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Juan Branco avocat, essayiste, militant politique et candidat à l’élection présidentielle française 2027 analyse sans filtre les relations entre l’Élysée, l’administration française et le pouvoir américain lors de la crise du Venezuela, ainsi que l’impact des grandes entreprises comme Uber sur l’économie française.
Dans cet entretien tiré de la chaîne Thinkerview, il revient sur la souveraineté nationale, l’ingérence internationale, la domination institutionnelle et les choix politiques d’Emmanuel Macron.
Juan Branco expose ses critiques du système politique et économique français, la stratégie présidentielle, et les conséquences pour les citoyens et les services publics. Une conversation dense sur la démocratie, l’État et la France dans le monde.

#politique #France #macron #Thinkerview #Branco

Réponses au quiz de fin :
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Quel ministère français adopte position plus dure que l’Élysée sur le Venezuela selon Juan Branco ?
➡ Le Quai d’Orsay.

Selon Juan Branco, quel type de coup Emmanuel Macron aurait-il réalisé en 2024 ?
➡ Un coup d’État institutionnel.

Quel acteur économique est présenté comme devenu monopolistique grâce à l’aide de Macron ?
➡ Uber.

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Transcription
00:00Beaucoup a été dit dans vos émissions sur Alstom, sur Technip et d'autres entreprises qui ont été littéralement pillées par les Etats-Unis.
00:09On n'a pas parlé de choses qui ont été plus directement au cœur de l'élection d'Emmanuel Macron, comme l'affaire Hubert.
00:16La façon dont Emmanuel Macron a fait rentrer Hubert sur le territoire français et lui a donné une position quasi monopolistique,
00:23parce que vous savez comment ça se passe en réalité. On est sur un marché qui est naissant, qui est celui des VTC,
00:28qui vient concurrencer le marché traditionnel des taxis.
00:32La seule façon de prendre des parts de marché, c'est de baisser les prix.
00:36En réalité, tout ça est financé par du capital à risque, c'est-à-dire par des dizaines de milliards de dollars qui avaient été injectés dans Hubert,
00:43de façon à ce qu'ils puissent pendant des mois et des mois perdre des dizaines, des centaines de millions d'euros,
00:48mais que ça lui permette d'écraser tous les concurrents, y compris les concurrents français.
00:53Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint d'Elysée, puis comme ministre de l'Économie, a laissé faire ça.
00:58Il y a eu des réunions, ça a été révélé par les Uberfights, où il a allégé le cadre réglementaire,
01:04y compris permis et laissé passer des violations graves du droit français par cette entreprise,
01:09en échange d'un appui factuel à sa campagne, avec toute une série de services qui ont été rendus.
01:16Alors, quelque chose qui n'a pas du tout été noté, mais c'est normal parce qu'il n'y a plus de journalistes en France,
01:27c'est que le Quai d'Orsay semble se rebiffer à l'égard de l'Elysée.
01:32Vous êtes aussi au Quai d'Orsay ?
01:33J'ai été au Quai d'Orsay pendant un an, et ce que j'ai vu, c'est que le représentant permanent de la France
01:37au Conseil de sécurité à l'ONU et à New York, lors de la séance extraordinaire qui était convoquée sur la situation du Venezuela,
01:45qui était à la demande de la Colombie, sauf erreur de ma part, a tenu un discours beaucoup plus dur
01:51que celui du président de la République, en condamnant évidemment la violation de droits internationaux de façon très ferme.
01:57Et Macron a forcément validé le discours ?
01:59Non. Moi, je pense qu'il y a eu une reprise en main du pouvoir par le Quai d'Orsay,
02:04qui commence à comprendre que c'est un président illégitime, ce qui est le cas,
02:07qui a réussi, lui, un coup d'état institutionnel de façon intéressante à partir de juin-juillet 2024,
02:13c'est-à-dire qu'il a réussi à imposer que restent au sommet du pouvoir ses hommes,
02:18qui a gardé son pouvoir de nomination sans le partager avec les forces politiques
02:22qui étaient les plus représentatives selon le peuple français au cours de ces élections
02:27et qui est en train d'essayer de se bunkeriser sur cette fin de mandat,
02:31probablement par peur de finir comme Nicolas Sarkozy.
02:33Il essaie de maintenir et d'alimenter ses réseaux d'allégeance dans la magistrature,
02:38au sein des préfets et ainsi de suite.
02:40Et donc on se retrouve dans une situation où, peu à peu, les administrations retrouvent un peu,
02:45un peu, vraiment à la marche, mais quand même, un réflexe de fierté
02:48quand les intérêts fondamentaux de la nation, comme c'était le cas sur une situation comme celle-ci, sont en jeu.
02:53Moi, je pense que la stratégie d'Emmanuel Macron, c'était de se placer dans le sillage de Donald Trump
02:58pour immédiatement essayer de placer les grandes forces économiques françaises,
03:03notamment Total, dans la phase d'après, de ce qu'il pensait être la phase d'après,
03:08et l'exploitation des ressources au Venezuela.
03:10Et en anticipant sur le réel et en se subordinant de telle façon à l'égard de Trump,
03:17il a fini par se ridiculiser de telle sorte que, quelques jours plus tard,
03:20je pense que là, pour le coup, tout le monde l'a vu,
03:21Donald Trump s'est littéralement fichu de sa tête dans une vidéo,
03:25en l'imitant et en le tournant en dérision,
03:28pour signaler le manque de respect qu'il avait à son égard,
03:32mais aussi Paris Colchet.
03:34À notre égard, rappelez-vous que cet été,
03:36on avait fait convoquer l'ambassadeur des États-Unis
03:39du fait de propos inacceptables qui constituaient une ingérence
03:42dans la situation politique française,
03:44et celui-ci n'a pas daigné se rendre à cette convocation.
03:47Il est occupé.
03:48Ça n'arrive jamais.
03:50Il n'y a à aucun moment, dans aucun pays, même les plus fragiles,
03:54quand une autorité politique convoque la souveraine à un ambassadeur étranger,
03:59celui-ci répond ou se voit sortir du pays manu militari.
04:04Là, on est dans une situation avec révocation des lettres de créances
04:06et ainsi de suite.
04:08On est dans une situation où on a un inservissement qui est structurel.
04:12On a beaucoup parlé, je pense, de vos chaînes.
04:16Beaucoup a été dit dans vos émissions sur Alstom, sur Technip
04:21et d'autres entreprises qui ont été littéralement pillées par les États-Unis.
04:26On n'a pas parlé de choses qui ont été plus directement au cœur
04:30de l'élection d'Emmanuel Macron, comme l'affaire Hubert.
04:33La façon dont Emmanuel Macron a fait rentrer Hubert sur le territoire français
04:38et lui a donné une position quasi monopolistique,
04:40parce que vous savez comment ça se passe en réalité.
04:42On est sur un marché qui est naissant, qui est celui des VTC,
04:45qui vient concurrencer le marché traditionnel des taxis.
04:48Et donc, la seule façon de prendre des parts de marché,
04:52c'est de baisser les prix.
04:52Donc, c'est d'être très attirant pour le chaland et de fonctionner à perte
04:55pendant un temps, tout en payant correctement les chauffeurs.
05:01Donc, la première phase d'Hubert en France, les chauffeurs étaient bien payés.
05:04Ça ne coûtait quasiment rien pour les consommateurs.
05:08Et en réalité, tout ça a été financé par du capital à risque,
05:11c'est-à-dire par des dizaines de milliards de dollars
05:13qui avaient été injectés dans l'Hubert,
05:15de façon à ce qu'ils puissent, pendant des mois et des mois,
05:18perdre des dizaines, des centaines de millions d'euros,
05:19mais que ça lui permette d'écraser tous les concurrents,
05:23y compris les concurrents français.
05:25Et donc, Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint d'Elysée,
05:27puis comme ministre de l'Économie, a laissé faire ça.
05:30Il y a eu des réunions, ça a été révélé par les Uberfights,
05:33où il a allégé le cadre réglementaire,
05:36y compris permis et laissé passer des violations graves du droit français
05:39par cette entreprise, en échange d'un appui factuel
05:43à sa campagne, avec toute une série de services qui ont été rendus.
05:48Provenons sur la politique internationale.
05:49Mais ça, c'est de la politique internationale,
05:51parce que c'est de l'argent.
05:52Aujourd'hui, on a un acteur monopolistique sur ce secteur en France,
05:56et un tiers de chaque course Uber part en Californie.
06:02Et donc, c'est des millions d'euros qui, chaque année, nous seront tirés,
06:05alors que la valeur ajoutée est nulle.
06:06Vous mettez 12 polytechniciens, vous les enfermez,
06:08et 3 normaliens, vous les enfermez dans une chambre pendant 3 mois,
06:11ils vous fabriquent un Uber français, pardon ?
06:15Avec ou sans nourriture ?
06:16Avec nourriture, parce qu'il faut qu'il soit efficace,
06:19et vous les enfermez dans un pays de la République,
06:22même vous les mettez, mais en 3 mois,
06:24ils vont pondre l'algorithme, l'application,
06:26mais sans aucune difficulté,
06:28et vous imposez une solution souveraine.
06:30Parce qu'en réalité, comme c'est des marchés,
06:32c'est pas des marchés, c'est ce qu'on appelle des monopoles naturels,
06:35c'est comme les trains, c'est comme l'énergie.
06:38Quand on a essayé de faire la concurrence sur EDF,
06:40avec la distribution d'électricité,
06:44on s'est retrouvé à inventer des faux acteurs
06:45qui ont arraché des centaines de millions d'euros à la France,
06:50sans aucune valeur ajoutée supplémentaire,
06:52juste en jouant sur les paramètres commerciaux,
06:53je te fais une offre qui, à la fin, en réalité,
06:56il n'y avait aucune plus-value,
06:57au contraire, on perdait de l'argent
06:58parce qu'on est obligé de rémunérer tous ces intermédiaires.
07:01Et donc, c'est des marchés sur lesquels
07:03la privatisation n'a aucun sens.
07:05Donc, on fait une offre publique,
07:06l'équivalent d'un Uber public,
07:08et on règle ce problème, et l'argent reste en France.
07:10Et si vous faites ça sur les différents pans de l'économie
07:12qui ont été privatisés à chaque fois,
07:14sur impulsion de Bruxelles
07:16et ou des États-Unis,
07:18on se retrouve à retrouver des ressources
07:19qu'on va pouvoir investir dans les services publics,
07:21qui vont pouvoir alléger la dette,
07:23mais aussi la facture des Français.
07:25Renforcer le Quai d'Orsay
07:26pour qu'ils aient au moins une prospective digne de ce pays.
07:28Mais là, je ne pense pas que ce soit la faute du Quai d'Orsay
07:30qui n'a pas été impliqué dans ces questions-là.
07:33C'est Bercy.
07:34C'est Bercy.
07:34Et en réalité, je ne pense pas que Bercy ait commis une forfaiture.
07:37Je ne pense pas que ce soit les hauts fonctionnaires.
07:38C'est vraiment le responsable politique.
07:42Exactement comme avec le CICE,
07:43Jérôme Cahuzac et Macron,
07:45quand même les deux l'ont monté ensemble,
07:47on rend un service à X et Y, nous soutient.
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