétuité,
07:55elle n'est pas définitive,
07:57en France,
07:57c'est pas ça.
07:58Ça n'a pas existé.
07:58C'était un peu le sujet.
08:00Ah, si, si, si.
08:01Il y a 6 cas,
08:02le 6 cas condamnait
08:03la perpétuité réelle.
08:04Il y a Pierre Bodin
08:05qui avait violé,
08:06tué deux ou trois gamines.
08:07Non, mais tu passes devant
08:08un juge d'application des peines,
08:09c'est parce que c'est des gens
08:10qui sont profondément dangereux
08:12et qui restent dangereux.
08:13Mais en théorie,
08:14ça ne fonctionne pas comme ça.
08:15Maintenant,
08:16si la loi a été changée.
08:17Et c'est pour cela
08:18qu'on risque d'indigner
08:19Philippe David.
08:21Il y a des criminels sexuels
08:23sur les enfants
08:24dont on est sûr
08:26que s'ils sont relâchés,
08:28ils vont...
08:29C'est en sens-là
08:31que je dis
08:31qu'ils sont à la fois
08:34malades,
08:35profondément,
08:36ils ne peuvent pas s'arrêter,
08:38mais qu'il faut
08:38les condamner gravement.
08:40À ce moment-là,
08:40pardon,
08:41je reprends ce qu'a dit Pascal,
08:42c'est un contresens
08:43de ce que vous dites.
08:44Vous dites qu'il y a,
08:45effectivement,
08:46il ne faut pas la perpétuité,
08:47mais d'un autre côté,
08:48il ne faut pas les laisser sortir
08:49non plus.
08:49Il faut les soigner
08:50si on peut.
08:51Mais non,
08:51il n'y aura pas.
08:52Il est condamné
08:55avec l'arsenal législatif actuel.
08:58Oui,
08:58mais ils sortiront
08:59à un moment donné.
09:00Il faut les prémunir
09:03la perpétuité.
09:04Il faut les prémunir
09:04la perpétuité.
09:06Vous c'est un coup de gueule
09:07il y a 2-3 mois,
09:07vous vous en souvenez peut-être,
09:08Cécile,
09:09je ne sais pas si vous étiez là
09:09ce jour-là.
09:10Je ne me souviens de rien.
09:11C'est qu'en Belgique,
09:13ça émeut les gens
09:14parce que la peine maximale,
09:15c'est 30 ans.
09:16Et Marc Dutroux,
09:17ça fera 30 ans
09:18qu'il a été arrêté
09:19le 13 août prochain.
09:21Donc,
09:21comme il a commis
09:22un truc en prison,
09:23Dutroux peut parfaitement
09:24être libre
09:25d'ici la fin de l'année.
09:27Est-ce que vous avez envie
09:28de savoir Marc Dutroux
09:30en liberté ?
09:31Mais on n'en a jamais envie
09:33devant un criminel.
09:35Je veux dire,
09:36ce genre de questions,
09:38pardon,
09:38mon cher Philippe,
09:40c'est absurde.
09:41Non,
09:41c'est pas absurde.
09:43Il faut protéger la société.
09:45Il n'y a aucun criminel
09:46que j'ai envie
09:47de voir dehors.
09:48Et bien,
09:49donc la perpétuité.
09:50Mais,
09:51pour Dutroux,
09:52il ne sort jamais.
09:54Même Françoise Degoy
09:55était...
09:55Donc,
09:56vous n'étiez pas là
09:56et Françoise Degoy,
09:57c'était un mardi.
09:58Même Françoise Degoy
09:59et Samuel Botton
10:00disaient,
10:00moi,
10:01je ne veux pas voir
10:01Dutroux d'or.
10:02Pascal,
10:03on reprend Pascal
10:04qui est avec nous
10:05puisqu'il veut parler.
10:06Votre avis,
10:06Pascal ?
10:07Eh bien,
10:07moi,
10:08oui,
10:08totalement.
10:09Dutroux va sortir
10:10qui va vouloir le voir dehors.
10:11Moi,
10:12j'ai un exemple
10:13tout bête.
10:15Comment ma fille
10:16a été en Gironde
10:17habitée
10:18et en fait,
10:19il avait été relâché
10:20dans le village
10:22qui était des problèmes
10:23de pédophilie.
10:24Et puis,
10:25il était dans le village.
10:27Par contre,
10:27il passait pavillon
10:28en pavillon
10:28que c'est tout
10:29qu'il y avait de nouveau
10:30qui aménageait.
10:31Elle a été toute seule
10:33avec ses filles.
10:33Elle a été voir
10:34tout de suite
10:34la gendarmerie.
10:35La gendarmerie a dit,
10:35mais oui,
10:35mais nous,
10:36on ne peut rien faire.
10:37Il a payé sa peine.
10:39Mais par contre,
10:40il était toujours revenu
10:41au village
10:42où ça s'était passé.
10:43Donc,
10:43à un moment donné,
10:44qu'est-ce qu'on attend ?
10:45On attend que
10:46les citoyens
10:47fassent la justice ?
10:49Parce qu'à un moment donné,
10:50ça va arriver, ça.
10:51Mais c'est un bris.
10:51Si on ne les croise pas
10:52définitivement
10:53qu'on ne les envoie pas
10:53à Kayak,
10:55en Gironde,
10:57en hôpital Cadillac,
10:59en hôpital psychiatrique,
11:00et puis qu'on les enferme
11:01une bonne fois pour toutes,
11:02un jour où l'autre,
11:03un Français,
11:03fera sa loi.
11:04et il ira planter
11:06le diable fort.
11:07Il ressortira.
11:07La question,
11:09on ne peut se poser,
11:10ne bougez pas,
11:10Pascal,
11:11la question qu'on peut se poser,
11:11est-ce qu'ils sont,
11:12entre guillemets,
11:13soignables ?
11:14Je crois que
11:16certains
11:16sont soignables.
11:18Certains,
11:18c'est combien de pourcents ?
11:19Non, non, mais je...
11:20Et comment le savoir, surtout ?
11:22Attention, là,
11:22on est en train de parler
11:23de gens qui sont malades.
11:24Il faut arrêter de...
11:25Moi, je pense qu'il faut sortir
11:27de ce cliché du violeur
11:28qui est forcément
11:28un détraqué sexuel.
11:29Le viole, ce n'est pas seulement ça.
11:31Le viole, c'est de la domination.
11:33Bien entendu.
11:33C'est totalement différent.
11:35On n'est pas forcément...
11:36On parle de...
11:36Mais donc,
11:37ils sont encore plus dangereux
11:38puisque c'est sciemment
11:39qu'ils le font.
11:40Bien entendu.
11:40Mais donc...
11:41Évidemment.
11:42Mais donc,
11:42il faut les enfermer
11:44longtemps,
11:45essayer de les soigner,
11:46essayer de les rééduquer.
11:47Mais je ne pense pas...
11:49Donc, il ne faut pas les soigner.
11:50Si, de toute façon,
11:51forcément, il y a un problème.
11:52Quand on n'est pas capable
11:54de gérer ce complexe de domination...
11:54Mais c'est pour ça
11:55que je ne comprends pas
11:56parce que vous vous contredisez
11:58depuis tout à l'heure
11:58en disant,
11:58ces gens-là,
11:59il ne faut pas qu'ils sortent.
12:00Et d'un autre côté,
12:01il ne faut pas qu'ils y aient
12:02la perpétuité.
12:03Mais on ne peut pas vivre
12:03dans une société
12:04où en fait,
12:05quelqu'un qui commet
12:06un crime monstrueux
12:07ne sort plus jamais.
12:08Ça va être...
12:08Pourquoi ?
12:10Mais parce que
12:10c'est le principe même
12:12de la loi
12:13et de la peine.
12:14Il faut devoir sortir.
12:20On est dans la loi du talion.
12:22On revient sur d'autres...
12:23On libère Dutroux
12:24dans quelques mois alors.
12:25Mais non !
12:26C'est absolument pas ça.
12:28Bruno, le nombre de filles
12:29de mes copines
12:30qui me disent
12:30« Mais moi, je ne fais plus
12:31de jogging en fait dans la projet. »
12:33Non, mais c'est entièrement
12:34d'accord avec toi.
12:35On ne peut pas vivre
12:35dans cette société-là.
12:37Mais pour un Dutroux
12:38qui est irrécupérable
12:39et qui ne doit pas sortir,
12:40il y en a d'autres
12:41qui peuvent peut-être sortir.
12:42Regardez les chiffres.
12:43Il n'y en a pas un seul.
12:44Regardez le chiffre.
12:45Et surtout,
12:46il y a beaucoup de récidive.
12:47130 000.
12:48Mais c'est pour ça ?
12:50132 000 victimes
12:51de violences sexuelles.
12:52Mais c'est colossal.
12:53Mais c'est énorme.
12:54Alors, il y a un membre
12:54des colossaux.
12:55Mais ce ne sont pas
12:56132 000
12:56et en plus,
12:58ce ne sont que les plaintes
12:58recueillies.
12:59Donc il y en a beaucoup,
13:00beaucoup plus.
13:01Donc il faut taper fort.
13:02Pardon.
13:03Moi, je ne suis pas
13:03persuadé que ce soit la solution.
13:04Et surtout,
13:05on est face à quelque chose
13:06où il y a des taux
13:07de récidive énormes.
13:09Là encore,
13:10le côté « bon, allez,
13:10tu sors,
13:11t'as purgé ta peine
13:12et tu ne recommences pas »,
13:13ça n'a pas l'air
13:14de fonctionner
13:14sur ce qui...
13:15Pour certains, non.
13:16Oui, enfin,
13:17pour certains types de crimes.
13:17Pour beaucoup, à mon avis.
13:19Peut-être des types de crimes.
13:21C'est-à-dire que le viol
13:21sur enfants,
13:23on n'a pas l'impression
13:24qu'on va pouvoir
13:25les soigner
13:26ou protéger la société.
13:28Donc c'est quand même
13:29ça le sujet.
13:30Restez avec nous
13:31dans un instant,
13:32seul contre tous.
13:32Bruno Godard,
13:34LFI,
13:34ne doit pas confisquer
13:35le maillot de l'équipe
13:36des Bleus
13:37qui appartient à tous
13:37les Français.
13:38Philippe Ilger,
13:39avec la responsabilité collective,
13:40les magistrats
13:41sont à côté de la plaque.
13:42Ce sera seul contre tous
13:43dans un instant.
13:44Soyez les bienvenus.
13:45Merci Pascal.
13:460826 300 300
13:47si vous voulez débattre avec eux.
13:48Vous avez vu,
13:49aujourd'hui,
13:49c'est un peu chaud,
13:50on en a mieux.
13:51Jusqu'à 19h.
13:5317h20,
13:54les vrais voix sud radio.
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