00:00Beaucoup a été dit dans vos émissions sur Alstom, sur Technip et d'autres entreprises qui ont été littéralement pillées par les Etats-Unis.
00:09On n'a pas parlé de choses qui ont été plus directement au cœur de l'élection d'Emmanuel Macron, comme l'affaire Hubert.
00:16La façon dont Emmanuel Macron a fait rentrer Hubert sur le territoire français et lui a donné une position quasi monopolistique,
00:23parce que vous savez comment ça se passe en réalité. On est sur un marché qui est naissant, qui est celui des VTC,
00:28qui vient concurrencer le marché traditionnel des taxis.
00:32La seule façon de prendre des parts de marché, c'est de baisser les prix.
00:36En réalité, tout ça est financé par du capital à risque, c'est-à-dire par des dizaines de milliards de dollars qui avaient été injectés dans Hubert,
00:43de façon à ce qu'ils puissent pendant des mois et des mois perdre des dizaines, des centaines de millions d'euros,
00:48mais que ça lui permette d'écraser tous les concurrents, y compris les concurrents français.
00:53Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint d'Elysée, puis comme ministre de l'Économie, a laissé faire ça.
00:58Il y a eu des réunions, ça a été révélé par les Uberfights, où il a allégé le cadre réglementaire,
01:04y compris permis et laissé passer des violations graves du droit français par cette entreprise,
01:09en échange d'un appui factuel à sa campagne, avec toute une série de services qui ont été rendus.
01:16Alors, quelque chose qui n'a pas du tout été noté, mais c'est normal parce qu'il n'y a plus de journalistes en France,
01:27c'est que le Quai d'Orsay semble se rebiffer à l'égard de l'Elysée.
01:32Vous êtes aussi au Quai d'Orsay ?
01:33J'ai été au Quai d'Orsay pendant un an, et ce que j'ai vu, c'est que le représentant permanent de la France
01:37au Conseil de sécurité à l'ONU et à New York, lors de la séance extraordinaire qui était convoquée sur la situation du Venezuela,
01:45qui était à la demande de la Colombie, sauf erreur de ma part, a tenu un discours beaucoup plus dur
01:51que celui du président de la République, en condamnant évidemment la violation de droits internationaux de façon très ferme.
01:57Et Macron a forcément validé le discours ?
01:59Non. Moi, je pense qu'il y a eu une reprise en main du pouvoir par le Quai d'Orsay,
02:04qui commence à comprendre que c'est un président illégitime, ce qui est le cas,
02:07qui a réussi, lui, un coup d'état institutionnel de façon intéressante à partir de juin-juillet 2024,
02:13c'est-à-dire qu'il a réussi à imposer que restent au sommet du pouvoir ses hommes,
02:18qui a gardé son pouvoir de nomination sans le partager avec les forces politiques
02:22qui étaient les plus représentatives selon le peuple français au cours de ces élections
02:27et qui est en train d'essayer de se bunkeriser sur cette fin de mandat,
02:31probablement par peur de finir comme Nicolas Sarkozy.
02:33Il essaie de maintenir et d'alimenter ses réseaux d'allégeance dans la magistrature,
02:38au sein des préfets et ainsi de suite.
02:40Et donc on se retrouve dans une situation où, peu à peu, les administrations retrouvent un peu,
02:45un peu, vraiment à la marche, mais quand même, un réflexe de fierté
02:48quand les intérêts fondamentaux de la nation, comme c'était le cas sur une situation comme celle-ci, sont en jeu.
02:53Moi, je pense que la stratégie d'Emmanuel Macron, c'était de se placer dans le sillage de Donald Trump
02:58pour immédiatement essayer de placer les grandes forces économiques françaises,
03:03notamment Total, dans la phase d'après, de ce qu'il pensait être la phase d'après,
03:08et l'exploitation des ressources au Venezuela.
03:10Et en anticipant sur le réel et en se subordinant de telle façon à l'égard de Trump,
03:17il a fini par se ridiculiser de telle sorte que, quelques jours plus tard,
03:20je pense que là, pour le coup, tout le monde l'a vu,
03:21Donald Trump s'est littéralement fichu de sa tête dans une vidéo,
03:25en l'imitant et en le tournant en dérision,
03:28pour signaler le manque de respect qu'il avait à son égard,
03:32mais aussi Paris Colchet.
03:34À notre égard, rappelez-vous que cet été,
03:36on avait fait convoquer l'ambassadeur des États-Unis
03:39du fait de propos inacceptables qui constituaient une ingérence
03:42dans la situation politique française,
03:44et celui-ci n'a pas daigné se rendre à cette convocation.
03:47Il est occupé.
03:48Ça n'arrive jamais.
03:50Il n'y a à aucun moment, dans aucun pays, même les plus fragiles,
03:54quand une autorité politique convoque la souveraine à un ambassadeur étranger,
03:59celui-ci répond ou se voit sortir du pays manu militari.
04:04Là, on est dans une situation avec révocation des lettres de créances
04:06et ainsi de suite.
04:08On est dans une situation où on a un inservissement qui est structurel.
04:12On a beaucoup parlé, je pense, de vos chaînes.
04:16Beaucoup a été dit dans vos émissions sur Alstom, sur Technip
04:21et d'autres entreprises qui ont été littéralement pillées par les États-Unis.
04:26On n'a pas parlé de choses qui ont été plus directement au cœur
04:30de l'élection d'Emmanuel Macron, comme l'affaire Hubert.
04:33La façon dont Emmanuel Macron a fait rentrer Hubert sur le territoire français
04:38et lui a donné une position quasi monopolistique,
04:40parce que vous savez comment ça se passe en réalité.
04:42On est sur un marché qui est naissant, qui est celui des VTC,
04:45qui vient concurrencer le marché traditionnel des taxis.
04:48Et donc, la seule façon de prendre des parts de marché,
04:52c'est de baisser les prix.
04:52Donc, c'est d'être très attirant pour le chaland et de fonctionner à perte
04:55pendant un temps, tout en payant correctement les chauffeurs.
05:01Donc, la première phase d'Hubert en France, les chauffeurs étaient bien payés.
05:04Ça ne coûtait quasiment rien pour les consommateurs.
05:08Et en réalité, tout ça a été financé par du capital à risque,
05:11c'est-à-dire par des dizaines de milliards de dollars
05:13qui avaient été injectés dans l'Hubert,
05:15de façon à ce qu'ils puissent, pendant des mois et des mois,
05:18perdre des dizaines, des centaines de millions d'euros,
05:19mais que ça lui permette d'écraser tous les concurrents,
05:23y compris les concurrents français.
05:25Et donc, Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint d'Elysée,
05:27puis comme ministre de l'Économie, a laissé faire ça.
05:30Il y a eu des réunions, ça a été révélé par les Uberfights,
05:33où il a allégé le cadre réglementaire,
05:36y compris permis et laissé passer des violations graves du droit français
05:39par cette entreprise, en échange d'un appui factuel
05:43à sa campagne, avec toute une série de services qui ont été rendus.
05:48Provenons sur la politique internationale.
05:49Mais ça, c'est de la politique internationale,
05:51parce que c'est de l'argent.
05:52Aujourd'hui, on a un acteur monopolistique sur ce secteur en France,
05:56et un tiers de chaque course Uber part en Californie.
06:02Et donc, c'est des millions d'euros qui, chaque année, nous seront tirés,
06:05alors que la valeur ajoutée est nulle.
06:06Vous mettez 12 polytechniciens, vous les enfermez,
06:08et 3 normaliens, vous les enfermez dans une chambre pendant 3 mois,
06:11ils vous fabriquent un Uber français, pardon ?
06:15Avec ou sans nourriture ?
06:16Avec nourriture, parce qu'il faut qu'il soit efficace,
06:19et vous les enfermez dans un pays de la République,
06:22même vous les mettez, mais en 3 mois,
06:24ils vont pondre l'algorithme, l'application,
06:26mais sans aucune difficulté,
06:28et vous imposez une solution souveraine.
06:30Parce qu'en réalité, comme c'est des marchés,
06:32c'est pas des marchés, c'est ce qu'on appelle des monopoles naturels,
06:35c'est comme les trains, c'est comme l'énergie.
06:38Quand on a essayé de faire la concurrence sur EDF,
06:40avec la distribution d'électricité,
06:44on s'est retrouvé à inventer des faux acteurs
06:45qui ont arraché des centaines de millions d'euros à la France,
06:50sans aucune valeur ajoutée supplémentaire,
06:52juste en jouant sur les paramètres commerciaux,
06:53je te fais une offre qui, à la fin, en réalité,
06:56il n'y avait aucune plus-value,
06:57au contraire, on perdait de l'argent
06:58parce qu'on est obligé de rémunérer tous ces intermédiaires.
07:01Et donc, c'est des marchés sur lesquels
07:03la privatisation n'a aucun sens.
07:05Donc, on fait une offre publique,
07:06l'équivalent d'un Uber public,
07:08et on règle ce problème, et l'argent reste en France.
07:10Et si vous faites ça sur les différents pans de l'économie
07:12qui ont été privatisés à chaque fois,
07:14sur impulsion de Bruxelles
07:16et ou des États-Unis,
07:18on se retrouve à retrouver des ressources
07:19qu'on va pouvoir investir dans les services publics,
07:21qui vont pouvoir alléger la dette,
07:23mais aussi la facture des Français.
07:25Renforcer le Quai d'Orsay
07:26pour qu'ils aient au moins une prospective digne de ce pays.
07:28Mais là, je ne pense pas que ce soit la faute du Quai d'Orsay
07:30qui n'a pas été impliqué dans ces questions-là.
07:33C'est Bercy.
07:34C'est Bercy.
07:34Et en réalité, je ne pense pas que Bercy ait commis une forfaiture.
07:37Je ne pense pas que ce soit les hauts fonctionnaires.
07:38C'est vraiment le responsable politique.
07:42Exactement comme avec le CICE,
07:43Jérôme Cahuzac et Macron,
07:45quand même les deux l'ont monté ensemble,
07:47on rend un service à X et Y, nous soutient.
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