- il y a 7 heures
Le co-président de Place publique et député européen était interrogé par Thomas Despré (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Jim Jarrassé (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Thomas Despré du 31 mai 2026.
Regardez Le grand jury avec Thomas Despré du 31 mai 2026.
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00:13Bonjour à tous et bienvenue dans ce Grand Jury en direct, comme chaque dimanche, sur RTL et sur Public Sénat,
00:18Canal 8 de la TNT.
00:20Bonjour Raphaël Glucksmann.
00:21Bonjour.
00:21Bienvenue. Vous publiez cette semaine « Nous avons encore envie », un livre dans lequel vous parlez de la France.
00:26Vous proposez, je cite, « un nouveau contrat patriotique ».
00:30Mais de quoi avez-vous envie, vous Raphaël Glucksmann ?
00:33À moins d'un an de l'élection présidentielle, est-ce le livre d'un candidat supplémentaire ?
00:37Vous vous êtes donné trois mois pour répondre à cette question.
00:40Mais pourquoi attendre, à l'heure où pour la première fois, un sondage annonce un deuxième tour entre l'extrême
00:45droite et Jean-Luc Mélenchon ?
00:46Bienvenue dans ce Grand Jury, Raphaël Glucksmann.
00:48Merci à vous.
00:50À mes côtés, pour vous interroger aujourd'hui, Perrine Tarnot de Public Sénat et Jim Jarassé du Figaro dans ce
00:56Grand Jury.
00:57Nous reviendrons également sur cette vague de chaleur, cette semaine avec des records battus dans plus de la moitié des
01:02départements.
01:03Nous vous interrogerons également sur les propositions que vous formulez dans votre livre.
01:07Propositions qui peuvent surprendre pour quelqu'un qui se dit « homme de gauche ».
01:10Il y aura également des questions express et notre séquence dédiée au Parlement.
01:19Mais d'abord, Raphaël Glucksmann, l'actualité de ce dimanche, c'est cette victoire du PSG hier soir au tir
01:25au but face à Arsenal en finale de la Ligue des Champions.
01:28Victoire fêtée toute la nuit dans les rues de la capitale, mais émaillée une fois encore de débordement.
01:32Au moins un mort selon le parquet de Paris à l'instant.
01:36219 blessés, dont 8 grièvement selon le ministre de l'Intérieur.
01:41D'abord, vous avez regardé le match hier soir ?
01:43J'ai regardé le match.
01:43Vous êtes supporter parisien ?
01:45Je suis supporter parisien depuis longtemps.
01:46C'est-à-dire depuis l'époque où on se sauvait à la dernière journée sur un but d'Amaradiané
01:51contre Sochaux, si je me souviens bien.
01:53Et j'ai regardé le match avec mes enfants et des amis.
01:56Et je leur ai dit la chance qu'ils avaient quand même.
01:58Parce que moi, quand j'étais ado, ce n'était pas tout à fait l'enchaînement des Champions League tous
02:03les ans.
02:03Donc il faut qu'ils aient conscience qu'ils sont des enfants gâtés et qu'ils ont l'occasion de
02:08vibrer sur des victoires.
02:09Et qui sont d'ailleurs des victoires très signifiantes à mon avis.
02:11parce que quand on avait les trois meilleurs attaquants du monde dans l'équipe,
02:17eh bien on était incapables de remporter la Ligue des Champions.
02:20Et par contre, aujourd'hui, on a une équipe.
02:22Et Luis Enrique a installé un esprit qui est celui du collectif.
02:27Peut-être quelques messages politiques derrière.
02:29Non mais oui, il y a un message sur la société en fait.
02:32C'est-à-dire que quand on voit Kvara Chkelia dans la finale de l'année dernière,
02:36qui fait une course à la 80e minute, alors qu'il mène 4-0 de 80 mètres pour récupérer un
02:41ballon en défense,
02:42en réalité, c'est une leçon.
02:44C'est une leçon de football.
02:45C'est ce qu'il a dit d'ailleurs Kvara après le match hier.
02:47Il a dit, je n'ai pas marqué, mais je me suis donné pour l'équipe.
02:49Qu'est-ce que vous retenez de cette soirée ?
02:51C'est les images de Liès en France, à Budapest, ou les débordements dans les rues de Paris ?
02:56Qu'est-ce que vous retenez, vous ? Parce qu'il y a ces débordements aussi.
02:59Je retiens les deux.
03:00Je retiens les deux.
03:01Les deux sont importants.
03:02C'est-à-dire qu'il y a une vraie joie populaire.
03:03Mais bien au-delà de Paris, il y a la fierté en fait d'une équipe que les gens apprécient
03:08parce qu'elle dégage cet état d'esprit collectif
03:10et que ce n'est pas juste une collection de stars qui sont achetées des dizaines et des dizaines de
03:14millions.
03:14Mais 219 blessés.
03:16Mais il y a les blessés, il y a les interpellés, il y a les casses, il y a les
03:20cambriolages, il y a les voitures en feu.
03:23Et il y a cette minorité de casseurs qui vient polluer la fête, comme à chaque grand événement public.
03:29Et c'est proprement insupportable.
03:31C'est-à-dire qu'on n'a plus l'occasion de faire une fête collective qui soit un vrai
03:35moment de pur bonheur.
03:36Mais qu'est-ce que ça dit de notre société aujourd'hui ?
03:37On ne sait plus faire la fête calmement, Raphaël Luxman ?
03:40Alors déjà, ce n'est pas totalement nouveau qu'il y ait des débordements et des émeutes.
03:44Il y en a eu pendant la finale en 1998 aussi, il y avait eu à l'époque un mort,
03:48une cinquantaine de baissés.
03:49Les gens font semblant que c'est totalement nouveau, ce n'est pas vrai.
03:52Mais il n'empêche que ça signifie des fractures de notre société et qu'on est une société sous tension.
03:58La France vit sous tension, on le voit partout, on est une cocotte minute prête à exploser.
04:02Je pense qu'il va falloir faire baisser cette tension et ce sera l'un des grands objets de l
04:08'élection à venir d'ailleurs.
04:09D'ailleurs, Marine Le Pen a écrit cette nuit sur le réseau social X qu'il n'y a qu
04:13'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes.
04:16Vous lui donnez raison ce matin ?
04:18Non, parce qu'il n'y a pas qu'en France où il y a des débordements dans les grands
04:21événements publics, ça c'est faux.
04:23Par contre, que ce soit profondément insupportable, ça je le dis, je le répète.
04:29Et qu'il faille agir contre cette minorité, je le répète aussi, parce qu'il ne faudrait pas non plus
04:34faire un amalgame avec l'ensemble des dizaines de milliers de personnes qui sont descendues dans les rues de Paris
04:39et d'ailleurs en France.
04:40Raphaël Guzman, il y a quand même eu 780 interpellations.
04:43C'est en hausse de 32% par rapport à cette même finale il y a un an.
04:47Là aussi, ça veut dire que la société se tend encore plus.
04:50La société se tend encore plus et il y a un besoin de sécurité qui émane de la société française
04:55et il faut totalement y répondre.
04:58Donc moi, je n'ai aucun problème à dire que c'est une société qui se fracture et qui se
05:03brutalise de plus en plus avec des casseurs qui viennent pas du tout pour fêter la victoire du Paris Saint
05:09-Germain,
05:09mais pour attaquer les forces de l'ordre ou cambrioler des magasins.
05:14On a évoqué la réaction de Marine Le Pen.
05:16De l'autre côté du spectre politique, l'insoumise Clémence Guettet dit aux forces de l'ordre,
05:21laisser aux Parisiens la fierté et la joie de célébrer cette victoire.
05:24Pas de répression violente.
05:26Est-ce que le dispositif policier était adapté selon vous ?
05:30Est-ce que la réaction des policiers était la bonne ?
05:32Alors je lis plein de polémiques parce qu'on explique qu'il aurait fallu une fanzone pour encadrer.
05:37Moi, je pense que c'est extrêmement compliqué.
05:40En rien, par exemple, une fanzone n'aurait empêché dans la suite de la soirée des débordements.
05:44Donc il faut arrêter d'être les champions du monde de la polémique.
05:47Il y a à la fois la mairie de Paris, la préfecture, le ministère de l'Intérieur qui ont établi
05:52un diagnostic.
05:52Il va falloir qu'ils expliquent.
05:54Le gouvernement avait refusé et a refusé tout rassemblement sur les Champs-Elysées.
05:57Vous auriez pris la même décision ?
05:59Moi, je ne sais pas parce que je ne suis pas là aux manettes.
06:02Donc en fait, je n'aime pas les gens qui font semblant d'avoir toutes les informations à disposition d
06:06'un gouvernement
06:07simplement pour le plaisir de critiquer.
06:08Ce que je sais, c'est qu'il faut laisser la fête se dérouler.
06:11Mais quand vous avez des groupes mobiles de casseurs, il y a une nécessité d'intervention policière.
06:17Peut-être que oui, il y a une réflexion à avoir sur la doctrine de maintien de l'ordre
06:20parce qu'on voit bien qu'on n'arrive pas à contrôler ces groupes de 10, 15, 20, 30 qui
06:25se déplacent
06:25et dont le but est juste la violence en réalité.
06:27Vous avez dit que le gouvernement devra expliquer. Qu'est-ce qu'il a à expliquer ?
06:31Il doit rendre des comptes, comme après chaque événement.
06:35Rendre des comptes, ça veut dire expliquer ce qu'a fait M. Nouniez tout à l'heure, par exemple.
06:39Expliquer la mobilisation, la stratégie, le résultat.
06:42Mais moi, je ne veux pas déclencher de polémique politicienne à chaque événement.
06:47Ce n'est pas ma manière de concevoir la politique.
06:49J'ai beaucoup de choses à reprocher à ce gouvernement.
06:51J'ai beaucoup de choses à reprocher au pouvoir macroniste.
06:54Donc, je ne vais pas me sauter sur chaque opportunité pour simplement faire un tweet qui me fait plaisir.
06:59On va y venir, Raphaël Luxman.
07:00L'autre actualité de la semaine, c'est aussi cette vague de chaleur
07:03qui a touché la quasi-totalité du pays.
07:05Jusqu'à 37,8 degrés relevés.
07:07Un record pour un mois de mai avec des conséquences très concrètes
07:11dans les salles de classe, dans les usines, dans les entreprises.
07:14Est-ce que vous diriez, comme Marine Tondelier,
07:16que la France est en retard, mal préparée ?
07:19Marine Tondelier, c'est la secrétaire nationale des écologistes.
07:21Oui, la France est en retard.
07:23On a divisé par trois le fond vert.
07:26La France d'adaptation au changement climatique, la France est en retard.
07:29La France n'a pas pris la mesure ces dix dernières années de l'impératif écologique.
07:34C'est une évidence.
07:35Je pense que c'est d'ailleurs le bilan le plus désastreux d'Emmanuel Macron.
07:38C'est de sa faute, Emmanuel Macron.
07:39Non, ce n'est pas de sa faute.
07:40Le réchauffement climatique n'est pas la faute d'Emmanuel Macron.
07:43Les émissions de gaz à effet de serre sont en réduction en France depuis plusieurs années.
07:48On parlait d'adaptation au changement climatique.
07:50On va parler ensuite de ce qu'on peut faire pour lutter contre le réchauffement climatique.
07:54Et je ne pense pas là non plus qu'on soit au niveau.
07:56Mais sur l'adaptation au changement climatique, ce qui est évident,
08:00c'est qu'il faut développer de manière massive les initiatives locales qui fonctionnent.
08:04Par exemple, on a coutume maintenant dans les médias de se moquer du verdissement des villes.
08:10Je suis désolé, c'est la seule manière de s'adapter à une société en mutation climatique.
08:15On a l'habitude aujourd'hui d'expliquer que l'écologie est punitive.
08:18Non, l'écologie n'est pas punitive.
08:20L'écologie, c'est justement ce qui va nous permettre de faire face à une mutation extrêmement profonde.
08:24Qu'est-ce que vous proposez concrètement ?
08:26Par exemple, sur les écoles, dans votre livre, vous proposez la rénovation thermique de tous les établissements scolaires.
08:32Qu'est-ce qu'il y a dans votre programme, dans votre livre en tout cas ?
08:35Un grand plan sur la rénovation thermique des bâtiments.
08:38Et on commence par les écoles.
08:39C'est insupportable, ces écoles, où on cuit en salle de cours dès le mois de mai.
08:44On a aujourd'hui des écoles qui sont des passoires thermiques.
08:48Moi, j'étais dans un collège des Deux-Sèvres il y a deux mois.
08:52Et les élèves étaient en doudoune dans la salle de classe parce qu'ils faisaient 12 degrés.
08:57Et là, on a des écoles qui sont transformées en micro-ondes.
09:00Donc, en réalité, il faut...
09:02Par le principal syndicat des collèges lycées, 80% des classes, dans 80% des classes, la température a dépassé
09:08les 30 degrés cette semaine.
09:10Et on a 30% du bâti scolaire qui est considéré, par toutes les études, comme étant délabré.
09:16Ce sont des passoires thermiques délabrés.
09:18Donc, il faut un véritable plan bâtisseur d'école.
09:20Vous connaissez le coût global, effectivement, de rénovation thermique des bâtiments scolaires ?
09:27Ça a été chiffré.
09:29Ça chiffre en milliards.
09:32En dizaines de milliards. 40 milliards, exactement.
09:3440 milliards sur 10 ans.
09:36Ça suppose un plan de financement sur 10 ans.
09:38Ça suppose un plan de financement sur 10 ans, mais c'est une urgence absolue.
09:42Et ça sera des économies, des économies pour l'ensemble de la société.
09:45Et surtout, ça permettra à nos élèves de suivre leurs cours dans des conditions normales.
09:51Aujourd'hui, par rapport à nos voisins européens, parce que moi, j'ai un poste d'observation qui me permet
09:55justement de comparer.
09:56La France n'est pas une île.
09:57Par rapport à nos voisins européens, nous sommes extrêmement en retard sur le bâti scolaire.
10:00Mais j'espère que ce n'est pas la seule manière qu'on aura d'aborder la question scolaire sur
10:04le bâti scolaire, sur le salaire des enseignants, sur les...
10:08On aura l'occasion.
10:09On aura l'occasion.
10:10On est en retard sur tout ce qui concerne l'éducation.
10:14Et c'est une catastrophe pour la France, parce qu'on sacrifie notre avenir.
10:17Mais pour revenir sur la canicule et sur la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique,
10:22quand on nous explique que l'écologie est une lubie,
10:26aujourd'hui, nous sommes dans un état d'urgence climatique.
10:29Nous avons deux crises.
10:31La canicule et le prix à la pompe.
10:33Ces deux crises témoignent de l'urgence de la transformation écologique.
10:38Est-ce qu'on appelle la fin du mois ?
10:40On a souvent tendance à opposer la fin du mois et la fin du monde.
10:43Est-ce que les questions de pouvoir d'achat sont en train de prendre le pas sur l'écologie ?
10:49Mais les deux se rejoignent.
10:51Prenez la question du prix à la pompe.
10:54Nous avons aujourd'hui des Français qui payent le prix, quand ils vont faire leur plein,
10:59des décisions de Donald Trump et de Benjamin Netanyahou.
11:02Comme on a payé le prix hier des décisions de Vladimir Poutine en 2021-2022,
11:07puisqu'on a maintenant un choc gazier ou pétrolier tous les cinq ans.
11:11Ce que je veux, moi, c'est que nous devenions indépendants,
11:14que nous devenions autonomes,
11:15que nous ne payions plus le prix de décisions iniques de dirigeants étrangers
11:20quand nous utilisons notre voiture.
11:22Et c'est pour ça qu'il faut sortir du gaz et du pétrole.
11:26En 2021-2022, on a dépensé 72 milliards en subvention aux énergies fossiles.
11:3372 milliards, si on avait investi ne serait-ce que la moitié de cette somme,
11:37si on avait un État stratège capable de planifier,
11:40eh bien, nous aurions permis aux Françaises et aux Français
11:43qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler,
11:45d'avoir accès à des voitures électriques.
11:47Est-ce que c'était une erreur du quinquennat Hollande
11:49d'avoir voulu renoncer à l'énergie nucléaire pour augmenter le renouvelable ?
11:55On aura besoin du nucléaire et du renouvelable.
11:58Moi, je pense que le mix énergétique français, ça doit être du nucléaire
12:01et un développement rapide des énergies renouvelables
12:04puisque là-dessus, nous sommes en retard.
12:06Mais j'aimerais revenir à la question du pouvoir d'achat.
12:09Aujourd'hui, nous, ce que nous proposons, c'est une mesure simple
12:13qui permet aux Françaises et aux Français
12:16qui touchent moins de 2000 euros par mois
12:18et qui ont besoin de leur voiture pour travailler
12:19et qui font plus de 30 kilomètres par jour
12:22d'avoir accès contre un loyer de 100 euros par mois
12:26à une voiture électrique.
12:28C'est le leasing électrique, c'est ce que fait déjà le gouvernement depuis des années.
12:30À une échelle microscopique, comme d'habitude,
12:34avec Emmanuel Macron, nous avons des effets d'annonce,
12:36leasing social, rénovation thermique des bâtiments
12:38et le résultat est minuscule.
12:41Nous, ce que nous proposons, c'est un plan
12:43pour que 1 million de Françaises et de Français
12:45qui ont besoin de leur voiture
12:47et qui n'ont pas les moyens de s'acheter une voiture électrique
12:49puissent y avoir accès.
12:50On commence par exemple par les auxiliaires de vie.
12:53On a 1 million de voitures
12:55dans les 5 prochaines années
12:58et ça relance en plus l'industrie automobile française.
13:01Ça permettra de faire de la R5 électrique
13:03l'objet culte du 21e siècle.
13:06On va parler de vos propositions
13:07et de la manière aussi dont toutes ces mesures seront financées
13:10parce que ça va coûter beaucoup d'argent.
13:12Une dernière question sur la canicule.
13:14Question très simple, réponse si possible rapide.
13:17Est-ce que vous êtes favorable à ce que les salariés
13:19bénéficient de jours de congés climatiques
13:21en période de canicule notamment ?
13:22C'est une proposition des écologistes
13:24la possibilité de débloquer jusqu'à 5 jours de congés
13:27en cas de fermeture de classe par exemple
13:28pour assurer la garde des enfants.
13:30L'Espagne l'a mis en place il y a quelques années.
13:33Est-ce que vous y êtes favorable ?
13:34Alors, je ne sais pas si j'appellerais ça congés climatiques
13:37parce qu'en réalité c'est lié à une catastrophe en Espagne
13:41qui était les inondations de Valence.
13:45Et donc que dans des phénomènes climatiques extrêmes
13:48il y ait la possibilité, oui, d'avoir des jours de congés
13:51je trouve ça absolument rationnel.
13:54Et ça sera nécessaire.
13:55Ce qu'il faut que les Françaises et les Français
13:57qui nous écoutent comprennent
13:59c'est qu'en fait on va rentrer dans une société
14:00qui sera très différente.
14:02Le réchauffement climatique, ce n'est pas une vue de l'esprit.
14:05Ça se matérialise déjà aujourd'hui.
14:07Et donc il va falloir qu'on s'adapte.
14:09Qu'on s'adapte tout en préservant l'outil économique.
14:12Et ça, ça supposera une forme de flexibilité.
14:14À ces jours.
14:15Mais on appelle ça, si on dit congé climatique
14:18les gens vont penser que c'est à nouveau une idée
14:21pour travailler moins.
14:23Non, c'est une idée pour travailler mieux.
14:24C'est-à-dire adapter aussi nos rythmes
14:27et on pourra parler de l'école,
14:28adapter nos rythmes à cette société
14:30où oui, il fera plus chaud
14:31et où ce sera plus compliqué.
14:33On aura des phénomènes climatiques extrêmes
14:34de plus en plus rapprochés
14:36et il faut qu'on s'y prépare.
14:37C'est ça, être réaliste et rationnel
14:39et c'est ça aussi d'ailleurs faire preuve de rigueur.
14:43Le Grand Jury, 2027, c'est demain.
14:472027, c'est demain, Raphaël Ruxman.
14:48Vous avez publié cette semaine un livre
14:50« Nous avons encore envie »
14:52aux éditions Alary.
14:53Vous y formulez un certain nombre de propositions.
14:55On va y revenir.
14:56Vous évoquez notamment un contrat patriotique.
14:59Mais d'abord, une question simple.
15:00Vous parlez d'envie.
15:01Envie de quoi, Raphaël Ruxman ?
15:03D'être candidat à la prochaine présidentielle ?
15:04Envie de se battre pour notre pays.
15:06Et je pense que cette envie,
15:07elle est partagée par des millions de Françaises et Français
15:09qui n'en peuvent plus.
15:10On se bat comment ?
15:11En étant candidat, en étant spectateur ?
15:13En faisant tout pour que mon espace politique,
15:18la ligne que j'incarne,
15:19qui est celle d'une gauche démocratique, républicaine,
15:21qui veut gouverner ce pays,
15:22qui veut le transformer,
15:24remporte cette élection.
15:25Et je suis convaincu d'ailleurs
15:26que nous sommes l'espace
15:27qui peut vaincre l'extrême droite en 2027.
15:30Vous vous êtes donné trois mois
15:31pour répondre à cette question.
15:33On a du mal à comprendre ce délai.
15:35Soit vous en avez envie,
15:36soit vous êtes attentif,
15:38soit vous êtes frileux.
15:39Alors je vais vous l'expliquer.
15:41Pourquoi trois mois ?
15:42Parce que je ne veux pas être simplement
15:44un candidat de plus
15:45dans un espace politique
15:47qui en compte déjà trop.
15:48Ce n'est pas une aventure personnelle.
15:50J'aurais pu arriver et dire
15:51je suis candidat à la présidence de la République,
15:54suivez-moi.
15:55Moi, ce que je veux faire,
15:56c'est rassembler.
15:57c'est rassembler les dirigeants de gauche
16:00démocrates et républicains
16:02qui pensent qu'on peut gagner en 2027.
16:05Les rassembler et enchaîner sur une campagne
16:07extrêmement rapide et puissante.
16:10Bérine Tarnot.
16:11Si on prend le problème à l'envers,
16:13Raphaël Bussmann,
16:14qu'est-ce qui ferait que finalement
16:16vous ne pourriez pas être candidat ?
16:17Quelles conditions selon vous ?
16:18Je vais vous répondre de manière franche et directe.
16:21que je ne sois pas la bonne personne
16:23dans trois mois
16:24pour porter mon espace politique
16:26à la victoire.
16:28Donc ça, c'est une hypothèse
16:28que vous envisagez ?
16:29Moi, j'envisage toutes les hypothèses.
16:31Vous savez, je crois qu'il y a en France
16:33un réel problème
16:35qui est l'obsession de la candidature.
16:39Ce que je veux, moi,
16:40c'est l'obsession
16:42du gouvernement de la France,
16:44de l'exercice des responsabilités.
16:46Vous publiez un livre cette semaine,
16:47vous faites un certain nombre
16:48d'interventions, vous préparez un meeting.
16:50C'est le début d'une candidature présidentielle,
16:53soyons honnêtes.
16:53Parce que je pense
16:54que j'ai une responsabilité particulière.
16:57Sur cet espace politique,
16:58je suis celui qui est le seul
17:01qui a fait un score à deux chiffres
17:02à une élection nationale
17:04depuis plus de dix ans.
17:06J'ai levé un espoir en 2024.
17:09Et ma responsabilité,
17:11c'est de faire en sorte que nous gagnons.
17:13Et moi, j'assumerai jusqu'au bout
17:15cette responsabilité.
17:17Mais est-ce qu'avec ce délai de réflexion
17:18de trois mois,
17:19vous ne vous fragilisez pas quelque part ?
17:21Parce qu'au moindre faux pas,
17:22vos adversaires,
17:23notamment à gauche,
17:24diront que vous n'êtes pas
17:25le bon candidat.
17:26Est-ce que ce n'est pas
17:27un délai de trois mois de réflexion
17:28qui vous fragilise ?
17:29Mais ce n'est pas de la réflexion,
17:30c'est de l'action.
17:32Je vais sillonner le pays
17:33avec ce nouveau contrat patriotique.
17:35Et on va dialoguer
17:36avec les Françaises et les Français.
17:37Et on va rassembler
17:38concrètement notre espace.
17:40Moi, ce que je veux faire,
17:41c'est créer une équipe.
17:42C'est qu'on puisse voir d'emblée
17:44qu'on aura un gouvernement
17:46qui sera crédible
17:47avec des hommes et des femmes
17:49qui sont prêts
17:51à prendre les manettes.
17:52Et ça,
17:53ça se construit.
17:54Je veux dire,
17:55ça ne se décrète pas.
17:56Moi, je vois là,
17:57les anciens premiers ministres...
17:58Vous pouvez peut-être amorcer
17:59un début de candidature.
18:00Je vois les anciens premiers ministres
18:14voteront pour les anciens premiers ministres
18:16d'Emmanuel Macron
18:16pour barrer la route
18:17au Rassemblement National.
18:18Je pense que, donc,
18:19nous avons une responsabilité immense
18:21parce qu'il y a une volonté
18:23de changement,
18:24parce que les gens n'en peuvent plus
18:25en réalité de ce qui s'est passé
18:26depuis dix ans,
18:27qu'ils ne veulent pas
18:27les mêmes dirigeants,
18:29les mêmes ministres,
18:31les mêmes politiques
18:32que depuis dix ans
18:33et que, donc,
18:34nous portons l'alternative
18:36à l'extrême droite.
18:37Raphaël Guzman,
18:38est-ce que ce délai
18:39de trois mois
18:40est lié à l'avenir
18:41de Léa Salamé,
18:42votre compagne
18:43à la tête du JT de France 2 ?
18:45Est-ce que c'est pour lui laisser
18:46le temps de terminer
18:47sa saison sur France 2 ?
18:50Non.
18:51Et d'ailleurs,
18:51je veux dire,
18:53puisque vous me posez la question,
18:55à quel point,
18:57déjà, j'admire sa carrière
18:59et je sais à quel point
19:00elle travaille
19:01de manière complètement indépendante
19:03de toute considération
19:05liée à mon cas personnel
19:07ou à mes opinions personnelles.
19:09Je veux dire à quel point
19:10je suis donc admiratif
19:12et à quel point
19:13je suis aussi admiratif
19:14de sa volonté
19:15de protéger ses équipes
19:16en annonçant
19:16qu'elles se retiraient
19:17le cas échéant.
19:18Mais là,
19:19il n'y a pas du tout
19:21de lien entre les deux.
19:23Mais est-ce que vous,
19:23ça fait partie
19:24de votre réflexion
19:24de vous dire
19:25« je sais que cela aura
19:26des conséquences sur sa carrière » ?
19:28J'allais y venir
19:28et comme je fais profession
19:29de sincérité radicale,
19:31ce qui me distingue
19:32de bon nombre
19:32de membres
19:33de cette classe politique,
19:34eh bien oui,
19:35évidemment que ça fait partie
19:37de ma réflexion.
19:38en réalité,
19:39c'est un sacrifice immense
19:41qui serait exigé.
19:43Et en 2027,
19:462026,
19:48j'ai des difficultés,
19:50moi,
19:50en tant qu'homme féministe,
19:51d'ailleurs,
19:51à demander ce genre
19:53de sacrifice
19:53à une femme.
19:55Et donc,
19:55bien sûr que ça rentre
19:56en ligne de compte,
19:57ça ne fait que renforcer
19:58une certitude,
19:59c'est que je ne veux pas
20:00être une candidature
20:02de témoignage.
20:03je ne considère
20:05absolument pas
20:06cette candidature éventuelle
20:08comme étant
20:09un moment warolien
20:10pour une petite gloriole
20:12personnelle
20:13ou une aventure
20:14qui serait
20:16limite adolescente
20:17et rêveuse.
20:18Moi,
20:18ce que je veux,
20:19c'est que nous
20:20gagnions cette élection.
20:21Et je vais préciser
20:23parce que c'est important
20:23parce que souvent,
20:24la gauche parle à la gauche.
20:26L'enjeu n'est pas
20:27d'être premier à gauche.
20:28Ce n'est pas une compétition
20:29avec Jean-Luc Mélenchon.
20:30Justement,
20:30dans trois mois.
20:31C'est l'enjeu,
20:32c'est de gagner
20:33cette élection.
20:34Et moi,
20:34j'aimerais convaincre
20:35les auditeurs,
20:36les auditrices.
20:36Dans trois mois,
20:37Raphaël Gluckmann,
20:38de façon très précise,
20:39à quel moment
20:40vous vous dites
20:40je suis candidat,
20:41je ne suis pas candidat ?
20:42C'est quoi ?
20:42C'est les sondages ?
20:43À quel niveau ?
20:45Comment vous allez
20:45prendre votre décision ?
20:46Ce sera un consensus
20:48avec mes partenaires
20:50et ce sera aussi
20:51lié au sondage.
20:52On ne va pas se mentir.
20:53Tous les politiques
20:54qui vous expliquent
20:55qu'ils ne regardent pas
20:55les sondages,
20:56honnêtement,
20:57vous mentent.
20:58On va essayer
20:59de faire quelque chose
21:01qui est l'inverse,
21:02c'est-à-dire d'être sincère.
21:03Oui,
21:04les sondages
21:05entreront en ligne de compte,
21:06mais aussi la capacité
21:07à rassembler,
21:08aussi la capacité
21:09à fédérer une équipe,
21:10à porter un projet,
21:12la capacité
21:12à ce que ce contrat patriotique
21:15reçoive un écho
21:16dans la société française,
21:18que les mesures
21:18ou les grands choix
21:20qu'on propose
21:21soient portés,
21:22discutés,
21:23débattus
21:24et qu'on arrive
21:24à créer
21:25une dynamique politique.
21:26Donc la première étape
21:28vers cette candidature,
21:29ce sera le grand meeting
21:30à Paris
21:31le 13 juin prochain.
21:33Quels sont vos objectifs ?
21:34Est-ce que vous espérez
21:35lors de ce meeting
21:37afficher vos soutiens
21:38à gauche
21:38et peut-être au-delà ?
21:40Ou alors,
21:40est-ce que c'est un meeting
21:41aussi pour convaincre
21:42ceux qui ne vous ont pas
21:43encore rejoint ?
21:44Déjà,
21:45le premier objectif,
21:47c'est de montrer
21:47de l'enthousiasme,
21:49de l'envie,
21:50de l'appétit
21:51pour la politique.
21:52Et j'invite réellement
21:55celles et ceux
21:56qui nous écoutent
21:56ou qui nous regardent
21:57à nous rejoindre
22:00le samedi 13 juin
22:03à 18h.
22:04Parce que je crois
22:06qu'il y a
22:07un enjeu immense
22:08qui n'est pas simplement
22:09celui de faire barrage.
22:11Ce ne sera pas une élection
22:12où on pourra juste
22:13appeler à ne pas faire barrage.
22:14Il faudra qu'on redonne
22:15de l'envie.
22:16De l'envie de république,
22:17de l'envie de liberté,
22:18de l'envie de fraternité,
22:20de l'envie d'égalité.
22:21Et ce meeting,
22:22il nous permettra
22:23de montrer
22:23qu'il y a beaucoup,
22:24beaucoup,
22:24beaucoup de Françaises
22:25et de Français,
22:26que nous ferons des milliers
22:27à dire une chose simple.
22:30Arrêtez avec cette petite musique
22:31de...
22:32On a le choix
22:33entre Jean-Luc Mélenchon
22:35et Jordan Bardella.
22:36Il va falloir attirer
22:36plus de monde
22:37que Jean-Luc Mélenchon
22:38par exemple la semaine prochaine
22:39à Saint-Denis.
22:39Les séjours là,
22:40elles vont être importantes,
22:41elles vont être comparées.
22:42qu'entre Jean-Luc Mélenchon
22:43et Jordan Bardella,
22:44contrairement à tous leurs fantasmes,
22:46il n'y a pas rien.
22:47Il y a même l'essentiel.
22:49Il y a la République
22:50il y a cette quête
22:52de solidarité sociale,
22:54de transformation écologique,
22:56d'Europe
22:57qui est majoritaire à gauche.
22:59Et je veux le rappeler
23:00parce que des fois,
23:01ceux qui parlent le plus fort
23:03ou qui crient le plus fort
23:04peuvent impressionner.
23:05Je veux rappeler
23:06que lorsqu'il y a eu
23:07la dernière confrontation électorale
23:09entre notre gauche
23:10et les Insoumis,
23:12eh bien nous les avons battus
23:13à plate couture.
23:14Et nous allons le faire à nouveau.
23:16On va rentrer dans le détail
23:17justement de ces candidatures.
23:18Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon,
23:20on pourrait aussi citer
23:20Marine Tondelier,
23:22Fabien Roussel,
23:22François Ruffin,
23:23on parle même de François Hollande.
23:25Qu'est-ce que vous leur dites
23:26ce matin à ces autres candidats de gauche ?
23:28Parlons-nous ?
23:29Il a fait chaud.
23:29Déjà de venir le 13 juin.
23:31Ils sont tous invités ?
23:32Ils seront tous invités.
23:34Non.
23:34Jean-Luc Mélenchon,
23:35il n'est pas invité à votre point.
23:36Non, je viens de préciser
23:37qu'il y avait de toute façon
23:39deux espaces politiques
23:41qui étaient irréconciliables,
23:42qui est le nôtre
23:43et celui de Jean-Luc Mélenchon
23:45qui a quitté les rives
23:46de la gauche démocratique et républicaine.
23:48Donc qu'est-ce que vous leur dites
23:49à ces autres candidats ?
23:50Il a fait chaud récemment.
23:51Allons boire un verre,
23:52allons prendre une citronnade,
23:53on discute.
23:54Certains parlent d'un conclave
23:55pour se mettre d'accord.
23:56Comment vous allez faire ?
23:57On peut utiliser des grands mots
23:57conclaves ou rendez-vous secret.
24:00On peut juste se parler
24:01et se voir normalement.
24:02Et ensuite,
24:03il y a des militantes
24:03et des militants
24:04dans nos partis politiques respectifs
24:06et on leur demandera
24:07de valider le consensus
24:08auquel nous avons abouti.
24:10Vous dites des choses là,
24:10se parler.
24:11Non, non, simplement,
24:12vous dites se parler.
24:12Est-ce qu'il y a des choses
24:13de prévues concrètement
24:14des initiatives pour faire ?
24:15Déjà, je vais vous surprendre.
24:17Je vous donne rendez-vous
24:18dans trois mois
24:19et je pense que vous serez
24:20tous étonnés
24:21autour de cette table,
24:22enfin, qui n'est pas vraiment une table.
24:24Vous serez tous étonnés
24:25par notre capacité
24:26à s'unir.
24:27Parce qu'en fait,
24:28on se rassemblera.
24:29Là, quand on regarde
24:30à l'instant T,
24:30on a l'impression
24:31que c'est impossible.
24:34Les enjeux sont tellement immenses.
24:37Le risque est tellement grand
24:38d'une bascule de la France
24:40dans le camp des poutinistes
24:41et des trumpistes
24:42que je n'imagine pas une seconde
24:45que par désir
24:46de gloriole personnel,
24:48nous empêchions la personne
24:49la mieux placée
24:50pour représenter
24:51notre famille politique,
24:52notre espace,
24:53qui, encore une fois,
24:54je le répète,
24:55est en mesure
24:56de faire barrage
24:57à l'extra-droite
24:58et de gouverner ce pays
24:59et donc de changer
25:00l'avis des Françaises
25:00et des Français.
25:01Je n'imagine pas
25:02une seule seconde
25:04que nous laissions passer
25:05cette opportunité.
25:06Pour l'instant,
25:07celui qui est le plus à même
25:08à gauche à se qualifier
25:09au second tour,
25:09c'est Jean-Luc Mélenchon.
25:10C'est d'ailleurs la première fois
25:11dans deux sondages
25:12cette semaine
25:13qu'il commence à remonter
25:15depuis sa déclaration
25:16de candidature.
25:16Finalement,
25:17comme quoi ça sert
25:17de se déclarer candidat ?
25:19C'est le seul qui est en campagne.
25:20Voilà.
25:21Et dans le sondage
25:22Harris Interactive
25:23pour RTL et M6,
25:24il est pour la première fois
25:25en capacité de se qualifier
25:26au second tour.
25:27Qu'est-ce que cela vous inspire ?
25:29Vous vous êtes crédité
25:30pour l'instant
25:30de 10-11 points.
25:31Vous êtes derrière
25:32systématiquement
25:33Jean-Luc Mélenchon.
25:34Comment vous allez réussir
25:35à élargir votre sotte
25:36de l'électorale ?
25:37En nous mettant
25:38en dynamique
25:39que nous cessions
25:40de nous parler
25:41à nous-mêmes
25:42et que nous parlions
25:42aux Françaises
25:44et aux Français.
25:46Et moi,
25:47je sais que les électrices
25:48et les électeurs
25:49de gauche en France
25:51ne veulent pas
25:52de la brutalisation
25:53permanente
25:54de Jean-Luc Mélenchon.
25:56Et je sais aussi
25:57qu'ils ne veulent pas
25:59la prise du pouvoir
26:00par le Rassemblement National.
26:01Or,
26:02aujourd'hui,
26:03Jean-Luc Mélenchon
26:04est le meilleur
26:05agent électoral
26:06de l'extra-droite.
26:07L'envoyer au second tour
26:09de l'élection présidentielle,
26:10c'est garantir
26:11le triomphe
26:12de Jordan Bardella
26:13ou de Marine Le Pen.
26:15Et donc,
26:15il y aura
26:16nécessairement
26:17un moment
26:18de prise de conscience,
26:19plus on se rapprochera
26:20de l'élection,
26:20qui conduira
26:22les électrices
26:23et les électeurs de gauche,
26:24y compris ceux
26:24qui pensent
26:25que nous ne sommes pas
26:25assez radicaux,
26:26que nous ne sommes pas
26:27assez révolutionnaires,
26:29à ne pas envoyer
26:31Jean-Luc Mélenchon
26:32au second tour.
26:32Parce qu'en fait,
26:33c'est la certitude
26:36du triomphe
26:36de l'extrême droite.
26:37Vous avez dit tout à l'heure
26:38que les militants de gauche
26:40auront un moment
26:40à choisir,
26:41à voter.
26:42Il faut passer
26:43par une primaire ?
26:44Vous dites encore
26:45qu'il y aura une primaire ?
26:46Il n'y aura pas de primaire.
26:47Cette primaire n'existera pas
26:48et c'est une machine
26:50à perdre.
26:51Moi, je l'ai dit
26:51depuis le début,
26:52je savais qu'elle
26:53n'allait pas avoir lieu,
26:54elle n'aura pas lieu.
26:54Il faut trouver donc
26:55un mode de désignation
26:57alternatif et pour ça,
26:58il faut juste se parler.
26:59Ce n'est pas si compliqué
27:00que ça.
27:00En réalité,
27:02de toute façon,
27:02nous avons...
27:03prévus dans les prochains jours,
27:04les prochaines semaines
27:05pour vous parler ?
27:06Déjà, on se parle
27:08souvent.
27:09Donc, ce n'est pas non plus
27:10la peine de scénariser
27:11ces rendez-vous.
27:12Et je pense que
27:13l'échéance
27:17aux autres acteurs
27:18de la gauche démocratique
27:19et républicaine
27:19et que donc,
27:20nous travaillerons
27:21et que dans trois mois,
27:22nous aurons une candidature commune.
27:24Enfin, je veux dire,
27:25il n'y a pas, pour moi,
27:26de dramatisation
27:30de la division
27:31à ce moment-là.
27:32Nous sommes encore
27:33loin de l'élection.
27:34Ce que je dis juste,
27:35c'est que si nous ne sommes pas capables,
27:36après la rentrée,
27:38de nous mettre en campagne
27:39de manière commune
27:41et efficace,
27:42alors oui,
27:42il y aura un risque
27:43pour notre espace.
27:43Vous dites qu'il y a encore
27:44le temps.
27:45On parlera du fond,
27:46notamment de vos propositions
27:48sur l'école
27:48en seconde partie
27:49d'émission
27:50et puis on vous interrogera
27:51nos questions express,
27:52des questions courtes
27:54et des réponses rapides.
27:55Ce sera...
27:55Comme vous avez vu,
27:56ce n'est pas mon fort,
27:56mais je vais...
27:57On va essayer.
27:57Ce sera dans la deuxième partie
27:58de cette émission.
27:59A tout de suite.
28:10Suite du Grand Jury
28:11présenté par Thomas Després.
28:14Et toujours avec nous ce dimanche,
28:15Raphaël Luxman,
28:16eurodéputé place publique
28:18et auteur de
28:19Nous avons encore envie
28:20chez Alari Édition.
28:22Dans un instant,
28:23nous vous interrogerons
28:24sur le projet de loi
28:25fin de vie
28:25en cours d'examen
28:26à l'Assemblée nationale
28:27et au Sénat.
28:28Mais d'abord,
28:29on va reparler politique,
28:30Raphaël Luxman.
28:32Le Grand Jury
28:342027,
28:34c'est demain.
28:36Dans votre livre,
28:37vous évoquez beaucoup
28:38la France.
28:39Vous proposez
28:40un contrat patriotique,
28:41le titre d'un de vos chapitres
28:42fier d'être français.
28:44A quoi ressemblera
28:45la France de Raphaël Luxman ?
28:47Pas encore candidat,
28:48mais presque.
28:49Ce sera une puissance
28:51qui aura renoué
28:52avec son destin.
28:53Avec son destin
28:54d'être une locomotive.
28:55Ce sera une puissance
28:56qui réhabilitera
28:57l'idée démocratique
28:58dans un moment
28:59où basculent
29:00les pays
29:01les uns après les autres
29:02dans l'autoritarisme.
29:03Ce sera une puissance
29:04indépendante
29:05qui poussera l'Europe
29:07à proclamer
29:08son indépendance
29:09numérique
29:10face à la Chine
29:11et face aux Etats-Unis.
29:13Ce sera une puissance
29:14industrielle
29:15qui aura renoué
29:16avec ces usines
29:17qu'on a laissé partir
29:18depuis les années 90.
29:20Ce sera une puissance
29:20qui réhabilitera
29:23les travailleurs,
29:24qui les remettra
29:24au cœur du contrat social.
29:26Et ce sera une puissance
29:27éducative
29:28parce qu'en fait,
29:29la crise actuelle
29:30de la nation française
29:30est largement liée
29:31à la crise
29:32de l'école publique.
29:33Ce sera une puissance
29:34qui réhabilitera
29:34la notion de solidarité
29:36entre les générations,
29:38entre les riches
29:39et les pauvres,
29:40entre les territoires.
29:42Et je crois
29:42que c'est ainsi
29:43qu'on renouera
29:43avec ce pacte
29:4620 fois séculaire
29:47dont parlait
29:47le général de Gaulle
29:48qui lie
29:48la grandeur de la France
29:50et la liberté du monde.
29:51C'est tout
29:52mon combat.
29:54Dans votre livre,
29:55vous parlez
29:55de conventions citoyennes,
29:57d'introduction
29:57de la proportionnelle,
29:59d'une refonte
30:00du financement
30:00de la vie politique,
30:01d'un service civique
30:02aussi obligatoire
30:03de 10 mois
30:04pour tous les jeunes français.
30:06Est-ce que ce pacte
30:07patriotique
30:08que vous proposez,
30:09c'est un peu
30:09une sixième république
30:10plus citoyenne ?
30:11C'est un retour
30:12à la république,
30:13c'est une refondation républicaine.
30:14Une nouvelle république.
30:16Mais en fait,
30:17les numéros
30:18m'intéressent franchement
30:19fort peu.
30:20Ce qui compte,
30:20c'est le retour
30:21à l'esprit
30:22de la république française.
30:23C'est le retour
30:24à l'esprit républicain
30:26où nous sommes plus
30:27que des individus
30:28ou des communautés.
30:29Nous sommes une collectivité nationale.
30:31Vous et moi,
30:32nous sommes plus
30:33que simplement
30:34ce que nous sommes
30:35individuellement.
30:36nous sommes des citoyens
30:37et on a perdu
30:38ce sens-là
30:39d'appartenance
30:40à un collectif.
30:41Et c'est pour ça
30:41le service civique
30:42parce que je crois
30:43qu'on ne peut pas
30:44former un peuple
30:45si un jeune
30:46qui naît à Trappes,
30:47un jeune qui naît
30:48dans le 7e arrondissement
30:49de Paris,
30:49un jeune qui naît
30:50à Montgaubert,
30:50dans l'Aisne,
30:51ne se croise jamais
30:52à aucun moment
30:52de leur vie.
30:53Jean-Luc Mélenchon,
30:53il parle d'une nouvelle France.
30:55Il dit,
30:56aujourd'hui,
30:57la France qu'on a connue
30:57n'est plus celle-ci.
30:59C'est une nouvelle France
31:00qu'il faut écrire.
31:02Vous parlez
31:02de la même France
31:03avec Jean-Luc Mélenchon ?
31:04Moi, je parle
31:05de la France.
31:06Je ne parle pas
31:06de nouvelle France,
31:07je ne parle pas
31:08d'ancienne France
31:09photoshopée
31:10en couverture
31:11de valeurs actuelles.
31:12C'est pour l'extrême droite.
31:13Je parle
31:14de la France,
31:15de la France républicaine,
31:16celle qui nous rend fière,
31:17celle qui dit
31:17à tous ses enfants,
31:19d'où qu'ils viennent,
31:20quelles que soient
31:20leurs origines,
31:21leurs religions,
31:21leurs conditions sociales,
31:23qu'ils ont tous
31:24le stylo dans les mains
31:25pour écrire
31:26le destin de notre pays.
31:27Et c'est pour ça
31:28que je veux
31:29qu'ils se rencontrent,
31:30qu'ils soient
31:30au service de la nation.
31:32Et c'est pour ça aussi
31:33que je veux
31:34une France
31:34qui soit profondément
31:36antiraciste,
31:37qui soit profondément
31:38hostile aux discriminations
31:39pour dire
31:39à tous les Français,
31:41tous les Français
31:41qu'ils sont Français
31:43et qu'ils peuvent
31:43en être fiers.
31:44Et depuis la cité de la Vise,
31:45dans les quartiers nord
31:46de Marseille,
31:47jusqu'à Lens,
31:49eh bien,
31:49il faut qu'on soit
31:50tous fiers
31:51d'être Français.
31:53Et moi,
31:53je reprends ce slogan...
31:54Elle s'incarne aussi
31:55dans un cas
31:55dans des institutions.
31:56Laissez-moi finir
31:56parce que c'est important.
31:57Je reprends ce slogan
31:59au Rassemblement National.
32:00Pourquoi ?
32:01Pourquoi je le reprends ?
32:02qui se dit fier
32:03d'être Français.
32:04Je dis fier
32:04d'être Français.
32:05Pourquoi ?
32:05Parce qu'en fait,
32:06je n'en peux plus
32:07que les démocrates
32:08et que la gauche,
32:09d'ailleurs,
32:11n'expriment plus
32:12cette fierté française.
32:13J'en peux plus.
32:14Et ce que je veux,
32:15c'est qu'on reprenne
32:16le drapeau tricolore
32:17à ceux
32:18qui sont en train
32:19de l'avilir,
32:20c'est-à-dire
32:20l'extrême droite.
32:21Parce qu'en fait,
32:21ce sont des patriotes
32:22de pacotille.
32:23Et j'aimerais vraiment
32:23qu'on m'entende
32:29de défendre la France,
32:31de défendre
32:31les industries françaises.
32:33Le Rassemblement National,
32:35à l'Assemblée Nationale,
32:36vote contre même
32:37la taxe
32:38sur les petits colis
32:39de Chine.
32:40Chine est en train
32:41de détruire
32:42l'industrie
32:43de la mode française.
32:44Chine est en train
32:45de détruire
32:45les petits commerces
32:47dans l'ensemble
32:48des villes moyennes
32:49de notre pays.
32:50Et le Rassemblement National,
32:51qui se dit patriotique,
32:53vote contre
32:54la taxe
32:55sur les petits colis.
32:56Il vote contre
32:56la défense européenne
32:57au Parlement européen.
32:58Il vote contre
32:59le fait,
32:59moi je sais,
33:00j'étais rapporteur
33:00sur les questions
33:01de défense européenne,
33:02contre le fait
33:03que pour la première fois,
33:05on réserve
33:05les fonds européens
33:06aux productions
33:07d'armements
33:09réellement européennes,
33:10contre la dépendance
33:12aux Etats-Unis
33:13d'Amérique.
33:14Eh bien,
33:14il vote contre.
33:15Et il propose
33:15Elon Musk,
33:18le patron de X
33:19et de Tesla,
33:21eh bien,
33:21comme prix Sakharov,
33:23qui est le prix
33:23qui est décerné
33:24pour les combattants
33:25de la liberté
33:26et qui est combattant
33:27des valeurs européennes,
33:30Elon Musk,
33:30l'homme qui est en train
33:31de déstructurer
33:32notre débat public
33:33et le débat public
33:34dans tous les pays européens,
33:35ce ne sont pas des patriotes.
33:36Nous serons,
33:37nous,
33:37les patriotes.
33:38Et je veux que la gauche
33:38renoue avec ce patriotisme.
33:39Voilà,
33:39on va justement évoquer
33:40un certain nombre de propositions.
33:41Vous parlez de patriotisme,
33:42vous parlez de France,
33:44vous citez davantage
33:45De Gaulle que Jaurès,
33:46j'ai compté six fois.
33:47Ah si,
33:47vous citez six fois
33:48le général De Gaulle,
33:49cinq fois Jean Jaurès.
33:51J'invite,
33:52en tout cas dans le livre,
33:53à lire
33:53l'armée nouvelle
33:54de Jaurès.
33:55Si on veut comprendre
33:55ce que c'est
33:56qu'un patriotisme
33:56de gauche,
33:57c'est absolument éclairant
33:59et totalement adéquat
34:01à la situation
34:02qui est la nôtre aujourd'hui.
34:03Dans ce livre,
34:05vous assumez
34:05qu'il faudra augmenter
34:06l'âge de départ
34:07à la retraite,
34:07vous êtes pour
34:08rendre obligatoire,
34:09on l'a dit,
34:09un service civique
34:10de dix mois
34:11pour une convention citoyenne
34:13pour l'immigration.
34:14Ce n'est pas vraiment
34:14un discours habituel
34:15quand on se dit de gauche.
34:16Comment vous allez réussir
34:17à convaincre ?
34:18C'est profondément de gauche
34:19parce que la réforme
34:21des retraites
34:22que je propose
34:23n'est pas la réforme
34:24borne-Macron.
34:25Alors c'est quoi ?
34:26Justement expliquez-nous.
34:27C'est une réforme
34:27qui est fondée
34:28sur la pénibilité
34:29et qui prend en compte
34:29le fait que nous sommes
34:30dans une situation
34:31d'inégalité
34:32face au travail
34:33et face à la retraite
34:35et que donc
34:35une femme de ménage
34:36qui aujourd'hui
34:37à 67 ans
34:38n'arrive pas à partir
34:39à taux plein
34:39alors qu'elle a le dos brisé
34:40et qu'elle a des horaires infernales
34:41et bien elle doit être
34:42la bénéficiaire numéro un.
34:43La réforme doit être pensée
34:44pour elle.
34:45Vous écrivez en 1945
34:47la France comptait
34:484 actifs pour 1 retraité
34:49elle compte aujourd'hui
34:501,7 actifs
34:51pour 1 retraité
34:52ceux qui ont
34:53une espérance de vie
34:54en bonne santé
34:55plus longue
34:56doivent partir plus tard.
34:57Plus tard ça veut dire quoi
34:58Raphaël Luxouane ?
34:5965 ?
35:00Vous inquiétez pas
35:01on proposera notre réforme
35:02ce que je veux dire
35:03dans ce livre
35:03c'est qu'en fait
35:04si on veut être crédible
35:05quand on dit
35:06qu'on va abroger
35:07la réforme de Macron
35:08ce que nous allons faire
35:10et bien il faut insister
35:11sur ce fait
35:12que nous proposerons
35:13nous une réforme
35:14qui sera juste
35:15qui sera juste
35:17qui permettra
35:18aussi
35:19et bien à la France
35:21d'investir dans l'éducation
35:22d'investir dans la transition écologique
35:24d'investir dans les industries
35:25de l'avenir
35:25et qui
35:27favorisera
35:28ceux
35:28qui sont défavorisés
35:30aujourd'hui
35:31c'est à dire
35:31d'abord les femmes
35:32aux carrières hachées
35:33mais donc pour le moment
35:34vous ne répondez pas
35:35très concrètement
35:35sur cette question
35:36mais je ne vais pas
35:37vous répondre maintenant
35:38parce qu'on aura
35:38un moment de présentation
35:39de notre programme
35:40et vous aurez des détails
35:41mais moi ce que je veux
35:43vous dire
35:43c'est qu'on est en train
35:44de travailler
35:44avec la CFDT
35:45avec les partenaires sociaux
35:47et que nous ferons
35:48exactement l'inverse
35:50mais d'ailleurs
35:50comme sur tous les sujets
35:51de la stratégie politique
35:53d'Emmanuel Macron
35:53qui a été de braquer
35:55les partenaires sociaux
35:56de casser
35:57le dialogue social
35:59et le résultat
36:00c'est qu'en fait
36:00on est dans l'incapacité
36:01de réformer
36:01parce qu'on ne respecte pas
36:03ce qui fait le cœur
36:04de la démocratie française
36:06c'est à dire
36:06les partenaires sociaux
36:07et les camps intermédiaires
36:08il y a un autre sujet
36:09sur lequel vous renvoyez
36:10aussi à d'autres
36:11de nouvelles consultations
36:13c'est la question
36:13de l'immigration
36:14vous proposez
36:14une convention citoyenne
36:16qui débouchera
36:17je cite
36:17sur des propositions
36:18votées au Parlement
36:20on a envie quand même
36:21d'en savoir plus
36:22ça veut dire quoi
36:22que vous n'avez pas encore
36:23défini votre vision
36:25de ce qu'est
36:26votre politique migratoire
36:27pour la présidentielle
36:29si nous aurons
36:30une politique migratoire
36:31mais ce que je veux dire
36:32c'est qu'on ne met pas
36:34sous le tapis
36:35un débat
36:35qui polarise
36:36à ce point
36:37la société française
36:38nous faisons l'inverse
36:39il faut assumer ce débat
36:41l'encadrer
36:42ce n'est pas le déni
36:43mais ce n'est pas non plus
36:44le concours de fantasmes
36:46auquel nous assistons
36:47aujourd'hui
36:48et ce dont je me rends compte
36:49c'est que plus on parle
36:50longuement d'immigration
36:51avec les françaises
36:52et les français
36:53plus finalement
36:54la discussion produit
36:55un point de vue
36:55qui est relativement
36:56modéré
36:57parce qu'en réalité
36:59même chez celles et ceux
37:00qui sont les plus choqués
37:01par l'impression de chaos
37:03et bien
37:04quand on leur dit
37:05mais vous vous rendez compte
37:06les travailleurs immigrés
37:07qu'est-ce que
37:08qu'est-ce que vous voulez en faire
37:10les travailleurs
37:11qui permettent
37:11à l'hôpital
37:12de tenir debout
37:13les travailleurs
37:13qui permettent
37:13à la restauration
37:14il faut une immigration de travail
37:15c'est ce que vous
37:16dites aujourd'hui
37:17François Ruffin
37:18par exemple
37:18dit l'inverse
37:18je sais
37:19et c'est un désaccord
37:20que j'ai avec François Ruffin
37:21on peut avoir d'autres accords
37:22mais là-dessus
37:23c'est un désaccord
37:24que j'ai
37:24parce que
37:25en réalité
37:26non seulement
37:27on a besoin
37:28d'une immigration de travail
37:30l'économie française
37:31s'écroulerait
37:32s'il n'y avait pas
37:33d'immigration de travail
37:34on le voit d'ailleurs
37:35quand Mme Mélanie
37:36fait campagne
37:37en expliquant
37:37immigration zéro
37:38et qu'ensuite
37:39elle invite
37:40500 000 travailleurs immigrés
37:41parce que son économie
37:42a besoin
37:43d'immigration
37:44et d'autre part
37:45je suis
37:45un moratoire sur l'immigration
37:47demandé par Gérald Darmanin
37:48mais c'est encore
37:48un gadget total
37:50parce qu'en fait
37:50on annonce comme ça
37:51fièrement
37:52un moratoire sur l'immigration
37:54on sait que c'est impossible
37:56quand on le prononce
37:57ça c'est
37:57M. Darmanin
37:58c'est typique du macronisme
38:00c'est-à-dire des effets de manche
38:01de la com permanente
38:02sur du vide
38:03et derrière
38:04quand on est questionné
38:05quand ils sont questionnés
38:06qu'est-ce qu'ils font ?
38:07Ils disent
38:07ah non mais en fait
38:08c'est juste le regroupement féminil
38:09le regroupement féminil
38:10c'est quoi ?
38:11c'est 5% seulement
38:12de l'immigration globale
38:14donc en fait
38:14faire des effets d'annonce
38:16sur un supposé moratoire
38:18sur 5%
38:19ça veut dire que finalement
38:20il n'y a aucun résultat
38:21le seul but de cela
38:22c'est de finalement
38:24monopoliser l'attention publique
38:26et de faire croire
38:26qu'on agit en parlant
38:28vous évoquez quand même
38:29je pense que c'est le problème
38:30du macronisme
38:31et que les gens
38:32n'en peuvent plus en fait
38:33de cette communication permanente
38:35autour du vide
38:36il y a un moment
38:36où il va falloir quand même
38:38qu'on soit capable
38:38de parler moins
38:40et de faire plus
38:41mais concrètement
38:41vous évoquez quand même
38:42dans le livre
38:42une régulation
38:43c'est votre mot de l'immigration
38:44comment concrètement
38:45sur quoi vous allez réguler ?
38:47Et par exemple
38:47on sait qu'on a besoin
38:49d'une immigration de travail
38:50on va arrêter
38:51l'hypocrisie
38:53qui consiste aujourd'hui
38:54à faire une sorte
38:54de darwinisme
38:55c'est-à-dire qu'on dit
38:57à des êtres humains
38:59que s'ils survivent
39:00à la Libye
39:00s'ils survivent
39:01à la traversée
39:02de la Méditerranée
39:03et qu'ils survivent
39:04ensuite à 10 ans
39:05dans l'illégalité
39:06dans une zone grise
39:07en France
39:08en trouvant un travail
39:09et bien ils finiront
39:10par être régularisés
39:11là on assumera
39:12le fait
39:13que oui
39:13nous avons besoin
39:14d'immigration de travail
39:14et que donc
39:15nous allons installer
39:16D'accord mais c'était pas ma question
39:16Non mais laissez-moi finir
39:18parce que ça va rejoindre
39:18votre question
39:19Nous allons instaurer
39:21des visas pendulaires
39:25qui permettront
39:26de faire des allers-retours
39:27de venir en France
39:28normalement
39:29légalement
39:29de pouvoir travailler
39:31en France
39:31de retourner chez soi
39:32et en échange
39:33de cette politique-là
39:35et bien ce que nous demanderons
39:36aux pays de provenance
39:36c'est de fournir
39:38les laissés-passés
39:39consulaires
39:39qui aujourd'hui
39:40manquent
39:41et rendent totalement inopérantes
39:42par exemple
39:42les OQTF
39:43et finalement
39:45minent
39:46l'état de droit français
39:47puisque en réalité
39:48nous prenons des décisions
39:50le gouvernement
39:50prend des décisions
39:51l'état prend des décisions
39:52qui ne sont pas appliquées
39:54faute de coopération
39:55avec les pays de provenance
39:56Pour ça il faut justement
39:57des bonnes relations
39:57avec ces pays
39:58il faut qu'on avance
39:58et notamment
40:00impliquer l'Union Européenne
40:01donc à nouveau
40:02ceux qui nous prônent
40:04à une sorte de frexit
40:05déguisé
40:05seront hostiles
40:07aux intérêts de la France
40:08parce qu'en réalité
40:09avec beaucoup de pays
40:10vous l'avez souligné
40:11il faut dépassionner
40:13les relations
40:13et passer par l'Europe
40:15Autre thème
40:16que vous abordez
40:16dans ce livre
40:17l'école
40:17Raphaël Luxman
40:18vous avez souhaité
40:19en parler ce dimanche matin
40:21vous écrivez
40:21le travail de l'enseignant
40:23n'est plus valorisé
40:24la République a soumis
40:25sa propre école
40:26à une concurrence déloyale
40:28on comprend
40:28que vous voulez en faire
40:29un des thèmes
40:30de votre future campagne
40:31vous promettez
40:32plus de personnel
40:34face aux élèves
40:35tout en réduisant
40:36les postes administratifs
40:37c'est une formule
40:38qui plaît à tout le monde
40:38mais quel poste
40:39vous supprimez concrètement
40:41dans l'éducation nationale
40:42qui perd son emploi
40:43Raphaël Luxman
40:44président
40:44il n'y a pas
40:46de mammouth
40:47à dégraisser
40:48comme ça a été dit
40:50d'antiques occasions
40:51en réalité
40:53l'éducation nationale
40:54contrairement à ce qu'on pense
40:55n'est pas
40:55l'administration
40:56la plus fournie
40:58en personnel
40:59vous dites qu'il faut
41:00redéployer
41:00voilà
41:01il s'agit d'être flexible
41:02et de redéployer
41:03mais il s'agit surtout
41:04surtout ce qu'il s'agit
41:07de voir
41:08et là j'aimerais vraiment
41:09qu'on m'écoute
41:09parce que c'est
41:11proprement sidérant
41:12sur les choix
41:13qui ont été faits
41:14dans notre pays
41:15aujourd'hui
41:16nous avons
41:17des enseignants
41:18en primaire
41:19en France
41:19qui sont payés
41:2017% de moins
41:22que la moyenne
41:23de l'OCDE
41:24un enseignant français
41:25en primaire
41:26est payé moins
41:27qu'un enseignant portugais
41:28en primaire
41:29ou un enseignant slovéne
41:30nous avons des professeurs
41:32qui sont les plus mal payés
41:33en rapport à notre richesse
41:34de tout le continent européen
41:36vous revalorisez
41:37les salaires
41:37mais vous vous rendez compte
41:38de ce que ça signifie
41:39pour un pays
41:40qui a été façonné
41:42créé par l'école publique
41:43donc revalorisation
41:45ensuite on a le taux d'encadrement
41:47non mais il faut partir
41:49du constat
41:49parce que moi
41:50ce que j'entends
41:50sur l'école aujourd'hui
41:51dans cette campagne
41:52ou pré-campagne
41:52c'est en fait
41:53qu'une série de gadgets
41:55où on explique
41:56l'uniforme pas l'uniforme
41:57le brevet pas le brevet
41:58le constat
41:59tout le monde en est d'accord
41:59mais en réalité
42:00tout le monde n'est pas d'accord
42:01puisqu'il y a eu 10 ans de pouvoir
42:02là d'anciens premiers ministres
42:03macronistes
42:04qui aujourd'hui vous expliquent
42:05que l'école est une priorité
42:0610 salaires de professeurs
42:06qui ont déjà été revalorisés
42:07quand même
42:07et un taux d'encadrement
42:09qui est le plus faible
42:10le taux d'encadrement
42:12des élèves
42:12qui est le plus faible
42:13d'Europe
42:13des écoles
42:15qui sont délabrées
42:16et une école
42:17deux choses
42:18l'école de la république
42:21qui reproduit le plus
42:22les inégalités sociales
42:23dans toute l'Europe
42:25et qui voit ses résultats
42:27dans les matières fondamentales
42:28dans les savoirs fondamentaux
42:29notamment en maths
42:31s'effondrer
42:32et pourquoi il s'effondre
42:33ses résultats
42:33il s'effondre
42:34non pas parce que
42:35les meilleurs élèves
42:36seraient moins bons qu'avant
42:36mais parce qu'en fait
42:37il y a un décrochage
42:38et que les inégalités sociales
42:40se reproduisent
42:42dans les classements
42:43et font chuter le classement d'affaires
42:44donc l'enjeu
42:44vous dites
42:45il faut revaloriser
42:46les salaires des enseignants
42:46il faut revaloriser
42:47les salaires des enseignants
42:48de manière substantielle
42:49mais il faut faire plus que cela
42:50on a soumis l'école publique
42:52à une concurrence déloyale
42:55parce qu'on finance le privé
42:56à hauteur de 75%
42:58donc vous voulez relancer
42:59vous voulez relancer
43:00quelque part un peu la guerre
43:01non pas du tout
43:02je ne veux absolument pas renoncer
43:03ce que je veux
43:04c'est l'égalité
43:05c'est l'égalité
43:06c'est qu'il y a 43%
43:08des collégiens du public
43:10qui sont issus
43:11de milieux défavorisés
43:12quand ce n'est que 18%
43:13dans le privé
43:14et vous savez quoi
43:15cette part
43:15a baissé dans le privé
43:17et a augmenté dans le public
43:18parce qu'en fait
43:19je vais vous dire une chose très simple
43:20à l'époque
43:22par exemple
43:22on pouvait mettre son enfant
43:23dans l'école privée
43:25parce que c'était une conviction religieuse
43:26par exemple
43:27dans les écoles privées catholiques
43:28aujourd'hui
43:29ce n'est plus le moteur principal
43:31le moteur principal
43:32quand on inscrit ses enfants
43:33dans le privé
43:34c'est la fuite du public
43:36c'est qu'on veut
43:37c'est qu'on veut
43:38il faut remettre de la mixité
43:40vous voulez conditionner
43:40le financement de l'école privée
43:42à plus de mixité sociale
43:43pour être clair
43:44c'est que l'école publique
43:45soit la meilleure
43:46et que donc
43:47les élèves restent dans le public
43:48moi je comprends
43:49les choix individuels
43:50des parents
43:50mes enfants sont dans une école publique
43:52pour éviter cette fuite du public
43:53vers le privé
43:53vous voulez conditionner donc
43:55le financement du privé
43:56à quoi ?
43:57à plus de mixité sociale ?
43:58à plus de mixité sociale
43:59parce qu'en fait
43:59sinon on organise une concurrence
44:01déloyale
44:01entre des écoles
44:02qui sont financées par le public
44:04et qui n'ont
44:05à respecter
44:06aucun critère social
44:07et ça
44:08c'est impossible
44:09parce que le résultat
44:10de cela
44:11c'est l'affaissement
44:12et l'affaiblissement
44:12de l'école publique
44:13et moi je vous le dis
44:15sans école publique
44:16il n'y a plus
44:17de république
44:18et en plus
44:18aujourd'hui
44:19on demande à l'école
44:20de porter sur ses frêles épaules
44:23déjà mal traitées
44:24l'ensemble des crises
44:25de la société
44:26quand vous parlez
44:26avec les enseignantes
44:27et les enseignants
44:28partout en France
44:29ils vous le disent
44:30c'est-à-dire qu'avant
44:31au moment de la troisième république
44:32et des hussards noirs
44:33il y avait
44:33toute une série
44:35d'institutions dans la société
44:36qui tiraient dans le même sens
44:37que l'école
44:38aujourd'hui il y a l'école
44:39et face à l'école
44:40il y a TikTok
44:41mais si vous n'agissez pas
44:42sur les réseaux sociaux
44:43vous-même vous voulez interdire
44:46bannir le réseau social TikTok
44:47ce que je veux moi
44:48c'est que TikTok
44:48comme tous les autres réseaux sociaux
44:50respecte nos lois
44:51et si TikTok
44:52comme c'est le cas aujourd'hui
44:53ne respecte pas nos lois
44:53il faudra le bannir
44:54donc il faut accepter
44:55le rapport de force
44:56face à cette
44:58industrie algorithmique
44:59qui est en train
44:59de déstructurer notre société
45:01quand vous êtes enseignante
45:02aujourd'hui
45:03et que vous faites cours
45:04et qu'ensuite
45:05vous avez un influenceur
45:06qui capte l'attention
45:07de votre élève
45:07et votre élève vous dit
45:08mais non c'est pas vrai
45:09j'ai lu l'inverse sur TikTok
45:10vous êtes en permanence
45:12face à des boîtes noires
45:14qui sont contrôlées
45:15à Pékin
45:15ou dans la Silicon Valley
45:17et qui déstructurent
45:19l'objet même
45:20de la République
45:21qui est
45:21l'émancipation
45:23de l'élève
45:24et du citoyen français
45:25et donc ça
45:26c'est insupportable
45:27nous nous protégerons l'école
45:28nous revaloriserons
45:29les enseignants
45:30et nous ferons de l'école publique
45:31le pilier de la République
45:32ce qu'elle n'aurait jamais dû
45:34cesser d'être
45:38alors on aurait dû
45:39à ce moment-là
45:40avoir un petit jingle
45:40qu'on n'a pas entendu
45:41mais que nos téléspectateurs
45:42ont vu
45:44question express
45:45Raphaël Glucksmann
45:46des questions
45:46des questions courtes
45:48et des réponses
45:49très courtes
45:49pour qu'on puisse ensuite
45:50vous interroger
45:51sur l'international
45:52parce qu'on a aussi
45:53quelques questions
45:53à vous causer
45:54Raphaël Glucksmann
45:55pour ou contre
45:56faire entrer Samuel Paty
45:57au Panthéon
45:58c'est une demande faite
45:59par une partie de sa famille
46:00soutenue par Édouard Philippe
46:01pour célébrer
46:05les hussards noirs
46:06de la République
46:06et pour rendre hommage
46:07à Samuel Paty
46:09je suis pour
46:10pour pour
46:10vous êtes pour
46:10Jim Jarasset
46:11si vous étiez élu président
46:12qui feriez-vous
46:13rentrer au Panthéon
46:14est-ce que vous avez une idée ?
46:17j'y ai pas réfléchi
46:19je vous avoue
46:19comme ça vous avez pas
46:20instinctivement
46:21je suppose que
46:21je sais pas quand
46:23Samuel Paty rentrera au Panthéon
46:25mais
46:25ça pourrait être
46:26votre première décision
46:27est-ce qu'il faut retirer
46:29son titre de séjour
46:29à la Russe
46:30Xenia Federova
46:31qui est l'ancienne patronne
46:33de la chaîne RT
46:34elle multiplie
46:35les positions pro-russes
46:36contre la France
46:38sur les médias
46:38du groupe Bolloré
46:39en tout cas
46:42ce que je sais
46:43c'est qu'il faut
46:44lui retirer le micro
46:45parce qu'en réalité
46:46ce n'est pas
46:47une journaliste
46:48ce n'est pas
46:49une
46:50une
46:52commentatrice
46:52c'est une agente
46:53russe
46:54et c'est une agente russe
46:55depuis le début
46:56donc les médias
46:57de M. Bolloré
46:58quand ils ouvrent
46:59grand
47:00les vannes
47:01à Mme Federova
47:02en fait
47:03se font les caisses de relais
47:04de la propagande
47:05poutinienne
47:06et si c'est ça
47:07ce que l'extrême droite
47:08appelle du patriotisme
47:10et bien ça confirme
47:10juste une chose
47:11c'est que ces gens
47:12sont au service
47:14d'intérêts étrangers
47:15hostiles à ceux
47:16de notre nation
47:16et en particulier
47:17d'un régime
47:18qui menace
47:19et là je veux vraiment
47:20qu'on m'entende
47:20qui menace
47:20directement la France
47:22qui menace
47:23directement l'Europe
47:24et donc qui menace
47:25la sécurité des Français
47:25et des Français
47:27Le Grand Jury
47:28Tout est politique
47:30Tout est politique
47:31Raphaël Luxman
47:32juste avant de se quitter
47:33un mot de politique étrangère
47:35il y a quelques instants
47:36la France
47:37à travers la voix
47:38de Jean-Noël Barraud
47:39chef de la diplomatie
47:40demande une réunion
47:41d'urgence
47:42du conseil de sécurité
47:43de l'ONU
47:44sur la situation
47:44au Liban
47:45Israël poursuit son offensive
47:47et a franchi
47:48le fleuve Litanie
47:49un axe symbolique
47:50et stratégique
47:51plus de 3000 personnes
47:52ont été tuées
47:53depuis le début
47:53du conflit en mars
47:55jusqu'où peut encore
47:56aller le combat
47:56contre le Hezbollah
47:57et est-ce que c'est encore
47:58de ça dont il s'agit
47:59à l'heure où on se parle ?
48:00Il faut arrêter
48:01l'offensive israélienne
48:02il faut arrêter
48:02Benjamin Netanyahou
48:03la France a raison
48:04de convoquer
48:05le conseil de sécurité
48:06et ce qu'il faut
48:07parce que la France
48:08peut le faire
48:08et parce que c'est
48:09sa responsabilité historique
48:10il faut une grande
48:11initiative internationale
48:12pour soutenir
48:12la souveraineté libanaise
48:14on a la chance
48:15d'avoir un gouvernement
48:16libanais
48:16d'avoir un président
48:17libanais
48:17qui veulent
48:18affirmer la souveraineté
48:19du Liban
48:20face au Hezbollah
48:20mais on a face à eux
48:22Israël
48:23dont le gouvernement
48:24a décidé
48:25une fuite en avant
48:25et en réalité
48:27menace
48:28l'existence même
48:29du Liban
48:29au moment où on se parle
48:30et donc il faut
48:31que la France
48:31soit aux côtés
48:32du peuple libanais
48:33aux côtés
48:33de l'état libanais
48:34Sur l'Iran
48:35les négociations
48:36patinent toujours
48:37avec les Etats-Unis
48:38est-ce qu'il faut
48:39décorréler
48:40le sujet de la réouverture
48:41du détroit d'Hormuz
48:42des autres sujets
48:43de négociation
48:44notamment le nucléaire
48:44pour accélérer
48:45cette réouverture ?
48:48Ce qu'il faut surtout
48:49c'est que Donald Trump
48:50acte une chose
48:52c'est que
48:52quand on lance une guerre
48:54sans aucun objectif stratégique
48:55on la perd
48:56et que donc
48:57il faut sortir
48:58de l'ornière
48:58maintenant
48:59et je suis moi
49:01convaincu
49:01que le danger
49:03de Trump
49:04c'est le danger
49:05d'un empire américain
49:07qui finalement
49:08n'a plus de sens
49:10des réalités
49:11de sens stratégique
49:12qui s'est noyé
49:13dans son propre spectacle
49:14et qui menace
49:15aujourd'hui
49:16la stabilité du monde
49:17et c'est pour ça
49:17que je me bats
49:18pour l'indépendance
49:19de l'Europe
49:19c'est pour ça
49:19que je me bats
49:20pour la souveraineté européenne
49:21c'est pour ça
49:21que je me bats
49:22pour que notre pays
49:23la France
49:23soit la locomotive
49:24de la puissance européenne
49:25quand on veut faire
49:26un nouveau contrat patriotique
49:27c'est aussi
49:28pour que la France
49:28puisse à nouveau
49:29affirmer sa voix en Europe
49:30mobiliser les Européens
49:32pour affirmer
49:32notre indépendance
49:33parce que sinon
49:34nous serons entraînés
49:35par Donald Trump
49:36dans une spirale
49:38qui est un gouffre
49:39pour la première fois
49:40cette semaine
49:41un immeuble résidentiel
49:42en Roumanie
49:42a été touché
49:43par un drone russe
49:44est-ce que vous diriez
49:45que cet incident
49:46qui est officiellement
49:47accidentel
49:47à la frontière de l'OTAN
49:48est un avertissement
49:49des russes
49:51en tout cas
49:51c'est un acte grave
49:53et je pense
49:54que nous faisons
49:55tous preuve
49:57de légèreté
49:58en France
50:01en zappant
50:02la question
50:02de la guerre
50:03en Ukraine
50:04pourquoi pas
50:04par solidarité
50:05vis-à-vis
50:06des Ukrainiens
50:07Aujourd'hui
50:09les dirigeants politiques
50:10n'en parlent quasiment plus
50:11aujourd'hui
50:12ça ne fait plus
50:13les grands titres
50:13dans les médias
50:14mais ce que je veux rappeler
50:16c'est que
50:16l'ensemble
50:17des services
50:18de sécurité
50:19du continent européen
50:20nous alertent
50:21sur le risque
50:22d'une guerre
50:22sur le sol
50:23de l'Union Européenne
50:24avant 2029
50:26et que donc
50:27nous sommes dans
50:28une situation
50:28où nous devons
50:29soutenir massivement
50:30les Ukrainiens
50:30non pas simplement
50:31par solidarité
50:32envers une nation
50:33dont le seul crime
50:34est de vouloir vivre libre
50:35mais parce que
50:36c'est notre intérêt
50:38vital
50:39que chaque euro
50:40que nous investissons
50:41dans la résistance
50:42ukrainienne
50:43aujourd'hui
50:43est en réalité
50:45un euro investi
50:46dans notre propre sécurité
50:47On dit que l'OTAN
50:48aujourd'hui
50:49n'est pas prête
50:50pour une guerre
50:51par drone interposé
50:52par exemple
50:52ça vous inquiète ?
50:54ça m'alerte
50:55et ça m'alarme
50:57et j'aimerais
50:58que nous ayons
50:58tous conscience
50:59de la gravité
50:59de la situation
51:00quand on fait
51:01des entraînements
51:01conjoints
51:02avec les forces
51:03ukrainiennes
51:03elles nous expliquent
51:04à quel point
51:05nous ne sommes pas prêts
51:06à la guerre
51:06telle qu'elle se pratique
51:07aujourd'hui
51:08or les menaces
51:09qui pèsent sur nous
51:10sont extrêmement
51:11pressantes
51:12et réelles
51:12et donc il faut un effort
51:14un effort commun
51:15de l'Europe
51:16pour pouvoir
51:17se défendre seul
51:18Un effort
51:18un emprunt commun ?
51:19Et ça
51:20un emprunt commun
51:21à l'échelle européenne
51:21pour investir massivement
51:23dans la défense
51:24du continent européen
51:25et ça la France
51:26a une responsabilité
51:27particulière
51:28pourquoi ?
51:29Parce que nous sommes
51:30le seul pays européen
51:32réellement indépendants
51:33notre base industrielle
51:34de défense
51:35est indépendante
51:35vis-à-vis des Etats-Unis
51:36nous sommes la seule puissance
51:38dotée
51:39et nous sommes
51:40la seule puissance
51:40il faut la partager
51:41cette arme nucléaire ?
51:42Non pas la partager
51:43au sens où il y aurait
51:4427 personnes
51:45qui décident d'appuyer
51:46sur un bouton
51:46ça ne marchera pas
51:47ce sera toujours
51:47le privilège
51:48du président de la République
51:49mais par contre
51:50il faut une dimension
51:51européenne
51:51à la dissuasion française
51:52et d'ailleurs
51:53c'est déjà
51:54l'intuition du général
51:55de Gaulle
51:56lui-même
51:57et donc ce qu'il faut faire
51:58c'est que la France
51:59s'appuie
52:00sur cet héritage extraordinaire
52:02que lui a légué
52:03notamment le gaullisme
52:04pour pouvoir
52:05conduire l'Europe
52:06vers l'indépendance
52:07et c'est ça
52:08le sens
52:08de notre nation
52:09le destin
52:10de notre nation
52:11en fait
52:11on va être
52:12réellement
52:13si nous faisons
52:14les réformes à l'intérieur
52:14si nous sommes
52:15convaincus
52:16que nous pouvons
52:17à nouveau donner
52:17un destin à notre pays
52:18on va réellement être
52:19à nouveau
52:20les locomotives
52:21du monde libre
52:22Ce sera le mot de la fin
52:22merci beaucoup
52:23Raphaël Glucksmann
52:24pour ce temps
52:25passé avec nous
52:26on n'aura pas obtenu
52:27la réponse
52:27de savoir si vous êtes candidat
52:28mais vous nous avez
52:29promis la réponse
52:29dans 3 mois
52:31merci beaucoup
52:31on se retrouve
52:32la semaine prochaine
52:33merci à vous
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