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NewsTranscription
00:00Les perles du jour.
00:01Deux fusillades ont éclaté la semaine dernière à Saint-Denis, Perico.
00:05Oui, la ville de M. Bali-Bagayoko,
00:08et bien finalement ça continue à être un terrain dangereux,
00:12où la République ne se porte pas bien.
00:14On pensait peut-être, alors ce n'est pas lui qui représente le ministre à l'intérieur,
00:18mais enfin deux situations tragiques avec deux fusillades,
00:22un blessé grave dont un, dont le pronostic vital est encore réservé.
00:26Donc voilà, la Seine-Saint-Denis, malgré qu'il y ait eu, j'allais dire, un vote démocratique
00:31qui a mis la population en conformité avec la majorité municipale,
00:37enfin ce sont les messages qu'on nous a envoyés,
00:39il n'y a pas plus d'apaisement, c'est même au contraire plus violent,
00:41et les secteurs sociaux et les quartiers où ça s'est passé sont les mêmes où ça s'est toujours
00:46produit.
00:46Donc M. Bagayoko, on l'invite à aller voir sur place, puisqu'il se déplace.
00:51C'est pas si mal d'avoir une police municipale armée finalement ?
00:53Il parle, il a un joli costume avec son écharpe tricolore qu'il a sur place à expliquer à ses
00:57compatriotes
00:58qu'il ne faut pas tirer sur les gens, puisqu'il explique que ce sont des gens à qui on
01:03n'a pas su parler,
01:04qu'il y a une fracture sociale et que le pouvoir politique et que l'ancienne municipalité
01:08se foutait des gens qui souffraient à Saint-Denis,
01:12et bien peut-être que lui aura, peut-être comme un prédicateur, un évangélisateur, un missionnaire,
01:16mais on l'envoie en mission avec qu'il aille, en mission pour, pas évangéliser,
01:21mais ramener les habitants de Saint-Denis à la citoyenneté républicaine et au respect de la démocratie.
01:29En Seine-Maritime, la préfecture a décidé de déposer plainte
01:32après la découverte d'un drapeau français.
01:35Quelle horreur ! Il s'est au sommet de la cathédrale de Rouen.
01:37Alors ma chère Maud, je vous ai laissé titrer cette anecdote.
01:42Je vous ai pourtant signalé qu'il n'est en aucun cas question de mettre en cause d'un drapeau
01:46français
01:46pour la simple raison, c'est que la cathédrale de Rouen, comme les grandes cathédrales de France,
01:52ont été intégrées au patrimoine de la République française
01:55après la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905.
01:58Donc c'est un bâtiment public, comme un ministère ou comme une mairie,
02:01elle appartient à l'État et qu'il n'est absolument pas interdit d'y déposer un drapeau français.
02:05Par contre, ce qui est interdit, c'est de se prendre pour Sylvain Tesson
02:09et d'escalader à tout va des façades, et là c'est très dangereux.
02:11Et si il y a un accident, c'est l'État qui est responsable.
02:14Alors on peut être évidemment escaladeur, on peut être alpiniste,
02:17on n'a pas le droit d'escalader un monument public,
02:20si peut-être sur un mètre et encore.
02:22Je me souviens un jour, je m'étais accroché à une statue à Notre-Dame pour faire une photo,
02:25je me suis fait rien d'un mètre, vous voyez.
02:27Qu'est-ce qui vous arrive ?
02:29Vous avez escaladé la Vierge Marie Péricault ?
02:32Non, c'était Ézéchiel.
02:34C'était la statue d'Ézéchiel qui est magnifique.
02:37Vierge Marie était dans des sommets que je ne peux pas atteindre.
02:40On n'escalade pas les bâtiments publics,
02:43et c'est pour ça que la préfecture a dû porter plainte
02:44pour dissuader les futurs escaladeurs,
02:47les Sylvain Tesson en âme, de grimper aux flèches de Notre-Dame.
02:50Mais si vous voulez, on se fait le pélénage de Pentecôte,
02:53on se fait la cathédrale de Chartres.
02:54Je vous laisse le clocher vieux parce qu'il est moins haut,
02:56je prends le clocher neuf.
02:57Le premier qui arrive paye un apéritif à l'autre.
02:59Les trains en retard, c'est presque devenu une coutume en France,
03:02mais ce week-end, une panne électrique a provoqué un retard
03:05beaucoup plus long que d'habitude.
03:06Ça commence à me gonfler.
03:07Ça commence à me gonfler parce que la direction de la SNCF,
03:11M. Castex qui a été Premier ministre,
03:12il sait bien que l'été, ça se dilate, les caténaires.
03:15Et que tous les étés, quand il y a de grosses chaleurs,
03:18on a un caténaire qui pète, une caténaire qui pète,
03:21et que le TGV est en rade.
03:22Là, il y en a eu plusieurs, il y a eu plusieurs cas de retard.
03:24Le cas le plus grave, c'est un Ouigo qui revenait de Lille vers Lyon,
03:28et il est resté 8h30 au soleil, sans eau, les portes fermées.
03:33Alors, il a fallu les ouvrir à un moment donné.
03:34Les gens ont signalé, les fonctionnaires qui étaient à bord du train Ouigo,
03:37ce n'est pas tout à fait des fonctionnaires de la SNCF,
03:39même si c'est une filiale.
03:40Et on nous a expliqué, enfin, je n'y étais pas,
03:42c'est des gens qui m'ont appelé,
03:43on leur a expliqué que les stocks d'eau avaient été mal distribués
03:47et tout avait été mis au train antérieur, au train avant.
03:50Donc, il n'y avait plus une goutte d'eau,
03:51et les gens étaient là, comme dans un film, dans le désert,
03:53avec deux gorgées, il restait, chacun calculait son nombre de gorgées.
03:56Voilà, les enfants hurlaient dans une chaleur épouvantable,
03:59et l'endroit où on pouvait brancher du téléphone pour signaler
04:02étaient justement les voitures où il n'y avait pas la climatisation.
04:06Donc, une fournaise à 40 degrés.
04:07C'est ça la SNCF, mais c'est des nuls.
04:10Mais c'est des nuls.
04:11Mais M. Castex, je ne veux pas vous demander de me démissionner,
04:13mais dites à vos directeurs généraux,
04:15de vos directeurs de région, vos directeurs de transport, de trafic,
04:18que quand il fait très chaud, là, 30 degrés,
04:20la caténaire a un problème, et que ça pète,
04:21et que vous avez un TGV qui reste en rade.
04:24Et moi, j'ai vu des contrôleurs dire,
04:26on est... Alors, ils ne peuvent pas s'y tuer.
04:27Alors, on est près d'un pont, au bout, il y a une petite ferme,
04:30et il y a un petit...
04:31Ça, c'est plus embêtant, oui.
04:31Non, mais attendez, c'est au secours, quoi.
04:34On en est là, parce qu'il n'y a pas de communication.
04:36Donc, la SNCF...
04:37Non, mais voilà, ça commence à nous gonfler.
04:39Sujet suivant.
04:42Moi, je dis Hagra, Hagra.
04:45Quel bon son !
04:46La pétition contre la mainmise de Vincent Bolloré sur le cinéma a fait grand bruit,
04:51mais certains, comprenant les sanctions qu'il pourrait y avoir,
04:54être au pédale, déjà.
04:56Mais ouais, c'est pas de leur faute.
04:57Avant de traiter Bolloré de facho, ils avaient mal lu la pétition, Péricault.
05:00Ils ne voulaient pas dire facho, ils voulaient dire merci.
05:02Il y a un monde entre les deux, quand même.
05:04En même temps, ils sont marrants.
05:04Ils attaquent la main qui les nourrissent,
05:06alors qu'ils n'ont jamais été contraints à rien idéologiquement.
05:08Mais par prévention, on ne sait jamais.
05:10Avant qu'il ne soit trop tard,
05:12entrons en résistance avant le festival de Cannes,
05:13histoire de bien faire parler de nous,
05:15faisant en sorte que le festival pousse des huées de dégoût devant les écrans
05:18lorsque le logo de Canal+, s'affiche.
05:20Et il s'est affiché souvent,
05:21puisque Canal+, a financé la moitié des films de la Croisette.
05:24Donc, il fallait oser.
05:25Parmi les 600 premiers signataires,
05:27il y avait notamment Jean-Pascal Zaddy,
05:29qu'on vient d'entendre,
05:30dont on ne peut pas dire qu'il ait été contraint de quoi que ce soit.
05:33Et après réflexion,
05:34après menace aussi sans doute du président de Canal,
05:37Maxime Saada,
05:37qui avait annoncé ne plus vouloir travailler avec les signataires,
05:40Jean-Pascal Zaddy a décidé de retirer sa signature
05:43parce qu'il avait mal lu le texte.
05:45C'est lui qui le dit.
05:46Alors, je pense perso qu'il a surtout bien lu les chiffres.
05:48Il faut savoir que le groupe Canal+,
05:49a financé ses films à hauteur de 80 millions d'euros ces dernières années.
05:53Ce serait dommage de se priver d'un si gros soutien, non ?
05:55Non, mais non seulement ça,
05:56mais je l'ai dit parce que j'ai déjà fait des humeurs
05:58sur cette affaire de pétition de signataires.
06:00J'étais pas là.
06:01Contre Bolloré, non, bien sûr.
06:03L'exception culturelle française pour le cinéma français
06:05est un miracle qui a été arraché
06:07de haute lutte à l'Union Européenne
06:09et à la communauté internationale
06:11par le gouvernement français.
06:12Et Canal+, fait partie du socle financier
06:15qui permet au cinéma français.
06:16Il n'y a plus de cinéma italien,
06:17il n'y a plus de cinéma allemand,
06:18il n'y a plus de cinéma espagnol.
06:19Il reste un cinéma français tant bien que mal
06:21grâce à Canal+.
06:22Alors arrêtez de cracher dans la soupe,
06:24bande de crétins.
06:24Voilà, terminé.
06:26LFI se sent martyrisé par la presse française
06:28à tel point que Jean-Luc Mélenchon
06:29a décidé d'organiser des conférences d'influenceurs
06:31et non plus de presse de journalistes.
06:33Et dans la même lignée,
06:34voici ce qu'a déclarée la députée
06:36Nadej Abomangoli.
06:37Il a fallu que le journal Haaretz,
06:40qui est à peu près...
06:41C'est quand même fou,
06:42c'est quand même que le journal Haaretz,
06:44la presse israélienne,
06:46c'est là qu'on a la plus grande liberté de parole
06:49sur notre analyse de la politique génocidaire
06:54de Netanyahou.
06:54Et c'est eux qui mènent les enquêtes.
06:57Ensuite, l'Ibé a repris,
06:58a approché...
06:59Je ne doute pas.
07:00Alors, madame Nadej Abomangoli,
07:02bon, elle peut dire ce qu'elle veut.
07:03Elle a à moitié insulté le Premier ministre
07:05l'autre jour en lui demandant,
07:05en disant qu'il était illégitime à sa place.
07:08Alors, la presse israélienne,
07:09je ne doute pas qu'il y ait des journaux
07:11que la liberté...
07:12La presse libre en israélien,
07:13il y a des polémiques
07:15et des attaques très violentes
07:16contre Netanyahou.
07:16Je ne suis pas sûr
07:17qu'une France insoumise au pouvoir
07:19n'aisserait autant de liberté.
07:21Alors, elle en a aussi en France
07:23de la liberté de la presse.
07:24La preuve, c'est qu'elle s'exprime
07:25comme elle veut.
07:26Et je pense que l'image
07:27que ces parlementaires-là
07:29donnent à l'Assemblée nationale
07:30se rapproche plus souvent
07:31de la haine, de l'insulte
07:33et du totalitarisme
07:34que de la liberté de la presse.
07:35Donc, pas de leçons à recevoir
07:36de ces gens-là.
07:38Je suis voltérien,
07:39je donnerai ma vie
07:39pour qu'ils puissent continuer
07:40à s'exprimer.
07:41Mais à un moment donné,
07:42il y a un seuil
07:42qu'il ne faut pas franchir
07:43pour franchir le seuil du ridicule.
07:48L'affaire Naël reprend,
07:49mais vient un autre membre
07:50de la famille,
07:51une situation qui n'a rien à voir
07:52avec la tragédie.
07:53Mais c'est cocasse quand même.
07:55La délinquance chez les mères Zouk
07:56semble être une affaire familiale,
07:57un peu comme chez les Traoré.
07:59Vous allez voir,
07:59ça vaut son besoin de pop-corn
08:00parce que cette fois,
08:01c'est le cousin de Naël
08:02qui, je le rappelle,
08:03a été abattu par un policier
08:04en 2023
08:05alors qu'il tentait d'échapper
08:06à un contrôle routier
08:07après avoir manqué
08:08de renverser deux personnes,
08:09le tout sans permis.
08:10Eh bien, son cousin Amine
08:11est lui aussi recherché
08:12pour avoir commis
08:13un refus d'obtempérer
08:14à bord de la voiture
08:15de la mère de Naël.
08:16Comment ne pas repenser
08:18aux mots de cette dernière
08:19des refus d'obtempérer
08:21qui n'en a pas fait
08:22dans sa vie ?
08:22On comprend mieux.
08:23Bon, intérêt à suivre.
08:25Oui, oui, si on veut.
08:27Allez, on termine
08:28avec l'anniversaire
08:28d'une chanson,
08:29Perico, comme c'est original.
08:30En fait, j'ai trouvé un site
08:31qui vous permet
08:32de savoir quelle chanson
08:33était numéro 1
08:34à une date que vous choisissez
08:36et le 26 mai 71,
08:38ne me demandez pas
08:39pourquoi j'ai choisi cette année,
08:40c'est le hasard,
08:41eh bien, voici la chanson
08:41qui était la plus écoutée
08:42en France.
08:48On laisse venir
08:50parce qu'un tout petit peu...
08:51Jusqu'ici, tout va bien.
08:53Elle est restée numéro 1
08:54pendant 4 semaines
08:55et on l'écoute encore aujourd'hui.
08:57Maintenant,
08:57est-ce que vous voulez savoir
08:58quelle était la chanson
08:59à la plus écoutée
08:59le 26 mai 2014 ?
09:01J'avais 12 ans,
09:02c'est Michel Delpech.
09:03Là, c'est Michel Delpech, bien sûr.
09:04Dieu que Marianne était jolie
09:05et puis le Loir est cher.
09:06Donc voilà, c'est toute mon enfance.
09:07Je ne sais pas
09:07dans quel état biologique
09:08vous étiez,
09:09un angstrom perdu dans l'univers.
09:10Je pense que je n'étais
09:11même pas une idée, en fait.
09:12Vous n'étiez même pas une idée.
09:13Mais vous en êtes devenu une,
09:14je vous assure.
09:14Je vous remercie.
09:15Et le 26 mai 2014,
09:17parce que c'est ça,
09:17en fait,
09:18vous allez voir,
09:19voilà ce qu'on écoutait.
09:20Voilà le numéro 1.
09:29Alors, on a Philippe Bilger
09:30en studio
09:30qui tire une autre tête.
09:32Non mais, qu'est-ce qui se passe ?
09:33Julien, il y a un dérèglement
09:34de...
09:34Ah bah, c'est un dérèglement
09:35de génération.
09:36Non, non, il y a un problème.
09:37Alors, dites-nous,
09:37qui chante ?
09:38Ah, c'est une chanson ?
09:39Ah, j'ai fait qu'il y avait
09:40un buzz informatique
09:41et qu'il y avait un...
09:43Il y avait un quasiment électrique.
09:44Alors, c'est qui, Perico ?
09:45À votre avis ?
09:47C'est un être humain
09:49qui émet des sons.
09:50Bouba.
09:50C'est Bouba.
09:51Voilà.
09:52Il faut bien changer.
09:53Ah, vous me disiez,
09:54vous me reprochiez
09:55de sortir que des vieux chanteurs,
09:57du Sardou, à tout va.
09:58Bah, voilà.
09:58Non, mais bon...
09:59Ma culture musicale
10:00s'étend jusqu'à Bouba.
10:01Je suis comme mon confrère
10:04regretté...
10:05J'ai oublié son nom.
10:07Bertrand Dutorte.
10:08Benoît Dutorte.
10:08Oui, Benoît Dutorte.
10:09Que j'aimais,
10:10que j'aimais.
10:10Un garçon délicieux
10:11qui nous a quittés.
10:12Voilà, il avait osé poser la question
10:14est-ce que Xenakis
10:15c'est vraiment
10:17de la musique classique
10:19et il s'était fait traiter
10:20presque de nazi
10:21par la presse de gauche
10:22parce qu'il avait osé
10:23y remettre en cause
10:24la musicalité
10:25des symphonies
10:26de Yanis Zenakis.
10:28Les goûts et les couleurs.
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