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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0119h, ravie de vous retrouver ce soir.
00:03Au sommaire, Maude Petit est l'invité de Face à l'Info.
00:07La députée Modem est engagée dans la lutte contre la pédocriminalité.
00:11Elle milite pour l'imprescriptibilité des viols et agressions sexuelles sur mineurs.
00:16Elle préside une commission d'enquête parlementaire sur le traitement judiciaire
00:20des violences sexuelles insexueuses contre les enfants.
00:23Elle déclare « La France n'aime pas ses enfants ».
00:26Et c'est terrible pour moi de le dire, j'ai honte.
00:29Pourquoi la France n'aime pas ses enfants ?
00:31La justice protège-t-elle les pédocriminels ?
00:35On lui posera la question ce soir.
00:37L'affaire Henri Novak au Royaume-Uni, ce jeune homme mort menotté par la police
00:41après avoir été poignardé par un homme d'origine Sikh indienne.
00:45Cette affaire révèle un malaise profond sur fonds de tensions liées à l'immigration,
00:50au multiculturalisme et aux dérives communautaires qui auraient été marginalisées
00:54plutôt qu'écouter l'édito ce soir de Mathieu Bocoté.
00:59Quatre jours après les violences urbaines, des dizaines de comparutions immédiates se sont enchaînées à Paris.
01:05La plupart des condamnations sont des peines avec sursis.
01:08Travaux d'intérêt général aux prisons fermes, courtes, souvent aménagées.
01:12Personne n'est en prison.
01:14Exception notable, un policier hors service condamné à 14 mois de prison ferme
01:19est incarcéré pour avoir braqué son arme sur un automobiliste.
01:22Le regard de Marc Menon ce soir.
01:24L'épisode du faux prêtre dans l'affaire Dupont-de-Ligonnès sur M6
01:29illustre à la fois la fascination persistante pour ce mystère criminel
01:34et les risques d'un traitement médiatique précipité.
01:37Elle révèle aussi une profonde méconnaissance de l'Église catholique et de ses pratiques
01:41sur fonds de défiance généralisée envers les institutions.
01:45L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:47Six jours après la disparition de Liana, 11 ans, l'affaire devient tentaculaire.
01:53La procureure Doche s'est exprimée ce soir et ce sont cinq autres dossiers
01:58dans lesquels le suspect serait accusé.
02:01Comment un homme, déjà signalé à plusieurs reprises,
02:05a-t-il pu passer entre les mailles du filet le décryptage de Charlotte Dornéas ?
02:11Ils ont les moyens, ils quittent la France.
02:14800 millionnaires ont quitté le pays, un record.
02:18Voilà qui marque un tournant.
02:20La France rejoint la liste des pays que les fortunes quittent
02:24plutôt que ceux qu'elles rejoignent.
02:26Les entrepreneurs français fuient et ne visent plus la France pour leurs prochains projets
02:32alors que ce sont eux qui pourraient créer des emplois de demain.
02:36L'analyse de Michel Fayad.
02:38Quel modèle de société construisons-nous
02:40lorsque les sanctions sont perçues comme insuffisantes face à des actes graves ?
02:45La confiance dans la justice vacille.
02:48Une partie des Français a le sentiment que les sanctions ne suivent plus les infractions.
02:53Voilà qui alimente un découragement civique profond.
02:55L'édito de Mathieu Bocoté.
02:58Les violences, voilà, une heure pour tout se dire.
03:01Et sans tabou, avec nos mousquetaires.
03:15Il fallait absolument qu'on puisse vous entendre.
03:20Il faut que votre parole porte au-delà des murs de cette institution
03:26pour que les consciences s'ouvrent
03:34à ce que vivent ces enfants victimes d'incestes
03:42et à ce que vivent les parents qui tentent de les protéger.
03:47Aujourd'hui, j'ai la parfaite conscience
03:55que la France n'aime pas ses enfants.
04:00Et c'est terrible pour moi de le dire.
04:09J'ai honte.
04:12Maud Petit est l'invité de face à l'info ce soir.
04:15Elle nous rejoint dans quelques instants.
04:17Marc Menange, je commence avec vous.
04:19Quatre jours après les violences urbaines,
04:20des dizaines de comparutions immédiates
04:22se sont enchaînées à Paris.
04:24La plupart des condamnations sont des peines avec sursis.
04:27Exception notable, c'est un policier qui est en prison ce soir.
04:31Alors, puisque vous terminez votre propos par le policier,
04:36prenons le cas du policier.
04:37Je dirais qu'il devrait être exemplaire en tant que tel.
04:41Pourquoi ?
04:42Parce que le policier représente l'autorité
04:46et il doit être exemplaire.
04:49Et là, il s'est comporté de façon intolérable
04:53puisque cet homme est sorti de l'habitacle de la voiture
04:57qu'il conduisait, avait à côté de lui une personne
05:00qui était cagoulée.
05:02Il jaillit arme au point
05:04et il menace d'autres gens
05:08qui se trouvent dans un véhicule tiers.
05:11Policier hors service.
05:12Hors service en plus.
05:14Donc, alors, imaginons
05:16qu'il ait été témoin
05:18de gestes inciviques
05:20de la part de ces gens-là.
05:22Peut-être.
05:23Mais vous ne pouvez pas avoir une telle attitude.
05:25et que la justice, à ce moment-là,
05:27se montre intransigeante,
05:29je dis que ça devrait être encourageant
05:31pour tout le monde et même pour les policiers.
05:33Les policiers sont tellement souvent attaqués
05:36que s'il y a une brebis galeuse,
05:38que cette brebis galeuse écope d'un sort
05:40comme celui-là,
05:42je trouve que c'est une chance pour les policiers.
05:44La question qui se pose maintenant,
05:46c'est pour ceux qui ont des mortiers
05:49qui n'ont pas une arme de service.
05:51Mais un mortier, ce n'est pas n'importe quoi.
05:53Vous n'avez pas le droit de porter un mortier.
05:55Quel que soit votre âge,
05:58si vous avez un de ces gens
06:00et que vous en servez
06:02contre des forces de l'ordre,
06:06ça signifie que vous avez l'intention
06:10d'être dans une potentialité
06:16au moins de blesser
06:18ceux qui sont en face de vous ?
06:19Avec quel prétexte ?
06:21Alors, dans certaines circonstances,
06:23quand on est à l'approche,
06:25je ne sais, d'une révolution,
06:27qu'il y a des revendications
06:29ou je ne sais trop quoi,
06:30on se dit qu'on est dans ces situations
06:33que l'histoire nous rappelle
06:35de temps à autre
06:37où malheureusement,
06:38il y a ce type de ce que l'on appelle
06:40des débordements.
06:41Et là, ce ne sont pas des débordements.
06:43C'est une action criminelle
06:45presque programmée.
06:46Vous venez dans un lieu
06:49avec les éléments pour tuer
06:52potentiellement des gens
06:53qui représentent quoi ?
06:55En l'occurrence,
06:55ils sont des bonnaires.
06:57Ils viennent là pour faire en sorte
06:59que la joie reste la joie,
07:01qu'elle monte éventuellement
07:02jusqu'à l'allégresse,
07:04mais que jamais on soit
07:06dans cette éruption
07:07qui conduit à la haine de l'autre
07:10et au désir de casser pour casser.
07:13Donc là, il y a des interrogations
07:15à avoir.
07:16D'autant plus que quand on a
07:18donc la donne initiale,
07:19on pourrait se dire
07:21que les procureurs
07:23aient un libellé
07:27de revendications
07:29qui soit relativement fort.
07:31Or, en l'occurrence,
07:33par exemple,
07:33quand vous portez un mortier,
07:35vous pouvez en courir
07:36jusqu'à 7 ans de prison.
07:37Or, au maximum,
07:38dans ce qui nous est parvenu,
07:40on demande 12 mois de prison
07:43plus des jours,
07:44105 jours, par exemple,
07:46d'intérêt général.
07:48Mais le verdict
07:50se résume à de l'intérêt général.
07:54Donc là, il y a
07:56véritablement un dysfonctionnement.
07:58Les politiques,
07:59plus jamais ça.
08:00Le président de la République
08:01a dit,
08:02ras-le-bol,
08:03il faut sévir.
08:04Mais alors,
08:04qui sévit ?
08:05C'est la justice
08:06qui est indépendante.
08:07Alors,
08:08il n'y a pas,
08:09pour moi,
08:10de peine dissuasive.
08:12Ça, je ne crois pas
08:13à la peine dissuasive.
08:14Je crois à la peine
08:15pour la peine.
08:16La peine dissuasive,
08:17c'est l'infantilisation
08:19des gens.
08:20Nous sommes responsables
08:22de nos actes.
08:23Et à partir du moment
08:24où on est responsable
08:25de nos actes,
08:26que l'on ait pris
08:27la main dans le sac
08:28et un sac
08:30qui menace
08:31la vie d'autrui,
08:32on doit devoir,
08:34et si on a cassé
08:35du matériel,
08:36être dans une potentialité
08:38de payer
08:39l'acte
08:41dont on s'est rendu coupable.
08:42Et pour cela,
08:43alors on dit,
08:44on n'a pas spécialement
08:45les outils
08:46de justice.
08:47D'accord ?
08:47Mais alors,
08:48il faut faire
08:49une sorte de facturation.
08:51Vous avez blessé quelqu'un,
08:53vous avez cassé,
08:54etc.
08:54Eh bien,
08:55pendant des années,
08:57vous aurez une retenue
08:58sur salaire,
08:59vous n'aurez plus
09:00qu'un minimum
09:00pour vivre
09:01afin d'assurer
09:04votre petit quotidien,
09:05mais vous devez
09:06être responsable
09:07devant le peuple
09:10et avoir conscience
09:12de vos propres actes.
09:14Et ça se voit
09:14dans les rêves partis,
09:16ça se voit
09:16dans tous les actes
09:18qui se multiplient,
09:19de gens qui jettent
09:20dans la nature
09:21n'importe quoi,
09:22qui détruisent tout,
09:22et à la fin,
09:23on s'en tire toujours
09:24avec une peine
09:25de sursis.
09:28Les violences urbaines,
09:29on l'a vu,
09:29se sont étendues
09:30sur le territoire,
09:32les casseurs
09:32sont parfois entrés
09:34dans les immeubles,
09:35on en parlait hier soir,
09:36les villes en général
09:38épargnées ne l'ont pas
09:39toutes été,
09:39même des communes
09:40habituellement très calmes
09:42comme ici à Versailles
09:43ont été touchées
09:45par des dégradations
09:46et des affrontements,
09:47un mouvement
09:48qui révèle
09:49une tension profonde
09:50à travers tout le pays.
09:52D'ailleurs,
09:53un lien peut être direct
09:55selon un sondage
09:57vériant pour le Figaro
09:59après les émeutes
10:01liées à la victoire
10:02du PSG,
10:03la popularité
10:04de Jordan Bardella
10:05atteint un niveau record
10:06à 47%
10:08selon l'institut de sondage
10:10chute de Dominique de Villepin,
10:12Xavier Bertrand,
10:13Édouard Philippe.
10:14On marque une pause,
10:15on revient
10:16avec notamment
10:17l'affaire Liana.
10:21Face à l'info,
10:23l'État islamique
10:23a diffusé une menace
10:24directe contre le pape
10:26Léon XIV
10:27via ses canaux
10:29de propagande
10:30juste avant son voyage
10:31en Espagne
10:32du 6 au 12 juin.
10:34Le message
10:34et le suivant
10:35fait que
10:36ces jours
10:37soient les derniers.
10:39Message accompagné
10:40d'images typiques
10:41de propagande djihadiste
10:42et les autorités
10:43renforcent la sécurité
10:44pour cette visite
10:45qui inclut
10:46Madrid de Barcelone,
10:48bénédiction de la tour
10:49de la Sagrada Familia
10:50et les Canaries.
10:51L'article souligne
10:52que le pape reste
10:52une cible symbolique
10:53majeure pour les islamistes.
10:56Mathieu Bocoté,
10:57je me tourne vers vous
10:58puisque l'affaire Henri Novak,
11:00on en parlait hier
11:01et on en parlait déjà
11:02il y a quelques jours
11:02avec Charlotte Dornelas,
11:04ne serait pas aussi explosive
11:07au Royaume-Uni
11:07si elle ne représentait pas
11:09le point d'aboutissement
11:11d'une longue dérive
11:13et si elle ne confirmait pas
11:14par ailleurs
11:16le retournement
11:17des institutions publiques
11:18contre le peuple anglais,
11:20le peuple anglais lui-même
11:21contre les peuples
11:22des îles britanniques.
11:24Est-il possible
11:24d'éclairer cette tragédie
11:26à la lumière de l'histoire
11:28et de la sociologie, Mathieu ?
11:29Je crois que c'est absolument
11:30nécessaire
11:31parce que cette histoire
11:32ne s'éclaire.
11:33En fait,
11:33c'est le point d'aboutissement,
11:35il y en aura d'autres
11:35pour l'aboutissement,
11:36mais c'est le point d'aboutissement
11:37d'une dérive
11:38d'une soixantaine d'années
11:39qu'il nous est possible
11:40de raconter
11:41et de ce point de vue,
11:42c'est les vertus
11:42de l'histoire comparative.
11:43Parce que ça intéressait
11:44l'histoire des autres,
11:45quelquefois,
11:46ça nous permet
11:46de comprendre
11:47notre propre histoire
11:48par effet de contraste.
11:49Les britanniques,
11:50comme les français,
11:51comme les suédois aujourd'hui,
11:52connaissent globalement
11:53les mêmes problèmes
11:54comme société.
11:55Comment les britanniques
11:56en sont-ils arrivés là
11:57alors qu'ils avaient
11:58une autre trajectoire historique,
11:59un autre modèle de société ?
12:01Alors, rappelons,
12:02pardon,
12:03que c'est un jeune homme
12:04qui est mort menotté
12:06par la police
12:07après avoir été poignardé
12:08par un homme
12:09d'origine indienne Sikh
12:10et l'homme a été condamné
12:12hier pour la prison
12:14après la pétude ?
12:15Alors, le point de départ
12:16de tout ça,
12:16c'est les années 60.
12:17Vous êtes en Grande-Bretagne aussi.
12:19Dans les années 60,
12:19on commence à sentir
12:21les premiers moments,
12:22les premières convulsions
12:23liées à l'immigration massive.
12:25Je précise qu'à l'époque,
12:26elle est vue comme massive,
12:28mais comparée à ce qu'elle est
12:28aujourd'hui,
12:29ce serait une immigration
12:30insignifiante,
12:31sans aucune portée.
12:32Mais déjà certains,
12:33au Royaume-Uni,
12:34un personnage dont on a déjà
12:35parlé ici,
12:36Enoch Powell,
12:37en 1968,
12:38dit,
12:38un instant,
12:39vous créez les conditions
12:40avec la société multiethnique,
12:42disait-il,
12:43c'est le vocabulaire de l'époque,
12:44vous créez les conditions
12:45d'une société
12:47qui conduira
12:48des fleuves de sang.
12:49Citant ici un poète romain,
12:50il dit,
12:50nous créons les conditions
12:52d'un affrontement
12:53permanent
12:53dans notre société.
12:55Si nous perdons
12:56le contrôle de l'immigration,
12:5768.
12:58Si nous perdons le contrôle,
12:59si nous imposons,
13:00par exemple,
13:01au nom de la lutte
13:01contre la discrimination,
13:02une perte des libertés,
13:03si nous restreignons
13:04la liberté les uns
13:05des autres
13:05au nom de l'antiracisme,
13:06nous créons une société
13:07autoritaire,
13:0868.
13:09Enoch Powell,
13:10pour avoir dit ça,
13:11a été évacué
13:12du jeu politique,
13:13avait été diabolisé
13:14comme on ne peut pas
13:14l'imaginer.
13:15C'est en fait,
13:16politiquement,
13:17la première victime
13:18de la lucidité migratoire.
13:20Je note qu'à l'époque,
13:2274 % de la population,
13:23les sondages de l'époque
13:24permettent de le savoir,
13:25étaient d'accord
13:26avec Enoch Powell.
13:27Mais on pourrait dire,
13:28c'est aussi le point de départ
13:29du « on s'en fout du peuple ».
13:3074 % de la population
13:32est avec lui,
13:33les ouvriers étaient avec lui,
13:34les classes populaires
13:35étaient avec lui,
13:35mais le système
13:36ne veut voir là-dedans
13:38que du racisme
13:39et tout le système
13:40s'arrange pour bannir
13:41Enoch Powell
13:42du jeu politique.
13:44Dans les années 60,
13:4570,
13:46début 80,
13:47au Royaume-Uni,
13:48on voit véritablement
13:49les tensions ethniques
13:49se multiplier.
13:51Dans les années 80,
13:52il y a des émeutes urbaines
13:53qui sont des émeutes raciales
13:54au Royaume-Uni
13:55et j'utilise ce terme,
13:56pourquoi?
13:57Parce que dans le vocabulaire
13:58politique britannique,
13:59le mot « racial »
13:59n'a pas le même,
14:00il n'y a pas le même censure
14:01ou le même interdit,
14:02le même rapport
14:02autour de ces termes
14:03qu'il y a en France.
14:04Donc, on parle d'émeutes raciales
14:07et je note même,
14:07soit dit en passant,
14:09qu'au début des années 2000,
14:10on va commencer à constater
14:11la multiplication
14:12des enclaves ethniques
14:14au Royaume-Uni.
14:15Et à l'extérieur,
14:15j'aime bien parce qu'on montrait
14:17la réussite du multiculturalisme.
14:18Alors ça, bien franchement,
14:20pour avoir étudié
14:20la question depuis longtemps,
14:21je n'ai jamais cru une seconde.
14:22C'est-à-dire qu'il y avait
14:23un récit officiel
14:24de la réussite du multiculturalisme,
14:25mais qui n'était
14:26que mensonge.
14:28Parce que dans les faits,
14:29et j'y arriverai dans un instant,
14:30eh bien,
14:31ce multiculturalisme
14:32était une politique autoritaire
14:33et dirigiste en matière
14:34justement de relations
14:35et des races raciales.
14:36C'est quoi le nom
14:36de la loi britannique
14:38sur le multiculturalisme?
14:39C'est la Race Relations Act,
14:42l'acte sur les relations raciales.
14:44Et à partir d'ailleurs,
14:46en 2000,
14:46on va formaliser ça
14:47sur le signe du multiculturalisme.
14:49Donc, on a un pays
14:49qui se diversifie,
14:51qui s'hétérogénéise,
14:52qui reçoit une migration
14:53toujours plus grande,
14:55et qui, par ailleurs,
14:56le vit de plus en plus mal.
14:59Je note, soit dit en passant,
15:00qu'en 2011,
15:00si je ne me trompe pas,
15:01David Cameron,
15:02qui était premier ministre britannique,
15:03dit alors,
15:04le multiculturalisme va échouer.
15:05Il a échoué.
15:06Ça n'a rien changé,
15:07comme d'habitude,
15:07les politiques parlent
15:08et le réel continue.
15:09Au même moment,
15:10je viens de parler
15:11du facteur ethnique.
15:12Au même moment,
15:13il y a une autre tendance
15:14qui arrive,
15:15c'est l'islamisation du pays.
15:16Et qui est tout aussi importante,
15:17pourquoi?
15:18Parce que l'islamisation du pays,
15:19c'est la multiplication,
15:20par exemple,
15:21des mosquées
15:22avec des imams
15:23particulièrement radicaux.
15:25Il y en a de plus en plus.
15:26Et là,
15:27je note qu'au Royaume-Uni,
15:29les musulmans
15:30ne viennent pas du Maghreb
15:31pour l'essentiel,
15:31ils viennent surtout
15:32du sud-est asiatique,
15:33notamment du Pakistan.
15:35Donc là,
15:35il y a un différentiel culturel.
15:36Si vous pensez
15:37qu'il y a une différence culturelle
15:38entre la France et le Maghreb,
15:40imaginez la différence culturelle
15:42et civilisationnelle
15:43entre le Royaume-Uni
15:45et le Pakistan.
15:47Le choc est majeur.
15:48En 2005,
15:49nous le savons,
15:49il y a les attentats
15:50du métro de Londres.
15:51Et là,
15:51les Britanniques constatent
15:52à ce moment-là,
15:53mais OK,
15:53donc là,
15:54il y a l'islamisme
15:54qui frappe chez nous,
15:56d'autant que souvent,
15:56c'était des musulmans
15:57bien intégrés
15:58qui, dans les faits,
16:00participaient à l'attentat.
16:01En 2006,
16:02une auteure,
16:03aujourd'hui un peu oubliée,
16:04mais Mélanie Phillips,
16:05écrit un livre
16:06absolument fondamental,
16:08Londonistan.
16:092006,
16:10Londonistan,
16:11Londres,
16:11ville soumise
16:12aux islamistes.
16:14Donc là,
16:14qu'est-ce qu'on voit
16:15au Royaume-Uni?
16:16Et c'est pour ça
16:16que je pense
16:17que c'est une société
16:17laboratoire intéressante
16:18par effet de contraste.
16:19Deux facteurs se croisent
16:20qui ne sont pas les mêmes.
16:22D'un côté,
16:22le facteur des tensions
16:24ethniques,
16:25de l'autre côté,
16:25des tensions religieuses.
16:27Quand ces deux tensions
16:29se rencontrent,
16:30se fécondent malheureusement,
16:31ça peut accoucher
16:32d'une situation monstrueuse.
16:33Pensez,
16:34soit dit en passant,
16:35à l'assassinat
16:35des fillettes de Southport.
16:37C'était un jeune Rwandais.
16:39Là,
16:39le choc était ethnique,
16:40entre guillemets.
16:41Avec le Sikh,
16:41les Sikhs,
16:42ce n'est pas des musulmans.
16:43Choc ethnique,
16:44encore une fois.
16:44Les tensions liées,
16:46par ailleurs,
16:46avec l'islamisme,
16:47bien évident,
16:47partout dans le pays.
16:48Donc quand ces deux facteurs
16:49se rencontrent,
16:50ça crée une situation
16:51désastreuse.
16:51Telle est la situation
16:52des Britanniques aujourd'hui.
16:54Et pourtant,
16:54cette histoire a été
16:56invisibilisée,
16:57Mathieu,
16:57dites-vous,
16:58par une pratique
17:00méthodique,
17:00une pratique méthodique
17:01du déni.
17:02Parce que tout ça,
17:03on l'a su en temps réel.
17:05C'est-à-dire,
17:06on ne découvre pas
17:06soudainement en 2005,
17:07ah zut,
17:08ça va mal.
17:09Non, non, non.
17:101984.
17:10Je vous donne des éléments
17:11comme ça,
17:11ce n'est pas une histoire
17:12qui est familière
17:12pour les Français,
17:13mais je tiens
17:14à donner ces événements.
17:15En 1984,
17:16il y a un directeur d'école,
17:17il est issu
17:17des classes populaires,
17:19Ray Uniford.
17:20Ray Uniford est directeur
17:21d'école
17:21et il constate
17:23que dans son école,
17:24je pense que 90 %
17:25des élèves
17:25qui sont issus
17:25de l'immigration,
17:26l'intégration
17:27ne fonctionne pas.
17:28Il publie un article
17:30dans une revue conservatrice,
17:31la Salisbury Review.
17:33Il publie un article
17:33où il dit
17:34le multiculturalisme
17:35est un échec.
17:361984.
17:37Je résume
17:38les grandes thèses.
17:39Le multiculturalisme
17:40empêche l'intégration
17:41des enfants émigrés
17:42dans la culture britannique
17:43parce qu'il dit
17:43ne vous intégrez pas,
17:45restez fidèles
17:45à votre culture d'origine.
17:46Il dit
17:47il y a des temps,
17:48des villes,
17:48des vies communautaires
17:49qui se construisent
17:50à l'extérieur
17:50du monde commun britannique.
17:52Il y a des absences
17:53à l'école
17:54pour voyages
17:54dans le pays d'origine,
17:55il y a des mariages arrangés,
17:57il y a le refus
17:57de certaines activités scolaires
17:58pour cause d'islam.
18:001984,
18:02au Royaume-Uni.
18:03Il dit
18:04il y a beaucoup
18:05d'intellectuels
18:05d'origine étrangère
18:07entre guillemets
18:07qui témoignent
18:09d'une forme d'hostilité
18:10au pays d'accueil.
18:11Il ajoute
18:12très audacieux,
18:14les immigrés,
18:15leurs enfants surtout,
18:16devraient s'intégrer
18:17au creuset culturel britannique
18:19plutôt que se définir
18:20par leur culture
18:21d'origine.
18:22Pour avoir dit ça,
18:24le bonhomme
18:24a connu
18:25une campagne
18:25de diabolisation
18:26pendant deux ans.
18:28Donc,
18:28manifestation,
18:29pétition,
18:30insultes,
18:30racistes,
18:31fascistes,
18:32menaces de mort,
18:32harcèlement.
18:33Le maire travailliste
18:34de l'époque
18:35de Bradford,
18:36la ville,
18:37Mohamed Hadjib,
18:38réclame son renvoi.
18:39Virez-le!
18:40Il a dit des choses
18:40inacceptables,
18:41virez-le!
18:44Il va être réintégré
18:45dans ses fonctions ensuite,
18:46mais il ne pourra plus
18:47jamais enseigner.
18:48Pourquoi?
18:48Parce que les parents
18:49dans les environs
18:51vont lui rendre
18:52la vie absolument impossible.
18:54On va en faire
18:54un paria absolu.
18:56L'autre scandale,
18:57les grooming gangs,
18:58dont on parle souvent ici,
18:59mais j'y reviens un instant.
19:00On le sait,
19:00les grooming gangs,
19:01depuis les années 80,
19:0290,
19:042000,
19:052010,
19:05on le sait.
19:06Mais ce qu'on sait
19:07au même moment,
19:08c'est qu'il y a des techniques,
19:08on le sait aujourd'hui
19:09plus que jamais,
19:09de dissimulation
19:11à grande échelle
19:12de l'origine
19:13de ces viols de masse
19:14sous le signe
19:15de l'esclavage sexuel.
19:16Pourquoi on le dissimule?
19:17Les viols de masse
19:17de jeunes filles blanches.
19:19Bien sûr,
19:19mais pourquoi?
19:20Parce que ce viol de masse
19:22racialement connoté,
19:23c'est-à-dire préférence
19:24pour jeunes filles blanches,
19:25jeunes chères fraîches blanches
19:26d'extraction ouvrière
19:27par des gangs pakistanais,
19:29si on le révélait,
19:31ça nous voudrait dire
19:32que la société multiculturelle
19:33est un échec.
19:34Donc, de la même manière
19:35qu'il ne fallait pas parler
19:35du goulag à l'époque
19:36parce que ça remettait
19:37en question le rêve communiste,
19:38au nom de la diversité heureuse,
19:40il ne faut pas parler
19:40de la réalité des grooming gangs.
19:42Et c'est dans ce contexte,
19:43bien évidemment,
19:44qu'on a vu les manifestations
19:45des derniers temps
19:45qui sont une protestation
19:47populaire des Britanniques.
19:48Pourquoi?
19:49Parce que le système politique,
19:51lui, n'a jamais donné écho
19:52à leurs protestations.
19:54Voilà dans quel contexte
19:54un homme comme Tommy Robinson
19:55a pu émerger.
19:57Je note qu'en Grande-Bretagne,
19:58un homme comme Renaud Camus
19:59ne peut pas entrer
20:00lorsqu'il veut faire une conférence
20:01parce qu'on dit
20:01que son propos est dangereux.
20:03Autrement dit,
20:03celui qui nomme l'incendie
20:05est plus dangereux
20:06que l'incendiaire.
20:07En quoi, Mathieu,
20:08cette histoire est-elle pertinente
20:10pour comprendre la France?
20:11Les deux pays
20:12ne sont-ils pourtant
20:13pas très différents?
20:15Républicanisme,
20:16universaliste,
20:16valeurs républicaines,
20:17tout ça mis ensemble,
20:19multiculturalisme,
20:20communautarisme,
20:21empire britannique,
20:22autre histoire.
20:23Théoriquement,
20:24on nous dit
20:24deux modèles contradictoires.
20:26Dans les faits
20:26qu'il s'agisse aujourd'hui
20:27de la France,
20:28du Royaume-Uni,
20:28de l'Irlande,
20:29de la Suède,
20:30du Canada,
20:30du Québec,
20:31des États-Unis,
20:32tous les pays occidentaux
20:34connaissent les mêmes problèmes.
20:35Donc, à un moment donné,
20:36il faut constater
20:37que nos modèles d'intégration,
20:38quels qu'ils soient,
20:39intégration,
20:40assimilation,
20:41multiculturalisme,
20:42peu importe,
20:43nos modèles cèdent
20:44sous la pression
20:45de quelque chose
20:45qui est plus fort
20:46que l'idéologie
20:47et c'est la démographie.
20:49Partout,
20:49deux facteurs se conjuguent,
20:51religieux et ethno-culturel.
20:52Et je note
20:53qu'on s'interdit souvent
20:54de nommer le deuxième.
20:55Donc, on parle sans arrêt
20:56d'islam, islamisme,
20:58islam-islamisme,
20:59mais on ne veut pas nommer
21:00le facteur ethno-culturel
21:01qui aujourd'hui remonte
21:02à la surface partout.
21:04Partout,
21:04et je terminerai avec cela,
21:05il y a un lien
21:06entre immigration et insécurité.
21:07Partout,
21:08il y a des ghettos.
21:09Partout,
21:09on a imposé
21:10la discrimination positive
21:11directement ou indirectement
21:12qui est une forme
21:13de préférence collective
21:14anti-blanche
21:15au nom de la correction
21:16de la société multiculturelle.
21:18Partout,
21:18il y a un culte
21:18de la diversité.
21:20Partout,
21:20on a diabolisé
21:21l'histoire du pays d'accueil
21:22pour le convaincre
21:22qu'il n'était pas en droit
21:23d'imposer son identité.
21:24En fait,
21:25c'est partout,
21:25c'est la même conquête
21:26qui se déploie.
21:27Toutes nos sociétés
21:28sont emportées
21:29par cette vague,
21:30quel que soit leur modèle,
21:31quelles ont été
21:31les sociétés coloniales
21:32ou non,
21:33que ce soit la Suède
21:34ou la France.
21:34En dernière instance,
21:35nous sommes tous frappés
21:36par la même vague
21:36et pourtant,
21:37il y a partout
21:38le même interdit.
21:42Michel Fayad,
21:44le magazine Challenge,
21:45publié la semaine dernière
21:46une carte saisissante,
21:48la carte mondiale
21:49de la migration
21:50des millionnaires
21:52en 2025.
21:52Le Royaume-Uni,
21:54dont on vient de parler
21:55avec Mathieu,
21:56perd 16 500 millionnaires
21:59cette année,
22:00un record absolu.
22:02Les Émirats Arabes Unis
22:04en captent près de 10 000
22:06et la France,
22:07pour la première fois,
22:09bascule dans le rouge.
22:10Elle perd 800 millionnaires,
22:13soit plus de 4 milliards
22:15de dollars de patrimoine
22:16qui quittent le pays.
22:18Ceux qui ont les moyens
22:20fuient la France,
22:21ils paient trop d'impôts
22:23et ne se sentent plus protégés.
22:25Qu'est-ce que cela révèle ?
22:27Déjà, il faut dire
22:28qu'il ne faut pas tomber
22:29dans le piège.
22:30C'est-à-dire qu'il y a
22:31800 départs
22:31sur 490 000 millionnaires
22:33en France.
22:34Ça représente 0,2%
22:37de ce club
22:38de millionnaires.
22:40Et puis,
22:41comme vous avez dit,
22:41le Royaume-Uni,
22:42c'est 16 500 départs.
22:43Donc, on ne parle pas
22:44d'exode à ce niveau-là.
22:45En revanche,
22:47il y a clairement
22:47un basculement.
22:48C'est-à-dire que la France
22:49fait partie désormais
22:50des pays
22:51justement
22:52desquels
22:52les millionnaires
22:53quittent
22:54et non pas arrivent.
22:55Et le changement,
22:56c'est que les 800
22:57qui partent,
22:58ce ne sont pas
22:59les grandes fortunes
23:00qu'on connaît,
23:00qui ont leurs actifs
23:02et qui sont installés
23:03depuis longtemps
23:04peut-être de famille
23:05en famille,
23:06par héritage,
23:06etc.
23:07Ce sont en fait
23:08des gens
23:09qui vendent leur PME
23:10pour 30 ou 50 millions.
23:12Ce sont des ingénieurs
23:13qui vendent leur start-up
23:14qui, eux,
23:14décident de partir.
23:15Et c'est là
23:16où ça fait très mal
23:17parce qu'en fait,
23:18ces personnes partent
23:20non seulement...
23:21En fait,
23:22quand on réfléchit,
23:22on pense...
23:23Quand on est à LFI,
23:24par exemple,
23:25on pense que le millionnaire
23:26il quitte
23:26et il veut en fait
23:27toucher ses dividendes
23:28à l'extérieur.
23:29On se limite à ça.
23:30Or, dans le cas précis
23:31où il y a quelqu'un
23:32qui a vendu sa PME
23:33ou qui a vendu sa start-up
23:35qui quitte la France,
23:36il quitte pour aller créer
23:38de nouveau
23:38une nouvelle PME,
23:39une nouvelle start-up
23:40ailleurs.
23:41Et le problème,
23:42c'est qu'il part généralement
23:43soit en Suisse,
23:44soit à Milan,
23:46soit à Lisbonne
23:48où il y a pas mal...
23:51Comment dire ?
23:52Il y a une attractivité fiscale
23:55en tant que résident
23:56non habituel.
23:57Et donc, en réalité,
23:58la France est en train
23:59de perdre au profit
24:00de pays au sein même
24:01de l'Europe
24:02ou pas forcément
24:03dans l'Union Européenne
24:03comme la Suisse,
24:04mais sur notre continent.
24:05Tout simplement parce que,
24:07eh bien,
24:07on n'est plus aussi attractif
24:09pour relancer,
24:10pour avoir une entreprise,
24:11pour avoir une start-up.
24:12Et c'est là
24:12le grand problème.
24:13Vous rappelez-vous
24:14la promesse
24:15d'Emmanuel Macron
24:16de la France start-up.
24:18Donc,
24:20si par exemple,
24:21on compare
24:22avec le Royaume-Uni,
24:24au moment du Brexit,
24:25la France avait un petit peu
24:27gagné par rapport au Brexit.
24:28Aujourd'hui,
24:29la France est en train
24:30d'aller sur la ligne
24:31du Royaume-Uni,
24:32c'est-à-dire suivre ses pas
24:34et commencer à perdre
24:35ses millionnaires.
24:37Mais Michel Fayad,
24:38on pourrait objecter
24:39que ces personnes
24:41qui partent comme ça
24:42sont riches,
24:43que ces personnes
24:44ont les moyens de partir.
24:45Est-ce vraiment
24:45un problème
24:46pour le Français
24:47qui touche
24:481 500 euros par mois ?
24:50Oui,
24:50c'est un problème pour lui
24:51justement parce que
24:52ce millionnaire
24:53qui est en train
24:54de quitter,
24:54c'est celui
24:55qui a vendu sa PME,
24:56qui a vendu sa start-up
24:57et qui, lui,
24:58est celui qui embauche,
24:59lui qui crée de l'emploi,
25:00lui qui sous-traite,
25:01lui qui crée
25:02de la vraie richesse.
25:04Donc,
25:04effectivement,
25:05ça touche
25:05le plus petit
25:07salaire français
25:08comme ça touche
25:09plus encore
25:09parce qu'aujourd'hui,
25:10on est en train
25:11de perdre
25:12cette attractivité.
25:13Et en fait,
25:14800,
25:15finalement,
25:15ce n'est pas
25:15un chiffre
25:16anecdotique
25:16ou secondaire,
25:17c'est vraiment
25:18une véritable
25:21situation
25:22qui se présente
25:24devant nous
25:25où on voit
25:25un mal
25:26vraiment profond
25:27et qui est
25:28beaucoup plus difficile
25:29à contester
25:30qu'un simple chiffre.
25:34Effectivement,
25:34merci beaucoup.
25:35Merci beaucoup
25:36pour cette
25:36brillante analyse.
25:38Tout le monde
25:39a été brillant,
25:39bien sûr,
25:40ce soir.
25:43Non,
25:43mais c'est
25:44très,
25:44très,
25:45très,
25:45très intéressant.
25:46Écoutons
25:47le son
25:48de la procureure
25:50aujourd'hui
25:51d'Auch
25:52qui s'exprimait
25:53sur la disparition
25:54de Liana
25:54et on en parle
25:55avec Charlotte Dornelas.
25:58Les enquêtes judiciaires
25:59ouvertes pour viols
26:00sur mineurs
26:01vont se poursuivre
26:02et vraisemblablement
26:04faire l'objet
26:04d'un regroupement
26:05afin de les traiter
26:09à la lumière
26:10les unes des autres.
26:12Il est tout à fait
26:13envisageable également
26:14que la procédure
26:15qui avait fait
26:16l'objet
26:16d'un classement
26:16sans suite
26:17en 2024
26:18soit aussi
26:19réexaminée
26:20à la lumière
26:20des événements
26:21récents
26:21pour envisager
26:22une reprise
26:23des investigations.
26:25Charlotte Dornelas,
26:26cet après-midi,
26:27le ministre de l'Intérieur
26:28a affirmé
26:28qu'une enquête
26:29administrative
26:30était déjà
26:31diligentée
26:32pour identifier
26:32d'éventuels
26:33dysfonctionnements
26:34de la justice
26:35à propos
26:36de cette affaire
26:37à Liana
26:38qu'on découvre
26:39tentaculaire.
26:40De quoi parle-t-on
26:40concrètement ?
26:43Un rapide rappel
26:45des faits.
26:45La petite Liana
26:46est recherchée
26:47depuis vendredi dernier
26:49et qui demeure
26:50introuvable
26:50malgré des recherches
26:51extrêmement déterminées
26:52qui mobilisent
26:53de nombreux gendarmes,
26:55la justice
26:55et les forces
26:56de l'ordre.
26:58Il y a un homme
26:59qui est le père
26:59de l'une des amis
27:01de cette petite fille
27:02qui a été vue avec elle
27:03dans sa voiture
27:04vendredi.
27:05Il a été interpellé
27:06depuis,
27:06placé en garde à vue
27:07puis mis en examen
27:08pour enlèvement
27:09et séquestration.
27:11La fillette
27:11demeure introuvable
27:12et lui garde
27:13le silence
27:14jusqu'à présent.
27:15Il est en détention
27:15provisoire
27:16aujourd'hui.
27:17Or,
27:18il était déjà
27:19connu
27:19de la justice.
27:21L'émotion est totale
27:22comme dans n'importe
27:23quelle disparition
27:23d'enfants,
27:24évidemment à l'échelle
27:25nationale.
27:26Et l'angoisse
27:26d'un dossier
27:27dans lequel un nouveau
27:28drame aurait pu être
27:28évité ressurgit à nouveau.
27:30Je note au passage
27:31que cette fois-ci
27:32la question est possible.
27:33L'Assemblée
27:34s'en est saisie,
27:35tout le monde s'est uni
27:36pour poser la question
27:37de manière absolument évidente
27:39et tout le monde
27:39est mobilisé
27:40pour savoir
27:40si nous avions agi
27:42différemment,
27:42est-ce que ce drame
27:43aurait pu être évité ?
27:45Si on pouvait poser
27:46la question
27:46avec autant d'unanimité
27:47à chaque fois
27:48que c'est nécessaire,
27:49ce serait formidable.
27:51En 2017,
27:52il y a eu un classement
27:53sans suite
27:53d'un renseignement judiciaire.
27:54Un renseignement judiciaire,
27:55ce sont des faits passibles
27:57éventuellement du pénal
27:58mais sans plainte
27:59à l'origine
28:00qui sont transmis
28:00à la justice.
28:01Ce renseignement judiciaire
28:03concernait
28:03la relation
28:04entre cet homme
28:06et une jeune fille
28:07de 17 ans
28:08qui, elle,
28:08parlait d'une relation
28:09consentie.
28:10Il n'y avait pas
28:11de preuves contraires.
28:11Le renseignement judiciaire
28:12a donc été classé
28:13sans suite.
28:15Ensuite,
28:15il y a une première plainte
28:16pour viol
28:17contre cet homme
28:18qui était au parquet
28:20de Béthune initialement.
28:21C'était en 2002
28:23pour des faits
28:23qui étaient dénoncés
28:24en 2020.
28:26C'était une mineure
28:27qui faisait état
28:28d'un fait de viol
28:29en 2020.
28:30Nous sommes en 2022
28:32et il y a des examens
28:33médicaux, légaux
28:34et psychologiques
28:35qui sont faits
28:36sur la plaignante
28:38et aucun élément
28:39ne permet
28:41de confirmer.
28:42On va dire,
28:42c'est d'ailleurs
28:43un des énormes problèmes
28:44dans les plaintes
28:45pour viol,
28:45c'est que les éléments
28:46matériels sont très difficiles.
28:48Donc, il y a un classement
28:49sans suite
28:49pour infraction
28:51insuffisamment caractérisée
28:52en 2024.
28:54Entre 2018
28:55et 2021,
28:56il est agent
28:57d'entretien
28:57dans des lycées
28:59et son contrat
29:00a été écourté
29:00après une procédure
29:01disciplinaire,
29:02je cite,
29:02suite à un signalement
29:03d'un comportement
29:05inapproprié
29:05envers une lycéenne.
29:06Et là,
29:07la procureure
29:07sur ce point précis
29:08a dit
29:08la région Occitanie
29:10s'est manifestée
29:11en raison
29:12de cette affaire
29:13en cours
29:14mais il n'y a pas eu,
29:15enfin,
29:16ils sont en train
29:16de vérifier
29:17mais a priori,
29:17il n'y a pas eu
29:17de transfert
29:18de cette décision
29:19à l'autorité judiciaire
29:20qui est donc aveugle
29:21en l'occurrence
29:22sur ce fait.
29:24La procureure
29:24a également fait état
29:26d'une plainte déposée
29:26ce matin
29:27sur lequel
29:28elle n'a pas d'éléments
29:29pour viol encore
29:30sur mineur
29:30mais déposée ce matin
29:31mais c'est surtout
29:32une plainte pour viol
29:33sur une enfant de 10 ans
29:35qui a été déposée
29:36en août dernier,
29:37août 2025
29:38à l'encontre
29:39du même homme
29:40donc qui retient l'attention
29:41et qui a fait réagir
29:42le ministre de l'Intérieur
29:43sur d'éventuels
29:44dysfonctionnements
29:45et sur laquelle
29:46la procureure Doge
29:47s'est exprimée
29:48en particulier
29:49cet après-midi
29:49parce que l'homme,
29:51donc la plainte
29:51a été déposée
29:52en août dernier
29:53et le mis en cause
29:54qui est donc
29:54le mis en cause
29:55dans la disparition
29:56également de l'IANA
29:57n'avait pas encore
29:58été entendue
29:59ce qui a fait
29:59énormément réagir
30:00jusqu'à l'Assemblée
30:01cet après-midi
30:02et le ministre de l'Intérieur
30:03a donc annoncé
30:04le déclenchement
30:04d'une enquête.
30:05Comment comprendre
30:06Charlotte Dornelas
30:08que de tels délais
30:09soient découverts
30:10dans une affaire
30:11aussi grave
30:12et à propos de l'enquête
30:13dont vous venez de parler
30:14est-ce qu'elle est
30:15vraiment nécessaire ?
30:17Alors l'enquête
30:17administrative
30:18sur d'éventuels
30:19dysfonctionnements
30:20dans le traitement
30:20de la plainte
30:21donc pour viol sur mineur
30:22alors la procureure
30:23a détaillé les étapes
30:24avec une assurance réelle
30:26je le précise
30:27parce que
30:27vous allez voir pourquoi
30:29mais la procureure
30:30a expliqué exactement
30:31les étapes
30:31par rapport à cette plainte
30:33qui n'a pas été oubliée
30:36dans un placard
30:36mais traitée
30:37selon les délais suivants
30:40alors évidemment
30:41un délai
30:42qui est normal
30:43dans l'état actuel
30:44de la justice
30:44est insupportable
30:46pour n'importe quelle victime
30:47pour les parents
30:48d'une petite fille
30:49évidemment
30:50mais ça a son importance
30:52vous allez voir pourquoi
30:52la plainte est déposée
30:53le 22 août dernier
30:55et l'enfant
30:56donc victime
30:58est entendu
30:59le 27 août
31:00ce qui
31:01de l'avis
31:02de plusieurs
31:03magistrats
31:04que j'ai eu
31:04au téléphone
31:05cet après-midi
31:06est déjà
31:06la preuve
31:07que c'est pris au sérieux
31:08parce qu'en août
31:09la justice aussi
31:10est au ralenti
31:11en France
31:12elle dénonce
31:13des viols
31:13entre septembre 2024
31:14et mai 2025
31:16au domicile
31:17du suspect
31:18là encore une fois
31:19ça a son importance
31:20dans la plainte
31:20ce qui signifie
31:21que cette petite fille
31:22avec sa maman
31:23viennent porter plainte
31:24pour
31:24il n'y a pas de flagrance
31:26c'est à dire que
31:27les faits se sont arrêtés
31:28en mai qui précède
31:29c'était au domicile
31:30du suspect
31:30donc la victime
31:32puisque sa mère
31:32est présente
31:33n'est plus exposée
31:34à l'homme
31:35contre lequel
31:36elle porte plainte
31:36vous verrez
31:37ça a son importance aussi
31:38des examens
31:39qui sont nécessaires
31:40dans cette enquête
31:41sont faits
31:42les examens médicaux légaux
31:43les examens psychologiques
31:44sur cette petite fille
31:45ils sont faits
31:46en septembre
31:47et en octobre
31:48en octobre
31:49le dossier
31:50est transmis
31:51au parquet d'Oche
31:52en raison de la domiciliation
31:53du suspect
31:54la plainte avait été faite
31:55dans un autre département
31:56et vous savez
31:57que les parquets
31:57sont départementalisés
31:59vous ne pouvez pas
32:00passer d'un parquet
32:01à l'autre
32:01comme ça
32:02et par ailleurs
32:03ça prend du temps
32:04le 9 janvier
32:06le parquet réclame
32:07la poursuite
32:07des actes d'enquête
32:08aux forces de l'ordre
32:10qui sont en charge
32:11et le 23 janvier
32:13attache et prise
32:14entre le parquet
32:15et les gendarmes
32:16pour réclamer
32:16un certain nombre
32:17d'actes d'enquête
32:18extrêmement précis
32:20en l'occurrence
32:21dans cette enquête
32:21et la procureure explique
32:22l'audition de la mineure
32:24à nouveau
32:24de sa mère
32:25d'éventuels témoins
32:26dans cette affaire
32:27ainsi que des analyses
32:28qui sont encore une fois
32:29nécessaires
32:30pour l'enquête
32:31et le placement
32:32en garde à vue
32:33donc on est le 23 janvier
32:34dernier
32:34le placement en garde à vue
32:36et l'audition
32:37du mise en cause
32:38sont également demandés
32:40à ce moment-là
32:40par le parquet
32:41mais la précision
32:43a son importance
32:43et la procureure
32:44insiste là-dessus
32:45l'audition du mise en cause
32:46dans un tel dossier
32:47est systématiquement
32:49fait à la fin
32:50de tous les actes
32:51d'enquête
32:52pourquoi ?
32:52pour une raison
32:53assez simple
32:54c'est que vous récoltez
32:54le plus possible
32:55d'éléments
32:56pour le mettre en cause
32:57avant de l'entendre
32:58vous savez que le temps
32:59de la garde à vue
32:59est extrêmement restreint
33:02donc précise la procureure
33:03l'enquête était toujours
33:04en cours
33:05elle est d'ailleurs
33:05toujours en cours
33:06et là on vient d'entendre
33:08dans le son
33:08elle dit
33:09toutes les affaires
33:10vont être regroupées
33:11pour évidemment
33:12que la lumière
33:12soit faite d'une affaire
33:13sur l'autre
33:14et même celle
33:15qui a été classée
33:15sans suite
33:16va évidemment être
33:16rouverte
33:18à la lumière
33:19évidemment
33:19des faits nouveaux
33:21est-ce que
33:22l'enquête administrative
33:23commandée par le ministre
33:24de l'intérieur
33:24mettra au jour
33:25un défaut de discernement
33:26par exemple
33:27dans la gravité
33:28du profil de cet homme
33:29contre lequel la plainte
33:30avait été déposée
33:31peut-être
33:32est-ce que
33:33les gendarmes
33:33auraient dû être
33:34plus rapides
33:34dans les actes
33:35d'enquête posés
33:36peut-être
33:36mais il y a des éléments
33:37que nous n'avons pas
33:38aujourd'hui
33:39pour juger de ça
33:39c'est un
33:40combien de dossiers
33:41avaient les gendarmes
33:42en question
33:42à gérer en même temps
33:45combien étaient-ils
33:46dans le service d'enquête
33:47quelle était la disponibilité
33:49du magistrat instructeur
33:50en l'occurrence
33:51qui est une question
33:51qui est régulièrement posée
33:52avec quel niveau
33:54de gravité
33:54dans les dossiers
33:55en cours
33:55quand on parle
33:56tous les jours
33:57de l'année
33:57d'une justice
33:59absolument dépassée
34:00et bien ça a des conséquences
34:01et peut-être
34:02que nous en avons une
34:03sous les yeux
34:04finalement cette annonce
34:06d'une plainte déposée
34:06en août dernier
34:07nous a tous sidérés
34:09Charlotte
34:09ce qui n'a pas forcément
34:10été le cas
34:11parmi les professionnels
34:13cet après-midi
34:14pour tout vous dire
34:14j'ai appelé
34:14plusieurs magistrats
34:15aussi bien du parquet
34:17que du siège
34:18des juges d'instruction
34:20j'ai eu
34:21des enquêteurs
34:23dans des brigades
34:23des mineurs
34:24ailleurs
34:25dans le narcotrafic
34:26à peu près
34:27absolument partout
34:28il n'y en a pas un
34:29vous ne m'entendez
34:30pas un
34:31qui n'a eu
34:31une réaction
34:32qui n'est pas celle-là
34:33ça les révolte évidemment
34:35mais ça ne les étonne pas
34:37ce sont les délais
34:38normaux
34:39c'est pour ça que je faisais
34:40la précision
34:40c'est normal
34:41dans l'état actuel
34:42de la justice
34:42et c'est absolument
34:44insupportable
34:45il y a un enquêteur
34:47qui m'a dit
34:47qui travaille dans une brigade
34:48des mineurs
34:49donc qui est directement
34:49concerné par ce genre
34:50de dossier
34:51qui m'a dit
34:52quand on vous dit
34:52à longueur d'interview
34:54à longueur de temps
34:55qu'on travaille la boule au ventre
34:56on parle notamment de ça
34:57je la cite expressément
34:59de voir un jour
35:00un dossier qu'on n'a pas
35:00traité en priorité
35:01parce qu'ils sont tous
35:02prioritaires
35:03nous explosés
35:04au visage de la sorte
35:05et l'enquêteur en question
35:08disait
35:09c'est dans une grande ville
35:10de France
35:11nous avons 3 à 4 ans
35:12de retard sur nos dossiers
35:13pour une question simple
35:15ce sont tous
35:15des dossiers lourds
35:16graves
35:16ce sont tous
35:17des affaires criminelles
35:18la brigade des mineurs
35:19qui concerne tous
35:20des mineurs
35:20donc qui sont prioritaires
35:21dans la tête de tout le monde
35:23et lui disait
35:24actuellement
35:25dans les enquêteurs
35:26de la brigade des mineurs
35:26en question
35:27ils ont tous
35:28entre 50 et 60 dossiers
35:30chacun
35:31qui sont tous prioritaires
35:32qui sont tous du même ordre
35:33et qu'ils ne peuvent pas
35:34évidemment traiter
35:35avec tous des familles brisées
35:37et des victimes
35:37évidemment dans le même état
35:40d'autant que les prélèvements
35:41les saisies
35:41les analyses
35:42demandent du temps
35:42évidemment parce que
35:44les services
35:45sont eux-mêmes
35:47surchargés
35:47et puis il y a le reste
35:48toutes les priorités
35:50on parle du narcotrafic
35:51on parle du cyber
35:52on parle des violences
35:53faites aux enfants
35:53cela ne s'arrête jamais
35:54et je termine
35:56avec la parole
35:57d'un autre enquêteur
35:58qui me disait
35:59la parole se libère
36:00c'est très bien
36:00notamment sur les affaires sexuelles
36:02mais personne n'a prévu
36:03de quoi la recevoir
36:04je pense que
36:05c'est le risque
36:06de trouver ça
36:08à la fin de l'enquête
36:08administrative
36:09qui a été diligentée
36:10par le ministre
36:11c'est exactement
36:12la question
36:12qu'on posera
36:13à notre invité
36:14écoutez-la
36:15le temps qu'elle s'installe
36:18il fallait absolument
36:19qu'on puisse
36:20vous entendre
36:22il faut que votre parole
36:24porte
36:25au-delà des murs
36:27de cette institution
36:28pour que
36:31les consciences
36:33s'ouvrent
36:36à ce que vivent
36:38ces enfants
36:40victimes
36:41d'inceste
36:44et à ce que vivent
36:46les parents
36:46qui tentent
36:47de les protéger
36:49aujourd'hui
36:53j'ai la parfaite
36:55conscience
36:57que la France
36:58n'aime pas
37:00ses enfants
37:01et c'est
37:03terrible
37:04pour moi
37:05de le dire
37:10j'ai honte
37:13bonsoir
37:14Maud Petit
37:16bonsoir
37:16merci d'être avec nous
37:17sur le plateau
37:17ce soir
37:18vous êtes engagée
37:19depuis plusieurs années
37:19dans la lutte
37:20contre la pédocriminalité
37:21au sens large
37:22l'inceste
37:22les violences sexuelles
37:24sur les mineurs
37:24depuis 2017
37:25vous militez
37:26notamment sur
37:27l'imprescriptibilité
37:28des violets
37:29agressions sexuelles
37:30sur mineurs
37:31vous avez déposé
37:32plusieurs propositions
37:33en ce sens
37:34vous présidez
37:35actuellement
37:36une commission
37:36qu'est-ce que c'est
37:37je vous ai amené
37:38le texte
37:38de la proposition
37:39de loi
37:40que j'ai déposé
37:40en novembre
37:41sur l'imprescriptibilité
37:42pour vous montrer
37:43un petit peu
37:43comment ça se présente
37:44formidable
37:45vous présidez
37:46actuellement
37:46une commission
37:47d'enquête
37:48parlementaire
37:49sur le traitement
37:50judiciaire
37:50des violences sexuelles
37:51incestueuses
37:53parentales
37:53et la situation
37:54des parents
37:56protecteurs
37:56donc vous êtes
37:57vraiment sur ce dossier
37:59de la paix de criminalité
38:00au sens large
38:01première question
38:02la France n'aime pas
38:03ses enfants
38:05c'est malheureusement
38:06le constat
38:07que j'ai pu tirer
38:08des nombreuses heures
38:09d'audition
38:09que nous avons menées
38:10depuis février
38:12avec un sentiment
38:14peut-être un peu
38:14diffus
38:15avant le début
38:16de ces auditions
38:18et puis un constat
38:19assez dramatique
38:20aujourd'hui
38:21pourquoi j'ai dit ça
38:23parce que
38:24en fait
38:24on se rend compte
38:26qu'aujourd'hui
38:27lorsque les enfants
38:29se déclarent victimes
38:30ils sont peu entendus
38:32ils sont peu écoutés
38:33ils sont peu accompagnés
38:34et les parents
38:35qui essayent d'aider
38:36leurs enfants
38:38sont par moments
38:39en fait
38:39assez mal
38:40traités
38:41par nos institutions
38:44il y a vraiment
38:44un problème
38:45par rapport à ça
38:46au départ
38:47je pensais
38:47que c'était déjà
38:48le cas
38:49avec les enfants
38:49qui sont placés
38:50à l'aide sociale
38:50à l'enfance
38:51on le sait
38:52on a eu souvent
38:53des reportages
38:54assez dramatiques
38:55sur les conditions
38:56de vie
38:56de ces enfants-là
38:57des enfants
38:58qui sont face
38:59à de la prostitution
38:59par exemple
39:00qui ne sont pas
39:01suffisamment accompagnés
39:02pas suffisamment aidés
39:03et puis là
39:04en fait
39:04en entrant
39:05véritablement
39:05dans le sujet
39:08de l'inceste
39:08en fait
39:09je me suis rendu compte
39:10à quel point
39:10c'était dramatique
39:11c'était violent
39:12c'est sordide
39:13et tout ça reste
39:15dans l'intime
39:16des familles
39:16la plupart du temps
39:17avec peu de personnes
39:18qui dénoncent
39:19y compris peu de parents
39:20qui dénoncent
39:21y compris peu de mères
39:23qui dénoncent
39:24et c'est ça
39:24qui est incompréhensible
39:25mais c'est une réalité
39:26sur l'ensemble
39:27de notre territoire
39:28que ce soit
39:29dans l'Hexagone
39:30ou dans les Outre-mer
39:32des centaines
39:33d'heures d'audition
39:35que vous avez eues
39:37les victimes
39:38les mères protectrices
39:39des experts
39:40des associations
39:40des auditions
39:41très souvent éprouvantes
39:43émotionnellement
39:44pour les députés
39:46le rapport final
39:47sera rendu
39:48en juillet
39:49c'est une grande première
39:50en France
39:51de se poser
39:52de se pencher
39:53sur ces questions
39:54c'était absolument nécessaire
39:55parce que je me suis rendu compte
39:56en fait
39:56que nous travaillons
39:58beaucoup sur
39:58les violences sexuelles
40:00les violences sexistes
40:02pour les femmes
40:02concernant aussi
40:03les enfants
40:04mais jamais
40:05de façon très précise
40:06et particulière
40:07spécifique
40:08sur l'inceste
40:09donc c'était absolument
40:10nécessaire
40:11indispensable
40:11de pouvoir se pencher
40:12sur ce sujet là
40:13parce qu'il touche
40:15énormément
40:15de nos concitoyens
40:17donc mot de petit
40:18vous avez commencé
40:18à nous dire
40:19un petit peu
40:19ce qui ne va pas
40:20mais avec votre expérience
40:21qu'est-ce qui ne va pas
40:22concrètement
40:23avec votre regard
40:24précis
40:24spécialiste
40:25de la question
40:26la parole des enfants
40:27l'amélioration
40:28de la parole des enfants
40:29le dysfonctionnement
40:30de façon générale
40:30l'injustice
40:31les moyens
40:32qu'est-ce qui ne va pas
40:33c'est tout ça en fait
40:34qui ne va pas
40:34et bien évidemment
40:35vous parlez de la parole
40:36de l'enfant
40:37ou trop
40:38ou trop
40:40a détruit en fait
40:41la parole de l'enfant
40:41je me souviens
40:42que quand j'étais petite
40:43on disait
40:45la parole de l'enfant
40:46c'est un trésor
40:47en fait
40:48la vérité
40:49sort de la bouche
40:50de l'enfant
40:50on disait
40:51quand j'étais gamine
40:52aujourd'hui
40:53c'est l'inverse
40:53on va avoir tendance
40:55à dire que l'enfant ment
40:57ça va être quelque chose
40:58de plus spontané
40:59l'enfant ment
41:00est-ce que tu es sûr
41:01de ce que tu as dit
41:02tu es sûr
41:02parce que si tu as dit
41:03quelque chose de vrai
41:04c'est très grave
41:05en fait
41:06donc la parole de l'enfant
41:07est remise en question
41:08systématiquement
41:09et ça c'est effectivement
41:10un des premiers points
41:11et quand l'enfant
41:12parle
41:13quand il ose
41:14révéler les choses
41:15et bien
41:16il est mal entendu
41:18ce qu'on a entendu
41:19lors de ces auditions
41:20c'est un parcours
41:21du combattant
41:22pour l'enfant
41:23et pour le parent
41:24qui l'accompagne
41:25les personnes
41:26qui l'accompagnent
41:26il est entendu
41:27une première fois
41:28il est entendu
41:29parfois des dizaines de fois
41:30on lui fait répéter
41:31on lui fait revivre
41:32donc en fait
41:32les scènes traumatiques
41:35qu'il a vécues
41:36qu'il a subies
41:36et ça c'est quelque chose
41:37qui ne doit plus avoir lieu
41:39donc il faut absolument
41:40qu'on améliore
41:41la prise de parole
41:42de l'enfant
41:43pour éviter
41:44toutes ces répétitions
41:45ça c'est une chose
41:46qui est très importante
41:48après il y a beaucoup
41:48de dysfonctionnements
41:49vous avez des dysfonctionnements
41:51au niveau
41:52des dépôts de plainte
41:54souvent malheureusement
41:54même si ça n'est pas
41:56la volonté du ministère
41:57de l'intérieur
41:58j'en conviens
41:59mais vous avez
42:00beaucoup de commissariats
42:02qui refusent
42:03de prendre les plaintes
42:04alors que c'est interdit
42:05on propose de revenir
42:07le lendemain
42:07d'aller dans un autre commissariat
42:09de faire simplement
42:10une main courante
42:10dans un cas de pédocriminalité
42:12ça peut arriver
42:13malheureusement
42:14ça peut arriver
42:16vous avez
42:16des dysfonctionnements
42:18parce que les plaintes
42:19ne sont pas suivies des faits
42:21donc on ne sait pas
42:21en fait
42:22si la personne
42:23qui est mise en cause
42:23va être auditionnée
42:25entendue
42:25si une enquête
42:26va être lancée
42:27si elle est lancée
42:28elle est lancée
42:29peut-être parfois
42:29beaucoup très tard
42:33tout ça pourquoi
42:34parce que parfois
42:35il manque de moyens
42:36de moyens
42:37de personnel
42:37il manque de moyens
42:39financiers
42:40dans la police
42:41dans les brigades
42:43des mineurs
42:43qui pourtant
42:43je vous assure
42:44pour la plupart
42:45essayent de faire le nécessaire
42:46pour faire les choses
42:47très rapidement
42:47derrière tout ça
42:48il n'y a pas
42:49un manque de volonté
42:50il y a peut-être
42:51un manque de volonté
42:53je crois qu'aujourd'hui
42:54quand j'entends
42:55le garde des Sceaux
42:56je ne veux pas faire
42:56sa publicité
42:57mais je ne peux pas
42:58m'empêcher de dire
42:59que enfin
43:00nous avons un garde des Sceaux
43:01qui est sensibilisé
43:02à ses problématiques
43:03et qui a envie
43:04lui aussi
43:05de faire avancer
43:06les choses
43:06tout seul
43:07de notre côté
43:08parlementaire
43:08on ne peut peut-être
43:09pas avancer beaucoup
43:10le garde des Sceaux
43:11tout seul
43:11dans son coin non plus
43:12et si ensemble
43:13on a une volonté
43:14je suis sûre
43:15qu'on peut avancer
43:15sur beaucoup de sujets
43:16il a fait des annonces
43:18qui vont dans le sens
43:19de ce que nous allons
43:20probablement préconiser
43:22lorsque le rapport
43:23sera rendu public
43:24donc je crois
43:25qu'on pourra avancer
43:26sur ces sujets
43:26mot de petit
43:27lorsqu'on voit
43:28l'affaire Liana
43:30dont brillamment
43:31parlait Charlotte
43:31il y a quelques instants
43:32lorsqu'on voit
43:33le périscolaire à Paris
43:34lorsqu'on voit
43:35toutes ces affaires
43:36les affaires d'Estès
43:36on a reçu à votre place
43:37notre agent Stéphie
43:38à Alexandrian
43:39que vous connaissez
43:40que nous avons auditionné
43:41bien sûr
43:42que vous avez auditionné
43:43on se demande
43:44comment protéger
43:45nos enfants
43:45lorsqu'on sait
43:46que le pédocriminel
43:47ne s'arrête pas
43:48le pédocriminel
43:50ne s'arrête pas
43:50alors il faut
43:51essayer de trouver
43:53de voir
43:54les signaux faibles
43:55des signaux faibles
43:56ça peut être
43:57par exemple
43:57un enfant
43:58qui ne va pas
43:58régulièrement à l'école
43:59alors souvent
44:00on parle
44:01de peut-être
44:01supprimer
44:02les allocations
44:03familiales
44:03aux parents
44:04dont l'enfant
44:04ne va pas suffisamment
44:05en classe
44:05mais il faut se rendre compte
44:07que peut-être
44:07c'est un enfant
44:08qui est en difficulté
44:09ça ça doit alerter
44:10il faut repérer
44:12donc ces signaux faibles
44:13il faut absolument
44:15inciter
44:15à faire des signalements
44:16et c'est pour ça
44:17qu'il va falloir
44:17peut-être
44:18former les personnels
44:19de l'enseignement
44:20de l'éducation nationale
44:21former aussi
44:22les médecins
44:23former le plus
44:24de personnes possibles
44:25à avoir le courage
44:26de dénoncer
44:27de dire les choses
44:27et de signaler
44:28il faut bien évidemment
44:30que ces signalements
44:31soient pris en compte
44:31très rapidement
44:32par les services
44:33de justice
44:34il faut limiter
44:35les classements sans suite
44:36on a un nombre
44:37exceptionnel
44:38de classements sans suite
44:39ça doit atteindre
44:40les 86%
44:41ça n'est pas normal
44:42surtout quand on sait
44:43qu'un classement sans suite
44:44ça ne veut pas dire
44:46innocent
44:47oui dans ces sujets
44:49là en fait
44:49oui mais bien sûr
44:51et c'est ça
44:51qui est incompréhensible
44:53en fait
44:54donc il faut avancer
44:55sur ces divers sujets
44:58raccourcir les délais
44:59d'audition
44:59vous en avez parlé
45:00très justement
45:01tout à l'heure
45:02ça n'est pas normal
45:03qu'un dépôt de plainte
45:04n'aboutisse pas
45:05à une audition
45:07une convocation
45:08de la personne
45:08mise en cause
45:09même au bout d'un an
45:11et mot de petit
45:11de la part du pédocriminel
45:13lui-même
45:13peut-être qu'il n'y a pas
45:14de solution
45:14mais lorsque
45:15on sait justement
45:16qu'il ne s'arrête pas
45:17comment l'empêcher
45:18de nuire
45:18comment l'empêcher
45:19de recommencer
45:19on voit par exemple
45:20l'affaire Liana
45:20plus on tire le fil
45:22et plus on voit
45:22que ce n'est pas la première fois
45:24bien sûr
45:24et en général
45:25ils n'en sont jamais
45:26un acte
45:27alors c'est quoi
45:28la castration chimique
45:29complicatoire
45:30comme dit
45:30bonheur tailleau
45:31alors je ne suis pas sûre
45:33parce que j'ai réfléci
45:34quand j'ai entendu
45:35cette proposition
45:35je ne suis pas sûre
45:36que ça soit si efficace
45:37que ça
45:38la castration chimique
45:39ça va faire baisser
45:40la libido
45:41ça ne va pas
45:42totalement l'annihiler
45:43et si la personne
45:45ne suit pas
45:45son traitement correctement
45:46bien évidemment
45:47les pulsions
45:48vont revenir
45:49très rapidement
45:50donc je ne suis pas sûre
45:51que ça soit
45:52la meilleure des solutions
45:53ça n'empêche pas
45:54en plus de continuer
45:55à regarder
45:56des photos
45:57des vidéos
45:58de commander
45:59peut-être des viols
46:00à distance
46:00enfin la castration chimique
46:02il faut accompagner
46:04absolument ces personnes là
46:05et il faut savoir aussi
46:06que ces personnes
46:07la plupart du temps
46:08ce sont d'anciennes victimes
46:10alors Dieu merci
46:11toutes les personnes
46:12qui ont été victimes
46:13ne reproduisent pas
46:14mais vraiment
46:15très très souvent
46:16des personnes
46:17qui agressent
46:18ces enfants comme ça
46:18ont elles-mêmes été victimes
46:19donc elles n'ont pas été entendues
46:21quand ça leur a été arrivé
46:22elles n'ont pas été écoutées
46:24elles n'ont pas été accompagnées
46:25elles n'ont pas été soignées
46:26et ça aboutit malheureusement
46:27à ces situations dramatiques
46:28merci infiniment
46:30pour votre présence
46:31merci
46:31on attend avec impatience
46:33votre rapport
46:34début juillet
46:36à 2026
46:37merci à vous
46:38merci encore
46:39pour votre travail
46:40Gabrielle Cluzel
46:41vous êtes libre
46:42de partir
46:43il y a Florent
46:44qui est là
46:44pour vous accompagner
46:45chère Maud Petit
46:47merci encore
46:47pour votre travail
46:48avant la dernière chronique
46:50de Mathieu Bocoté
46:52sur les conséquences
46:53de tout ce qu'on voit
46:54du laxisme
46:55les conséquences
46:55sur la société
46:56avec vous
46:56Mathieu
46:57on va s'arrêter dessus
46:59Gabrielle Cluzel
47:00sur M6
47:00il s'est passé quelque chose
47:01d'assez stupéfiant
47:04ça vous fait rire
47:05Marc Melon
47:06oui parce que
47:07c'est tellement
47:07invraisemblable
47:08non mais c'est vrai
47:09c'est invraisemblable
47:09dans l'émission
47:10de Julien Courombet
47:11donc appel à témoins
47:12un supposé prêtre
47:14a affirmé au téléphone
47:16avoir confessé
47:17en 2022
47:18Xavier Dupont-de-Ligonnès
47:20dans un monastère
47:20de l'Aude
47:22il a affirmé aussi
47:23que l'évêque
47:23de Carcassonne
47:24l'avait autorisé
47:25à répéter
47:27les aveux reçus
47:28dans le confessionnal
47:29du deal Dupont-de-Ligonnès
47:31on apprend aujourd'hui
47:33que tout est faux
47:34ce matin
47:34l'évêque de Carcassonne
47:36saisit l'Arcom
47:37comment expliquer
47:38tant de fake news
47:39et de fascination
47:40autour de l'affaire
47:41Xavier Dupont-de-Ligonnès
47:43on peut peut-être
47:44revenir un tout petit peu
47:45sur les faits
47:46pour comprendre
47:46donc c'est une histoire
47:47de confession en cascade
47:48en fait
47:48la première confession
47:50c'est la supposée confession
47:53donc de Xavier Dupont-de-Ligonnès
47:54un homme qui se présente
47:55comme le père Marc
47:56appelle
47:57et explique
47:58qu'il a confessé
48:00Xavier Dupont-de-Ligonnès
48:01vous l'avez dit
48:01en 2022
48:02soit 11 ans
48:03après les faits
48:03alors il le décrit
48:04mal à l'aise
48:05un peu l'air dépressif
48:06il décrit sa façon
48:07d'être habillé
48:08sa chemise à carreaux
48:10et celui-ci
48:10lui aurait parlé
48:11du meurtre
48:12aurait avoué
48:13le meurtre
48:13de sa femme
48:14et de ses 4 enfants
48:15et il promet une photo
48:16qui n'arrivera jamais
48:17disons-le
48:17et il affirme
48:19vous l'avez dit aussi
48:20ça c'est vraiment important
48:21qu'il a reçu
48:22l'autorisation
48:23de son évêque
48:24pour révéler
48:25tout cela
48:26au cours de cette émission
48:28donc être relevé
48:29de son secret
48:30de confession
48:31alors pardon
48:31mais tout catholique
48:32pratiquant
48:32en regardant cette séquence
48:34l'a trouvé
48:34mais complètement loufoque
48:36voilà
48:36mais quelle sorte
48:37de prêtre
48:38aurait l'idée
48:39de faire une révélation
48:40aussi gravissime
48:41vous voyez
48:41avec des souffrances
48:43une famille à la clé
48:44enfin ça implique
48:45des morts
48:46évidemment
48:47sur une émission
48:48télévisée
48:49telle que celle-ci
48:50et quelle sorte
48:50d'évêque
48:51aurait autorisé
48:52un prêtre
48:53à le faire
48:55c'est vraiment
48:55très mal connaître
48:57l'église
48:57alors ce matin
48:58un coup de théâtre
48:59mais en fait
48:59sans grande surprise
49:00l'évêque de Carcassonne
49:01affirme
49:02qu'il ne connaît pas
49:02le père Marc
49:03et qu'il n'a donné
49:04à personne
49:05l'autorisation
49:05de dire quoi que ce soit
49:06sur ce sujet
49:08et donc il a écrit
49:08au président de l'Arcôme
49:09on a même
49:10la lettre
49:11je crois que
49:11France doit la voir
49:13alors on apprend
49:14plus tard
49:15un peu plus tard
49:15que dans la nuit
49:16alors c'est la deuxième confession
49:18parce que la presse
49:19a utilisé le mot
49:19confesser
49:20que l'homme a confessé
49:22aux équipes de M6
49:23ne pas être prêtre
49:26donc Mgr Valentin
49:28évidemment
49:28s'étonne
49:29de ne pas avoir été
49:31simplement contacté
49:32c'est l'élémentaire
49:33vérification
49:34par les équipes
49:35de M6
49:36et de RTL
49:37alors c'est pas parce que
49:38beaucoup de gens
49:39désinformés par la gauche
49:40pensent que l'église
49:41est restée
49:41au nom de la rose
49:43du film
49:43que les évêques
49:44se font livrer
49:45leurs missives
49:46à cheval
49:46ils ont le téléphone
49:47et l'électricité
49:48comme tout un chacun
49:49et visiblement
49:50personne s'en est rendu compte
49:52alors ce matin
49:53c'est la troisième confession
49:54Julien Courbet
49:55fait son mea culpa
49:56vous voyez
49:57plein de confessions
49:58il annonce ce matin
50:00que son émission
50:00s'est peut-être fait rouler
50:02dans la farine
50:02je cite
50:03bref
50:04il n'y a pas plus
50:04de père Marc
50:05que de peine
50:05sur la tête d'un chauve
50:07il défend ses équipes
50:09en disant
50:09qu'il était 23h
50:10qu'il ne pouvait
50:11donc pas joindre l'évêque
50:13ils ont dû attendre
50:14le lendemain matin
50:14argue du fait
50:15que dans ses émissions
50:16il faut prendre des risques
50:17parfois ça marche
50:18parfois ça marche pas
50:19là ça est revenu
50:20comme un bourbrang
50:21rajoutons quand même
50:22ce qui rend l'épisode
50:23quand même très téléphoné
50:25et cousu de fil blanc
50:27que c'était le soir
50:28de la discussion
50:29à l'Assemblée Nationale
50:31sur la levée
50:33du secret
50:33de la confession
50:34vous imaginez
50:35ce prêtre
50:35qui avoue
50:36avoir confessé
50:37en 2022
50:38il s'est écoulé 4 ans
50:39quelle horreur
50:39il n'a rien dit
50:40c'est vraiment
50:41apporter beaucoup d'eau
50:42au moulin
50:43de Gabriel Attal
50:44il est très très gentil
50:45ce père Marc
50:47on comprend
50:48la colère
50:49de l'évêque
50:49il s'est senti trompé
50:51et puis ça jette
50:52évidemment l'opprobre
50:53sur son diocèse
50:54quelle leçon
50:55peut-on en tirer ?
50:57la première
50:57c'est quand même
50:58la méconnaissance
50:58absolue
50:59abyssale
51:00de l'église catholique
51:01dans toutes ses conséquences
51:02comme d'ailleurs
51:03une rupture
51:03avec ses racines
51:05et parfois
51:05de conséquences
51:06avec la confession
51:07le sacrement de pénitence
51:08qui est terrain incognita
51:09pour la plupart des français
51:10il faut se souvenir
51:11que dans les années 60
51:12beaucoup
51:13la plupart des gens
51:14je crois
51:15j'allais dire beaucoup de gens
51:16mais je pense que
51:16la plupart des gens
51:17faisaient leur Pâques
51:19vous savez
51:19c'était l'obligation minimale
51:21pour les catholiques pratiquants
51:22ils se confessaient
51:23ils allaient communier
51:24une fois l'an
51:25au moins à Pâques
51:26donc la confession
51:26était une pratique connue
51:27aujourd'hui
51:28elle n'est connue
51:28que par les films
51:29donc je parlais
51:30du nom de la rose
51:31alors il y a tout un fantasme
51:33autour de la confession
51:34d'abord parce que
51:34le bon secret
51:35ça suscite toujours le fantasme
51:36et qui dit confession
51:38dit péché
51:38dans l'esprit des gens
51:39péché c'est péché de chair
51:41comme s'il n'y avait
51:41que ce type de péché
51:42donc les français
51:43ne connaissent plus
51:44la confession
51:46qu'à travers ces films
51:48au mieux ignorant
51:49au pire
51:50anticléricaux
51:50je parlais du nom de la rose
51:52il y a beaucoup de confessionnaux
51:53dans le nom de la rose
51:53on voit donc le confessionnal
51:54qu'à travers les mois de Libidineux
51:56et le Marquis de Sade
51:57alors c'est pour ça
51:58que certains
51:59pensent sérieusement
52:00que des pédophiles
52:02viennent se confesser
52:03des pédocriminels
52:03d'ailleurs
52:04c'est le mot plus adapté
52:05comme s'ils avaient encore
52:06une conscience
52:07un distinguo
52:08entre le bien et le mal
52:09et que ça leur donnait
52:10envie de pousser
52:10un confessionnal
52:12l'apport d'un confessionnal
52:13je vous renvoie à l'analyse
52:14du frère Paul Adrien
52:16sur ce sujet
52:17et si hypothèse hautement improbable
52:19il le faisait
52:19gageons que si le secret
52:21n'existe plus
52:22et bien
52:23s'ils avaient envie de le faire
52:24ils ne le feront plus
52:26à l'avenir
52:27et ça les dissuadera
52:28définitivement
52:29en revanche
52:30ce que l'on peut dire
52:30de la confession
52:31moi j'ose le dire
52:32c'est que sa disparition massive
52:34a ébranlé
52:35la matrice civilisationnelle
52:36de notre pays
52:37quand toute une population
52:38ou presque à intervalles réguliers
52:39fait son exonement de conscience
52:42réfléchit au bien
52:42et au mal
52:43qu'elle a pu faire
52:44va le dire
52:44un tiers
52:45se fait serbonner
52:46qu'il lui donne
52:47une pénitence
52:47et que cette population
52:48doit s'engager
52:49au produit
52:49de cette tierce personne
52:50ne pas le recommencer
52:52et bien évidemment
52:53ça ne la rend pas parfaite
52:54elle rechute
52:55mais néanmoins
52:56ça a construit
52:57cette matrice
52:57après les psychiatres
52:59ont appris le surmoi
53:00mais que Norbert Elias
53:01décrit
53:02dans la dynamique
53:03de l'Occident
53:04et qui est en fait
53:05la capacité
53:05a autorégulé
53:06ses pulsions
53:07dans tous les domaines
53:08avec plus ou moins de succès
53:09mais ça s'appelle
53:10la conscience
53:11si parmi les émeutiers
53:12les semeurs
53:13de troupes
53:13du week-end dernier
53:14il n'y avait pas beaucoup
53:15de peines
53:15à drain de chartres
53:16il faut peut-être voir
53:16un élément d'explication
53:17là-dedans
53:19et ça explique aussi
53:20la fascination
53:21pour les affaires criminelles
53:22comme celle de
53:23Xavier Dupont-de-Ligonnès
53:24et puis
53:25l'affaire Émile
53:26qui n'est pas résolue
53:27mais dans laquelle
53:28beaucoup
53:29veulent absolument
53:31accuser
53:32avant tout
53:33d'aller plus avant
53:35toute enquête supplémentaire
53:36la famille
53:36pourquoi ?
53:37parce qu'il y a un vieux fond
53:39anticlérical
53:39dans des médias
53:40notamment
53:40qui voudraient montrer
53:41que les catholiques
53:42ne sont pas meilleurs
53:43que les autres
53:43voire même pire
53:44il y a toute une littérature
53:45de Mauriac et Hervé Bazin
53:47qui cultive cela
53:48la famille catholique
53:49ce n'est pas le lieu
53:50du bonheur
53:51mais du malheur
53:52moi je vois
53:53dans cette fascination
53:54pour Xavier Dupont-de-Ligonnès
53:55un peu l'inverse
53:56c'est qu'on se dit
53:56normalement
53:57ces familles-là
53:59devraient
54:01se comporter bien
54:02c'est censé être
54:03un lieu paisible
54:04quand il y a un assassinat
54:05chez des narcotrafiquants
54:07ça ne surprend pas
54:09tellement
54:09là c'est
54:10le contraste
54:11qui saisit
54:12Quelle autre leçon
54:14en matière de journalisme
54:15en matière médiatique ?
54:17La deuxième leçon
54:18c'est que
54:19le journalisme
54:20est un métier compliqué
54:21une ligne de crête
54:22entre la volonté
54:22d'avoir une information
54:23exclusive
54:24et puis
54:24la vérification
54:26mais là
54:27dans l'occurrence
54:28beaucoup de personnes
54:28peuvent se sentir
54:29évidemment légitimement
54:31meurtries
54:31moi je ne jetterai pas
54:32la pierre
54:32à ceux-ci
54:33ils ont présenté
54:34des excuses
54:35à Mgr Valentin
54:37rappelons d'ailleurs
54:38que tout le monde
54:38peut faire des erreurs
54:39mais que dans cette affaire
54:40d'autres en ont fait
54:41on en a moins parlé
54:43déjà en 2019
54:44je ne sais pas
54:45si vous vous souvenez
54:46le Parisien
54:46ou encore France Télévisions
54:48avait annoncé
54:48l'arrestation
54:49d'un homme
54:49à l'aéroport de Glasgow
54:51dont les empreintes
54:52correspondaient
54:53alors tout le monde
54:53avait dit
54:53c'est sûr c'est lui
54:54bon finalement
54:55l'ADN avait dit
54:56que ce n'était pas lui
54:57le Parisien
54:58et France Télévisions
54:59ont dû présenter
54:59des excuses
55:01France Télévisions
55:01a-t-elle écopé
55:02d'une amende
55:03de l'ARCOM
55:03je ne crois pas
55:04quoi qu'il en soit
55:05cessons de rechercher
55:07absolument
55:07Xavier de Ligonnès
55:08dans un monastère
55:09déjà en 2018
55:10ils avaient fait une descente
55:12les policiers
55:12dans un monastère
55:15Notre-Dame de Pitié
55:16de Rock Green
55:16sur Argence
55:17dans le Var
55:17parce que quelqu'un
55:18avait cru reconnaître
55:18parmi les moines
55:19il y avait un pauvre moine
55:20qui s'appelait
55:21frère Jean-Marie Joseph
55:22Xavier Dupont de Ligonnès
55:23on avait reconnu
55:24la bévue
55:25mais notons
55:26que pour lui
55:26c'était spécialement
55:29désagréable
55:29plutôt que de ne parler
55:30de l'église
55:30que pour l'accuser
55:31de cacher des criminels
55:32faisons comme vous l'avez fait
55:33précisons que le pape
55:35par exemple
55:35est menacé
55:37par l'état islamiste
55:38même si nous
55:39ne reconnaissons plus
55:40une matrice chrétienne
55:42l'état islamique
55:43lui nous en reconnaît une
55:44à travers la figure du pape
55:47Merci beaucoup
55:48lorsqu'on voit
55:49effectivement
55:50qu'il y a des ratés
55:51au niveau de la justice
55:52dans l'affaire Liana
55:53lorsqu'on voit
55:54qu'il y a des interrogations
55:55profondes
55:56avec ces comparutions
55:56immédiates
55:57et personne ne fait
55:58de la prison
55:59Mathieu Bocoté
56:01est-ce que les français
56:02ne risquent pas
56:03de se laisser contaminer
56:04par une certaine
56:05dépression civique ?
56:07Je ne sais pas
56:08si vous avez vu
56:08sur une autre chaîne
56:09on a des gens
56:10qui se sont fait arrêter
56:11le samedi soir
56:12et qui ensuite
56:13on comprend
56:14qu'ils avaient agressé
56:14les policiers
56:15qui étaient peut-être
56:15même proches
56:16de mouvances politiques
56:16radicales
56:17de gauche radicale
56:18et ensuite
56:19on les présente
56:20comme des petites victimes
56:20c'est-à-dire
56:21globalement
56:21c'était des gens
56:22qui étaient dans une posture
56:23d'agresseur
56:23à ce qu'on entend
56:24Vous parlez de Hugues
56:25sur BFM TV
56:25Je ne parle rien
56:26en particulier moi
56:27C'est lui que je vois
56:28Alors on voit ça
56:29on nous le présente
56:30ensuite il va nous parader
56:31sur le mode victimaire
56:32dans l'espace public
56:34Il y a quelque chose
56:35d'assez étonnant là-dedans
56:35et le commun des mortels
56:37qui voit cela
56:37a l'impression
56:38qu'on rit de lui régulièrement
56:39parce qu'il a compris
56:40une chose depuis longtemps
56:41si l'homme ordinaire
56:43roule un peu trop vite
56:44sur la route
56:45s'il paie ses impôts
56:46un peu trop tard
56:46il sait que l'État
56:47sera sans aucune
56:50clémence à son endroit
56:51mais devant ceux
56:52qui défient l'ordre social
56:53qui perpétuellement
56:54agresse
56:55au sens large
56:56je ne parle pas
56:56d'une personne
56:56en particulier ici
56:57il est d'une clémence
56:58c'est ce que certains
56:59appellent la narco-tyrannie
57:00c'est-à-dire très dur
57:01envers le commun des mortels
57:02et d'une mollesse
57:04absolument effrayante
57:05envers les agresseurs
57:07Qu'est-ce que c'est
57:08une société ?
57:09On pourrait dire
57:09c'est Hobbes
57:10et Aristote
57:11Hobbes
57:11un pacte de sécurité
57:12la société est valable
57:13dans la mesure
57:14où elle conserve
57:14mon droit à la vie
57:15Aristote
57:16c'est un pacte
57:16vers le bien commun
57:17tous ensemble
57:18nous allons accomplir
57:18quelque chose de plus grand
57:19que notre simple
57:20association individuelle
57:21quand vous n'avez plus
57:22la sécurité d'un côté
57:23et vous n'avez plus
57:24le commun de l'autre côté
57:25cette société
57:26c'est l'autre nom
57:27du tous aux abris
57:28c'est-à-dire qu'on a dit
57:29on ne vous fait plus confiance
57:30pour nous protéger
57:31alors qu'est-ce qu'on fait
57:32pour se protéger
57:34selon notre position sociale
57:36Michel le disait
57:37à sa manière
57:37quand on a beaucoup de moyens
57:39on peut miser sur l'exil
57:40l'exil ça fonctionne
57:41c'est-à-dire on va
57:42dans un autre lieu
57:42on quitte son pays
57:43quelquefois
57:44pour retrouver sa civilisation
57:45on ne quitte pas
57:46que pour des raisons fiscales
57:47on quitte quelquefois
57:48avec cette idée
57:49qu'il y a des endroits sur Terre
57:50où on ne se fait pas agresser
57:51en toutes circonstances
57:51et si on ne quitte pas soi-même
57:52parce qu'on a aimé son vieux pays
57:54on prépare à tout le moins
57:55ses enfants à l'exil
57:56si on a moins d'argent
57:58on ne peut pas être
57:58dans les classes moyennes
57:59souvent
57:59on cherche à construire
58:01une société parallèle
58:01où se réfugier
58:02des écoles privées par exemple
58:03on est un peu à l'abri
58:04du tumulte ambiant
58:06mais on sait aussi
58:07que l'État va chercher
58:07à tout prix
58:08à nous rattraper
58:09dans notre quiétude
58:09dans l'école privée
58:10pour que personne n'ait droit
58:11à la quiétude
58:12et si on est dans les classes populaires
58:14de plus en plus
58:14on se réfugie dans l'autodéfense
58:16une forme quelquefois
58:16de radicalisation inversée
58:18en disant
58:18désormais je suis condamné
58:19à ce pays
58:20tout ce que je peux faire
58:21c'est me défendre
58:22et quand un jeune
58:22des classes populaires
58:23se défend parce qu'on l'agresse
58:24et bien on lui dira
58:25mon jeune homme
58:26tu avais été probablement raciste
58:28de ne pas avoir consenti
58:29à ne pas te promener
58:30toujours les yeux
58:31comme ça
58:32parce que finalement
58:32on disait
58:33baisse le regard
58:34si tu veux survivre
58:36jusqu'à quand
58:38merci à tous
58:39excellent tutorat
58:40pour ramler
58:40des bons deux
58:41Pascal Proulx
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