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Juan Branco avocat franco espagnol et essayiste connu pour sa défense des Gilets jaunes et de Julian Assange annonce son projet révolutionnaire pour l'élection présidentielle de 2027.
Face au délaissement des services publics et à la prédation des ressources par les classes dominantes ce mouvement citoyen issu des urnes refuse les alliances politiques classiques. L'objectif est de redonner la souveraineté au peuple par l'usage massif du référendum et du mandat impératif pour briser l'oligarchie actuelle.
Découvrez son analyse choc sur le budget de l'État et sa stratégie politique radicale.

#Branco #Presidentielle2027 #politique #Oligarchie #Esociété


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00:20 Juan Branco
08:47 Outro

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Combien de membres compte le mouvement de Juan Branco en France ?
➡ 25000 membres.

Quel président sud-américain est cité pour sa politique économique ?
➡ Hugo Chavez.

Quel pays est cité comme modèle pour faire contrepoids aux classes dominantes ?
➡ La Suisse.

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Transcription
00:00Nous, on est parti d'une base révolutionnaire, on est parti des gilets jaunes.
00:02La question, c'était comment est-ce qu'on retire le pouvoir à ceux qui sont en place
00:05et comment est-ce qu'on arrive à le redistribuer à la population française ?
00:09C'est quoi l'enjeu ? L'enjeu, c'est éviter de se faire passer et se faire marcher dessus.
00:13Non, l'enjeu, c'est le coup d'État.
00:21On arrive bientôt à l'élection présidentielle.
00:26Vous totalisez combien d'adhérents ?
00:27Donc on a créé ce mouvement en 25 000 membres, ce qui est très bien par rapport à la France.
00:33Parce que, rappelez-vous, Renaissance, il y a 8 000 membres.
00:36Aujourd'hui, c'est vraiment pitoyable.
00:37Mais ce qui pose un problème...
00:38Comment est-ce qu'on parlait au dernier de la classe ?
00:40Voilà, ce qui est un peu pitoyable à l'échelle...
00:43C'est-à-dire que quand j'étais au Mexique, j'ai beaucoup échangé avec les responsables
00:47qui sont aujourd'hui au pouvoir.
00:49Le parti Morena a 4 millions de membres.
00:51Donc qu'est-ce que ça dit de la dépolitisation d'un pays
00:54où le parti qui a le plus d'adhérents, et il faut voir ce qui est vrai
00:57ou ce qui n'est pas vrai, c'est à peu près 100 000
01:00sur une population de quasiment 70 millions d'habitants.
01:02C'est-à-dire qu'on est dans une situation où, en réalité, il y a un désengagement massif.
01:06Et moi, j'ai beaucoup vu au début sur notre mouvement,
01:08il y avait beaucoup...
01:10Ça a été miraculeux en termes de propositions d'action et d'engagement,
01:14mais aussi beaucoup de gens qui venaient avec un comportement de consommateur.
01:17C'est-à-dire qu'ils s'attendaient à ce qu'on soit des prestataires de services.
01:20Et qui n'ont pas compris qu'en fait, ce pays, il va falloir le reconstruire
01:23et que pour le construire, il faut qu'on construise nous-mêmes notre mouvement d'abord.
01:26C'est-à-dire qu'on n'est pas là pour quémander, on n'est pas là pour demander.
01:29Notre projet est un projet d'engagement, vraiment de lutte pour une souveraineté.
01:34La souveraineté, c'est facile de l'agiter, mais il faut avoir à l'esprit ce que ça...
01:41Ça me fait penser au Venezuela.
01:43On a beaucoup parlé sur Hugo Chavez et les conséquences que ses politiques économiques ont eues ou pas.
01:49La grande difficulté à laquelle a été confronté Hugo Chavez, quand il cherche cette révolution,
01:54c'était les fils de bourgeois.
01:55C'était toute cette élite comprador qui, en fait, s'était habituée depuis 30 ans, grâce au pétrole, à ne
02:01pas bosser.
02:02Et en fait, il est arrivé au pouvoir dans un pays qui ne produisait plus,
02:07qui s'était installé d'une sorte de confort qui est quand même similaire à celui qu'on connaît aujourd
02:10'hui en France.
02:11Et la question maintenant qui se pose, c'est comment est-ce qu'on remet cette partie de la population
02:15qui n'est plus active au sens profond du terme, a travaillé à nouveau.
02:19Et on lui dit maintenant, il faut offrir des horizons.
02:22Il faut en fait que ça ait un sens d'aller dans cette direction-là.
02:24Et ce sens-là, il ne peut pas exister quand on voit le niveau d'égalité, de violence sociale qui
02:29existe dans ce pays,
02:31avec surtout de prédation des ressources communes.
02:33Ce n'est pas tant.
02:34Je ne suis pas sûr que la gauche ait raison quand elle pense que...
02:38C'est vrai qu'on est un pays qui, socialement, cherche à lutter contre les inégalités.
02:42Mais la question qui se pose, c'est la prédation de la ressource commune.
02:46C'est le fait qu'il n'y ait pas de service public de base qui soit offert aux citoyens
02:49français,
02:49qu'il n'y ait pas de médecins qui soient accessibles dans une grande partie du territoire.
02:53Vous voyez, c'est des choses aussi simples que celles-ci.
02:55Si vous n'offrez plus ça, ça ne sert à rien de filer des minima sociaux, de filer...
02:59Enfin, la base de tout lien social,
03:03il doit être sur l'offre commune en termes de services de base, de services d'État.
03:09Moi, je ne suis pas du tout sur une politique de subvention à tout bout de champ.
03:13Or, malheureusement, aujourd'hui, c'est ce qui est proposé par...
03:15Le budget, il fait combien d'économies ?
03:17Je pense qu'on est sur une réduction de...
03:21Alors, c'est compliqué parce que...
03:23C'est pas compliqué.
03:23Si, c'est compliqué parce que, justement, la dévaluation fait que les ordres de grandeur sont faussés.
03:28C'est 100 milliards par rapport à la base actuelle.
03:31En réalité, il y a une partie qui est dissipée par la dévaluation qu'on met en œuvre.
03:35Si je vous dis qu'il faut faire 250 milliards d'économies, vous êtes capable de faire un budget ?
03:39100 milliards.
03:40100 milliards, on l'a fait.
03:42250 milliards, je pense que c'est pas nécessaire parce que l'investissement productif
03:46permet de faire redémarrer la politique économique.
03:49Et surtout, en fait, on a une reconfiguration des grands blocs.
03:53Ça, 250 milliards, c'est éventuellement nécessaire, et encore, ça sera discuté, à système constant.
03:59C'est-à-dire, dans l'euro, au sein du système de l'Union européenne, dans le système de libre
04:03-marché,
04:04avec les mêmes dépendances et avec une base productive qui est toujours aussi faible.
04:08Vous considérez faire des alliances avec d'autres partis ?
04:11Non, moi, je crois vraiment à l'importance du pluralisme.
04:16Il faut qu'en fait...
04:17Faire des alliances pour pouvoir prendre la présidence.
04:19Oui, mais ça, ça...
04:20Je vais vous parler cash.
04:21Oui.
04:21Peut-être que vous êtes faiseur de roi.
04:25Mais si vous voulez prendre la tête de l'État, ils vont vous marcher dessus.
04:29On va voir.
04:30Non, mais on va pas voir.
04:31Si, si, on va voir.
04:32Les alliances, il va bien falloir faire des alliances.
04:34Si je vous propose une alliance avec Françoise Lino, vous prenez ou vous prenez pas ?
04:41Mais...
04:42Vous prenez ou vous prenez pas ?
04:44Il n'y a pas de mais.
04:45Non, moi, je veux pas d'alliance.
04:46D'accord.
04:47Je veux pas d'alliance du tout.
04:48Non, c'est quoi l'enjeu ?
04:49L'enjeu, c'est éviter de se faire passer et se faire marcher dessus.
04:52Non, l'enjeu, c'est le coup d'État.
04:54D'accord ?
04:54C'est quelles sont les modalités du coup d'État ?
04:55Nous, on est parti d'une base révolutionnaire.
04:57On est parti des gilets jaunes.
04:58La question, c'était comment est-ce qu'on retire le pouvoir à ceux qui sont en place
05:01et comment est-ce qu'on arrive à le redistribuer à la population française ?
05:04Donc, on a un projet qui a été collectivement généré à partir de ces idées-là,
05:09qui vise à redonner la souveraineté au peuple français à l'égard de l'étranger,
05:13mais aussi au peuple à l'égard de ses classes dominantes.
05:18La capacité, comme en Suisse, à faire contrepoids à ceci.
05:20Donc, on n'a pas besoin de force législative.
05:23L'objectif, ce n'est pas de dominer l'Assemblée nationale.
05:26L'objectif, c'est d'organiser tout de suite des référendums avec l'article 11,
05:29qui permettent sur les grands sujets fondamentaux, institutionnels, Europe et ainsi de suite,
05:34de leur rendre la parole.
05:35Donc, l'enjeu, c'est quoi ?
05:36C'est les 500 parrainages.
05:37L'enjeu, c'est les 500 parrainages qui nous permettent d'être dans les 8 à 10 personnes
05:42qui seront candidats en 2027.
05:45Et à partir de là, j'ai envie de vous dire, ça va aller très vite.
05:48Parce qu'en fait, la distinction va se faire très rapidement
05:50entre ceux qui sont en capacité de gouverner un État,
05:52qui ont une vision pour la France, et ceux qui ne le sont pas.
05:55Et dans les débats, nous verrons très rapidement ceux qui tiennent la route
05:58et ceux qui ne la tiennent pas.
05:59Et donc, à ce moment-là, ça va s'agglomérer naturellement.
06:01Il n'y aura pas besoin de faire des accords de partis, de négociations, d'illusions.
06:07Par exemple, vous parlez de Asselineau.
06:10Il n'a pas du tout toute la dimension de démocratisation
06:13et de souveraineté populaire que l'on propose dans notre programme.
06:16Pour vous donner un exemple, vous voyez,
06:18il n'y a pas de raison de renoncer à cette force-là
06:20au profit d'une quelconque négociation d'appareil.
06:23Question d'Internet.
06:24Monsieur Branco, vous mobilisez le peuple contre les élites
06:27avec un discours populiste assumé.
06:30Mais l'histoire montre que le populisme accouche presque toujours
06:35d'une nouvelle élite, souvent pire que l'ancienne.
06:38Chavez et sa boliburguesse-là en sont la preuve pour rester dans l'actualité.
06:47Votre révolution échappera-t-elle à ce piège ?
06:50Trois points de suspension.
06:51Où préparez-vous, malgré vous, les futurs oligarques de demain ?
06:56Non, moi je pense qu'il faut...
06:58Il y a deux éléments de réponse.
07:00Le premier, c'est que la politique est une science humaine.
07:03Et qu'il n'y a pas d'absolu en politique.
07:06Et qu'il y a des besoins à l'instant T qui ne sont plus ceux de l'instant d
07:09'après.
07:10Donc il ne faut pas croire qu'on va créer un paradis sur Terre
07:12qui va durer trois millénaires.
07:14L'enjeu, c'est de répondre à des urgences en termes oligarchiques.
07:18La personne qui pose la question mobilise l'exemple de Chavez.
07:22Chavez a détruit la pauvreté de masse dans son pays.
07:26Et c'était ça l'urgence qu'il devait répondre.
07:27Que son successeur ait régénéré des classes oligarchiques,
07:31c'est le propre, justement, peut-être d'insuffisance dans la capacité du peuple à contraindre ses dirigeants.
07:38Or nous, ce qu'on propose, c'est des instruments pour que le peuple puisse à tout moment révoquer ses
07:42dirigeants,
07:43puisse à tout moment lui donner un mandat impératif pour sur un sujet...
07:46Pourquoi le mandat impératif est devenu important pour les Gilets jaunes ?
07:49Parce que c'était au moment où ils voulaient privatiser les aéroports de Paris.
07:53Or, il n'y avait aucune raison d'y procéder si ce n'était engraisser les banques d'affaires
07:58et les petits amis qui pourraient devenir actionnaires de cela.
08:01Et donc...
08:02On résorber la dette.
08:03Oui, avec les... Je ne sais pas combien c'était, 10 milliards ?
08:06Ils en ont rajouté 1 000, non ? Sauf erreur de ma part.
08:09Donc, on voit bien que, justement, ce discours sur la dette était complètement instrumental,
08:13que ce n'était pas l'objectif réel qui était poursuivi.
08:15Et donc, à un moment donné, la possibilité, offerte au peuple,
08:18de, sur un sujet donné, dire ça non.
08:21Ça, j'ai pas envie de passer ma vie à gérer tous les problèmes de la collectivité.
08:25On ne paye pas des politiciens pour rien.
08:26C'est parce qu'en général, dans un monde idéal,
08:29on n'a pas envie d'avoir à s'occuper au quotidien du problème de trottoir
08:32jusqu'à la question de la défense nationale,
08:34de devoir tout articuler en permanence, parce qu'on ne ferait que ça, sinon.
08:36Donc, j'accepte qu'il y ait éventuellement des représentants du peuple,
08:40mais à condition que je puisse les contraindre sur tous les sujets
08:43qui, à un moment donné, font qu'on voit bien,
08:45qui ne le font pas pour l'intérêt général, mais pour leur intérêt particulier.
08:47– Sous-titrage Société Radio-Canada
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