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  • il y a 2 jours
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Jeff Wittenberg revient sur les questions qui font l’actualité avec Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement National.

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Transcription
00:02Bonjour à tous, bonjour Andréa Cotarac, merci d'être avec nous ce matin.
00:05On le voit, cette vague de chaleur inédite pour un mois de mai, est-ce que c'est pour vous
00:10la preuve indiscutable qu'il y a un réchauffement climatique qui est en cours ?
00:14On sait qu'il y avait des climato-sceptiques dans votre parti, celui dont vous êtes le porte-parole, est
00:18-ce que vous en mettez ?
00:19Non, bien sûr qu'il y a un dérèglement climatique, c'est une évidence, il y a des épisodes de
00:22calnicule chaque année maintenant.
00:24C'est pour ça que Marine Le Pen avait proposé un plan climatisation il y a maintenant deux ans.
00:27Non, ça c'est pour, si je veux dire, soigner les conséquences, mais pour la cause.
00:32Bien sûr, mais c'est très important parce qu'on considère au RN que les climatisations l'été sont aussi
00:36importantes que le chauffage l'hiver,
00:38parce qu'on en souffre, parce qu'on en meurt et parce qu'il y a une discrimination.
00:41Les ministères, ils sont équipés, mais 7% de nos écoles le donnent.
00:45Vous reposez la question, sur la cause, est-ce que vous, vous êtes convaincu qu'il y a aujourd'hui
00:48un dérèglement climatique et qu'il faut tout faire pour l'arrêter ?
00:50Mais le RN est le parti le plus écologique dans notre pays.
00:53Le GIEC, quand vous lisez les rapports du GIEC sur la priorisation du nucléaire, on le fait.
00:58Quand vous lisez le Haut Conseil au Climat, qui explique que 50% des émissions de la France sont dues
01:03aux importations,
01:04qui propose le localisme, c'est le RN, qui propose de lutter contre les traités de libre-échange qui tuent
01:09nos agriculteurs, c'est une fois de plus le RN.
01:11Et est-ce que vous proposez aussi d'en finir avec les énergies fossiles ?
01:14Je vous pose la question parce qu'aujourd'hui, il y a l'Assemblée générale du groupe Total, qui est
01:18évidemment sous tous les regards.
01:19Est-ce que vous participez au Total Bashing et en général au fait que ce sont ces énergies fossiles, carbonées,
01:25qui détruisent le climat ?
01:27Non, pas du tout, mais effectivement, il faut réfléchir à sortir à moyen et long terme les éditorcadurs, pas simplement
01:33sur le carburant,
01:34mais aussi sur tous les produits qui sont faits en entreprise, en industrie, sur la base du pétrole.
01:41Et on le voit aujourd'hui, les politiques nationales dépendront des politiques internationales.
01:46On voit que le bocage du Détroit d'Ormouz, ça crée une rupture dans le kérosène, ça crée une rupture
01:50dans le carburant, dans le gaz, l'hélium,
01:52qui sont utilisés dans les scanners, dans les hôpitaux.
01:54Donc, il faut repenser une politique souverainiste.
01:57Et le groupe Total, est-ce qu'il faut le taxer davantage ?
01:59Donc, cette Assemblée générale, aujourd'hui, va porter notamment autour des bénéfices colossaux qu'a fait cette entreprise au premier
02:06trimestre.
02:075 milliards supplémentaires, 5 milliards de bénéfices réalisés, une hausse de 51% en un an.
02:13Alors, Patrick Pouyanné, le président de Total, dit que ce n'est pas finalement en substance.
02:18Le Total ne doit pas payer pour tout le monde.
02:21Quel est votre point de vue là-dessus ?
02:22Est-ce qu'il faut taxer des surprofits en particulier ?
02:25L'ERN avait proposé une taxe sur les super profits induits.
02:28Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
02:29Aujourd'hui, on a un super IS, super impôt des sociétés qui est absolument en juste, ça touche tout le
02:33monde, toutes les grandes entreprises.
02:34Nous, on propose une taxation sur les super profits induits qui suivent justement des profits, comme vous le dites, qui
02:40sont dus à un cas de force majeure, qui sont dus à une guerre comme en Ukraine, qui sont dus
02:44à un blocage des droits d'Hormuz, où là, les entreprises comme Total, vous l'avez dit, réalisent des bénéfices
02:49incroyables.
02:50Pas en fonction de leur mérite, de leur talent, mais en fonction d'une situation qui est de force majeure,
02:56qui est imprévisible.
02:57Il y a une nuance au sein de la tête de votre parti, Jordan Bardella est plutôt pour une taxation
03:02légère ou pas de taxation, alors que Marine Le Pen a toujours prôné effectivement une taxation maximale.
03:07Non, les deux sont parfaitement d'accord, puisqu'ils ont défendu le programme de 2022 ensemble, ils ont défendu le
03:12programme de la législative ensemble, et ce n'est pas une taxation légère ou dure, etc., c'est une taxation
03:17juste qu'il faut.
03:18Et en l'occurrence, les relations internationales, les quatre forces majeures, les guerres, les caractères imprévisibles du monde, fait qu
03:26'on est obligé de taxer des super profits induits qui arrivent et qui sont faits sur le dos des Français.
03:31Il n'y a pas aujourd'hui une ligne plus libérale incarnée par Jordan Bardella que l'on voit aussi
03:35à travers les rencontres qu'il a eues avec le MEDEF, ses conseillers économiques qui ont rencontré récemment la Fédération
03:41nationale du bâtiment public ?
03:43Est-ce qu'il n'y a pas des travaux publics, excusez-moi, est-ce qu'il n'y a
03:46pas quand même aujourd'hui un rapprochement de votre parti avec le monde du business, si j'ose dire ?
03:51L'économique est extrêmement importante, l'ERN va rencontrer toutes les fédérations professionnelles, toutes.
03:57Parce qu'aujourd'hui, on voit que la France a été fracturée, brutalisée par Emmanuel Macron, qu'on nous a
04:02imposé des réformes, que ce soit contre les entreprises ou contre les salariés.
04:05Nous, on va prendre la démocratie économique. On va essayer d'aller voir les chefs d'entreprise. Marine Le Pen
04:09a vu les patrons du CAC 40.
04:12Jordan Bardella a vu des grands patrons. Mais de la même manière, Marine Le Pen avait proposé à Sophie Binet,
04:18patronne de la CGT, de se rencontrer.
04:20Pourquoi ? Parce qu'un militant sur trois de la CGT vote pour le Rassemblement national. C'est la CGT
04:25qui a refusé.
04:25Nous, on n'est pas sectaires. On souhaite maintenant réunir tout le monde autour de la table pour sortir la
04:30France du chaos.
04:31Mais ça veut dire aussi que comment ils vous regardent, les patrons, aujourd'hui ? Ils vous voient comme un
04:35potentiel arrivant aux responsabilités ?
04:38Vous avez senti un regard qui a changé ?
04:40Je le crois. Parce qu'on est le premier parti de France. Parce que les Français ont décidé d'envoyer
04:45le Rassemblement national en force et en nombre à l'Assemblée nationale.
04:48Parce que Marine Le Pen a été deux fois de suite finaliste de la présidentielle.
04:52Et parce qu'aujourd'hui, on a cette volonté de crédibiliser et d'acter un programme parce qu'on est
04:58prêt à gouverner le pays.
05:00Le gouvernement, aujourd'hui, va organiser une réunion sur le narcotrafic.
05:04C'est un tout autre sujet. Pour vous, c'est une priorité, évidemment.
05:08Mais comme pour tous les partis, de lutter contre le narcotrafic.
05:11Est-ce que vous trouvez qu'il en est fait assez, aujourd'hui ?
05:14On sait, par exemple, qu'un parquet national a été créé contre la criminalité organisée.
05:18Qu'est-ce que vous feriez de plus si vous étiez aux affaires ?
05:20Si vous voulez, ce genre de réunions interministérielles, elles ont lieu chaque mois.
05:25Et donc, aujourd'hui, ce qui change le caractère exceptionnel, c'est qu'ils ont rajouté des caméras et des
05:28journalistes.
05:29Oui, mais qu'est-ce que vous feriez de plus ?
05:30Mais l'exact inverse.
05:31C'est-à-dire qu'il faut aller beaucoup plus fort, beaucoup plus loin dans ce qu'il faut faire
05:36contre la criminalité organisée.
05:37C'est un problème multidimensionnel.
05:39Ça touche l'immigration, parce qu'on sait que les clandestins sont recrutés par des patrons véreux pour faire baisser
05:46les salaires des Français.
05:47Mais dans la mafia, ils sont recrutés pour être de la chair à canon.
05:50Deuxièmement, c'est un problème financier.
05:52Blanchiment d'argent.
05:53Qu'est-ce qu'on fait de la saisine des avoirs criminels ?
05:55C'est un problème territorial.
05:58C'est un problème qui est multidimensionnel.
06:01Et donc, nous, on regarde ce qui se passe à l'étranger.
06:03Regardez sur le lien entre l'immigration et la délinquance.
06:05Expulsion systématique des délinquants étrangers.
06:07Ça va bénéficier.
06:08Mais vous voyez bien qu'en France, ce sont souvent de jeunes Français qui sont impliqués.
06:11Vous ne les excurserez pas, ceux-là ?
06:13Premièrement, l'immigration.
06:15Ça a un poids énorme.
06:16Et le lien entre l'immigration et la délinquance, il ne fallait rien qu'il fasse.
06:18Ce sont des socialistes allemands.
06:21Sur une justice beaucoup plus forte, sur les jeunes et les mineurs.
06:24Le Danemark le fait, on le propose.
06:27Bref, et toutes ces personnes aujourd'hui qui se réunissent en réunion ministérielle,
06:30ce sont ceux qui ont fait un barrage au Rassemblement national.
06:32Finalement, ils ont fait un barrage au déni, à la réalité.
06:35Nous, on souhaite gouverner le pays et agir complètement ferme.
06:37Une dernière question politique, Andréa Cotarac, parce que tout le monde ne le sait pas.
06:40Vous êtes un ancien membre de la France insoumise.
06:42Vous avez fait quand même un grand saut dans l'échiquier politique.
06:46Comment vous jugez ce début de campagne, et notamment l'embellie dans les sondages,
06:50peut-être ponctuels, on verra bien, de Jean-Luc Mélenchon,
06:52qui serait peut-être aujourd'hui l'adversaire de Marine Le Pen ?
06:56Alors, c'est un grand saut si vous croyez au clivage gauche-droite.
06:59Mais répondez à ma question, parce qu'il nous reste peu de temps.
07:01Écoutez, simplement, on n'a pas de meilleur adversaire pour le second tour de la présidentielle.
07:05Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, c'est un parti fantasque, bruyant,
07:09mais vous l'avez remarqué, qui se range à chaque fois derrière le système et le parti au pouvoir.
07:13Ils ont réélu Mme Borne, ils ont réélu M. Darmanin,
07:15et finalement, si les Français veulent le changement,
07:18que ce soit les FIFI face à nous ou les macronistes,
07:20s'ils le veulent, ils voteront au Rassemblement national.
07:22Merci Andréa Cotarac, donc porte-parole du Rassemblement national.
07:25Et c'est la suite de Télématin. Merci beaucoup.
07:26Merci beaucoup.
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