00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:06Les dégradations matérielles coûtent extraordinairement cher à la société, ça pose la question de la réparation civile, c'est la
00:12phrase de Sébastien Lecornu.
00:14Hier à l'Assemblée Nationale, on a bien senti que cette question des réparations et du coup faisait débat.
00:20Raphaël Glucksmann, lui, propose un retour d'un service civique ou d'un service militaire qui ne dirait pas son
00:29nom, je ne sais pas très bien comment il faut l'appeler.
00:30En tous les cas, c'était la question qu'on vous posait ce matin à travers notre sondage et vous
00:35disiez non à 53% pour cette idée finalement, oui à 47%, c'est assez partagé.
00:40Surtout, votre avis, il est très tranché puisque dans les commentaires vous disiez qu'il faudrait surtout de la prison
00:45et donc des sanctions.
00:47On est avec Ludovic Aobena. Bonjour Ludovic. Vous, vous n'êtes pas vraiment favorable à ce service civique. Soyez le
00:55bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Bonjour.
00:57Bonjour Jacques, bonjour à tous. Oui, en effet, je ne suis pas très favorable. En fait, pour moi, c'est
01:02une idée un petit peu en l'air que M. Malromand, Goussman fait souvent.
01:07Il faut penser à une approche logistique. Déjà, il y a un service civique qui existe et c'est difficile
01:15pour les jeunes d'être performants.
01:19Ils apprennent. Et alors demain, avec des enfants à problème, je peux vous assurer que j'étais un pas pompier.
01:25On a reçu régulièrement des jeunes en preuve d'intérêt général qui étaient compliqués.
01:33Donc, pour moi, ce n'est pas une solution de leur donner cette approche-là.
01:38Personnellement, je suis plus favorable à les faire payer, même dans le temps, quand ils seront adultes, de leur bêtise.
01:42Et aussi, un engagement des parents, je pense qu'il serait plus prédominant.
01:46Moi, j'ai du mal à comprendre, très honnêtement, comment à des heures aussi tardives, on puisse laisser ses enfants.
01:51Moi, mon fils, quand je me déplace, il veut faire vraiment quelque chose d'un petit peu particulier.
01:56Je suis avec lui et je l'encadre. C'est le rôle des parents.
01:58Vous parliez des sanctions, de sanctions plus fermes. Quel type de sanctions ?
02:03Des remboursements de frais, notamment, comme le laisse entendre le Premier ministre ?
02:08Je pense qu'il faudrait faire un fort fait quand il y a des manifestants.
02:11Bien évidemment, on ne peut pas rembourser aux sanctions. C'est des sommes astronomiques.
02:16Mais par contre, de faire des sanctions vraiment extrêmement fortes, une amende, par exemple, de 100 000 euros,
02:22pour les gens lambda, ça dissuaderait énormément.
02:27Donc, je pense plus des sanctions avec des forfaits, en fait, presque de dégradation publique.
02:35Elisabeth, merci Ludovic. Elisabeth et Eric, une réaction à ce...
02:40On voit bien que ça doute quand même dans la classe politique.
02:43Mais non, mais moi, j'ai l'impression qu'à vrai dire, dans n'importe quel, me semble-t-il,
02:47procès,
02:47si vous êtes condamné, vous pouvez avoir à payer ce qu'on appelle des dommages et intérêts.
02:51Donc, je suis sûr. J'ai l'impression qu'on parle de choses qui existent déjà.
02:55Sur la capacité de dissuasion que ça... Franchement, je vais vous dire des bêtises.
03:00Ce que je pense, c'est qu'on devrait plutôt essayer de regarder concrètement ce qui est déjà fait.
03:04Est-ce que ça marche ? Est-ce que ça dissuade ? Je n'ai pas l'impression.
03:07Je répète juste ce que je vous ai dit hier, c'est que tant qu'on n'arrivera pas à
03:11comprendre
03:13cette singularité française, que toute occasion de rassemblement collectif,
03:17enfin, pardon, ça c'est un pléonade, mais toute occasion de rassemblement,
03:22de liesse collectif, tout ce genre de choses, il y a toujours le même scénario.
03:26Et je dois dire, je ne vois pas pourquoi ça ne se passe pas à Londres, ou ça ne se
03:30passe pas... Voilà.
03:32Eric, sur la question de cette réparation civile à laquelle faisait allusion Sébastien Lecornu,
03:38je ne suis pas sûr que ça existe, après les débordements que l'on a connus.
03:42Non, mais, pardon, le placide Premier ministre que nous avons, Sébastien Lecornu,
03:48s'est aperçu trois jours plus tard, si vous voulez, que ce qu'on avait qualifié de débordement
03:53était en réalité des émeutes.
03:54Étaient en réalité des émeutes.
03:57Donc, tous ces gens rétropédales...
03:59Avec un nouveau bilan, d'ailleurs, je le dis, qui ont fait trois morts.
04:01Trois morts au total.
04:02Après quoi, il y a des gens qui étaient...
04:04Parce qu'il y a deux personnes qui sont tombées dans la Seine,
04:07et qui n'avaient pas été comptabilisées.
04:09Et le lien a été fait avec les émeutes.
04:12Donc, officiellement, on parle de trois morts ce matin.
04:14Donc, si vous voulez, pardonnez-moi, mais...
04:15Trois morts ?
04:16Il y a des paroles, mais ce n'est pas suivi d'actes.
04:19Vous savez, ça me fait penser à Gabriel Attal,
04:21quand il avait sorti sa petite formule
04:23qui paye casse, qui paye répar, ou je ne sais pas quoi.
04:26Oui, ben, mon oeil.
04:27Attendez, qui est-ce qui...
04:28Tu casses, tu payes.
04:29Voilà, qui est-ce qui casque ?
04:31Ben, c'est les bons contribuables.
04:33Vous voyez, moi, je me suis trouvé pris dans les événements, là,
04:37quand je rentrais chez moi, samedi, là.
04:39Bon, ben, je vais vous dire,
04:40au-delà du fait que ma bagnole a été entourée,
04:42qu'il y a des gens qui tapaient à ma vie de PSG, PSG,
04:45vous demandez, hein, si vous devez accélérer ou pas,
04:47ou, bon, je suis tombé dans un rideau de lacrymogène.
04:50Bon, alors, j'avance avec ma voiture,
04:52en me disant pour que personne ne trahère ça à ce moment-là.
04:54Bon, puis moi, vous savez ce que je fais ?
04:56Ben, je m'arrête au feu rouge.
04:58Et là, il y a deux CRS qui me disent
04:59« Mais non, dégagez ! »
05:00Mais j'ai dit « Attendez, monsieur, c'est feu rouge ! »
05:01Mais je vous dis « Dégagez ! »
05:03Il y a des gens qui tirent au mortier, vous voyez ?
05:05Le réflexe, moi, je m'arrête au feu rouge.
05:07Bon, ben, voilà !
05:07Jacques, vous pouvez...
05:09Vous avez une petite médaille pour...
05:11Non, non, c'est pas ça que je vous ai dit, Elisabeth.
05:13C'est qu'il y a plusieurs Frances.
05:16Il y a la France qui respecte les feux rouges
05:17et qui paye ses PV.
05:19Et il y a la France qui dégrade en permanence tout
05:21et qui oblige les contribuables.
05:22Oui, mais votre exemple était drôle
05:23parce que respecter un feu rouge au milieu des lacrymos
05:25vous imagine dans une scène d'émeute ?
05:28Arrêtez avec votre bailleau au feu rouge !
05:29Oui, mais c'est le réflexe de quelqu'un
05:31qui respecte la loi.
05:33Voilà, ça qu'il y a aussi.
05:34Mais vous n'avez pas répondu à ma question,
05:35mais c'est pas grave parce que...
05:36Allez, on passe à un autre sujet
05:38parce qu'il y a aussi la France des fautes d'orthographe
05:40et la France de ceux qui n'en font pas.
05:42Benjamin Glaize est revenu avec son hashtag.
05:44On en fait tous un peu.
05:45Oui, on en fait tous un peu.
05:46Ah non, moi, j'en fais pas.
05:47Bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon,
05:48on en fait tous des fautes d'orthographe
05:52et je vous rassure, le ministre de l'Éducation
05:54en fait aussi des fautes d'orthographe
05:56quand bien même il prône l'intransigeance
05:58en la matière pour les épreuves du bac.
06:00Je m'explique.
06:01Hier, Edouard Geffray était l'invité de l'émission
06:03C'est à vous sur France 5
06:05et il a eu droit à une petite interro-surprise d'orthographe
06:08et il a chuté.
06:09Il a chuté sur le mot dilemme.
06:11Dilemme !
06:11On rattrape-age, on rattrape-age.
06:13Non, mais attends, mais il y a des réponses.
06:14Alors, il s'écrit dilemme-ne.
06:15Ah bon ?
06:16Moi, je suis deuxième, oui.
06:18Il me semble que les deux orthographes sont procédés, non ?
06:19Non, c'est deuxième.
06:20C'est deuxième, vous voyez, autant pour moi.
06:22On ne va pas vous demander de montrer votre ardoise
06:24mais je regarde, je surveille.
06:26Rododendron !
06:26Bon, là, c'est vraiment pour...
06:27Ah, là, là, là, là.
06:28C'est juste pour être pénible.
06:29Dendron, alors c'est R-H.
06:31Ah ouais, bien joué, déjà.
06:32R-O-D-O.
06:33Ouais.
06:33Et ça se crie d'Andron.
06:34Bravo !
06:35Ah bah là, j'ai pas mal pour les rhododendrons,
06:39il l'avait.
06:40Oui, aïe, H.
06:40Mais voilà, il a buté sur le mot dilemme
06:42et il l'a bloqué également sur un autre mot,
06:45écoutez le ministre.
06:46En plus dur, coccyx.
06:47Oh bah alors, ça c'est vraiment une excuse.
06:48Alors, le coccyx, il me semble que ça doit s'écrire...
06:51C'est pas facile.
06:53C'est que des mots, il y a de bonnes lettres.
06:55Est-ce que je peux souffler au ministre ?
06:56Est-ce qu'on peut souffler ?
06:57Elle a soufflé, mais j'ai coupé parce que je sais pas,
07:00vous l'avez peut-être, l'orthographe de coccyx.
07:02C-O-de-C-Y-X.
07:04C-O-de-C-Y-X.
07:04Eh bah voilà.
07:05Elisabeth Lévy ne fait jamais de fond d'orthographe.
07:08Très rarement, j'en fais vraiment rarement.
07:09J'ai toujours appelé l'orthographe.
07:10Comment vous écrivez à postègue ?
07:11Pardon, mais il y a quand même un problème
07:14parce que vous avez dit
07:15il veut être intransigeant au bac.
07:17Oh là là, on n'en est pas là.
07:19Il envisage que l'on sanctionne l'orthographe au bac.
07:23Moi, écoutez, j'ai appris l'orthographe
07:25avec une règle simple.
07:27Une faute entière, comme on disait.
07:29C'est quatre points.
07:30Le dilemme serait deux points.
07:32C'est un coccyx aussi.
07:34J'imagine deux points.
07:35Il a rendu sa copie, c'était combien ?
07:3615 sur 20 finalement ?
07:38Oui, 15 sur 20.
07:38Il s'en sort pas mal.
07:39Et je vois l'orthographe des jeunes journalistes
07:43que je relis.
07:44C'est terrifiant, je vous assure.
07:46L'orthographe dont tous les pédagogues
07:49nous disent ça ne sert à rien.
07:50C'est une sorte de discipline de la forme.
07:53Et vous n'avez pas de pensée sans formalisme.
07:56Bon, pardon.
07:57Pardon pour ce petit...
07:58Pas pardon du tout parce que pour moi,
08:01je considère que c'est essentiel.
08:02Et moi, appartenant à une époque,
08:04ça il faut le rappeler,
08:05où quand vous aviez cinq fautes entières,
08:06vous aviez zéro.
08:07Oui, parce que c'était quatre fautes.
08:09Oui, parce que c'était quatre fautes.
08:10Dans un texte, je ne sais pas si vous voyez.
08:11Aujourd'hui, c'est cinq fautes par ligne.
08:13Déjà que vous étiez bon en orthographe ?
08:15Non, non, j'étais une catastrophe.
08:17Mais quand j'étais gamin,
08:19je n'étais pas bon.
08:20Mais évidemment, je me suis dit,
08:21la seule façon de m'améliorer,
08:23c'est de lire.
08:24Et mon père m'a toujours dit,
08:25tu lis, tu lis, tu lis, tu lis.
08:26Et je pense que je me suis pas mal amélioré.
08:28Il s'est exprimé sur le e-sport hier,
08:31le ministre,
08:32et sur la chronique d'Elisabeth Lévy.
08:34Non, il n'a pas réagi à ma chronique hier.
08:37Je trouvais que ça bouclait la boucle
08:39avec cette idée de e-sport.
08:41Au moment où on parle d'orthographe,
08:42on a envie de lui dire,
08:43laissez tomber l'e-sport
08:44et mettez tous les moyens sur l'orthographe,
08:47s'il vous plaît.
08:48Mettez tous les moyens sur l'orthographe.
08:50Merci infiniment.
08:51Il est bientôt 9h.
08:52Et tout de suite,
08:53ce sera Jean-François qui vient tout de suite.
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