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00:0720h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:12Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, sur le canal 16 de la TNT.
00:17A la une ce soir, Emmanuel Macron en VRP de la marque France,
00:21le président qui met en avant les plus de 90 milliards d'euros de promesses d'investissement
00:25de sociétés étrangères à l'occasion du nouveau sommet de Chouz-France au Château de Versailles.
00:31Qu'est-ce que tout cela dit réellement de notre économie entre intelligence artificielle
00:35et réindustrialisation ? On en débat dans un instant.
00:38Faut-il revoir l'éducation de nos enfants, en particulier de nos fils,
00:42après les affrontements en marge de la victoire du PSG en Ligue des Champions ?
00:45Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, pose la question face à une violence,
00:49dit-elle, endémique dans notre société.
00:52Et puis, il était connu pour ses cigares et ses jeux de mots.
00:54André Santigny est mort à 85 ans, que retiennent de lui nos informés de son action
00:59dans sa ville d'ici, les Moulinots, à ses ennuis judiciaires.
01:02On en parle en fin d'émission avec ce soir, Rachel Garabal-Carselle.
01:06Bonsoir Rachel.
01:07Bonsoir.
01:07Journaliste politique, autrice de la newsletter Blocs et Partis.
01:11Bonsoir Stéphane Vernet.
01:12Bonsoir.
01:13Rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris.
01:16Franck Boisise est avec nous.
01:17Bonsoir.
01:18Mais zommage Victor.
01:19Journaliste à Libération.
01:21Et bonsoir Patricia Lémonière.
01:22Bonsoir.
01:22Merci d'être avec nous, grand reporter spécialiste des questions internationales.
01:2993 milliards d'euros d'investissement étranger en France.
01:32C'est le montant record annoncé par Emmanuel Macron
01:34pour la neuvième édition de ce sommet Choose France,
01:37lancé par le chef de l'État en 2018
01:40pour attirer les entreprises étrangères.
01:42Près de 200 patrons de 50 nationalités
01:44étaient donc réunis ce lundi au château de Versailles
01:47où Emmanuel Macron a pris la parole.
01:49Cette édition de Choose France à elle seule
01:53va permettre de cristalliser un montant record
01:55de 93 milliards d'euros d'investissement confirmés
01:59pour plus de 15 000 emplois.
02:01C'est évidemment de très loin une édition record et c'est historique.
02:05C'est 93 milliards d'euros d'investissement étranger dans notre pays
02:10sont la preuve concrète de l'attractivité de la France
02:12pour la septième année consécutive,
02:15première destination des investissements étrangers en Europe.
02:18Emmanuel Macron qui répète donc que la France est le pays le plus attractif d'Europe.
02:23Franck Boisys, est-ce que c'est le cas réellement ?
02:25Est-ce que c'est le cas peut-être pour les nouvelles technologies globalement ?
02:30Mais est-ce que la France est le pays le plus attractif sur le plan industriel ?
02:34Je voudrais simplement qu'on se livre autour de cette table ensemble un petit calcul.
02:37Allez-y !
02:3793 milliards d'euros annoncés par le chef de l'État pour 15 000 emplois.
02:42Ça nous met chaque emploi à 620 000 euros.
02:46Donc on peut dire que chaque emploi créé veut son...
02:49Non, 6 millions d'euros.
02:50Ou 6 millions d'euros, j'ai oublié un zéro.
02:52En faisant le bancaire meilleur en calcul mental.
02:55Non, j'ai aussi travaillé l'émission quand même avant.
02:59Donc c'est dire que c'est de l'emploi qu'on pourrait qualifier, Victor, de très très très haut
03:03de gamme.
03:03Et la question qui se pose vers tout ça, s'il ne faut pas remettre en cause la somme telle
03:07qu'elle est annoncée,
03:10ce sont des centres de données, du data center, de l'intelligence artificielle,
03:14donc assez peu par unité pourvoyeur d'emploi.
03:17Et puis il y a un grand absent sur Choose France cette année, c'est l'industrie.
03:21C'est-à-dire qu'on aurait aimé...
03:23Il y a quand même un grand plan pour 2030 de réindustrialisation de ce pays qui a été lancé,
03:27avec force d'investissement public.
03:29Et là, dans les grandes annonces, que ce soit le PG de Softbank, que ce soit les grands de l
03:34'intelligence artificielle,
03:35on ne voit pas d'usines qui produisent des produits manufacturés annoncer leur implantation en France.
03:40Ce qui veut dire, Stéphane Vernet, qu'on n'investit pas plus en France qu'en Allemagne, qu'en Espagne,
03:45qu'en Italie ?
03:46Ça dépend comment vous comptez.
03:50La façon dont on compte autour de Choose France, si vous comparez avec nos voisins,
03:53s'il y a plus d'investissement en termes de milliards en France qu'en Angleterre, qu'en Allemagne,
04:02c'est une réalité.
04:02Et ce, depuis plusieurs années après, il y a plusieurs choses.
04:06Un, ce sont des annonces d'investissement, ce sont des promesses, c'est du déclaratif.
04:11Oui, tout ne se concrétise pas.
04:12Non, tout ne s'est pas concrétisé dans la durée, pas du tout.
04:14Donc, en fait, voilà.
04:17Il faut voir aussi dans quoi est-ce que les gens qui viennent en France investissent.
04:23Si on compte, dans ces investissements étrangers aussi, le rachat de pépites françaises
04:28par des entreprises américaines ou d'autres pays qui sont là pour les vider de leurs substances
04:34ou en prendre le contrôle, parce que ce sont des boîtes qui leur font de la concurrence,
04:38ce n'est pas formidablement intéressant.
04:40Ou si on perd le contrôle, en fait, en termes de souveraineté d'un certain nombre de boîtes
04:45très prometteuses, c'est moins intéressant que des créations pures.
04:49Et puis, la dernière chose, c'est que cette année, moi, ce que je trouve intéressant
04:53dans les annonces qui sont faites, le chiffre est énorme.
04:5693 milliards, dont 75 milliards.
04:58C'est plus en une seule édition que le cumul des 8 précédentes.
05:01Exactement, c'est énorme, mais il y a 75 milliards annoncés sur plusieurs années
05:05par l'entreprise japonaise SoftBank pour la création des data centers.
05:10Moi, ce que je trouve vachement intéressant, excusez-moi, c'est un petit peu trivial,
05:14je n'aurais pas parlé comme ça, ce que je trouve très intéressant,
05:17c'est qu'en réalité, qu'est-ce que viennent acheter les Japonais en France ?
05:20C'est de l'électricité pas chère.
05:22Et ça, c'est une vraie force de la France qui, jusqu'à maintenant,
05:28n'a pas été mise autant en valeur.
05:29Et si cet investissement se réalise, je pense que c'est intéressant,
05:33au-delà des questions d'emplois créés, etc.
05:35Patricia ?
05:36Moi, j'aimerais revenir sur l'industrie lourde,
05:39ce qu'on appelle métallurgie, chimie et manufacturière,
05:42qui représente en France, qui est passé pratiquement, je crois,
05:45au-dessous du seuil des 10% par rapport à notre PIB,
05:50qui est différente de l'Allemagne et de l'Italie,
05:52elle qui tourne quand même autour de 15%.
05:56Et à l'heure où l'Europe veut essayer de relancer une espèce de machine
06:00achetée européenne, une préférence, entre guillemets,
06:03assortie de beaucoup de garanties,
06:05on voit des entreprises françaises, des pépites,
06:08qui avaient été annoncées, d'ailleurs, dans Choose France,
06:10comme l'entreprise Carbone, qui voulait fabriquer des panneaux solaires,
06:14qui voulait être soutenue, et par l'État, et par l'Union Européenne.
06:19Eh bien, cette année-là, exceptionnellement, elle n'est pas à Choose France,
06:22parce qu'elle met la clé sous le paillassol et est en liquidation judiciaire.
06:26Donc là, il y avait une entreprise qui voulait s'inscrire dans la technologie du futur,
06:31dans la création d'une industrie.
06:33Créer des panneaux solaires, c'est de l'industrie,
06:35ce n'est pas que de l'IA et des data centers.
06:38Eh bien, cette entreprise, au moment de Choose France,
06:41est en liquidation judiciaire.
06:42Après, elle n'était créée qu'en 2022.
06:45Donc, ça veut bien dire, quand même,
06:46qu'on a un problème du côté de l'industrie manufacturière,
06:49et c'est là, ce qui crée des emplois.
06:51Ainsi, qu'on a un autre problème.
06:53On a, en France, des énormes entreprises,
06:56des mégas entreprises,
06:58et on manque, ce qu'ont les Italiens et les Allemands,
07:01eh bien, des entreprises qu'on appelle de taille moyenne,
07:04qui, elles, participent beaucoup à l'équilibre de la balance commerciale,
07:07qui est chez nous, vous savez, déficitaire.
07:09On va y revenir dans les prochaines minutes.
07:11Rachel Garabal-Carsel, pour Emmanuel Macron,
07:13c'est aussi l'occasion, ce sommet,
07:15c'est le dernier avant son départ de l'Elysée,
07:17puisqu'il ne se représente pas l'an prochain.
07:18C'est une occasion de communiquer, pour lui, finalement,
07:21ce qui a marché, au moins à ses yeux,
07:23pendant ces deux quinquennats.
07:24Oui, on sent quand même qu'il y a une volonté
07:26de gonfler le nombre de milliards,
07:28puisqu'une partie des milliards annoncés aujourd'hui
07:30ont été annoncés il y a plus d'un an,
07:32dans le fameux sommet sur l'IA,
07:34qui avait été organisé au Grand Palais,
07:36si ma mémoire est bonne.
07:38Stéphane a eu raison de souligner que
07:39c'est une bonne chose,
07:40si la France profite de son avantage concurrentiel
07:43sur l'électricité,
07:46je veux dire, ce n'est pas une mauvaise chose
07:47d'accueillir des data centers, évidemment.
07:49La question qu'on peut se poser,
07:51c'est effectivement l'efficacité
07:52de ces investissements en termes d'emploi,
07:54puisque là, on a un grand round
07:55qui est organisé par la France,
07:57par le gouvernement,
07:58pour attirer des investissements,
07:59mais si ce n'est pas pour créer
08:01tant d'emplois que ça,
08:03est-ce que c'est si intéressant que ça ?
08:05Dans le sens où,
08:06ce n'est pas juste un sommet à Versailles,
08:08et on les impressionne avec notre beau château.
08:10Je rappelle quand même que
08:11les premières mesures d'Emmanuel Macron,
08:13c'est quand même la réduction
08:14du droit du travail,
08:17une stratégie sur la fiscalité
08:19des entreprises très, très,
08:21comment dire, conservatrice,
08:23si je puis dire.
08:25Donc, ça coûte quand même
08:27à la collectivité, tout ça,
08:28et finalement, à la fin,
08:30il n'y a pas tant d'emplois
08:31que ça qui sont créés.
08:33À un moment donné,
08:33il faudra bien mettre en balance les deux.
08:35Est-ce qu'on continue sur...
08:37C'est un peu le principe
08:37des grandes élections présidentielles
08:39qu'on doit avoir dans un an ?
08:40Est-ce qu'on continue sur cette voie-là,
08:42où finalement,
08:44on a réduit les droits de tout le monde
08:46pour peu d'emplois en plus,
08:47ou est-ce qu'il faut aller
08:47vers une autre voie ?
08:48Alors, on l'a dit,
08:4993 milliards d'euros de promesses
08:51lors de ce sommet Choose France,
08:53sauf de manque le géant japonais
08:54des nouvelles technologies,
08:55qui annonce donc un engagement
08:57de 75 milliards d'euros
08:59pour l'implantation
08:59de centres de données
09:01dans les Hauts-de-France.
09:02Bonsoir, Julien Pio.
09:04Bonsoir.
09:05Vous êtes enseignant-chercheur
09:06en économie à l'INSEC,
09:08spécialiste de la régularisation
09:09du numérique
09:10et d'intelligence artificielle.
09:11On peut rappeler déjà,
09:12peut-être dans un premier temps,
09:13ce que sont ces data centers,
09:15ces fameux centres de données ?
09:18Pour les auditeurs
09:20et les téléspectateurs,
09:21pour qu'ils comprennent bien,
09:21ce sont des sortes
09:22de très gros entrepots
09:23dans lesquels vous avez
09:24une architecture informatique
09:26qui sert en gros
09:27à faire deux choses essentiellement,
09:29à stocker de la donnée
09:30de façon à avoir
09:30des appels distants
09:31de ces données,
09:32notamment lorsque vous regardez
09:33un film en streaming
09:34ou une vidéo sur YouTube.
09:35En vérité, ces vidéos,
09:36elles sont stockées
09:36dans ces data centers
09:37et c'est les data centers
09:38qui les acheminent,
09:39ces vidéos sous forme de data,
09:41depuis ces data centers
09:43vers vos terminaux,
09:44qu'il s'agisse de télé,
09:46d'ordinateur
09:47ou de smartphone.
09:49Et puis, la deuxième chose
09:49à quoi sert ces data centers,
09:50c'est de faire du calcul,
09:53du calcul à très forte intensité
09:54parce que dans ces data centers
09:55et notamment les plus puissants
09:56d'entre eux
09:57qui sont aussi
09:57les plus énergivores,
09:58il y a des capacités de calcul
09:59qui sont sans commune mesure
10:01et qu'on peut trouver
10:01dans le parc dédié
10:03aux entreprises classiques
10:04et encore plus aux particuliers.
10:06Et dans un moment
10:07où la science est à recherche
10:09de nouvelles capacités
10:11de calcul,
10:11de pouvoir créer
10:13les nouvelles ruptures de demain
10:14dans la santé,
10:14dans la conduite autonome,
10:15dans l'industrie 4.0,
10:17et j'en passe,
10:18ces data centers aujourd'hui
10:19sont prêts à rechercher
10:19pour pouvoir en fait permettre
10:21la recherche fondamentale
10:23et la recherche appliquée
10:23de trouver de nouveaux débouchés.
10:25Quel intérêt pour ces entreprises étrangères
10:28de venir s'implanter
10:29comme ça en France
10:29avec ces géants data centers,
10:32ces data centers géants ?
10:33Alors ça a été dit en vérité
10:35sur votre plateau déjà,
10:36c'est une question de compétitivité.
10:38Nous sommes extrêmement compétitifs
10:39sur le plan énergétique en France.
10:41Pourquoi ?
10:41Parce que nous avons une énergie
10:42abondante,
10:43on a exporté un montant record
10:45d'énergie l'an dernier
10:47de 92,3 TWh,
10:49donc on produit plus d'énergie
10:50que ce qu'on a besoin
10:52sur la consommation nationale,
10:54et cette énergie,
10:54elle est sécurisée,
10:56parce que l'énergie nucléaire,
10:57elle est pilotable,
10:58elle est non carbonée,
11:00et ça,
11:00ça intéresse les entreprises
11:01qui cherchent aussi
11:02à verdir leur bilan carbone,
11:04et puis elle est plutôt bon marché.
11:07Donc,
11:07n'en jetez plus,
11:08tout ça donne à la France
11:09un avantage concurrentiel
11:10sur le plan énergétique,
11:11et ce n'est pas un hasard
11:12si aujourd'hui,
11:13on se bouscule en fait
11:14pour investir en France,
11:16moins pour de la réindustrialisation classique,
11:18ça a été dit,
11:19et c'est vrai,
11:20mais davantage pour implanter
11:22des data centers.
11:23Et qu'est-ce que ça apporte
11:23justement à notre économie,
11:25à la France ?
11:26Alors ça apporte déjà
11:28de l'emploi,
11:29alors certes insuffisamment,
11:31puisque les emplois
11:32qui sont générés
11:32par les data centers
11:33sont davantage concentrés
11:34sur la phase d'élaboration,
11:36de conceptualisation,
11:37de construction,
11:38et moins sur la phase d'exploitation,
11:40c'est-à-dire qu'une fois
11:40que votre data center
11:41est opérationnel,
11:42vous n'avez plus besoin
11:43d'énormément de travailleurs
11:44sur site.
11:46En revanche,
11:46cela peut créer
11:47beaucoup d'emplois indirects
11:49par,
11:49tout simplement,
11:50ces nouvelles capacités
11:51de calcul et de stockage
11:52qui sont délivrées
11:53aux entreprises
11:53qui en seront les clientes,
11:55qui pourront,
11:56par leur utilisation,
11:57en tout cas l'espère-t-on,
11:58générer des gains de productivité,
11:59dégager des ressources
12:00pour lancer
12:03de nouveaux projets de développement,
12:04et notamment
12:04des projets de développement
12:06qui sont pourvoyeurs d'emplois.
12:07En tout cas,
12:08on peut l'espérer
12:08en ce sens-là.
12:09Et puis,
12:10ça a un autre avantage aussi,
12:11c'est d'avoir
12:12au moins
12:13une emprise
12:14des données
12:15sur le territoire national.
12:16Alors,
12:17ça n'empêche pas,
12:18malgré tout,
12:19les lois extraterritoriales
12:21de pouvoir s'exercer,
12:22et ces données
12:23ne sont pas toujours garanties
12:25de sécurisation
12:25et d'anonymisation,
12:26parce que par ces lois
12:28extraterritoriales,
12:28des puissances étrangères
12:29peuvent y avoir accès
12:30par des moyens détournés.
12:31Je pense notamment
12:32au FISA
12:33ou au Patriot Act américain,
12:34mais il n'en doit pas moins
12:35que le fait d'avoir
12:36une emprise
12:37territoriale
12:38de ces data centers
12:39donne aussi
12:40une emprise juridique
12:41qui pourrait nous permettre
12:42de mieux réguler
12:43le secteur à l'avenir
12:44et le comportement
12:45des acteurs.
12:45Julien Piot,
12:46vous restez avec nous,
12:47Franck Boisiz.
12:48Simplement,
12:48je reviens sur SoftBank,
12:50qui est un des investisseurs
12:51majeurs de Chouserance.
12:52Je voudrais simplement
12:53rappeler,
12:53parce que certains
12:54l'ont peut-être oublié,
12:54que SoftBank,
12:55il y a quelques années,
12:56c'était l'investisseur phare
12:58d'une société de co-working
12:59qui s'appelait WeWork
13:00et qui a fait lamentablement
13:03en faillite l'opération
13:04avec, écoute à l'époque,
13:05près de 20 milliards de dollars
13:06à SoftBank.
13:07Ce qui veut dire quoi
13:08par rapport à cet engagement ?
13:10D'ailleurs ça,
13:10il y a attention
13:12de la coupe aux lèvres.
13:12C'est-à-dire que,
13:13comme ça a été annoncé tout à l'heure,
13:15ce sont des investissements
13:16pluriannuels.
13:17On s'engage sur 5,
13:186 ou 7 ans.
13:20Les gouvernants changent
13:21entre-temps.
13:21Les PDG des entreprises financières
13:24changent entre-temps aussi.
13:25Et les plans stratégiques
13:26sont parfois revus
13:28et corrigés.
13:29Je vous raconte
13:30une petite anecdote.
13:30Il y a deux ans,
13:31j'étais effectivement
13:31à Choose France
13:31et j'étais dans les allées
13:32du château
13:33et je me cogne sur un monsieur
13:34dont je me disais
13:34que sa tête me disait quelque chose.
13:36C'était Elon Musk.
13:37Donc il se baladait.
13:38Et je lui dis,
13:39alors qu'est-ce que vous faites ?
13:40Vous allez investir en France ?
13:42Et donc,
13:42dès que je me cogne sur lui,
13:43il y a plein de caméras qui arrivent
13:44et Elon Musk,
13:45là, se porte une déclaration
13:45en disant,
13:45bien sûr,
13:46la France m'intéresse,
13:47je compte investir,
13:49j'ai de grands projets
13:49pour la France.
13:50Deux ans après,
13:51on n'a pas eu de grands projets
13:52pour la France.
13:53C'est la seule convocation
13:54d'Elon Musk
13:54dans notre pays
13:55et me semble-t-il
13:56de nature judiciaire.
13:58Julien Pio,
13:59encore une question
13:59sur l'IA,
14:01notamment,
14:01ces data centers
14:02qui se concentrent
14:03sur l'intelligence artificielle.
14:05Est-ce qu'il n'y a pas
14:05une sorte de paradoxe ?
14:06C'est-à-dire qu'il y a
14:06une création d'emplois
14:07mais que d'autres
14:08sont détruits
14:09dans le même temps ?
14:12Ce paradoxe,
14:13c'est pas propre
14:13à l'intelligence artificielle
14:14et au data center.
14:15C'est quelque chose
14:16qui existe
14:17de façon consubstantielle
14:18avec l'innovation.
14:19L'innovation,
14:20on cherche toujours
14:21à...
14:25Julien Pio,
14:25on a un problème
14:26de connexion
14:27avec vous.
14:28On essaiera peut-être
14:29de vous retrouver
14:29dans les prochaines minutes.
14:31Problème de connexion.
14:32On parlait,
14:33Stéphane Vernet,
14:35du rapport,
14:36on va dire,
14:36entre ces investissements
14:39aujourd'hui
14:39et puis l'industrie
14:40plus classique.
14:41Est-ce que finalement,
14:42ces investissements,
14:42c'est un peu l'arbre
14:43qui cache la forêt
14:44en quelque sorte ?
14:45Oui, en partie
14:46parce que là,
14:47en fait,
14:48on en parle beaucoup
14:49d'IA,
14:50de numérique,
14:50etc.
14:50Mais à Versailles,
14:52à Atchouz France,
14:52il y a un certain nombre
14:53de secteurs en France
14:54qui souffrent beaucoup
14:55et qui sont complètement
14:56absents en fait.
14:57La sous-traitance automobile,
14:59la chimie,
14:59l'agroalimentaire,
15:01voilà.
15:01Vous avez des sites
15:03qui ferment.
15:04Je ne sais pas,
15:04j'entendais sur France Info
15:06cet après-midi
15:07que Duralex est en appel
15:09à ses clients
15:10parce qu'ils sont
15:11historiquement
15:11en grande difficulté.
15:13En fait,
15:13il y a ce côté,
15:14il y a des chiffres
15:16faramineux,
15:16des annonces
15:17qui ne sont que des annonces,
15:18je le rappelle.
15:19Et puis,
15:20en réalité,
15:20on a d'autres structures
15:22ou d'autres branches
15:23qui souffrent beaucoup.
15:24Je vous rappelle aussi
15:25qu'il y a une partie
15:26des investissements.
15:27Vous savez que l'année dernière,
15:28les patrons français
15:29s'étaient plaints du fait
15:30qu'on célébrait
15:31les investissements étrangers
15:31en France en disant
15:32« Oui, mais nous aussi,
15:33en fait,
15:34on investit en France,
15:35nous les Français,
15:36on n'en parle pas. »
15:37Et il y a un rendez-vous
15:39de Choose France
15:40à l'automne
15:41qui a été créé
15:41l'année dernière.
15:42Donc,
15:42on verra aussi
15:43l'automne prochain
15:45où les investisseurs français
15:47en France
15:47pourront se mettre en avant.
15:50Mais il y a une dichotomie,
15:51enfin,
15:51il y a un truc
15:52un peu curieux,
15:53c'est-à-dire d'un côté,
15:55on peut se dire
15:55« Cocorico,
15:56c'est formidable,
15:57beaucoup d'argent
15:57qui arrive,
15:58etc.,
15:59dans des projets
16:01importants,
16:01intéressants,
16:01d'accord. »
16:02Et en même temps,
16:03il y a une économie
16:04qui ne se porte pas hyper bien
16:05en ce moment
16:05au niveau français.
16:07Je vous rappelle
16:07que les prévisions
16:09de croissance de l'INSEE
16:10ont été revues à la baisse
16:11en ce début d'année,
16:12etc.
16:12Enfin,
16:12le chômage remonte,
16:14il y a...
16:16Et au moins,
16:17tout aussi préoccupant,
16:18le record de défaillants
16:19d'entreprises
16:19qui a été enregistré
16:20au début du mois de mai,
16:21on a frisé
16:22sur les 12 derniers mois
16:23les 70 000 défaillants
16:25d'entreprises,
16:27c'est-à-dire
16:27qui ont déclaré officiellement
16:29leurs difficultés.
16:30Avec aussi des plans
16:31chez les entreprises,
16:32on a vu Michelin
16:32encore la semaine dernière,
16:33par exemple.
16:34Avec des plans sociaux
16:34parallèlement à cela.
16:36Donc,
16:36derrière le côté
16:37effectivement extrêmement
16:38intéressant
16:39des nouvelles technologies,
16:40on a une économie
16:42plus traditionnelle
16:42qui souffre terriblement.
16:44Dernière remarque peut-être,
16:45Victor,
16:46je suis assez surpris
16:47que dans Tchouz France,
16:48on n'ait aucun investissement
16:49annoncé en matière
16:50d'armement.
16:51La France est un exportateur
16:52de matières de défense
16:53parmi les premiers mondiaux.
16:55Il y a un savoir-faire
16:56en la matière
16:56et il y a malheureusement
16:59une demande en ce moment.
17:00Comment vous l'expliquez ça ?
17:00Je suis assez étonné
17:02qu'il n'y ait pas
17:03d'investisseur étranger
17:05qui ait choisi
17:06le territoire français
17:07pour du matériel de défense.
17:08Patricia ?
17:09Moi,
17:10je suis relativement
17:11un peu étonnée
17:12parce qu'on est très protecteur
17:13et on aime relativement peu
17:15les joint ventures
17:16ou les accords
17:17avec d'autres entreprises.
17:18Donc,
17:18effectivement,
17:19on a un savoir
17:20et un personnel
17:22qui sait travailler.
17:24moi,
17:25ce que je note aussi
17:27avec cette célébration
17:29dans le château
17:31de Versailles
17:32du roi Louis XIV,
17:33c'est que...
17:34Merci pour le cours d'histoire.
17:36Donc,
17:36au cœur de l'histoire française,
17:37n'est-ce pas ?
17:38C'est que
17:39ces investissements,
17:41en tout cas,
17:41dans ces data centers
17:42commencent à poser des problèmes
17:44et à soulever des polémiques
17:45en France.
17:45On voit bien Google
17:47qui a un méga projet
17:49près de Châteauroux,
17:52qui doit être finalisé
17:54ou pas d'ailleurs,
17:55de plus de 2 millions d'euros
17:57ou 2 milliards,
17:58je ne sais plus,
17:58je me perds un peu parfois
18:00dans les chiffres,
18:00vous m'excuserez.
18:012 millions.
18:02Me corrige le spécialiste
18:04de l'économie.
18:05En tout cas,
18:06ça pose des problèmes
18:07parce qu'il y a
18:09l'artificialisation des sols,
18:10il y a le réchauffement
18:12qui peut se produire
18:13parce qu'ils utilisent
18:15notre énergie électrique,
18:17mais ça pose un problème
18:18effectivement de réchauffement,
18:20comment capter.
18:21Alors certains disent
18:21cela peut créer
18:22des entreprises induites,
18:24mais faut-il encore
18:24les concevoir
18:26dans le cadre
18:27de ces projets,
18:28c'est-à-dire réchauffer,
18:29faire du chauffage
18:30pour la ville.
18:31Tout ça doit être conçu
18:32et on a un peu l'impression
18:33qu'actuellement
18:34on pousse,
18:34on pousse effectivement
18:35à l'implantation
18:37sans prendre en compte
18:38toutes ces questions
18:40environnementales,
18:41d'autant qu'une loi
18:41est passée
18:42il y a très peu de temps
18:43pour simplifier
18:44les procédures administratives
18:46et faire en sorte
18:47que les contestations
18:48soient un peu moins possibles
18:50et soit facilite
18:51en quelque sorte
18:52ces implantations-là.
18:54Donc je pense
18:56que ça pose
18:56de vrais problèmes
18:57aussi bien
18:58à l'environnement
18:59qu'à l'intégration
19:02j'ai envie de dire
19:03urbaine
19:03et des participants
19:05autour
19:05à ces grands projets.
19:06Rachel, pour revenir
19:07à Emmanuel Macron,
19:09est-ce que vous avez
19:09le sentiment
19:10qu'il est en quelque sorte
19:11en train de faire
19:12décrire son propre inventaire ?
19:14Il est dans sa tournée
19:14d'adieu
19:15à un an de la présidentielle.
19:17Oui, oui, c'est très clair.
19:19Ça aurait été sans doute
19:20difficile
19:21d'avoir un dernier,
19:22enfin un dernier,
19:23peut-être que son successeur
19:25décidera
19:25de poursuivre
19:27l'initiative.
19:28Mais en tout cas...
19:29Ils ne sont pas d'accord
19:29sur ce point-là.
19:30Non, voilà, loin de là.
19:32Mais un dernier
19:33Choose France
19:34sous sa présidence
19:35qui ne soit pas un record.
19:37Finalement, ça correspond bien
19:38à Emmanuel Macron.
19:40Donc effectivement,
19:40il y a une sorte
19:41de grand,
19:43si j'osais,
19:44de grand best-of
19:45des dix années
19:46d'Emmanuel Macron
19:47à la tête de l'État.
19:48Et Choose France,
19:49c'est quand même
19:49un truc assez majeur.
19:52C'est quand même
19:52un argument
19:53qui a beaucoup été servi,
19:54notamment pendant
19:54sa campagne de réélection,
19:56sur le fait que la France
19:56était devenue
19:57le pays
19:58où il y avait
19:58le plus d'investissements
19:59étrangers
20:00en Europe.
20:01Mais pour revenir
20:01sur ce que disait
20:02Patricia,
20:03c'est tout à fait vrai,
20:05la question des data centers,
20:06elle a des externalités
20:07négatives
20:07assez importantes.
20:09Et c'est une question
20:11qui se pose
20:11à tous les pays
20:14occidentaux
20:14qui ont
20:15et
20:15un problème
20:16d'emploi
20:17et
20:19souvent,
20:20malgré tout,
20:20des législations
20:21en matière
20:22d'écologie
20:22et d'environnement
20:23relativement
20:25importantes.
20:25Et on s'aperçoit
20:26qu'au moment
20:27des crises,
20:29on commence
20:30à simplifier
20:30ces législations,
20:32à rendre
20:32les permis
20:33de construire
20:33plus simples
20:34à déposer,
20:35les délais
20:35plus courts,
20:36les recours
20:37moins faciles
20:39à faire.
20:41Et ça finira
20:43aussi quand même
20:43par poser
20:44une question
20:45démocratique.
20:46Je reviens
20:46sur ce que je disais
20:47tout à l'heure
20:47sur le ratio
20:49investissement-emploi.
20:51l'État s'engage
20:52pour faire
20:53venir
20:53ses investissements.
20:56S'il n'y a pas
20:57encore une fois
20:57les emplois
20:58à la clé,
20:59démocratiquement,
20:59ça pose question
21:00d'une certaine manière.
21:01Je veux dire,
21:02profiter
21:02de l'avantage
21:04comparatif
21:05de l'électricité
21:05moins chère
21:06et abondante
21:07en France,
21:08à priori,
21:09on peut se dire
21:09qu'il serait venu
21:10peut-être
21:10sans ça.
21:11Mais c'est une question
21:12effectivement
21:12qui se pose
21:13sur la priorité
21:14à l'emploi
21:15et les autres questions.
21:16Question aussi
21:16Stéphane Vernet
21:17sur l'économie
21:19de façon générale
21:20de la France
21:21depuis l'arrivée
21:22d'Emmanuel Macron
21:22au pouvoir.
21:23On voit que ce sommet
21:24de choses France,
21:24est-ce qu'on peut dire
21:25que la France
21:25a choisi,
21:26elle,
21:26son économie
21:27depuis ses dix ans ?
21:29On est plus proche
21:29peut-être
21:30de quelque chose
21:32à l'américaine
21:33avec une uberisation
21:34des implantations
21:35d'Amazon
21:35que l'État-providence ?
21:36Il y a eu plein de choses
21:37dites ce soir
21:38qui sont intéressantes.
21:39C'est-à-dire que
21:39la problématique
21:40de l'économie
21:40de ces dix dernières années,
21:42si vous voulez,
21:42c'est que
21:44moi je pense
21:44que le maître mot
21:46c'est la souveraineté,
21:47la recherche
21:48d'un retour
21:48à la souveraineté,
21:49etc.
21:49Mais pourquoi ?
21:50Parce qu'on a perdu
21:51plein de choses.
21:52Ce que disait
21:52Patricia Alémonière
21:53tout à l'heure
21:53sur les data centers,
21:54c'est tout à fait vrai,
21:55ça a été souligné
21:56par Rachel,
21:56c'est vrai,
21:57les data centers
21:58ça consomme énormément
21:59d'énergie,
22:00beaucoup d'eau,
22:01c'est donc
22:02d'un point de vue
22:03environnemental,
22:04ça pose question.
22:05Je vous rappelle
22:06qu'on vit quand même
22:06dans un pays
22:07où à la fin des années,
22:08à la fin du
22:12du 20ème siècle,
22:13on a décidé
22:14qu'en fait
22:14on allait se passer
22:15des industries,
22:16on allait se passer
22:16des usines,
22:18on a tout délocalisé,
22:19on a dit
22:19on a qu'à tout produit
22:20en Chine
22:21et nous on va se concentrer
22:22sur l'intelligence,
22:24sur les services,
22:25la recherche,
22:26etc.
22:27Les brevets,
22:28c'est super,
22:29sauf que pour le coup
22:30on a complètement
22:31désindustrialisé la France,
22:32que l'économie des services
22:34elle a aussi produit
22:35énormément de ce qu'on appelle
22:36des bullshit jobs,
22:37c'est-à-dire des gens
22:38très très mal payés
22:39qui vivent très très mal
22:40et qu'en fait
22:41le pays a beaucoup perdu
22:43aussi d'un point de vue économique.
22:45On a beaucoup gagné
22:46en termes de réduction
22:48de la pollution,
22:49des productions
22:50de gaz à effet de serre,
22:52c'est aussi pour ça
22:53qu'on est parmi
22:53les champions du monde
22:54en termes de bilan carbone,
22:58etc.
22:58puisqu'on s'est débarrassé
22:59de beaucoup d'industries polluantes.
23:01Même si même ça
23:01ça ralentit.
23:02Alors même ça
23:03ça ralentit
23:03mais aujourd'hui
23:04il y en a qui pourraient
23:05encore partir,
23:06je veux dire
23:07ce qu'il reste
23:07de la CDR-urgie,
23:08de la métallurgie
23:09c'est extrêmement menacé.
23:10Il reste quelques raffineries
23:12dans notre pays
23:12qui vont fermer à terme.
23:14Mais en même temps,
23:16qu'est-ce qu'on attire
23:17et qu'est-ce qu'on crée
23:18et qu'est-ce qu'on implante
23:21pour prendre le relais ?
23:23Moi je ne suis pas sûr
23:24que les data centers
23:26soient la panacée.
23:28C'est sûr que
23:28sur la question de l'emploi
23:29ça pose question.
23:31En même temps,
23:32il faut voir
23:32si ça crée effectivement
23:34des activités induites.
23:36je pense qu'il ne faut pas
23:38tout de suite
23:38se dire
23:39que le truc
23:41est pourri
23:42et que...
23:42Non, bien sûr.
23:43Et puis comme a dit
23:44notre intervenant
23:44tout à l'heure,
23:45c'est important
23:46d'avoir des data centers
23:47sur notre sol
23:48pour des questions
23:48de souveraineté
23:49de toute façon.
23:50C'est évident.
23:50Et qu'est-ce qu'on va pouvoir
23:51relancer, créer autour ?
23:52C'est ça la question.
23:54Pour rebondir sur Hervé
23:55la notion de souveraineté,
23:56il y a quand même un domaine
23:57où on aurait pu s'attendre
23:57à des annonces également
23:58parce que c'est un vrai domaine
23:59de souveraineté industrielle
24:00où le Covid nous a montré
24:02qu'on avait perdu pied,
24:05que la plupart des molécules
24:06étaient produites en Chine
24:08et que le jour
24:09où il y avait une pandémie,
24:10il y avait un vrai problème
24:11d'approvisionnement.
24:12On n'a pas depuis
24:14assisté à une relocalisation majeure
24:16de la fabrication de médicaments.
24:18On a simplement un exemple
24:19qui nous est monté en épingle
24:20avec une belle opération de com
24:21qui est la production
24:23de Doliprane
24:23qui est rapatriée en France
24:25sur une usine.
24:26Mais je trouve que le médicament
24:28est un exemple
24:29de peut-être
24:31réindustrialisation ratée
24:31de ce pays.
24:32C'est ce que je disais tout à l'heure.
24:34C'est-à-dire qu'il faut regarder
24:35dans les investissements.
24:35Qu'est-ce qu'il y a
24:36derrière les investissements étrangers ?
24:37Aujourd'hui,
24:38vous avez des petites structures,
24:39des labs,
24:40des startups,
24:41des gens qui font de la recherche
24:42et qui trouvent des choses
24:43super intéressantes.
24:44Si c'est pour les voir
24:45se faire acheter
24:46par des Américains
24:47ou par des Allemands
24:49ou que sais-je.
24:50Juste pour prendre le contrôle
24:51d'une recherche,
24:53plus que de la recherche,
24:54de gens qui trouvent
24:55alors qu'eux ne trouvent plus.
24:56Et pour s'approprier des brevets,
24:58je ne suis pas sûr
24:59que ce soit super positif pour nous.
25:01Ça fait partie des choses
25:02à surveiller.
25:05Je pense que sur l'armement,
25:06à mon avis,
25:07il y a des gros investissements
25:08qui se font
25:09mais on n'en parle pas.
25:11Ils ne font pas partie
25:13de Choose France
25:14simplement parce que
25:14je vous rappelle
25:15que Choose France
25:15c'est aussi d'abord
25:16une grosse opération de com
25:17et vous avez des secteurs
25:19dans lesquels
25:21on n'aime pas trop
25:22faire de la com.
25:23Patricia, sur ce point
25:25vous l'avez déjà un peu évoqué
25:26tout à l'heure.
25:27Non, on n'aime pas
25:28faire de la com
25:29et les accords
25:31qui se font
25:31sont des accords
25:33qui restent quand même...
25:36Non, je ne suis pas d'accord
25:37Patricia.
25:39Quand on a
25:40les forges de Tarbes
25:42qui produisent des obus
25:43en ce moment
25:43pour les canons César
25:44qui ont reçu
25:46la visite
25:46de toutes les chaînes
25:47de télévision
25:47de France et de Navarre
25:48pour montrer à quel point
25:49ces forges produisent
25:50de beaux obus
25:50pour nos canons César.
25:52Tu parles de quoi là ?
25:52Je parle de l'industrie
25:53de l'armement.
25:54Mais de l'industrie
25:55de l'armement française
25:55on parlait là
25:56des investissements étrangers
25:57en France.
25:59Mais oui, mais quand demain
26:00KNDS par exemple
26:01qui est l'ancien
26:04Giat Industrie
26:05c'est-à-dire
26:05qui fait des chars
26:06qui a un accord
26:07avec des Allemands
26:07pour produire conjointement
26:09des pièces
26:09je veux dire
26:10on en parle aussi.
26:11On en parle
26:12mais on en parle souvent
26:13très mal
26:13parce que les accords
26:14avec les Allemands
26:14posent des vrais problèmes
26:16puisqu'il y a deux directions
26:17qui sont très différentes
26:18il y a une direction en France
26:19et une direction en Allemagne
26:20qui ont parfois
26:20des difficultés
26:21à se mettre en place.
26:22Donc on n'a pas
26:23de...
26:23Voilà, on ne va pas
26:25polimiter là-dessus.
26:26On peut polimiter
26:27sur tout ce que vous voulez
26:28on est là pour discuter.
26:29Je ne comprends même pas
26:30d'ailleurs pourquoi
26:31vous êtes intervenu.
26:32Non, parce que je pense
26:33que quand l'armement
26:34est un secteur
26:34entre guillemets maintenant
26:35qui fait partie
26:36des fleurons de ce pays
26:37et quand il y a
26:38entre guillemets
26:39des deals
26:39des opérations qui se font
26:41dans le contexte d'aujourd'hui
26:42l'État a plutôt intérêt
26:43à les montrer
26:44y compris
26:45si c'est un joint venture
26:46avec des Européens.
26:47Un tout dernier mot
26:48Rachel Graham-Alcarcel
26:49sur ce sommet
26:50de choses France
26:50on l'a rapidement dit
26:52tout à l'heure
26:52tous les partis
26:53ne sont pas d'accord
26:54ou en tout cas
26:54pour savoir
26:55si ce rendez-vous
26:57sera maintenu ou pas
26:57le RN et LFI
26:59par exemple
27:00disent clairement
27:00qu'il disparaîtra
27:01Edouard Philippe
27:02Raphaël Glucksmann
27:03c'est plus ouvert.
27:04Oui c'est plus ouvert.
27:05Après de toute façon
27:06la question
27:07de faire venir
27:08des investissements
27:09étrangers en France
27:11elle se posera
27:12à n'importe quel président
27:13ou présidente élue
27:14l'année prochaine
27:15il ne faut pas se cacher
27:16derrière son petit doigt
27:16là-dessus.
27:17Voilà, ce sera sous une forme
27:18ou sous une autre
27:19c'est certain.
27:19Effectivement on ne sait pas
27:20s'il se sommet en...
27:21c'est peut-être trop
27:21marketer Macron
27:22dans la France.
27:23Est-ce que ce sommet
27:24en l'état restera le même ?
27:25Allez, la suite
27:26désinformée dans un instant
27:27la seconde partie
27:28juste après l'info
27:29il est 20h
27:30et 31 minutes
27:30sur France Info.
27:36Et l'info
27:37c'est avec vous
27:37Emmanuel Langlois.
27:38Au 94ème jour
27:40de la guerre
27:41au Moyen-Orient
27:41les négociations
27:42pour mettre fin
27:43au conflit
27:43semblent patiner
27:44ce soir
27:45notamment
27:45à cause de l'offensive
27:47israélienne
27:48qui s'étend
27:48au Liban
27:49l'ONU se dit ce soir
27:50très inquiète
27:51et appelle au respect
27:52du cessez-le-feu
27:53Donald Trump
27:54quant à lui
27:55assure que le premier
27:56ministre israélien
27:57Benyamin Netanyahou
27:58s'est engagé
27:59lors d'un coup de fil
27:59entre les deux hommes
28:00à ne pas envoyer
28:02de troupes à Beyrouth.
28:03Dans un deuxième message
28:04le président américain
28:05affirme que les discussions
28:06avec l'Iran continuent
28:08à un rythme rapide
28:09dit-il
28:10sans plus de précision.
28:12Après avoir été
28:13arraisonné
28:14dans l'Atlantique
28:14par la marine française
28:15le pétrolier
28:16sous sanction européenne
28:18est attendu
28:18demain matin
28:19dans la baie
28:20de Douarnenez
28:20où il sera mis
28:21à disposition
28:22de la justice
28:23le navire
28:23circulait
28:24sous pavillon
28:25de complaisance
28:26camerounais
28:27c'est le quatrième
28:28navire
28:28de cette fameuse
28:29flotte fantôme russe
28:31que la France
28:32intercepte.
28:33Elle avait été reprise
28:35par ses salariés
28:36en coopérative
28:36en scope
28:37en juillet 2024
28:38il y a un peu moins
28:39de deux ans
28:40dans un communiqué
28:41la verrerie
28:41Duralex annonce
28:42son placement
28:43au redressement judiciaire
28:45elle est aujourd'hui
28:46en cessation
28:46de paiement
28:47créée en 1945
28:48près d'Orléans
28:49Duralex
28:50a déjà fait l'objet
28:51de cinq redressements
28:53judiciaires
28:53depuis une vingtaine
28:55d'années
28:55et puis les deux dernières
28:57usines
28:57de pâte à papier
28:59en France
29:00elles vont-elles
29:00continuer à tourner
29:01une offre de reprise
29:02vient en tout cas
29:02d'être déposée
29:03aujourd'hui
29:04devant le tribunal
29:05de commerce de Toulouse
29:07par des dirigeants
29:08du groupe
29:08la société emploie
29:09670 personnes
29:11sur deux sites
29:12en Haute-Garonne
29:12donc
29:12mais aussi
29:13dans les bouches
29:14du Rhône
29:15le tennis
29:16c'était la dernière
29:17représentante française
29:19en simple
29:19à Roland-Garros
29:20Diane Paris
29:2192e joueuse mondiale
29:22s'incline
29:23en huitième de finale
29:24contre la polonaise
29:25Maja Schwalinska
29:26c'était aussi
29:27le premier
29:28huitième de finale
29:29en grand slam
29:29pour la jeune joueuse
29:30niçoise
29:31âgée de seulement
29:3219 ans
29:33les festivités
29:34elles continuent
29:35pour le Paris Saint-Germain
29:36et sont passées
29:36justement ce lundi
29:38par Roland-Garros
29:38Ousmane Dembele
29:39Désir Edoué
29:40Bradet Barcola
29:42ou encore Warren
29:42Zahir Emery
29:43ont ainsi ramené
29:44les trophées
29:45les deux trophées
29:46de leur victoire
29:47celle du PSG
29:48en 2025
29:49et 2026
29:50sur le cours central
29:51de Roland-Garros
29:54France Info
29:5520h
29:5621h
29:57France Info
29:59les informés
29:59Victor Matel
30:01Avec ce soir
30:02dans le studio
30:03de France Info
30:04Rachel Garabal-Carselle
30:05journaliste politique
30:06votre newsletter
30:07Blocks et Partis
30:09Stéphane Werner
30:10rédacteur en chef
30:11délégué de Ouest France
30:12le bureau parisien
30:13Franck Boisise
30:14journaliste à Libération
30:16et Patricia Lémonière
30:17grand reporter
30:17et spécialiste
30:18des questions internationales
30:20vous l'entendiez
30:20à l'instant
30:21le trophée
30:21de la Ligue des champions
30:22de football
30:23de football
30:23la fameuse coupe
30:24aux grandes oreilles
30:25présentée cet après-midi
30:26au public de Roland-Garros
30:28plusieurs joueurs du PSG
30:29présents
30:29sur la terre battue
30:31porte d'auteuil
30:31après la deuxième victoire
30:33d'affilée du club
30:34samedi
30:34en coupe d'Europe
30:35un week-end de fêtes
30:36quelque peu gâché
30:38les violences et dégradations
30:39dans la capitale
30:39mais pas seulement
30:41avec des centaines
30:41d'interpellations
30:42en bilan dressé ce matin
30:43par le ministre de l'Intérieur
30:45Laurent Nouniès
30:46on est à plus de 890
30:48interpellations
30:48au total
30:49c'est 45%
30:50de plus que l'année dernière
30:51et malheureusement
30:52les fonctionnaires
30:53et militaires
30:54de gendarmerie
30:55pour les forces
30:55de sécurité intérieure
30:56nous sommes à 178 blessés
30:58nous savions
30:59que ces célébrations
31:00au cas de victoire du PSG
31:01allaient donner lieu
31:02à des débordements
31:02on avait un gros dispositif
31:03il est exceptionnel
31:04en volume de fonctionnaires
31:06et de militaires
31:07de la gendarmerie
31:07mobilisés
31:08et puis il y avait des consignes
31:09d'extrême fermeté
31:10d'intervention
31:11le ministre de l'Intérieur
31:12Laurent Nouniès
31:13c'est le confrère
31:14de France Inter
31:14près de 900 interpellations
31:16dont plus de la moitié
31:17à Paris
31:18et des jugements
31:19aux comparutions immédiates
31:20qui ont commencé
31:21aujourd'hui
31:21Rachel
31:22est-ce que ces violences
31:23c'est quoi
31:23ratées de la part
31:24des autorités
31:26je ne sais pas
31:28il y a d'évidence
31:29quelque chose
31:29qui ne s'est pas bien passé
31:31et ce n'est pas possible
31:32qu'à chaque fois
31:33qu'on a une grande victoire
31:35sportive
31:35ou un grand événement sportif
31:37on se dise
31:38ah ça va mal tourner
31:39c'est quand même
31:40un peu devenu
31:41un réflexe
31:42et effectivement
31:43ça a en partie mal tourné
31:45et ce n'est pas acceptable
31:46après je m'interroge
31:48sur le refrain
31:50du ministère de l'Intérieur
31:50qui à chaque fois
31:51qu'il y a des événements
31:52de ce genre
31:52pas que sportifs
31:53pour le coup
31:53on donne toujours
31:54le nombre d'interpellés
31:56ça ne veut pas forcément
31:58dire grand chose
31:59le nombre d'interpellés
32:00souvenons-nous
32:01des fameux samedis
32:02des gilets jaunes
32:03où on donnait toujours
32:04le samedi soir
32:05le nombre des interpellés
32:06puis dès le lundi matin
32:07le nombre des condamnés
32:08il était quand même
32:09beaucoup beaucoup
32:09beaucoup plus maigre
32:11donc il va falloir attendre
32:12de voir ce qu'il y a
32:13ce qu'il y a
32:14ce que dit d'ailleurs
32:14Laurent Nouniez
32:15c'est voilà
32:15on avait un grand maillage
32:16d'intervention
32:17on a eu beaucoup d'arrestations
32:18et puis il dit
32:18il y avait des consignes
32:20de grande fermeté
32:22donc est-ce que parfois
32:23on n'a pas pris
32:24dans le lot
32:24beaucoup de gens
32:25c'est quand même un sujet
32:27parce que
32:28j'entendais tout à l'heure
32:29sur votre antenne
32:30des gens qui ont comparu
32:31donc à partir de ce matin
32:33cet après-midi
32:33des gens qui ont encore
32:34leur maillot du PSG
32:35de samedi soir
32:38donc qui ont passé
32:39presque 48 heures
32:42en garde à vue
32:44et qui peut-être
32:45vont ressortir
32:46sans rien
32:47c'est un événement
32:48qui potentiellement
32:49est un peu traumatisant
32:51donc il y a quelque chose
32:52qui ne s'est pas bien passé
32:53c'est pas acceptable
32:55que ça se passe comme ça
32:57maintenant désormais
32:58régulièrement
32:58maintenant je m'interroge
32:59aussi sur cette politique
33:01un peu du chiffre médiatique
33:02du ministère de l'Intérieur
33:04Franck Boisise
33:05effectivement
33:06ce grand nombre
33:07d'interpellations
33:07il peut être lié
33:08à la très grande présence
33:10policière
33:10on le rappelle
33:1022 000 policiers
33:12dans tout le pays
33:138 000 rien qu'à Paris
33:14il est clair que politiquement
33:15quand il se produit
33:16des débordements
33:16de ce type-là
33:17il vaut mieux faire
33:17du chiffre
33:18comme on dit
33:19en langage policier
33:19je trouve que cette affaire
33:21pose au moins
33:22deux questions
33:22la première
33:23c'est celle du renseignement
33:24c'est-à-dire que
33:25les services de police
33:26le renseignement territorial
33:27ont pour mission
33:28avant tout événement
33:29de ce type
33:30en examinant les réseaux sociaux
33:31en voyant leurs informateurs
33:33d'essayer d'évaluer
33:34la dangerosité
33:35d'un tel événement
33:36là le ministre de l'Intérieur
33:37dit
33:38on savait que ça serait
33:39compliqué
33:40est-ce que ça a été
33:41bien jaugé ?
33:42est-ce qu'il y a une défaillance
33:44ou pas du renseignement ?
33:44ce qui est la première question
33:45qui me semble-t-il se pose
33:47la deuxième
33:47c'est que le maintien de l'ordre
33:48c'est presque un peu une science
33:50c'est-à-dire qu'il y a des doctrines
33:51de maintien de l'ordre
33:52aujourd'hui on a des groupes
33:53de plus en plus mobiles
33:53dans ce genre de
33:54dans ce genre de manifestations
33:57qui sont à la fois
33:57de plus en plus mobiles
33:58et de plus en plus aguerris
34:00à la guérilla
34:01notamment avec les forces de l'ordre
34:02et est-ce que ne se pose pas également
34:04une question de modification
34:05de la doctrine
34:06du maintien de l'ordre
34:07c'est-à-dire que là
34:08comme on dit trivialement
34:09on met du bleu
34:09on met des forces
34:10de manière très massive
34:11et très visible dans les rues
34:13mais l'attitude des fauteurs de troubles
34:16a beaucoup évolué
34:17et est-ce que les forces de police
34:18se sont adaptées en conséquence ?
34:20j'ai pas la réponse
34:21mais je crois que la question se pose
34:22Stéphane Vernet
34:23on se souvient que
34:24pendant la crise des gilets jaunes
34:25on parlait quasiment quotidiennement
34:27justement de cette fameuse doctrine
34:28du maintien d'ordre
34:29elle a évolué justement
34:30ces dernières années
34:31qui a évolué pendant la crise
34:32des gilets jaunes
34:33à plusieurs reprises
34:34et qui a évolué depuis
34:35oui mais effectivement
34:36je pense que là
34:36c'est une question de fond
34:37moi je voudrais dire plusieurs choses
34:38d'abord
34:40à la suite
34:41de la victoire du PSG
34:43il y a eu quand même
34:44une écrasante majorité
34:45de gens qui sont descendus
34:46dans la rue
34:47pour faire la fête
34:47et qui l'ont fait
34:49en toute tranquillité
34:50c'était la joie partagée
34:52c'était une vraie liesse populaire
34:53et c'est l'écrasante majorité
34:55des gens qui sont descendus
34:56dans la rue
34:57et qui ont célébré
34:58je vous redonne la parole
34:59juste après
34:59on peut écouter
35:00Lania El Arache
35:01qui est la première adjointe
35:02au nouveau maire de Paris
35:03Emmanuel Grégoire
35:04alors elle déplore bien sûr
35:05les violences qui ont lieu
35:06mais elle estime que globalement
35:07comme vous le dites
35:07la fête a été
35:08plutôt bien gérée
35:09dans son ensemble
35:10on l'écoute
35:10il y a eu un certain nombre
35:12de débordements
35:13il y a eu un certain nombre
35:14de dégradations
35:15et ce sont des faits
35:16absolument inacceptables
35:17mais globalement
35:18ce sont des faits
35:19qui ont été circonscrits
35:20ce sont des faits
35:21qui ne se sont pas retrouvés
35:23par exemple
35:23dans l'Est parisien
35:25ou dans le centre Paris
35:26il y a eu un déploiement
35:27extrêmement important
35:28de forces de police nationale
35:30et la police municipale parisienne
35:32qui a été extrêmement mobilisée
35:33ce week-end
35:34les médiateurs
35:35de la ville de Paris
35:35qui aussi ont été
35:36extrêmement mobilisés
35:37et un nettoiement
35:39qui est intervenu
35:40très tôt dans la nuit
35:41de façon à ce que Paris
35:42à 8h du matin
35:43le dimanche
35:44soit en état
35:46pour les parisiennes
35:47et les parisiennes
35:47on en revient Stéphane
35:48à ce que vous disiez
35:49sur le fait que la fête
35:50globalement
35:50il ne faut pas oublier ça
35:51il ne faut pas oublier ça
35:52je pense que d'abord
35:53c'était une grande fête
35:54et une grande fête populaire
35:55et dans l'écrasante majorité
35:58des cas
35:58ça se passe bien
35:59par contre
35:59on ne regarde
36:01que les voitures qui brûlent
36:02les affrontements
36:03etc.
36:03les vitrines cassées
36:04mais comme à chaque fois
36:06après si vous voulez
36:07il y a une minorité de gens
36:08dans cette foule
36:09qui sont des gens
36:11qui se laissent emporter
36:13par le moment
36:13parce que soit
36:14ils ont un coup dans le nez
36:16soit parce qu'ils ne se sentent plus
36:18ils font les cons
36:19ils font n'importe quoi
36:20il y en a
36:21et puis vous avez aussi des gens
36:22qui n'ont absolument aucun rapport
36:24avec le foot
36:26et qui viennent juste
36:27parce que eux
36:28ils ont un agenda
36:28ils se disent
36:30que c'est un moment
36:30où vous allez avoir
36:32de la foule
36:32des débordements
36:33que les choses seront difficiles
36:36à réguler
36:37et qui se mettent
36:38dans le lot
36:39en se disant
36:40avec un peu de chance
36:40on va pouvoir se faire
36:41un magasin de téléphone
36:42un magasin de je ne sais pas quoi
36:45de luxe
36:46et donc
36:48ils viendraient
36:48ce serait la fête
36:49du rougail saucisse
36:51ou
36:52ils viendraient pareil
36:53donc le problème
36:54il est là aussi
36:55voilà
36:55alors après
36:56on peut se dire
36:58que face à ça
36:58on ne sait pas comment gérer
36:59etc
37:00moi ce que je vois
37:01c'est que
37:0120 000 policiers
37:03et gendarmes
37:03déployés dans toute la France
37:05dont 8 000 à Paris
37:06le dispositif est énorme
37:08les chiffres sont en proportion
37:09je suis complètement d'accord
37:10avec Rachel
37:10je pense que ces chiffres
37:11ils ne veulent rien dire
37:12ils veulent peut-être
37:13juste dire
37:13qu'il y avait énormément
37:14de policiers
37:15et donc
37:16c'est aussi pour ça
37:17qu'il y a eu énormément
37:17beaucoup plus
37:18plus 45%
37:20disait Laurent Nunez
37:21d'interpellations
37:22par rapport à l'année dernière
37:23mais parce qu'il y avait aussi
37:24beaucoup plus de monde
37:24que les consignes étaient
37:26très fermes
37:26et très strictes
37:27on chope un maximum
37:28de gens
37:29etc
37:29derrière il y a les comparutions
37:30immédiates
37:31et compagnie
37:31ok
37:31mais est-ce qu'il y a eu
37:34plus de débordements
37:35en réalité
37:35que l'année dernière
37:36est-ce qu'il y en a eu
37:36tant que ça
37:37moi je ne suis pas sûr
37:38que ces statistiques
37:40en tout cas
37:41ce n'est pas ces stats
37:41qui nous le disent
37:42et non
37:42exactement
37:44et oui
37:45peut-être
37:45peut-être que
37:46l'autre question
37:47qu'il faut se poser
37:47c'est celle de la doctrine
37:49la façon
37:50d'aller au contact
37:51et de gérer tout ça
37:52parce que
37:53peut-être qu'aussi
37:54dans le tas
37:54vous avez déjà
37:55alors je redis
37:56il y a des gens
37:57qui viennent pour casser
37:58donc ceux-là
38:00de toute façon
38:01il faut réguler
38:03il faut les en empêcher
38:04mais vous avez aussi
38:05des gens
38:05qui pètent un câble
38:07juste parce qu'il y a
38:08une tension qui est créée
38:09il y a un mouvement
38:09et puis
38:10et puis
38:11ils se mettent à déconner
38:12parce que
38:13mais je veux dire
38:13si les choses
38:15étaient gérées
38:16dans la désescalade
38:17ces cas-là
38:18peut-être
38:18ne passeraient pas à l'acte
38:19et ça n'arriverait pas
38:20voilà
38:21je dis ça
38:21mais
38:23moi je ne suis pas
38:23un spécialiste
38:24du maintien de l'ordre
38:25mais je pense que
38:26la question de la doctrine
38:27effectivement
38:27elle est posée
38:28Patricia
38:28je voudrais juste ajouter
38:30quelque chose
38:30effectivement
38:30sur la doctrine
38:33parce qu'en France
38:34on a une doctrine
38:35qui est effectivement
38:36de mettre
38:36comme le disait
38:37très justement
38:38du bleu
38:38en quelque sorte
38:39de mettre beaucoup
38:40une présence policière
38:42sur le terrain
38:43qui gère à sa façon
38:45quand on regarde
38:46ce qui se passe
38:46dans les autres pays
38:47il y a des doctrines
38:49différentes
38:49on parle beaucoup
38:50de la doctrine allemande
38:51par exemple
38:51où il y a
38:53beaucoup d'incidents
38:53en Allemagne
38:54alors ça
38:54répété
38:55et régulier
38:56et récurrent
38:57mais il y a
38:58une médiation
38:59il y a
39:00une écoute
39:01il y a des discussions
39:02entre
39:03très fermes
39:04et très
39:05très intenses
39:06entre
39:06finalement
39:07les groupes
39:08d'ultra
39:10tout ce qu'ils peuvent faire
39:12et les autorités
39:15policières
39:15on peut regarder aussi
39:17les britanniques
39:17les britanniques
39:18gèrent les foules
39:19totalement différemment
39:20des nôtres
39:21ils évitent
39:21qu'il y ait des goulots
39:22d'extrondrement
39:22qu'il y ait deux entrées
39:23ils en mettent
39:24deux très nombreuses
39:25et surtout
39:26ils font
39:27une énorme surveillance
39:28et ce qu'on peut
39:29leur reprocher
39:29c'est une surveillance
39:30de masse
39:31un peu trop
39:32un peu trop intrusive
39:33au Royaume-Uni
39:34donc vous voyez
39:35chaque pays
39:36a sa technique
39:37on parlait Patricia
39:38de l'image de la France
39:39avec le sommet
39:40organisé par Emmanuel Macron
39:41l'image de la France
39:42de Paris
39:43avec ce qui vient
39:43de se passer là
39:44ça a fait la une
39:46qu'il y a une belle image
39:47d'incendie
39:48effectivement
39:49ça se vend
39:52en quelque sorte
39:53mais
39:53ce que montre
39:55la presse étrangère
39:57c'est qu'effectivement
39:58beaucoup de journalistes
39:59en particulier
40:00les britanniques
40:01insistent
40:02sur les différences
40:02de doctrine
40:03ces violences
40:04après la victoire
40:05du PSG
40:06elles ont aussi donné lieu
40:07à des controverses
40:09et des échanges
40:09à distance
40:10entre responsables
40:11politiques
40:12Jordan Bardella
40:13a ciblé
40:14sans surprise
40:15l'immigration
40:15la porte-parole
40:16du gouvernement
40:17Maud Bréjean
40:17elle a dénoncé
40:18ce matin
40:18sur France Info
40:19une violence endémique
40:21en lien avec l'éducation
40:22on l'écoute
40:23il y a une responsabilité
40:25collective
40:26il y a une responsabilité
40:27du politique
40:28évidente
40:28et ça touche
40:29évidemment
40:30au maintien de l'ordre
40:31ça touche
40:31aux politiques publiques
40:33qui sont mises en place
40:34depuis plusieurs années
40:35maintenant
40:35et puis il y a une responsabilité
40:37pardonnez-moi
40:38parentale
40:38il y a une responsabilité
40:40des familles
40:40vous avez vu les vidéos
40:41comme je les ai vues
40:43je pense
40:43c'est énormément de jeunes
40:45qui étaient présents
40:47dans ces rassemblements violents
40:49on a un problème
40:50avec une partie
40:52avec l'éducation
40:53d'une partie
40:53de nos enfants
40:54en France
40:55et si je peux me permettre
40:57je n'abuse pas
40:58pardon de ce genre de remarques
40:59mais on a un problème
41:00avec l'éducation
41:01d'une partie
41:01de nos fils
41:02on a un problème
41:03avec une partie
41:04de l'éducation
41:04de nos fils
41:05dit Maud Bréjean
41:06Rachel Garabalcarcel
41:07une problème
41:08avec une partie
41:08de nos fils
41:09ça c'est une évidence
41:10moi je garde un souvenir
41:13d'un moment joyeux
41:14la victoire
41:15en Coupe du Monde
41:15en 2018
41:16je me souviens
41:17j'habitais à Bordeaux
41:18à l'époque
41:19la finale avait eu lieu
41:21assez tôt
41:22dans l'après-midi
41:24vraiment une liesse
41:25partout dans la ville
41:26une ville qui a l'air
41:27d'autre chose
41:28que d'habitude
41:28vraiment
41:29il faisait chaud
41:30il faisait beau
41:30c'était vraiment
41:31la joie
41:32un moment très agréable
41:34mais
41:34on voit quand même
41:35à quel point
41:37dans des moments
41:37comme ça
41:38qui sont un peu
41:39hors du temps
41:41on a l'impression
41:42que pour les hommes
41:43ou en tout cas
41:44une partie des hommes
41:44ça leur donne une licence
41:45pour être
41:47plus entreprenant
41:48plus enrobant
41:49avec les femmes
41:50tout particulièrement
41:52et ça
41:53on est quand même
41:54bien obligé
41:54de le constater
41:56je veux dire
41:56encore une fois
41:57j'ai écouté
41:58sur votre antenne
41:59j'ai écouté
42:01beaucoup votre antenne
42:03parce qu'on soutient
42:04le service public
42:06mais j'entendais
42:07Margot Steve
42:08au tribunal
42:08qui disait
42:09ben oui
42:09il y a
42:11toutes sortes de personnes
42:12mais enfin
42:12il n'y a que des hommes
42:13malgré tout
42:14donc oui
42:15il y a un sujet
42:15qu'il va bien falloir
42:16regarder en face
42:17à un moment donné
42:18sur la responsabilité
42:19parentale
42:20qu'est-ce qu'il faut faire
42:20Franck Boisise ?
42:22je crois qu'on va
42:23enfoncer les portes ouvertes
42:23il y a une notion
42:26d'éducation
42:28qui fait qu'on ne casse pas
42:29les équipements publics
42:31le bien etc
42:32mais je crois que
42:34le phénomène d'entraînement
42:36quelle que soit
42:36l'éducation
42:37qui est dispensée
42:40aux jeunes
42:40fait que quand
42:41on a un mouvement
42:42de foule
42:43on a un mouvement
42:44d'entraînement
42:44et puis une sorte
42:45du bris
42:46ou de perte de repère
42:47qui fait qu'on aboutit
42:48à un genre de résultat
42:48ce qui est terrible
42:49parce que dans le décompte
42:51il y a un chiffre
42:52par contre là
42:52qui n'est pas gonflé
42:53et qui on ne peut pas
42:54laisser de côté
42:55c'est qu'il y a un homme
42:56qui est mort
42:56il y a un mort
42:57et qu'il y a une vie
42:58qui soit perdue
42:59à l'issue
43:01d'une rencontre sportive
43:03c'est juste inacceptable
43:04ça ne devrait pas
43:06se produire
43:07donc à un moment donné
43:09il faut quand même
43:09qu'il y ait une prise de conscience
43:11je remarque d'ailleurs
43:12que
43:12quand on observe
43:13les réactions politiques
43:14la gauche
43:15qui est toujours
43:16un peu mal à l'aise
43:16sur ces questions
43:17de sécurité
43:19je regardais notamment
43:19les déclarations
43:20de Glucksmann
43:21a eu
43:22sur cet événement là
43:23un discours
43:24un peu différent
43:25un peu plus dur
43:27si j'ose dire
43:28que sur des événements
43:29du même type
43:30peut-être par le passé
43:31donc
43:32est-ce qu'il n'y a pas
43:33y compris de ce côté-là
43:35de l'échiquier politique
43:35une sorte de changement
43:36de discours
43:37et le sentiment aussi
43:38Stéphane Vernet
43:39que cela se produit
43:40souvent lorsque ce sont
43:41des événements liés
43:42au football
43:43on se souvient des Jeux Olympiques
43:44en 2024
43:45l'événement en plus
43:46avait lieu chez nous
43:47ce qui n'était pas le cas
43:47pour cette finale
43:49et où ça s'était
43:50très bien passé
43:50dans l'ensemble
43:52oui alors
43:53est-ce qu'il y a
43:54un tropisme particulier
43:55pour le football
43:56je ne sais pas
43:57ce que je disais tout à l'heure
43:58c'est que moi je pense
43:59qu'il y a une partie
43:59notamment de la casse
44:02etc
44:02et des gens qui viennent
44:03avec un agenda précis
44:04et qui profitent
44:05des mouvements de foule
44:07que ce soit le football
44:08ou autre chose
44:08c'est pareil en fait
44:10après
44:11après
44:13vous marquez un point
44:15sur le côté
44:15sur le côté
44:16Jeux Olympiques
44:17et foot
44:17c'est sûr qu'on n'a pas
44:18assisté du tout
44:19au même débordement
44:20en 2024
44:20que
44:22hier soir
44:24ou que
44:24l'année dernière
44:25est-ce que c'est
44:26un problème
44:26d'éducation
44:28moi je pense
44:29que le problème
44:30c'est que
44:31il y a
44:32dans ce côté
44:33comment Franck
44:34parlait du bris
44:35mais dans ce côté
44:37cathartique
44:38etc
44:38défouloir
44:39en réalité
44:39oui
44:41la force
44:42est de constater
44:43que c'est
44:43quasi exclusivement
44:45des hommes
44:46et des jeunes hommes
44:47en fait
44:49qui se laissent
44:50entraîner
44:51qui vont faire
44:51n'importe quoi
44:52et qui débordent
44:54mais j'ai envie
44:54de vous dire
44:55c'est vieux
44:55comme le monde
44:56en fait
44:56ces problématiques
44:57là elles existent
44:58à travers
44:59ce qu'on peut regretter
45:01c'est que les choses
45:01ne s'améliorent pas
45:02du tout
45:03ça c'est clair
45:04mais par contre
45:05je ne suis pas sûr
45:06que
45:06on ne découvre pas
45:07le phénomène
45:07je ne suis pas sûr
45:08que ce soit lié
45:10je ne suis pas sûr
45:11que des efforts
45:11d'éducation
45:12qu'il faille
45:13culpabiliser les parents
45:14par rapport à l'éducation
45:15qu'ils donnent
45:16à leurs gamins
45:17encore une fois
45:17je pense que dans
45:18les prétoirs
45:18on voit arriver des gens
45:20qui ont des profils
45:21ils n'ont pas de casier
45:22ils sont tout à fait
45:24ordinaires
45:25entre guillemets
45:26mais comme les gilets jaunes
45:27à l'époque
45:27et qui se laissent entraîner
45:29à faire n'importe quoi
45:30parce que
45:31le bris
45:32ou parce que
45:33c'est l'euphorie du moment
45:34ou que sais-je
45:36je ne suis pas sûr
45:37que ce soit facile
45:38à prévenir
45:39si ce n'est effectivement
45:40en trouvant des moyens
45:41de désescalade
45:42un dernier mot peut-être
45:43sur le QG
45:43Patricia et puis Franck
45:44je crois que vous voulez
45:45intervenir aussi
45:45alors très rapidement
45:46je dirais juste pour
45:47pour poursuivre
45:48sur le côté historique
45:49moi j'ai un exemple
45:50qui me vient en tête
45:51enfin
45:52que j'ai
45:53en préparant l'émission
45:54j'avoue quand même
45:56c'est que
45:57sous la rhum
45:58de Néron
45:59qui était quand même
46:00un charmant personnage
46:01il y a eu
46:02des jeux de gladiateurs
46:04qui ont
46:04enflammé Pompéi
46:06et ça a été
46:07une catastrophe
46:08Pompéi
46:09contre une autre ville
46:09ils se sont écharpés
46:11et alors Néron
46:12dans sa sagesse
46:13Dieu sait si c'était
46:14un homme crunel
46:14a laissé
46:15le sénat géré
46:17et Pompéi
46:18était privé
46:19de jeux
46:19pendant 10 ans
46:20donc bon
46:22nous ne sommes pas
46:22à Pompéi
46:23mais il y a un phénomène
46:24que j'aimerais quand même
46:25dire c'est que
46:26Paris aussi
46:27a une spécificité
46:28c'est une ville
46:29avec un centre
46:29c'est une ville
46:31avec des rues
46:31très très fermées
46:33et les stades
46:34sont à l'intérieur
46:35de la ville
46:36que vous ne trouvez pas
46:37pareil au Royaume-Uni
46:38vous ne trouvez parfois
46:39pas dans toutes les villes
46:40comme ça
46:40et donc il y a
46:41là en l'occurrence
46:42le match n'avait pas lieu
46:43à Paris
46:46la fête était à Paris
46:48il était au Parc des Princes
46:48il était au Champs-Marc
46:50donc dans des lieux
46:51effectivement
46:51danses avec des magasins
46:53ce n'est pas hors de la ville
46:54allez tout dernier mot Franck
46:55je ne voudrais pas
46:56est stigmatisant
46:57mais quand même
46:57ça se déroule très souvent
46:58autour du football
46:59et j'observe en plus
47:00qu'il y a une sorte de diffusion
47:01de cette violence
47:02qui fait que dans les matchs amateurs
47:04le week-end
47:04on voit aussi
47:05les arbitres le disent
47:06on enregistre de plus en plus
47:07de violence
47:08sur les matchs de foot
47:09amateurs
47:10vraiment très très amateurs
47:11donc
47:12pourquoi est-ce que le rugby
47:13par exemple
47:14je ne suis vraiment pas
47:16ferré en sport
47:17mais pourquoi est-ce que le rugby
47:19visiblement
47:19véhicule moins de violence
47:20alors une violence
47:21mais qui est un peu différente
47:23quand même
47:23malgré tout
47:23et pour le coup
47:25j'aime le rugby
47:25mais il ne peut pas dire
47:27que le rugby
47:27soit signé zéro violence
47:28autour du rugby
47:29non mais c'est vrai
47:30je veux dire
47:30par exemple
47:31le Tour de France
47:32ne nous donne pas lieu
47:33à des débordements
47:33de ce style-là
47:35le biathlon
47:36alors qu'il y a des armes
47:38merci Rachel
47:39on poursuivra
47:40le débat
47:41terminons
47:41de chers informés
47:42avec l'annonce
47:43ce matin
47:43de la mort
47:44d'André Santini
47:45il avait 85 ans
47:46mais remblématique
47:47d'ici les Moulinots
47:49tout près de Paris
47:50depuis 1980
47:51il venait en mars
47:52d'être réélu
47:53à la tête de la ville
47:54c'était une figure
47:55du centre droit
47:56et peut-être
47:56même l'un des fameux
47:58barons des Hauts-de-Seine
47:59Rachel
47:59c'est comme ça
48:00qu'on les appelait
48:01oui
48:01on a l'impression
48:03que c'est
48:04la mort
48:05d'une race
48:07de politiciens
48:08qui n'existe plus
48:09qui n'existe plus
48:11c'est-à-dire des gens
48:11qui restent
48:12je crois
48:12qui étaient maires
48:13depuis 1977
48:1480
48:1680
48:16pardon
48:17vous n'écoutez pas
48:18Mélenchon
48:19pardon
48:20j'écoute France Info
48:21mais pas quand j'y suis
48:24donc voilà
48:25extrêmement longtemps
48:26très longtemps
48:27cumulaires
48:27en tout cas
48:28tant qu'il a pu
48:29puisqu'il a arrêté
48:30d'être député
48:30en 2017
48:31quand la loi
48:32l'en a empêché
48:33et
48:35c'est pas une mauvaise chose
48:37que ce type
48:39de politiciens
48:40ne puissent plus
48:42continuer
48:42c'est pas une bonne chose
48:43de pouvoir
48:44diriger une commune
48:46pendant tant
48:46de décennies
48:478 mandats
48:488 mandats
48:51de monopoliser
48:52la plupart
48:52des mandats
48:53du coin
48:55c'est pas une bonne chose
48:56et surtout
48:57si je puis dire
49:01il a capitalisé
49:03sur une bonhomie
49:04une image médiatique
49:05très positive
49:06André Santini
49:07je le disais tout à l'heure
49:08c'était l'humour
49:08ce fameux cigare
49:09aussi
49:10qui l'arbre
49:11et
49:12sauf qu'aujourd'hui
49:13par exemple
49:13il y a un communiqué
49:14du parti socialiste
49:15de Dicile et Mounineau
49:16qui rend hommage
49:17évidemment à quelqu'un
49:18qui a marqué sa ville
49:19c'est une évidence
49:19mais qui dit
49:20voilà
49:21André Santini
49:22c'était aussi une dureté
49:23très très forte
49:24dans le combat politique local
49:25et c'est une évidence
49:26avec l'opposition
49:27et c'est une évidence
49:28vous ne restez pas
49:29à la tête d'une ville
49:30pendant tant de temps
49:30sans être en fait
49:32très très très dur
49:35et peut-être un peu
49:36au-delà
49:36de la question démocratique
49:37on l'a dit
49:38Franck Boissy
49:38ce baron local
49:39André Santini
49:40qui a métamorphosé
49:42véritablement
49:42cette ville
49:43Dicile et Mounineau
49:44notamment en faisant implanter
49:45ça rejoint le premier sujet
49:47de ce soir
49:47en faisant s'implanter
49:48de grandes multinationales
49:49effectivement
49:50il y a un côté
49:50il y a un côté bâtisseur
49:52c'est-à-dire qu'il a
49:52il a très rapidement compris
49:53que cette ville
49:54Dicile et Mounineau
49:55située dans l'ouest parisien
49:57avec une surface foncière
49:58très très importante
49:58était une opportunité
50:00pour faire venir
50:00de grandes entreprises
50:02résultat
50:02des médias
50:04en nombre
50:05sont venus s'installer
50:06mais aussi
50:07Microsoft
50:08Coca-Cola
50:09enfin il y a eu
50:09il a vraiment su
50:11chasser les entreprises
50:12et les grandes
50:13pour les faire venir
50:14s'implanter sur ce territoire
50:15où en plus il y avait de la place
50:15il a métamorphosé
50:16en construisant
50:17des immeubles de bureaux
50:18un peu partout
50:18ça c'est le côté positif
50:20le côté un peu plus
50:23négatif
50:23c'est que c'était
50:24c'est ce qu'on a appelé
50:25dans les années 90-2000
50:26le clan pascois
50:27en fait
50:28du nom de l'ancien ministre
50:29à l'intérieur
50:29dont il était un grand ami
50:30dont il était un grand ami
50:32avec qui il discutait en Corse
50:33je me souviens de les entendre
50:34parler tous les deux
50:35pour pas qu'on comprenne
50:35parfois ils discutaient
50:37ensemble en Corse
50:37mais c'est surtout que c'était
50:39à une époque
50:40les Hauts-de-Seine
50:42département le plus riche
50:43de France
50:43c'était un système
50:44où une dizaine d'élus
50:46tenait le département
50:48tenait parfois
50:49les appels d'offres
50:50dans le département
50:50de façon un petit peu
50:51rock'n'roll
50:52si je puis dire
50:52ce qui a donné lieu
50:53à quelques procédures judiciaires
50:55et donc
50:56il était le dernier représentant
50:57d'un système
50:58qui a existé
50:59dans ce département
51:00encore une fois
51:01sous la houlette
51:02de Charles Pasqua
51:03qu'est-ce que vous retenez
51:04Stéphane Vernet
51:04d'André Santini ?
51:06c'était une figure
51:07effectivement
51:08c'est un des derniers barons
51:09de la politique
51:10en France
51:11comme on n'en fait plus
51:11il a quand même
51:12resté 46 ans
51:13à la tête de sa ville
51:13c'est énorme
51:14donc voilà
51:15il a vraiment transformé
51:16ici Moulineau
51:17il n'y a pas photo
51:19il a transformé
51:20les friches industrielles
51:22du bord de scène
51:22en fait il a fait
51:23il a fait son
51:24Tchouz France
51:2530 ans avant
51:26Tchouz ici
51:27Tchouz ici
51:2830 ans avant
51:30Tchouz France
51:30parce que
51:31voilà Capgemini
51:32Microsoft
51:33Orange
51:33Warner Bros
51:34c'est énorme
51:36ceci dit
51:37on se souvient
51:38d'un personnage truculent
51:39où on parlait du cigare
51:41il avait le verbe
51:42haut
51:42tout ça etc
51:43enfin il a été quand même
51:44aussi condamné
51:45pour un jour public
51:46il avait un certain nombre
51:48de plaintes
51:48pour harcèlement
51:49une information judiciaire
51:50pour agression sexuelle
51:51voilà
51:52de la part de deux jeunes hommes
51:54qui travaillaient
51:54il faut savoir aussi
51:56tout mettre sur la table
51:57c'est à dire qu'il a des mérites
51:58mais il y avait des choses
51:59qui posaient quand même
52:00qui posaient quand même question
52:02moi ce que je vois aussi
52:03c'est qu'en fait
52:04il a été réélu
52:06pour la huitième fois
52:07si je ne me trompe pas
52:09maire d'ici
52:10en mars
52:11mais il ne faisait pas campagne
52:12il n'était plus
52:13il était déjà très malade
52:14effectivement
52:15il n'était plus en état
52:16physiquement
52:16donc c'est un peu curieux
52:17aussi comme approche
52:19comme approche
52:20à la politique
52:21à la démocratie locale
52:22à la citoyenneté
52:23je trouve ça un peu curieux
52:24et puis juste pour terminer
52:26je ne veux pas dire de bêtises
52:26mais il me semble
52:27qu'il a été député
52:29jusqu'en 2017
52:30et qu'il a cédé
52:31son siège de député
52:32à Gabriel Attal
52:33et pour la symbolique
52:34je trouve ça quand même
52:35assez frappant
52:37parce que je vous rappelle
52:38qu'à l'époque
52:39Gabriel Attal
52:39était le Benjamin de l'Assemblée
52:41et qu'il incarnait
52:42le renouveau
52:43en politique
52:44etc
52:44en tout cas
52:46l'illusion d'un renouveau
52:47et d'un changement
52:49donc on est passé
52:50d'une figure tutélaire
52:52à un baron
52:52à un genou
52:55un tout petit mot
52:56Patricia
52:57il m'interpelle
52:59sur cette longévité
53:00je me dirais
53:02déni démocratique
53:03ou pas
53:03doit-on durer
53:05aussi longtemps
53:05et peut-on garder
53:07la démocratie
53:08je vais dire
53:09élective
53:10comme ça
53:10et deuxième point
53:11que je soulèverai
53:12ça fait partie
53:13de ces personnages politiques
53:16qui sont issus
53:17d'un milieu
53:18très modeste
53:18et qui se sont faits
53:20à la force du poignet
53:21avec tout ce que ça sous-entend
53:22merci beaucoup Patricia
53:24très rapidement
53:24à la une de Libération
53:25demain Franck Boisise
53:26nous revenons sur le narcotrafic
53:28avec une interview
53:29extrêmement intéressante
53:30de la chef du parquet national
53:32anticriminalité organisée
53:33on appelle ça le PNACO
53:34qui montre qu'il y a
53:36enfin qui démontre
53:37qu'il y a
53:37dans les dossiers
53:38qui arrivent au PNACO
53:39de plus en plus de mineurs
53:40et de plus en plus de femmes
53:41Stéphane Vernel
53:42à une de West France
53:43Etats-Unis
53:43Iran
53:44où en sont les négociations de paix ?
53:46Voilà pour les conseils lecture
53:47Merci à tous
53:48Votre blog
53:49c'est Blogs et Parti
53:51Votre newsletter
53:52Merci Rachel Garaval-Cartel
53:53Merci Patricia Alémonière
53:55Les informés reviennent bien sûr
53:56demain matin à 9h
53:57sur France Info
53:58Très bonne soirée
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