Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 16 heures
Le gouvernement souhaite lister dans un fichier les personnels licenciés par l’administration en raison de comportements inappropriés avec les mineurs, même sans décision de justice. "Ils ne pourront plus rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte", défend Édouard Geffray le ministre de l'Éducation nationale.

🔴 Pour suivre toute l'actualité politique et parlementaire, abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/user/publicsenat?sub_confirmation=1

👉 Notre site internet : http://www.publicsenat.fr

▶️ Découvrez l'ensemble de nos replays : https://www.publicsenat.fr/replay

📬 Abonnez-vous à notre newsletter : https://bit.ly/NewslettersPublicSenat

🚀 Suivez-nous sur les réseaux sociaux :
Facebook : https://www.facebook.com/publicsenat
X : https://twitter.com/publicsenat
Instagram : https://instagram.com/publicsenat
LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/2996809/
Bluesky : https://bsky.app/profile/publicsenat.fr
Threads : https://www.threads.net/@publicsenat
TikTok : https://www.tiktok.com/@publicsenat

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour Eddard Jeffrey, merci de nous avoir rejoint en direct sur Public Sénat.
00:03On voit l'émotion très vive au Parlement aussi, suite à la mort de la petite Liana.
00:08Il y a cinq ans, un signalement visant à Jérôme Barrella avait été émis alors qu'il était agent de
00:12la région au sein de l'éducation nationale
00:14parce qu'il entretenait une relation SMS avec une élève.
00:17La question se pose désormais de l'absence de saisie de la justice.
00:20Est-ce que vous en savez davantage ? Est-ce qu'il y a un dysfonctionnement de l'éducation nationale
00:23?
00:24Alors, à ce stade, on n'en sait pas plus.
00:27Je rappelle qu'effectivement, à l'époque, l'approviseur, ayant connaissance de ces faits, avait signalé les faits à la
00:33région
00:33et avait provoqué le licenciement de ce criminel.
00:39Aujourd'hui, l'idée, c'est de faire évidemment toute la lumière sur cette affaire qui, évidemment, et je me
00:43permets de leur dire,
00:44suscite une très vive émotion, je crois, nationale, que je partage,
00:47suscite aussi une émotion très vive dans la communauté éducative.
00:51Pour nous, Liana était aussi une élève, et je pense à ses professeurs, à ses camarades,
00:54qu'on soutient évidemment très fortement.
00:57Et évidemment, en tant que ministre, je partage cette émotion, ça me permettait un double titre.
01:01Vous avez demandé une enquête interne au sein de l'éducation nationale, vous communiquerez dessus ?
01:04Alors, c'est la même enquête.
01:06C'est une enquête conjointe de toutes les inspections, effectivement.
01:08On a demandé à ce que l'inspection éducation nationale se joigne à cette enquête
01:12pour qu'on puisse vraiment décortiquer, si je peux dire, tout de A à Z.
01:15C'est-à-dire que rien ne doit être laissé au hasard.
01:17Si jamais il devait y avoir des défaillances, évidemment, qu'à l'éducation nationale, on en tirerait les conséquences.
01:21À ce stade, une fois encore, en l'état des éléments que nous avons,
01:24tout a été fait selon les procédures, mais seulement en l'état de ce que nous avons à ce stade,
01:27c'est-à-dire pas tout.
01:28Que peut faire votre ministère dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ?
01:32Vous misez beaucoup sur cette liste noire qui va être intégrée au projet de protection de l'enfance, c'est
01:37bien ça ?
01:38Absolument. Moi, j'ai un objectif qui est très clair, c'est qu'aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre
01:44les pieds dans une école.
01:46Et donc, l'objectif, c'est effectivement ce qu'on appelle une liste noire, c'est-à-dire un fichier
01:49des interdits d'école.
01:50C'est-à-dire des personnes qui, parce qu'elles auront été licenciées par leur administration en raison de le
01:54comportement avec les mineurs,
01:55donc ça peut être le périscolaire, ça peut être les sports, ça peut être l'éducation nationale,
01:59ne pourront plus, sous une plainte expression, rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte.
02:02Et cette liste noire, elle contrevient pas à la présomption d'innocence ?
02:05Est-ce qu'il n'y a pas de condamnation pour ces personnes ?
02:07Alors, il n'y a pas de condamnation pénale, mais il y a une sanction administrative qui a été prise
02:11au terme du procédure contradictoire,
02:12une procédure disciplinaire, si vous voulez, qui permet de les évincer.
02:14Mais aujourd'hui, il faut savoir que si vous avez un agent public qui est radié sur la base d
02:18'une procédure disciplinaire,
02:19s'il n'y a pas de condamnation pénale, il peut repasser les concours et redevenir fonctionnaire le lendemain.
02:22Et ça, ce n'est pas possible.
02:23Est-ce que l'éducation nationale peut en faire plus en matière de prévention de ces violences sexistes et sexuelles
02:28?
02:28La proposition de loi intégrale, par exemple, dont on parle beaucoup ces derniers jours,
02:32elle prévoit l'instauration d'un entretien annuel pour chaque enfant
02:34afin de s'assurer de son bien-être et d'essayer des situations de violence.
02:38Est-ce que ça pourrait être une bonne mesure que vous reprendriez ?
02:40Alors, d'abord, nous, effectivement, il faut savoir que l'éducation nationale, c'est le premier signaler de France.
02:45Nous faisons 80 000 informations préoccupantes ou signalements à la justice par an.
02:49Pas que sur des violences sexuelles, mais sur tous les sujets ?
02:53La protection de l'enfant, c'est quasiment deux fois plus qu'il y a cinq ans.
02:56Donc, c'est quand même considérable.
02:59Et pourquoi ? Parce que ça reste un lieu, évidemment, de confiance.
03:02Et donc, les enfants se confient à leurs professeurs, à l'infirmière scolaire, à l'instaurant social.
03:07Maintenant, très clairement, on peut faire plus.
03:09Je ne suis pas sûr qu'il faille systématiser un entretien annuel avec un enfant
03:12parce qu'un enfant ne parle pas d'aide fixe ou à l'heure fixe.
03:14Mais en tout cas, l'idée de dire qu'il faut qu'il y ait un espace de dialogue
03:17et un espace pour libérer et accueillir la parole de l'enfant, ça, je crois qu'on est tous d
03:20'accord.
03:20– Dernière question, l'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité, est-elle la solution ?
03:26On voit que dans de nombreux établissements, elle est mal enseignée.
03:29Il y a une majorité d'enfants qui n'ont pas plus de deux heures de cette heure d'éducation.
03:34Est-ce qu'il faut miser davantage sur ce programme ?
03:37– Très clairement, oui.
03:38D'abord, nous avons un programme, ça, c'est nouveau, c'est la première année,
03:40donc les choses se mettent en place.
03:42Mais très clairement, il faut miser là-dessus
03:44parce que précisément, on y apprend à la fois le respect du corps.
03:47Chez les petits, justement, que certains gestes ne sont pas normaux
03:50et que l'enfant a des moyens de défense et de signalement quand il est confronté à ça.
03:55Et puis évidemment, mécaniquement, on crée un espace de dialogue
03:58parce que l'enfant qui a connaissance de tel fait peut dire
04:00« mais en fait, ce n'est pas normal ce qui m'est arrivé ».
04:02Donc oui, évidemment, il faut miser là-dessus.
04:04On fait en sorte que ça puisse être vraiment, je vais dire,
04:07pleinement mis en œuvre dans tous les établissements.
04:09Cette année, une fois encore, c'était la première année,
04:11mais maintenant, nous avons un programme.
04:12C'est trois séances minimum par an, de la maternelle jusqu'au lycée.
04:15Eh bien, merci Édouard Jeffrey d'être venu réagir en direct au micro de public.
04:18C'est Natam.
Commentaires

Recommandations