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  • il y a 7 minutes
La porte-parole du Gouvernement, ministre déléguée chargée de l'Énergie sera interrogée par Thomas Despre (RTL), Steve Jourdin (Public Sénat) et Loris Boichot (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 01 mars 2026.

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Transcription
00:13Bonjour à tous, bienvenue dans Le Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur
00:19Public Sénat.
00:20Bonjour Maude Bréjon. Bonjour à tous.
00:22Vous êtes porte-parole du gouvernement et c'est tout nouveau, ça date de cette semaine, ministre délégué à l
00:27'énergie.
00:27La guerre lancée par Israël et les Etats-Unis va durer, elle déstabilise toute la région du Proche-Orient.
00:35Que va-t-il se passer après la mort du guide suprême à Téhéran ? Le régime peut-il tomber
00:41?
00:41L'Europe ne condamne pas mais s'inquiète. Combien de Français sont dans les pays concernés ?
00:47Nos militaires vont-ils répliquer pour défendre leur base dans la région ? Nous allons en parler dans un instant.
00:53Au menu également de ce Grand Jury, l'ambiance politique toujours lourde en France, violence, antisémitisme.
01:01Nous évoquerons la question des alliances. Nous sommes à deux semaines du premier tour des élections municipales.
01:07Bienvenue dans ce Grand Jury, Maude Bréjon.
01:09Merci.
01:09A mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot pour Public Sénat.
01:13Bonjour.
01:13Et Kim Djarassé pour Le Figaro.
01:15Bonjour.
01:15Dans ce Grand Jury, Maude Bréjon, nous parlerons aussi de ce que veut faire le gouvernement dans les mois qui
01:21viennent et jusqu'à la fin du quinquennat.
01:23Et vous répondrez à nos questions express.
01:26Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:30Maude Bréjon, une première question. La mort du guide suprême iranien, Ali Ramenei, est-elle une bonne nouvelle ?
01:38Le Mola Ramenei était un dictateur sanguinaire qui a opprimé son peuple, avilie les femmes, les jeunes, les minorités.
01:46Et il est encore récemment responsable de la mort de milliers de civils dans son pays.
01:52Et dans la région, on ne peut donc que se satisfaire de sa disparition.
01:56On ne peut donc que se satisfaire de sa disparition.
01:59Et il appartient désormais au peuple iranien de faire le choix de son destin.
02:03Et alors la question suivante, c'est est-ce que la France soutient cette opération israélo-américaine en Iran ?
02:08La décision des Américains et des Israéliens de déclencher une guerre avec l'Iran, qui de fait n'était pas
02:15encadrée par le droit international,
02:18plonge la région dans une situation d'instabilité dont nul ne sait dire à l'heure où on se parle
02:23quelles seront les conséquences, encore une fois, sur la stabilité régionale et sur la paix.
02:27Donc pas de soutien à l'opération ?
02:30Écoutez, encore une fois, de toute évidence, ce n'était pas encadré par le droit international.
02:36Maintenant, ce qui compte, c'est le jour d'après.
02:38Ce qui compte pour le président de la République, qui, vous le savez, a longuement échangé hier avec nos partenaires
02:43dans la région,
02:44avec chacun de nos partenaires dans la région, c'est le jour d'après.
02:47Et c'est de permettre aux Iraniens de faire le choix de leur avenir.
02:50Et pourquoi le chef de l'État français n'a pas encore réagi à la disparition, à la mort du
02:55guide suprême iranien ?
02:56Écoutez, c'est une question d'heure à n'en pas douter.
02:59Vous savez que c'est une situation extrêmement complexe et qui provoque une situation abrasive, encore une fois, très incertaine
03:09dans la région.
03:09Et donc, le président de la République, et c'est bien légitime, prend le temps d'échanger comme il l
03:15'a fait hier.
03:15Vous avez probablement vu la déclaration conjointe avec nos partenaires anglais et allemands.
03:20Les échanges qu'il a pu avoir avec nos partenaires régionaux.
03:24Et donc, voilà, c'est...
03:25Justement, Emmanuel Macron, hier, a déclaré que l'escalade en cours est dangereuse et qu'elle doit cesser.
03:33Est-ce que, tout de même, ce n'est pas un peu hypocrite de la part du chef de l
03:37'État,
03:37alors que, finalement, toutes les puissances occidentales souhaitaient la chute du régime iranien et la chute d'Ali Khamenei en
03:45particulier ?
03:46Notre priorité, c'est d'abord la protection de nos ressortissants et de nos intérêts stratégiques dans la région.
03:52Et ensuite, au-delà de l'émotion qui est évidemment légitime,
03:56aujourd'hui, personne ne sait mesurer les conséquences pour la paix et la stabilité dans la région.
04:01Et donc, c'est la priorité sur laquelle travaille, évidemment, le président de la République avec le gouvernement.
04:04Mais il n'aurait pas fallu saluer de façon plus claire, finalement, ce premier objectif qui a été la décapitation
04:11du régime iranien.
04:11Il n'y a pas eu de mots très précis de la part du chef de l'État sur ce
04:15sujet ?
04:15J'ai dit clairement devant vous qu'on ne pouvait que se satisfaire de la disparition.
04:19Je suis la porte-parole du gouvernement.
04:22Et donc, je porte devant vous ce matin la parole de l'exécutif,
04:25encore une fois, dans une situation qui est extrêmement complexe.
04:28Mais on ne peut que se satisfaire de sa disparition.
04:30Et je le redis, le Mola Ramenei a opprimé son peuple.
04:36On a vu ce qui s'est passé encore ces dernières semaines.
04:39C'est absolument insupportable.
04:41Le président de la République a eu l'occasion de le dire.
04:43Et donc, notre parole, elle est claire.
04:45Est-ce que cette absence, pour l'instant, de réaction du chef de l'État,
04:48c'est parce que la France n'a été ni prévenue, ni impliquée dans cette opération américaine et israélienne en
04:55Iran ?
04:55Pourquoi la France, qui est membre du Conseil de sécurité, a-t-elle été court-circuitée ?
05:00Au même titre que nos alliés européens, nous n'avons pas participé et nous n'étions pas informés.
05:05Maintenant, je vais répondre, si vous le permettez, à quelques accusations que j'entends depuis les douze dernières heures.
05:11La France n'est pas isolée.
05:14La France a été en première ligne hier dans les discussions, d'une part, avec nos partenaires européens,
05:19et je le redis, vous avez vu les communications conjointes qui ont été établies,
05:23et encore une fois, avec nos alliés, nos partenaires dans la région.
05:29Et par ailleurs, le Président de la République a fait savoir, et vous l'avez probablement vu dans sa déclaration
05:34hier,
05:35qu'il était disposé à apporter de l'aide à nos partenaires dans la région,
05:39notamment pour garantir leur sécurité régionale.
05:43Est-ce que les États-Unis ont fait prendre des risques à tous ses partenaires, et notamment à la France
05:50?
05:50Est-ce qu'on peut considérer que les États-Unis sont encore des alliés ?
05:54Qu'ils mènent une opération sans nous prévenir, et que ça peut avoir des conséquences sur les militaires qui sont
05:59présents dans la région ?
06:01L'important, et je le redis pour nous, encore une fois, c'est de préserver et de garantir la sécurité
06:06de nos ressortissants sur place.
06:09J'ai qualifié l'intervention conjointe des Américains et des Israéliens,
06:14en expliquant que, de toute évidence, ce n'était pas encadré par le droit international.
06:20Pour autant, là encore, il faut voir ce qui s'est passé en Iran depuis plusieurs années maintenant.
06:26Et là-dessus, nous avons encore une fois été très clairs.
06:28Et nous avons, encore une fois, donné la possibilité, le Président de la République a échangé hier,
06:33avec chacun de nos partenaires, parfois à plusieurs reprises,
06:37et en expliquant qu'on était prêts à les aider, notamment pour la défense de leur territoire et de leur
06:41sécurité.
06:42Mais comment les choses aujourd'hui ?
06:45Est-ce que, selon vous, c'est le début d'une nouvelle guerre qui peut durer plusieurs semaines ?
06:50Ou est-ce que c'est, au contraire, un avertissement au régime iranien pour le forcer vraiment à négocier ?
06:55Il y a eu la volonté de la part des Américains et des Israéliens de déclencher cette guerre pour procéder
07:00à un changement de régime.
07:01La question, je le disais au début...
07:02C'est l'objectif, selon vous, de Donald Trump, parce que pour l'instant, c'est un peu flou encore.
07:05C'est l'objectif, pour nous, de Donald Trump.
07:07La question, c'est quel est le jour d'après ?
07:10Qu'est-ce qu'on arrive à mettre en place ?
07:11Est-ce qu'elle est l'alternative ?
07:13Et là-dessus, l'incertitude règne.
07:15C'est aussi ce qui explique la prudence dans les mots que l'on emploie.
07:20Le président de la République, il n'est pas commentateur politique.
07:24Le président de la République, son rôle, c'est de garantir la stabilité et la sécurité de nos intérêts
07:30et d'aider nos alliés sur place.
07:33Justement, quand Emmanuel Macron dit que la question du nucléaire iranien, de l'armement et des déstabilisations régionales ne se
07:41régleront pas seulement par les frappes.
07:43Pas seulement, ça veut dire quoi ?
07:45Ça veut dire exactement ce que le président de la République a dit.
07:49On sait bien que des frappes, quelles qu'elles soient, ne suffisent pas à établir un changement de régime, ne
07:56suffisent pas à stabiliser une région.
07:58On l'a vu à de nombreuses reprises dans l'histoire.
08:01Et donc, la question qui se pose aujourd'hui, c'est ce qu'on arrive à mettre en place pour
08:06permettre au peuple iranien de choisir son destin
08:09et pour stabiliser la région qui, en tout état de cause...
08:14Comment on peut aider aujourd'hui le peuple iranien ? Concrètement, ça veut dire quoi ?
08:19C'est tout le sens des discussions qu'on doit avoir avec nos partenaires, avec nos partenaires européens,
08:26et probablement demain avec les Américains et avec les Israéliens.
08:30Est-ce qu'il peut y avoir des négociations avec le régime tel qu'il est aujourd'hui ?
08:34C'est-à-dire un régime qui est affaibli et décapité, mais qui existe toujours et qui organise une transition
08:39pour survivre.
08:41Est-ce qu'on peut continuer à parler avec ce régime ?
08:44Je pense qu'il est trop tôt pour le dire.
08:45Je vous parlais tout à l'heure du jour d'après.
08:48La réalité, c'est que personne, que ce soit vous ou moi, ou nos différents partenaires,
08:54personne ne sait dire aujourd'hui ce qu'il adviendra demain ou dans les semaines à venir.
08:58Et donc, nous sommes dans une situation d'immense incertitude
09:01qui requiert à la fois beaucoup de clarté sur la disparition de Ramenei,
09:07et je pense en avoir fait preuve, et en même temps une prudence,
09:10parce que l'histoire l'a montré, des frappes, quel que soit le contexte,
09:16et notamment eu égard aux droits internationaux,
09:19ne suffisent à établir un régime et une stabilité
09:22qui seraient nécessairement bons pour le peuple, et en l'occurrence pour le peuple iranien.
09:27Moine Bréjean, vous êtes porte-parole du gouvernement.
09:29Est-ce que vous seriez aussi cash que le chancelier allemand
09:32qui avait dit « nous laissons Israël faire le sale boulot »,
09:36notamment pour contrecarrer les ambitions nucléaires de l'Iran ?
09:39Je ne vous l'ai pas dit comme ça.
09:41Ce que je vous ai dit en revanche,
09:42c'est qu'on ne pouvait que se satisfaire de la disparition de Ramenei.
09:45Oui, mais sur le programme nucléaire de l'Iran,
09:47est-ce que c'est aussi la seule façon de faire, de bombarder,
09:50pour les empêcher d'accéder ?
09:52C'est en tout état de cause la façon que les Américains et que les Israéliens ont choisi.
09:56Et à plusieurs reprises, le président de la République a appelé le régime iranien
10:01à entamer de réelles négociations sincères.
10:05Ça n'a pas été le cas.
10:06Sur l'absence de mandat international,
10:08Jean-Luc Mélenchon dénonce la négation de tout droit international
10:11et la volonté, je le cite, suprémaciste d'Israël et des Etats-Unis.
10:14Dans la même veine, les écologistes dénoncent, eux,
10:19une escalade impérialiste qui mène au chaos.
10:22Est-ce que vous reprenez une partie des mots ?
10:26Non, je leur laisse la liberté de leurs propos.
10:29Ça vous semble excessif ou pas ?
10:31J'appelle en revanche l'ensemble des responsables politiques,
10:35peu importe leur parti et d'où qu'ils soient,
10:38à faire preuve de réflexion dans les mots qu'ils emploient.
10:41Parce qu'encore une fois, il est facile de réagir à chaud,
10:43il est facile de commenter une situation qui est de toute évidence...
10:47En clair, vous leur reprochez leur anti-américanisme ?
10:49Non, je ne leur reproche pas leur anti...
10:51En tout cas, ce n'est pas ma position,
10:53mais je n'ai pas envie ce matin de leur reprocher
10:55ou de ne pas leur reprocher leur position.
10:57Je dis juste à chacun...
10:58Vous sous-entendez que ces propos sont trop forts ?
11:02Regardons la situation telle qu'elle est,
11:04la complexité de la situation,
11:06ce qu'ont vécu les Iraniens,
11:07ce qu'a vécu le peuple iranien,
11:10et tout ça doit évidemment entrer en compte.
11:12Je n'entends pas, mais peut-être qu'il y en a eu
11:14dans les propos que vous vous rapportez,
11:17d'expressions de solidarité à l'égard du peuple iranien.
11:22Justement, est-ce que le chef de l'État
11:23doit réunir les partis politiques français,
11:25c'est une demande de Jordan Bardella ce matin,
11:27pour évoquer cette situation ?
11:28J'ai entendu cette...
11:29Est-ce qu'il y a un devoir d'unité nationale
11:30chez les responsables politiques français aujourd'hui
11:33sur cette question-là ?
11:34Alors, deux choses.
11:35Que chacun puisse avoir une approche différente
11:37des questions géopolitiques en démocratie,
11:40c'est bien le droit.
11:41Quant à la question de tenir informé les forces politiques,
11:44je vous renvoie là vers l'Elysée,
11:45mais enfin, je note que le Président de la République,
11:48quand nous avons connu des crises internationales majeures,
11:52je pense évidemment à la guerre en Ukraine,
11:54à l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
11:56le Président de la République a toujours tenu informer
11:58les forces politiques et a mené les démarches nécessaires,
12:02parfois en conviant ces forces politiques à l'Elysée,
12:04par exemple, pour les informer de la situation.
12:07Et donc, je ne doute pas que ce sera évidemment le cas.
12:10Maintenant, que chacun se rende compte aussi
12:11que nous parlons d'une disparition,
12:15en l'occurrence celle du Molar Amenei,
12:17qui date de quelques heures.
12:19Donc, ça veut dire qu'une réunion avec les partis
12:21n'aurait pas de sens tout de suite ?
12:23Il faut comprendre un peu la situation.
12:25Je dis que le Président de la République
12:26a toujours tenu informer les forces politiques.
12:28Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il le fera.
12:30Par ailleurs, le gouvernement est à la disposition du Parlement,
12:33vous le savez bien.
12:34Et pour autant, il faut laisser peut-être quelques heures
12:38ou quelques jours pour pouvoir dresser,
12:40et c'est ce que demande M. Bardella,
12:42forme de bilan de la situation.
12:44En tout cas, un état des lieux clair.
12:46Il y a des installations militaires françaises,
12:48nombreuses, dans cette région du Proche-Orient.
12:51Il y a 5 000 hommes aux Émirats Arabes Unis,
12:53en Jordanie, au Qatar, au Liban et à Djibouti.
12:56Déjà, est-ce que des installations françaises
12:58ont été touchées à votre connaissance ou pas ?
12:59Je n'ai pas l'information,
13:01je vous renvoie là-dessus, vers le Quai d'Orsay.
13:02Ce que je peux vous dire, en revanche,
13:04c'est qu'évidemment, il y a une attention absolument maximum.
13:06Vous avez vu que le Président de la République
13:09a réuni hier un CDSN.
13:11La question a probablement été évoquée,
13:13mais je n'ai pas plus d'informations.
13:15Pardonnez-moi.
13:16Des formations professionnelles,
13:18je n'ai pas plus d'informations à vous communiquer là-dessus.
13:19Mais nous sommes en période de vacances.
13:21Est-ce que vous savez combien de Français
13:22sont dans la région, sont au Proche-Orient en ce moment ?
13:24Et est-ce qu'il y a des opérations d'évacuation
13:25qui sont envisagées ?
13:26Alors, sur le nombre exact,
13:27je n'ai pas de chiffres à vous communiquer.
13:29Je peux, en revanche, vous dire qu'en Iran,
13:30nous avons environ un millier de ressortissants
13:33et que le Quai d'Orsay, mais tout en œuvre,
13:35d'abord, pour procéder à la juste information.
13:38Des points de contact, pays par pays,
13:40sont aujourd'hui établis.
13:42Il y a donc des directives claires
13:44qui sont transmis par le Quai d'Orsay, évidemment,
13:46et par les ambassades dans les pays de la région.
13:48C'est quoi le message aux Français
13:50qui sont, par exemple, au Qatar,
13:52qui sont en Arabie Saoudite ?
13:53C'est d'être extrêmement prudent,
13:55de ne pas se déplacer ?
13:56D'être extrêmement prudent,
13:57de respecter scrupuleusement l'ensemble des consignes
14:00données par les autorités sur place
14:02et par nos ambassades.
14:04Quant à la question que vous posiez,
14:07qui était celle de l'évacuation,
14:09ce que je peux vous dire,
14:10c'est qu'évidemment, nous nous tenons prêts.
14:13Évidemment, nous sommes prêts pour le faire.
14:17Il n'y a rien d'envisagé encore à ce stade.
14:18Non, nous sommes prêts à procéder aux évacuations
14:21pour nos compatriotes qui le demanderaient,
14:23quand la situation le permettra.
14:26Pour l'instant, il n'y a pas d'avion
14:27qui peut voler dans la région.
14:29Sur le plan intérieur,
14:30le ministère de l'Intérieur a annoncé
14:33le renforcement de la sécurité hier.
14:36Est-ce qu'il y a une menace terroriste accrue
14:38avec ce contexte international explosif ?
14:41Il y a toujours une vigilance extrêmement élevée
14:44de la part du ministère de l'Intérieur
14:46qui ne date pas d'hier,
14:47mais tous les moyens seront évidemment
14:49mis en œuvre et mis en place.
14:51Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
14:53y travaille d'ores et déjà
14:54pour que la réponse,
14:56que ce soit en matière de renseignements,
14:58par exemple,
14:59et de déploiement des effectifs nécessaires,
15:02soit mise en place
15:03et appropriée à la menace
15:06telle qu'elle sera qualifiée.
15:08Alors, dans ce contexte mondial,
15:09Maud Bréjon,
15:10Emmanuel Macron doit demain faire un discours
15:12sur la dissuasion nucléaire française.
15:14Devant les nouvelles menaces du monde,
15:17les Américains imprévisibles,
15:18faut-il accorder notre protection,
15:21avec donc nos armes nucléaires,
15:22concrètement,
15:22à nos voisins européens ?
15:24Et ça, de manière, je dirais,
15:25un peu plus explicite qu'aujourd'hui.
15:27Alors, je vais le dire extrêmement clairement,
15:29il n'y aura à aucun moment
15:31un partage de la dissuasion.
15:32La dissuasion nucléaire française
15:34restera française,
15:36que ce soit pour la conception,
15:37pour la production,
15:38ou pour la décision qui,
15:40évidemment,
15:40est et restera
15:42de la prérogative exclusive
15:44du président de la République.
15:46Il y a un discours
15:48qui, en fait,
15:48est prononcé
15:49par les présidents de la République
15:52une fois par mandat.
15:53Et le président de la République
15:54avait demandé,
15:55le 13 juillet dernier,
15:56vous le savez,
15:57au chef d'état-major des armées,
15:59de mener un travail,
16:01de réfléchir
16:02pour déterminer
16:04dans quelles mesures
16:05la dissuasion nucléaire française
16:07pouvait contribuer
16:08à la sécurité collective.
16:10Pour autant,
16:11je le redis,
16:13il n'y aura pas
16:13de partage.
16:15Il n'y aura pas.
16:15Je vous renvoie évidemment
16:16au discours que fera
16:17le président de la République demain,
16:18mais c'est un discours
16:19qui se tiendra
16:21dans un contexte stratégique
16:24avec la brutalisation du monde,
16:26avec un risque
16:26de prolifération nucléaire,
16:27avec un recul
16:29des Américains en Europe
16:31et qui fait suite
16:32à une demande
16:33qu'il a lui-même formulée
16:34le 13 juillet dernier.
16:36La dissuasion nucléaire
16:37en France est basée
16:38sur ce qu'on appelle
16:39les intérêts vitaux
16:41du pays,
16:42c'est-à-dire
16:42à quel moment
16:43on décide potentiellement
16:44de recourir à l'arme nucléaire.
16:46Est-ce que ces intérêts vitaux
16:47vont être élargis
16:48à une dimension européenne
16:50sans parler de partage ?
16:53Là, je vous renvoie
16:54vers le discours
16:55que fera le président demain,
16:56mais je me permettais
16:58d'être aussi claire
16:59parce que j'ai entendu
17:00là encore
17:00un certain nombre
17:02de critiques
17:03qui ont été formulées
17:04dans les journaux
17:07ce matin.
17:08Notamment Bruno Rotaillot,
17:09effectivement,
17:09dans le journal du dimanche,
17:10dans une tribune
17:10qui écrit
17:11« La dissuasion nucléaire française
17:13ne se partage pas,
17:14ne se concerte pas,
17:14ne s'élargit pas ».
17:16Du coup,
17:17est-ce que vous êtes d'accord
17:18avec cette phrase
17:19de Bruno Rotaillot ?
17:20Je ne comprends pas bien
17:22ce que cherche
17:23Bruno Rotaillot,
17:25pour être très honnête
17:26avec vous.
17:26Si la question est
17:28« Doit-on partager
17:29la dissuasion nucléaire française ? »
17:31La réponse est non.
17:32Le président de la République,
17:34le Premier ministre,
17:34qui était pendant plusieurs années
17:37ministre des Armées,
17:39a toujours été extrêmement clair.
17:42Et ce qui me dérange un peu
17:43dans les propos formulés
17:44par Bruno Rotaillot ce matin,
17:45c'est qu'il laisse entendre,
17:46au fond,
17:47qu'on pourrait se dessaisir
17:49de cette dissuasion
17:51au profit de pays alliés
17:53et d'autres pays européens,
17:55qu'on pourrait partager
17:56cette dissuasion,
17:57qu'on pourrait en partager
17:57la conception,
17:58en partager la production
17:59et partager la décision,
18:02ce qui est entièrement faux
18:05et ce qui est,
18:06pardonnez-moi,
18:07à l'exact opposé
18:09de la position de la France,
18:12de la position historique
18:13de la France
18:13et de la position
18:14du président de la République.
18:15Mais ce que veut dire aussi
18:16Bruno Rotaillot,
18:17c'est que la dissuasion nucléaire,
18:18moins on en parle,
18:19plus elle est dissuasive
18:20quelque part.
18:22Oui, enfin,
18:22encore une fois,
18:23on a un contexte,
18:24je le dis,
18:25international et stratégique
18:27qui a évolué.
18:29Il est normal,
18:30il est de coutume
18:31que les présidents
18:32de la République
18:33prononcent un tel discours
18:34une fois par mandat,
18:35c'est ce qu'il va faire
18:37et donc,
18:38encore une fois,
18:39je ne comprends pas bien
18:40le sens de ces paroles.
18:41Une dernière question
18:42sur le sujet.
18:42Dans le programme du gouvernement
18:43pour les mois à venir,
18:44il y a notamment
18:45une nouvelle loi
18:45de programmation militaire.
18:47Est-ce que le Parlement
18:48aura des choix à faire
18:51sur la question du nucléaire
18:52ou est-ce que ça reste
18:53un domaine qui est exclusif
18:54au Président de la République ?
18:55C'est un domaine
18:56qui est évidemment exclusif
18:57au Président de la République.
18:59C'est une loi...
19:00Il n'y a même pas
19:00de question de budget ou de...
19:01C'est une loi
19:03qui n'a pas encore été présentée
19:05en Conseil des ministres
19:06et qui vise à actualiser
19:08la loi de programmation militaire
19:10que le Parlement a votée
19:11il y a maintenant,
19:13pardonnez-moi,
19:14deux ans de ça, je crois.
19:16Et on a vu,
19:17le Président de la République,
19:18on a encore une fois parlé
19:19dans son discours de Brianne
19:20le 13 juillet dernier,
19:22qu'il égare
19:23au changement
19:24de contexte international,
19:25la marche de défense,
19:27l'effort de défense
19:28qu'on avait déjà
19:29massivement relevé
19:30devrait être encore plus important
19:31qu'initialement envisagé.
19:34Donc, il y a une augmentation
19:35par rapport
19:36à ce qui était prévu
19:37de 6,5 milliards d'euros
19:39dans le budget cette année.
19:40Et le Premier ministre,
19:42dans une approche
19:43qui est profondément démocratique,
19:45parce que là encore,
19:47ça relève
19:48d'enjeux nationaux
19:50qui sont absolument majeurs,
19:52a souhaité permettre
19:53au Parlement
19:55de discuter
19:56de ces questions-là.
19:57Le Parlement,
19:57on a déjà rediscuté,
19:59si je peux être précise,
20:00il y a quelques semaines
20:01de ça,
20:01lors d'un débat,
20:03ce qu'on appelle
20:03un débat 50-1,
20:04alors c'est un peu technique,
20:05mais enfin,
20:06c'est un débat sur le sujet
20:07durant lequel
20:08les différentes forces politiques
20:09sont amenées
20:10à prendre position.
20:11et on rentrera davantage
20:13dans le détail
20:13de, encore une fois,
20:15ce réarmement
20:15qui est souhaité
20:16et qui est absolument impératif
20:17à nos yeux
20:19dans les mois à venir
20:20au Parlement.
20:21Donc c'est vraiment
20:21une approche démocratique
20:23vis-à-vis de la représentation nationale.
20:25Je disais là encore
20:25que le Président de la République
20:26avait toujours tenu
20:28informer les forces politiques
20:29quand on était face
20:29à des conflits internationaux majeurs
20:32qui touchaient
20:34directement ou indirectement
20:35la France.
20:36On est dans ce même état d'esprit,
20:38à savoir
20:38permettre aux forces politiques,
20:40permettent aux parlementaires,
20:41aux représentants de la nation
20:42de se prononcer
20:43sur des choix
20:45d'intérêts nationaux
20:47pour l'avenir de la France.
20:51Le Grand Jury,
20:52l'actualité de la semaine.
20:54Maud Bréjon,
20:55la Présidente
20:56de la Commission européenne,
20:58Ursula von der Leyen,
20:59a décidé d'appliquer
21:00provisoirement
21:01l'accord commercial
21:01avec le Mercosur
21:03sans attendre
21:04les recours
21:05notamment auprès
21:05de la Cour de justice européenne.
21:07Y voyez-vous
21:08comme les syndicats agricoles
21:09d'un déni de démocratie ?
21:11C'est en tout état de cause
21:13une forme de mépris du vote
21:15du Parlement européen.
21:17Vous savez que
21:17les parlementaires européens
21:19ont saisi
21:20la Cour de justice
21:21de l'Union européenne
21:23eu égard
21:24à ce traité.
21:25La France
21:26s'est positionnée
21:27avec clarté
21:28et constance
21:30contre le traité
21:31du Mercosur.
21:32Et là,
21:32soyons précis,
21:33non pas parce que
21:34nous sommes contre
21:35les traités
21:36de libre-échange.
21:37la France
21:37a besoin
21:38de traités
21:38de libre-échange.
21:39L'Europe
21:39a besoin
21:40de traités
21:40de libre-échange.
21:41Nos agriculteurs
21:42ont évidemment
21:43besoin
21:43de pouvoir
21:44exporter
21:45pour vivre.
21:46En revanche,
21:47on estime
21:48que cet accord
21:48tel qu'il était
21:50fabriqué,
21:51écrit initialement,
21:52n'était ni juste
21:52ni équitable.
21:53Est-ce que sur le poids
21:54de la France
21:55en Europe,
21:56ça ne raconte pas
21:56aussi quelque chose ?
21:57Une perte d'influence ?
21:58Comment se fait-il ?
21:59Non et à double titre.
22:02D'une part parce que
22:04la France a obtenu
22:04des acquis majeurs.
22:06Et je pense par exemple
22:07à la clause de sauvegarde.
22:08La clause de sauvegarde,
22:10pour essayer de le dire
22:11assez simplement,
22:12c'est une mesure
22:13qui, en cas de variation
22:14des prix de plus de 5%
22:15sur trois ans,
22:17permet de stopper
22:19les avantages douaniers.
22:20La France a obtenu
22:21le doublement
22:22des contrôles
22:23à partir du 1er janvier.
22:26Et tout ça,
22:27je termine juste,
22:28a été possible
22:29de par l'implication
22:31du Président de la République
22:32et de par le bras de fer
22:33que le Président de la République
22:34a assumé de mener
22:36à l'échelle de l'Union Européenne.
22:37une forme d'affront
22:38vis-à-vis d'Emmanuel Macron
22:39qui n'a été prévenu
22:39que dix minutes
22:40avant l'annonce
22:41de la décision
22:42de la Commission Européenne.
22:43Est-ce que votre gouvernement
22:45n'est plus aujourd'hui
22:46en mesure,
22:47en capacité
22:47de défendre
22:48les intérêts français
22:49et notamment
22:49les intérêts
22:50des agriculteurs français ?
22:51Je viens de vous dire
22:52le contraire.
22:53Sur les mesures
22:53qu'on a obtenues
22:54et qui ont profondément
22:55restructuré cet accord
22:56comparé à ce qu'il était
22:57initialement,
22:58je pourrais aussi
22:59vous parler du budget
23:00de la PAC
23:00qui est un sujet
23:01absolument majeur
23:02parce que ça concerne
23:03les revenus
23:03des agriculteurs
23:04pour les années à venir.
23:06Et là,
23:06on a réussi
23:07et le Président de la République
23:08a réussi
23:09avec les ministres
23:10concernés
23:10dans les négociations
23:12d'avoir la garantie
23:13que le budget
23:14de la PAC
23:14qui conditionne
23:17le revenu
23:17de nos agriculteurs
23:18pardonnez-moi
23:19soit maintenu.
23:20C'est une victoire française
23:22absolument majeure.
23:23Est-ce que la France
23:24peut unilatéralement
23:26décider de ne pas appliquer
23:27les accords du Mercosur
23:28dans l'attente
23:29par exemple
23:29des recours
23:30qui ont été lancés
23:32devant la Cour de justice
23:33européenne ?
23:33Il y a deux échéances
23:34absolument majeures.
23:35D'une part,
23:37c'est le rendu
23:37de la Cour de justice
23:39qui va prendre
23:39plusieurs mois
23:40et ensuite,
23:41c'est la ratification
23:42par le Parlement européen.
23:44Là encore,
23:45je n'ai pas de boule de cristal
23:46mais je vois
23:47que les parlementaires
23:48européens
23:49ont saisi
23:50cette Cour de justice
23:51ce qui démontre
23:52de façon factuelle
23:54qu'il y a
23:54pardonnez-moi
23:55qu'il y a
23:55des réticences évidentes
23:57de la part
23:57de ces parlementaires.
23:58Ils auront
23:59dans quelques mois
23:59à se prononcer
24:00sur la ratification.
24:01On entend des partis
24:01en France
24:02appeler à désobéir
24:03à Bruxelles.
24:04Est-ce que vous êtes prêts
24:05vous à engager
24:06ce type de bras de fer ?
24:07Pardon, excuse-moi.
24:08On entend des partis politiques
24:09appeler aujourd'hui
24:10à désobéir à Bruxelles.
24:11Est-ce que vous êtes prêts
24:12de vous à engager
24:13ce bras de fer ?
24:13Vous savez,
24:14nous,
24:15vous le savez,
24:16on est intrinsèquement
24:18favorable
24:19à l'Union européenne,
24:20à la construction européenne
24:21et nous ne sommes pas
24:23bêtement opposés
24:24aux traités commerciaux.
24:26Nous disons en revanche
24:27une chose simple,
24:28ces traités doivent être
24:29justes et équitables
24:30et donc on doit
24:30encore avancer.
24:32Et le président de la République
24:33mettra évidemment
24:34tout son poids
24:35pour que les conditions
24:36que nous avons exigées
24:37soient scrupuleusement respectées.
24:39Je pense par exemple
24:40à la question
24:40des mesures miroirs,
24:41le fait d'interdire
24:42l'import de produits
24:44qui contiendraient
24:45un certain nombre
24:46de molécules
24:46qui seraient elles-mêmes
24:48interdites en France.
24:49on a encore du travail
24:51et donc il y a
24:52encore une fois
24:53ce travail
24:54qui sera mené
24:55par le président
24:55de la République,
24:56par Jean-Noël Barraud
24:57et par Benjamin Haddad
24:58à Bruxelles
24:59dans les mois à venir
25:01et nous disons
25:02encore une fois
25:02que l'Europe
25:05et l'Union européenne
25:07à laquelle on est
25:08profondément attaché
25:09parce qu'on estime
25:09qu'il n'y a pas
25:10d'avenir français
25:11s'il n'y a pas
25:11de consolidation
25:12et d'avenir européen
25:14doit se faire
25:15évidemment
25:15dans l'intérêt des peuples,
25:17dans l'intérêt
25:18des agriculteurs
25:18en l'occurrence
25:19et dans l'intérêt
25:20des consommateurs
25:21parce qu'on parle
25:21beaucoup des agriculteurs
25:22à juste titre
25:23quand on parle
25:23du Mercosur
25:24mais il y a aussi
25:25un volet consommateur
25:26qui est extrêmement important
25:27personne
25:28dans les français
25:29qui nous écoutent ce matin
25:30personne ne peut comprendre
25:31que ce qu'on interdit
25:32dans nos champs
25:33à nos agriculteurs
25:34arrive dans nos assiettes
25:35ou dans l'assiette
25:36de nos enfants
25:36vous voyez
25:37c'est sur ça
25:38qu'on se bat
25:43avec un principe simple
25:45des réponses courtes
25:46oui ou non
25:47pour ou contre
25:47tout d'abord
25:48mot de bréjons
25:49vous allez voir
25:50c'est simple
25:50au moment où notre natalité
25:51est au plus bas
25:52fallait-il diminuer
25:53les allocations familiales
25:54il y a une baisse
25:55à partir d'aujourd'hui
25:56je crois que la question
25:57de la natalité
25:57va bien au-delà de ça
25:59parmi les priorités
26:00du gouvernement
26:00pour le parlement
26:01il y a la mise en place
26:02de l'allocation sociale
26:03unique
26:03le but
26:04c'est de simplifier
26:06la vie des français
26:06ou c'est de plafonner
26:08les aides
26:09porter les deux réflexions
26:10l'objectif
26:11c'est évidemment
26:11une démarche de simplification
26:12et puis c'est de garantir
26:13que en toute situation
26:16le travail
26:16les revenus du travail
26:18soient plus importants
26:19que les revenus
26:19de la solidarité
26:20pardon
26:21le gouvernement
26:22va-t-il classer
26:23comme stupéfiant
26:24le protoxyde d'azote
26:26ça fera partie
26:27ça fait partie
26:28des sujets en cours
26:29je n'ai pas l'information
26:30à vous donner
26:30mais pourquoi le gouvernement
26:31légifère pas
26:32et laisse
26:32le parlement
26:34prendre l'initiative
26:34sur ce sujet
26:35c'est comme un sujet
26:36de santé publique
26:36qui touche
26:38les jeunes
26:38pardonnez-moi
26:39il y a un certain
26:40nombre de sujets
26:41qui sont
26:43de santé publique
26:44et d'intérêt national
26:46portés par des
26:47initiatives parlementaires
26:48et c'est ainsi
26:49que fonctionne
26:49le parlement
26:51pardonnez-moi
26:52je peux vous donner
26:52quelques exemples
26:53qui sont très différents
26:55mais la question
26:56par exemple
26:56des écrans
26:58et de l'interdiction
26:59des réseaux sociaux
27:00pour les jeunes
27:02de moins de 15 ans
27:02c'est initialement
27:04une initiative parlementaire
27:06le projet de loi
27:06sur la fin de vie
27:07on l'oublie
27:08mais c'est une
27:09c'est pour ça
27:09quand vous posez
27:09la question
27:10ce sont des initiatives
27:11parlementaires
27:11une question
27:12sur la sur-optimisation
27:14fiscale
27:15selon la commission
27:16des finances
27:17du Sénat
27:17près de 13 000
27:19millionnaires
27:19ou multimillionnaires
27:20en France
27:20ne payent pas
27:21d'impôts
27:22sur le revenu
27:23est-ce que vous
27:24validez ces chiffres
27:25et est-ce que vous
27:26estimez que la sur-optimisation
27:28fiscale doit être
27:28une priorité
27:29du gouvernement
27:30alors elle est déjà
27:31elle est déjà
27:32en revanche
27:32il y a beaucoup
27:33de confusion
27:35dans ce débat
27:36et dans ce chiffre
27:37de 13 000 français
27:39qui ne paieraient pas
27:42parce qu'il y a
27:43je ne conteste pas
27:44ce chiffre
27:44je lui dis qu'il y a
27:45dans ce chiffre
27:46des situations
27:48extrêmement différentes
27:49et donc il est impossible
27:50de globaliser
27:51ou d'en tirer
27:51une conséquence unique
27:52le gouvernement
27:53s'est engagé
27:54auprès du parlement
27:55via la voix
27:56de mon collègue
27:57ministre du budget
27:58David Amiel
27:59de donner
28:00toutes les informations
28:02statistiques
28:03sur la situation
28:06de ces 13 000 personnes
28:08sans évidemment
28:08donner des détails
28:09enfin donner le détail
28:11fiscal
28:11personne par personne
28:12je vais être extrêmement clair
28:14la question
28:15qu'on doit nous poser
28:16aujourd'hui
28:17c'est est-ce que
28:18le gouvernement
28:18met tout en oeuvre
28:19pour lutter
28:19contre la sur-optimisation
28:21fiscale
28:21et là la réponse
28:23est oui
28:23et je vous renvoie
28:23aux mesures
28:24qui étaient contenues
28:24dans le projet
28:25de loi de finances
28:262026
28:27la question de la CDHR
28:29c'est nous qui l'avons portée
28:29la question des holdings
28:31le fait que vous ne
28:32puissiez plus
28:33aujourd'hui
28:33mettre dans votre holding
28:35un yacht
28:36loué une semaine
28:37par mois
28:38pour en tirer
28:39des avantages fiscaux
28:40c'est nous qui l'avons portée
28:41le fait que vous ne puissiez plus
28:43pardon
28:44transmettre un château
28:45dans le cadre
28:46du pacte d'Utreil
28:47c'est nous qui l'avons portée
28:48et nous sommes en train
28:50de débattre
28:50vous le savez
28:51le parlement
28:52est en train de débattre
28:52d'un projet de loi
28:53de lutte
28:54contre la justice
28:55de lutte pardon
28:56contre la fraude
28:57je vais y arriver
28:58fiscale et sociale
28:59là encore
29:00ça a été porté
29:01par le gouvernement
29:02on va parler
29:03de ce que fait le gouvernement
29:04dans la seconde partie
29:05de ce grand jury
29:05dans un instant on parlera aussi
29:06de cette ambiance politique lourde
29:08à 15 jours des élections municipales
29:10on parle de violence
29:12d'antisémitisme
29:13etc
29:13tout ça c'est dans un instant
29:14après la pause
29:15avec Maude Bréjon
29:16porte-parole du gouvernement
29:27suite du grand jury
29:29présenté par Olivier Bost
29:31Maude Bréjon
29:32porte-parole du gouvernement
29:34et ministre délégué
29:35à l'énergie
29:36et notre invité
29:37Perrine Tarnot
29:38pour Public Sénat
29:39et Jim Jarrasse
29:41pour le Figaro
29:42sont à mes côtés
29:42pour vous interroger
29:45Le Grand Jury
29:46l'actualité de la semaine
29:49Une question
29:50très simple
29:51Maude Bréjon
29:51Jean-Luc Mélenchon
29:52est-il antisémite ?
29:54Il a ironisé
29:55cette semaine
29:56jeudi soir
29:56en meeting à Lyon
29:57sur la prononciation
29:59d'Epstein
29:59ou Epstein
30:00Jean-Luc Mélenchon
30:01a sombré
30:01dans une dérive
30:04antisémite
30:04évidente
30:05qui
30:07n'a fait que
30:08s'accentuer
30:09mois après mois
30:10depuis le 7 octobre
30:12ces propos
30:13sont d'une indignité
30:16absolue
30:17Si ces propos
30:18sont antisémites
30:19le gouvernement
30:20va-t-il porter plainte
30:22pour ces propos ?
30:23Il y a
30:24un nombre de dérives
30:25antisémites
30:26de la part
30:26de la France Insoumise
30:27depuis des mois
30:28encore
30:28je répète suffisamment
30:30de temps
30:30sur votre plateau
30:31ce matin
30:31pour les lister
30:32mais enfin
30:33rappelons
30:34les propos
30:34de Rima Hassan
30:35rappelons
30:36Madame Obono
30:37qui qualifiait
30:37le Hamas
30:38de mouvement
30:38de résistance
30:40rappelons
30:41les propos
30:41de Jean-Luc Mélenchon
30:42expliquant que
30:43Yael Broun-Pivet
30:44allait camper
30:45à Tel Aviv
30:46pour autant
30:48il y a aujourd'hui
30:51une forme d'habileté
30:52parfois
30:52de LFI
30:53qui entretient
30:55un antisémitisme
30:56d'atmosphère
30:57un antisémitisme
30:59d'allusion
31:00ce qui rend
31:01parfois difficile
31:02pour la justice
31:04de qualifier
31:05ces propos
31:06il y a eu
31:07un certain nombre
31:08de plaintes
31:08pour autant
31:10aujourd'hui
31:11ce qu'entretient
31:12la France Insoumise
31:13est absolument
31:14évident
31:15je crois
31:15que tout le monde
31:15le voit
31:17ce ne sont pas
31:18des dérapages
31:19c'est une stratégie
31:21claire
31:22et assumée
31:24la stratégie
31:25de promouvoir
31:26encore une fois
31:27un antisémitisme
31:28d'atmosphère
31:29de promouvoir
31:30la violence
31:30de promouvoir
31:31on va en parler
31:32un rapport
31:33que j'ai qualifié
31:34de totalitaire
31:35et complotiste
31:35aux médias
31:36tout ça
31:37a été érigé
31:38de leur part
31:38en stratégie électorale
31:40ce que vous dites
31:40c'est que c'est
31:40pour parler
31:41à un électorat
31:43de toute évidence
31:44en tout cas
31:44il y a une
31:46stratégie électorale
31:47une stratégie politique
31:49assumée
31:51Jean-Luc Mélenchon
31:52a beaucoup de défauts
31:53c'est un homme
31:54intelligent
31:55il sait
31:56ce qu'il dit
31:57il pèse
31:58les mots
31:58il connaît
32:00la langue française
32:01et il connaît
32:02le droit
32:02Jean-Luc Mélenchon
32:03sait pertinemment
32:04ce qu'il fait
32:05et c'est pour ça
32:05que je vous dis
32:06que ce ne sont pas
32:07des dérapages
32:08est-ce que la question
32:09de dissoudre la France
32:10insoumise
32:11doit se poser
32:11c'est une idée
32:12qui est notamment
32:13poussée par Christian Estrosi
32:15qui est maire
32:15et candidat
32:16à la ville de Nice
32:17et vice-président
32:18du parti Horizon
32:19il faut dissoudre
32:19la France insoumise
32:20sur le plan politique
32:21il faut dissoudre
32:22la France insoumise
32:23par les urnes
32:24il faut dissoudre
32:25la France insoumise
32:26projet contre projet
32:27et du reste
32:28les questions
32:29de dissolution
32:31concernent
32:32des groupuscules
32:33ne concernent pas
32:34en démocratie
32:34des partis politiques
32:36et sont régis
32:37par une volonté politique
32:39du gouvernement
32:39lorsqu'elle est portée
32:40ils sont aussi
32:41régis par le droit
32:42dans le code de sécurité
32:43intérieure
32:44et c'est bien normal
32:45Est-ce que la France insoumise
32:46et Jean-Luc Mélenchon
32:47rendent service
32:48d'une certaine façon
32:49au Rassemblement National
32:50et participe
32:52de sa dédiabolisation ?
32:54En quelque sorte
32:55la France insoumise
32:57à force
32:58encore une fois
32:59de propos indignes
33:01d'outrance permanence
33:02de cris
33:03de fureur
33:04a détourné
33:06le regard des français
33:06a détourné
33:07le regard des médias
33:08a détourné
33:09nos regards
33:11je suis aujourd'hui
33:11davantage interrogée
33:12sur les plateaux
33:13sur le comportement
33:14de la France insoumise
33:15que sur le comportement
33:16du Rassemblement National
33:17c'est un fait
33:18et donc ça implique
33:19deux choses
33:20d'abord une responsabilité
33:21politique
33:21de l'ensemble
33:23des partis
33:23nous devons être
33:24extrêmement clairs
33:25intraitables
33:26et sans aucune ambiguïté
33:27vis-à-vis du comportement
33:29de la France insoumise
33:30et cette absence
33:31d'ambiguïté
33:31doit se traduire
33:32dans les faits
33:33notamment lors des échéances
33:34électorales
33:35on va y revenir
33:36la deuxième responsabilité
33:37et je le dis
33:38encore une fois
33:39très modestement
33:40et humblement
33:41elle revient
33:43à tous les électeurs
33:43de ce pays
33:44je regardais hier
33:452,5 millions
33:46de français
33:47ont mis un bulletin
33:48LFI dans l'urne
33:49lors des européennes
33:502,5 millions de français
33:52ont fait le choix
33:53d'élire Rima Hassan
33:54au parlement européen
33:55et moi je dis
33:56moi je dis à ces français
33:57que nous avons tous
33:58une responsabilité
33:59que nous devons regarder
34:00en face
34:01ce qui est devenu
34:02au fil des années
34:03la France insoumise
34:04et prendre collectivement
34:05un engagement
34:05plus un député LFI
34:07à l'Assemblée Nationale
34:08et donc plus un bulletin
34:09LFI dans l'urne
34:10ce que vous dites aujourd'hui
34:12LFI est un mouvement politique
34:13plus dangereux
34:14que leur Assemblée Nationale
34:15je ne hiérarchise pas
34:16l'un et l'autre
34:18ils sont à mon sens
34:19tous les deux dangereux
34:20pour des raisons
34:20extrêmement différentes
34:22et je combats
34:23chacun de leurs programmes
34:25là encore
34:26avec des arguments
34:27différents
34:28pour l'un et pour l'autre
34:29mais enfin
34:30il faut arrêter
34:31de regarder en miroir
34:32la France insoumise
34:33et le RN
34:33la France insoumise
34:34cherche le duel
34:35face au Rassemblement National
34:36et le Rassemblement National
34:37cherche son face-à-face
34:39avec la France insoumise
34:40il faut bien comprendre
34:41que ces deux extrêmes
34:42s'alimentent l'un et l'autre
34:44et moi je suis convaincue
34:44Jean-Luc Mélenchon lui-même
34:45dit qu'il veut incarner
34:46le dernier arc
34:48antifasciste
34:49contre la montée
34:49de l'extrême droite
34:50en France
34:51vous ne craignez pas
34:52d'avoir perdu
34:53face à lui
34:53face à Jean-Luc Mélenchon
34:54cette bataille
34:55contre l'arrivée
34:56au pouvoir
34:56de l'extrême droite
34:57d'abord deux choses
34:58je suis convaincue
35:00qu'une majorité de français
35:02refuse
35:02de mettre un genou à terre
35:05face au populisme
35:06d'où qu'ils viennent
35:07face au communautarisme
35:08et face à la violence
35:09qui est aujourd'hui
35:10portée par la France insoumise
35:11d'une part
35:13d'autre part
35:14et ça je crois
35:14que c'est une réalité
35:15Jean-Luc Mélenchon
35:16aujourd'hui
35:18fantasme
35:19d'un second tour
35:21face au Rassemblement National
35:22parce qu'au fond
35:23ce duel
35:25qu'il tente d'installer
35:26est la condition même
35:27de l'existence
35:28ou est devenue
35:29en partie
35:29la condition même
35:30de l'existence
35:31de la France insoumise
35:32on est donc
35:33dans un espèce de tango
35:34la mortifère
35:35extrêmement dangereux
35:36pour le pays
35:36qui nous renvoie
35:37à nos propres responsabilités
35:39en deux mots
35:40pardon
35:41nos propres responsabilités
35:42c'est un
35:43de continuer à avancer
35:44pour les douze mois à venir
35:44et ensuite
35:45de s'entendre
35:46et donc moi
35:47je lance un appel
35:48ce n'est pas la première fois
35:49que je le fais
35:49mais aux responsables
35:50de la droite et du centre
35:51il est de notre devoir
35:52de ne pas laisser
35:53le choix aux français
35:54au second tour
35:55des présidentielles
35:56entre un bulletin
35:57Jean-Luc Mélenchon
35:58et un bulletin
35:59Marine Le Pen
36:00ou Jordan Bardemar
36:00La réalité c'est que
36:01ce duel pour l'instant
36:02n'est pas totalement exclu
36:03dans les sondages
36:05si tel était le cas
36:06vous n'iriez pas voté ?
36:08Ecoutez moi
36:08ma position
36:09elle a été constante
36:10ni LFI
36:10ni RN
36:11et je la tiendrai
36:12voilà
36:12mais pour autant
36:14j'ai la conviction
36:16profonde
36:17que ce n'est pas
36:17ce que veulent les français
36:18et donc nous devons
36:20leur proposer
36:21une alternative
36:22nous devons nous parler
36:23nous devons nous rassembler
36:25nous devons construire
36:25un projet
36:26et nous devons avoir
36:27un candidat unique
36:28sans quoi effectivement
36:31nous prenons le risque
36:32de laisser ce choix
36:32là aux français
36:33et celles et ceux
36:34qui par absence
36:36de volonté
36:37de créer un collectif
36:38et de discuter
36:39porteraient
36:40cette responsabilité
36:43entreront
36:43d'une bien mauvaise manière
36:44dans le livre d'histoire
36:45oui ce message s'adresse
36:46très clairement
36:47à Gabriel Attal
36:48à Edouard Philippe
36:49pour nommer les
36:49ce message s'adresse
36:51à tous les candidats
36:53potentiels
36:54ou déclarés
36:55de la droite
36:55et du centre
36:56aux chefs de parti
36:57de la droite
36:58et du centre
36:58et aux responsables
37:00éminents
37:00de nos familles politiques
37:01respectives
37:02le temps presse
37:03vous dites
37:04une candidature unique
37:05ça passe par quoi
37:05c'est par une primaire
37:06d'abord
37:07est-ce que nous sommes
37:08tous d'accord
37:08est-ce qu'aujourd'hui
37:10de renaissance
37:11aux républicains
37:12de renaissance
37:12à tous ceux
37:13qui refusent l'alliance
37:13avec le rassemblement national
37:14on est d'accord
37:15pour dire
37:16il faut un projet commun
37:17et il faut un candidat commun
37:19ça c'est la première étape
37:20et vous imaginez
37:21Bruno Retailleau
37:21soutenir Gabriel Attal
37:22ou l'inverse
37:23dans ce type de raisonnement
37:25je n'imagine
37:26ni l'un ni l'autre
37:27soutenir le rassemblement national
37:28ou permettre à la France
37:29assoumise
37:30d'accéder au second tour
37:32ça fait maintenant
37:33depuis la dissolution
37:34donc un peu plus de 18 mois
37:36que nous gouvernons ensemble
37:38et que nous travaillons
37:38ensemble au parlement
37:39j'ai été collègue
37:40de Bruno Retailleau
37:42sous le gouvernement
37:43de Michel Mardier
37:44et j'ai beaucoup de respect
37:45pour lui
37:46nous avons aujourd'hui
37:48autour de Sébastien Lecornu
37:50des ministres
37:50qui viennent
37:51de Renaissance
37:52d'Horizon
37:53du Modem
37:53de l'UDI
37:54des Républicains
37:55et donc nous démontrons
37:56dans les faits
37:57que face
37:59au risque du pire
38:01qui était hier
38:02l'arrivée
38:03du nouveau Front Populaire
38:04au pouvoir
38:04nous savons nous rassembler
38:06dans un certain nombre
38:07d'exécutifs locaux
38:08mais sur le plan politique
38:09le difficilement
38:10par exemple
38:10sur la question
38:11du rassemblement national
38:12entre LFI
38:13et le RN
38:13les LR choisissent
38:14plutôt le RN
38:15je ne suis pas d'accord
38:16avec vous
38:16en l'occurrence
38:17les LR ont été exclus
38:18les LR qui participent
38:20au gouvernement
38:20ont été exclus
38:21du parti
38:22je ne suis pas
38:22porte-parole
38:23des Républicains
38:23mais je note
38:24que quand M. Ciotti
38:26est allé
38:27à la soupe
38:29faire le marche-pied
38:30du rassemblement national
38:31au lendemain
38:32de la dissolution
38:33il est parti
38:34seul
38:34il est parti
38:35seul
38:36aucun des députés
38:37du groupe aujourd'hui
38:39de Laurent Wauquiez
38:39droite républicaine
38:40n'a fait ce choix-là
38:42les députés
38:43aujourd'hui
38:45des Républicains
38:45à Renaissance
38:47travaillent ensemble
38:48avec parfois
38:49des désaccords
38:49et c'est normal
38:50mais vous savez
38:50des désaccords
38:51on en a au sein même
38:51de nos propres partis
38:53donc c'est humain
38:54et comme disait
38:55François Bayrou
38:56quand on pense tous pareil
38:58on ne pense plus rien
38:58mais on a démontré
39:00qu'on était capable
39:01de se rassembler
39:02Moëte Bréjean
39:02puisque vous parlez
39:03des députés
39:04est-ce que vous estimez
39:05que le député
39:05insoumis Raphaël Arnaud
39:07peut toujours siéger
39:08à l'Assemblée Nationale
39:09deux de ses collaborateurs
39:11sont soupçonnés
39:11d'être impliqués
39:12dans la mort
39:12du militant d'extrême droite
39:13Quentin Deranc
39:14à Lyon
39:15j'ai appelé très tôt
39:16la France insoumise
39:18à l'exclure
39:19de son groupe
39:20ça c'est une chose
39:21après son retour
39:22à l'Assemblée Nationale
39:23la question de la démission
39:24elle lui appartient
39:26et c'est lui
39:28le matin
39:28qui se regarde
39:29dans son propre miroir
39:30mais moi
39:31j'en appelle
39:31à la France insoumise
39:32au parti politique
39:34à cette force politique
39:35à clarifier
39:36la situation
39:37et de toute évidence
39:38donc de l'exclure
39:39de toute évidence
39:40ils ont en un sens
39:41clarifié la situation
39:42mais pas dans le sens escompté
39:44et est-ce qu'il faut
39:45une enquête
39:45sur les moyens
39:46dont ont disposé
39:47les assistants parlementaires
39:48de Raphaël Arnaud
39:49notamment sur
39:50leur déplacement
39:51à Lyon
39:52est-ce que ce déplacement
39:53a été financé
39:54par exemple
39:54sur l'enveloppe parlementaire
39:56du député
39:57alors ça je n'ai évidemment
39:58pas l'information
39:59et c'est de la responsabilité
40:00de la représentation nationale
40:01moi je suis ministre
40:02du gouvernement
40:02vous avez participé
40:03cette semaine
40:04à une réunion
40:04à l'Elysée
40:05ce que je peux vous dire
40:05en revanche
40:05c'est que moi
40:06mes assistants parlementaires
40:07quand j'étais députée
40:09je savais
40:09où ils étaient
40:10et comment ils se déplaçaient
40:11sur les heures de bureau
40:12Raphaël Arnaud lui-même
40:13revendique pouvoir utiliser
40:14son enveloppe
40:15pour ce qu'il appelle
40:16la lutte
40:17vous avez participé
40:18cette semaine
40:19à une réunion
40:19à l'Elysée
40:20sur les groupuscules
40:21extrémistes
40:22quelles sont les décisions
40:23qui ont été prises ?
40:24d'abord on a fait
40:25un point d'étape
40:26sur la situation
40:2624 groupuscules
40:28ont été dissous
40:28depuis 2017
40:29par le président de la république
40:30qui est un record
40:31et dès 2018
40:32le président de la république
40:33a validé un schéma
40:34de suivi
40:35de l'ensemble
40:36de ces groupuscules
40:36ils sont dissous
40:37mais ils sont
40:37en laissant
40:38pardonnez-moi
40:39les renseignements
40:40territoriaux
40:40en chef de file
40:41dès qu'on procède
40:43à une dissolution
40:43il y a ensuite
40:44un suivi extrêmement rigoureux
40:46de la part
40:47des renseignements territoriaux
40:48pour s'assurer
40:49qu'effectivement
40:49il n'y a pas de reconstitution
40:51qui ait lieu
40:52dans les mois
40:53ou dans les années à venir
40:54l'exemple de Lyon
40:55vient contre Lyon
40:56et dès lors
40:57que cette reconstitution
40:59est étayée
41:00nous procédons
41:01à une saisie
41:02de la justice
41:03et c'est ce que nous avons fait
41:05dans le cadre
41:05de la jeune garde
41:07de même
41:07que les renseignements
41:09territoriaux
41:09le ministère de l'intérieur
41:10et Laurent Nunez
41:12ont des soupçons
41:13avérés
41:14encore une fois
41:15désormais étayés
41:16sur des reconstitutions
41:18territoriales
41:19des émanations
41:20locales
41:21de la jeune garde
41:225 ont été recensées
41:23au total
41:24et là encore
41:25les procédures
41:25de dissolution
41:27vont être lancées
41:28à la demande
41:29du président
41:29de la république
41:30Maud Bréjean
41:31vous êtes porte-parole
41:31du gouvernement
41:32et depuis cette semaine
41:33également ministre délégué
41:34de l'énergie
41:35on va revenir sur l'énergie
41:36c'est un sujet très important
41:37parce que c'est tout simplement
41:38le coût de l'électricité
41:40du pétrole
41:41etc
41:41mais il y a eu
41:42un mini remaniement
41:44cette semaine
41:44et il y a un chiffre
41:45qui nous a étonnés
41:47et marqués
41:47en moins de 10 ans
41:48Emmanuel Macron
41:49a nommé pas moins
41:49de 180 ministres
41:51comment un gouvernement
41:53peut-il être efficace
41:55et travailler un minimum
41:56en changeant tout le temps ?
41:57d'abord les gouvernements
41:59n'ont pas changé
41:59tout le temps
42:00le président de la république
42:01pardonnez-moi
42:01et là depuis 2017
42:0410 ministres de la santé
42:067 ministres de la culture
42:08avec des autres maires
42:098 ministres de l'éducation
42:10avec des contextes politiques
42:12qui ont changé
42:13encore une fois
42:14vous savez ce qu'on vit
42:15depuis 2 ans maintenant
42:17est-ce que ça ne donne pas raison
42:18Maud Bréjean
42:19à ceux qui disent
42:19c'est l'administration
42:20finalement qui gouverne
42:21parce que les ministres
42:22changent tellement souvent
42:23comment en ayant
42:2410 ministres de la santé
42:25on peut avoir
42:26un suivi
42:27dans la politique
42:27même chose sur l'éducation
42:298 ministres de l'éducation
42:31prenez mon exemple
42:32je reprends le portefeuille
42:33de l'énergie
42:34ça ne signifie pas
42:35que la ligne
42:36sur le sujet
42:37a changé
42:38depuis la semaine dernière
42:39bien au contraire
42:40vous êtes la 4ème titulaire
42:41du poste
42:41en 2 ans
42:42et je suis
42:42en accord
42:45parfait
42:45si je puis dire
42:46avec mes prédécesseurs
42:47notre ligne
42:48elle n'a pas varié
42:49et
42:50elle
42:51voilà
42:52elle se
42:52elle se fonde
42:54sur le discours
42:55du Belfort
42:56du président de la république
42:57en février
42:582022
42:58donc c'est pas parce que
42:59vous changez de ministre
43:00que vous changez de ligne
43:02gouvernementale
43:02c'est pas parce que
43:03vous changez de ministre
43:03que les projets
43:05ministère par ministère
43:06sont arrêtés
43:07et donc moi je demande
43:08à ce qu'on nous juge
43:09sur le bilan
43:10politique publique
43:11par politique publique
43:12pas sur le nombre
43:12de ministres
43:13bon donc il n'y a pas de sujet
43:14le fait que ça
43:15va le sans permanence
43:16il n'y a pas un mal français
43:17l'important
43:18l'important c'est les résultats
43:19l'important c'est d'avoir
43:20des gens engagés
43:21et c'est ce qu'a voulu
43:23Sébastien Lecornu
43:24moi je suis très fière
43:25d'appartenir à un gouvernement
43:27qui mêle
43:28des ministres d'expérience
43:29qui sont là depuis longtemps
43:31et en même temps
43:31une jeune génération
43:33je pense au ministre du logement
43:34Vincent Jeanbrun
43:35je pense au ministre de l'industrie
43:36Sébastien Martin
43:36je pense à Jean-Didier Berger
43:38qui rejoint l'euro nuliez
43:38au ministère de l'intérieur
43:39il y en a 40
43:40donc on va
43:40je ne vais pas tous les citer
43:42je ne vais pas tous les citer
43:44mais je tenais à vous le dire
43:45vous êtes donc ministre délégué
43:47à l'énergie
43:47la programmation pluriannuelle
43:49de l'énergie
43:49c'est-à-dire la feuille de route
43:50pour les 10 ans
43:51qui viennent
43:52pour la production
43:53d'électricité
43:54a été publiée par décret
43:56après 3 ans
43:57pour le coup d'hésitation
43:59dans les grandes lignes
44:00aujourd'hui
44:01l'écrasante majorité
44:03de l'énergie
44:04que nous consommons
44:05est d'origine fossile
44:06c'est du pétrole
44:07du gaz
44:07des carburants
44:08et l'objectif
44:09c'est que 60%
44:10de l'énergie
44:11que nous consommons
44:12soit d'origine décarbonée
44:13avec plus de production
44:15d'électricité
44:15bien entendu
44:16et notamment
44:17plus de nucléaire
44:18Marine Le Pen
44:19sur cette décision-là
44:20parle de faute démocratique
44:21de folie
44:22et de choix brutal
44:23pour cette politique énergétique
44:26qu'est-ce que vous lui répondez ?
44:27que Marine Le Pen
44:29en refusant
44:31d'avancer
44:31sur la politique énergétique
44:33en refusant
44:34d'avancer
44:34sur l'électrification
44:35du pays
44:35en refusant
44:36d'avoir recours
44:37aux énergies renouvelables
44:38par dogmatisme
44:39et en allant à l'encontre
44:40de toutes les connaissances
44:41scientifiques
44:42et techniques
44:42en la matière
44:43que ce soit
44:43sur le plan national
44:44que sur le plan international
44:46et là encore
44:47dans une forme
44:48de populisme
44:49qui desservira
44:50profondément
44:50les français
44:51quelle est la situation ?
44:5360% de l'énergie
44:54que l'on consomme
44:54provient des énergies fossiles
44:56les énergies fossiles
44:57on les importe
44:58on les importe
44:59depuis les Etats-Unis
45:00pour le GNL
45:01depuis l'Algérie
45:03pour le gaz
45:03hier
45:04depuis la Russie
45:05depuis le Moyen-Orient
45:07pour le pétrole
45:08nous sommes donc
45:10pour 60%
45:11de l'énergie
45:11qu'on consomme
45:12dépendant
45:13de puissances étrangères
45:14qui ne nous veulent pas
45:15toujours du bien
45:16et qui fixent
45:18le prix de l'énergie
45:19que les français
45:19consomment
45:20à leur guise
45:21pourquoi j'insiste là-dessus ?
45:22parce qu'au rassemblement national
45:23le rassemblement national
45:25se dit
45:26patriote
45:26c'est le mot
45:27qu'ils emploient
45:27et bien quand on est patriote
45:28on ne promeut pas
45:30des sources
45:31d'énergie fossiles
45:32importées
45:32et on ne se met pas
45:34dans la main
45:34de puissances étrangères
45:36et je m'adresse aussi
45:37à la gauche
45:37si vous me le permettez
45:38c'est pas exactement
45:38ce que dit le rassemblement national
45:39en l'occurrence
45:40ils disent
45:40il faut mettre le paquet
45:41sur le nucléaire
45:42et renoncer
45:43aux énergies renouvelables
45:45qui ne sont pas efficaces
45:46et qui coûtent trop cher
45:46mais nous avons besoin des deux
45:47enfin
45:48que ce soit RTE
45:49que ce soit le GIEC
45:50que ce soit les industriels
45:51demandés à EDS
45:52qui opère
45:53l'ensemble des réacteurs
45:54nucléaires français
45:55tous vous diront
45:56nous avons besoin des deux
45:58nous avons aujourd'hui
45:59un parc historique
46:00qui produit effectivement
46:01massivement
46:02d'électricité décarbonée
46:03nous avons désormais
46:0457 réacteurs
46:06nous avons lancé
46:07un programme
46:08chantier du siècle
46:106 nouveaux réacteurs
46:12de technologie EPR2
46:13et 8 en option
46:14c'est absolument majeur
46:16et c'est décisif
46:17mais ça prend du temps
46:19que notre consommation
46:20d'électricité
46:20en France baisse
46:22est-ce qu'il n'y a pas
46:22un risque
46:23de produire trop d'électricité
46:24de déstabiliser
46:25financièrement EDF ?
46:27vous me disiez
46:28le rassemblement national
46:29dit il faut miser
46:30sur le nucléaire
46:30un c'est ce qu'on fait
46:32en prolongeant
46:33la durée de vie
46:34des réacteurs existants
46:35et en lançant la construction
46:36de nouveaux réacteurs
46:36mais enfin
46:37les réacteurs
46:38tels qu'on les connaît
46:39aujourd'hui
46:39un jour arrêteront
46:40de fonctionner
46:41et les premiers
46:41nouveaux réacteurs
46:42ne verront le jour
46:43qu'en 2038
46:43donc on voit bien
46:44qu'on est sur du temps
46:45long
46:46et pour compenser cela
46:47nous aurons besoin
46:49d'énergie
46:49et d'électricité
46:50produites
46:51d'origine renouvelable
46:52donc c'est absolument
46:53majeur
46:54sur ces EPR2
46:56ils sont très chers
46:57beaucoup plus chers
46:57que nos centrales nucléaires
46:59actuelles
46:59comment va-t-on
47:01les financer ?
47:02Alors la programmation
47:03pluriannuelle de l'énergie
47:04permet notamment
47:05d'avancer sur cette question-là
47:06Est-ce que ça va impacter
47:07le prix de l'électricité
47:08pour les consommateurs ?
47:10La question du montage financier
47:12est un des grands enjeux
47:13des mois à venir
47:14il y aura évidemment
47:15une participation
47:16de l'État
47:17et là encore
47:17il faudra regarder
47:18cet investissement
47:21pour ce qu'il est
47:21c'est-à-dire
47:22un investissement
47:23et un investissement
47:24de très long terme
47:25aujourd'hui
47:26les centrales nucléaires
47:27de première génération
47:28si je puis dire
47:29vont pouvoir fonctionner
47:30jusqu'à minima 60 ans
47:32les Etats-Unis
47:33ont porté
47:33la durée de vie
47:34d'un certain nombre
47:34de leurs réacteurs
47:35à 80 ans
47:36ce que je veux vous dire
47:37c'est qu'au-delà
47:38de la somme
47:40en valeur absolue
47:41il faut l'aborder
47:42comme en étant
47:43un investissement
47:44sur des dizaines d'années
47:45D'accord
47:46mais la valeur
47:46en somme absolue
47:47c'est 80 milliards
47:48à peu près
47:49pour construire
47:49les premiers nouveaux EPR
47:51c'est 100 milliards
47:53pour adapter
47:54le réseau électrique
47:55200 milliards même
47:56ça fait beaucoup
47:57beaucoup d'argent
47:58est-ce qu'il y a un moment
47:58il faut dire
48:00que l'électricité
48:00va augmenter
48:01ce qui fera augmenter
48:02les factures d'électricité
48:03des gens
48:04c'est si on reste
48:05encore une fois
48:06dans les mains
48:07de puissances étrangères
48:08rappelons-nous
48:08ce qui s'est passé
48:09sur le gaz
48:09en 2022
48:10Poutine a fait du chou
48:11il faut être prêt
48:12à dire aux français
48:12au nom de notre souveraineté
48:14peut-être qu'il va falloir
48:15payer un peu plus cher
48:16le prix de notre énergie
48:17moi je dis aux français
48:18si on veut maîtriser
48:19nos factures
48:20il faut qu'on produise
48:21chez nous
48:22et de manière décarbonée
48:24si on continue
48:25à être dépendant
48:26de grandes puissances
48:26qui fixent
48:28les prix à notre place
48:29là en cours
48:30un vrai risque
48:31et encore une fois
48:31on l'a vu sur le prix du gaz
48:33rappelez-vous
48:33l'envolée
48:34des prix du gaz
48:35et de l'électricité
48:36après l'invasion
48:36de l'Ukraine
48:37par la Russie
48:38c'est bien
48:39la preuve
48:40s'il en fallait une
48:41et c'était d'ailleurs
48:42qu'il faut qu'on aille
48:43vers une production
48:43encore une fois
48:44française et décarbonée
48:45ce qui est marrant
48:45et ce que
48:46marrant je mets des guillemets
48:47mais le Premier ministre
48:48soulignait cette spécificité
48:50au fond
48:50on a le même débat
48:52que celui
48:52qu'on a eu
48:53à l'après-guerre
48:54lorsqu'on a lancé
48:55le plan Mesmer
48:56et la construction
48:57des nouveaux réacteurs
48:58à l'époque déjà
48:59non c'était pas dans le même état
49:00à l'époque déjà
49:02la question c'était
49:03celle de l'indépendance
49:04c'était celle
49:05du pouvoir d'achat
49:06et donc on les retrouve
49:07aujourd'hui
49:08et moi je suis
49:09extrêmement fière
49:09je ne vous dis pas
49:10qu'on a tout fait parfaitement
49:11pendant 8 ans
49:11mais qu'on relance
49:13aujourd'hui
49:14encore une fois
49:15ce chantier du siècle
49:16avec des compétences
49:18qui sont françaises
49:19avec des ingénieurs
49:20avec des techniciens
49:21on doit pouvoir
49:22en être fier
49:22et donc je sais
49:23qu'il y a une forme
49:24de jeu politique
49:25à toujours critiquer
49:26ce que fait le gouvernement
49:26mais là on devrait
49:27encourager nos filières
49:28et on devrait être fier
49:30de la capacité de la France
49:31on est le seul pays
49:32aujourd'hui
49:33à maîtriser la filière
49:34et le cycle
49:35de bout en bout
49:36c'est une vraie compétence française
49:37donc il faut la maintenir
49:38Merci beaucoup
49:39Maude Bréjean
49:39porte-parole du gouvernement
49:40et ministre délégué
49:42à l'énergie
49:43pour ce grand jury
49:44et puis je vous donne
49:44cette information
49:45deux dernières minutes
49:46le président de la République
49:48convoque un conseil
49:49de défense
49:49et de sécurité nationale
49:50ça sera ce soir
49:51à 19h
49:52bien évidemment
49:52toujours sur la situation
49:53en Iran
49:54et au Proche-Orient
49:56bon dimanche à tous
49:57on se retrouve la semaine prochaine
49:58et au Proche-Orient
49:58on se retrouve la semaine prochaine
49:58– Sous-titrage FR 2021
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