00:00La France dans tous ses états, les perles du jour.
00:04L'homme mis en examen dans l'affaire de la disparition d'une collégienne dans le Gers, c'était déjà
00:08connu de la justice.
00:10Oui Maud, cette affaire tient la France en haleine.
00:14Je peux dire qu'elle nous traumatise, tout simplement, parce que c'est une énième situation d'un enfant qui
00:22disparaît.
00:22On se souvient d'autres noms, pour l'instant, l'affaire est totalement en cours, donc aucune déduction.
00:27Mais quand même une tragédie, on imagine l'angoisse des parents qui se demandent où est leur petite fille.
00:36Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est que cette Liana sortait de l'école à la piscine.
00:41Et un père de famille, dont la fille était la copine de Liana, chez laquelle il y avait eu une
00:47soirée pyjama en janvier.
00:49Et d'ailleurs, on sait qu'à cette occasion, le comportement de ce papa avait été inapproprié.
00:54Et la maman de Liana avait dit, bon, tu ne repartiras pas.
00:58Chez ces gens. Pour autant, le papa était là, puisqu'il est le père d'une copine.
01:03Et les caméras vidéo-surveillance voient Liana monter dans la voiture de ce monsieur.
01:11Et puis, voilà, on perd la trace de ce véhicule.
01:16Le mis en examen soutient qu'il a déposé Liana à la piscine de la commune de Florence, dans le
01:23Gers.
01:23Et qu'ensuite, il n'a pas de nouvelles. Voilà. Sauf que l'on apprend par la suite que ce
01:28monsieur a eu des antécédents.
01:30Notamment, une procédure de tentative de viol sur une mineure, une petite fille de 10 ans, qui dit que ce
01:36monsieur a plusieurs fois abusé, cherché d'abuser d'elle.
01:38C'est ce que dit le parquet d'Auche.
01:40Que l'affaire est en cours.
01:41Que les gendarmeries concernées sont en cours d'enquête.
01:44Donc, on ne savait rien.
01:47Ce monsieur était manutentionnaire dans des lycées d'enseignement, dans des lycées, des centres d'enseignement, où il a eu
01:55des comportements inappropriés avec les enfants.
01:58Donc, il y a un certain nombre d'éléments suffisants pour qu'on ait un doute et une crainte.
02:01Et qui fait qu'on aurait peut-être pu neutraliser, ou en tout cas que les gens sachent, dans l
02:06'entourage de cette personne,
02:08que l'on sache les antécédents de ce père de famille, de façon à ce que les parents puissent prendre
02:12des dispositions et protéger leur enfant.
02:14Bon, voilà, ça n'a pas été fait.
02:16C'est une faille, une négligence.
02:18On sait, évidemment, l'enquête va tout révéler.
02:19Pourquoi est-ce que, alors qu'il y avait des procédures en cours, les parents n'ont pas été avertis
02:23?
02:23Pourquoi l'établissement scolaire où étaient ces enfants n'étaient pas avertis ?
02:26Ça aurait peut-être évité les heures de souffrance auxquelles on est confrontée.
02:30Nous espérons, évidemment, tous de tout cœur que l'issue soit heureuse et qu'on retrouve la petite Liana, saine
02:36et sauve.
02:36Voilà, il y a encore un espoir.
02:38La personne refuse, évidemment, d'avouer qu'à que ce soit.
02:42Il est dans le déni.
02:44Il dit qu'il a déposé la jeune fille.
02:48Effectivement, les enquêteurs ont bonne raison d'en douter.
02:51On attend, évidemment, la suite avec impatience.
02:53Mais, voilà, le dysfonctionnement des services de l'État est quand même assez inquiétant.
02:58C'est une affaire de plus sur laquelle on a de grands motifs de s'inquiéter.
03:04Deux nouveaux groupes de librairies ont été placés en redressement judiciaire.
03:07D'abord, Jiber et maintenant, les librairies Furet du Nord et de Citres qui appartiennent au groupe Nozoli.
03:13Les grandes enseignes du livre se portent mal.
03:15Nozoli, ça représente 600 salariés et 27 librairies réparties entre les Hauts-de-Seine, des Hauts-de-France, pardon, l
03:21'Île-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
03:23Forcément, il va y avoir de la casse sociale et une réflexion sur l'avenir des librairies.
03:27Entre la concurrence du commerce en ligne et la baisse drastique de la lecture chez les jeunes,
03:31le groupe Nozoli envisage de développer davantage ses activités numériques,
03:35de renforcer son offre destinée aux professionnels
03:37et de rééquilibrer ses ventes entre les livres et d'autres produits comme les jeux, les loisirs créatifs et la
03:42papeterie.
03:43Alors, on sauvera pas grand-chose en disant ça, mais par pitié, achetez en boutique.
03:47Déplacez-vous, arrêtez de tout acheter par facilité sur les plateformes numériques,
03:51sauf si vous vivez très loin de tout à la rigueur,
03:53mais faites un effort pour soutenir les entreprises françaises.
03:56Eh ben oui, c'est le visage de la France et il y en a d'autres aussi qui nous
03:58font peur.
04:00L'affaire Dupont-de-Ligonnès a refait surface, l'enquête reprend clandestinement
04:04et les théoriciens s'emballent et s'il est toujours de ce monde, il doit bien se barrer.
04:08Oui, c'est le témoignage d'un prêtre qui dit qu'il a entendu quelqu'un en confession
04:13qu'il dit que Xavier Dupont-de-Ligonnès serait en France parmi nous.
04:17Il en aurait fait part à l'évêque de Carcassonne, son supérieur,
04:20qui dément totalement avoir eu le témoignage de ce prêtre.
04:23Donc on a quelqu'un qui certifie que Dupont-de-Ligonnès serait en France à suivre.
04:28Et puis on en saura peut-être davantage, peut-être par la confession justement,
04:31on en parle tout à l'heure, avec Hugues Barré,
04:35mais on aimerait bien savoir davantage aussi.
04:38Et puis c'est jour de cinéma aujourd'hui, sort le premier volet du film de Gaulle.
04:42On fera abstraction des sorties politiques de celui qui l'incarne, Simon Abkarian,
04:45parce que, un, on s'en fout, et deux, le film mérite qu'on ne parle que de lui,
04:49parce qu'il en fallait de l'audace pour réhabiliter l'héroïsme français.
04:51Dans l'imaginaire collectif, le réalisateur Antoine Baudry l'a eu,
04:55et cette audace sera un triomphe.
04:56C'est un rendez-vous avec l'histoire, et avec, pour reprendre les mots de Mathieu Kassovitz,
05:00une grosse paire de couilles, n'ayons pas peur des mots,
05:02parce que, dans le premier volet de ce diptyque qui s'intitule « La bataille de Gaulle, l'âge de
05:05fer »,
05:06le général est présenté comme un homme seul, en qui personne ne croira, au départ,
05:10et qui ne lâchera rien, par pur amour de son pays, par pur patriotisme.
05:14De Gaulle, qui est alors un général sans armée et apatride,
05:17condamné à mort par Pétain, va convaincre l'école Blanc de la perfide Albion
05:21de le rejoindre dans son combat.
05:22Il ralliera Churchill à sa cause, et on assiste dans ce film à ses échanges,
05:26à ses débats, entre les deux hommes qui tisseront ensemble une stratégie militaire quasi chimérique.
05:30Le général de Gaulle va réussir à lever une armée, celle de la France libre venue d'Afrique.
05:34Et je vais vous dire, le prodige de ce film réside en l'équilibre des récits.
05:38D'un côté, la légende, de l'autre, le réel.
05:40Vous allez vivre la bataille de Birakem, le bombardement fratricide de Marcel Kébir,
05:44l'impuissance du vieux continent face aux ingérences du Nouveau Monde,
05:48les Etats-Unis, qui n'entreront que tardivement dans cette guerre,
05:51et moyennant des contreparties dont on parle si peu en réalité.
05:54Moi, je pense qu'Antoine Baudry nous livre un film pour l'histoire,
05:56un film avec un budget colossal, quasi 100 millions d'euros.
05:59Je vous assure que vous ne serez pas déçus.
06:01Oui, et on voit à quel point le message de l'homme du 18 juin est d'actualité,
06:05et que les valeurs du gaullisme manquent cruellement aujourd'hui à la France et à la République française.
06:11Nous sommes en direct du salon du logement avec Sylvain Lévy-Valensy.
06:18Bonjour Sylvain !
06:20Oui, bonjour Péricault.
06:21On vous entend sur Sud Radio très régulièrement, Sylvain, vous faites partie de notre grande et belle famille.
06:28Alors, un mot d'abord sur le salon du logement, où est-il ?
06:31Alors, c'est le salon des maires d'Île-de-France.
06:33Des maires d'Île-de-France.
06:35Et on parle du logement.
06:37Alors, bien évidemment, on parle du logement comme étant un élément central,
06:41mais on parle surtout, en fait, de la crainte des maires, des problématiques des maires au quotidien,
06:46qui, comme vous le savez, sont à portée de gifle des administrés, comme dirait Gérard Larcher,
06:51et vivent un malaise majeur, qui est celui de cette tentation jacobine de l'État
06:58d'avoir une intrusion massive sur les recettes des collectivités locales,
07:03qui, aujourd'hui, je vous le dis, je vous cite, les paroles des maires sont complètement à l'os
07:08et deviennent de plus en plus la variable d'ajustement des budgets de l'État.
07:13C'est un dossier national, ce problème du logement.
07:16Il est en deux étapes.
07:17D'abord, le manque de logement et les collectivités locales, telles la région Île-de-France,
07:22mais c'est vrai pour toutes les régions de France qui en font un maximum
07:25et qui n'arrivent pas à résoudre la crise.
07:27Et puis, le prix du logement, aujourd'hui, qui devient de plus en plus lourd dans le budget d'une
07:32famille.
07:33Alors, non seulement il devient de plus en plus lourd, mais je vais vous donner quelques chiffres qui sont éloquents.
07:37L'INSEE, en 2022, donnait le pourcentage, vous savez, de la charge contrainte pour un foyer pour payer son logement.
07:46Non, à l'époque, on était à 18% de charge contrainte sur le revenu derrière l'alimentaire.
07:53Nous sommes en 2026.
07:54La charge, tenez-vous bien, elle est à 28%.
07:58Avec quelques cas, et quelques fois un peu plus, à 33 ou 35 selon les situations.
08:02Mais la moyenne, c'est 28.
08:04Et voilà, la moyenne de l'INSEE, c'est 28, ça veut dire quoi ?
08:06Ça veut dire qu'aujourd'hui, on a l'équation entre manger et payer son loyer.
08:11On en est là, dans la précarité.
08:14C'est une paire...
08:16Socialement, c'est pas j'ai...
08:17C'est une paire de 30%.
08:1830%.
08:18C'est une paire de 30% du pouvoir d'achat.
08:20Le pouvoir d'achat, vous savez, c'est une équation insoluble.
08:23Et les maires, aujourd'hui, sont dans un goulot d'étranglement qui est terrible.
08:27Parce qu'ils sont obligés, aujourd'hui, d'essayer de répondre.
08:31Et vous en savez quelque chose, vous-même, Péricot,
08:33parce que vous êtes aussi un élu local.
08:34C'est qu'il y a aussi des contraintes qui font qu'il y a des territoires
08:39qui sont carrément en décroissance,
08:42faute de pouvoir construire ou d'avoir une offre de logement.
08:44Alors, qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ?
08:46Quelle est la marge que les collectivités territoriales,
08:47les régions, en l'occurrence, là, vous êtes dans un salon régional,
08:51est-ce qu'il y a encore une marge de possibilité pour ces collectivités
08:55d'influer sur le logement sans avoir une dotation supplémentaire de l'État ?
08:59Ça veut dire qu'ils doivent renier ou faire des économies sur d'autres budgets ?
09:01Alors, je vais vous donner un chiffre.
09:04La ville de Bussy-Saint-Georges, je vous cite son maire, Yann Dubosc.
09:08La dotation de l'État, les dotations de l'État ont baissé de 4 millions par an
09:12depuis 10 ans, 40 millions d'euros.
09:14Plus, il y a une astuce qu'a trouvée l'État dans les grandes agglomérations,
09:18c'est ce qu'il s'appelle le dilico.
09:20C'est une participation des maires à l'effort de la dette publique
09:24avec des ponctions fiscales.
09:26Alors, je vais vous dire, vous parlez, Perico, de solutions.
09:29Vous avez cité De Gaulle tout à l'heure.
09:31De Gaulle disait, là où il y a une volonté, il y a un chemin.
09:34Et le 18 juin 1940, ils étaient à peine 1000 à l'avoir rejoint à Londres.
09:39Ça veut dire que tout est politique dans notre pays.
09:42Et donc, la volonté et la solution, elles existent.
09:44Elle est d'encadrer les prix du foncier,
09:48de redonner une marge de manœuvre fiscale aux investisseurs
09:52pour leur permettre de mieux investir, pour ne pas qu'ils désertent l'investissement,
09:56et produire massivement en France des matériaux industriels
09:59pour faire baisser les coûts de construction.
10:01En fait, les solutions, on les a.
10:03Un sujet qui pèsera certainement, Sylvain,
10:06sur le débat de la campagne présidentielle de 2027,
10:08parce qu'il est au cœur de la préoccupation des Français,
10:10avec la sécurité, l'emploi et d'autres, et le pouvoir d'achat.
10:14Mais le logement commence à devenir un enjeu national.
10:16Merci pour votre témoignage.
10:17Voilà, bon salon.
10:19Et puis, évidemment, on reste en contact,
10:21parce que je pense que c'est un dossier sur lequel on aura besoin de venir.
10:23Merci beaucoup.
10:24L'État français peut-il attenter au sacrement de l'Église ?
10:27Est-ce qu'il a failli se produire à l'Assemblée nationale ce lundi ?
10:30L'Assemblée nationale qui a refusé de voter un texte
10:33portant atteinte au secret de la confession.
10:35On en parle dans un instant avec Pierre-Hugues Barré,
10:38docteur en droit, enseignant à Sciences Po Paris.
10:40N'hésitez pas à l'interpeller,
10:42à lui poser toutes vos questions en direct sur Sud Radio au 0826 300 300.
10:45A tout de suite.
Commentaires