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  • il y a 10 minutes
Retrouvez notre soirée spéciale "Iran : les futurs cibles de Trump se dessinent (NBC)", présentée par Maxime Switek sur BFMTV ce mercredi 27 mai 2026.

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00:00Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous. Grand plaisir de vous retrouver ce soir et d'être avec vous
00:04sur BFM TV au moment où on vit sans doute des heures capitales sur le front de la guerre en
00:08Iran.
00:08Capital parce que Trump le dit ce soir. Soit les Iraniens acceptent un accord à ces conditions, soit, je le
00:15cite, nous finirons le travail.
00:17La presse américaine liste justement ce soir les cibles très hypothétiques que pourrait frapper l'armée américaine.
00:23Des cibles en fouille mobile très compliquées à atteindre. On verra ça. Et pendant ce temps-là, on va vous
00:27raconter le grand coup de bluff de Téhéran aujourd'hui.
00:29Les Iraniens ont fait fuiter un projet d'accord totalement humiliant pour Washington et promettent même de faire littéralement ma
00:36basse sur Hormuz.
00:37On va en parler évidemment avec nos invités que je rejoins avec nous ce soir. Le vice-amiral Ola Garaï.
00:42Bonsoir Amiral. Bonsoir Lisa Adephe. Bonsoir. Bonsoir mon cher. Bonsoir Léo et bonsoir Elsa Vidal. Bonsoir Marc.
00:49Et on attend, devinez qui ? Ulysse Gosset. Ulysse Gosset. Merci Elsa Vidal. Évidemment, comme tous les soirs, on attend
00:54Ulysse Gosset.
00:54Et pour commencer donc, Trump en conseil des ministres ce soir à la Maison-Blanche. L'Iran n'a pas
00:59le choix. C'est ce que dit le président américain.
01:01Soit il signe, soit il faudra donc finir le travail.
01:04L'Iran est très déterminé. Ils tiennent vraiment à conclure un accord. Pour l'instant, ils n'y sont pas
01:09parvenus. Ils ne nous en sommes pas satisfaits. Mais nous le serons.
01:13Soit ça, soit nous devrons simplement aller jusqu'au bout. Mais la marine n'est plus là, comme je l
01:18'ai dit mille fois. L'armée de l'air non plus n'est plus là. Tout a disparu. Et ils
01:22négocient à bout de souffle.
01:27Mais nous verrons ce qui se passera. Peut-être devrons-nous y retourner et en finir. Peut-être pas.
01:33Amiral, on se rapproche du moment où il faudra quand même choisir soit un accord, soit la guerre. On se
01:38rapproche de ce moment-là ce soir ?
01:40Moi, je crois Trump dans tout ce qu'il dit. Donc vraisemblablement, on se rapproche. On n'est jamais si
01:45près de la fin ou des négociations ou autre.
01:49Non, en étant sérieux, il ne sait pas comment s'en tirer. S'il pouvait écraser l'Iran, enfin du
01:54moins le régime iranien, je crois qu'il l'aurait déjà fait.
01:57D'autant qu'il y a quand même une épée d'Amolkles très forte qui est sur son allié israélien.
02:01qui, si j'en crois les premières lignes de cet accord, en principe, devrait voir que sa guerre contre le
02:11Hezbollah doit s'arrêter.
02:13Et sont remises au calendre grec les négociations sur le nucléaire qui sont capitales pour lui.
02:20Donc il a à côté de lui quand même un allié fort mal commode qui va devenir de plus en
02:25plus mal commode.
02:26Sauf, bien sûr, ce qui pourrait arriver pendant les élections en Israël.
02:31Mais je ne sais pas quelles sont les propositions de M. Bennett qui, en principe, pourrait devenir le futur Premier
02:36ministre à la place de Netanyahou.
02:37On aimerait bien entendre, là aussi encore, la parole de l'opposition, de celle qui éventuellement serait au pouvoir.
02:44Parce qu'elle va compter dans les négociations du président Trump.
02:48Il n'y aura plus que... Et un jour, à un moment donné, il va basculer pour écouter peut-être
02:53Tony Bennett.
02:55On ne sait pas ce qui va se passer. Cela même est intéressant.
02:58Naftali Bennett ?
02:59Naftali, pardon.
03:00Tony Bennett, pour moi, c'était le...
03:02Le crooneur.
03:03Le crooneur, oui.
03:04Vous voyez.
03:04Très bon.
03:05Je l'adorais.
03:06Non, juste, il y a quelque chose qui me frappe, Guillaume Ancel.
03:09C'est qu'on entend Trump ce soir, très Marcel, etc.
03:11Il lit. Il lit. Il lit les mêmes phrases depuis le premier jour du Cécile-Feu, depuis 48 jours en
03:17réalité.
03:18Ils vont devoir signer un accord. Ils vont devoir... Ils n'auront pas l'uranium. Mais il lit quand même.
03:22Il a ses notes devant lui.
03:23Ça nous change du Trump qui fait des tweets incendiaires que son cabinet n'a même pas vu partir. Et
03:30qui ne peut être qu'atterrer chaque fois qu'il envoie des trucs hallucinants. Là, on voit un Trump très
03:35calme qui n'est pas, au fond, sur une rhétorite guerrière.
03:40Il faut qu'on trouve un accord. Bon, on pourrait détruire, mais il faut qu'on trouve un accord.
03:44C'est une différence de ton, je veux dire.
03:45Et je pense que son appareil militaire a réussi à le convaincre que l'option militaire, bien sûr, on pouvait
03:53tirer un coup de sement. C'est ce qu'il a fait en début de semaine.
03:55On la prépare forcément ?
03:57Alors, toujours. Mais c'est normal. C'est un incontournable du système militaire. C'est-à-dire qu'on se
04:02prépare toujours à toutes les options. Ça ne veut absolument pas dire qu'on va les jouer.
04:04Mais on voit que Trump est plutôt sur le registre. Je veux conclure un accord qui me permette surtout d
04:12'annoncer à tout le monde, et en particulier aux Américains, avant les élections, que j'ai gagné.
04:17Et ça, c'est compliqué pour lui parce que les Iraniens le tournent en bourrique. Et il va tout droit
04:21vers ce qu'on appelle, en termes diplomatiques, un accord perçant.
04:25C'est-à-dire un accord totalement inintelligible qui peut être interprété pendant des années de manière différente.
04:31Oui. On reviendra sur les préparatifs parce que la chaîne NBC, ce soir, donne des informations justement sur les cibles
04:35que pourraient frapper les Américains.
04:36Mais tout en disant que tout ça est très hypothétique parce que beaucoup plus compliqué que ce qui s'est
04:40passé pendant les 40 premiers jours.
04:42On va y revenir.
04:43Trump dit ce soir, Elsa Vidal, j'ai tout mon temps. Les élections qui arrivent dans six mois, je m
04:48'en fous. Il le dit.
04:50Hormuz, je m'en fous. Le pétrole dans Hormuz, je m'en fous. Il le dit comme ça, littéralement, ce
04:54soir, Donald Trump. Très détaché, d'une certaine manière.
04:56Oui, il a vraiment changé de posture aujourd'hui. Moi, j'ai trouvé que sa prestation, quand il a parlé
05:01de l'Iran dans le cadre de la réunion de son cabinet, était peut-être la meilleure de toute cette
05:08grande séquence.
05:09On avait le sentiment qu'il comprenait l'enjeu des négociations. Et il s'est posé, comme vous le disiez,
05:15à distance, peut-être un peu en surplomb.
05:17Et si ce n'était pas Trump, on ne pourrait pas croire un président qui va faire face à des
05:23élections de mi-mandat et qui dit, en fait, les élections de mi-mandat, je n'en ai cure.
05:27J'ai tout le temps qu'il faut. Mais là, étant donné le personnage erratique, cette espèce de spirale dans
05:33le discours et de comportement imprévisible pourrait presque pousser à croire qu'effectivement, il s'en fiche.
05:39En réalité, il manœuvre beaucoup et il fait beaucoup manœuvrer G.D. Vance aux États-Unis pour faire en sorte
05:46que ses élections de mi-mandat se passent bien pour lui.
05:49Il est peut-être rassuré sur ce terrain, mais il se met dans une posture de contrôle absolument fausse.
05:54Évidemment qu'il a intérêt à amener des résultats à la maison avant toutes ces dates anniversaires très importantes qui
06:00arrivent, à commencer par le sien.
06:02Le problème, Ulysse Gosset, encore une fois, avant de parler de ses infos d'NBC ce soir, c'est que
06:06Trump veut un accord, mais à ses conditions.
06:07Il le dit à une chaîne de télé américaine ce soir, à la télé publique. Il dit « Hors de
06:13question de dégeler les avoirs iraniens, même s'ils abandonnent leur uranium ».
06:16Quoi qu'il arrive, ils devraient abandonner leur uranium et ce n'est pas pour ça que je dégèlerai leurs
06:20avoirs.
06:21Oui, ça c'est le nœud gordien. C'est vraiment, pour les Iraniens, très important parce que l'argent, ils
06:26en ont besoin.
06:27Le pays n'est pas en ruine, mais l'économie en tout cas est asphyxiée, il y a une énorme
06:32inflation et donc ils ont besoin d'un peu d'oxygène.
06:34Et donc les Iraniens disent « Nous ne signerons pas si nous n'avons pas la garantie qu'au moins
06:38la moitié de ces avoirs,
06:39c'est-à-dire on parle de 25 milliards de dollars qui sont dans la négociation, la moitié c'est
06:44à peu près 12-12 milliards
06:46qu'ils veulent vraiment voir immédiatement libérés et arriver sur les comptes bancaires de l'État
06:51qui permettraient de payer les fonctionnaires, de payer les basidges, de payer les milices populaires et les guerriers de l
06:57'évolution.
06:57Alors, au total, les avoirs iraniens, c'est plus de 100 milliards de dollars, c'est 120 à 140 milliards,
07:03c'est de l'argent qui n'est pas forcément aux États-Unis, qui est bloqué dans des banques, en
07:08Suisse, même en Chine,
07:10dans des pays du Golfe également.
07:11Et c'est tout l'objet de la visite du président du Parlement iranien qui s'est rendu au Qatar
07:16pour parler évidemment au passage de l'uranium, mais surtout du déblocage de cet argent.
07:21Et ce qui est assez extraordinaire en ce moment comme rebondissement, c'est que comme Trump ne veut pas payer
07:27le chèque
07:28ou en tout cas libérer les comptes qui sont gelés, c'est le Qatar qui se propose de verser lui
07:34-même sur ses fonds propres
07:35les quelques 12 milliards de dollars qui permettraient justement de soulager l'Iran
07:39et donc de parvenir à la signature d'un accord.
07:42Vous voyez que le monde est quand même fait de façon un peu bizarre.
07:44Ce n'est pas la première fois que le Qatar joue les Argentiers dans ce genre de situation.
07:49c'est notamment le Qatar qui avait financé le Hamas pendant des années
07:55avec le feu vert de Benjamin Netanyahou et qui avait permis notamment au Hamas
08:00de financer la construction des tunnels, des armes, etc.
08:03Amiral, je le disais au FNBC ce soir, la chaîne cite trois officiels et experts américains.
08:07Selon eux, le Pentagone a bien dressé une liste de cibles possibles
08:10au cas où Trump voudrait reprendre des frappes, mais des cibles plus difficiles à atteindre,
08:14enterrées comme des stocks de missiles, mobiles comme des lanceurs.
08:17Ça veut dire que cette option-là, pour vous, vous l'écartez complètement ?
08:21Je ne l'écarte pas du tout.
08:22Non, non, il peut y avoir encore de multiples épisodes,
08:26y compris d'épisodes beaucoup plus chauds, bien sûr.
08:28Mais l'état-major militaire est là pour proposer des solutions
08:32et qui sont de plus en plus difficiles à établir dans leur efficacité
08:36au fur et à mesure que la position politique devient intenable.
08:41Au bout d'un moment, Trump leur demande de faire des miracles.
08:44Les militaires ne font pas des miracles.
08:46Les armées ne font pas des miracles.
08:46Il n'y a pas de cible miracle.
08:47La cible qui permettait de tout renverser, elle n'existe pas.
08:49Mais non, il l'aurait déjà utilisée.
08:50Ce serait déjà fait depuis le début.
08:51Ils ont cru tenir la cible miracle en éliminant les 40 plus hauts dignitaires,
08:55grosso modo, iraniens.
08:58Manifestement, ça fait un flop.
08:59Bon, terminé, fin de la passe, maintenant, il ne peut plus y arriver.
09:03Alors, les militaires, bien sûr, proposent des cibles,
09:07mais est-ce qu'une cible n'a jamais été suffisante ?
09:10Ils l'auraient déjà utilisée.
09:12Est-ce qu'on a déjà fait tomber un régime par un coup d'état militaire
09:15ou sous des bombardements ?
09:17Oui, coup d'état militaire, ça s'est déjà vu.
09:19Mais je veux dire par des bombardements.
09:21Non, tout le monde est d'accord pour dire que non, ça n'est pas possible.
09:24Simplement, Trump, de temps en temps, nous désarçonne,
09:26parce que, comme vous l'avez dit, Mme Vidal,
09:28il a été extrêmement raisonnable dans un discours qu'il a lu mot à mot.
09:33Quand il lit, il est raisonnable. Pourquoi ?
09:35Parce que ce n'est pas lui qui l'a écrit, tout simplement.
09:38Et que là, on l'a peut-être dit, on va canaliser le chef s'il veut bien
09:41et puis on va l'amener peut-être sur des scénarios
09:44qui pourront être éventuellement efficaces.
09:45Parce que ce n'est pas le moment de déraper.
09:47Parce que ce n'est pas le moment de déraper.
09:48Parce qu'on sait tout ce qui se joue en coulisses
09:50et que ce n'est pas là qu'il faut flancher sur un mot ou une phrase.
09:51Vous comprenez, actuellement, au début, il y avait un pas de deux diplomatique.
09:57Iran-États-Unis.
09:58Maintenant, nous assistons à un grand balai diplomatique.
10:01Vous voyez des gens partout.
10:02Vous les voyez à Pékin, le maréchal Mounir.
10:06Vous les voyez au Qatar.
10:07Vous les voyez partout.
10:08Donc, tout d'un coup, il y a eu l'espèce de plus que bruissement.
10:11C'est un grand balai, mais qui n'est pas orchestré.
10:14Et certainement pas par trompe en deux cas.
10:16Pendant ce temps-là, l'immense coup de bluff des Iraniens,
10:17on verra dans une seconde qu'ils ont dévoilé aujourd'hui
10:19un projet d'accord totalement défavorable aux Américains.
10:22On va voir ça.
10:22Mais juste avant, on a le sentiment ce soir que les Iraniens paradent d'une certaine manière.
10:27Regardez, déclaration d'un des hauts gradés, les gardiens de la Révolution.
10:29La probabilité d'une guerre est faible en raison de la faiblesse de l'ennemi.
10:33Mais les forces armées iraniennes se tiennent en alerte.
10:35Leur chargeur plein, prêt à transformer la zone allant de l'est à l'ouest du Golfe en un cimetière.
10:41La probabilité d'une guerre est faible, Guillaume Ancel, en raison de la faiblesse de l'ennemi.
10:46Est-ce qu'ils visent juste là, les Iraniens, en disant ça ?
10:50Je crois que ça ne coûte rien de le dire.
10:52Après, il n'y a aucun lien avec la réalité, mais ce n'est pas ça qui est important.
10:55D'ailleurs, dans les déclarations des gardiens de la Révolution en particulier.
10:59Mais du côté de Trump aussi, on dit n'importe quoi depuis le début de la guerre.
11:03On fait des danses du sabre alors qu'on est en train de négocier au Qatar.
11:08On se lance dans des trucs.
11:10Trump a quand même répété aujourd'hui qu'ils avaient tout détruit en Iran.
11:13Il n'y avait plus rien, il n'y avait plus personne.
11:14Il y avait une reddition sans condition.
11:16On voit bien que ce n'est pas la réalité.
11:17Et quand le régime se vante de la faiblesse de l'ennemi, pour l'instant, ils sont incapables de s
11:25'opposer à l'armée américaine.
11:27La seule chose qui les sauve, c'est que l'armée américaine, heureusement, ne s'est pas lancée dans une
11:31invasion terrestre de l'Iran, dont elle n'a pas les moyens.
11:34Mais par ailleurs, ils ne peuvent même pas se défendre d'un simple bombardement.
11:38En début de semaine, quand il y a eu ce coup de semence sur le détroit d'Hormuz, un bombardement
11:42ciblé, juste quelques cibles.
11:44Mais on voit bien que les Américains ont voulu montrer aux Iraniens qu'ils commençaient à montrer leur vedette rapide,
11:50à sortir des missiles terre-mer.
11:53Et que ça, ce n'était pas acceptable pour les Américains.
11:55Par conséquent, ils les ont flingués tout en disant que ce n'est pas une violation du cessez-le-feu.
11:59Simplement, eux, on leur a demandé de rentrer à la niche.
12:01Donc, on voit bien que le rapport de force est très dur.
12:03Mais que les ordres qui ont été donnés de part et d'autre, c'est de ne surtout pas alimenter
12:08la guerre.
12:08Elisa, déclaration à l'instant du président du Parlement iranien.
12:12Oui, Rali Baf qui dit que le peuple iranien, au cours des 40 jours d'affrontement militaire direct avec les
12:16agresseurs,
12:17leur a infligé une lourde défaite que le monde entier a observée.
12:20La victoire stratégique de l'Iran, c'est ce qu'il écrit dans cette guerre, a transmis ce message aux
12:24musulmans du monde.
12:25Si nous faisons preuve d'unité et de solidarité face aux ennemis de l'islam, en particulier le régime sioniste
12:30et ses soutiens, nous serons victorieux.
12:32Voilà, les Iraniens qui paradent, vous le disiez, ça ne coûte rien, effectivement de le dire.
12:39Ils paradent, ils le disent, ils le montrent aussi.
12:41Regardez, ils le montrent notamment dans cette séquence 100% propagande.
12:43Regardez.
12:45Les missiles iraniens n'ont pas été lancés au hasard et il ne s'agissait pas non plus d'une
12:49simple réaction impulsive.
12:51Chacun d'entre eux avait une cible précise.
12:53Pas un seul missile n'a été tiré sans atteindre une cible au sol.
12:58Au total, 228 installations américaines ont été touchées par les missiles iraniens, provoquant d'importants dégâts.
13:1116 bases américaines de pointe, ainsi que leurs avions et leurs équipements ont été gravement endommagés.
13:21Ce qui est dit est faux, les images évidemment sont fausses, Amiral, mais sur un esprit qui a envie d
13:26'y croire, ça marche ?
13:27Écoutez, il y a un fond de vérité quand même.
13:30Il y a un fond de vérité, ils ont réussi à les toucher, à les atteindre.
13:32D'accord.
13:32Quand ils expliquent, par exemple, que chaque missile a atteint sa cible, bon...
13:35Oui, c'est algéré, mais leurs missiles ont atteint bien plus de cibles américaines que nous ne le pensions au
13:41début.
13:42Car ça a été occulté, mais enfin, beaucoup de bases américaines ont été touchées dans les pays du Golfe.
13:47Et c'est ça qui a touché les pays du Golfe aussi.
13:49Et d'une certaine façon, moi ce que je noterais aussi, c'est que cet appel à l'unité des
13:54musulmans...
13:55Vous voyez, on fait un appel en disant tous les musulmans du monde, etc.
13:59Pourquoi ? Parce que l'Iran sent aussi qu'un des points faibles des États-Unis, c'est de s
14:04'isoler.
14:04Il s'est isolé de tous ses alliés naturels, habituels, historiques.
14:09Il s'est isolé de ses affidés, de tous ces monarchies qui étaient sous le parapluie, sous le parapluie, la
14:16protection américaine,
14:18mais qui en même temps faisaient beaucoup d'affaires.
14:19Enfin, c'était quand même un fond de commerce extraordinaire.
14:22Il s'est coupé de tout ça.
14:25Le génie du président Trump, ça a été de se couper d'absolument tout le monde.
14:29Alors peut-être qu'en lisant des discours qui sont concoctés par d'autres, peut-être va-t-il devenir
14:34raisonnable.
14:35Mais il n'y aura pas, à mon avis, de baguette magique militaire.
14:40Donc il faudra en passer par des négociations dans lesquelles il risque manifestement de passer aux yeux du monde pour
14:46le perdant.
14:46Les perdants, effectivement.
14:48Ulysse Gosset, là-dessus.
14:48– J'aime bien quand l'amiral parle du génie de Donald Trump.
14:52C'est assez inhabituel.
14:54– Il y a l'imam caché et il y a le génie de la Maison-Blanche.
14:57– Ils sont cachés tous les deux.
14:58– Lui-même s'est proclamé comme le plus grand génie de la Terre.
15:03Et le meilleur président que les États-Unis aient jamais eu.
15:06Non, mais ils sont très forts en matière de propagande.
15:08Évidemment qu'ils n'ont pas affaibli la grande puissance américaine au point de la déstabiliser.
15:13Mais ils ont touché quand même les bases, comme l'a dit l'amiral très justement.
15:17Ils ont même détruit un énorme radar qui valait un milliard de dollars
15:20et qui servait à surveiller toute la région.
15:22C'est vrai que la France a participé à la défense des Émirats
15:26avec la base où sont positionnées des Rafales.
15:30La France a envoyé également des hélicoptères
15:34pour être plus efficace dans la lutte contre les drones.
15:37Il y a donc eu un sacré choc dans le Golfe
15:40face à la capacité des Iraniens finalement d'atteindre les bases américaines.
15:45Ça va provoquer une recomposition du paysage géopolitique du Golfe.
15:50Et les Iraniens évidemment appuient là où ça fait mal.
15:54Et quand on voit Donald Trump aujourd'hui qui lit son texte,
15:57il ne doit pas faire d'erreur parce qu'il est très sérieusement attaqué
16:00à l'intérieur même des États-Unis,
16:01on lui reproche finalement d'accepter un accord qui est catastrophique
16:05pour l'image, pour le prestige de l'Amérique d'aujourd'hui.
16:08Donc on est dans une situation où on voit bien que les Iraniens,
16:13et vous allez parler tout à l'heure du coup de bluff d'aujourd'hui,
16:15sont en mesure d'imposer leur calendrier
16:17et forcent la Maison-Blanche à publier des démentis
16:21parce que finalement ils deviennent presque crédibles,
16:24ce qui est quand même le monde à l'envers.
16:26Donc on voit qu'en matière de guerre de communication,
16:29qui est aussi importante que la guerre elle-même d'une certaine manière
16:32dans le monde moderne dans lequel on vit,
16:33où on alimente les réseaux sociaux,
16:36les comptes Instagram et TikTok et autres,
16:39eh bien il y a un enjeu.
16:40Il y a un enjeu pour la bataille des opinions publiques
16:43du Moyen-Orient, les opinions musulmanes,
16:46pas simplement occidentales.
16:48Et évidemment l'Iran joue à fond là-dessus.
16:50L'Institut américain de sondage,
16:52l'Institut de sondage américain,
16:54devrais-je dire Gallup,
16:55publiez, puisqu'il y a renoncé sous la pression de Donald Trump,
16:59mais publiez depuis plus de 50 ans,
17:03un observatoire de la popularité des dirigeants mondiaux
17:07parmi 130 pays.
17:08130 pays étaient testés pour savoir
17:10en qui ils avaient le plus confiance.
17:13Et c'est à la fin de l'année 2025
17:16que la Chine est passée devant les Etats-Unis
17:20et Xi Jinping lui-même devant Donald Trump.
17:23Et c'est une première.
17:24C'est une première et sans nul doute,
17:27cette nouvelle guerre en Iran,
17:28puisque en décembre 2025,
17:30Xi Jinping jouissait dans 130 pays du monde
17:33d'une meilleure image que Donald Trump,
17:36il y a fort à parier qu'aujourd'hui
17:37ce soit encore renforcé.
17:39Alors il n'y a que les Français
17:40qui étaient à mi-distance,
17:41nous, nous n'avions confiance
17:43ni dans Donald Trump,
17:44ni dans Vladimir Poutine,
17:45ni dans Xi Jinping,
17:46mais dans 129 autres pays,
17:49aujourd'hui on considère quand même majoritairement
17:52qu'un leader comme Xi Jinping
17:54est plus fiable que Donald Trump.
17:56C'est le dommage à la puissance,
17:58au soft power américain.
17:59Guillaume Ancel,
18:00et ensuite on parle d'Hormuz.
18:01C'est intéressant de voir
18:02le décalage qu'il y a toujours
18:04en communication entre les images
18:06qu'on veut donner et la réalité.
18:07Là on a essentiellement parlé des missiles.
18:09Et d'ailleurs les Iraniens montrent essentiellement
18:12des images de missiles
18:13qui atteignent leur cible.
18:14L'essentiel des dégâts commis
18:16sur les bases américaines
18:17l'ont été avec des drones.
18:18Mais montrer un drone Shahed
18:20qui roule à 200 km heure
18:22et qui fait un bruit de mobilette,
18:23c'est pas très impressionnant.
18:25Donc c'est beaucoup mieux
18:26de mettre en scène
18:28des missiles hypersoniques,
18:30alors que tous les missiles balistiques
18:31sont hypersoniques,
18:33de montrer que c'est l'arme de la mort
18:35et de la dernière chance
18:36pour survivre,
18:37alors qu'en fait c'est un truc
18:38à 5000 dollars
18:39qui a volé et touché
18:41une cible américaine.
18:42Pourquoi ?
18:42Parce que les Iraniens
18:43ont compris tardivement d'ailleurs
18:46pendant leur frappe de riposte
18:47que c'est pas les Américains
18:49qu'il fallait toucher,
18:49c'est les pays du Golfe.
18:51Et que ça faisait beaucoup plus
18:52d'impression dans le monde entier
18:53d'avoir un explosif.
18:55Je rappelle qu'un drone
18:56c'est un obus avec des ailes.
18:59Et qu'un drone touche
19:00l'aéroport de Dubaï
19:01qu'un hangar de protection
19:05d'une base américaine
19:06sur laquelle il n'y avait personne.
19:07Donc voilà,
19:08le poids de l'image
19:08c'est aussi raconter une histoire
19:10qui est totalement décrochée
19:11par rapport à la réalité.
19:12Il y a un point sur lequel
19:13les Iraniens poussent
19:14chaque jour un peu plus
19:15leur avantage,
19:16c'est Hormuz.
19:16Est-ce que Téhéran
19:17n'est pas ce soir
19:17en train de faire main basse
19:19sur Hormuz ?
19:20Les journalistes iraniens
19:21racontent que ce sont bien
19:23les Iraniens,
19:24la marine iranienne
19:25qui tient le jeu
19:25et qui laissent passer
19:26quand elles veulent les navires.
19:28Et puis,
19:28on fait appel aussi,
19:30niveau propagande,
19:30aux mignons.
19:32Regardez ce que ça donne,
19:33le dessin animé.
19:34Trump, Netanyahou, regardez.
19:37Donc peut-être que
19:38le détroit d'Hormuz
19:38pourrait nous appartenir
19:39à tous les deux.
19:40Et qu'est-ce que j'y gagne
19:41exactement ?
19:50Regarde,
19:51nous pourrions tous
19:51en bénéficier.
19:55Oui,
19:55mais cela ne nous aidera
19:56pas du tout.
20:01nous parlerons juste
20:02de logistique.
20:05Oh, no !
20:09Un golf, vous dites ?
20:11Oh, no !
20:16Nous appelons ça
20:18le golf persique.
20:21Oui, oui,
20:22vous avez raison.
20:23Vous avez totalement raison.
20:25Un commentaire là-dessus,
20:26je ne sais pas.
20:26Juste une chose,
20:27Ulysse Gosset,
20:28on voit le dessin animé ici.
20:29Dans la réalité,
20:30les Iraniens sont en train
20:32de négocier avec les Omanais
20:34pour essayer de faire
20:35main basse sur Hormuz,
20:36littéralement.
20:37Oui, en fait,
20:38ce qu'ils veulent,
20:38c'est rétablir la situation
20:39d'avant la guerre,
20:41mais en ajoutant
20:42un droit de paiement
20:43des services.
20:44Donc,
20:45ce n'est pas du tout
20:45la même situation
20:46qu'avant la guerre.
20:49Libération du Golfe d'Hormuz
20:51pour les Iraniens,
20:51ça veut dire maintenant
20:52il faut payer un droit de service.
20:54C'est-à-dire que ça permet
20:55aux navires de passer,
20:57mais plus exactement
20:58comme avant.
20:59L'accord avec Oman,
21:00il existait avant la guerre.
21:02C'est ça que je voulais dire
21:02en réalité.
21:03C'est qu'en fait,
21:04c'est ce retour à la situation
21:05où les deux pays
21:06s'entendaient suffisamment
21:07pour pouvoir finalement
21:09laisser passer
21:09les bateaux du monde entier.
21:11Avec la guerre,
21:12tout a changé.
21:13C'est là aussi
21:13où Donald Trump
21:15a du mal
21:16à justifier une victoire.
21:18C'est-à-dire qu'en fait,
21:18il crée une situation nouvelle
21:21qui amène l'Iran
21:22à exiger plus.
21:23Mais je pense que c'est plutôt
21:24un levier pour la négociation.
21:26C'est-à-dire qu'en dix ans
21:27on va faire payer
21:28un droit de service,
21:30on amène Trump finalement
21:31à dire
21:31je ne suis pas d'accord.
21:32Alors bon,
21:33si vous n'êtes pas d'accord,
21:34on retire le droit de service
21:36et qu'est-ce que vous nous donnez
21:37en change ?
21:38Donc je pense qu'il y a toujours
21:38cette négociation
21:40et que l'Iran met la barre très haute
21:41et que là,
21:42avec ce dessin animé,
21:43il se moque
21:44avec le Golfe
21:45qui est si important
21:46pour Donald Trump
21:48et le Golfe Persique,
21:49ce n'est pas un Golfe de Trump.
21:51Donc si vous voulez,
21:52il y a bien ce jeu de mots
21:53et cette volonté
21:54d'essayer d'humilier
21:56à travers l'intelligence artificielle
21:59les dirigeants américains
22:00et israéliens
22:01avec un gardien de la révolution
22:03qui est dépeint
22:05comme quelqu'un de raisonnable
22:07et de tout à fait,
22:09comment dire,
22:10acceptable,
22:11ce qui n'est pas du tout le cas
22:11dans la réalité.
22:12Est-ce qu'il est le seul personnage
22:13non comique de l'histoire ?
22:15Il est possible,
22:16effectivement,
22:17comme vous le dites,
22:18que ce soit une volée d'échange,
22:19de négociation.
22:21Il est possible aussi
22:22que ce soit les prémices
22:24de ce qui va se passer plus tard.
22:26Parce qu'en l'État,
22:28le détroit d'Orbouze a changé.
22:30Il a changé de statut,
22:31il a changé à la face du monde.
22:33Donc,
22:33il a considérablement changé.
22:35Il est devenu un point focal
22:37du commerce mondial.
22:38On a vu l'influence
22:39que se pouvait avoir
22:40sur son blocage.
22:41Et il me semble
22:42qu'on va se diriger
22:43petit à petit,
22:44alors vous l'avez dit,
22:44il y a des négociations
22:45avec Oman,
22:47parce que bien sûr,
22:48ils sont chacun
22:48sur une rive
22:49du Très d'Orbouze.
22:50Mais comme c'est le monde entier
22:51qui est concerné,
22:52il me semble qu'on devrait
22:53se diriger
22:54peut-être un peu plus tard,
22:56sans doute un peu plus tard,
22:57vers une grande convention
22:58style Montreux.
23:00Parce que même si
23:01le droit de la mer,
23:03tout à fait,
23:04qui régit les passages
23:06des Dardanelles,
23:08qui appartient à la Turquie,
23:09mais les deux rives
23:10appartiennent à la Turquie,
23:11et dans laquelle
23:12la liste des signataires,
23:13c'est-à-dire 28 pays environ,
23:14comporte déjà
23:15le Japon et l'Australie.
23:17C'est-à-dire que
23:18des pays qui,
23:19bien qu'étant fort éloignés
23:20de la mer Noire
23:22et de la mer Méditerranée,
23:23se sont sentis concernés
23:25par le fait
23:27qu'il y avait un passage
23:28et qu'un passage,
23:29c'est un point délicat.
23:30Eh bien, maintenant,
23:32que ce soit Hormuz,
23:33mais aussi Malacca un jour,
23:35eh bien,
23:36pourrait entraîner
23:37une révision
23:38ou une extension
23:39de la convention
23:41du droit de la mer
23:42de Montégobé
23:43sous l'égide de l'ONU.
23:45Et là, l'ONU reprendrait
23:46tout son sens
23:47et on verrait participer
23:48là-dedans, par exemple,
23:50les 49 pays
23:51qui ont participé
23:51à la réunion de Paris
23:52avec Ersameur
23:54et le président Macron.
23:55C'est-à-dire qu'on va voir
23:56une architecture
23:57qui va changer,
23:58qui va devenir peut-être
23:59plus mondiale
24:00avec une prise de conscience
24:01que certains points du globe
24:03sont des points
24:03tellement essentiels
24:04qu'il faut établir
24:05une entente
24:06et pas simplement
24:07des affrontements.
24:09C'est une vision
24:10un peu optimiste
24:10parce que, par exemple,
24:12ni les États-Unis
24:12ni l'Iran
24:13n'ont signé
24:13la convention de Montego.
24:14Certainement,
24:15mais ça ne les empêchera pas
24:16éventuellement
24:16de s'y rallier
24:17lorsque Trump
24:18ne sera plus là.
24:19Guillaume en salle.
24:20Effectivement,
24:20le garçon est un peu rectif.
24:22Michel,
24:22avec un double effet
24:24à ce que tu décris
24:25très bien là,
24:26c'est cette dérive
24:27sur l'application
24:28non plus de la loi
24:29mais de la loi
24:30du plus fort.
24:31Et c'est ça,
24:32pour moi,
24:32le changement majeur
24:33qu'a apporté Trump.
24:33On croyait que c'était
24:34réservé à des dictateurs
24:36comme Poutine
24:36de vouloir dicter
24:37leur loi.
24:38Sauf que Trump
24:39s'est mis dans ce sillage
24:41avec le Venezuela,
24:43là, ici,
24:43avec l'Iran.
24:44C'est lui qui décide
24:45tout seul quand même
24:45de déclencher cette guerre.
24:47Quand il parle de Cuba,
24:48on a l'impression
24:48qu'il fera ce qu'il veut.
24:49Et puis,
24:50il nous a emmerdés
24:51avec l'histoire
24:51du Groenland
24:52qui a complètement halluciné
24:53tous les pays occidentaux.
24:54en disant,
24:54qu'est-ce que c'est
24:55que cette histoire ?
24:56Elle ne va pas récupérer
24:56parce qu'il décide.
24:57Il décide par la force.
24:59Or, le problème,
25:00c'est que quand on commence
25:00à installer
25:02un système international
25:03qui n'est plus fondé
25:04sur le droit
25:05mais sur la loi
25:05du plus fort,
25:06tout le monde peut y aller
25:07de sa chansonnette.
25:08Là, les Iraniens
25:09n'ont aucune raison
25:10de laisser tomber
25:10le détroit d'Hormuz.
25:11Puisque nous,
25:12on peut le bloquer.
25:13Donc, ça nous appartient.
25:14Donc, ça nous appartient.
25:14Alors, on en vient
25:15à ce coup de bluff
25:16justement monumental
25:16des Iraniens aujourd'hui.
25:17Ils ont laissé fuiter
25:18une version de l'accord
25:19qui est négocié
25:20en ce moment
25:20avec les Américains.
25:21Une version, je le disais,
25:22humiliante pour Washington
25:24et pour Trump.
25:25On va en parler
25:25avec Jacques Olibert
25:26qui nous rejoint ce soir
25:27en chaque conseil diplomatique
25:29de François Hollande.
25:29Vous avez négocié.
25:30Bonsoir Jacques Olibert.
25:31Merci d'être là.
25:32Je le rappelle,
25:33vous aviez négocié
25:33pour la France
25:34l'accord sur le nucléaire
25:35de 2015
25:36avec les Iraniens.
25:37Je vous donne la version
25:38publiée aujourd'hui
25:39par la télé iranienne.
25:40Ce n'est pas la peine.
25:42Je vais la donner
25:42pour les téléspectateurs alors.
25:44Non, ce n'est pas
25:44que je ne la connaisse pas.
25:4614 points.
25:47Voilà comment les Iraniens
25:48décrivent la chose ce soir.
25:49Les États-Unis seraient prêts
25:50à lever leur blocus naval,
25:51à cesser le harcèlement
25:52des navires iraniens
25:53dans le Détroit.
25:54La gestion du passage du Détroit
25:55et la perception
25:56des frais de service
25:57se feraient à la discrétion
25:58de Téhéran, etc.
25:59Pourquoi faire fuiter
26:01une version aussi grossière
26:02que celle-là ?
26:03Parce que j'imagine
26:04qu'il y a peut-être
26:05eu des progrès dans un coin
26:06et que dans l'autre coin,
26:08une autre faction iranienne
26:09a fait fuiter ça
26:10pour s'assurer
26:10que ça ne progresse pas.
26:11C'est très classique
26:12chez les Iraniens.
26:13Mais moi,
26:14je vous trouve très consciencieux
26:16d'essayer d'interpréter
26:17tout ce qui sort en ce moment.
26:19Honnêtement,
26:20ça n'est toujours rien.
26:21Depuis six semaines,
26:21il ne se passe rien.
26:23Il y a un vrai sujet
26:24à négocier
26:24qui est le sujet
26:25du nucléaire iranien,
26:27bien sûr.
26:27Autour de ça,
26:29il y a,
26:29bien entendu,
26:30et c'est le plus important
26:31pour l'ensemble du monde,
26:33aussi,
26:33les étroits d'Hormuz
26:35et la circulation
26:36dans l'ensemble du Golfe.
26:37Aujourd'hui,
26:38c'est coincé,
26:39il n'y arrive pas.
26:40Donc,
26:40comme il n'y arrive pas,
26:41vous voyez bien
26:42qu'il y a des échanges
26:43de postures
26:43qui n'ont aucun sens.
26:45Les Iraniens
26:45humilient les États-Unis
26:47en leur disant
26:47qu'ils sont faibles.
26:48Enfin,
26:48qui a vu 13 000 cibles
26:50traitées dans son pays
26:51sans abattre un seul avion
26:53ou qui est faible ?
26:54Vous voyez,
26:54tout ça n'a vraiment aucun sens.
26:56C'est du verbe,
26:57c'est des insultes,
26:58c'est des rhodomontades.
26:59Ce que j'espère,
27:00c'est qu'il y a sérieusement
27:02des équipes
27:02qui travaillent
27:03à essayer d'avancer
27:05pour obtenir quelque chose.
27:06Vous espérez,
27:07mais vous avez un doute
27:07sur le fait
27:08que ce travail-là soit fait ?
27:09Vous voyez où on en est.
27:11Ça fait bientôt
27:127 semaines quand même.
27:13Ça fait 48 jours à peu près.
27:14Je compte ça
27:15à partir du cessez-le-feu permanent
27:16qui est la base
27:17pour discuter normalement
27:19dans ces cas-là.
27:20Vous savez,
27:21dans une négociation,
27:21vous avez des autorités politiques
27:23qui donnent des instructions
27:24aux négociateurs.
27:26Ces autorités politiques
27:27ensuite laissent
27:28les négociateurs travailler
27:29puis interviennent
27:29de temps en temps
27:30pour corriger le tir
27:31ou pour venir
27:32consacrer un progrès.
27:34Rien de tel
27:35ne s'est produit
27:35pour l'instant.
27:36Est-ce qu'il y a
27:37des négociateurs
27:38quelque part ?
27:38Et est-ce qu'ils ont fait
27:40le B.A.B.
27:41d'un début de négociation ?
27:43Vous voyez comment ça marche ?
27:43On commence par s'envoyer
27:45un papier.
27:46Vous savez,
27:46c'est vraiment une invention
27:47des diplomates.
27:48Ce papier,
27:48ça s'appelle
27:49un non-papier.
27:50Non-paper,
27:51un non-papier.
27:52Ça veut dire
27:52que c'est un papier
27:53qui n'engage personne.
27:54Je vous mets
27:5510 idées sur un papier.
27:57Il n'est pas signé,
27:58il n'y a pas d'entête.
27:59Dites-moi si on peut
28:00discuter là-dessus.
28:01Oui,
28:01non,
28:02on commence.
28:02Et petit à petit,
28:04on engage les choses
28:05sur la base
28:06d'un premier compromis.
28:07Et on discute
28:08et on essaye d'avancer.
28:10Moi,
28:10ce que je vois,
28:11c'est que les gens
28:11qui sont annoncés,
28:13alors une fois,
28:13c'est au Pakistan,
28:14une fois,
28:15c'est à Doha.
28:15Là,
28:15c'est à Doha cette semaine.
28:16Cette semaine,
28:16c'est à Doha.
28:18Vous avez
28:20Abbas Araqchi
28:20qui est le ministre
28:21des Affaires étrangères
28:22qui se trouve
28:23à être un technicien
28:24qui était dans
28:25la délégation iranienne
28:26avec laquelle j'ai travaillé
28:27pendant des années.
28:27Araqchi sait de quoi il parle.
28:30On l'a flanqué donc,
28:31comme il sait de quoi il parle,
28:32on l'a flanqué
28:33du président du Parlement
28:34qui est un grand gardien
28:37de la Révolution.
28:38Et on a envoyé également,
28:40si j'ai bien compris,
28:41le président
28:42de la Banque centrale iranienne
28:43juste pour envoyer le signal
28:45qu'il s'agira peut-être
28:46des fameux 13 milliards.
28:47Donc,
28:48vous avez ça d'un côté.
28:49De l'autre côté,
28:50je ne sais pas,
28:51les deux acolytes
28:53du président Trump.
28:55Mais j'espère
28:56qu'il y a aussi des gens
28:57qui travaillent
28:58sur les vrais sujets.
28:59Parce que sinon,
28:59qu'est-ce qui va se passer ?
29:01Comme on n'avance pas,
29:02on va séquencer.
29:03On va dire,
29:04bon,
29:04ça c'est pour dans six mois,
29:05ça c'est pour dans un an,
29:07voilà.
29:07Mais pour l'instant...
29:08Ce que veulent visiblement
29:08faire les Iraniens.
29:09Parce que par exemple,
29:09l'uranium,
29:10le nucléaire,
29:11on va d'abord régler
29:12Hormuz, etc.,
29:13les avoir gelés,
29:14et puis le nucléaire,
29:15on verra peut-être après.
29:15Voilà,
29:16c'est ce que veulent les Iraniens.
29:17Mais le président Trump
29:18a quand même expliqué
29:19en long et en large
29:20qu'il allait faire mieux
29:23que le JCPOA
29:24qu'on a signé en 2015
29:25et qu'il a quitté en 2018.
29:27Il a dit que l'objectif
29:29c'était d'empêcher l'Iran
29:30de se doter
29:31d'une capacité nucléaire.
29:32C'est une exigence d'Israël.
29:34Il ne peut pas faire
29:35exactement n'importe quoi.
29:36Mais ce qu'il va faire,
29:37à mon avis,
29:38c'est négocier
29:39la réouverture
29:39du détroit d'Hormuz
29:40contre une forme
29:43d'allègement des sanctions
29:45et probablement
29:45de dégel des avoirs.
29:47Le dégel des avoirs,
29:48il va aller où ?
29:48Au peuple iranien ?
29:49Non.
29:50Vous voyez où il va aller.
29:51Ce n'est pas la peine
29:52de vous faire un dessin.
29:53Vous voyez le régime iranien
29:54dans quel état il est
29:55et dans quel degré
29:57il est de cupidité.
29:59On sera à Washington
30:01dans un instant
30:01du côté de la Maison-Blanche.
30:02Mais est-ce qu'il n'y a pas
30:02trop de choses
30:03justement à négocier
30:04et à gérer en même temps
30:05entre Hormuz,
30:07le problème monumental
30:07qu'est devenu Hormuz,
30:08l'uranium et le nucléaire iranien,
30:12une éventuelle reprise de frappe,
30:13etc.
30:14Est-ce qu'il n'y a pas
30:15trop de choses
30:15qui pèsent sur cette négociation ?
30:16Non, mais c'est pour ça
30:17qu'il faut la séquencer.
30:19La réouverture d'Hormuz
30:20et du Golfe
30:21contre un allègement
30:22de sanctions calculées.
30:23Je ne sais pas.
30:24Et peut-être que Trump
30:25va essayer d'obtenir
30:26également la remise
30:27du fameux stock d'uranium
30:28mais qui, pour des raisons
30:29là aussi,
30:31comment dirais-je,
30:32techniques, évidentes,
30:33a beaucoup moins
30:33d'importance qu'avant.
30:34Pourquoi ?
30:35Parce que les Iraniens,
30:36depuis qu'il a déchiré
30:37l'accord,
30:38ils ont progressé
30:39en technologie.
30:41Ils construisent
30:42des centrifugeuses
30:43six fois plus vite
30:44et elles sont
30:44trois fois plus puissantes.
30:46Donc, reconstituer un stock,
30:47ça irait beaucoup plus vite
30:49aujourd'hui
30:50que ça ne l'était
30:51à l'époque.
30:51J'espère qu'ils ont prévu
30:53d'en discuter.
30:54J'espère qu'ils ont prévu
30:55de discuter d'un point
30:56fondamental
30:57qui est la vérification
30:58d'un accord.
30:59La vérification d'un accord,
31:00c'est extrêmement difficile
31:02à négocier.
31:04Jacques Haudibert,
31:05quand même,
31:06à travers ce que vous dites
31:07et avec toutes les interrogations
31:09que vous posez,
31:10vous pensez quand même
31:11qu'on va vers la négociation
31:12et pas vers la reprise
31:14de la guerre.
31:17Oui, honnêtement,
31:18oui, je le pense.
31:19Mais je ne fais que le penser.
31:20Et pourquoi ?
31:21Parce que les deux parties
31:22ont un accord évident
31:23à trouver un compromis
31:25à court terme.
31:26Trump,
31:27qui dit aujourd'hui
31:28qu'il s'en fiche,
31:28vous vous rendez compte ?
31:29Enfin, bref,
31:30la redomontade du jour
31:32de Trump,
31:32c'est que les élections,
31:33les mid-turns,
31:34s'il s'en fiche,
31:35vous pensez bien
31:36que ce n'est absolument
31:36pas le cas.
31:37Donc, il a intérêt
31:38à rouvrir lui
31:38et les Iraniens ont intérêt
31:40à rouvrir eux aussi
31:41puisque Trump,
31:42là, a pris,
31:43pardon,
31:44mais pour une fois
31:44une décision tactique
31:45qui vaut la peine,
31:47c'est en symétrie
31:48de bloquer
31:49les ports iraniens.
31:50Donc, les Iraniens,
31:51ils ont besoin
31:52d'ouvrir ça les deux
31:53à court terme.
31:53Donc, ils vont trouver
31:54un compromis là-dessus
31:56avec un habillage
31:58pour ne pas perdre la face
31:59et ils vont repousser
32:00le reste,
32:01non pas aux 40 grecs,
32:02j'espère,
32:03mais à quelques mois
32:04et c'est ça
32:05qu'il faudra surveiller
32:06parce que ce qui compte
32:07vraiment,
32:08c'est d'empêcher ce régime
32:09de se doter
32:09d'une capacité nucléaire.
32:10– On va reparler,
32:10absolument,
32:11on va reparler du nucléaire
32:12dans un instant.
32:13D'abord, Antoine Hennard
32:14du côté de la Maison-Blanche,
32:15Antoine avec donc Trump,
32:17longue conférence de presse
32:18tout à l'heure
32:18au moment de son Conseil des ministres,
32:20on va appeler ça comme ça.
32:22Trump qui explique
32:22que ce soir,
32:23que ce sera soit un accord,
32:25soit qu'il faudra
32:26aller achever l'Iran.
32:28– Oui,
32:32et soit ce sera un bon accord,
32:34soit il n'y aura pas d'accord du tout.
32:36C'est aussi ça le message
32:37que Donald Trump voulait faire passer.
32:38En fait, vous savez,
32:39c'est le Conseil des ministres
32:40ici à la Maison-Blanche,
32:41ça n'est pas le lieu
32:42où on prend des grandes décisions,
32:44c'est à chaque fois
32:44pour Donald Trump
32:45une sorte de spectacle,
32:46un grand moment de communication
32:47puisque les caméras
32:48sont présentes du début à la fin,
32:50les chaînes info diffusent
32:51parfois l'intégralité
32:53de la réunion
32:53et c'est donc l'occasion
32:55pour Donald Trump
32:55de faire passer
32:56un certain nombre de messages.
32:57Et aujourd'hui,
32:57ce qu'il voulait bien faire comprendre,
32:58c'est qu'il n'est pas pressé
33:00de signer un mauvais accord.
33:02Il veut un bon accord
33:04ou rien du tout
33:04et s'il n'y a pas d'accord,
33:06ce sera la reprise des hostilités.
33:08Il a dit
33:08si l'Iran ne nous donne
33:10pas ce que je veux,
33:12alors la personne à côté de moi
33:13ira les terminer.
33:14La personne à côté de lui,
33:15c'était Pete Exet,
33:16le ministre de la guerre.
33:18Et ça, c'est un message
33:19que Donald Trump envoie
33:20à l'opinion publique américaine
33:21et surtout à une partie
33:23des Républicains
33:24qui s'inquiètent
33:25depuis plusieurs jours.
33:26Il a des doutes,
33:26des mises en garde
33:27qui se font entendre.
33:29La crainte que Donald Trump
33:30lâche trop de l'Est
33:31et fasse un mauvais accord
33:32pour se sortir au plus vite
33:34de ce bourbier iranien.
33:36Et donc ce soir,
33:36Trump dit que non,
33:37il a le tout le temps d'attendre,
33:39qu'il a plus de temps
33:40que les Iraniens
33:41et que surtout,
33:42il fera mieux
33:43que Barack Obama,
33:44ça c'est très important
33:45pour Donald Trump,
33:46mieux que l'accord de 2015,
33:47le JCPOA,
33:48que Trump, vous vous souvenez,
33:49avait déchiré
33:50lors de son premier mandat.
33:51Il l'avait déchiré,
33:52d'ailleurs en bonne partie
33:52parce que c'était Obama
33:53qui l'avait signé
33:54et que Donald Trump déteste Obama.
33:56Il est très jaloux
33:56de l'ancien président.
33:58Donald Trump a donc tenu
33:59à mettre les choses au point
34:01aujourd'hui,
34:02à fixer aussi ses lignes rouges,
34:03en particulier sur le détroit d'Hormuz,
34:05en disant que personne
34:07ne contrôlera le détroit d'Hormuz.
34:09Il a aussi mis en garde
34:10Oman,
34:10qui pourrait se mettre d'accord
34:11avec l'Iran
34:12pour contrôler le détroit d'Hormuz,
34:13en menaçant de frapper Oman
34:14si d'aventure
34:16il se mettait d'accord
34:17avec l'Iran
34:17pour imposer un système
34:18de péage
34:19sur le détroit.
34:21Et puis,
34:21pour bien enfoncer le clou,
34:23Donald Trump dit
34:23qu'il ne se précipitera pas
34:26pour signer un accord
34:27et qu'il n'agira pas
34:28sous la pression politique.
34:30Il sait qu'il a les mis de terme,
34:31il sait qu'il y a les Américains
34:32qui sont mécontents,
34:33il sait qu'il y a les prix à la pompe
34:34qui continuent d'augmenter
34:35et qui ne baissent pas.
34:36Donald Trump dit
34:37je me fiche des mis de terme
34:38et façon vraiment pour lui
34:40d'enfoncer cette idée
34:41qu'il a les cartes en main,
34:43il est le maître des horloges
34:44et qu'il ne cédera pas
34:45à aucune forme de pression.
34:47Antoine Delar à la Maison Blanche
34:48sur les coups de Donald Trump.
34:49Soit les Iraniens signent
34:50soit on les achève.
34:52Ils commencent à nous donner
34:53ce qu'ils doivent nous donner.
34:55S'ils le font, tant mieux.
34:57Et s'ils ne le font pas,
34:58alors quittez-vous
34:59que ça les achèvera.
35:01Voilà.
35:01C'est de bonne guerre,
35:02Jacques Collibert,
35:02dans une négociation comme celle-là ?
35:03Je ne suis pas sûr
35:04que l'expression soit heureuse.
35:05Mais de bonne guerre.
35:07Mais ce n'est pas de bonne guerre.
35:09Pardon,
35:10mais c'est le type de pression
35:12qu'on exerce
35:13en général sur une négociation.
35:14Mais on le fait un peu finement.
35:15Lui, il le fait
35:16d'une manière un petit peu,
35:18comment on dirait,
35:18un petit peu brutale.
35:20Imaginez les gens
35:21qui sont en train de négocier.
35:22Encore une fois,
35:23s'il y en a.
35:23S'il négocie.
35:24Voilà.
35:25L'Iranien,
35:26l'Américain,
35:27c'est difficile.
35:28Il y a des points
35:29qu'il cède,
35:29d'autres qu'il ne cède pas.
35:30On sent que ça va être long.
35:31Et là, vous avez
35:32une déclaration comme ça.
35:33Mais si tu ne signes pas aujourd'hui,
35:34on va t'achever.
35:35Vous croyez que ça facilite les choses ?
35:37Évidemment non.
35:37Il y a une espèce de naïveté
35:40qui consiste à penser
35:41qu'on va exercer une pression
35:43sur une partie,
35:43quelle qu'elle soit.
35:44Mais il y a peut-être aussi
35:45l'explication de votre correspondant
35:46qui est que c'est un message
35:47pour ses électeurs.
35:49Oui, pour ses électeurs.
35:49Guillaume.
35:50Je suis heureux
35:51que Jacques Audibert
35:51soit avec nous
35:52parce qu'on fait un peu
35:52le Jacques Audiard
35:53quand même ce soir.
35:54C'est vachement chouette
35:55de décrypter de cette manière,
35:58sans mot trop diplomatique,
36:00la difficulté d'une négociation.
36:01On imagine que pour Trump
36:03c'est une souffrance terrible
36:04parce que comme le décrivait
36:05très bien Jacques,
36:06la négociation est lente
36:08et que les Iraniens
36:09doivent jouer
36:09sur le fait
36:10de tirer sur le temps
36:11alors que Trump
36:12depuis 48 jours
36:14attend de pouvoir dire
36:15ça y est, j'ai un accord
36:16et il ne peut pas.
36:17Il ne peut pas le faire,
36:18c'est terrible pour lui.
36:19Et en plus,
36:20dans les négociations,
36:21le point d'achoppement actuel
36:23c'est le mécanisme de contrôle
36:25justement sur un accord
36:26sur le nucléaire
36:28puisque on sait
36:29que c'est là-dessus
36:30qu'on a failli
36:31ces 47 dernières années.
36:33les Iraniens
36:34ont berné
36:35la IEA
36:36tant qu'ils ont pu
36:37et on a découvert
36:38à l'occasion
36:39de la dernière guerre
36:40celle d'il y a
36:41même pas un mois et demi
36:43des installations
36:44qu'on n'imaginait
36:45même pas
36:46souterraines
36:46et qui permettraient
36:47aux...
36:47On peut imaginer
36:48que les Iraniens
36:49ont développé
36:49un programme nucléaire
36:51complètement parallèle
36:52à celui qu'on observe
36:53aujourd'hui.
36:53Donc on est dans
36:54un doute total.
36:55C'est pour ça
36:55que le mécanisme de contrôle
36:57pour moi sera crucial.
36:58Je vous vois quasiment
36:59acquiescer Jacques Colibère ?
37:00Grâce à Trump,
37:01ils ont eu 7 ans
37:01sans contrôle de la IEA.
37:03La IEA était
37:04quelquefois bernée
37:04mais elle était
37:05quand même très efficace.
37:06On avait d'autres sources.
37:08Encore une fois,
37:08le système de vérification
37:09est extrêmement important
37:11là-dedans.
37:11Je vous entends dire
37:12la négociation est lente
37:13mais j'ose espérer
37:15qu'ils ont gardé
37:16quelques-uns
37:16des excellents
37:19experts, spécialistes
37:20et négociateurs américains
37:22avec qui on travaillait
37:22à l'époque.
37:23N'importe lequel
37:24aurait pu lui dire
37:25que ces sujets-là,
37:26mais c'est des années.
37:27Elle n'est pas lente
37:28la négociation.
37:29C'est l'essence
37:30d'une négociation.
37:31Vous ne croyez pas
37:31qu'on va en 15 jours
37:33faire un protocole
37:34d'inspection,
37:35de mise en œuvre
37:36de l'accord additionnel
37:38de la IEA
37:39pour savoir
37:40comment vérifier
37:41l'accord qui sera pris.
37:42C'est tout à fait normal.
37:43Et pendant ces années-là,
37:44est-ce qu'on a la certitude
37:45qu'ils ne le sont pas
37:46précisément
37:46en train d'utiliser
37:48ce que vous décriviez
37:48tout à l'heure,
37:49c'est-à-dire
37:49les centrifugeuses
37:50encore plus rapides
37:51de continuer
37:52à enrichir de l'uranium,
37:53etc.
37:53En tout cas,
37:53on a des informations
37:54extrêmement fiables
37:55qui laissent penser
37:56qu'ils se sont dotés
37:57d'une capacité
37:58de fabriquer plus vite
37:59des centrifugeuses
38:00et des centrifugeuses
38:01plus performantes.
38:02Autrement dit,
38:02aujourd'hui,
38:03un accord devrait être
38:04effectivement supérieur
38:05au JCPO
38:06et qu'on a signé
38:07parce que la menace
38:08est supérieure.
38:09Et pour obtenir ça,
38:11on a mis 5 ans
38:12et on est des 6.
38:14Alors peut-être
38:14qu'ils sont miraculeux
38:15et qu'ils iront très vite.
38:16Encore une fois,
38:17moi j'espère vraiment
38:18qu'ils ont su mobiliser
38:19côté américain
38:20une équipe d'experts
38:22et d'éluciateurs
38:22un peu professionnels.
38:23Vous voyez,
38:23tout ça,
38:24ça ne fait pas très professionnel
38:26quand même.
38:26Ça fait un peu un pro,
38:28ça fait langage
38:29des années 50
38:30de CM2.
38:32Ça ne va pas
38:33faire progresser les choses
38:34et ce qui compte maintenant
38:35c'est de faire progresser
38:36les choses.
38:37Et pas uniquement
38:38sur les sujets
38:39à court terme
38:40qui sont très importants
38:41pour l'économie française
38:42et l'économie européenne
38:43mondiale,
38:44mais en ne perdant pas de vue
38:47le fait qu'il est vital
38:48d'empêcher ce régime
38:50d'acquérir une capacité nucléaire.
38:52Il y a un point,
38:52c'est les 440 kilos
38:53d'uranium enrichis
38:55qu'on pourrait voir
38:57partir vers la Chine,
38:59vers la Russie,
38:59c'est une des hypothèses
39:00qui est sur la table.
39:01Trump a répondu
39:01à la question tout à l'heure
39:02en disant
39:02je ne serais pas très confortable
39:04avec ça.
39:05Est-ce que malgré tout,
39:06pour vous,
39:06c'est une porte de sortie possible ?
39:08Face Saving,
39:09c'est pour sauver sa face.
39:11Sauver sa face.
39:12Ils ont aujourd'hui
39:13acquis une capacité
39:14de reconstituer ce stock
39:16beaucoup plus rapidement.
39:17Autrement dit,
39:18il est beaucoup moins important
39:19dans la négociation
39:21qu'il ne l'était à l'époque
39:23ou qu'il ne devrait l'être
39:24aujourd'hui.
39:24Donc c'est important
39:25d'une part,
39:26mais d'autre part,
39:27je croyais qu'il avait été
39:28oblitéré au mois de juin
39:30l'année dernière.
39:34Où est-ce qu'il est ce stock ?
39:35Qui en dispose ?
39:37Et même connaissant
39:39le fonctionnement
39:40des autorités iraniennes,
39:41qui en a le contrôle ?
39:42De quelle partie du stock ?
39:43Qui est prêt à le délivrer ou pas ?
39:45Les négociateurs
39:45ou ceux qui le détiennent ?
39:47Vous voyez,
39:48ce n'est pas par hasard
39:49que c'est très long
39:50de négocier avec les Iraniens.
39:51Ce n'est pas parce qu'ils sont
39:53particulièrement géniaux
39:53comme on essaye de nous le dire
39:55à chaque fois qu'ils ont inventé
39:56le jeu d'échecs et autres.
39:57C'est parce que la structure
39:59de leur pouvoir
39:59est extrêmement peu homogène
40:02et ils sont capables
40:02de miner leurs efforts
40:06les uns par rapport aux autres.
40:07Caméral ?
40:08Moi, il me semble
40:09qu'étant donné
40:10tout ce que vous nous avez
40:11de démontrer,
40:12c'est leur capacité
40:13d'être encore plus rapide
40:14en reconstitution
40:15d'un stock uranium
40:17nécessaire au niveau militaire,
40:18il me semble que malheureusement
40:20les Israéliens en particulier
40:21vont arriver à la conclusion,
40:23mais ils y sont déjà arrivés,
40:24que la seule solution
40:26c'est de détruire
40:27le régime iranien.
40:28C'est-à-dire que
40:29les négociations là,
40:30sur ce point-là,
40:31à mon avis,
40:32de la part de peut-être
40:34l'ensemble
40:34Etats-Unis,
40:36Israël,
40:37va peut-être
40:38se focaliser davantage
40:39sur la déstabilisation
40:40profonde
40:41et si possible
40:42rapide
40:43auxquelles
40:44ils ne sont pas
40:44parvenus actuellement,
40:45parce que quand même,
40:47même sans uranium enrichi,
40:49ils peuvent le fabriquer
40:50très vite,
40:50ils ont progressé
40:51dans leur laboratoire,
40:52il n'est pas impossible
40:53qu'il puisse y avoir
40:54aussi des aides
40:56d'autres pays
40:57qui éventuellement
40:58verraient d'un bon oeil
41:00une grosse épine
41:01dans le pied
41:02des Américains.
41:03Donc,
41:04il me semble que,
41:04peut-être,
41:05qu'il y aura,
41:06en tout cas autour d'Israël,
41:07la nécessité,
41:08mais permanente,
41:10de détruire ce régime-là.
41:12Parce que,
41:13nous assistons aussi,
41:14de notre côté,
41:15à un changement d'État,
41:18en particulier,
41:19de tous les pays arabes du Golfe.
41:21Souvenez-vous que,
41:22Trump,
41:22il n'y a pas longtemps,
41:23leur a dit,
41:23vous allez signer
41:24les accords d'Abraham
41:25ou je vous laisse tomber.
41:28Accords d'Abraham
41:28pour reconnaître Israël.
41:29Grand silence dans la pièce.
41:30Très grand silence dans la pièce.
41:32Il vient de se faire
41:33un ennemi à nouveau
41:34avec Oman,
41:35puisqu'il a tout d'un coup
41:36menacé Oman de le frapper.
41:38Mais,
41:39jusqu'où ira-t-il
41:40à se faire des ennemis
41:41et des gens
41:41qu'il va peut-être même
41:43lancer provisoirement
41:44dans les bras de l'Iran ?
41:45Donc,
41:46il y a là,
41:46quelqu'un qui peut ramasser la mise,
41:48c'est la Chine,
41:49ce sont d'autres pays comme ça.
41:50Mais moi,
41:50je ne vois qu'une seule solution
41:52et je pense qu'Israël
41:53y tiendra mordicus,
41:55ce sera la destruction
41:56du régime iranien,
41:57mais quel que soit le temps
41:58que ça puisse prendre.
41:58Oui,
41:58Jacques Audibard là-dessus ?
41:59La destruction d'un régime
42:01par une action
42:02de frappe aérienne,
42:03c'est juste une option
42:04qui n'existe pas.
42:05C'est pas celle-là
42:05que je faisais l'illusion.
42:06Oui,
42:06c'est bien,
42:07mais ils ont traité
42:0813 000 cibles,
42:09soi-disant,
42:10ils ont fait tout ce qu'ils ont pu,
42:11tout ce qu'ils ont voulu.
42:12On ne détruit pas
42:13un régime comme ça.
42:14Donc,
42:15il faut négocier
42:16sans naïveté,
42:17avec dureté,
42:20avec compétence
42:21pour bien vérifier
42:22les systèmes
42:24précisément
42:24de vérification,
42:25mais on ne va pas...
42:27Vous savez,
42:27dès qu'éradiquer apparaît
42:29dans un discours,
42:30vous pouvez vous dire
42:31qu'on est mal pris,
42:32comme on dit au Québec.
42:34Éradiquer,
42:34ça ne marche pas.
42:35On n'éradique pas.
42:36Je disais tout à l'heure,
42:37il y a beaucoup de choses
42:38et vous le disiez,
42:38il y a beaucoup de choses
42:39dans cette négociation
42:39entre Hormuz,
42:40l'Uranium, etc.
42:41On va rajouter le Liban,
42:42le Hezbollah
42:43avec un document
42:44dans cette édition spéciale
42:45ce soir au Liban,
42:45la ville de Tir
42:46sur la côte entièrement
42:47évacuée sur ordre
42:49des Israéliens.
42:49Vous voyez ces images
42:50ce soir après les tirs
42:51sur la ville de Tir,
42:52justement.
42:53Nos équipes sont sur place.
42:54Le Liban qui a connu
42:54sa journée la plus sanglante
42:55hier depuis le cessez-le-feu
42:56avec 31 morts,
42:57dont 22 justement
42:58dans cette région.
43:00Exceptionnellement,
43:00nos reporters ont pu
43:01accompagner les secouristes
43:02dans leurs opérations
43:02de sauvetage
43:03à condition d'être escortés,
43:05je le précise,
43:06par les hommes du Hezbollah.
43:07On voit ça avec Jérémy Normand,
43:08Clément Granon,
43:09Stéphanie Zellati,
43:10Emmanuel Abron.
43:13Sur des routes désertes,
43:15au milieu de bâtiments
43:17éventrés,
43:18nous suivons un convoi
43:19de voitures
43:20guidées par les hommes
43:21du Hezbollah.
43:22Un trajet sous escorte.
43:25La milice chiite
43:26nous emmène sur ces terres,
43:28à une vingtaine de kilomètres
43:29de la frontière israélienne.
43:32On est escortés
43:33par cette ambulance
43:34des secouristes
43:35de l'organisation
43:37proche du Hezbollah.
43:38Et donc,
43:39c'est dans ce convoi
43:40qu'on va de village en village
43:42pour constater
43:43les dégâts causés
43:44par les frappes
43:45qui ont eu lieu hier
43:46aussi dans les environnements
43:47de tir.
43:48Une opération
43:50de communication
43:50parfaitement orchestrée.
43:53Premier arrêt,
43:54à 5 kilomètres
43:55de cette ville
43:56du sud Liban.
43:58Ici,
43:59le Hezbollah affirme
44:00qu'un immeuble
44:01de trois étages
44:02a été pulvérisé hier
44:03par les tirs de Tsaal,
44:05entraînant la mort
44:06de 14 personnes.
44:08L'une des frappes
44:09les plus meurtrières
44:11depuis l'entrée
44:11en vigueur
44:12du cessez-le-feu.
44:15Sur plusieurs dizaines
44:16de mètres,
44:17des gravats,
44:18une montagne
44:19de débris
44:20entassés
44:20sous lesquels
44:21ces secouristes
44:22ont tenté
44:22pendant plusieurs heures
44:23de retrouver
44:24des survivants.
44:28Quand on est arrivé ici,
44:29on a vu
44:30ces immeubles
44:30complètement détruits.
44:31On a tout de suite
44:32commencé à enlever
44:33les corps des décombres.
44:37Il y avait des femmes,
44:38des enfants
44:39et quelques hommes.
44:41On les a aussitôt
44:42emmenés à l'hôpital
44:43de la région.
44:46Est-ce qu'il y a encore
44:46des corps
44:47sous les décombres ?
44:48Non,
44:48on vient d'enlever
44:49les trois derniers corps
44:50ce matin.
44:54Nous reprenons la route.
44:55Le Hezbollah
44:56nous conduit
44:57plus à l'est.
45:00On arrive dans le village
45:01de Marrake,
45:02à 5 km
45:03de la ville de Tire,
45:04qui a été lui aussi
45:05ciblé par des frappières.
45:06Il y a seulement
45:07quelques habitants
45:08qui sont restés
45:08et qui sont en train
45:10d'échanger
45:11avec un représentant
45:12du Hezbollah.
45:14T'étais à la maison
45:16quand il y a eu la frappe ?
45:17J'étais à l'intérieur.
45:19D'un coup,
45:19il y a eu un gros bruit.
45:21Je suis sortie
45:22et j'ai commencé
45:23à appeler mes voisins.
45:25Hassan, Zahra,
45:26la maman d'Hamad.
45:28Mais personne n'a répondu.
45:30Il y a eu
45:30un grand silence.
45:33Maria Marab,
45:3424 ans,
45:36s'est elle aussi
45:36précipitée
45:37sur les lieux
45:38du bombardement.
45:40Elle,
45:41c'est mon amie Nargis.
45:42On l'a retrouvée
45:43ce matin ici
45:43avec sa soeur.
45:46Toute la famille
45:47de cette jeune fille
45:47est morte.
45:48Une frappe
45:49qui a fait
45:50six victimes
45:51selon le Hezbollah.
45:54Honnêtement,
45:55je ne sais plus
45:55quoi en penser.
45:58Israël prétend
45:59cibler les infrastructures
46:01du Hezbollah,
46:01mais à chaque fois,
46:02ce sont des civils
46:03qui payent le prix.
46:06Israël,
46:07qui a annoncé
46:08depuis hier
46:08vouloir étendre
46:09ses opérations
46:10contre le Hezbollah.
46:13L'armée israélienne
46:14a appelé
46:14tous les habitants
46:15du sud-Liban
46:16à évacuer la zone.
46:19Voilà pour ce document
46:21de nos reporters
46:21envoyés spéciaux
46:22au Liban.
46:23about to code için
46:23on va en
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