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00:04Générique
00:0920h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:14Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la une ce soir, l'émotion et la colère dans de très nombreuses
00:19villes, des rassemblements en ce moment même,
00:21pour critiquer les failles de la justice dans l'affaire Liana, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte vendredi
00:27dans le Gers.
00:27Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, pointe du doigt les juges. Qu'en est-il des moyens de la justice
00:32?
00:32À un an de la présidentielle, les candidats rivalisent de propositions en débat de tout cela dans un instant.
00:37Nous parlerons aussi ce soir de la garde à vue de Patrick Bruel, entendu depuis ce matin à Paris.
00:42Le chanteur doit répondre d'une dizaine d'accusations de viol et d'agression sexuelle.
00:45Et puis Donald Trump, de plus en plus isolé dans la guerre qu'il a lui-même déclenchée au Moyen
00:49-Orient.
00:50Ses paroles pèsent-elles encore face à l'Iran et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ?
00:55On vous explique tout en fin d'émission.
00:57Bonsoir Estelle Martin.
00:59Bonsoir Victor.
01:00Présentatrice de l'émission 64 minutes week-end sur TV5MONDE.
01:04Bonsoir Nathalie Moret.
01:05Bonsoir.
01:06Journaliste politique pour le groupe de presse Ebra.
01:09Thibaut Solano est avec nous, bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:11Directeur adjoint de la rédaction de Marianne, spécialiste des questions judiciaires.
01:15Bonsoir Paul Quignot.
01:16Bonsoir.
01:16Directeur délégué de la rédaction de Libération.
01:18Et Stéphane Vernet, bonsoir Stéphane.
01:20Bonsoir.
01:21Rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris.
01:25Près de 200 manifestations et rassemblements en ce moment devant les tribunaux de nombreuses
01:30villes de France à l'appel d'associations féministes et de défense de l'enfance
01:33pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice dans le traitement et le suivi des
01:38enquêtes pour viol à la suite de la mort dans le Gers de Liana, collégienne de 11 ans.
01:43Le principal suspect, Jérôme Barrella, était déjà visé par des plaintes ou signalements
01:48pour violences sexuelles dans l'une de ses affaires.
01:50Le procureur de Toulouse s'était dessaisi au profit de celui d'Oche.
01:54Les délais de transmission sont mis en cause.
01:57Bonsoir Yvan Plantet.
01:59Bonsoir.
01:59Vous vous trouvez justement pour France Info devant le palais de justice d'Oche.
02:04300 personnes réunies environ et beaucoup de colère ce soir.
02:09Absolument.
02:10Meillère dégage, pouvait-on lire sur une pancarte.
02:14C'est elle la fautive et il faut qu'elle démissionne à scander un autre participant
02:17depuis les marches du tribunal d'Oche.
02:19Des pancartes remplies de slogans ont été accrochées à des grilles derrière moi
02:23et une minute de silence a été respectée car c'est bien le parquet d'Oche, vous l'avez rappelé,
02:27qui est mis en cause depuis plusieurs jours à propos de la plainte déposée à l'été 2025
02:33auprès du procureur de Toulouse.
02:35Plainte qui a finalement atterri sur le bureau de la procureure d'Oche
02:38et Jérôme Barrella ne sera finalement jamais entendue en garde à vue.
02:42Au-delà de la peine ressentie ces derniers jours, c'est bien la colère qui a remplacé et qui a
02:46pris le dessus.
02:47Certains pointent également les délais interminables du traitement des plaintes ici du parquet d'Oche.
02:53On manque de moyens, me soufflait une magistrate avant la manifestation, malgré son devoir de réserve.
02:58Le tribunal d'Oche, c'est la loupe grossissante d'un problème plus large concernant la justice,
03:04concluait-elle effectivement en 2021 déjà.
03:06Lors d'une mobilisation des personnels du tribunal, son président, celui d'Oche,
03:10assurait qu'il faudrait tripler, voire quadrupler les effectifs au parquet pour traiter les plaintes.
03:16Ça n'a pas été fait.
03:17Les habitants, vous le voyez peut-être derrière moi, quittent peu à peu les lieux.
03:20Et ils se sont donnés rendez-vous lundi prochain, ici même, 19h, pour maintenir la pression sur les instances.
03:26Yvan Planteil à Oche pour France Info, avec à vos côtés Gilles Gallinaro pour les moyens techniques.
03:32Merci à tous les deux.
03:33Nathalie Moret, qu'est-ce qu'elles disent ?
03:34Toutes ces manifestations, on a vu à Oche et dans plusieurs dizaines de villes, des centaines.
03:39Même, c'est quoi ? C'est la société civile qui parle aujourd'hui, qui se mobilise ?
03:43Ces manifestations disent qu'on n'est pas face à un fait divers classique,
03:47mais on est face à un scandale d'État.
03:50Elles disent que...
03:51Scandale d'État ?
03:52Oui, absolument, dans la mesure où il y a plusieurs niveaux de responsabilité.
03:57Il y a un niveau de responsabilité, mon confrère vient de le dire, du tribunal de Oche, au niveau du
04:03parquet.
04:04Il y a des problèmes au niveau de l'éducation nationale,
04:06puisque la personne incriminée avait déjà été signalée et qu'il était dans un collège.
04:11Il y a un problème au niveau de la gendarmerie,
04:13puisqu'on sait maintenant qu'il y avait déjà eu des plaintes déposées dans la gendarmerie,
04:20notamment par la maman d'une petite fille qui s'est fait sérieusement tenser
04:23et accusée d'être trop insistante vis-à-vis des gendarmes.
04:30Donc, il y a plusieurs niveaux de l'État où, manifestement, il y a eu des défaillances.
04:35Des défaillances reconnues par le garde des Sceaux et par le président de la République lui-même.
04:39Donc, tout ça concourt à dire que ce n'est pas un fait divers,
04:42mais que c'est plus large, c'est un fait de société et sans doute un scandale d'État.
04:46Et face à un scandale d'État, il y a la goutte de trop.
04:51Et la mort de cette petite fille de 11 ans provoque la colère partout,
04:57des associations et de la société tout entière.
05:00Et moi, ce que je me pose comme question,
05:03c'est vu le taux de mobilisation partout ce soir à Paris et dans plusieurs villes de France,
05:08est-ce qu'on est à la fin de quelque chose,
05:10donc quelque chose qui dit simplement une colère et qui sera le début d'autre chose,
05:17ou est-ce qu'on assiste à quelque chose qui va durer dans le temps ?
05:20Et qui, on voit bien ce qui se passe à l'Assemblée nationale,
05:23sans doute on aura l'occasion d'en reparler,
05:25mais oui, il se passe quelque chose aujourd'hui.
05:27Et c'est sans doute, en plus, et peut-être va-t-on en parler aussi,
05:30le premier fait saillant de la pré-campagne présidentielle.
05:34On va y revenir, effectivement, à un an de cette élection,
05:37manifestation, on le disait en ce moment, et notamment à Paris.
05:40Le rassemblement prévu devant le ministère de la Justice,
05:42Place Vendôme, a été officiellement interdit,
05:44mais il y a quand même beaucoup de monde sur place.
05:47Thibault Solano, cela dit,
05:48beaucoup de choses de voir ce monde réuni sous les fenêtres du garde des Sceaux ce soir.
05:52Oui, ça dit une indignation que tout le monde peut comprendre.
05:56Il y a une enquête administrative,
05:57donc c'est difficile quand même de pointer aujourd'hui les responsabilités.
06:00On essaie un peu de plaquer des grandes généralités
06:04sur le manque de moyens, les problèmes informatiques.
06:06Avec des résultats de cette enquête attendus pour le 19 juin.
06:09Exactement.
06:10En attendant, effectivement, on dit,
06:12est-ce que c'est le manque de moyens,
06:13est-ce que c'est le problème informatique et tout ça,
06:15mais c'est peut-être, effectivement,
06:16plutôt des responsabilités individuelles,
06:18puisqu'on a quand même des éléments qui fuitent.
06:20On nous dit, par exemple,
06:21que la gendarmerie n'était pas surchargée d'affaires criminelles.
06:26Donc, effectivement, en attendant cette enquête,
06:29il y a une colère populaire à laquelle il faut répondre.
06:33Maintenant, est-ce qu'on va apporter les bonnes réponses
06:37si on n'a pas les vraies questions à poser ?
06:40Est-ce qu'on ne va pas faire un peu de démagogie
06:44en amenant des choses qui, finalement,
06:46ne vont pas résoudre le problème ?
06:47Par exemple, on nous dit,
06:49la parole de l'enfant n'est pas assez écoutée.
06:51Mais qui nous dit que c'est ça le problème dans ce dossier-là ?
06:54Il y avait un suspect qui était clairement nommé par la victime,
06:57il y avait des analyses médicales
06:59qui montraient clairement qu'il y avait eu des violences sexuelles.
07:02Il y avait tout.
07:02Donc, est-ce que c'est vraiment un problème de parole de l'enfant
07:04ou est-ce que c'est autre chose ?
07:05C'est ça que l'enquête devra déterminer.
07:07Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, ce matin,
07:09a convoqué les procureurs généraux place Vendôme.
07:12Peut-être un tout petit mot.
07:13Qui sont-ils ces procureurs généraux ?
07:14Quel est leur rôle ?
07:15Alors, dans les palais de justice, vous avez un procureur
07:17qui est là pour ouvrir des enquêtes,
07:19les confier soit aux services enquêteurs
07:21comme la police et la gendarmerie,
07:23soit un juge d'instruction.
07:24Au-dessus des procureurs, il y a les procureurs généraux
07:26qui sont là pour appliquer la politique pénale.
07:28Et donc, ce sont évidemment les interlocuteurs privilégiés
07:32de Gérald Darmanin
07:32pour remettre les pendules à l'heure.
07:36Gérald Darmanin, qui a appelé tous les magistrats ce matin.
07:39Il a tenu une conférence de presse.
07:41Après cette réunion, il les a appelés.
07:42On l'écoute à la mobilisation générale.
07:45Nous devons, en nous appuyant sur cette confiance,
07:48pouvoir avoir la mobilisation générale
07:51que je demande dans les prochaines semaines
07:54pour que nous puissions faire la vérité des chiffres
07:57aux Français, sur ce qui ne s'est pas bien passé
07:59dans l'affaire de Liana,
08:01mais sur ce qui se passe mal, et justement ailleurs.
08:03La mobilisation générale, Paul Quignot,
08:05qui appelle de ses voeux Gérald Darmanin,
08:07ça veut dire quoi que les juges ne sont pas assez mobilisés ?
08:10C'est compliqué de dire que c'est facile
08:13parce qu'évidemment qu'on a besoin de réponses
08:15sur le cas précis dont on parle depuis une semaine
08:18parce que c'est juste tragique
08:20et que la colère qui s'exprime depuis quelques jours,
08:22elle est compréhensible.
08:23Après, je trouve que le rôle d'un politique
08:27est de mettre de l'huile sur le feu
08:29de cette colère populaire, je ne suis pas sûr.
08:32C'est ce que fait, selon vous, Gérald Darmanin ?
08:34Je trouve que la manière dont il a ciblé très vite
08:37et de manière un peu globale les magistrats
08:41dans son intervention de vendredi soir
08:44ne me paraît pas être à la fois ni juste
08:47ni responsable de la part précisément d'un responsable politique.
08:52Il faut faire attention.
08:54Il a fait quelques peu marche arrière ce matin.
08:56Il a fait un petit peu marche arrière.
08:57Et qui convoque les procureurs ?
08:59Moi, ça ne me choque pas.
09:00Qu'on parle de sanctions individuelles,
09:03s'il y a eu des fautes,
09:04là, on parle de hauts fonctionnaires,
09:06ça ne me choque pas non plus.
09:09Mais il faut faire un tout petit peu aussi attention.
09:12On parle de justice.
09:13Et la justice, elle a aussi besoin de sérénité.
09:16C'est ça qui est très compliqué dans cette histoire.
09:18Parce qu'encore une fois, il y a une colère.
09:20Elle est complètement compréhensible.
09:22Mais c'est aussi le boulot de ministres
09:27et des responsables
09:28d'essayer d'avoir de la sérénité.
09:31Et la réponse politique,
09:32elle n'est pas systématiquement
09:33une loi supplémentaire,
09:35un texte supplémentaire.
09:37Ça ne marche pas comme ça.
09:38Stéphane Vernet, c'est aussi quoi ?
09:39De la communication politique
09:40de la part de Gérald Darmanin
09:42qui dit « moi, je ne vais pas démissionner »
09:43en gros, regarder du côté des juges ?
09:45Il y en a, ça en fait partie
09:46parce qu'on en est dans un contexte
09:47tout à fait particulier
09:48qui est celui de la présidentielle.
09:49Donc voilà.
09:50Il a aussi,
09:52Gérald Darmanin,
09:52il a aussi une pression forte
09:54puisqu'il est potentiellement candidat.
09:56Voilà, c'est un...
09:57C'est une problématique
10:01qui peut lui faire de l'ombre.
10:02Et on voit bien
10:03qu'il y a une dimension politique
10:05dans ce dossier
10:06où il y a une course à l'échalote
10:07pour proposer plein de choses.
10:10Moi, je trouve...
10:11Je suis d'accord avec Nathalie Moray
10:13sur le côté scandale de l'État.
10:14Ce qui s'est passé
10:15est totalement incompréhensible
10:16et totalement inexcusable.
10:17Il faut comprendre
10:18ce qui s'est passé.
10:19Il y a une enquête administrative
10:20qui a été ordonnée.
10:21Il faudrait peut-être commencer
10:22par attendre
10:22qu'elle donne des résultats, en fait.
10:24C'est-à-dire que la présomption d'innocence,
10:25elle existe aussi
10:27pour les magistrats.
10:28Elle existe aussi
10:29pour les fonctionnaires
10:30de gendarmerie, etc.
10:32qui pourraient être impliqués
10:33dans ce dossier.
10:34Attendre de voir
10:35vraiment quelle est la source du problème.
10:37Ce que je trouve très étonnant,
10:38moi, dans cette histoire,
10:40c'est que tout de suite,
10:40on a un président de la République
10:41qui était en déplacement
10:43au Monténégro
10:43et la première chose qu'il a dit,
10:44il a dit que ce n'est pas
10:44une question de moyens.
10:46Ben si, un peu quand même, en fait.
10:47C'est-à-dire que,
10:48même s'il n'y a pas que ça,
10:49il faudra voir ce qu'il y a derrière.
10:51En argumentant par le fait
10:53que le budget du ministère de la Justice
10:54avait augmenté 40%
10:55depuis son arrivée à l'Élysée.
10:57Mais il reste quand même très faible.
10:59Et puis, on est dans un pays
11:00où le nombre de procureurs...
11:02Moi, j'ai écouté
11:03ce que disait Frédéric Chevalier,
11:05le président de la CNPR,
11:07la CNPR, oui, c'est ça,
11:09qui disait qu'il y a
11:10trois procureurs
11:12pour 100 000 habitants
11:13dans notre pays.
11:14La moyenne européenne,
11:14c'est 12,2.
11:16Trois mois, effectivement,
11:17c'est ce qu'on dit.
11:18Et donc, c'est quand même...
11:19Si vous voulez,
11:19ça fait partie de la donne,
11:21ça fait partie du sujet.
11:23Il y a aussi le fait
11:25que Gérald Darmanin
11:25dit aujourd'hui,
11:27il leur donne,
11:28ils sommes les procureurs généraux
11:29de reprendre 70 000 plaintes
11:31et de relire tous les dossiers
11:33qui impliquent des mineurs
11:35dans les plaintes.
11:39Et de le faire d'ici au 14 juillet.
11:41D'ici au 14 juillet.
11:41Sauf que ça,
11:42il l'avait déjà demandé
11:43par une circulaire,
11:43une des multiples circulaires
11:45qu'il adresse, en fait,
11:49à l'intérieur de son...
11:50Enfin, à son institution
11:52en disant...
11:53Il l'a fait en début d'année.
11:54Les magistrats qui...
11:55On va se demander, Stéphane,
11:56et je me permets de vous interrompre,
11:57je vous redonne la parole après,
11:58de savoir si c'est faisable en pratique
12:00de réexaminer ces dizaines
12:01de milliers de cas.
12:03Écoutez, Christophe Barré,
12:04procureur général
12:04près de la Cour de Grenoble,
12:05il préside aussi
12:06la conférence nationale
12:07des procureurs généraux.
12:08Il était convié ce matin
12:09au ministère de la Justice.
12:10Est-ce que c'est réaliste ?
12:12On le fera, bien sûr.
12:14La question n'est pas
12:15d'aller trop vite.
12:15La question est d'être certain
12:17que dans les affaires
12:19qui le justifient,
12:20il n'y ait pas
12:21de délai inutile.
12:23Mais on s'en donnera les moyens.
12:24Vous savez,
12:25les parquets et les parquets généraux
12:26travaillent 24 heures sur 24.
12:29Il y a des services
12:30comme un SAMU
12:31qui se déplace
12:32sur les lieux des crimes.
12:33Il y a des services d'urgence
12:35et puis, oui, c'est vrai,
12:36il y a des services
12:37où les délais sont trop longs.
12:38Donc, on se mobilisera
12:40pour faire ce point d'étape.
12:4270 000 plaintes réexaminées
12:44en un peu plus d'un mois.
12:45Thibault Solano,
12:45c'est vraiment réalisable ?
12:47Ça me paraît difficile.
12:48En fait, ce qu'il faut savoir,
12:49c'est qu'il y a effectivement
12:51des réalités.
12:53C'est une surcharge de travail
12:54pour un grand nombre de magistrats.
12:56Pas partout.
12:57Il faut quand même aussi dire
12:58que la charge de travail
12:59n'est pas équivalente
12:59absolument partout.
13:00Et plus vous faites des circulaires,
13:03plus les magistrats
13:04doivent rendre des comptes,
13:05faire des tableaux,
13:06dire, regardez,
13:07on a bien appliqué ça,
13:08on a requis ça,
13:09on a fait ci,
13:09on a fait ça.
13:10Et donc, vous les surchargez
13:11encore plus en croyant
13:13résoudre le problème.
13:14Et d'autre part,
13:15si vous dites que la priorité,
13:18ce sont les violences
13:19contre les enfants,
13:20les violences sexuelles
13:21contre les enfants,
13:22si dans deux mois,
13:23on a une attaque au couteau
13:24à Paris,
13:24on dira la priorité,
13:26c'est le djihadisme.
13:27Et si dans deux mois plus tard,
13:28on a une balle perdue
13:29dans le centre-ville de Grenoble
13:30ou dans une autre ville,
13:31on dira la priorité,
13:32c'est le narcotrafic.
13:33Et donc, finalement,
13:33quelle est la vraie priorité ?
13:35Tout ça, c'est quand même
13:35de la communication
13:36et de la communication
13:37qui peut être contre-productif.
13:38Parce qu'effectivement,
13:39on va demander de plus en plus
13:40de paperases d'administration
13:42à des magistrats
13:44qui déjà font des tâches
13:45qu'ils ne devraient pas faire
13:46avec des procédures
13:47comme le surendettement
13:48ou certaines choses
13:49liées aux stupéfiants
13:49qu'ils ne devraient pas gérer eux-mêmes.
13:51Stéphane ?
13:52Ce que je voulais dire,
13:53c'est que vous avez un garde des Sceaux
13:54qui demande à ses procureurs
13:55de donner la priorité
13:56aux violences faites aux enfants,
13:58donc de rouvrir ses 70 000 dossiers
14:00et d'examiner ses 70 plaintes.
14:01Il a 70 000 plaintes,
14:03il l'a fait en début d'année.
14:04Comment croyez-vous
14:05que les procureurs aujourd'hui
14:06puissent faire en 4 semaines
14:08ce qu'ils n'ont pas réussi
14:08à faire en 6 mois
14:10par manque de moyens
14:11ou d'effectifs
14:12et par dilution des priorités ?
14:14Effectivement,
14:14si tout est prioritaire,
14:15plus rien ne l'est.
14:16Et moi, je le dis,
14:17dans cette affaire
14:17qui est un vrai scandale
14:19et qui mérite d'être
14:20vraiment décortiqué,
14:21analysé et travaillé,
14:23gardons-nous aussi
14:23d'avoir les mauvais réflexes
14:25habituels,
14:26c'est-à-dire de faire
14:28un mauvais procès à la justice,
14:29de jeter les magistrats en pâture.
14:31Je pense que ça,
14:31c'est un premier écueil.
14:33Deux, c'est d'être
14:33dans la surenchère politique
14:34parce qu'on a une élection présidentielle,
14:36tout le monde y va
14:37de sa proposition.
14:38Et trois, tout de suite,
14:39de se précipiter
14:40pour légiférer
14:41comme on le fait
14:42beaucoup trop souvent
14:43à chaque fait divers,
14:45comme en sordide,
14:47sidérant, stupéfiant
14:48qui crée un trauma national.
14:50Et ça, dans l'affaire Liana,
14:51c'est le cas.
14:52Donc, il y a toujours cette idée
14:54qu'il faut tout de suite
14:55faire une loi,
14:55mais il faut que cette loi,
14:56elle soit adaptée au problème.
14:58Sinon, ça ne sert à rien.
14:59On se trompe de cible.
15:00Et c'est ce que dit en partie,
15:01même si elle propose
15:02une nouvelle loi
15:03également la présidente
15:04de l'Assemblée,
15:05Yael Brontivet,
15:06qui s'est exprimée
15:06en début d'après-midi.
15:08Dans ce temps
15:09de campagne présidentielle,
15:11n'en faisons pas
15:12un affrontement partisan.
15:13Je crois que ce serait
15:14pire que tout.
15:15Et je crois surtout
15:16que ce ne serait pas
15:17à la hauteur des enjeux.
15:19Ensuite,
15:20sur la recherche
15:20de tel ou tel bouc émissaire,
15:22je pense également
15:23et nous pensons également
15:24que ce serait une erreur.
15:26La situation est trop grave.
15:28Les problématiques
15:29sont systémiques,
15:31sont d'ampleur.
15:33Et si nous pointons
15:35tel ou tel,
15:37nous serons
15:37complètement
15:38à côté de la plaque.
15:39Voilà,
15:39pas de bouc émissaire.
15:40Estelle Martin,
15:41une réponse en quelque sorte
15:42à Gérald Darmanin
15:43qu'on entendait tout à l'heure.
15:44Oui, effectivement,
15:44c'est vrai que ça a surpris
15:45parce que lui,
15:45il est quand même
15:46aussi censé incarner
15:46la justice
15:47et être là
15:48pour défendre
15:50aussi ses troupes.
15:51Et sa première intervention,
15:53enfin non,
15:54c'était vendredi.
15:55Vendredi soir,
15:56on s'est dit
15:57il était horrifié,
15:58on a eu vraiment
15:59l'impression
15:59qu'il était en train
16:00de charger
16:01les magistrats,
16:01d'ailleurs qu'ils l'ont
16:02pris comme ça.
16:03Vous l'avez dit Victor,
16:04ce matin,
16:04il était quand même
16:05un peu plus mesuré.
16:06On voit bien
16:07qu'il a un fin politique,
16:09donc ce n'est pas
16:09non plus très surprenant.
16:10Mais Laurent Nunez,
16:11hier,
16:12était beaucoup plus
16:13près de ses troupes
16:15parce que les gendarmes
16:15aussi sont mis,
16:17enfin la responsabilité
16:18des gendarmes
16:19est mise en avant.
16:19Donc c'est important
16:21quand même
16:21de faire bloc,
16:22de ne pas trouver
16:23et d'essayer de trouver
16:24des responsables
16:25tout de suite.
16:26Surtout qu'il y a
16:26des menaces de mort
16:27quand même extrêmement
16:27inquiétantes
16:28contre les magistrats
16:29qui à leur indépendance
16:30qui sont quand même
16:31submergés de travail,
16:32on l'a dit.
16:33Et c'est vrai que nous
16:33à TV5Monde,
16:34on traite rarement
16:35des faits divers
16:35et nos partenaires aussi
16:36Suisses, Belges,
16:38Québécois en parlent peu
16:39mais vous l'avez dit,
16:39ça dépasse le fait divers.
16:41Là, on voit
16:41qu'il y a eu
16:41des dysfonctionnements,
16:43on voit que les politiques
16:44s'en mêlent
16:50et voir comment
16:51ça va évoluer,
16:53est-ce qu'il y aura
16:55des pistes de réflexion
16:56intéressantes ?
16:57On parle beaucoup
16:58de l'Espagne,
16:58là je sors de la francophonie,
16:59donc on sent que quand même
17:00ce sont des questions
17:01et on comprend,
17:02ce sont des enfants,
17:03comment on protège
17:04mieux les enfants
17:05et on voit bien
17:05qu'on est quand même
17:06assez démunis.
17:07Vous parliez du fait
17:08que cela dépasse
17:09justement le fait divers,
17:11on parlait de l'émotion,
17:11on la retrouve chez vos lecteurs
17:12dans le groupe Ebra,
17:13Nathalie Moret ?
17:13Ah oui,
17:14c'est absolument considérable,
17:17on le voit sur le nombre
17:18de visites sur les papiers
17:20qu'on met sur nos sites internet,
17:22on a une reporter sur place
17:26qui nous fait des papiers
17:27régulièrement toute la journée
17:28et effectivement dans le print,
17:30mais comment ça peut être autrement ?
17:32On est tous touchés
17:33par cette émotion-là,
17:35je veux dire,
17:36journalistes,
17:36policiers,
17:37ministres,
17:37il se passe un truc
17:39qui à mon avis
17:40dépasse le fait divers,
17:42va aller très loin
17:43et encore une fois
17:43c'est tout à fait compréhensible.
17:45Paul Quignot.
17:46Il y a une question
17:47qu'on n'a pas abordée
17:48qui...
17:48Il y a la question des moyens,
17:50il y a la question
17:50des politiques
17:52qui sont impulsées
17:53par le ministère
17:54évidemment,
17:55mais cette affaire-là
17:57pose aussi quand même
17:58et je pense
17:59que c'est un problème
18:01qui n'est pas résolu,
18:03c'est celui
18:03de la manière
18:05dont les gendarmes,
18:06les policiers,
18:08les magistrats
18:08accueillent
18:09les gens
18:10qui viennent
18:11se plaindre
18:11de violences sexistes
18:12ou sexuelles.
18:13Et là,
18:14je pense...
18:15et là pour le coup,
18:16ce n'est pas qu'une histoire
18:17de moyens,
18:17c'est aussi une histoire
18:18de formation,
18:18c'est une histoire
18:19de sensibilisation
18:20des esprits.
18:21Et de fait,
18:22on est dans un décalage
18:23qui persiste
18:24entre cette libération
18:25de la parole
18:26qui entraîne
18:27une multiplication
18:28des affaires
18:28et ce qui est en train
18:30de se passer,
18:31vu le nombre
18:32de plaintes,
18:32c'est qu'effectivement,
18:33la justice
18:34ne peut pas absorber tout,
18:36donc on est dans une phase
18:37de décalage,
18:37mais on est aussi
18:38dans une phase
18:39de décalage
18:39en termes de sensibilité,
18:43si j'ose dire,
18:44à ce type d'affaires
18:45qui doit continuer
18:46de progresser.
18:47Problème sociétal,
18:48disait hier
18:49le maire de Florence,
18:51la ville de...
18:51le village de...
18:52la ville de...
18:53la commune, pardon,
18:53de Liamat,
18:54Thibaut Solano.
18:55Oui, bien sûr.
18:56On voit bien d'ailleurs
18:57que, vous voyez,
18:58il y a quelques années,
19:00à un meurtre d'enfant,
19:02il y avait
19:02une marche blanche,
19:04il y avait effectivement
19:05de la colère
19:05et on disait
19:06colère populaire
19:07et parfois même
19:08c'était un peu caricaturé,
19:09c'était
19:09on va appeler
19:10à la peine de mort
19:11s'il y a un rassemblement.
19:13Là, aujourd'hui,
19:13vous voyez,
19:14il y a un rassemblement
19:16qui va aussi
19:17avoir un aspect politique,
19:18vous avez sans doute
19:19un peu de gauche radicale
19:21dans ce rassemblement-là
19:22et pourtant,
19:23on appelle,
19:24on attaque personnellement
19:26la magistrate de Hoche.
19:28Donc, c'est intéressant,
19:29il y a quand même
19:30un petit glissement aussi,
19:31c'est-à-dire qu'il y a
19:32des deux côtés
19:33de l'échiquier politique,
19:34il y a une sorte
19:34de rassemblement
19:36sous le coup de l'émotion
19:37et encore une fois,
19:39j'en reviens à ce que
19:39je disais au début,
19:40mais il faut quand même
19:41attendre les résultats
19:42de l'enquête.
19:43Évidemment qu'il y a
19:43plein de choses
19:44qui pointent vers
19:46la procureure de Hoche,
19:50mais on plaque
19:51quand même
19:52des schémas établis,
19:53des explications
19:54un petit peu faciles
19:55sur des choses
19:56qui peut-être
19:57sont plus complexes.
19:58Vous avez raison,
19:59mais ce n'est pas tout à fait
20:00comparable avec
20:00un meurtre d'enfant
20:02comme il a pu y en avoir
20:03par le passé,
20:03parce que là,
20:04c'est quelque chose
20:05qui aurait pu être évité,
20:06ce qui fait qu'on est
20:07dans un temps de l'émotion
20:08qui est beaucoup plus long
20:10et quand l'émotion
20:11comme ça est très très forte,
20:12c'est beaucoup plus difficile
20:13et beaucoup plus long
20:14de revenir à la raison
20:16et d'essayer de faire
20:18la part des choses
20:19et d'être dans la nuance.
20:20On a évoqué tout à l'heure
20:21Stéphane Vernet,
20:21les réactions des politiques,
20:23on va dire,
20:24toutes les propositions
20:24qu'on a entendues
20:25depuis quelques jours,
20:26Bruno Retailleau,
20:27Édouard Philippe,
20:27Gabriel Attal,
20:28on voit qu'on est
20:29à un an de la présidentielle.
20:31Oui, alors il y a ça,
20:32mais je voudrais juste
20:33revenir sur un point,
20:34c'est qu'effectivement,
20:35Paul Quignot disait,
20:36il y a la question
20:36de la prise en compte
20:37de la parole des victimes
20:40de violences,
20:41de violences sexuelles
20:42et notamment les enfants,
20:43etc.
20:44Ça, c'est un point,
20:45effectivement,
20:47qui mérite
20:48toute notre attention,
20:48mais il n'y a pas que ça.
20:49Il y a aussi la question
20:50du suivi des délinquants sexuels,
20:51des multirécidivistes,
20:53des gens qui sont signalés,
20:54qui ont des plaintes
20:56à leur encontre
20:57ou qui ont été condamnés
20:58dans des affaires de pédophilie
20:59et qui profitent
21:01des failles de notre système
21:02pour changer de région,
21:04changer d'établissement,
21:05changer de profession
21:06et qui ne sont pas suivis
21:07et qui ne sont pas tracés.
21:09Ça, ça fait aussi écho
21:10à tout ce qui est en train d'être...
21:11Vous avez toute l'histoire
21:13du scandale du périscolaire
21:15parisien en cours,
21:16mais il y a aussi
21:17tout le travail
21:17qui a été fait
21:18par Sarah Elahiri,
21:19la haute commissaire à l'enfance,
21:21pour créer
21:22et pour essayer
21:23de généraliser
21:24ce qu'on appelle
21:24les attestations d'honorabilité.
21:28Ça, ce sont des choses
21:28qui fonctionnent,
21:29qui permettent aux employeurs
21:30de voir très vite
21:31si la personne
21:32qui postule
21:33pour un nouvel emploi
21:33est fichée au...
21:36Je crois que c'est le fichier
21:39des personnes
21:40qui font l'objet
21:43d'une enquête
21:44ou d'un suivi
21:45ou d'une plainte
21:46pour une infraction sexuelle.
21:48Ce qui n'est pas forcément
21:49dans leur casier judiciaire.
21:51En fait,
21:51c'est tout ce système
21:52qui est à revoir
21:54pour prévenir
21:55ce genre de choses.
21:56On voit bien
21:56qu'il y a plein d'entrées
21:58dans cette histoire
21:58et pas juste
22:00une question
22:00de bataille
22:02ou de guéguerre politique
22:02autour de la présidentielle.
22:04Nathalie Moray
22:04simplement sur ces propositions
22:06qu'on a vues fleurir
22:07ce week-end.
22:08On avait l'impression
22:09que chaque candidat
22:09voulait apporter
22:11sa pierre à l'édifice.
22:12Alors ça,
22:12c'est un peu
22:13une chorégraphie classique
22:15si vous voulez.
22:15Il y a un fait divers
22:16et on fait une proposition.
22:18Mais ce qui est important,
22:19c'est de voir que très vite
22:20tous les chiquiers politiques
22:22ont compris
22:23que ce fait divers-là
22:24était plus qu'un fait divers,
22:26était un fait de société.
22:27Par exemple,
22:28Édouard Philippe,
22:28très très vite,
22:29lui qui est plutôt avare
22:31d'expression
22:31sur les réseaux sociaux
22:33et sur les réseaux sociaux
22:34très vite a pris la parole.
22:35Le Premier ministre lui-même...
22:37En s'attaquant
22:37à la formation des magistrats,
22:39au syndicat également.
22:40Le Premier ministre lui-même
22:41a pris l'ampleur
22:43de l'émotion des gens
22:44en annulant un déplacement
22:46pour faire, justement,
22:49pour réunir
22:50plusieurs ministres
22:51sur ce sujet-là.
22:52Il aura sans doute
22:53une parole importante demain
22:54aux questions au gouvernement.
22:55Donc on voit bien
22:56que cette affaire-là,
22:58elle est différente
22:59et elle a une dimension
23:01qui est...
23:02Comment dire ?
23:03Je pense qu'on n'en voit pas
23:05encore exactement les contours.
23:07Je voudrais qu'on en vienne
23:08à notre deuxième thème ce soir
23:09dans Les Informés
23:10avec Patrick Bruel,
23:12toujours en garde à vue
23:13entendu depuis ce matin
23:14dans les locaux
23:15de la police judiciaire à Paris.
23:16Le chanteur est comédien
23:17de 67 ans
23:18visé par une dizaine de plaintes
23:19pour violences sexuelles
23:20et ce, alors que
23:21deux nouvelles plaintes
23:22pour violences sexuelles
23:22on l'a appris aujourd'hui
23:23ont été déposées contre lui.
23:25Thibaut Solano,
23:26pour l'instant,
23:26ce sont 13 accusations
23:27auxquelles doit répondre
23:28Patrick Bruel.
23:29Oui, tout à fait.
23:30Alors, certaines sont sans doute
23:32prescrites,
23:33d'autres non.
23:34D'autant que
23:35toute l'histoire
23:36de la prescription
23:37est quand même complexe
23:38à anticiper
23:39parce que vous avez
23:39une affaire non prescrite
23:41qui peut annuler
23:42la prescription de l'autre.
23:43Tout ça pour dire quoi ?
23:44Qu'en fait,
23:44Patrick Bruel,
23:44aujourd'hui,
23:45il risque non seulement
23:46la mise en examen,
23:47mais il risque aussi
23:48la prison.
23:49Et ça,
23:50ce serait un vrai coup de tonnerre
23:51dans ces affaires.
23:52Ça fait maintenant
23:53une dizaine d'années
23:53qu'on a des personnalités publiques
23:55mises en cause
23:55pour des affaires
23:56de violences sexuelles.
23:58Cette fois,
23:59on a quelqu'un
24:00qui, même s'il vendait
24:00moins de disques
24:01qu'à une période
24:03à plus grand succès
24:04auparavant,
24:05il était quand même
24:06toujours en haut de l'affiche,
24:08au théâtre
24:08et sur la scène.
24:10Et le fait
24:11qu'une icône
24:12comme ça
24:13puisse tomber
24:14et finir en prison,
24:15ça amènerait à coup sûr
24:16un coup de tonnerre
24:18et peut-être
24:19que ça délirait
24:20les langues
24:20pour d'autres personnalités aussi.
24:21Il peut être placé
24:22en détention,
24:23Patrick Bruel,
24:24à l'issue
24:24de cette garde à vue ?
24:25Ce n'est pas impossible,
24:26même si,
24:27effectivement,
24:28on est quand même
24:28dans le parole-contre-parole.
24:30C'est difficile
24:31de maintenir ça
24:31quand on a autant
24:32d'accusatrices,
24:33mais il peut y avoir
24:34un régime
24:35de sémiliberté,
24:36comme on dit,
24:37en attendant que l'enquête
24:38se poursuive,
24:39puisque,
24:39effectivement,
24:39vous l'avez rappelé,
24:40il y a encore
24:40d'autres plaintes
24:41qui tombent
24:42et donc cette affaire-là,
24:43finalement,
24:43chaque semaine,
24:44de nouveaux éléments
24:45apparaissent.
24:45En précisant
24:46qu'il a été convoqué,
24:47il s'est rendu ce matin
24:48dans les locaux,
24:49ils ne sont pas venus,
24:50par exemple,
24:50les policiers le chercher,
24:51le menotter ce matin
24:52à son domicile.
24:53Il a dit avec ses avocats
24:54qu'il travaillait toujours
24:55avec la justice
24:56et qu'il n'allait pas
24:57opposer de résistance.
24:58Voilà,
24:58Thibaut Solano,
24:59vous restez avec nous
25:00de Marianne,
25:01spécialiste des questions judiciaires,
25:03Paul Quignot
25:03de la rédaction
25:04de Libération,
25:05Stéphane Vernet
25:06de Ouest France,
25:07Nathalie Moret
25:08pour le groupe de presse
25:10Ebra et Estelle Martin
25:11de TV5Monde,
25:13l'émission 64 minutes week-end.
25:15Vous restez avec nous
25:16la seconde partie
25:18Désinformés.
25:18Dans un instant,
25:19il est bientôt 20h30
25:20sur France Info.
25:26Et l'info,
25:27c'est avec Stéphane Milhomme.
25:28Et il y aura lundi prochain
25:29un autre rassemblement
25:30devant le palais de justice
25:31à Hoche.
25:32Les organisateurs
25:33l'annoncent à France Info
25:35pour faire pression
25:35une fois de plus
25:36sur la justice
25:36après le meurtre
25:37de la jeune Liana
25:38dans ce département du Gers.
25:40Les enquêteurs
25:41sont soupçonnés
25:41d'avoir tardé
25:42à en l'entendre
25:43avec d'autres
25:44dans d'autres affaires
25:46dans lesquelles
25:46il était poursuivi.
25:48C'est l'une des pancartes
25:50brandies ce soir
25:51par une manifestante
25:53devant le ministère
25:54de la justice.
25:54À Paris,
25:55vous enterrez
25:55nos plaintes
25:56et nos enfants.
25:57Des centaines de personnes
25:58sont donc rassemblées
26:00aussi sur l'île de la Cité
26:01et dans près
26:02de 200 lieux en France.
26:03Des manifestants
26:04qui réclament là aussi
26:05un traitement plus efficace
26:06des plaintes déposées
26:08pour violences
26:08et notamment
26:09les violences sexuelles
26:10sur enfants.
26:11Au moins 7 morts
26:12et 12 blessés
26:13dans des frappes israéliennes
26:14sur le sud-Liban.
26:15Israël par la voix
26:16de Benjamin Netanyahou
26:17promet toujours
26:18de continuer
26:19à viser le Hezbollah
26:20pro-iranien
26:21et malgré les menaces
26:22de nouvelles représailles
26:24de Téhéran,
26:25l'Iran qui a mis fin
26:25ces dernières heures
26:26à ses frappes du week-end
26:27sur l'État hébreu.
26:29Volodymyr Zelensky
26:30lui, officiellement invité
26:31au G7
26:32la semaine prochaine
26:33à Evian.
26:33Selon France Télévisions,
26:34le président ukrainien
26:36sera l'invité
26:36des 7 pays
26:37les plus industrialisés
26:38pour évoquer
26:39l'avenir de son pays
26:40après 5 ans de guerre
26:41face à la Russie
26:42les 15 et 17 juin.
26:43Les participants
26:44prendront le temps
26:45de travailler
26:45à l'unité
26:46derrière l'Ukraine
26:47et les conditions
26:48du dialogue
26:49avec la Russie.
26:51Et puis c'est à suivre
26:51dès 21h10
26:52depuis le stade
26:53de Pierre Moroy
26:54de Villeneuve-Dasque.
26:55L'équipe de France
26:55de football
26:56affronte l'Irlande du Nord.
26:57C'est le dernier match
26:59préparatoire
26:59des hommes
27:00de Didier Deschamps
27:01avant de partir
27:02jouer la Coupe du Monde
27:03en Amérique.
27:07France Info
27:0820h, 21h
27:10France Info
27:11Les informés
27:12Victor Matthez
27:14Et bienvenue
27:14si vous nous rejoignez
27:15dans Les informés
27:17sur France Info
27:18à la radio
27:18et à la télé
27:19Canal 16
27:20de la TNT
27:21avec ce soir
27:22Estelle Martin
27:23présentatrice
27:23de l'émission
27:2464 minutes week-end
27:25sur TV5MONDE
27:26Nathalie Moray
27:27journaliste politique
27:28pour le groupe
27:29de presse
27:29Ebra
27:30Thibaut Solano
27:31directeur adjoint
27:31de la rédaction
27:32de Marianne
27:33spécialiste
27:33les questions judiciaires
27:35Paul Quignot
27:36directeur délégué
27:36de la rédaction
27:37de Libération
27:37et Stéphane Vernet
27:38rédacteur en chef
27:39délégué de Ouest France
27:41pour le bureau parisien
27:42nous parlions
27:43de cette garde à vue
27:44toujours en cours
27:45ce soir
27:46de Patrick Bruel
27:47entendu depuis ce matin
27:49à Paris
27:50une dizaine de plaintes
27:51pour viol
27:53contre lui
27:54et agression sexuelle
27:55de nouvelles plaintes
27:56ajoutées
27:56aujourd'hui
27:57on le disait
27:58Stéphane Vernet
27:59honte de choc
28:00Patrick Bruel
28:00c'est une figure
28:01bien sûr
28:02du monde
28:02de la culture
28:03on le mesure aussi
28:04au fil des annonces
28:05qui se sont succédées
28:06d'annulation
28:07ces derniers jours
28:08de ses concerts
28:08ses festivals
28:09ses pièces de théâtre
28:10sa participation
28:10aux enfoirés également
28:12qui a été annulée
28:13oui bah écoutez
28:14en fait
28:16oui
28:16honte de choc
28:17mais si
28:18enfin il faut
28:19je pense que
28:20il y a
28:21en même temps
28:22il y a
28:23il y a
28:24enfin personne
28:25personne n'échappe
28:26à la justice
28:27donc tout le monde
28:28est justiciable
28:28et il nie
28:30tous les faits
28:31qui lui sont reprochés
28:31mais voilà
28:32il faut qu'il fasse
28:33il faut qu'il fasse face
28:34et qu'il réponde
28:35et on est
28:36on est aussi
28:36dans quelque chose
28:37qui
28:37mais qui manifestement
28:39dure depuis des années
28:40puisqu'il y a un certain nombre
28:42de plaintes
28:42qui sont très anciennes
28:44moi j'ai cru comprendre
28:45qu'il y avait aussi
28:46une plainte
28:46qui avait été déposée
28:47en Belgique
28:47contre des faits
28:49ça c'est
28:50qui date de 2010
28:51ce qui est quand même
28:53une nouveauté
28:54et qui pourrait participer
28:55ou qui pourrait avoir
28:56comme conséquence
28:57d'inciter effectivement
28:59les magistrats
28:59à prolonger la garde à vue
29:00par une mise
29:01sous le mandat de dépôt
29:02enfin à partir du moment
29:03où vous avez
29:04vous avez
29:05vous avez les deux
29:06les deux justices
29:07qui se parlent
29:09et qui collaborent
29:09ça donne une autre dimension
29:11une autre dimension
29:13à l'affaire
29:15une des questions
29:16qui se pose aussi
29:17c'est que si
29:17ce qui est reproché
29:18à Patrick Bruel
29:20est avéré
29:20ce qui reste à démontrer
29:23et si ça dure
29:24depuis si longtemps
29:25on est à nouveau
29:26devant un cas
29:26assez stupéfiant
29:28où on voit
29:29des personnalités
29:30en fait
29:30qui ont des comportements
29:34parfaitement
29:34plus que déplacés
29:36je ne vais pas les qualifier
29:37mais
29:37et des gens
29:39qui vous disent
29:40on savait tous
29:41mais il ne se passe rien
29:42et il ne s'est rien passé
29:43pendant des années
29:43et ça ça pose quand même question
29:44parce qu'Estelle Martin
29:45le nom de Patrick Bruel
29:46s'ajoute à une liste
29:47extrêmement longue
29:48et stupéfiante
29:50Gérard Depardieu
29:51le journaliste
29:51Patrick Poivre d'Arvor
29:52Gérard Miller
29:53et bien d'autres encore
29:55oui c'est vrai
29:55que c'est surprenant
29:56alors on peut se dire
29:57que c'est générationnel
29:58c'est à dire que
29:58à une certaine époque
30:00je pense à Gérard Depardieu
30:01ou peut-être Patrick Bruel
30:02peut-être que
30:02le fait qu'il y ait
30:04des gestes déplacés
30:05ça n'a pas encore été jugé
30:06mais bon
30:07des gestes déplacés
30:08c'était pas si grave
30:10que ça
30:10on peut se poser la question
30:11parce que
30:11il y a une différence
30:12entre gestes déplacés
30:13et accusation de viol
30:14bien sûr bien sûr
30:15mais après on peut se demander
30:16si les gens y croyaient ou pas
30:18moi j'ai discuté
30:18avec des journalistes culture
30:20et des attachés de presse
30:21qui m'ont confirmé
30:22qu'effectivement
30:23il semblerait
30:24que ce soit
30:24c'était une réputation
30:25autour de Patrick Bruel
30:27et que personne ne le disait
30:28alors pourquoi protéger
30:30parce qu'il rapportait
30:31beaucoup d'argent
30:31peut-être comme
30:32Gérard Depardieu en son temps
30:33qui était quand même
30:35un des acteurs
30:36les plus bankables
30:37de France
30:38et il est connu
30:39dans le monde entier
30:40comme Patrick Bruel
30:41pour le coup
30:42dans toute la francophonie
30:43il a dû annuler
30:43sa tournée au Québec
30:45donc c'est aussi
30:46une star
30:48est-ce qu'on ne peut
30:48ne pas toucher les stars
30:49est-ce que ça veut dire
30:50qu'aujourd'hui
30:50on peut enfin
30:51toucher les stars
30:52est-ce que c'est aussi
30:53très français
30:53de se dire
30:54qu'il faut séparer
30:54l'homme de l'artiste
30:56parce que c'est vrai
30:57qu'aux Etats-Unis
30:57c'est plus compliqué
30:58donc oui il y a
30:59beaucoup de questions
31:00et c'est vrai
31:00quand on voit
31:01tous les témoignages
31:02alors encore une fois
31:03c'est parole contre parole
31:05mais c'est assez effrayant
31:07les Restos du Coeur
31:08expliquaient
31:08qu'il faisait attention
31:09que les stagiaires
31:10ne soient pas avec lui
31:11alors là on se demande
31:13enfin c'est quand même
31:14un système
31:14qui est totalement
31:16biaisé
31:16c'est très étrange
31:17comme pratique
31:18ça nous ramène
31:19Paul Quignot
31:19à la question
31:20dont on parlait
31:20dans la première partie
31:21de l'émission
31:22de la libération
31:23de la parole aussi
31:24oui
31:25et ce qui est en train
31:26d'arriver
31:26à Patrick Bruel
31:28il y a deux manières
31:29de le prendre
31:31évidemment
31:31qu'on peut s'étonner
31:33du temps
31:35que ça a pris
31:36mais je préfère presque
31:37me dire aujourd'hui
31:38que tout ça
31:39est quand même
31:39à l'arrivée
31:40très positif
31:41c'est à dire
31:41que les choses
31:42avancent quand même
31:43que même si
31:44des gens
31:45comme Patrick Bruel
31:46voilà des icônes
31:48une personnalité
31:49qui fait partie
31:50des personnalités
31:50préférées des français
31:51voilà
31:52elle est fragilisée
31:53elle est aujourd'hui
31:55entendue
31:56par des policiers
31:57et bien
31:58voilà
31:59ça veut dire
31:59que les choses avancent
32:01et que
32:02évidemment
32:02que c'est tant mieux
32:03que ça prend du temps
32:04ça prend du temps
32:05ça prend trop de temps
32:07mais
32:08voilà
32:08on avance
32:10et que la parole
32:11des femmes
32:12est plus entendue
32:14et qu'il faut continuer
32:15et que ce type
32:16d'épisode
32:17va continuer
32:18à faire accélérer
32:19cette libération
32:21de la parole
32:21et le fait
32:22que la justice
32:23soit rendue
32:23donc voilà
32:24ça peut paraître
32:25un peu béni-oui-oui
32:26mais voilà
32:27ça peut faire avancer
32:31les histoires
32:31dont on parlait
32:32tout à l'heure
32:34qui concernent
32:34pour le coup
32:35des gens anonymes
32:37on sait qu'il y a
32:38des histoires
32:38qui se passent
32:38tous les jours
32:39que ça soit
32:39contre les enfants
32:40et contre les femmes
32:41dont on ne parle pas
32:42et voilà
32:43ce type d'histoire
32:44avec des personnalités
32:45peut aussi faire avancer
32:46les choses
32:47et accélérer
32:48le mouvement
32:49sur le reste
32:49on est Nathalie Moret
32:50dans la foulée
32:51du mouvement
32:53MeToo
32:53qui a commencé
32:54il y a bientôt 10 ans
32:54je suis tout à fait d'accord
32:56avec mon confrère
32:57je pense qu'il est en train
32:58de se passer quelque chose
32:59et si aujourd'hui
33:00des personnalités
33:02comme Patrick Bruel
33:03sont dans la tourmente
33:04c'est parce que
33:05la société change
33:06la société
33:07n'accepte plus
33:09aujourd'hui
33:09ce qu'elle a accepté
33:10pendant des années
33:11le fait que
33:12pendant des années
33:13on n'en voyait
33:14que des journalistes
33:16hommes
33:17interviewer
33:18Patrick Bruel
33:19parce qu'il avait
33:20une réputation
33:20aujourd'hui
33:21ce n'est plus
33:22entendable
33:23et puis
33:24il y a aussi
33:25si cette société change
33:27c'est parce qu'il y a
33:27des gens qui prennent
33:28la parole
33:28et des gens qui sont
33:31d'une force
33:31absolument remarquable
33:33je pense notamment
33:34à Flavie Flamand
33:35Flavie Flamand
33:36elle a quand même
33:37contribué
33:37en prenant la parole
33:39il y a maintenant
33:40une dizaine d'années
33:40à faire changer la loi
33:42et à repousser tard
33:44le fait de changer
33:45la présomption
33:46et qui accuse
33:46on le rappelle également
33:47dans cette affaire
33:48et qui là
33:49même si sa plainte
33:50pour l'instant
33:51ne fait pas partie
33:51des plaintes
33:52mais en fait
33:53on voit bien
33:53que cette plainte
33:54quand elle annonce
33:56il y a un mois
33:57tout juste un mois
33:58qu'elle a porté plainte
33:59avec constitution
34:00de parti civil
34:01contre Patrick Bruel
34:02c'est ça
34:03qui déclenche
34:04cet immense élan
34:06dans la société
34:07qui déclenche
34:08le fait que les maires
34:09disent
34:09moi je ne veux pas
34:10de concert
34:11de Patrick Bruel
34:12dans ma ville
34:15qui déclenche
34:16le fait qu'il soit
34:17obligé
34:18de fermer
34:19le théâtre
34:20plutôt
34:20enfin d'annuler
34:21des représentations
34:22théâtrales
34:23plutôt
34:23qui fait que
34:24les informés
34:25disent
34:25enfin pas les informés
34:26pardon
34:27les enfoirés
34:28disent
34:28nous
34:28aux informés
34:30tout va bien
34:30voilà
34:31c'est ça
34:32c'est parce que
34:34Flamand
34:34prend la parole
34:35alors qu'elle n'a
34:36rien à gagner
34:36qu'elle se prend
34:37des tomberaux
34:38d'injures
34:39sur les réseaux sociaux
34:40c'est aussi
34:41parce que cette femme
34:42là prend la parole
34:43avec un courage
34:44inouï
34:44alors c'est vrai
34:45mais ce que je trouve dur
34:46c'est que les autres femmes
34:47donc qui n'ont pas
34:48la notoriété
34:49de Flavie Flamand
34:50et parfois qui n'ont pas
34:51un rôle dans la société
34:52peut-être aussi valorisé
34:55il y a beaucoup de jeunes femmes
34:56qui ont porté
34:58enfin en tout cas
34:58qui ont porté plainte
34:59qui ont dénoncé des faits
35:00elles sont masseuses
35:01et donc là
35:02c'est aussi à deux niveaux
35:04c'est-à-dire
35:04on est Flavie Flamand
35:05on est écouté
35:06et là des femmes
35:06qui viennent d'un milieu
35:08un peu plus
35:09moins
35:10encore une fois
35:11moins valorisé
35:12on est moins écouté
35:13c'est juste ça
35:13c'est vraiment
35:14la parole de ces femmes-là
35:15peut-être aurait dû être
35:16plus entendue
35:17et c'est dommage
35:18et peut-être aussi
35:18que des gens
35:19comme si c'est le cas
35:21comme Patrick Bruel
35:22se disent
35:22j'ai une position
35:23tellement haute
35:24dans la société
35:24que de toute façon
35:25tu ne pourras rien me faire
35:26puisque ta parole
35:28ne sera pas entendue
35:28et ça
35:29bon ça va avancer
35:30je vous le souhaite
35:31mais il n'empêche
35:32que c'est quand
35:32Flavie Flamand
35:33est intervenu dans ce dossier
35:34que d'un coup
35:35j'ai eu l'impression
35:35qu'on en parlait
35:37beaucoup plus
35:37il y a deux poids
35:38deux mesures
35:38Thibault Solano
35:39dans la parole
35:43c'est sûr que
35:43quand on regarde
35:44le mouvement MeToo
35:45il est plus dirigé
35:47vers les élites
35:49vers le monde culturel
35:51vers le monde parisien
35:52c'est certain
35:53après
35:54est-ce qu'on écoute
35:55plus celles
35:56qui sont connues
35:57dans les accusatrices
35:58oui
35:58elles sont davantage
36:00elles attirent la lumière
36:00mais après
36:01leur combat peut aussi
36:02servir celui des autres
36:04mais il y a
36:04un aspect intéressant
36:05c'est que je me suis plongé
36:06dans les archives
36:06en 2014
36:07pour la journée
36:08des droits des femmes
36:09il y avait une association
36:12qui
36:12qui appelait
36:13à se mettre du rouge
36:14c'est-à-dire
36:15des personnalités publiques
36:16étaient invitées
36:17à se mettre du rouge à lèvres
36:18pour soutenir
36:19le droit des femmes
36:19en 2014
36:20il y a notamment
36:21deux personnalités
36:21qui se sont prêtées
36:22à l'exercice
36:22c'est Patrick Boruel
36:24et PPDA
36:26et la trajectoire
36:27des deux est intéressante
36:28parce que ce sont
36:29deux personnalités
36:30qui ont émergé
36:32à un moment donné
36:32où elles n'étaient pas
36:33en situation de monopole
36:34mais disons
36:34c'était une autre époque
36:35PPDA c'était
36:36l'homme tronc du JT
36:38le plus regardé de France
36:39à une époque
36:39où il n'y avait que
36:40six chaînes de télé
36:42Boruel il était en tête
36:43du top 50
36:44comme on disait à l'époque
36:45à une époque justement
36:46où on vendait
36:47des millions d'albums
36:48en plus il était
36:49dans le camp des gentils
36:50puisque c'était
36:50un chanteur engagé
36:51cassé la voix
36:52à leur regard
36:52contre le Front National
36:53etc
36:54et donc on peut se dire
36:55que cette époque-là
36:56a pu
36:57il reste présumé innocent
36:59a pu leur donner
36:59un sentiment
37:00de toute puissance
37:01et d'impunité
37:03et que si un jour
37:04il y a un procès
37:05pour PPDA
37:06comme pour Pat Ribourel
37:06ce sera peut-être aussi
37:07le procès d'une époque
37:08Paul Quignot
37:09je trouve que c'est important
37:10de souligner
37:11les progrès
37:11qui sont enregistrés
37:12parce que là
37:13on peut penser
37:14qu'en gros
37:15on est à peu près
37:15on est évidemment
37:16autour de cette table
37:17tous d'accord
37:17pour dire que
37:18ce sont des progrès
37:19et que la parole
37:20des femmes
37:20est plus écoutée
37:21et qu'il faut continuer
37:23sauf que
37:24c'est pas vrai
37:25on sait aussi
37:26qu'il y a des courants politiques
37:27et c'est là
37:28où ces histoires-là
37:29sont aussi
37:29des affaires politiques
37:30c'est qu'il y a
37:31des courants politiques
37:33masculinistes
37:33ou en tout cas
37:34des courants sociétaux
37:35qui ont des proximités
37:37avec des courants politiques
37:38qui ne se réjouissent pas
37:40de cette libération
37:41et des progrès
37:42qu'on enregistre
37:43en la matière
37:44donc il faut
37:46ne pas considérer
37:46que c'est acquis
37:47et qu'il y a des risques
37:49derrière
37:50de voir ces mouvements-là
37:51reprendre du poil de la bête
37:53et peser
37:53sur la campagne aussi
37:54présidentielle
37:55Stéphane Vernet
37:55encore un mot sur le sujet
37:57parmi les personnalités
37:58qui avaient mis du rouge
37:59à l'époque
37:59si je me souviens bien
38:00il y avait aussi
38:00le député écologiste
38:01dont j'ai oublié le nom
38:02qui a été
38:03merci
38:03qui a été ensuite exclu
38:05parce qu'il était reproché
38:07plusieurs affaires
38:08d'agression sexuelle
38:08etc
38:09donc en fait
38:09si vous voulez
38:10moi je trouve que
38:11le fait que
38:12le MeToo
38:13ait tout changé
38:14libéré la parole
38:14c'est une réalité
38:15c'est formidable
38:16c'est très bien
38:16je trouve que ça va pas vite
38:18je trouve que ça va pas vite
38:19et je trouve qu'il serait temps
38:20qu'on se rende compte
38:20que en fait
38:21personne n'est au-dessus
38:24de tout soupçon
38:25parce que c'est ça
38:26que ça nous dit aussi
38:26et j'ai envie de vous dire
38:27personne n'est au-dessus
38:28de tout soupçon
38:29depuis que
38:30on a découvert
38:31que l'abbé Pierre
38:32en fait
38:32avait des pratiques
38:33absolument scandaleuses
38:34donc à un moment
38:35il faut se dire
38:36qu'en réalité
38:37personne n'est au-dessus
38:38de tout soupçon
38:38et qu'à un moment
38:39il faut écouter
38:40en fait
38:40toutes les déclarations
38:42toutes les plaintes
38:42etc
38:43et tout instruire correctement
38:44et ça fait le lien
38:44et ça boucle
38:45avec le sujet précédent
38:46il y a aussi un problème
38:48d'écoute en fait
38:48de la parole des victimes
38:49dans ce pays
38:50quel que soit l'orage
38:51quel que soit le contexte
38:53et donc il faut que ça change
38:55mais bon sang
38:56c'est trop long
38:56mais c'est très long
38:57parce que PPDA
38:58typiquement pour l'instant
38:59il n'y a toujours pas de procès
39:01enfin je ne sais pas
39:01où on en est dans cette affaire
39:02mais on en parle quand même
39:03depuis plusieurs années
39:04et pour l'heure
39:06rien devant la justice
39:07de concret
39:08Nathalie Marais
39:09préciser en un mot
39:10peut-être qu'on n'a pas parlé
39:11ce soir
39:11de la proposition
39:13de loi globale
39:15dont on va beaucoup
39:16entendre parler
39:17les jours prochains
39:18juste dire
39:18ce que c'est
39:19qu'une proposition
39:19de loi globale
39:20c'est quelque chose
39:21qui est porté
39:21par les associations
39:22depuis près de deux ans
39:24aujourd'hui
39:25une proposition de loi
39:26c'est en fait
39:27c'est un texte de loi
39:28porté par des députés
39:29la présidente
39:30de l'Assemblée Nationale
39:31a demandé solennellement
39:32au président de la République
39:33de l'inscrire
39:34dans le temps
39:36du gouvernement
39:36à l'Assemblée Nationale
39:37c'est 80 dispositions
39:39au mois de juillet
39:40ou en septembre
39:41oui lors d'une
39:42en juillet
39:43ou en septembre
39:43c'est 80 dispositions
39:44qui sont demandées
39:46par les associations
39:46avec des choses
39:48très compliquées
39:49mais aussi des choses
39:51fondamentales
39:51par exemple
39:52quand un enfant
39:55il y a des soupçons
39:56de l'un des parents
39:57qui abuse
39:58de son enfant
40:00qu'en cas de garde alternée
40:02qu'il ne soit pas obligé
40:03d'aller chez ce parent-là
40:05ça c'est des choses
40:06qui doivent passer
40:06par la loi
40:07c'est une série
40:08de propositions
40:09comme ça
40:09dont on va beaucoup
40:10en entendre parler
40:12dans les prochains jours
40:13et je pensais
40:14que c'était important
40:14de bien l'avoir en tête
40:16Gaël Brom-Pivet
40:16qui rappelait d'ailleurs
40:17tout à l'heure
40:18que huit lois
40:19avaient déjà été faites
40:19sur le sujet
40:20cinq commissions
40:21à l'Assemblée
40:22pour répondre
40:22à ceux qui disaient
40:23qu'effectivement
40:24rien n'avait été fait
40:25sur ce sujet
40:26on rappelle ce soir
40:27Patrick Bruel
40:28toujours en garde à vue
40:29donc à Paris
40:30merci Thibaut Solano
40:31d'être venu ce soir
40:32dans les informés
40:33directeur adjoint
40:33de la rédaction
40:34de Marianne spécialiste
40:35des questions judiciaires
40:36le titre de votre dernier livre
40:38sommes-nous
40:38passé à côté
40:39du cueur en série
40:40à lire
40:41chez Robert Laffont
40:42merci à vous
40:43d'être venu ce soir
40:44pour terminer cette émission
40:46ce sera sans doute
40:47l'image de la nuit à venir
40:48aux Etats-Unis
40:49Donald Trump présent
40:50au Madison Square Garden
40:51à New York
40:52pour le troisième match
40:53de la finale NBA
40:54le basket américain
40:55entre les Knicks
40:56et les Spurs
40:57de Victor Wenbanyama
40:59Donald Trump
41:00spectateur pour ce match
41:01spectateur aussi
41:02semble-t-il
41:03des frappes
41:04menées par l'Iran
41:04sur Israël
41:05la nuit dernière
41:06pour la première fois
41:07depuis le début de la trêve
41:08il y a deux mois
41:08Téhéran a attaqué
41:10l'État hébreu
41:10Estelle Martin
41:11on s'y perd un peu
41:12pour quelles raisons
41:13est-ce que
41:16l'Iran a attaqué Israël
41:18alors
41:18pour me rappeler
41:19sa position
41:20à mon avis
41:20dans la région
41:21c'est-à-dire que le Liban
41:23a été encore une fois
41:24enfin de toute façon
41:24ce cessez-le-feu n'existe pas
41:26Israël continue
41:27clairement de frapper le Liban
41:28malgré le cessez-le-feu
41:29la banlieue sud
41:31de Beyrouth
41:32dimanche
41:33et on avait l'impression
41:33d'ailleurs que Donald Trump
41:34avait donné son go
41:36pour le coup
41:36puisqu'il a fait une interview
41:37à une chaîne américaine
41:39et il a dit
41:39oui ça serait bien
41:40des frappes chirurgicales
41:41donc peut-être
41:42qu'il était dans la confidence
41:43et donc l'Iran
41:44à mon avis
41:45a voulu rappeler
41:45à Israël
41:46qu'il fallait compter
41:47avec les gardiens
41:49de la révolution
41:49rappeler leur main
41:51mise
41:51on peut le dire comme ça
41:52sur le sud du Liban
41:54le Hezbollah
41:54et puis aussi
41:55ça fait un petit coup
41:56de pression
41:57sur Donald Trump
41:58les Iraniens
41:59là ils sont en position
42:00de force
42:01effectivement
42:02là ils montrent
42:02qu'ils peuvent taper
42:03ou pas taper
42:04je pense pas
42:04qu'ils ont envie
42:05de reprendre
42:06la guerre
42:06en tant que telle
42:07mais en tout cas
42:08ils ont bien expliqué
42:09à Donald Trump
42:09qu'ils pouvaient
42:10ils avaient le doigt
42:11sur la gâchette
42:12et que ça serait bien
42:12qu'ils aient accès
42:15à leurs avoirs gelés
42:17enfin ils ont
42:17je pense que
42:19ils ont vraiment
42:20enfin ils ont l'impression
42:21d'avoir le champ libre
42:22pour en tout cas
42:23ils peuvent peser
42:24sur les négociations
42:25Donald Trump
42:26qui a demandé
42:27à l'Iran
42:27et à Israël
42:28de cesser immédiatement
42:30de se tirer dessus
42:31tout en les insultant
42:32le président américain
42:32a dit regretter
42:33je le cite
42:34que le processus de paix
42:35soit freiné
42:35par l'ignorance
42:36ou la stupidité
42:38Stéphane Vernet
42:39on le sent un peu perdu
42:40le président américain
42:41bah écoutez
42:42le président américain
42:44ça fait
42:45ça fait des mois
42:46qu'il nous explique
42:47que la trêve
42:48est pour demain
42:49qu'un accord
42:50est sur la table
42:50qu'un accord
42:51est sur la table
42:51on sait pas exactement
42:52avec qui il négocie
42:54on sait pas
42:54selon les termes
42:55officiellement elle est là
42:57moi je pense que
42:58là la trêve
42:58officiellement elle est là
42:59il faut voir si elle tient
43:00il y a peut-être
43:01un truc qui change
43:02en fait dans la donne
43:03c'est très bête
43:04ce que je vais vous dire
43:04mais on est à trois jours
43:06du déclenchement
43:07du mondial aux Etats-Unis
43:09mondial de football
43:09c'est terrible déclenchement là
43:11on a un peu
43:12la guerre
43:13du début du monde
43:14du début du monde
43:16et je pense que
43:17quelque part ça pèse
43:18on va regarder
43:19si ça tient
43:20pendant trois jours
43:22on pourra se dire
43:23qu'à un moment
43:24ce qui a été négocié
43:25là tout de suite
43:26c'est plus en rapport
43:27avec la coupe du monde
43:28de football
43:28que le nucléaire iranien
43:31mais de toute façon
43:33dans ce dossier
43:35ça fait quand même
43:36des mois
43:37qu'on sait pas
43:37où on va
43:38avec quel
43:38l'agenda des Israéliens
43:40est clair
43:41les choses sont à peu près
43:42claires et constituées
43:43les Américains
43:44Donald Trump
43:45notamment
43:46c'est les montagnes russes
43:48pour Donald Trump
43:49Paul Quignot
43:49c'est ce qu'on répète
43:50à longueur de journée
43:52effectivement
43:52qu'il y a ce mondial
43:53de football
43:53qui débute
43:54on le rappelle
43:54aux Etats-Unis
43:55au Mexique
43:55et au Canada
43:56il y a ensuite
43:57son propre anniversaire
43:58qu'il veut fêter
43:59en grande pompe
44:00les 250 ans
44:01aussi de l'indépendance
44:02des Etats-Unis
44:03toute une série
44:04d'événements
44:04où la guerre
44:05ferait on va dire
44:05tâche pour lui
44:07oui et puis surtout
44:09on ne sait plus
44:10très bien
44:10ce qui est important
44:10pour Donald Trump
44:11on ne sait plus
44:12si c'est le combat
44:13de MMA
44:13pour son anniversaire
44:14la coupe du monde
44:16tout ça n'a aucun sens
44:18sachant qu'en plus
44:19la coupe du monde
44:19aux Etats-Unis
44:20ce n'est pas non plus
44:21un événement
44:22hyper hyper populaire
44:23donc je ne sais pas
44:26si la coupe du monde
44:27va vraiment peser
44:28si elle pèse
44:29tous les yeux du monde
44:29braqués sur les Etats-Unis
44:31si elle pèse
44:32elle sera de toute façon
44:33à l'arrivée
44:33dans le sens des Iraniens
44:34qui peuvent aussi profiter
44:35de ces six semaines
44:37de trêves sportives
44:39ou diplomatico-sportives
44:40parce que
44:41eux ce qui les intéresse
44:42c'est de continuer
44:42à gagner du temps
44:44et ça a été dit tout à l'heure
44:46c'est eux qui continuent
44:49de maîtriser l'horloge
44:50comme on dit
44:51alors que Donald Trump
44:53lui est coincé par le temps
44:54on a l'impression
44:54qu'ils sont tous
44:55un peu coincés en fait
44:56parce que les Israéliens
44:57ils voudraient bien reprendre
44:58mais ils ne peuvent pas
44:58Donald Trump
44:59il faudrait que ça s'arrête
45:00mais il n'arrive pas
45:01à trouver comment
45:02les Iraniens
45:03on ne sait pas trop
45:04ce qu'ils cherchent
45:06on se demande
45:06où est le levier
45:08dans cette histoire
45:08et c'est pour ça
45:09que ça peut continuer
45:10longtemps
45:10et qu'effectivement
45:11on ne voit pas
45:12pour l'instant
45:12d'issue
45:13à ce conflit
45:15personne n'a intérêt
45:16à ce que le conflit
45:17reparte
45:18de manière
45:20forte
45:20donc voilà
45:22ces journées
45:23où ça tape
45:24après ça tape plus
45:25ça peut durer
45:26encore un moment
45:27sachant que
45:28encore une fois
45:29moi je pense que
45:30c'est quand même
45:30les Iraniens
45:30qui ont la main
45:31parce que Donald Trump
45:32est rentré dans cette guerre
45:32sans avoir d'objectif de guerre
45:34et on se demande
45:34qui écoute Donald Trump
45:36Estelle Martin
45:37on a le sentiment
45:37qu'il n'a plus la main mise
45:39alors sur l'Iran
45:39c'est clair
45:40mais sur le premier ministre
45:42israélien
45:42c'est compliqué aussi
45:43oui c'est compliqué
45:44alors c'est vrai qu'on ne sait plus
45:45alors ce qui est étonnant
45:45c'est qu'en fait
45:46aux Etats-Unis
45:47tout le monde dit
45:47que Donald Trump
45:48est le vassal
45:49de Benyamin Netanyahou
45:50et inversement
45:51le télésmoke de lui
45:52c'était une marionnette
45:53de Benyamin Netanyahou
45:54mais inversement
45:55Benyamin Netanyahou
45:55aussi est extrêmement critiqué
45:57dans son propre pays
45:58en disant que voilà
45:58il se fait insulter au téléphone
46:00on en parlait la semaine dernière
46:02sur ce plateau
46:03par Donald Trump
46:05donc oui
46:05on ne sait plus trop
46:06qui contrôle qui
46:08mais en même temps
46:09là il a quand même sonné
46:10bon je ne sais pas
46:11si ça va continuer
46:12avec l'armée israélienne
46:13mais Donald Trump
46:13il a quand même dit
46:14ça suffit
46:14on arrête
46:15et tout le monde arrête
46:16alors est-ce que c'est pour
46:16obéir à Donald Trump
46:17je n'en ai aucune idée
46:18mais il semblerait
46:19j'étais avec Stéphane Amard
46:20notre correspondant
46:21à Jérusalem
46:22il disait que les Israéliens
46:23prenaient ça avec philosophie
46:24comme d'habitude
46:25mais qu'eux quand même
46:26une majorité selon lui
46:28serait quand même pour
46:29qu'on a la méthode forte
46:30et qu'on en finisse
46:31avec le régime iranien
46:32ce qui me semble
46:33très mal engagé
46:34pour l'heure
46:35mais Benyamin Netanyahou
46:37aurait encore
46:37encore le soutien
46:39d'une majorité
46:39de sa population
46:40alors tout le monde arrête
46:41disait Estelle Martin
46:42Stéphane Vernet
46:44alors l'Iran
46:44a annoncé effectivement
46:45l'arrêt de son opération militaire
46:47mais Israël continue
46:48de son côté
46:48à frapper le Liban
46:49oui parce que
46:50parce que
46:51parce qu'Israël
46:52avance ses pions
46:52parce qu'ils déroulent
46:53ils déroulent leur agenda
46:54eux ils veulent
46:55ils veulent
46:56ils veulent éradiquer
46:57le Hezbollah
46:59au Liban
47:00prendre
47:01prendre en fait
47:02un certain nombre de positions
47:03au nom de leur sécurité nationale
47:04c'est à dire
47:05occuper des territoires
47:07qui
47:07qui rendront pas
47:09la dernière fois que
47:10que l'armée
47:11que Tzahal
47:11s'est installée
47:12au Liban
47:13c'était dans les années 80
47:14ils ont mis 20 ans
47:14pour rendre
47:16les territoires
47:17qui étaient
47:18qui étaient occupés
47:19pour des raisons
47:19de sécurité nationale
47:21donc voilà
47:22encore une fois
47:22Israël
47:23leur agenda
47:24à eux est très clair
47:25donc
47:26et ils avancent
47:27ils déroulent leur truc
47:28et on voit bien
47:30que
47:30enfin moi je suis pas
47:31persuadé que
47:32que les gesticulations
47:34de Donald Trump
47:35suffisent à
47:36infléchir
47:37à infléchir
47:37la politique
47:38de Benyamin Netanyahou
47:39qui a son propre agenda
47:40les élections
47:41etc
47:42et voilà
47:43et qu'elle soutienne
47:43sa population
47:45et qu'on peut
47:47craindre qu'il aille
47:48jusqu'au bout
47:49en fait
47:49mais encore une fois
47:50aller jusqu'au bout
47:51et faire tomber
47:52le régime iranien
47:52je vois pas comment
47:53c'est possible aujourd'hui
47:54je veux dire
47:55à part une opération
47:57militaire au sol
47:58en Iran
47:58ce qui est totalement
48:00improbable
48:01totalement exclu
48:02parce que
48:02parce qu'il y a aucune raison
48:03que ça fonctionne
48:04enfin je veux dire
48:04voilà
48:05c'est là qu'on se retrouve
48:09tous dans une situation
48:10inextricable
48:10et c'est là où on revient
48:11à ce que Donald Trump
48:13n'a pas défini
48:13en commençant
48:14l'opération militaire
48:15c'est-à-dire ses objectifs
48:16puisqu'il a commencé
48:18par dire
48:19qu'il voulait
48:19renverser le régime
48:20et là il parle plus du tout
48:21du nucléaire
48:22typiquement
48:22alors que c'était
48:23après c'est vrai
48:24qu'il a agité
48:26la peur du nucléaire iranien
48:27là il en parle
48:28beaucoup moins
48:28non là on sent
48:29qu'il a vraiment
48:30même pas très envie
48:31d'en parler
48:31je sais pas si vous avez vu
48:32la fin de l'interview
48:33qu'il a accordé
48:34à cette journaliste américaine
48:35il est très énervé
48:36il part
48:36en fait lui veut
48:37vous avez raison
48:39ce qui l'intéresse
48:39là c'est son anniversaire
48:41le MMA
48:41et le mondial
48:43et qu'on passe
48:44à autre chose
48:45mais vite
48:46sauf que les Iraniens
48:47non
48:47il y a son anniversaire
48:48et ce combat de MMA
48:49mais le lendemain
48:50il sera en France
48:50Nathalie Moray
48:51le 15 juin
48:52pour ce sommet du G7
48:53à Evian
48:54c'est ça
48:54il va venir
48:55donc en fait
48:55si vous voulez
48:56il a un agenda
48:57puisque vous interrogiez
48:58sur l'agenda
48:59de Donald Trump
49:00il a l'agenda
49:01de novembre prochain
49:02les mid-term
49:03donc il a effectivement
49:04le fait
49:05d'apparaître
49:06comme un président
49:08qui accueille le monde
49:10lors du mondial de foot
49:11où il y a quand même
49:12beaucoup de soft power
49:13là-dedans
49:13il y a son anniversaire
49:15il y a le G7
49:16où il va apparaître
49:17en majesté
49:18à Evian
49:20et tout ça
49:21doit concourir
49:22à façonner
49:23son image
49:24auprès
49:25de son
49:27comment dire
49:27son élector
49:29son opinion
49:30intérieure
49:32pour garder
49:32les mid-term
49:33établer aussi
49:34sur le fait
49:34que les gens
49:35ont peu de mémoire
49:35c'est-à-dire
49:36qu'ils ont oublié
49:36pourquoi
49:37fin février
49:38il a lancé
49:39ce qu'il a lancé
49:40tout dépendra
49:40un peu du prix
49:41à la pompe
49:43effectivement
49:43ça risque un peu
49:44d'influer
49:45sur le résultat
49:47des élections
49:48et puis aussi
49:48le coût de la vie
49:49parce que ça
49:49pour le coup
49:50ils ont moins
49:51la mémoire courte
49:52là les américains
49:52il y a le 4 juillet
49:53aussi
49:53les 250 ans
49:54des Etats-Unis
49:55je pense que pour eux
49:56c'est
49:56et pour Donald Trump
49:57je pense que c'est
49:58qu'il veut en faire
49:59un événement
49:59il veut en faire
50:00un événement
50:01il a une espèce
50:03de caillou
50:03dans sa chaussure
50:04mais effectivement
50:04on peut se demander
50:05si au moment
50:05où il lance
50:07l'opération
50:08contre l'Iran
50:08il se dit
50:09que ça va
50:10je pense qu'il était
50:11persuadé
50:11que ça allait se jouer
50:11comme avec le Venezuela
50:13allez hop
50:143-4 frappes
50:14et on n'en parle plus
50:16le régime
50:18tombe
50:20ce qui ressortait
50:21d'ailleurs
50:21des articles
50:22incroyables
50:23qui racontaient
50:24les coulisses
50:24de la préparation
50:25de cette opération
50:26quand on lui parlait
50:26du détroit d'Hormoz
50:28il disait
50:28ce ne sera pas un problème
50:29puisque dans quelques jours
50:30finalement ce sera réglé
50:31et ça révèle quand même
50:32une incroyable
50:35une incroyable
50:35inculture
50:36manque de préparation
50:37mais qui est lié aussi
50:38au fait
50:38qu'on a affaire
50:39à un président
50:40des Etats-Unis
50:41qui a purgé
50:42une grande partie
50:43de son administration
50:44et a commencé
50:45par son corps diplomatique
50:46je veux dire
50:46quelque part
50:47c'est à se demander
50:48s'il a encore
50:48des experts
50:49du Moyen-Orient
50:50autour de lui
50:50et des gens
50:51pour lui dire
50:52bah non
50:53ça ne se danse pas comme ça
50:54je l'évoquais Estelle
50:55ce décalage
50:56qui aura la nuit prochaine
50:57quand on va voir
50:57le président
50:58avec cette guerre
50:59pourtant au Moyen-Orient
51:00présent dans les tribunes
51:02du Madison Square Garden
51:03pour voir ce match de basket
51:04qui n'est même pas
51:05un match encore décisif
51:06oui mais malheureusement
51:06on a tellement l'habitude
51:07de ça
51:08vous vous souvenez
51:09quand il avait présenté
51:10sa salle de balle
51:12à la Maison Blanche
51:13et qu'en même temps
51:13il parlait de l'Iran
51:15ou quand il a reçu
51:16cette petite dame
51:17qui venait lui apporter
51:18une livraison
51:18de je ne sais plus
51:19une livreuse
51:21et après il se remet
51:22à reparler de l'Iran
51:23enfin il est tout le temps
51:24en train de jouer
51:25sur ce décalage
51:25c'était la fête de Pâques
51:26aussi avec un lapin géant
51:28exactement
51:28donc ça brouille les messages
51:30on ne sait plus
51:31ce qui est sérieux
51:32ce qui ne l'est pas
51:32et c'est vrai
51:33peut-être que même
51:33les Américains
51:34ils s'y perdent
51:35parce que finalement
51:36encore une fois
51:37il a une faculté
51:39de passer du coq à l'âne
51:41et en plus
51:41dans des lieux
51:42très différents
51:42ou alors d'insister
51:44les 250 dollars
51:45là où il veut absolument
51:46avoir sa tête dessus
51:47alors que normalement
51:48ce n'est pas autorisé
51:50par la loi
51:51il va contourner la loi
51:52et ça semble presque
51:53plus important aujourd'hui
51:54d'avoir ce magnifique
51:57billet à son effigie
51:58que de clore une guerre
52:00qui a fait des milliers de morts
52:01et qui ravage en ce moment
52:03le pays le plus
52:04enfin pour nous
52:05qui sommes la chaîne
52:06de la francophonie
52:07le Liban là
52:08est en train de vivre
52:09un enfer
52:10ils n'en peuvent plus
52:10ils sont épuisés
52:11et ça continue
52:12ça continue
52:13et on ne sait pas
52:14quand ça va s'arrêter
52:14c'est quand même affligeant
52:16même la France
52:17on sent bien
52:17qu'on a envie de les aider
52:18il n'y a rien
52:20de se passe
52:20rien ne se passe
52:21et on voit effectivement
52:22que les négociations
52:23semblent de plus en plus
52:24s'éloigner aussi
52:25même s'il y a
52:25des discussions régulières
52:27que ce soit pour
52:28le conflit direct
52:29entre Iran et Etats-Unis
52:31où le Liban
52:32et Israël
52:33c'est déjà la fin
52:34de ces informés
52:36de ce lundi soir
52:37Stéphane Vernet
52:38à la une de Ouest France
52:39demain
52:39l'affaire Liana
52:41est longue de choc
52:41au niveau de la justice
52:42et du gouvernement
52:43dont on a parlé ce soir
52:45dans la première partie
52:45des informés
52:47Paul Quignot
52:47qu'est-ce qu'on lit
52:48à la une de Libération
52:49demain matin ?
52:50une photo de Donald Trump
52:51avec la manchette
52:52c'est le foot sous sa coupe
52:54voilà avec la coupe du monde
52:55la coupe du monde
52:56qui va démarrer
52:57de Libération
52:57la coupe du monde
52:58qui commence on l'a dit
53:00jeudi soir le 11
53:02et puis l'entrée en lise
53:03des bleus
53:03qui sera aussi à suivre
53:04comme toute cette coupe du monde
53:05sur France Info
53:06ce sera le mardi 16 juin
53:08merci Nathalie Moray
53:09d'être venue ce soir
53:11est-ce que vous avez la une
53:12vous des journaux ?
53:13pareil l'affaire Liana
53:14et on a une reporter sur place
53:16le progrès
53:16l'Est républicain
53:17c'est le groupe Ebra
53:18merci Estelle Martin
53:19on vous retrouve ce week-end
53:2164 minutes week-end
53:22c'est sur TV5Monde
53:24bien évidemment
53:24merci à tous les informés
53:25on revient demain matin
53:27à 9h sur France Info
53:28très bonne soirée
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