- il y a 23 heures
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00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Mathais.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, canal 16 de la TNT à la
00:18une.
00:19Ce soir, 24 ou 48 heures maximum, c'est le délai promis par la ministre de la Santé
00:24pour une consultation en santé mentale chez les jeunes de plus en plus touchés.
00:27Les chiffres ont explosé depuis le Covid, la santé mentale, grande cause nationale.
00:32Mais avec quels moyens derrière ? On en débat dans un instant.
00:35Quand Donald Trump traite Benyamin Netanyahou de fou,
00:38pourquoi son recadrage musclé du président américain envers le premier ministre israélien
00:42qui poursuit son offensive au Liban ?
00:44Quelles conséquences sur un futur accord de paix entre Etats-Unis et Iran ?
00:47On vous explique tout dans la seconde partie des informés.
00:50Et puis deux astronautes français dans l'espace, la même année, ce sera l'année prochaine,
00:54Thomas Pesquet et Arnaud Prost qui vont déconner en 2027 avec la société américaine vaste.
01:00Quelle place occupe aujourd'hui le marché spatial privé ?
01:03Réponse en fin d'émission.
01:05Nos invités de ce mardi soir, bonsoir Isabelle Fissek.
01:09Bonsoir Victor.
01:10Chef du service politique des Echos.
01:12Bonsoir Isabelle Moreau.
01:13Bonsoir Victor.
01:14Directrice de la rédaction de l'agence de presse économique AEF.
01:17Info Laurent Mouloud est avec nous.
01:19Bonsoir.
01:20Bonsoir.
01:20Rédacteur en chef à l'Humanité.
01:22Et Mickaël Darmon va nous rejoindre dans un instant éditorialiste pour Public Seda et I24 News.
01:29Le malaise des jeunes en France avec ses chiffres.
01:32Nouvelle étude de santé publique France.
01:34Près de la moitié des élèves ont déjà connu des problèmes psychologiques.
01:37Et près de 8 jeunes sur 10 confrontés à des troubles psychiques ont du mal à décrocher un rendez-vous
01:42avec un professionnel.
01:43D'où cette annonce ce matin, c'était sur France Info, de la ministre de la Santé, la création d
01:48'un système pour que les adolescents puissent obtenir un rendez-vous plus rapidement.
01:52Chaque jeune qui sera repéré, détecté, ayant un trouble éventuel de santé mentale, pourra avoir une espèce de coupe-fil
02:00pour avoir un rendez-vous dans les 24-48 heures avec un professionnel de santé, psychologue, psychiatre, pédopsychiatre, qui pourra
02:08le prendre en charge.
02:09Prendre en charge plus tôt, c'est vraiment important.
02:11Stéphanie Risse, la ministre de la Santé, ce matin à la radio sur France Info.
02:16Des rendez-vous avec des professionnels de la santé mentale en un jour ou deux.
02:20Mickaël Darmon, bonsoir.
02:22Bonsoir.
02:22Vous avez rejoint, éditorialiste, je le disais, à Public Sénat et I24 News.
02:26Cette annonce de la ministre de la Santé, cela répond à un véritable besoin ?
02:30Oui, on sait que depuis le Covid-19, il y a un malaise générationnel.
02:35On a appelé ça l'éco-anxiété pendant un temps, avec effectivement la projection des jeunes sur un avenir extrêmement
02:42bouché,
02:43sur des horizons professionnels compliqués, sur des précarités de leur vie, souvent.
02:48Donc, ils ont beaucoup payé le prix, bien sûr, pendant la pandémie.
02:54Et puis, il y a aussi cette génération supplémentaire, enfin, cette dimension supplémentaire d'une génération qui est très, très
03:01sensible, en fait, au bouleversement de notre époque.
03:05Ça a été documenté par plusieurs sociologues, dont Eva Illouz, qui en a beaucoup parlé.
03:10C'est une évolution de la modernité qui fait qu'il y a vraiment un télescopage de ce qui se
03:17passe dans le monde,
03:18dans les schémas intérieurs, on va dire, impersonnels, de la jeunesse.
03:23Et ça installe vraiment une jeunesse qui est en grande précarité psychologique et, de manière générale, mentale.
03:34Isabelle Fisset, que je le disais, nouvelle étude de Santé publique France qui est apparue aujourd'hui.
03:38Et on voit, effectivement, des chiffres comme ça qui augmentent année après année sur la souffrance psychique, psychologique de ces
03:46jeunes.
03:46Les chiffres sont impressionnants.
03:48Et c'est vrai que, depuis le Covid-19, ils ont considérablement augmenté pour beaucoup.
03:53Ça a été très difficile à vivre, cette période où, normalement, on se socialise.
03:58Là, ils se sont retrouvés très seuls, avec souvent des apprentissages qui ont été perdus.
04:04Et puis, on pointe beaucoup, aussi, les réseaux sociaux.
04:09Il y a une hyper-connexion, en même temps qu'une hyper-solitude.
04:13Ça peut paraître...
04:13Un tiers des jeunes reconnaissent une relation toxique avec leur téléphone.
04:16Avec leur téléphone, une dépendance.
04:20Alors, les adultes, on est parfois aussi là-dedans.
04:23Mais c'est vrai que ça pèse très, très lourd sur les jeunes.
04:27Et c'est vraiment, je crois, effectivement, une urgence.
04:31Et une urgence de prise en charge rapide quand il y a, effectivement, un problème de santé mentale.
04:37Ça pose, effectivement, la question des moyens, de la détection, aussi, de ces problèmes chez les jeunes.
04:42Écoutez, Violaine Mangin, elle est secrétaire générale, adjointe du syndicat des infirmières scolaires.
04:47Il y a eu un effort de 100 créations de postes qui vont apparaître à la rentrée.
04:51Mais il reste encore 15 200 postes à créer pour répondre réellement aux besoins des élèves.
04:56Il y a une moyenne d'une infirmière pour 1 500 élèves.
04:58Nos collègues, voilà, il y en a qui sont sur double poste.
05:01Il y en a qui sont et sur collège et sur premier degré.
05:04Donc, il faut vraiment créer des moyens pour nous permettre d'agir.
05:07100 créations de postes à la rentrée.
05:09On l'entendait, Laurent Moulout, c'est ce qu'on appelle une goutte d'eau dans l'océan.
05:12Oui, c'est une goutte d'eau dans l'océan.
05:15Ce qui est très dommageable, quand même, dans cette histoire,
05:17c'est que c'est une situation qui perdure depuis des années et des années.
05:21La question de la santé mentale, de manière générale, en France, c'est quand même une question assez centrale.
05:26Ce n'est pas pour rien qu'on en a fait une grande cause nationale depuis deux ans.
05:29Et celle, particulièrement, l'aggravation chez les enfants, effectivement, depuis le Covid,
05:32qui n'est pas la cause de tout, le Covid, mais qui a été un accélérateur,
05:35un révélateur aussi de fragilité de nos sociétés.
05:37Et ce que pose l'infirmière scolaire, effectivement, la situation, l'importance d'avoir
05:43tout le secteur des médecins scolaires, notamment, et des infirmières scolaires,
05:47a été, je ne sais pas si le mot est vraiment adapté, mais je dirais un peu dévasté depuis des
05:53années.
05:53On se souvient, à une certaine époque, où on avait des rendez-vous quasiment tous les ans
05:56avec des infirmières scolaires, etc.
05:58Aujourd'hui, ce n'est plus possible de les organiser.
06:00Il y a un chiffre qui dit que 8 élèves sur 10 n'ont jamais vu de médecin scolaire.
06:03Jamais vu, c'est-à-dire non seulement maintenant les établissements n'ont plus de médecins scolaires,
06:06pour des raisons de salaire aussi, des médecins, etc., qui étaient très peu payés, très mal payés,
06:11ça a été complètement déserté, mais en plus, les infirmières scolaires, le peu qui en reste,
06:14aujourd'hui, sont souvent sur plusieurs établissements.
06:16Ils suivent un nombre d'élèves absolument colossal.
06:19La question que ça soulève derrière, et on va sûrement en discuter, c'est la question de la prévention.
06:23C'est-à-dire que la santé mentale, si on la traite, si on la repère, si on la prend
06:28en charge correctement assez tôt,
06:30on peut éviter d'arriver dans des situations où c'est de la dépression,
06:35voire potentiellement des fois des passages à l'acte.
06:37Je vous rappelle que les taux de suicide chez les jeunes aussi augmentent de manière vertigineuse.
06:40Et cette question de la détection, elle se joue évidemment dans plein de secteurs de la société,
06:43mais avant tout à l'école, évidemment, là où les enfants placent le plus de temps,
06:47et là où les professionnels peuvent repérer des situations, des attitudes, etc.,
06:51qui peuvent les orienter dès ce moment-là vers du soin.
06:54Donc s'il n'y a pas d'accompagnement à la hauteur des besoins derrière,
06:58évidemment, j'ai peur que cette mesure-là soit un coup d'épée dans l'eau.
07:01La question de la prévention, de la détection, Isabelle Moreau,
07:04quelques milliers d'infirmières scolaires seulement en France pour 12 millions d'élèves,
07:08ça paraît ridicule, j'allais dire.
07:10Oui, c'est effectivement assez dérisoire.
07:11Alors le mérite de ce plan, je trouve, c'est quand même de parler de santé mentale,
07:14parce que vous le disiez, c'est la deuxième année que c'est érigé en grande cause nationale,
07:18donc c'est un vrai enjeu.
07:19Et pareil, ça concerne également les adultes,
07:21puisqu'il y a une étude qui est sortie aujourd'hui, qu'on a relayée sur AEF Info,
07:25qui est plutôt sur empreinte humaine, qui est plutôt aussi sur les salariés au travail.
07:29On aura l'occasion d'en parler un peu plus tard dans l'émission.
07:32Pour revenir là-dessus, c'est vrai que les annonces,
07:33on ne peut être que d'accord avec la ministre en disant
07:35qu'il faut qu'il soit pris en charge tout de suite,
07:36parce qu'on sait qu'en fait, les maladies mentales,
07:38que ce soit l'anxiété, la dépression et autres,
07:40ça se déclenche, voire d'autres maladies qui sont aussi plus graves,
07:44ça se détecte avant 25 ans.
07:46Donc c'est vrai que la prévention, c'est très bien,
07:48mais encore faut-il la détecter.
07:49Et ensuite, pouvoir amener les élèves qu'on aura détectés dans les structures,
07:54parce qu'on sait très bien que là,
07:55donc la ministre a précisé que c'était les agences régionales de santé
07:59qui allaient organiser un petit peu la détection de l'endroit
08:01où les jeunes pourront atterrir.
08:03On sait qu'il n'y a pas assez de pédopsychiatres,
08:06on sait aussi qu'il y a eu des numérosclosus,
08:08donc un nombre défini de médecins dans ce domaine-là.
08:12Voilà, le gouvernement a souhaité augmenter,
08:14mais enfin vous savez que le temps est très important
08:15pour avoir un médecin qui est spécialisé,
08:18et encore plus quand il y a une spécialité.
08:20Donc il ne faut pas que ça reste un vœu pieux,
08:22parce que c'est quand même vraiment, on parle de nos jeunes,
08:24vous le disiez tous les deux tout à l'heure,
08:26le Covid a été un ravage pour cette population-là,
08:28et voilà, il faut vraiment mettre les moyens,
08:31et surtout, voilà l'organisation,
08:33parce qu'on parle, on est plutôt tous parisiens ici,
08:36aux régions parisiennes,
08:37il faut se rendre compte que sur certains territoires,
08:39c'est une catastrophe, ne serait-ce que pour accéder à un généraliste.
08:42Donc un spécialiste psychologue, ça va être très compliqué.
08:46Michael Darman ?
08:47Si effectivement, comme dit la ministre,
08:49il va revenir aux ARS, aux agences régionales de santé,
08:53de déterminer où les jeunes pourront aller,
08:55ils ne sont pas sortis de l'auberge,
08:56parce que c'est un des lieux,
08:59justement, identifié comme étant le blocage du système de santé,
09:03d'une part,
09:04et deuxièmement, à l'intérieur de ce système de santé,
09:05qui est déjà très compliqué,
09:07la psychiatrie, la pédopsychiatrie,
09:09c'est le parent ultra pauvre
09:11de toute une série, justement,
09:14de pratiques qui sont...
09:16700 pédopsychiatres en France aujourd'hui.
09:17Voilà, donc tout est dit,
09:19donc de ce point de vue-là,
09:20on se demande quand même aussi
09:21pourquoi, finalement,
09:22y a-t-il ce type de déclaration ?
09:24Est-ce que ce n'est pas parce qu'il faut terminer les dossiers
09:26avant la fin du quinquennat ?
09:28Mais en réalité, c'est aussi le constat
09:30de l'impossibilité de pouvoir vraiment mettre en place
09:33ce qui est très important,
09:34effectivement, c'est la prévention,
09:35de mettre en place des moyens
09:36et surtout de décider que,
09:38puisqu'on a identifié que la santé mentale,
09:40et en particulier chez les jeunes
09:41ou les salariés au travail,
09:43sont des sujets importants,
09:45de décider aussi de doter
09:49les disciplines médicales qui vont avec,
09:51parce qu'une fois de plus,
09:52la psychiatrie, c'est le parent dévasté,
09:55le plus compliqué de tout le système de santé français.
09:59C'est vrai, Isabelle Fissec,
10:00pourquoi ces annonces maintenant,
10:01effectivement, à un an, on va dire,
10:03de la fin de règne d'Emmanuel Macron ?
10:05Pourquoi ces annonces,
10:07alors qu'on sait que les budgets manquent cruellement ?
10:09Alors, ces annonces,
10:10parce que l'idée quand même du gouvernement,
10:12c'est de relancer le sujet.
10:14On voit que c'est la deuxième année,
10:15que c'est une grande cause nationale.
10:17Or, tout le monde reconnaît
10:18que si on en parle davantage,
10:20et ça, c'est quand même l'aspect positif,
10:24la santé mentale est encore
10:25un sujet quand même largement tabou.
10:28Alors, à l'école, un peu moins.
10:29Au travail, ça reste un sujet tabou.
10:32Alors, c'est un sujet extrêmement important.
10:34Donc, un, c'est d'en parler.
10:35C'est vrai qu'ensuite, derrière,
10:37les moyens, aujourd'hui, ne suivent pas.
10:39C'est ce que j'allais vous dire concrètement.
10:41On se souvient que Michel Barnier,
10:42Premier ministre qui avait lancé
10:44cette grande cause nationale,
10:45lui-même a été très critique,
10:46récemment, en disant,
10:47il n'y a rien derrière.
10:48Il n'y a rien de concret.
10:49Lui-même le disait.
10:50Donc là, on essaie de dire,
10:51voilà, on va faire ces coupes-fils 24-48 heures.
10:53Bon, encore faut-il que derrière,
10:55il y ait les professionnels pour accueillir
10:58et suivre ses enfants.
10:59Alors, le numerus clausus
11:00et le nombre d'internes en psychiatrie
11:03est un tout petit peu augmenté.
11:06Mais sur les 44 spécialités,
11:09c'est le 41e choix des étudiants en médecine.
11:13C'est le parent ultra-pauvre
11:15qui ne fait pas très envie.
11:16C'est extrêmement difficile.
11:18Il y a très peu de moyens.
11:20Les établissements, en général,
11:21sont assez délabrés.
11:23C'est quand même extrêmement dur.
11:25Il y a des sujets où on veut arrêter la contention
11:28et les professionnels sont partagés.
11:30C'est ce qu'a annoncé la ministre
11:32parce qu'il y a un manque de moyens.
11:35Donc, effectivement, là-dessus,
11:38ça ne suit pas du tout.
11:40Laurent Molode.
11:41Oui, oui, c'était...
11:42J'avais retrouvé des chiffres
11:44qui sont assez vertigineux.
11:45C'est pour quand même que les auditeurs
11:46se rendent compte
11:47quand on parle de la pédopsychiatrie.
11:49Donc, c'est quand même
11:49tous les professionnels
11:50qui s'occupent des enfants
11:51de 0 à 18.
11:53J'ai vu les taux
11:55dans les régions.
11:58Il y a une inégalité
11:59entre les régions.
12:00En PACA,
12:01il y a 9 pédopsychiatres
12:02pour 100 000 habitants.
12:03Vous en avez 3
12:04pour 100 000
12:05dans les Hauts-de-France.
12:06Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
12:06Pour 100 000 personnes,
12:07il y a 3 pédopsychiatres.
12:08Vous imaginez quand même
12:09la pénurie absolument phénoménale.
12:12Je referme la parenthèse,
12:13mais ces chiffres,
12:14je pense,
12:14nécessitent d'être cités quand même
12:15et répétés
12:16pour voir d'où on part.
12:18Et effectivement,
12:18la grande cause...
12:19Avec des professionnels,
12:20on va dire,
12:20vieillissants aussi.
12:21Et des professionnels vieillissants.
12:22La relève qui ne se fait pas.
12:23Comme vous le soulignez très bien,
12:24effectivement,
12:25c'est aussi une filière
12:26qui n'est pas désinvestie,
12:28mais en tout cas
12:29qui ne l'attire pas du tout
12:30les médecins
12:30parce que c'est un peu
12:31un cercle vicieux.
12:32Moins elle est investie,
12:33moins elle fait envie.
12:35Il y a aussi des questions
12:36de rémunération derrière.
12:37Il y a une question
12:37de valorisation du métier lui-même,
12:39etc.
12:39Plus la filière a l'air dévastée,
12:41les jeunes internes
12:42ou les jeunes qui se lancent
12:43dans la médecine
12:44ne vont pas spontanément
12:45aller vers une filière
12:46qui ne fait pas comme ça
12:48rêver non plus.
12:48Donc quand on veut réinvestir
12:50dans la psychiatrie,
12:50il y a tout un travail derrière
12:52qui est extrêmement important.
12:53J'en profite juste
12:54pour dire effectivement
12:55que la grande cause nationale,
12:56il faut quand même savoir
12:57que s'il en fait une deuxième année,
13:00parce qu'on a fait 2025,
13:01on a fait 2026,
13:02c'est prolongé
13:03parce que 2025 n'a pas suffi
13:04et ça a été assez accueilli
13:06assez froidement
13:06les résultats évidemment
13:07par tous les professionnels.
13:09Certains parlant
13:10non pas de grande cause nationale,
13:11mais de grande causerie nationale
13:12parce qu'ils voyaient évidemment
13:14que le plan com
13:15qui est souvent
13:16ses grandes causes nationales
13:17c'est souvent ça.
13:18Ce n'est pas inutile
13:19parce que c'est vrai
13:20que c'est un tabou
13:20et effectivement
13:21que d'en parler
13:22de sensibiliser les gens
13:23et tout ça,
13:23ça a une utilité aussi sociale,
13:24sociétale,
13:25mais franchement,
13:26on ne peut pas se contenter de ça.
13:26On a vu quelques personnalités
13:27par exemple prendre la parole
13:28dans un majeur cadenas pour
13:30la comédienne.
13:30Il y a eu des émissions
13:31de télé régulières,
13:33il y a eu des séries,
13:34etc.
13:35Il y a eu des choses de faites,
13:36on ne peut pas dire
13:36qu'il n'y a eu rien de faites,
13:37ça serait faux.
13:37Mais sincèrement,
13:39on part de tellement loin
13:40mais il va falloir
13:42évidemment investir.
13:43Il faut que ça soit
13:43un vrai choix financier.
13:45Isabelle Moreau ?
13:45Oui,
13:46et puis il y a les centres
13:46médicaux psychologiques,
13:47les CMP,
13:48aujourd'hui,
13:49il n'y en a pas assez.
13:51On rencontre souvent
13:52des parents
13:53qui s'arrachent les cheveux
13:53parce qu'ils ne savent pas
13:54vers qui se tourner.
13:55Vous disiez tout à l'heure
13:56les réseaux sociaux,
13:57effectivement c'est important
13:58mais forcément,
13:59ils se mettent un peu
14:00sur ces sujets-là
14:01et il y a pas mal
14:01d'instagrammeuses
14:04qui justement abordent
14:05ce sujet-là,
14:06alors plutôt avec
14:08parfois avec
14:09bienveillance
14:09et aussi avec...
14:10Tout simplement,
14:11vous dites Instagrammeuse
14:11parce qu'il n'en a pas
14:12précisé aussi depuis le début
14:13mais tout ça touche
14:14plus les filles
14:15que les garçons.
14:16Un peu plus les filles
14:17et notamment les maladies
14:18liées en fait à l'alimentation
14:19et par exemple,
14:20la ministre souhaite
14:21qu'on développe
14:22les maisons des adolescents.
14:23Il y a la maison de Solène
14:24qui est très connue à Paris,
14:25il y en a d'autres
14:26un peu ailleurs
14:26et on aimerait généraliser ça
14:28mais c'est vrai que
14:29c'est les réseaux sociaux
14:30qui vraiment se sont
14:30un peu emparés du sujet
14:31alors souvent avec l'aide
14:32de psychiatres
14:33mais par contre,
14:34on a vraiment aussi
14:35des choses un peu n'importe quoi
14:36c'est il faut boire
14:37du jus d'orange
14:38on ira mieux
14:38mais c'est là
14:40où on s'aperçoit
14:40que les jeunes
14:41on pourrait peut-être
14:41les toucher
14:42via d'autres moyens
14:43pour les aider
14:44parce que sinon
14:45ils ne savent plus
14:45vers qui se tourner.
14:46Et vous parliez
14:46Michael Darman
14:47tout à l'heure
14:47des sources d'anxiété
14:49elles se sont accumulées
14:50on va dire
14:50ces dernières années
14:52ce soir par exemple
14:52tombent les résultats
14:53de Parcours Sub
14:54ça a été aussi
14:55un facteur
14:56on va dire aggravant
14:56pour certains
14:57une source de stress
14:58supplémentaire.
14:59Ah oui
14:59c'est je dirais
15:01cette matrice
15:02d'orientation
15:03qui parfois
15:04évidemment
15:04semble extrêmement arbitraire
15:06parce que tout ça
15:07c'est confié
15:08des aspirations
15:11des ambitions
15:12des vocations
15:12des algorithmes
15:13et parfois
15:14et donc au hasard
15:15bien évidemment
15:16ça participe
15:17de cette
15:18de cette anxiété
15:20générale
15:21et de cette génération
15:23qui semble
15:24souvent sacrifiée
15:25qu'on aime bien
15:26stigmatiser
15:27qu'on aime bien critiquer
15:28qu'on aime bien montrer
15:29comme étant
15:30très différent
15:31dans son rapport
15:31au travail
15:32à la hiérarchie
15:33à l'implication
15:35mais en réalité
15:36aussi il faut savoir
15:36qu'elle a été fabriquée
15:39entre guillemets
15:39par des aînés
15:41et que voilà
15:41c'est aussi
15:42le prix
15:43souvent certainement
15:45que l'on paye aujourd'hui.
15:46On a parlé
15:46de la santé mentale
15:48des plus jeunes
15:48Laurent Mollot
15:49de vouloir ajouter un mot.
15:50Oui oui
15:50je suis un bavard
15:51un pénitent
15:52mais il le
15:53je suis d'accord
15:54avec ce que
15:55dit Michael Larmond
15:55parce que
15:56effectivement
15:57on est dans une
15:58je trouve que
15:59le parcours sup
15:59est un peu le symbole
16:00de cette société
16:01de l'évaluation permanente
16:03et je crois qu'on a
16:04toute une génération
16:05là qui vive
16:06à travers les réseaux sociaux
16:07énormément
16:08sous une pression permanente
16:09c'est une génération
16:10sous pression en fait
16:11et que ça soit
16:11la pression scolaire
16:14un parcours sup
16:15moi pour le vivre
16:16actuellement
16:16c'est une espèce
16:17de démarche
16:18qui dure depuis
16:18la seconde
16:19la première
16:20la terminale
16:20où on demande
16:21à l'élève
16:22de prouver un mérite
16:24je vous passe
16:25les détails
16:26mais tous les parents
16:26le savent
16:27quand on remplit
16:27les fiches parcours sup
16:29je ne dis pas
16:29que certains imaginent
16:30des talents
16:31à leurs enfants
16:31mais ils en sont
16:32à venir aussi
16:33à imaginer une vie
16:34pour que rentrer
16:34dans un moule
16:35c'est une pression
16:36psychologique
16:37ça pour les élèves
16:38il y a évidemment
16:38la pression aussi
16:39de notre société
16:40vous le disiez
16:41la guerre
16:42l'écologie aussi
16:44qui s'effondre
16:44etc
16:45je pense que cette génération
16:46là
16:46c'est pas étranger
16:48en fait
16:48à la situation
16:49de leur santé psychologique
16:50aujourd'hui
16:51il va falloir peut-être
16:52un petit peu déconstruire
16:52cette sautéité
16:53de la pression
16:54et de l'évaluation
16:55permanente
16:55qui à mon avis
16:56pèse beaucoup
16:57sur leurs épaules
16:58et bride aussi
16:59leur esprit de liberté
17:00et leur
17:01comment dire
17:02un peu décontressé
17:03pour croire
17:04un petit peu
17:04de manière un peu plus sereine
17:05dans l'avenir
17:06Isabelle Moreau
17:06oui et puis on voit aussi
17:07des jeunes aujourd'hui
17:08qui ne sortent plus de chez eux
17:09enfin ce phénomène existe
17:10dans d'autres pays
17:10notamment au Japon
17:11on l'a bien vu
17:13mais en France
17:13on envoie de plus en plus
17:14des témoignages
17:15avec des gamins
17:16justement
17:16qui n'osent plus sortir
17:17le regard des autres
17:18et autres
17:18et parfois
17:19ils se tournent vers l'IA
17:20l'IA est leur meilleur copain
17:21leur meilleure copine
17:22et en disant
17:23est-ce que tu crois
17:24que je fais ça
17:24et en plus
17:25comme les réponses
17:27sont plutôt valorisantes
17:28c'est vrai que c'est plus facile
17:29de confronter
17:31ces doutes
17:32ces craintes
17:32et parfois
17:33avec des choses
17:33absolument dramatiques
17:35où aux Etats-Unis
17:35il y a des procès
17:36qui sont en cours
17:38justement
17:38avec des gamins
17:39en disant
17:39mais j'ai envie
17:39de me suicider
17:40voilà
17:41il y a des parents
17:41il y a des passages à l'acte
17:42il y a eu des passages à l'acte
17:44et récemment ça s'est passé
17:45et ça c'est
17:46attention
17:46après comment faire
17:47c'est vrai que c'est compliqué
17:48mais vigilance
17:49Michael
17:50je crois que si
17:51peut-être un
17:52je dirais un propos
17:53que l'on pourrait attendre
17:54des candidats
17:55et candidates
17:56qui vont
17:57se mettre
17:58sur la ligne de départ
17:58pour 2027
17:59c'est au fond
18:00de dire aussi
18:01aux jeunes
18:02de ce pays
18:03qu'ils sont aimés
18:04parce qu'on a vraiment
18:05l'impression
18:06qu'en France
18:06on n'aime pas les jeunes
18:07c'est un peu la question
18:09à 1000 euros du moment
18:10Isabelle Fisset
18:11qu'est-ce que la santé mentale
18:12on le pose
18:13avec tous les sujets
18:14en ce moment
18:15que l'on traite
18:16est-ce que ce sera
18:16un des sujets
18:17justement
18:18de cette campagne
18:18présidentielle 2027 ?
18:20je ne suis pas sûre
18:21que ça devienne
18:23le sujet central
18:26après à chaque campagne
18:28présidentielle
18:29la jeunesse
18:30devient un thème
18:31très important
18:32je ne doute pas
18:33qu'il y aura
18:34l'un ou l'autre
18:36des candidats
18:36qui dans son attention
18:37à la jeunesse
18:38parfois un peu soudaine
18:40voudra dire
18:41quelque chose
18:41sur le sujet
18:42après
18:45un électorat intéressant
18:46parce qu'à aller chercher
18:47justement
18:48parce qu'ils votent
18:49de moins en moins
18:49tout à fait
18:50un électorat
18:50à aller chercher
18:51peut-être comme ça
18:52parce que les jeunes
18:53ont besoin de cette attention
18:54et aussi ont besoin
18:55d'espérer un peu
18:56c'est vrai que
18:58l'horizon paraît
18:59parfois un peu sombre
19:00or il y a quand même
19:01pour les uns et les autres
19:02quelques raisons
19:04d'espérer
19:04tout n'est pas noir
19:06et puis il y a peut-être
19:07un autre biais
19:08que certains candidats
19:09montreront
19:11c'est que la santé mentale
19:13si on regarde
19:14le coût direct
19:15et indirect
19:16c'est plus de
19:17160 milliards d'euros
19:18par an
19:19en France
19:20donc il y a
19:21effectivement
19:21les dégâts
19:23immédiats
19:24de bien-être
19:26pour les uns
19:27et les autres
19:27mais c'est un coût
19:28majeur pour la société
19:30donc le traité
19:31à la racine
19:32le traité
19:33réellement
19:34permettrait
19:35à terme
19:36d'avoir des coûts
19:37beaucoup moins importants
19:39si certains candidats
19:40ne sont pas sensibles
19:41au sujet
19:42peut-être que le coût
19:44peut-être
19:45une manière
19:46de l'aborder
19:46et si on veut rester positif
19:48quand même ce chiffre
19:49toujours cette étude
19:49Santé publique France
19:51publiée aujourd'hui
19:518 collégiens
19:52et lycéens sur 10
19:53se perçoivent
19:54eux-mêmes aujourd'hui
19:55en bonne santé
19:56Laurent Mollet
19:56oui je disais
19:57juste effectivement
19:58163 milliards
19:59j'ai eu avec tous les coûts
20:00induits évidemment
20:01parce que les dépenses
20:02d'assurance maladie
20:03je crois liées à la santé mentale
20:04ça tourne autour de 28 milliards
20:05et c'est une somme
20:06déjà colossale
20:07et on parlait
20:08juste sur la thématique
20:10est-ce que ça peut être
20:10un sujet un peu central
20:12bien sûr
20:13on ne va pas se voiler la face
20:14mais ça devrait l'être
20:15parce qu'en fait
20:16la réponse
20:17à cette crise
20:19de santé mentale
20:20elle ne peut être
20:21que multifactorielle
20:22comme les causes
20:22sont multifactorielles
20:23la réponse
20:23elle l'est forcément aussi
20:24et ça touche
20:25tous les secteurs
20:25de la société
20:26ne plus être sur des écran
20:27ça veut dire aussi
20:27développer
20:28les services publics
20:29de l'éducation
20:30évidemment
20:30mais aussi du sport
20:31le sport a une part
20:32très grande à jouer
20:33c'est-à-dire qu'aujourd'hui
20:34la sédentarité
20:35des enfants
20:36c'est une mentalité
20:37des enfants
20:37est beaucoup plus forte
20:38que qu'avant
20:39et il y a un enjeu aussi
20:40sur les questions
20:41de dépression
20:41à la pratique sportive
20:42mais je dis ça
20:43ça peut être aussi
20:43sur les questions
20:43de logement
20:44il y a beaucoup
20:45des études
20:45qui montent
20:46chez les très jeunes
20:46enfants aussi
20:47les situations
20:47de précarité
20:49des parents
20:50influent beaucoup
20:51sur la santé mentale
20:51donc en fait
20:52la santé mentale
20:53elle se retrouve
20:53un petit peu
20:53dans tous les secteurs
20:55de nos sociétés
20:57et tous ces secteurs
20:58sont à prendre soin
20:59donc il y a une vision
21:00de société aussi
21:00à développer
21:01un vrai projet
21:02de société
21:03qui aura des conséquences
21:04ensuite positives
21:05sur la santé mentale
21:06et parmi ces secteurs
21:07il y a le travail
21:08on a parlé des jeunes
21:09parlons des adultes
21:10un salarié français sur deux
21:11présente des signes
21:12de détresse psychologique
21:14c'est le niveau
21:14le plus élevé
21:15enregistré
21:15depuis le lancement
21:16d'un baromètre
21:17en 2020
21:18Florence Bénichoux
21:19médecin spécialisé
21:20dans la qualité de vie
21:21au travail
21:22était tout à l'heure
21:22l'invité de France Info
21:23en fait c'est une usure
21:25physique et mentale
21:26c'est un épuisement
21:27parce que les contraintes
21:28que leur impose le travail
21:30sont plus importantes
21:31que les ressources
21:32qu'ils peuvent mettre en face
21:33le travail c'est accélérer
21:35intensifier
21:36déshumaniser
21:37il va bien falloir
21:38que les chefs d'entreprise
21:39qu'ils soient de petites
21:40ou moyennes
21:41ou grandes entreprises
21:42comprennent
21:42qu'il va falloir changer
21:43le type de management
21:44c'est pas en mettant
21:46encore plus de commandes
21:47et de contrôles
21:48que les gens vont se sentir
21:49bien au travail
21:50c'est en changeant
21:51le management
21:52Isabelle Moreau
21:53qu'on peut régler
21:53certaines choses
21:54dans ce domaine là
21:55ça peut jouer
21:55mais je pense que les managers
21:56sont confrontés également
21:57à ces soucis là
21:58puisque la pression
22:00est importante
22:01dans l'étude
22:02que vous avez mentionné
22:04du cabinet de conseil
22:05en qualité de vie
22:05et risques psychosociaux
22:08la détresse
22:08elle est renforcée
22:09chez les femmes
22:10à 53%
22:10les employés
22:11les DRH aussi
22:12c'est pour ça que je répondais
22:13de manière un petit peu
22:14mesurée à ce que vous disiez
22:15à 62%
22:16et les moins de 30 ans
22:17donc ça veut dire
22:17qu'aujourd'hui
22:18il y a des personnes
22:19qui vont au travail
22:21et qui ne sont pas bien
22:22ou alors ils se disent
22:23je n'ai pas le temps
22:24de faire bien mon travail
22:26ça c'est vrai aussi
22:27dans un certain nombre
22:28de métiers
22:28qui ne sont pas forcément
22:29ceux de l'entreprise
22:30mais par exemple
22:31le métier du soin
22:31on leur dit
22:32il faut voir tant de patients
22:33à la suite
22:33donc finalement
22:34les gens ne sont pas satisfaits
22:35ils ont peur du regard
22:36des autres
22:36je pense aussi
22:37qu'il y a la réunionite
22:38complètement développée
22:39où on passe tous
22:40notre temps en réunion
22:41et où parfois
22:42on a moins le temps
22:43justement d'échanger
22:44et aujourd'hui
22:44l'insatisfaction au travail
22:46on voit qu'il y a des personnes
22:47qui sont en arrêt maladie
22:48et d'où la volonté
22:49du gouvernement
22:50justement de revoir
22:51un peu le système
22:52des arrêts maladie
22:53question de sens
22:54en quelque sorte
22:55question de reconnaissance
22:56aussi Isabelle Puissec
22:57oui tout à fait
22:58on a beaucoup parlé
23:00au moment de la réforme
23:02des retraites
23:02on s'est beaucoup interrogé
23:04sur pourquoi
23:05à chaque fois qu'en France
23:06on a une réforme des retraites
23:07c'est aussi difficile
23:09aussi passionnel
23:10et beaucoup
23:12notamment les syndicats
23:13et notamment la CFDT
23:14il y a un vrai sujet
23:16de sens au travail
23:19s'il y avait davantage de sens
23:21des conditions de travail
23:22aussi différentes
23:23alors il y a des sujets
23:24de management
23:25mais pas seulement
23:26le contexte économique
23:28joue
23:29quand votre environnement
23:30économique est plus difficile
23:31on vous demande souvent
23:32plus
23:33avec moins de moyens
23:34ça se ressent
23:35dans les organisations
23:37du travail
23:38dans l'ambiance au travail
23:39c'est vrai que c'est un
23:40c'est un sujet
23:42majeur
23:42et qui là
23:43sera peut-être aussi
23:44au coeur de la présidentielle
23:46mais c'est un sujet
23:48qu'il faudra évidemment
23:49traiter
23:50parce que les arrêts maladie
23:53sont aussi
23:54alors les arrêts maladie
23:55pour cause
23:56la santé mentale
23:58coûtent davantage
23:59aujourd'hui
24:00que les arrêts maladie
24:01liés au cancer
24:02donc c'est vraiment
24:03là encore
24:05un sujet
24:06majeur
24:07et dans les entreprises
24:08lorsque le salarié
24:09se sent mieux
24:10le salarié
24:11est aussi
24:12plus productif
24:13donc c'est
24:14un intérêt
24:15alors c'est dans le droit
24:16du travail
24:16c'est gagnant-gagnant
24:18l'employeur doit prendre
24:20soin de la santé
24:21de son salarié
24:22et pour l'entreprise
24:25le résultat
24:26est bénéfique
24:26c'est un problème
24:27franco-français
24:28Michael Darmon
24:29ou pas ?
24:30non on voit bien
24:31qu'il y a eu
24:31une réflexion
24:32un peu générale
24:34au moins dans le monde
24:35occidental
24:36sur la manière
24:37de travailler
24:38on a vu l'évolution
24:39de l'architecture
24:40au travail
24:41la disparition
24:41des bureaux
24:42cloisonnés
24:43pour laisser la place
24:44à des grands espaces
24:46le flexibureau
24:49les bureaux
24:50vraiment qui disparaissent
24:51même d'ailleurs
24:51parce que tout
24:52se fait maintenant
24:53en wifi
24:54donc on sent
24:55qu'il y a quand même
24:56on recherche
24:57depuis des années
24:58la manière
24:58en tout cas
24:59dans le secteur
24:59des services
25:00pas dans tous les secteurs
25:02mais au moins
25:02dans le secteur
25:03des services
25:04très très développés
25:04on recherche
25:05des nouvelles manières
25:06de bien-être
25:08donc du salarié
25:10mais on voit bien
25:11que les problèmes
25:12sont vraiment
25:12d'être réglés
25:12ce qui était
25:13le télétravail
25:14qui était la panacée
25:15est en train
25:16de revenir
25:17parce que même
25:18les salariés disent
25:19je voudrais retrouver
25:20un lieu plus socialisant
25:22bon on est encore
25:23vraiment encore
25:24en train de chercher
25:25votre regard
25:26Laurent Mouloud
25:26sur la fragilité mentale
25:28des salariés
25:30il y a beaucoup de choses
25:31juste qui ont été dites
25:32à mon sens
25:32en tout cas
25:33je rajouterai juste
25:34quand même deux aspects
25:35il y en a un
25:36qui est
25:36on repart du numérique
25:37mais c'est vrai
25:38qu'il y a aussi
25:38cette émergence du numérique
25:39avec le brouillage
25:40un peu de la vie privée
25:41vie personnelle
25:43et vie professionnelle
25:44on va dire
25:44qu'a occasionné
25:46effectivement
25:47le numérique
25:48et puis il y a
25:48la précarité de l'emploi
25:49aussi qui est un facteur
25:50aussi de pression
25:51et de mal-être
25:52avec beaucoup
25:53d'emplois
25:54plus précaires
25:55aussi qui se développent
25:56je pense à des petits jobs
25:57etc
25:58mais ça ça touche
25:58plutôt les jeunes
25:59on va dire
26:00entre 18 et 30 ans
26:01et je pense que
26:02ces facteurs-là
26:03à mon avis
26:03jouent aussi
26:04le dernier truc
26:05que je veux dire
26:05c'est qu'il y a
26:06des exemples
26:06vertueux à l'étranger
26:08je pense que
26:09tous les pays sont confrontés
26:10certains gèrent quand même mieux
26:11je pense aux pays nordiques
26:13où il y a
26:14selon les études qu'on voit
26:15une satisfaction au travail
26:16qui est quand même plus élevée
26:18qu'en France
26:19et aussi dans les pays anglo-saxons
26:21où il peut y avoir
26:21des pratiques peut-être bonnes
26:23mais aussi
26:23beaucoup de pression
26:24et de flexibilité
26:24finalement
26:25qui ne sont pas aussi
26:26bonnes pour les salariés
26:27donc il y a des exemples
26:29mais
26:30peut-être pas l'eau
26:31où on croit
26:31voilà
26:32avec ce chiffre en France
26:33je le rappelle
26:33un salarié français
26:34sur deux
26:35qui présente des signes
26:36de détresse psychologique
26:37d'après ce baromètre
26:38restez bien avec nous
26:40sur France Info
26:41la suite des informés
26:42la seconde partie
26:43dans un instant
26:43il est 20h30
26:49l'info c'est avec Emmanuel Langlois
26:51tout juste sorti
26:52d'un épisode de chaleur
26:53exceptionnel
26:54avec une température moyenne
26:55de 13,8 degrés
26:57la France vient de connaître
26:58aussi son printemps
26:59le plus chaud
27:00jamais enregistré
27:01depuis le début des mesures
27:03c'était en 1900
27:04annonce de Météo France
27:05tout à l'heure
27:06d'autres records
27:07sont également tombés
27:08en Europe de l'Ouest
27:09en Angleterre
27:10au Pays de Galles
27:10ou encore en Norvège
27:12notamment
27:12par ailleurs
27:13et selon cette fois
27:14l'Organisation Météorologique Mondiale
27:17une agence de l'ONU
27:17le développement
27:18d'un nouvel épisode
27:19d'El Niño
27:20est probable
27:21à 80%
27:22entre ce mois-ci
27:23juin
27:23et le mois d'août
27:24ce phénomène naturel mondial
27:26augmente le risque
27:27d'événements météo
27:28extrêmes
27:29dans le Gers
27:31les recherches
27:32se poursuivent
27:32pour tenter de retrouver
27:33Liana
27:34cette collégienne
27:35âgée de 11 ans
27:36portée disparue
27:37depuis vendredi dernier
27:38à Florence
27:39au lendemain
27:40de la mise en examen
27:41d'un homme de 41 ans
27:42poursuivi pour enlèvement
27:44et séquestration
27:45il connaissait bien Liana
27:46car sa fille
27:47est une amie
27:48de la disparue
27:49180 gendarmes
27:50sont mobilisés
27:50sur le terrain
27:52pour ses recherches
27:536 détenus
27:54de Condé-sur-Sarthe
27:55dans l'Orne
27:56eux ont porté plainte
27:57pour violences
27:58et harcèlement moral
27:59ils reprochent
28:00à la direction
28:01de cette nouvelle prison
28:02ultra sécurisée
28:03d'entretenir
28:04un régime
28:04de pression psychologique
28:06et de domination
28:07qui outrepasse
28:08selon eux
28:08les exigences
28:09de sécurité
28:10fin de citation
28:11c'est la fin
28:13d'un long parcours
28:14le Parlement
28:14enterrine ce soir
28:15une loi
28:16qui reconnaît
28:16la part de responsabilité
28:18d'état français
28:18dans le scandale
28:20du chlordécone
28:20aux Antilles
28:21ce pesticide
28:22utilisé jusqu'en 1993
28:24dans les bananeraies
28:25en Guadeloupe
28:26et à la Martinique
28:28où plus de 90%
28:29de la population
28:30est contaminée
28:31selon l'ANSES
28:32l'agence nationale
28:33de sécurité sanitaire
28:35au 95ème jour
28:37de la guerre
28:38au Moyen-Orient
28:39et alors que
28:39de nouvelles discussions
28:40entre le Liban
28:41et Israël
28:41ont démarré
28:42à Washington
28:43le Hezbollah
28:43affirme ce soir
28:44qu'il n'acceptera pas
28:45cesser le feu partiel
28:47avec Israël
28:48le mouvement pro-iranien
28:49qui menace
28:50d'une riposte
28:51en cas d'attaque
28:52de l'état hébreu
28:52sur Beyrouth
28:54et sur sa banlieue
28:55et puis Alexander Zverev
28:57à son tour qualifié
28:58pour les demi-finales
28:59de Roland-Garros
29:00l'Allemand
29:003ème joueur mondial
29:02a logiquement battu
29:03en 3-7
29:04le jeune prodige espagnol
29:06Raphaël Rodard
29:07le ambourgeois
29:08qui affrontera
29:08le brésilien
29:09Joao Fonseca
29:10ou le tchèque
29:11Jakub Mancic
29:12pour une place
29:13en finale
29:14porte d'auteuil
29:15le match entre les deux hommes
29:16va débuter
29:17d'une minute à l'autre
29:21France Info
29:2220h
29:2321h
29:24France Info
29:25les informés
29:26Victor Matel
29:28avec ce soir
29:29dans le studio
29:29de France Info
29:30Isabelle Fissec
29:31chef du service politique
29:33des Echos
29:34Isabelle Moreau
29:35directrice
29:36de la rédaction
29:36de l'agence de presse économique
29:38AEF
29:38Info
29:39Laurent Mouloud
29:39rédacteur en chef
29:41à l'Humanité
29:42Mickaël Darmon
29:42éditorialiste
29:43pour Public Sénat
29:44et I24 News
29:46et Christian Chénaud
29:47bonsoir Christian
29:48bonsoir
29:48merci d'être avec nous
29:49de la rédaction internationale
29:51de Radio France
29:52on l'entendait à l'instant
29:53de nouvelles négociations
29:54donc débutées
29:55en Washington
29:55entre émissaires d'Israël
29:57et du Liban
29:58la trêve est officiellement
29:59toujours en vigueur
30:00mais l'état hébreu
30:00n'a jamais véritablement
30:02cessé ses frappes
30:02sur le pays
30:03une attitude
30:04qui ne plaît pas
30:04à Donald Trump
30:05d'après le média américain
30:06Axios
30:07proche de la Maison Blanche
30:08le président
30:09lors d'un appel téléphonique
30:10qui a traité le premier ministre israélien
30:11de complètement fou
30:13en l'accusant aussi
30:14de mettre en péril
30:14les négociations
30:15avec l'Iran
30:16alors Christian
30:17qu'est-ce qui se joue précisément
30:18pourquoi Donald Trump
30:19s'en prend-il de cette façon
30:20à Benjamin Netanyahou
30:21parce que les Iraniens
30:22depuis le début
30:23veulent que justement
30:24le Liban fasse partie
30:25du CCFE global
30:26ça depuis les négociations
30:28d'Islamabad
30:28il y a plus d'un mois et demi
30:30les Iraniens ont dit
30:31on veut que le Liban
30:32fasse partie du grand deal
30:34visiblement
30:35Netanyahou
30:35se sont écartés
30:37évidemment
30:37des négociations
30:38entre Américains et Iraniens
30:40donc ils sont un petit peu
30:41cornerisés
30:42un petit peu marginalisés
30:43et donc il met une grosse pression
30:45sur le Liban
30:45puisque finalement
30:46c'est une cible facile
30:47puisque son armée est là
30:49en face
30:50il n'y a pas forcément
30:50de résistance
30:51puisque l'armée libanaise
30:52n'existe pas ou peu
30:53et donc il en profite
30:54il pousse ses pions
30:55sauf qu'il y a évidemment
30:56Donald Trump
30:57comprenant que
30:59finalement
30:59cette offensive
31:02israélienne
31:02qui allait peut-être
31:02un peu trop loin
31:03l'idée c'était peut-être
31:04de rebombarder
31:05Darier
31:05donc la banlieue sud
31:07de Beyrouth
31:07où se trouvent
31:08les principaux dirigeants
31:09le QG du Hezbollah
31:11Trump a dit stop
31:12alors il l'a fait à sa manière
31:13très vive
31:14très rude
31:15il a l'habitude
31:16et donc maintenant
31:17évidemment
31:18Netanyahou
31:18donc a reçu
31:19finalement un coup de poing
31:20et donc là
31:21on est un peu sur
31:22une force
31:23d'un entre deux
31:24et l'idée
31:25c'est de
31:25finalement
31:26d'après ce qu'on comprend
31:27de maintenir
31:27les combats dans le sud
31:29et que finalement
31:30Beyrouth
31:30serait un peu
31:31une ligne rouge
31:32une limite
31:32pour Netanyahou
31:33reste à savoir
31:34si ça va tenir
31:35ou pas
31:35sachant que
31:36vous l'avez dit
31:36le Hezbollah
31:37continue de harceler
31:38les troupes israéliennes
31:39avec leurs drones
31:40les Israéliens
31:41continuent à bombarder
31:42mais on sent aussi
31:43qu'on est quand même
31:44dans une phase finale
31:46d'une grande négociation
31:48et c'est peut-être pour ça
31:48aussi que Trump
31:49s'énerve un petit peu
31:50Qu'est-ce que cela dit
31:50Mickaël Darmont
31:51des relations entre les deux hommes
31:52entre Donald Trump
31:53et Benjamin Netanyahou
31:54on sait qu'en principe
31:55ils sont très proches
31:56ils se sont vus
31:56au moins dix fois
31:57lors des dix-huit derniers mois
31:59Moi j'ai toujours pensé
32:00qu'il y a une très grande ambiguïté
32:01dans leurs relations
32:01et qu'en réalité
32:03Trump peut lâcher Netanyahou
32:05parce qu'il a trop entendu
32:06aussi les messages
32:07des dirigeants arabes
32:08dans la région
32:08qui disent
32:09on ne pourra pas avancer
32:09Lâcher Netanyahou
32:10ça voudrait dire
32:10ne plus le fondre d'arbre
32:11en clair ?
32:12Non, ne plus le soutenir
32:12déjà politiquement
32:14ce qui est quand même
32:14déjà beaucoup
32:15on rentre en période électorale
32:16en Israël
32:17la loi de la dissolution
32:18de la Knesset
32:19a été votée
32:20et donc vraisemblablement
32:21entre septembre
32:23et octobre
32:24il y aura donc des élections
32:26Trump voit bien
32:28la carte politique israélienne
32:30il voit bien
32:30que se met en place
32:31un bloc
32:33de candidats
32:34qui sont à droite
32:36moins à droite que lui
32:38et qui veulent effectivement
32:39le concurrencer
32:40et le remplacer
32:41et je crois
32:42qu'il y a cette pression-là
32:43qui est en train
32:44de se mettre
32:44se mettre en place
32:45il a été beaucoup plus loin
32:46que ça
32:47il n'a pas simplement
32:47traité de fou
32:48il a dit
32:48en fait
32:48tu n'es pas en prison
32:49grâce à moi
32:50le monde entier
32:51te déteste
32:51et il a aussi
32:53certainement
32:55pris levier
32:56sur le fait
32:57que les milieux sécuritaires
32:58et du renseignement israélien
32:59ont beaucoup critiqué
33:01dans la presse
33:02l'attaque de Beaufort
33:03de la forterreuse de Beaufort
33:05en disant que
33:05sur le plan sécuritaire
33:07c'est un lieu stratégique
33:10qui est au-delà
33:11du litani
33:11et qui donc justement
33:12est symbolique
33:13par rapport à l'avancée
33:16de l'armée
33:17autre que c'est aussi
33:18un lieu
33:20un patrimoine aussi
33:22architectural
33:22mais
33:24beaucoup de responsables
33:26de la sécurité
33:27en Israël
33:28se sont exprimés
33:29pour dire
33:29que ça ne servait à rien
33:30et que ça n'avait
33:31aucune utilité sécuritaire
33:32donc à la Maison-Blanche
33:34on a vu tout ça
33:34et on s'est dit
33:35c'est peut-être le moment aussi
33:35de continuer
33:36à dérouler une ligne
33:39qui commence à être
33:40de plus en plus critique
33:41et qui devrait
33:42à mon sens
33:43inquiéter de plus en plus
33:44le chef du gouvernement israélien
33:46Jérôme Molode
33:46Oui
33:46il y a l'énervement
33:48de Donald Trump
33:49il est caractéristique
33:50déjà il y avait
33:51un protocole d'accord
33:52qui était quand même
33:53d'après ce qu'il se disait
33:54plutôt bien avancé
33:55avec les Iraniens
33:56et l'attitude de Netanyahou
33:57en fait
33:57met tout ça par terre
33:58et quelque part
33:59montre un petit peu
34:00comme une faiblesse
34:01des Etats-Unis
34:02à l'opinion publique
34:03en disant
34:03mais attendez
34:05et je pense que
34:06cet aveu de faiblesse
34:07des Etats-Unis
34:08face à la situation
34:09peut-être aussi énerve
34:10Donald Trump
34:11qui ne veut pas du tout
34:11apparaître là-dessus
34:12parce que ça a aussi
34:13des conséquences
34:13on a vu que les taux
34:14à la bourse aussi repartaient
34:16le prix du Brent s'envolait
34:18la bourse s'effondre
34:19et il y a la coupe du monde
34:20qui arrive
34:20pour Donald Trump
34:21la coupe du monde de football
34:22dans quelques jours
34:24où ils vont accueillir
34:26des dizaines et des dizaines
34:27de pays
34:27je crois qu'il y a
34:28un enjeu d'image aussi
34:29pour Donald Trump
34:30qui veut aussi se montrer
34:31comme fesseur de paix
34:32au bout d'un moment
34:33il ne peut pas faire durer
34:34non plus cette situation
34:35ad vitam et ternam
34:36et là je pense
34:36qu'il a essayé
34:38de taper du poing là-dessus
34:38maintenant la relation
34:40entre les deux hommes
34:41enfin c'est la relation
34:41entre les deux pays
34:42elle est quand même
34:43extrêmement forte
34:45et la dépendance d'Israël
34:46à l'égard des Etats-Unis
34:47au niveau militaire
34:48au niveau renseignement
34:49il y a des protocoles
34:51il y a des engagements financiers
34:54de la part des Etats-Unis
34:55vers Israël
34:56à hauteur de
34:56je crois que c'était Barack Obama
34:57qui avait signé ça
34:5838 milliards d'euros
35:00de dollars pardon
35:01excusez-moi
35:01d'engagement militaire
35:02etc.
35:03qui sont évidemment maintenant
35:04qui ont été démultipliés
35:05tout ça fait créer
35:06une dépendance très forte
35:07d'Israël aussi
35:08aux Etats-Unis
35:08Donald Trump a les moyens
35:10de mettre la pression
35:10vraiment sur Netanyahou
35:11encore faut-il
35:12qu'il le fasse véritablement
35:13et la pression
35:14Christian Chenon
35:14on l'évoquait
35:15qui est sur Donald Trump
35:16il y a ce mondial de foot
35:17qui commence le 11 juin
35:18il y a les 250 ans
35:20des Etats-Unis
35:21que le président
35:21veut fêter en grande pompe
35:23le 4 juillet
35:24sans parler bien sûr
35:25des élections de mi-mandat
35:26qui arriveront en novembre
35:26il est quand même pressé
35:27agenda serré
35:28et puis surtout
35:28je pense que
35:29cette affaire libanaise
35:30pour lui
35:30c'est pas du tout la priorité
35:31et effectivement
35:32lui sa priorité
35:33c'est l'Iran
35:34c'est le détroit d'Or
35:35on peut même dire
35:36qu'il n'en avait rien à faire
35:37pendant un moment
35:38c'est pas du tout
35:39le dossier américain
35:40c'est presque un dossier
35:41franco-israélien
35:42en tout cas
35:43ça ne concerne pas
35:43et là il voit
35:44on rallume
35:45un nouveau foyer
35:46qui ne l'intéresse pas
35:48qui énerve les Iraniens
35:49et qui commence
35:50à refaire pression
35:51et qui menace
35:52et donc lui
35:53il était dans
35:54ses négociations
35:54etc
35:55et là Netanyahou
35:56allume un coffre-feu
35:57tout ça pour planter
35:59comme l'a dit Mickaël
36:00le drapeau israélien
36:01sur la citade de Beaufort
36:02qui ne sert strictement à rien
36:04puisque maintenant
36:04avec les drones
36:05on sait que le Hezbollah
36:06avec ses drones
36:07il n'y a plus besoin
36:08d'être en hauteur
36:08on frappe de partout
36:09y compris la nuit
36:10donc là pour Trump
36:11c'était effectivement
36:13une crise en plus
36:14qui n'allait pas du tout
36:16dans ses intérêts
36:16qu'est-ce qu'on doit comprendre
36:17sur le terrain
36:18de Mickaël Darman
36:18il y a beaucoup de déclarations
36:19Donald Trump
36:20qui assurait hier soir
36:21qu'Israël et le Hezbollah
36:22lui avaient promis
36:23l'apaisement
36:24Israël aujourd'hui
36:25qui dit
36:25j'ai l'aval finalement
36:26des américains
36:28pour continuer à frapper
36:29qu'est-ce qu'il en est en réalité ?
36:30c'est très difficile
36:31de savoir effectivement
36:32ce qui se passe sur le terrain
36:33parce qu'on est
36:34dans des sortes
36:35de poker menteur
36:36et de jeu de dupe
36:37entre tout le monde
36:38parce que la déclaration
36:39qui m'a le plus interpellé
36:40aujourd'hui
36:40c'est celle du président Aoun
36:41le président libanais
36:42qui dit
36:42il n'y a pas d'autre solution
36:44que la négociation
36:45avec Israël
36:46vous vous rendez compte ?
36:47dans le contexte actuel
36:48parce qu'il sait aussi
36:50que quelque part
36:51et c'est un message
36:52qu'il veut certainement envoyer
36:53que l'offensive
36:54d'Israël
36:55sur le Hezbollah
36:56le sert
36:57puisque
36:57le premier discours
36:59qu'il a fait
36:59en arrivant au pouvoir
37:00c'est de dire
37:01il faut maintenant
37:02que le Hezbollah
37:02rentre dans les rangs
37:03une seule armée
37:04un seul état
37:04donc quelque part
37:05ce qui est très difficile
37:07parce que l'armée libanaise
37:08comme on l'a dit
37:09est faible
37:09et n'arrive pas
37:10mais il y a aussi cet enjeu
37:11sauf que plus les Israéliens
37:13occupent
37:14détruisent
37:15etc
37:15plus ça renforce le Hezbollah
37:16qui peut sortir son discours
37:19nous on est la résistance
37:20regardez
37:20on vous défend
37:21et on sent officiellement
37:22il y a presque deux Libans
37:23vous avez le Liban
37:24qui négocie
37:25à Washington
37:26et puis le Liban
37:28du Hezbollah
37:28qui est proche
37:29évidemment
37:29des Iraniens
37:30et donc
37:31il y a deux agendas
37:32et donc
37:33on est dans une situation
37:34presque inconfortable
37:35enfin très inconfortable
37:36pour les responsables libanais
37:37qui essaient évidemment
37:38de jouer la carte
37:42des négociations
37:42mais en même temps
37:43ils savent que dans le sud
37:44avec tous les massacres
37:45toutes les destructions
37:46c'est difficile
37:47pour les gens
37:48de dire
37:48on veut la paix
37:49il y a
37:50il y a un million
37:51de réfugiés
37:51il y a eu plus de
37:523500 morts
37:53il y a des villages
37:54qui ont été détruits
37:54à la dynamite
37:55sur toute la bande côtière
37:57la bande frontalière
37:58donc pour
37:59voilà
37:59donc ça
38:00évidemment
38:00c'est compliqué
38:02après d'aller vendre
38:02des négociations
38:03quand votre pays
38:03est détruit
38:04mais évidemment
38:04il n'y a pas de solution
38:05parce que
38:06et c'est pour ça
38:07que les Libanais
38:07reprochent aux Israéliens
38:09d'aller trop loin
38:09parce qu'en fait
38:10vous faites le jeu
38:10du Hezbollah
38:11et vous n'arriverez pas
38:13à le détruire
38:14on parle des négociations
38:15justement
38:15Michael Darmon
38:16la reprise aujourd'hui
38:17des discussions
38:18entre Israël
38:18et le Liban
38:20on l'a dit
38:20où est-ce que cela va mener
38:22est-ce qu'on en a une idée
38:22et puis
38:23l'autre front
38:24bien sûr
38:24on l'a évoqué
38:25Iran
38:25Etats-Unis
38:26là on attend toujours
38:26que ça reparte
38:27concernant ce qui se passe
38:28entre le Liban et Israël
38:29on l'analyse comme ça
38:31puis on a le sentiment
38:32de le banaliser
38:32puis on se demande tout de suite
38:33mais où est-ce que ça va mener
38:34mais attendons
38:34arrêtons-nous 30 secondes
38:35le Liban et Israël discutent
38:38c'est quand même
38:38un événement majeur
38:41on espère
38:42et on ne sait pas
38:42ce que ça va donner
38:43mais en même temps
38:44s'il n'y a pas de discussion
38:45on est sûr
38:46qu'il n'y aura jamais rien
38:47donc là
38:47il y a quand même
38:48un début de discussion
38:49après l'accord technique
38:50sur l'exploitation
38:52des nappes de gaz
38:54entre Israël
38:55et le Liban
38:56avec Total
38:56en intermédiaire
38:57vous avez
38:58cette fois-ci
38:58une deuxième étape
38:59qui est
39:00les négociations officielles
39:02et validées
39:03par le président
39:04Haouz
39:04donc il se passe quand même
39:05des choses
39:06dont on n'a pas encore
39:08tous les tenants aboutissants
39:09mais qui très certainement
39:10vont créer bientôt
39:11une nouvelle situation
39:12Christian
39:12concernant l'Iran
39:14cette déclaration
39:14aujourd'hui
39:15les Etats-Unis
39:15pensent que le guide suprême
39:18iranien
39:18Mojtaba Khamele
39:19est vivant
39:20ce sont les mots
39:20de Marco Rubio
39:21et de plus en plus impliqué
39:23dit-il
39:23dans la direction du pays
39:25Marco Rubio je te rappelle
39:25c'est le chef
39:26de la diplomatie américaine
39:27pourquoi cette déclaration
39:29maintenant
39:29et qu'est-ce qu'elle change ?
39:30Peut-être qu'il y a des informations
39:31peut-être qu'il vient de la CIA
39:32peut-être du Mossad
39:33aussi qui arrivent
39:34on sait que le guide
39:35le nouveau guide
39:36Mojtaba
39:36a finalement
39:37a survécu
39:39a survécu
39:40l'attaque du 28 février
39:41il a été grièvement blessé
39:43on ne sait pas
39:43s'il a été brûlé
39:44s'il est handicapé
39:45etc
39:46mais enfin bon
39:47il a été tenu au secret
39:48on sait qu'il a été lu
39:50nouveau guide
39:51par l'Assemblée des Experts
39:52qui communique
39:53par des communiqués
39:54lus à la télévision
39:55on sait que
39:57on a l'impression
39:58qu'il donne des directives
39:59notamment celle
40:01de ne jamais remettre
40:03l'uranium enrichi
40:04à 60% d'uranium
40:07je veux dire
40:07à l'extérieur
40:08là les américains
40:10confirment que
40:11le guide
40:12est en vie
40:14participe aux travaux
40:15de la direction
40:16il faut rappeler quand même
40:17que là on est plutôt
40:17dans une direction collégiale
40:18c'est à dire que vous avez
40:19entre 12, 13, 15
40:21hauts gradés
40:22de l'armée
40:22des services de renseignement
40:23gardiens de la révolution
40:24etc.
40:25qui tiennent le pays
40:26et lui
40:27il en fait partie
40:28de cette direction
40:29collégiale
40:30mais c'est vrai
40:31que ça montre
40:31ça veut dire que le régime
40:32a survécu
40:33non seulement il a survécu
40:34mais il y a un successeur
40:35et que ça continue
40:36presque comme avant
40:37on me disait
40:38qu'à Téhéran
40:38vous avez des grandes affiches
40:40où vous avez
40:41le portrait de Ramenei
40:42père et fils
40:43et il disait
40:43Dieu a rajeuné
40:45Ramenei
40:46donc voilà
40:46donc on est dans une continuité
40:48et effectivement
40:49pour les Iraniens
40:50on continue le combat
40:52nouveau guide suprême
40:53que l'on dit
40:54alors pas forcément
40:55plus modéré
40:55mais plus pragmatique
40:56Laurent Moloude
40:57ça me fait penser
40:58vraiment
40:59c'est les conséquences
41:00de ces guerres
41:01soit au Iran
41:01que ça soit au Liban
41:03où mène
41:04la furie militaire
41:06de destruction
41:07quelles vont être
41:07les conséquences de ça
41:08à court et moyen terme
41:09comme vous le dites
41:10très bien
41:10mais les conséquences de ça
41:11ça va être un renforcement
41:12évidemment du Hezbollah
41:14évidemment que la situation
41:16en Iran politique
41:17ne va pas bouger
41:18et peut-être encore plus
41:19clérosé qu'avant
41:20en fait les dégâts
41:21géopolitiques
41:22de ces conflits
41:23qui sont menés
41:25au Moyen-Orient
41:26mais ils sont colossaux
41:27ils sont colossaux
41:28et pour sortir
41:29de cette situation là
41:30il va falloir
41:31des années
41:32j'imagine
41:33et je pense
41:34qu'un des
41:35comment dire
41:35des bilans politiques
41:37de Donald Trump
41:38et de
41:38Benyamin Netanahou
41:39qui lui agit
41:40sous la pression
41:41de son extrême droite
41:42messianique
41:43en Israël
41:43il est catastrophique
41:45il est catastrophique
41:46et l'histoire retiendra ça
41:47l'histoire retiendra ça
41:48évidemment
41:48les dizaines de milliers
41:49de morts à Gaza
41:51évidemment
41:51aussi les milliers
41:52de morts au Liban
41:53mais également
41:54évidemment
41:54une situation géopolitique
41:56totalement enquistée
41:57et par la responsabilité
41:59de ces hommes
42:00j'espère que l'histoire
42:01le mesurera à la hauteur
42:02avec une réorganisation
42:03aussi forcément
42:04du Moyen-Orient
42:05question chez nous
42:05oui je disais
42:06par exemple Gaza
42:06parce que Netanahou
42:08veut éradiquer le Hezbollah
42:09mais il n'a pas réédiqué
42:10le Hamas
42:11le Hamas tient toujours Gaza
42:12ils sont toujours là
42:13ils envoient des vidéos
42:14et voilà
42:15alors ils sont affaiblis
42:16tout ce qu'on veut
42:16mais on n'a rien réglé
42:17parce qu'on a bombardé
42:19parce qu'on a écrasé
42:21le territoire par la force
42:22et c'est la même chose
42:23avec le SBA
42:24sauf qu'il est plus puissant
42:25il peut se cacher
42:25il a des soutiens
42:26etc
42:26il y a beaucoup d'argent
42:27qui arrive
42:28on le dit que ça arrive
42:29même de Turquie
42:29etc
42:30donc on est dans une situation
42:32effectivement
42:32la guerre coûte très cher
42:34ne résout rien
42:35amplifie les choses
42:36et que
42:36comme on dit
42:37la meilleure solution
42:37c'est quand même de négocier
42:38on voit entre Libanais
42:39et Israéliens
42:40ils ont réussi quand même
42:42à négocier
42:42comme disait Mickaël
42:43le gaz
42:43la frontière maritime
42:45et donc on pourrait imaginer
42:46d'autres négociations
42:47mais pour ça
42:48il faut un cesser le feu
42:49et puis il ne faut plus
42:50d'occupation au Liban Sud
42:51et puis il faut aussi
42:52un interlocuteur
42:52l'histoire retiendra aussi
42:53les massacres du 7 octobre
42:56et qui ont quand même aussi
42:57tout déclenché
42:59et on voit bien
43:00justement
43:00avec l'exemple libanais
43:01c'est que quand il y a
43:01un interlocuteur
43:02il peut y avoir discussion
43:04une fois de plus
43:04les accords d'Oslo en 1993
43:06qui ont été combattus
43:07par la droite israélienne
43:08montraient qu'il y avait
43:09aussi des interlocuteurs
43:11il y avait
43:13Rabin d'un côté
43:13il y avait Arafat de l'autre
43:14il y avait l'OLP à côté
43:16qui disait
43:17on va travailler
43:18on va faire en sorte
43:19de pouvoir créer
43:19les conditions
43:20d'être en coexistence
43:21et non pas en remplacement
43:22et en effacement
43:24donc de ce point de vue là
43:25dès qu'il y a un interlocuteur
43:26qui permet de dire
43:27travaillons
43:28pour voir comment
43:29avec toutes les difficultés
43:31insurmontables parfois
43:32on peut peut-être arriver
43:33à dépasser
43:34les situations de guerre
43:35il faut les saisir
43:36les conséquences géopolitiques
43:37vous avez raison
43:39mais c'est ce qui est
43:40absolument terrible
43:40dans cette affaire
43:41c'est qu'on a l'impression
43:42que le gouvernement
43:42Netanyahou fait tout
43:43pour qu'il n'y ait pas
43:44d'interlocuteur en face
43:45je parle de la situation
43:46en Palestine
43:48la situation politique
43:49palestinienne
43:50à Gaza
43:50que ce soit ou en Cisjordanie
43:51elle est évidemment
43:52extrêmement compliquée
43:53avec beaucoup de difficultés
43:56à faire émerger
43:57un interlocuteur crédible
43:59mais je pense
43:59que le gouvernement
44:00israélien actuel
44:01ne fait rien non plus
44:02pour avoir un interlocuteur crédible
44:03parce que ce n'est pas
44:04dans ses projets
44:04de négocier en fait
44:05avec
44:05on va voir
44:06un État palestinien
44:07parce qu'effectivement
44:08ils ne sont pas là
44:08pour l'éternité
44:09c'est aussi une démocratie
44:11il y aura des élections
44:11et qui va tout en mettre
44:13à plat sûrement
44:14voilà pour les conséquences
44:15géopolitiques
44:16merci Christian Cheneau
44:17je vous libère
44:17de la rédaction internationale
44:18de Radio France
44:19je voudrais qu'on dise un mot
44:20rapide
44:21des conséquences économiques
44:22en France
44:22qui continuent
44:23avec cette crise
44:23au Moyen-Orient
44:24sur France Info
44:25à la radio
44:26nous avons consacré
44:27une journée spéciale
44:28à ses conséquences
44:29ce mardi
44:29Isabelle Moreau
44:30on a regardé par exemple
44:31du côté des voitures électriques
44:32c'est assez fou
44:33c'est un bon énorme
44:34plus 81%
44:35des matriculations
44:36de voitures électriques
44:38neuves en mai
44:38sur un an
44:40et le boom
44:40est encore plus fort
44:41si on regarde
44:41le marché de l'occasion
44:43tout à fait
44:43il y a eu un impact
44:44très important
44:45et personne ne s'y attendait
44:46vraiment
44:47au début on avait dit
44:47c'est trop cher
44:48pour les français
44:48finalement ils tournent
44:49voilà ils se tournent
44:50vers ces véhicules là
44:53donc c'est plutôt
44:54une bonne nouvelle
44:54notamment pour le climat
44:57il y a aussi
44:57un impact
44:58qu'on ne mesure pas
44:59encore très très bien
45:00il y a
45:00alors en ce moment
45:01se tient le congrès
45:01de la CGT
45:02je ne sais pas
45:03si vous l'avez mentionné
45:04qui s'est ouvert hier à Tours
45:05qui s'est ouvert hier à Tours
45:06et Sophie Binet
45:07depuis quelque temps
45:08ainsi que son homologue
45:08de la CFDT
45:09Maryse Léon
45:11disent
45:11écoutez il faut faire attention
45:12parce que le coût de la vie
45:13a monté
45:14l'inflation est importante
45:16sauf que nous
45:16quand on a négocié
45:17des augmentations de salaire
45:18les fameuses NAO
45:19dans les entreprises
45:20c'était plutôt
45:21avec une inflation
45:22très très basse
45:23et entre septembre
45:25et janvier
45:26donc aujourd'hui
45:27il y a des demandes
45:27qui se font sentir
45:28dans les entreprises
45:29avec des organisations
45:31syndicales
45:31qui demandent à ce qu'on
45:32augmente plus les salaires
45:34donc de retourner autour
45:35de la table
45:35ce qui ne va pas du tout
45:36plaire aux employeurs
45:38ce qui est assez logique
45:39et aujourd'hui
45:40il y a même des entreprises
45:42pardon
45:42avec l'augmentation du SMIC
45:44qui a été augmentée
45:45deux fois
45:46donc ces derniers temps
45:47parfois
45:48les personnes au SMIC
45:49sont payées plus cher
45:50que celles
45:51qui sont en bas
45:51des grilles
45:52dans un certain nombre
45:53de secteurs
45:53donc il va y avoir
45:55quand même un enjeu
45:55alors on parle bien sûr
45:56du prix du pétrole
45:57prix de l'essence
45:58et tout ça
45:58mais un enjeu interne
46:00qui va mettre
46:00dans la difficulté
46:02un grand nombre d'entreprises
46:03on parlait des voitures
46:04Isabelle Fissex
46:04cela va dans le sens
46:05de la volonté
46:06d'électrification
46:07de notre économie
46:08qui est très mise en avant
46:09actuellement
46:10par Sébastien Lecornu
46:11et par Emmanuel Macron
46:12j'allais dire
46:12ça tombe à pic
46:13le plan d'électrification
46:14il était prévu
46:15avant la guerre
46:16au Moyen-Orient
46:18mais les caisses
46:19de l'Etat sont vides
46:20donc quand la guerre
46:22est arrivée
46:23les prix du carburant
46:24vous l'avez souvent dit
46:25ici ont grimpé
46:28en flèche
46:29et bien Sébastien Lecornu
46:30s'est dit
46:31oh là là
46:31on en est où
46:32de ce plan d'électrification
46:33allons-y
46:34lançons-le
46:34et je vous rappelle
46:36qu'au départ
46:36le plan d'électrification
46:37l'idée c'était quand même
46:38la transition écologique
46:40or qu'est-ce qu'on voit
46:41et bien finalement
46:42le signal pris
46:44est beaucoup plus important
46:45pour accélérer
46:47cette politique
46:48et d'autant plus
46:49lorsque les caisses
46:50de l'Etat sont vides
46:51et bien on présente
46:52ce plan
46:54parce que contrairement
46:55à la période
46:56début de la guerre
46:57en Ukraine
46:58où là
46:59l'inflation a explosé
47:00et les prix de l'énergie
47:02aussi
47:03pas seulement
47:04de l'essence
47:05et bien là
47:06l'Etat a ouvert les vannes
47:07là l'Etat ne peut plus
47:07ouvrir les vannes
47:09donc
47:11le fameux
47:12nous ne pouvons pas
47:12dépenser l'argent
47:13que nous n'avons pas
47:15répété par le Premier ministre
47:17allez pour terminer
47:17ces informés
47:19prenons un peu de hauteur
47:20encore un peu plus
47:21j'ai envie de dire
47:21ce soir
47:22regardons vers l'espace
47:23avec l'annonce hier soir
47:24faite par Emmanuel Macron
47:25Thomas Pesquet
47:26va retourner dans l'espace
47:28l'an prochain en 2027
47:29deux semaines à bord
47:30de la Station Spatiale Internationale
47:31un autre astronaute français
47:33Arnaud Prost
47:3433 ans
47:34inconnu du grand public
47:35lui partira
47:36dans la station commerciale
47:38Avon 1
47:38développé par l'entreprise
47:40américaine Vast
47:40en lien avec la France
47:42Arnaud Prost
47:42qui était tout à l'heure
47:43en direct sur France Info
47:45c'est une nouveauté
47:46la première fois
47:47qu'un instant européen
47:48sera impliqué
47:49dans un vol d'essai
47:50dans le développement
47:51d'une station
47:51mais ça va commencer
47:52de nombreux mois avant
47:53et c'est ça
47:54une grosse valeur ajoutée
47:55je pense de cette mission
47:55c'est les ingénieurs
47:57du CNES
47:58l'Agence Spatiale Française
47:59les ingénieurs
47:59de l'Agence Spatiale Européenne
48:00qui vont être impliqués
48:01dans cette partie-là
48:03dans la construction
48:04de cette mission
48:04et dans la préparation
48:05de cette station
48:06qui va probablement
48:08pour moi
48:09d'un point de vue technique
48:10c'est incroyablement excitant
48:11Arnaud Prost
48:12sur France Info ce soir
48:14Thomas Pesquet
48:14notez bien
48:15lui sera demain
48:16en direct à la radio
48:17à 7h34
48:18ne manquez pas
48:19ce rendez-vous
48:20Michael Darmon
48:21qu'est-ce qu'on peut dire
48:22Cocorico
48:22deux astronautes français
48:23qui vont partir
48:24dans l'espace
48:25la même année
48:25ce n'est pas rien
48:26oui c'est le résultat
48:27quand même
48:28pour le coup
48:29et de discours
48:30et de politique
48:31qui ont été mis en place
48:32depuis déjà
48:33quelques années
48:33notamment avec
48:34la mutation
48:35au sein de l'armée
48:36de l'armée de l'air
48:39qui est devenue
48:39l'armée de l'air
48:40et de l'espace
48:41donc avec vraiment
48:42des moyens
48:42qui ont été développés
48:45donc de ce point de vue-là
48:45il y a cette nouvelle dimension
48:48qui a été
48:49effectivement
48:51ciblée
48:53développée
48:54et dont on voit maintenant
48:56des résultats
48:58donc on comprend
48:59effectivement
49:00l'importance
49:01d'un Thomas Pesquet
49:02qui repart
49:04dans l'espace
49:05on disait tout à l'heure
49:07il fallait peut-être
49:08donner des nouvelles
49:09je dirais
49:10des nouveaux horizons
49:11pour une nouvelle génération
49:13pour une nouvelle génération
49:14c'est peut-être
49:15effectivement
49:16je dirais
49:17voilà
49:18une aspiration nouvelle
49:19de dire
49:19il y a d'autres
49:21territoires possibles
49:22les choses sont
49:23voilà
49:23sont dessinées
49:25et de ce point de vue-là
49:26ça ne peut être
49:26que bénéfique
49:27on verra après
49:28quelles sont
49:28les conséquences
49:30avec la France
49:30seul pays européen
49:31à compter
49:32trois astronautes
49:33en activité
49:34puisqu'il faut ajouter
49:35bien sûr
49:35Sophie Adnaud
49:35qui se trouve
49:36actuellement
49:37dans la station spatiale
49:38internationale
49:38qui était l'invitée
49:39hier de France Info
49:40que d'astronaute
49:41en ce moment
49:41à l'antenne
49:42Laurent Mouloud
49:43on le disait
49:44Thomas Pesquet
49:44c'est presque une routine
49:45troisième séjour
49:46pour lui dans l'espace
49:47pour Arnaud Proce
49:48qu'on vient d'entendre
49:48ce sera une première
49:49autre nouveauté
49:50au sein de cette station spatiale
49:52commerciale
49:52de l'entreprise
49:53VAS
49:54qui doit succéder
49:54à partir de 2030
49:55à la station spatiale
49:57internationale
49:58c'est ça la nouveauté
49:59c'est un sujet
49:59d'inquiétude
50:00mais c'est marrant
50:01parce que j'avais interviewé
50:03Thomas Pesquet
50:04à une époque
50:04on en avait discuté
50:05de ce sujet là
50:06justement
50:06de la privatisation
50:07de l'espace
50:08qui était une source
50:09d'inquiétude pour lui
50:10il faut se rappeler
50:11quand même
50:11que l'ISS
50:11a été à la base
50:12c'était un sujet
50:13c'est un projet commun
50:14en fait
50:15qui a été monté
50:16par plusieurs pays
50:16en même temps
50:17et l'espace
50:18était jusqu'ici
50:19un espace de coopération
50:20de bien commun
50:22quelque chose
50:22en fait
50:23qui n'appartient pas
50:23à un seul état
50:24ou à un seul milliardaire
50:25mais quelque chose
50:26que la planète
50:27en fait
50:28se partage
50:29dans un sens
50:30de solidarité
50:31parce que c'est de la recherche
50:32et c'est de l'émancipation
50:33on voit que le secteur privé
50:35désormais
50:35lorgne sur le spatial
50:37plus que lorgne
50:39j'ai envie de dire
50:39plus que lorgne
50:40oui
50:40on parle même
50:41certains chercheurs
50:41enfin observateurs
50:42parlent d'astrocapitalisme
50:44c'est à dire
50:44qu'il y a cette prédation
50:46en fait
50:46du secteur privé
50:47avec toutes les conséquences
50:48que ça peut avoir
50:50évidemment
50:50je ne parle pas
50:51que des débris spatiaux
50:53évidemment
50:53mais aussi sur
50:54il y a aussi
50:55un intérêt spéculatif
50:56à aller dans l'espace
50:57évidemment
50:58et à faire de l'argent avec
50:59le marché spatial
51:01est estimé
51:02à 600 milliards de dollars
51:04actuellement
51:04il est prévu
51:05pour en 2035
51:06à plus de 1800 dollars
51:07c'est un marché
51:07en pleine explosion
51:08évidemment
51:09sur lequel
51:10certains veulent faire
51:11de l'argent
51:12et notamment
51:12des milliardaires
51:13cette privatisation
51:14à mon avis
51:14est un grand danger
51:16pour l'avenir
51:17effectivement
51:18de l'espace
51:18et n'est pas un signe
51:19justement
51:20de coopération vertueuse
51:21entre les états
51:22sur les questions
51:22de recherche
51:23les questions de découverte
51:24qui devraient nous faire rêver
51:26en fait
51:26et on peut citer
51:27l'entrée en bourse
51:28d'ailleurs
51:28à partir du 12 juin
51:29de SpaceX
51:30Isabelle Fissec
51:31oui l'espace est devenu
51:32un vrai marché
51:33il y a des applications
51:35grand public
51:36le GPS
51:37et de plus en plus
51:38d'applications
51:38et puis
51:39c'est devenu aussi
51:41un marché exponentiel
51:43pour la défense
51:44et les industries
51:45de défense
51:46et là
51:46on le voit
51:47en ce moment
51:48donc évidemment
51:49ça attire
51:51beaucoup de milliardaires
51:52de grandes entreprises
51:53mais aussi
51:53beaucoup de start-up
51:54alors là
51:55qui travaillent
51:55encore avec des états
51:58comme avec le CNES
52:00comme on l'a vu aujourd'hui
52:02enfin hier
52:03puisque ça a été annoncé
52:04le Centre National
52:05d'Études Spatiales
52:07mais c'est une vraie inquiétude
52:08pour une partie
52:09du monde scientifique
52:10et puis pour certains états
52:12également
52:13on est encore
52:13Michael Darmon
52:14on terminera là-dessus
52:15sur un monde encore
52:16on va dire hybride
52:17où on a les états
52:17qui dominent
52:18et le privé
52:19qui commence à manger
52:20une grosse part du gâteau
52:21oui
52:22et il faudra
52:23à ce moment-là
52:23trouver une capacité
52:24de pouvoir réguler
52:25tout cela
52:26parce qu'on n'est pas obligé
52:27effectivement
52:27on peut avoir
52:28mais bien sûr
52:29il faut mesurer
52:29les inquiétudes
52:30il faut être
52:32il faut être attentif
52:33à ce que ça soit pas
52:34privatisé
52:35parce que c'est vrai
52:35que l'espace
52:36est un nouveau
52:39territoire
52:39en fond
52:40de partage
52:41donc entre
52:43les générations
52:44et les êtres humains
52:46donc je pense
52:47qu'il peut y avoir
52:48aussi un moyen
52:49d'être
52:50vertueux
52:51et raisonnable
52:51et ce sera le mot
52:52de la fin
52:53le mot de la sagesse
52:54Laurent Mouloud
52:55est-ce que vous avez
52:55la une de l'humanité
52:57de demain avec vous
52:58si vous me laissez
52:58quelques secondes
52:59je peux vous la retrouver
53:00je me tourne vers
53:01Isabelle Fisset
53:02qu'est-ce que vous avez
53:02la une des échos
53:03et bien je ne l'ai pas encore
53:04vous ne l'avez pas encore
53:05on n'a pas de une
53:06alors ce soir
53:06Laurent Mouloud
53:07est-ce qu'elle revient
53:08on est sur une étude
53:10de l'observatoire
53:11des inégalités
53:12sur l'extrême concentration
53:13des richesses
53:14voilà
53:14lire dans l'humanité
53:16demain on lira
53:17les échos
53:17on découvrira ensemble
53:18ce qu'il y aura
53:19à la une
53:20on vous renvoie aussi
53:20vers le site
53:21de l'AEF
53:22Info
53:22l'agence de presse
53:23merci Isabelle Moreau
53:24merci à vous
53:24Mickaël Darmon
53:26Public Sénat
53:26et I24 News
53:28les informés
53:29qui reviennent
53:29demain matin
53:30sur France Info
53:31bien sûr
53:31à 9h
53:32très bonne soirée à tous
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