Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Donald Trump prenait la parole ce mercredi 27 mai, en direct de la Maison Blanche. Le président américain s'est notamment exprimé sur les négociations avec l’Iran.  

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:02Hier soir, ça a été très puissant.
00:00:08J'accueille tout le monde dans le cadre du deuxième conseil des ministres de cette administration.
00:00:13Nous faisons des choses qu'aucune administration ne fait, c'est-à-dire que nous faisons ça en toute transparence.
00:00:19Nous laissons entrer la presse. Nous sommes plus transparents que toutes les autres administrations dans l'histoire de notre pays,
00:00:26me semble-t-il.
00:00:27Je crois qu'auparavant, la presse n'était jamais invitée au conseil des ministres. C'est ce que nous faisons.
00:00:34Nous sommes heureux de vous accueillir. Une équipe plus puissante, plus efficace que n'importe quelle équipe.
00:00:41Depuis huit ans, nous avons récupéré la frontière la plus perméable du monde.
00:00:49Nous en avons fait la frontière la plus sûre de l'histoire de notre pays.
00:00:55Aucune entrée clandestine depuis 12 mois.
00:00:59Zéro entrée illégale aux Etats-Unis depuis 12 mois.
00:01:06Et cela n'est pas forcément reconnu.
00:01:11Personne ne se présente.
00:01:14Car si les gens arrivent, nous les expulsons ou nous les empêcherons de rentrer zéro.
00:01:20Voilà ce que nous indiquent les rapports.
00:01:22Cela me surprend pour moi-même, puisque j'ignore comment c'est possible.
00:01:24Mais c'est les chiffres qui me sont remontés depuis 12 mois.
00:01:27En 2025, nous avons connu la plus forte baisse du taux d'homicide.
00:01:32Nous avions un taux d'homicide important, avec une baisse encore plus importante, en 125 ans.
00:01:41Donc depuis l'année 1900.
00:01:44Et ce, malgré l'arrivée d'étrangers qui arrivent de prison, qui arrivent d'hôpitaux psychiatriques,
00:01:52des trafiquants de drogue, et ainsi de suite.
00:01:54Des gens qui rentraient donc de manière clandestine sous l'administration Biden.
00:01:57Nous en avons fait partir un très grand nombre, il en reste, que nous cherchons.
00:02:06Il y a eu 11 888 meurtriers qui ont été autorisés à rentrer dans notre pays.
00:02:17Que nous avons pourchassés, mis en prison ou expulsés.
00:02:20Donc 11 888, dont la moitié a commis plus d'un meurtre.
00:02:25Et c'est ce type de personnes qu'on a laissées rentrer.
00:02:27Et il ne faut pas pardonner les démocrates pour les choses épouvantables qu'ils ont faites à notre pays.
00:02:32Le fentanyl rentre beaucoup moins, 61% de baisse de l'arrivée de cette substance,
00:02:38par voie maritime, sur l'océan, par la mer.
00:02:44Moins 97% par les voies maritimes.
00:02:46Grâce à la majorité républicaine au Congrès, nous avons fait passer la plus forte réduction d'impôts de l'histoire
00:02:55américaine.
00:02:55Les démocrates ont voté contre.
00:03:00Les remboursements d'impôts se sont élevés en moyenne à 5 000 dollars.
00:03:05Les marchés boursiers ont cassé plusieurs records depuis mon élection.
00:03:11Nous avons eu un record il y a 68 jours, un record historique.
00:03:15Et également dans les fonds de capitalisation et de retraite privés, les fonds 401k.
00:03:25Quant à l'international, le Venezuela, l'Iran, notamment sur l'Iran ont des beaux succès.
00:03:32Plus de marine, plus d'aviation, plus de leadership.
00:03:37Les dirigeants de premier niveau, de deuxième niveau ont été éliminés.
00:03:40Ils en sont maintenant au troisième rang.
00:03:45Encore une fois, des bonnes valorisations des fonds de retraite privés.
00:03:49Cela profite à tous les Américains, aux Américains moyens, aux Américains qui travaillent.
00:03:53Des records sur ce dossier-là également.
00:03:57Et cela va de pair, bien sûr, avec les marchés boursiers, puisque les deux sont liés.
00:04:02Grâce à l'accord sur la nation la plus favorisée au niveau commercial,
00:04:08je crois que c'est une chose vraiment très importante.
00:04:10Les prix d'un certain nombre de denrées baissent, en particulier pour les médicaments.
00:04:15Les prix des médicaments ont baissé avec des différences de prix de l'ordre de 400, 500, voire 600 %.
00:04:261 000 ressources génériques ont été enregistrées dans notre base de données que vous retrouvez sur Internet.
00:04:37Donc des médicaments qui sont vendus à 98 %, 99 %, moins chers que le prix initial.
00:04:48Des pays comme l'Allemagne ou l'Angleterre, le Royaume-Uni achetaient un certain nombre de médicaments pour 10 dollars
00:04:56qui étaient vendus ici, 100 dollars.
00:04:58Tous les pays ont donc accepté de nous donner cette clause, sachant que s'ils ne le faisaient pas, nous
00:05:08aurions augmenté leurs droits de douane chez nous jusqu'à 50 %.
00:05:12Donc si vous nous vendez ces produits, il faut que vous alignez sur le prix.
00:05:16Et chacun des pays a accepté d'aller dans cette direction.
00:05:19Les laboratoires pharmaceutiques également.
00:05:21Donc nous accorder cette clause de la nation la plus favorisée.
00:05:24Aujourd'hui, nous avons les prix de médicaments les plus bas du monde.
00:05:33Et le monde est plus grand que les États-Unis.
00:05:38Il a fallu s'ajuster à ce que nous demandions.
00:05:45Un certain nombre de médicaments sont passés de 20 à 10 dollars, ou de 130 dollars à 20 dollars.
00:05:55Peut-être que vous vous en rappelez, lors de mon premier mandat, j'avais déjà réussi à faire baisser les
00:06:03prix des médicaments de plusieurs pourcents.
00:06:08Les médicaments n'avaient pas baissé depuis plus de 20 ans.
00:06:13Et aujourd'hui, nous réduisons encore le prix des médicaments de manière considérable, 400, 500 %.
00:06:19On peut aussi le calculer différemment et dire que les prix baissent de 70, 80, 90 %, selon la méthode
00:06:23de calcul.
00:06:25Je crois que c'est sans précédent.
00:06:32Nous avions, je le répète, les prix les plus élevés du monde.
00:06:34Aujourd'hui, les médicaments sont vendus aux prix les plus bas au niveau mondial.
00:06:41Et c'est très important pour la santé des Américains.
00:06:43Il y a beaucoup de choses qui sont prescrites.
00:06:46C'est un conseil des ministres que tient Donald Trump.
00:06:48Donc il est question, bien sûr, de politique américaine.
00:06:51Il a dit un mot sur l'Iran.
00:06:53Les leaders iraniens ont été éliminés, mais rien encore sur ce qui se passe en ce moment, Ulysse Gosset.
00:06:59Parce qu'on continue de discuter, on continue de négocier.
00:07:02On cesse de dire qu'il y a un accord imminent, mais on ne le voit pas venir pour le
00:07:06moment.
00:07:06Non, ce qu'a dit Donald Trump un peu plus tôt dans la journée, c'est qu'il faut que
00:07:12ce soit un bon accord pour les Américains
00:07:13et qui empêche ad vitam aeternam l'Iran d'avoir l'arme nucléaire.
00:07:18Donc, a nice accord, a nice agreement, c'est-à-dire un accord satisfaisant pour Trump et pour le peuple
00:07:24américain.
00:07:24Sinon, il n'y aura pas d'accord.
00:07:25C'est un petit peu le même refrain depuis quelques jours.
00:07:29C'est soit un accord qui est un bon accord, soit pas d'accord du tout.
00:07:32Mais on voit quand même que la négociation continue.
00:07:35Il ne dit pas c'est fini, il dit on avance pour arriver et pour respecter ce qu'il appelle
00:07:43les lignes rouges.
00:07:43C'est l'autre mot important dans sa déclaration.
00:07:46Les Iraniens savent très bien quelles sont les lignes rouges que je n'accepterai pas que l'on dépasse.
00:07:51Alors nous, on ne connaît pas les lignes rouges, mais il parle de l'armée américaine.
00:07:56Notre opération au Venezuela a été très rapide.
00:08:03Et l'opération en Iran s'est également très bien déroulée.
00:08:07Les Iraniens veulent avoir un accord avec nous.
00:08:10Nous ne sommes pas encore satisfaits de ce qu'ils nous proposent.
00:08:12Mais nous finirons par obtenir satisfaction.
00:08:15Il faut terminer ce que nous avons commencé maintenant.
00:08:18Leur marine a été détruite, je l'ai déjà dit mille fois.
00:08:20Leur marine a été détruite, leurs forces aériennes ont été détruites.
00:08:23Tout a été détruit.
00:08:25Et ils négocient sur un tas de cendres.
00:08:29On verra.
00:08:29Peut-être qu'il faudra y retourner et terminer ce qu'on a commencé.
00:08:34Aujourd'hui, on parle avec Steve Wittkoff, Jared Kushner.
00:08:39Ils font du très bon travail.
00:08:41Je crois qu'ils ont envie d'avoir un accord.
00:08:45Ils n'ont pas le choix.
00:08:47Leur économie est en chute libre.
00:08:51250% d'inflation.
00:08:53Leur monnaie ne vaut plus rien.
00:08:57Leur système économique est complètement effondré.
00:09:00Il pensait qu'il pourrait être plus patient que nous.
00:09:04Parce que moi, j'ai les élections de mes mandats.
00:09:06Je m'en fiche des élections de mes mandats.
00:09:08Les gens comprennent très bien ce qui est en jeu ici.
00:09:10C'est très simple.
00:09:11L'Iran ne peut pas obtenir d'armes nucléaires.
00:09:14Nous le faisons pour le monde et pas pour nous-mêmes.
00:09:17Nous avons un appui également d'un certain nombre de pays.
00:09:19Nous n'avons pas besoin de leur appui du tout.
00:09:21Mais nous avons été appuyés, soutenus par d'autres pays.
00:09:24L'ennui, c'est que vous êtes appuyés lorsque vous n'en avez pas besoin.
00:09:27Mais lorsque vous en avez besoin, personne ne vous aide.
00:09:30Grâce à l'opération Epic Fury, l'État qui soutient le plus le terrorisme au monde
00:09:37ne dispose plus des capacités à produire des armes nucléaires.
00:09:41J.D. Vance, avec la Task Force de la Maison Blanche,
00:09:49travaille sur un certain nombre de dossiers, y compris la lutte contre la fraude.
00:09:55Peut-être que vous vous rappelez d'Eliott Ness, le grand détective qui luttait contre la fraude.
00:10:01Ça fait penser à un film, à la façon dont ils avaient tout installé.
00:10:04Et ils sont à la recherche de milliards de dollars de fraude.
00:10:09Et en plus, on me dit qu'on n'a encore rien vu et que les gisements de fraude à
00:10:14découvrir sont très importants.
00:10:17En tout cas, c'est des montants très importants qui sont détournés par des escrocs, par des voleurs.
00:10:23Et j'espère que cette équipe autour de Vance va s'en prendre à ces voleurs.
00:10:27Ce n'est pas une erreur.
00:10:28Tous ces détournements sont intentionnels.
00:10:32Il y a un cas de détournement, de millions de dollars, en fait.
00:10:38C'était le cas d'une personne qui était dans le cadre d'un service qui s'occupait d'une
00:10:42personne âgée.
00:10:45Un véritable escroc.
00:10:47Les Somaliens, regardez ce qu'ils ont fait à l'état du Minnesota.
00:10:52Ce sont une banque d'escrocs, Ilhan Omar, leurs représentants, tous des escrocs.
00:10:57Mais nous sommes sur leur cas et nous allons continuer.
00:11:03Nous sommes attentifs.
00:11:10Et quand je vois ce que vous faites, je me dis que je suis très fier de vous.
00:11:14En quelques mois, nous avons pu mettre à jour de très nombreux cas de fraude
00:11:21et de détournement avec des paiements suspects, des millions de dollars détournés,
00:11:25des millions de dollars de fraude.
00:11:28Peut-être que vous avez entendu parler de cet organe qui s'appelle TAD,
00:11:30qui est piloté par J.D. Vance.
00:11:32Je ne crois pas.
00:11:33Mais encore une fois, on travaille à récupérer des centaines de milliards qui ont été détournés,
00:11:38qui ont été volés.
00:11:38Et je crois qu'aucune autre administration ne s'y a été mis.
00:11:41Or que tout le monde s'enrichit de cette margine-là avec l'argent du compte triable américain.
00:11:45On ne peut pas sauver la sécurité sociale à l'américaine sans prendre des mesures de cette nature.
00:11:50Le nombre d'escrôts, le nombre d'escrôts sociaux de 15 ans, 20 ans, 25 ans,
00:11:57qui reçoivent des paiements avec des montants très élevés,
00:12:01ce nombre-là est très important.
00:12:04Il y a beaucoup de gens qui font ça.
00:12:06Alors, c'est vrai qu'ils maintiennent une certaine ambiguïté, là, quand même, Donald Trump.
00:12:14C'est-à-dire finir le travail en Iran ou pas, retourner frapper ou pas.
00:12:18C'est une question de temps.
00:12:19On a du mal à voir la stratégie, Ulysse Gosset.
00:12:21Non, moi, je pense qu'on est vraiment dans la négociation.
00:12:23Là, le ton du président, le fait qu'il dise, par exemple,
00:12:26l'Iran n'a pas le choix, leur économie s'est effondrée.
00:12:28Nous ne sommes pas encore satisfaits de ce qu'ils nous proposent,
00:12:31mais ils vont forcément y venir.
00:12:33Il y a simplement une ligne rouge qui ne cesse de répéter, c'est le nucléaire.
00:12:37L'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire.
00:12:40Alors, l'enrichissement de l'uranium,
00:12:42est-ce qu'il va y avoir un délai pour qu'il n'en produise pas ?
00:12:45Est-ce que les fameux 441 kilos qui ont disparu,
00:12:48qui sont enrichis à 90%, qui peuvent fabriquer une bombe atomique,
00:12:52est-ce qu'on pourra les diluer en Iran, en Chine, aux États-Unis ?
00:12:55Ce n'est pas encore clair.
00:12:56Mais moi, je sens que dans le ton, le président dit,
00:12:59les négociations progressent bien.
00:13:01On n'est pas dans le retour à la guerre.
00:13:03On n'est pas dans le ton menaçant qu'il a pu avoir au cours de certains speechs publics.
00:13:08Oui, alors l'Iran dit d'ailleurs de son côté
00:13:11que le régime iranien ne croit pas au retour des frappes américaines.
00:13:16D'ailleurs, il y a une rhétorique.
00:13:18Alors certes, on est en train de négocier,
00:13:19mais il y a une rhétorique de part et d'autre toujours assez martiale.
00:13:22Alors ça fait partie sans doute de la communication.
00:13:25Lorsqu'on négocie, il faut que chacun montre
00:13:27qu'il est en position de force dans ses négociations.
00:13:30Mais c'est quand même ça qui motive les deux parties,
00:13:33c'est de trouver enfin un accord ?
00:13:35Oui, en fait, l'Iran est passé de
00:13:37« je ne crains pas le retour à la guerre »
00:13:39à « je ne crois pas le retour à la guerre ».
00:13:41Je pense quand même qu'ils craignent le retour de la guerre,
00:13:44parce qu'ils savent que Trump est assez imprévisible.
00:13:47Mais je suis tout à fait d'accord avec, si on va dire, Ulysse Gosset.
00:13:50Ils sont dans la...
00:13:51Ils sont prêts...
00:13:52Enfin, on est dans la phase préliminaire aux négociations.
00:13:55On est en train de regarder le champ sur lequel on va négocier.
00:13:58Et avec les lignes rouges qui sont là.
00:14:00Mais c'est plutôt positif.
00:14:03Moi, en tant que militaire, je réagis en disant que je...
00:14:06Les camarades américains ou iraniens, enfin les Américains,
00:14:11ils ne savent pas combien de temps ils sont là,
00:14:14quels vont être les prochains objectifs, quel est l'objectif.
00:14:18Et les forces sont déployées depuis un certain temps quand même.
00:14:21Et je crois qu'il y a eu une usure,
00:14:23même si c'est une très puissante armée, etc.
00:14:25Il y a quand même une usure des personnes.
00:14:27Il n'y a pas eu de relève ?
00:14:29Si, il y a eu une relève de porte-avions.
00:14:31Il y a sans doute des relèves sur des autres bateaux.
00:14:33Mais je veux dire, quand on est en préparation de mission de guerre,
00:14:37l'arc est tendu.
00:14:38Et on ne peut pas rester des semaines et des semaines très tendus.
00:14:44L'armée américaine s'est gérée ça.
00:14:46Mais quand même, ça me pose une petite difficulté du côté des militaires.
00:14:50On est vraisemblablement dans une pause
00:14:54parce qu'il n'a pas affiché de ligne rouge
00:14:57qui soit déterminant à part l'uranium.
00:14:59Et ça, de toute façon, jusqu'au bout, on parlera de l'uranium.
00:15:02Alors, vous pensez qu'il n'y aura pas de retour des frappes dans un premier temps.
00:15:07Vous, Philippe Carsanti, vous qui représentez le comité Trump en France,
00:15:11vous dites si, ça va être inéluctable
00:15:15car les Iraniens, de toute manière, ne cèderont pas.
00:15:17C'est inéluctable parce que les positions ne peuvent pas se rapprocher.
00:15:20C'est-à-dire que les exigences américaines et israéliennes
00:15:23et des pays du Golfe de ne plus avoir cette épée de Damoclès,
00:15:26d'avoir un État voyou qui, en face d'eux,
00:15:28a une préparation d'armes nucléaires,
00:15:31des missiles, des drones,
00:15:34des armées délocalisées,
00:15:35puisque vous avez bien vu que les États du Golfe ont été frappés
00:15:37notamment par des milices iraniennes basées en Irak.
00:15:41Donc voilà, toutes ces choses-là, personne ne peut l'accepter.
00:15:44Les Iraniens ne veulent pas céder.
00:15:45Parallèlement à ça, vous avez les Iraniens qui demandent des réparations,
00:15:48qui demandent qu'on leur débloque...
00:15:49– De récupérer leurs avoirs bloqués.
00:15:51– Oui, exactement.
00:15:52Et qui, en plus, veulent installer un péage sur le détroit d'Hormuz
00:15:55qui n'existait pas avant le début de cette guerre.
00:15:57C'est-à-dire que ce serait une capitulation des Américains.
00:15:59Donc, il est inconcevable, à ce stade-là,
00:16:02que la guerre ne reprenne pas.
00:16:04– Pourquoi il ne le reprend pas, la guerre, maintenant, alors ?
00:16:07– Aujourd'hui, je pense que les Américains et les Israéliens
00:16:09travaillent sur le renseignement et travaillent sur une préparation
00:16:13de la reprise de la guerre.
00:16:14Il faut bien regarder, quand même, la position.
00:16:17Ce que disait l'Amiral Koldefi...
00:16:19– Ils ne sont pas bien arrêtés, les Israéliens.
00:16:20– On parle du bord, oui.
00:16:22Mais ce que disait l'Amiral Koldefi est très intéressant
00:16:26par rapport à ce que vous disiez,
00:16:29j'ai perdu mon idée et vous aviez dit quelque chose tout à l'heure
00:16:32que j'ai perdu le fil, mais...
00:16:35– Sur le fait qu'ils étaient en tension ?
00:16:37– Voilà, exactement, qu'ils étaient en tension.
00:16:38Vous avez tout à fait raison, ils étaient en tension,
00:16:40mais de l'autre côté, quand vous êtes en réception,
00:16:43quand vous êtes en réception, quand vous êtes en attente
00:16:45éventuellement d'une attaque,
00:16:46la tension est encore plus maximale, vous voyez ce que je veux dire.
00:16:49Et donc, il y a un moment donné
00:16:50où quand les Américains et les Israéliens vont frapper,
00:16:53avec le soutien des pays du Golfe,
00:16:56les Iraniens auront été tendus pendant 50 jours.
00:16:58Au moins, parce que ça fait 49 jours.
00:17:00– Tu cessais le feu, quoi, c'est ça.
00:17:01– Voilà, donc c'est pour ça que moi, je ne crois pas...
00:17:03– Ils ont eu le temps aussi de se réorganiser,
00:17:05de protéger ce qu'il fallait protéger ?
00:17:06– Alors, la réorganisation, vous avez entièrement raison,
00:17:09sauf qu'il y a du satellite,
00:17:10il y a du renseignement sur le terrain,
00:17:12et ce que personne ne sait exactement,
00:17:14c'est ce qui s'est passé à Pékin quand Trump y est allé.
00:17:17Le renseignement dont bénéficiaient les Iraniens,
00:17:21les satellites, la localisation des cibles
00:17:23au moment de la première phase de la guerre
00:17:26qui permettait aux Iraniens d'attaquer...
00:17:28– C'est-à-dire que les Chinois ont coupé la ligne de renseignement ?
00:17:30– Il est fort point, parce que ce qu'il faut comprendre,
00:17:32c'est que celui des Trois d'Ormuz,
00:17:33ce blocage de l'économie mondiale,
00:17:36gêne énormément la Chine,
00:17:37et que la Chine, à un moment donné,
00:17:38a aussi ses intérêts économiques à mettre en jeu.
00:17:40– Lise Lecay ?
00:17:41– Oui, alors moi, je suis persuadé
00:17:44que Trump ne peut plus et ne veut plus
00:17:47faire la guerre à l'Iran,
00:17:48comme il l'a faite pendant les 40 premiers jours.
00:17:50– Vous ne croyez pas à la reprise des frappes ?
00:17:51– Vous avez vu tout à l'heure,
00:17:52il y a eu une formule,
00:17:54on n'a pas continué la diffusion de son discours,
00:17:56mais d'abord, c'est un conseil des ministres,
00:17:58c'est le cabinet qui est réuni,
00:17:59et que dit Trump ?
00:18:00Il fait référence à Elliot Ness
00:18:02pour lutter contre la corruption.
00:18:03– Oui, on l'a entendu, on l'a entendu.
00:18:04– Oui, mais pour expliquer de quoi il s'agit,
00:18:06c'est la lutte contre les détournements
00:18:08des programmes sociaux,
00:18:09des programmes de lutte contre le Covid,
00:18:11c'est le gaspillage de l'État, etc.
00:18:13Et ça, ça touche les Américains directement.
00:18:15Un journaliste lui a dit
00:18:16« Est-ce que vous êtes préoccupés
00:18:17par les résultats des prochaines élections
00:18:19de mid-term qui ont lieu en novembre ? »
00:18:20Il a dit « Pas du tout, je ne m'en occupe pas. »
00:18:21En réalité, il ne s'occupe actuellement
00:18:24plus que de ça.
00:18:26Ça, plus la préparation des festivités
00:18:28du 250e anniversaire
00:18:29de la déclaration d'indépendance de l'Amérique
00:18:32qui a lieu le 4 juillet.
00:18:34Un anniversaire extrêmement important,
00:18:35il a même voulu se faire construire
00:18:37un nouvel arc de triomphe.
00:18:38Donc, si vous voulez, il y a ça,
00:18:39il y a son anniversaire qui a lieu le 14 juin,
00:18:41c'est dans...
00:18:42Non, mais ça vous paraît...
00:18:44Non, bien sûr.
00:18:44Mais pour Trump, c'est très important.
00:18:46Il fait construire un stade spécial
00:18:49pour accueillir un match de MMA,
00:18:50vous savez, les boxeurs, les combattants.
00:18:53D'ailleurs, RMC Sport, il sera,
00:18:54je ne sais pas si vous le savez.
00:18:55Mais donc, si vous voulez,
00:18:56c'est un événement sportif.
00:18:58Plus la Coupe du Monde qui arrive,
00:19:00qui est aux États-Unis.
00:19:01Dans ce contexte-là...
00:19:02Plus il va venir à Evian pour le...
00:19:03Il est prévu qu'il vienne,
00:19:05on verra s'il vient pour le G7.
00:19:06Ça a lieu ça le 15-16 juin.
00:19:09On a retardé l'organisation du G7
00:19:14d'une journée pour que Trump
00:19:16puisse fêter son anniversaire le 14
00:19:18et vienne ensuite en Europe.
00:19:19Est-ce qu'il viendra ?
00:19:20On ne sait pas encore.
00:19:21Mais vous voyez,
00:19:21toute cette succession d'événements
00:19:22qui sont très importants pour Trump,
00:19:24il y a des élections locales...
00:19:26Oui, mais en fait,
00:19:26il n'a pas été au mariage de son fils
00:19:29ce week-end dernier.
00:19:30Parce qu'il n'avait pas envie d'y aller.
00:19:31Mais au Texas,
00:19:32il y a eu une élection très importante,
00:19:33par exemple,
00:19:34qu'il a gagnée.
00:19:35Le sénateur en place,
00:19:36qui était pourtant républicain,
00:19:38a été éjecté par un pro-Trump,
00:19:39pro-Maga,
00:19:40qu'il a soutenu jusqu'au bout.
00:19:41Il y a eu une campagne
00:19:42avec une des dépenses faramineuses
00:19:44quasiment jamais vue,
00:19:45tellement c'était important
00:19:46en termes de budget.
00:19:47Donc, si vous voulez,
00:19:48c'est ça qui, actuellement,
00:19:49motive Trump
00:19:50et il veut en finir.
00:19:51Alors, est-ce que...
00:19:53On ne peut pas exclure
00:19:54qu'à un moment donné,
00:19:55l'Iran se rebiffe
00:19:56et décide finalement
00:19:58de ne pas signer
00:19:59et qu'il n'y ait pas d'accord ?
00:20:00Personnellement,
00:20:01je n'y crois pas.
00:20:01On voit qu'il y a au Qatar
00:20:02actuellement des négociations
00:20:04qui ont eu lieu
00:20:04avec le président du Parlement
00:20:05qui ont été très importantes
00:20:07sur la question de l'uranium,
00:20:09sur la question des arriérés
00:20:11des fonds iraniens
00:20:12qui sont bloqués.
00:20:13Ça concerne 100 milliards de dollars
00:20:16dont 25 pourraient être débloqués
00:20:17à terme.
00:20:18Donc, c'est très important.
00:20:20L'Iran a besoin
00:20:21de reprendre, je dirais,
00:20:22une vie à peu près normale
00:20:23sur le plan économique,
00:20:24une économie qui est affaissée.
00:20:26Donc, ils n'ont plus les moyens
00:20:27de survivre longtemps
00:20:28en termes d'économie.
00:20:29C'est pour ça que des deux côtés
00:20:31on cherche une issue.
00:20:33Ça peut capoter éventuellement,
00:20:34tous les risques sont possibles,
00:20:35mais la tendance actuelle,
00:20:37c'est la voie vers un mémorandum
00:20:39de d'accord.
00:20:40Alors, je ne suis pas d'accord.
00:20:41Je suis d'accord avec Uli
00:20:42sur le fait que l'Iran
00:20:43est vraiment exsangue économiquement.
00:20:45En revanche,
00:20:46et Trump l'a dit très clairement,
00:20:48il l'a dit,
00:20:48là, il l'a répété encore,
00:20:49les midterms,
00:20:50ça n'est pas mon problème.
00:20:51Je crois que...
00:20:52Enfin, vraiment,
00:20:52il faut bien se mettre...
00:20:53Voilà.
00:20:53Il faut bien se mettre en tête
00:20:54que Donald Trump
00:20:55est en train de travailler
00:20:56pour l'histoire,
00:20:58pour nettoyer la planète
00:20:59de cet état voyou
00:21:00qui terrorise la planète
00:21:02depuis 47 ans,
00:21:03qui met la planète
00:21:05sous sa coupe,
00:21:06qui essaye de bloquer
00:21:08le commerce international,
00:21:09qui finance le terrorisme
00:21:10dans le monde entier.
00:21:11Et donc, en fait,
00:21:12Trump,
00:21:12quand on parle de son anniversaire,
00:21:14vraiment,
00:21:14ça n'est pas le sujet.
00:21:15Le sujet vraiment final
00:21:17pour Donald Trump,
00:21:18c'est de rester dans l'histoire
00:21:19comme celui qui aura
00:21:20effacé l'affront américain
00:21:22de 1979
00:21:24et de nettoyer cette planète
00:21:25et de faire en sorte que...
00:21:26Oui, mais le régime
00:21:26est toujours en place,
00:21:27les gardiens de la Révolution.
00:21:29Alors, comme dit Trump,
00:21:30le régime a changé,
00:21:31mais moi,
00:21:31si je vous dis une chose,
00:21:32si j'étais anti-Trump,
00:21:34je dirais,
00:21:34oui, mais mon gars,
00:21:35il est en pire.
00:21:36Et vous auriez raison.
00:21:37Vous auriez raison
00:21:38parce que c'est encore pire
00:21:38ce qu'on a maintenant.
00:21:39Mais donc, l'objectif
00:21:40est vraiment de passer
00:21:41à autre chose.
00:21:42Sauf que, pardon,
00:21:43mais on ne comprend pas,
00:21:44et là,
00:21:44je vais peut-être
00:21:45m'interroger
00:21:46notre militaire,
00:21:47mais on ne comprend pas
00:21:48ce que de nouvelles frappes
00:21:49pourraient changer précisément
00:21:51puisque là,
00:21:52il y a eu ces frappes.
00:21:53Bon, on est arrivé
00:21:53à une situation
00:21:54où le régime
00:21:54est quand même
00:21:55toujours en place,
00:21:55même s'il s'est modifié,
00:21:56mais il s'est durci.
00:21:57Il y a encore
00:21:58une capacité militaire iranienne
00:22:01à envoyer des drones.
00:22:02Donc, qu'est-ce que changerait
00:22:03de nouvelles frappes, en fait ?
00:22:04Alors, la banque de cibles
00:22:05qui a été préparée
00:22:06pendant 49 jours
00:22:08et qui permettrait
00:22:09d'attaquer de façon
00:22:10beaucoup plus précise
00:22:12les cibles iraniennes.
00:22:13Et n'oubliez pas
00:22:14qu'il y a quand même
00:22:14encore 90 millions
00:22:15d'Iraniens sur le terrain
00:22:17qui n'ont pas été aidés
00:22:18le 8 et le 9 juin,
00:22:20malheureusement,
00:22:20et qui pourraient constituer
00:22:23une aide
00:22:23pour renverser le régime
00:22:24et en tout état de cause.
00:22:25Ce n'est pas réaliste.
00:22:27Ce n'est pas un scénario réaliste.
00:22:28Je ne crois pas
00:22:28à une révolte populaire
00:22:29en Iran
00:22:30dans un pays
00:22:30qui est l'objet
00:22:31d'une répression absolument
00:22:33terrible
00:22:34avec des exécutions
00:22:35qui se poursuivent.
00:22:36C'est ça qui ne va pas
00:22:37sortir dans la rue
00:22:37sous les bombes.
00:22:38C'est un bout de souffle.
00:22:39Ce n'est pas un peuple
00:22:40qui est prêt à sortir
00:22:41dans la rue
00:22:41pour se faire assassiner.
00:22:42On ne peut pas maintenir
00:22:43ce régime
00:22:43qui m'assacre.
00:22:45Là, vous êtes sur vos souhaits.
00:22:47On essaie de voir
00:22:47si le scénario est plausible.
00:22:48Le scénario envisable
00:22:50est la seule chose
00:22:50sur laquelle on travaille.
00:22:51Alors,
00:22:52rendre de l'argent
00:22:53aux Iraniens,
00:22:54il est hors de question.
00:22:55Donnez le député
00:22:56de leur ministre
00:22:56en ce moment,
00:22:57cher Philippe.
00:22:58Mais non,
00:22:59c'est négocié concrètement
00:23:01en ce moment.
00:23:01C'est une partie de l'accord.
00:23:02Trump voudrait une capitulation
00:23:04sans aller au bout de la guerre.
00:23:06Malheureusement,
00:23:06face aux gens
00:23:08assez déséquilibrés
00:23:09qu'on a en face de nous,
00:23:10apocalyptiques,
00:23:10on sera probablement
00:23:11obligés d'aller au bout de la guerre.
00:23:12Qu'est-ce que pourrait faire
00:23:13justement l'armée américaine
00:23:14de plus
00:23:15pour faire plier ce régime ?
00:23:16Non,
00:23:16son seul moyen d'action,
00:23:18ce sont des bombardements
00:23:19de plus en plus précis.
00:23:21Ça,
00:23:21c'est la partie armée américaine,
00:23:23des bombardiers lourds,
00:23:24les avions embarqués
00:23:25sur porte-avions.
00:23:26Je rappelle
00:23:27que la première phase,
00:23:27quand même,
00:23:28on l'oublie souvent,
00:23:29a causé une forte attrition
00:23:30des moyens iraniens
00:23:32qui n'est pas négligeable.
00:23:33Des milliers de cibles
00:23:33ont été abattues.
00:23:35Donc,
00:23:35une deuxième frappe
00:23:36peut continuer
00:23:37à prolonger cette attrition.
00:23:39Il se trouve que le régime
00:23:40a plutôt bien réagi à ça.
00:23:42Et donc,
00:23:43on peut se poser la question
00:23:44de la pertinence
00:23:44d'une deuxième frappe.
00:23:46Il faut peut-être faire
00:23:46une deuxième,
00:23:47puis une troisième série de frappes,
00:23:48etc.
00:23:49Parce que ce qui va faire chuter,
00:23:50pardon,
00:23:51c'est peut-être l'économie,
00:23:52c'est peut-être les gens
00:23:53qui auront faim,
00:23:53c'est peut-être...
00:23:55C'est un soulèvement populaire
00:23:56à ce moment-là ?
00:23:56Non,
00:23:57je ne crois pas
00:23:57au soulèvement populaire.
00:23:58Nous,
00:23:58on l'a tous cru
00:24:00dans des tas d'endroits,
00:24:01on supprime le dictateur,
00:24:02il y a un soulèvement populaire,
00:24:04c'était les printemps arabes
00:24:05et tout ça,
00:24:05on s'est tous trompés.
00:24:07Je crois qu'il n'y a pas
00:24:08de soulèvement populaire,
00:24:09mais quand il y a
00:24:1090 millions d'habitants,
00:24:11comme vous le rappelez,
00:24:12sur un territoire assez grand,
00:24:13qui n'a plus de quoi se nourrir,
00:24:15qui n'a plus d'Internet
00:24:16pour faire des trucs
00:24:17tout aussi simples...
00:24:17L'Internet est partiellement revenu,
00:24:19là, quand même.
00:24:19Oui,
00:24:19mais pas encore
00:24:20dans le système bancaire
00:24:21pour ceux qui veulent en profiter.
00:24:24Donc,
00:24:25pour moi,
00:24:25la seule solution,
00:24:26pardon,
00:24:27la seule option militaire
00:24:28que peuvent présenter
00:24:29les militaires,
00:24:29c'est une deuxième série
00:24:30de frappes,
00:24:34sur les infrastructures ?
00:24:35Non, alors...
00:24:36Non, parce qu'on a beaucoup parlé
00:24:37des centrales électriques.
00:24:37Non, mais les infrastructures mixtes,
00:24:38il y a des infrastructures civiles.
00:24:40Il y a des infrastructures mixtes.
00:24:41C'est la ligne entre la guerre...
00:24:43Oui, pardon,
00:24:43mais les centrales électriques,
00:24:44c'est aussi...
00:24:45Les crimes de guerre
00:24:45contre l'humanité.
00:24:47Crimes de guerre,
00:24:47objectifs civils
00:24:48qui ne servent à rien
00:24:49au plan militaire.
00:24:50Les Russes, bien sûr,
00:24:51font ça allègrement
00:24:52en Ukraine depuis le début.
00:24:53Pour le moment,
00:24:54les Américains,
00:24:54comme tous les Occidentaux,
00:24:56parfois,
00:24:57on jouait un petit peu
00:24:57sur les mots
00:24:58avec un pont
00:24:58qui peut faire passer
00:24:59des tanks, etc.
00:25:01Mais on n'est pas allé
00:25:01dans les crimes de guerre,
00:25:03je ne pense pas.
00:25:04L'administration américaine
00:25:05allait dans les crimes de guerre.
00:25:05Est-ce qu'il pourrait aussi
00:25:06viser les nouveaux responsables
00:25:07de ce régime ?
00:25:08Bien sûr.
00:25:08Alors ça, c'est du renseignement.
00:25:10Notamment le fils du guide
00:25:11qui a pris la place.
00:25:12Avec les Israéliens,
00:25:13car ceux qui sont implantés
00:25:14sur le sol...
00:25:15Mais Amiral,
00:25:16vous êtes à la Maison Blanche,
00:25:18dans la cellule de crise,
00:25:19et le Président vous dit
00:25:20« Amiral,
00:25:21je peux y aller une deuxième fois,
00:25:23relancer une série de frappes,
00:25:24est-ce que vous me garantissez
00:25:25que ça fonctionne
00:25:26et que le régime tombe
00:25:27et qu'on va gagner cette guerre
00:25:28qui dure depuis maintenant
00:25:30près de trois mois ? »
00:25:31Non, je dirais
00:25:31on va détruire
00:25:3570% des moyens
00:25:36qui restent, etc.
00:25:37Mais on ne peut pas garantir
00:25:39la chute du régime
00:25:40parce que la chute du régime,
00:25:41c'est un choc politique
00:25:44avec un régime
00:25:45qui est installé depuis 50 ans,
00:25:47qui a prévu
00:25:49de remplacer les têtes
00:25:50comme un ministre.
00:25:51On écoute le vice-président à l'Amiral.
00:25:53Non, pardon.
00:25:54Nous lirons.
00:25:56Alors, tout d'abord,
00:25:58ce qui est important de savoir,
00:25:58c'est que l'Iran n'aura jamais
00:25:59d'armes nucléaires.
00:26:00Et les jours derniers
00:26:03nous ont montré
00:26:03que c'était vrai
00:26:05et ils ne pourront jamais
00:26:06avoir d'armes nucléaires.
00:26:10Le Président nous a toujours dit
00:26:12que
00:26:12la diplomatie
00:26:14est toujours la première option.
00:26:15Ils ne peuvent pas
00:26:16obtenir d'armes nucléaires.
00:26:17M. Wittkopf
00:26:19et Kuschner
00:26:20et autres
00:26:20le vice-président
00:26:21sont très involontaires.
00:26:23Vance lui-même,
00:26:25le vice-président Vance
00:26:26a été impliqué.
00:26:28Nous allons attendre
00:26:29de voir comment la situation
00:26:31va évoluer
00:26:32dans les heures qui viennent.
00:26:34Vous avez, M. le Président,
00:26:35d'autres options
00:26:36si la notion diplomatique
00:26:37échoue.
00:26:38Le résultat,
00:26:39c'est que
00:26:39nous préférons
00:26:41la route diplomatique
00:26:42et nous allons tenter
00:26:43de bien arriver,
00:26:44nous allons tenter
00:26:45de donner toutes les chances
00:26:45à la diplomatie.
00:26:48Encore une fois,
00:26:48c'est très simple.
00:26:49L'Iran
00:26:50ne peut pas obtenir
00:26:51d'armes nucléaires
00:26:52ni l'Iran
00:26:52ni les gens
00:26:53qui sont en charge,
00:26:54qui sont responsables
00:26:54au plus haut niveau
00:26:55de l'État iranien.
00:26:56Et tant que vous serez président,
00:26:58ils n'obtiendront jamais
00:26:59d'armes nucléaires.
00:27:00C'est très clair.
00:27:01Deux autres points.
00:27:03Sur la frontière
00:27:04et sur la sécurité
00:27:05de la frontière.
00:27:07De quoi s'agit-il ?
00:27:07Il s'agit de traiter
00:27:09des immigrés clandestins
00:27:10qui ne veulent pas rentrer
00:27:11dans leur pays d'origine
00:27:13pour une certaine...
00:27:14pour toute un...
00:27:15une série de raisons.
00:27:17Et l'une des choses
00:27:17que nous avons réussies
00:27:19est la suivante.
00:27:21C'est que 20 pays
00:27:21ont accepté
00:27:25d'être des pays
00:27:27de transit
00:27:27afin de reprendre
00:27:29des ressortissants
00:27:30que des pays tiers
00:27:32refusent
00:27:32de leur côté
00:27:34de reprendre.
00:27:35Et cela
00:27:37se produit
00:27:38de la manière suivante.
00:27:39Alors voilà,
00:27:39on va avoir
00:27:40un immigré clandestin.
00:27:42il y a une impossibilité
00:27:43pour des raisons
00:27:44de laisser passer
00:27:44personnelles.
00:27:45Donc on a entendu
00:27:46Marco Rubio répéter
00:27:47que l'Iran
00:27:48n'aura jamais
00:27:49l'arme nucléaire.
00:27:50C'est leur mantra,
00:27:51c'est la ligne de conduite,
00:27:53c'est la stratégie.
00:27:54Oui, mais on l'entend
00:27:55aussi dire
00:27:56il faut donner
00:27:56toutes ces chances
00:27:57à la diplomatie
00:27:58et on va faire
00:27:59le maximum
00:27:59pour obtenir un accord.
00:28:01Ça prouve que les discussions
00:28:02continuent.
00:28:02Oui, ça veut dire
00:28:03que, et bon,
00:28:04la stratégie elle est claire,
00:28:05on va essayer
00:28:06d'obtenir ce que l'on veut,
00:28:07c'est-à-dire la fin
00:28:08de l'Iran nucléaire,
00:28:09pour résumer,
00:28:10la fin de la capacité
00:28:12de l'Iran
00:28:12d'avoir la bombe atomique
00:28:14et ça,
00:28:15c'est une ligne rouge.
00:28:16Mais au-delà de ça,
00:28:18on va faire le maximum
00:28:18pour y arriver.
00:28:19Donc si vous voulez,
00:28:20l'Amérique d'aujourd'hui,
00:28:21elle n'est pas
00:28:22dans un mode guerrier.
00:28:24Elle est dans un mode
00:28:25où elle est prête
00:28:26éventuellement
00:28:27à intervenir
00:28:27et ça,
00:28:28ça n'a aucun doute.
00:28:30Il y a une armada
00:28:31qui est toujours en place
00:28:33et qui est capable
00:28:34de frapper
00:28:34avec le soutien israélien,
00:28:36Israël n'attendant
00:28:37que cela.
00:28:38Mais,
00:28:38entre le moment
00:28:39où on dit
00:28:40nous sommes prêts
00:28:41et le moment
00:28:41où on appuie sur le bouton,
00:28:42il y a une marge énorme.
00:28:44Et encore une fois,
00:28:44compte tenu du calendrier
00:28:45qui s'impose à Trump,
00:28:47il est dans une sorte
00:28:48de piège iranien
00:28:49qui est de plus en plus
00:28:50difficile pour lui
00:28:52parce qu'il cherche
00:28:52à en sortir
00:28:53et il n'y parvient pas.
00:28:55Et je ne pense pas
00:28:56personnellement,
00:28:56bien que n'étant pas
00:28:57un expert militaire,
00:28:58qu'une nouvelle campagne
00:28:59de bombardement
00:28:59mettrait fin
00:29:00au régime iranien
00:29:01qui a montré
00:29:02sa capacité à résister
00:29:03et non seulement
00:29:04à résister
00:29:05mais à déstabiliser
00:29:06l'économie mondiale
00:29:07en commençant
00:29:08par déstabiliser
00:29:10l'ensemble du golfe persique.
00:29:11Au bout du scénario
00:29:12qu'on évoquait
00:29:12s'il y avait une reprise
00:29:13de la guerre
00:29:14et des frappes,
00:29:16si je comprends bien
00:29:17pour renverser le régime,
00:29:18sans troupes au sol,
00:29:19c'est impossible.
00:29:20Voilà.
00:29:20C'est ce que j'allais dire.
00:29:22S'il n'y a pas de troupes au sol,
00:29:24c'est quasiment impossible.
00:29:25Oui, mais une opération
00:29:26façon vénézuélien en Iran
00:29:27n'est pas possible.
00:29:28Ah non, bien sûr que non.
00:29:29Ce n'est pas la dimension
00:29:32des pays iraniens
00:29:33et des capacités de défense.
00:29:34D'autant plus que
00:29:35dans les objectifs militaires,
00:29:37là je prends
00:29:38une compagnie de bombardement
00:29:39classique
00:29:40avec les objectifs
00:29:41qui ont été définis, etc.
00:29:42Mais toutes les options
00:29:43que j'allais dire
00:29:45parallèles
00:29:46qu'on aurait pu prendre
00:29:48détruire Hormuz,
00:29:49détruire l'île de Karg,
00:29:50etc.
00:29:51s'opposent
00:29:52sans doute
00:29:53aux Chinois.
00:29:54Et il est vraisemblable
00:29:56que dans la rencontre
00:29:56avec le président chinois,
00:29:58je crois que vous l'avez évoqué,
00:30:00ces choses-là
00:30:01ont été évoquées
00:30:01parce que le pétrole
00:30:02le pétrole iranien
00:30:03passe par Hormuz
00:30:06et le détroit de Malacca
00:30:09d'ailleurs
00:30:09qui est aussi un détroit
00:30:10qu'on peut contrôler facilement.
00:30:12Donc c'est sans doute
00:30:13pas touche
00:30:15à ces objectifs
00:30:17qui, à mon avis,
00:30:18avec une vision extensive
00:30:20du droit,
00:30:20ne relèverait pas
00:30:21de crimes de guerre
00:30:22sachant que le pétrole
00:30:23participe
00:30:24de la capacité
00:30:25des Iraniens
00:30:26à faire la guerre.
00:30:26Voilà.
00:30:26Donc on pourrait avoir
00:30:27une vision comme ça.
00:30:29Juste une chose
00:30:29au niveau du droit international.
00:30:30Vous savez,
00:30:31le droit international
00:30:32dont on parle souvent
00:30:33sur les plateaux de télévision,
00:30:34il a été établi en 1945
00:30:36où il y avait des états
00:30:37on va dire raisonnables
00:30:38et il n'y avait pas
00:30:39des états terroristes,
00:30:40des organisations terroristes.
00:30:42Et j'ai lu récemment
00:30:43une analyse
00:30:45dans Causeur
00:30:46d'un jeune analyste
00:30:47qui s'appelle
00:30:48Elliot Shawat
00:30:48qui explique tout à fait
00:30:49que en fait
00:30:50cette situation
00:30:51avec le droit international
00:30:52où on fait attention
00:30:53à, on ne va pas
00:30:54bombarder un pont
00:30:54parce qu'on risquerait
00:30:55de faire un crime de guerre
00:30:56alors qu'en face
00:30:57vous avez des gens
00:30:58qui vont bombarder
00:30:58même jusqu'à une centrale nucléaire
00:31:01à Abu Dhabi,
00:31:02on voit bien
00:31:03que ça ne marche pas.
00:31:04Donc en fait
00:31:04on ne peut pas se battre
00:31:05avec deux mains dans le dos
00:31:06en essayant de respecter
00:31:07des lois
00:31:08avec des gens
00:31:08qui vous bombardent.
00:31:09Donc je ne crois pas
00:31:10la situation très claire
00:31:12maintenant pour les Etats-Unis
00:31:13et Israël
00:31:13ça va être de gagner cette guerre.
00:31:15Si à un moment donné
00:31:16on doit passer
00:31:16par la destruction
00:31:17des centrales électriques,
00:31:18si on doit passer
00:31:19par la destruction
00:31:20de ponts,
00:31:21si on doit passer
00:31:21par la destruction
00:31:22d'infrastructures
00:31:23qui sont mixtes
00:31:24tant civiles
00:31:25que militaires,
00:31:26il faudra y arriver
00:31:27parce que je vous dis
00:31:28c'est un service
00:31:28que l'on rend
00:31:29à l'humanité tout entière.
00:31:30Ce régime...
00:31:31Moi je dirais
00:31:31que vous êtes plus trumpien
00:31:32que Trump lui-même
00:31:33et que vous avez un discours
00:31:35qui est va-t'en-guerre
00:31:36qui correspond à celui
00:31:37que prononce
00:31:37le ministre de la guerre
00:31:38Pitexet
00:31:39qui effectivement
00:31:40au début de la guerre
00:31:41a rangué ses troupes
00:31:42en commençant par des prières
00:31:43et qui est dans une sorte
00:31:45de mission
00:31:46presque religieuse
00:31:47et messianique.
00:31:48On n'en est plus là
00:31:49Philippe.
00:31:49Le monde entier
00:31:50attend,
00:31:51celui dont je suis le plus proche
00:31:52y compris l'Amérique
00:31:53attend que le détroit d'Ormous
00:31:55soit réouvert
00:31:56et non pas
00:31:56qu'on se précipite
00:31:58dans une nouvelle aventure
00:31:59qui aurait un effet catastrophique.
00:32:00On va arriver à la fin de l'année
00:32:02et le détroit d'Ormous
00:32:03ne sera pas libéré,
00:32:05réouvert.
00:32:06Ce n'est pas possible.
00:32:06Les Chinois ne le veulent pas,
00:32:08les Européens ne le veulent pas.
00:32:08C'est pas quand même
00:32:08la fin de l'année quand même.
00:32:10On sait déjà
00:32:11que la reprise normale
00:32:13du trafic
00:32:13ça va prendre au moins trois mois.
00:32:15On est au mois de juin,
00:32:16juillet, août, septembre.
00:32:18La récession approche.
00:32:19Ulysse Gausset,
00:32:20vous avez entièrement raison.
00:32:20Il serait raisonnable
00:32:21d'une certaine façon
00:32:22pour se projeter
00:32:23dans un autre scénario
00:32:24que celui...
00:32:25Il n'est pas à la Maison Blanche.
00:32:26Non mais il est plus trumpiste
00:32:27que Trump.
00:32:28Non mais si vous avez raison,
00:32:28celui dont je suis le plus proche,
00:32:29c'est Pitexet.
00:32:30Vous avez entièrement raison.
00:32:31Donc l'analyse est la bonne.
00:32:32Voilà, vous avez entièrement raison.
00:32:34On se connaît assez bien.
00:32:35Est-ce une voie
00:32:35qui va l'emporter ?
00:32:36Je n'en suis pas convaincu.
00:32:37Vous connaissez mes relations
00:32:37à Washington
00:32:38et vous savez
00:32:38les gens dont je suis proche.
00:32:39Donc vous avez parfaitement raison.
00:32:42Mais véritablement,
00:32:43je crois qu'il faut
00:32:43que tout le monde comprenne
00:32:44et je l'ai dit récemment,
00:32:46je crois que je l'ai dit
00:32:46sur votre plateau,
00:32:47si on paye l'essence
00:32:4920% plus cher,
00:32:50effectivement,
00:32:51ce n'est pas bien.
00:32:52Mais si on doit prendre
00:32:535 ou 10% de récession
00:32:55dans l'année
00:32:56pour se débarrasser
00:32:58de ce régime terroriste
00:32:59qui met à feu et à sang
00:33:00la planète,
00:33:01ça n'est pas grave.
00:33:02Si on doit se passer
00:33:02de vacances,
00:33:03si au lieu de prendre l'avion
00:33:04pour aller au Brésil
00:33:06ou aller aux Etats-Unis
00:33:07cet été
00:33:08parce qu'on n'a plus de carburant,
00:33:09ça n'est pas grave.
00:33:10On a un régime
00:33:11qui nous met tous en danger.
00:33:12Ces gens-là
00:33:13ont fait sauter des bombes
00:33:14dans le monde entier
00:33:15et ces gens-là,
00:33:16si on les laisse aller plus loin,
00:33:17seront capables
00:33:18d'envoyer un missile.
00:33:19Regardez ce que...
00:33:19Le jour où ils auront le nucléaire,
00:33:20là, ça sera terminé.
00:33:23J'étais à Jérusalem
00:33:25et j'étais à Tel Aviv
00:33:26récemment.
00:33:26Quand vous allez à Tel Aviv
00:33:27et que vous voyez
00:33:28les quartiers dévastés
00:33:29par les missiles
00:33:29qu'ils ont envoyés,
00:33:30si ces missiles,
00:33:31ils arrivent à les prolonger
00:33:32un peu plus loin
00:33:33et à les envoyer
00:33:33sur une capitale européenne,
00:33:35admettons Athènes,
00:33:36qui est, on va dire,
00:33:37beaucoup plus près
00:33:37que Népari,
00:33:38mais vous n'imaginez pas
00:33:39la dévastation
00:33:40à laquelle ça correspond.
00:33:42Donc je vous dis,
00:33:42ce régime doit être mis
00:33:43totalement à bas
00:33:44et comme je l'ai déjà
00:33:45dit plusieurs fois,
00:33:46à bas les Molas,
00:33:47à bas les Ayatollahs,
00:33:48à bas les gardiens
00:33:49de la révolution,
00:33:49à bas ce régime,
00:33:50il faut qu'on retrouve.
00:33:52Je ne suis pas...
00:33:53D'accord,
00:33:53mais la stratégie
00:33:55des frappes militaires,
00:33:56ce n'est pas ça
00:33:56qui mettra à bas le régime.
00:33:58Donald Trump a misé
00:33:58beaucoup sur le blocus
00:34:00du blocage.
00:34:00Le blocus du blocage
00:34:02du dit Croix d'Ormouz.
00:34:03Sauf que ça n'a pas
00:34:05d'effet politique en Iran.
00:34:06Vous avez tout à fait
00:34:07raison Alain.
00:34:08Trump a d'ailleurs montré
00:34:09une forme d'intelligence
00:34:11qui a surpris tout le monde
00:34:12lorsqu'il a décidé
00:34:13le blocus.
00:34:15L'Iran menaçait de bloquer.
00:34:16Et Trump a dit
00:34:17c'est nous qui allons
00:34:18contrôler le blocus
00:34:19et qui allons faire
00:34:20un blocus américain.
00:34:21Et ça a fonctionné.
00:34:23Donc l'Iran s'est retrouvé
00:34:24d'une certaine manière
00:34:25pris à son propre jeu.
00:34:26Mais ça fonctionne encore ?
00:34:27C'était très habile.
00:34:28Ça a affaiblit
00:34:28l'économie iranienne.
00:34:30Mais ça veut dire
00:34:30que les militaires américains
00:34:31qui sont très précis,
00:34:33très programmés,
00:34:34qui ont réfléchi
00:34:34à cette guerre
00:34:35depuis des semaines,
00:34:36ils ont compris aussi
00:34:37qu'elles étaient
00:34:38à la limite de leur action.
00:34:39Et ils voient très bien
00:34:40qu'une nouvelle série de frappes
00:34:41ne va pas régler le problème.
00:34:43Donc on peut tenir
00:34:43un discours apocalyptique.
00:34:45Mais la réalité d'aujourd'hui...
00:34:47Si le blocus du blocus
00:34:48fonctionne,
00:34:49les Américains
00:34:50peuvent attendre encore.
00:34:52Et le Dow Jones
00:34:52est au plus haut.
00:34:53La bourse américaine
00:34:54est au plus haut.
00:34:54Les Américains peuvent attendre.
00:34:55La bourse est au plus haut
00:34:56et l'essence aussi.
00:34:57L'Iran a plus à perdre
00:34:58de ce blocus
00:34:59que les Américains.
00:35:00Si vous voulez,
00:35:00moi quand j'entends dire
00:35:01qu'on peut se permettre
00:35:02de perdre encore 25%
00:35:04sur le prix,
00:35:05enfin augmenter l'essence
00:35:0725%,
00:35:08une crise économique,
00:35:09la récession,
00:35:10le chômage, etc.
00:35:11Je trouve que c'est un discours
00:35:12extrêmement inquiétant
00:35:14et qui manque de prudence
00:35:15parce qu'on est dans un monde
00:35:16qui va déjà assez mal
00:35:17sur le plan économique.
00:35:18Le chômage en France
00:35:18n'est pas uniquement lié
00:35:19à ce qui se passe
00:35:20sur le détroit d'envoi.
00:35:20Il ne faut pas...
00:35:20Non, non, mais imaginez
00:35:22une récession globale.
00:35:23La récession est à nos portes.
00:35:26Si le prix de l'essence
00:35:27augmente encore,
00:35:29eh bien ça veut dire
00:35:29chômage,
00:35:31récession
00:35:31et déstabilisation.
00:35:33Et déstabilisation
00:35:34au-delà de l'Europe,
00:35:34pas avec les missiles iraniens
00:35:35mais avec le poids
00:35:36de la faille économique.
00:35:36Et si on laisse l'Iran
00:35:37avoir des missiles
00:35:38qui vont jusqu'à nous toucher
00:35:39à Paris,
00:35:40je peux dire que
00:35:40ce n'est pas une récession.
00:35:41de laisser l'Iran
00:35:42avoir des missiles.
00:35:43Trump l'a dit lui-même.
00:35:44Il n'est pas question
00:35:45que l'Iran ait l'arme nucléaire.
00:35:47Non, mais je ne parle pas nucléaire.
00:35:47Si on les laisse avoir
00:35:48des missiles balistiques,
00:35:49ils ont réussi.
00:35:51Je pense que les Israéliennes,
00:35:52d'ailleurs les Israéliens
00:35:53le disent eux-mêmes,
00:35:54l'Iran,
00:35:55avec les frappes
00:35:56de juin 2025
00:35:57et du début de l'année 2026,
00:36:00je dirais,
00:36:01ont accumulé tellement
00:36:04de destruction
00:36:05que leur programme nucléaire
00:36:07est anéanti
00:36:07pour les 5 à 10 prochaines années.
00:36:09Il n'y a pas que le nucléaire ?
00:36:10Et donc, si vous voulez,
00:36:10la menace iranienne,
00:36:11elle n'est pas imminente.
00:36:13Qu'elle soit,
00:36:14qu'elle l'ait été...
00:36:14Oui, mais l'idée,
00:36:15ce n'était pas de refaire
00:36:15la guerre tous les 5 ans,
00:36:16je comprends bien aussi
00:36:17l'un côté des Américains.
00:36:18Ce qui se passera dans 5 ans,
00:36:19vous êtes sans doute
00:36:20mieux placé pour moi
00:36:21de le dire,
00:36:21mais moi, personnellement,
00:36:22je préférerais avoir
00:36:23une solution rapide
00:36:24pour relancer
00:36:25l'économie mondiale,
00:36:27empêcher l'Iran
00:36:27effectivement de développer
00:36:28et les missiles balistiques
00:36:29et le nucléaire,
00:36:32certes,
00:36:32mais pas au prix
00:36:33d'une guerre
00:36:34qui serait dévastatrice,
00:36:35pas simplement pour l'Iran,
00:36:37mais pour le monde entier.
00:36:37Cette guerre aurait dû être menée
00:36:39il y a déjà bien longtemps,
00:36:40elle a été refusée
00:36:41et repoussée
00:36:41par tous les dirigeants américains
00:36:43qui ont précédé,
00:36:44que ce soit Obama,
00:36:45Biden,
00:36:46Trump 1
00:36:47et donc maintenant
00:36:49Trump 2
00:36:50mènent ce combat
00:36:51et si on laisse passer,
00:36:52regardez les missiles
00:36:53qui sont allés toucher
00:36:53et qui ont fait
00:36:54ces 2000 kilomètres,
00:36:55si on les laisse développer
00:36:56leur balistique,
00:36:56si on leur donne
00:36:57les moyens et l'argent,
00:36:58non seulement,
00:36:59non seulement,
00:37:00on risque d'avoir
00:37:00des missiles balistiques
00:37:02en Europe,
00:37:03mais en plus...
00:37:04C'est l'intérêt
00:37:04de tirer des missiles balistiques
00:37:05sur l'Europe ?
00:37:06Mais on a affaire
00:37:06à un régime,
00:37:07vous savez,
00:37:07vous êtes rationnel,
00:37:08Alain,
00:37:09on a affaire
00:37:10à un régime apocalyptique.
00:37:11Pourquoi se sont-ils
00:37:12mis à tirer
00:37:13des missiles,
00:37:14un drone
00:37:15sur une centrale
00:37:16nucléaire
00:37:16à Abu Dhabi
00:37:17alors qu'ils ne sont
00:37:18qu'à quelques centaines
00:37:19de kilomètres ?
00:37:20Vous imaginez le dégât,
00:37:21je dirais,
00:37:22écologique,
00:37:23dangereux de radioactivité ?
00:37:24Donc ces gens-là
00:37:25sont totalement irrationnels.
00:37:26Donc c'est pour ça
00:37:26que je dis qu'il est temps
00:37:27de se débarrasser
00:37:28de ces gens-là
00:37:29et de revenir sur une planète
00:37:30avec des gens rationnels.
00:37:32Je ne sais pas,
00:37:32je ne restais pas avec vous,
00:37:33on disait que Taïwan,
00:37:34j'étais avec Mme Gallichet
00:37:35qui disait que Taïwan
00:37:36a accepté de démanteler
00:37:37son programme nucléaire.
00:37:40Effectivement !
00:37:41Mais enfin,
00:37:41Taïwan,
00:37:41ce sont des gens raisonnables,
00:37:43ce sont des gens cartésiens,
00:37:44ce ne sont pas des gens
00:37:45qui ont une vision apocalyptique
00:37:46du nouveau Madi
00:37:48qui doit renverser
00:37:49et qui doit convertir
00:37:50toute la planète
00:37:50au chiisme.
00:37:51C'est ça,
00:37:52ce sont les gens
00:37:53à qui on a affaire
00:37:53et c'est pour ça que
00:37:55vous voyez bien
00:37:55que tous les pays du Golfe...
00:37:56Je n'ai jamais envie de dire
00:37:57que Taïwan avait développé
00:37:58l'arme nucléaire.
00:37:58Je suis désolé,
00:38:00Mme Gallichet l'a écrit.
00:38:00Non, Taïwan était
00:38:01à travailler sur la militaire.
00:38:03Il faut vérifier
00:38:03cette information.
00:38:04C'est factuel.
00:38:05Je la conteste.
00:38:06Je vous garantis,
00:38:07Ulisse,
00:38:08Jamais la Chine
00:38:09n'aurait laissé faire ça.
00:38:10Taïwan a développé
00:38:11un programme nucléaire
00:38:11qui a été arrêté
00:38:13avec l'aide des États-Unis.
00:38:14Vous pourrez vérifier
00:38:15avec Mme Gallichet
00:38:16quand vous la revirez.
00:38:17En tout cas,
00:38:17aujourd'hui,
00:38:18si vous voulez,
00:38:18on est dans une situation
00:38:19où il y a deux fronts,
00:38:20n'oublions pas.
00:38:21Il y a le front iranien
00:38:22et il y a le front au Liban
00:38:24sur lequel Israël
00:38:26continue de progresser
00:38:28et a même lancé hier
00:38:29une nouvelle offensive
00:38:30avec de nouveaux moyens
00:38:31et en particulier
00:38:32des troupes au sol
00:38:33avec la volonté
00:38:34si vous voulez,
00:38:35d'éliminer un maximum
00:38:37les infrastructures
00:38:38du Hezbollah.
00:38:39Et là,
00:38:39ce qu'on peut dire,
00:38:40c'est que Trump,
00:38:41s'il tient à respecter
00:38:42le cessez-le-feu
00:38:42avec l'Iran,
00:38:44laisse faire Netanyahou
00:38:45en Israël.
00:38:46Donc,
00:38:47on voit bien,
00:38:47si vous voulez,
00:38:49le fait que Israël
00:38:50accélère la cadence.
00:38:51Ça veut dire que,
00:38:52du point de vue
00:38:53de Netanyahou,
00:38:54on a compris
00:38:54que la guerre en Iran
00:38:55allait se terminer
00:38:56et qu'il fallait,
00:38:57je dirais,
00:38:57accélérer
00:38:58les bombardements
00:39:00au sud de Liban
00:39:01avant que Trump
00:39:02ne signe
00:39:02la fin des opérations.
00:39:04Ce qui prouve bien
00:39:05que le Hezbollah
00:39:06n'est pas une milice
00:39:07libanaise,
00:39:08mais une milice iranienne,
00:39:10une armée délocalisée
00:39:11iranienne
00:39:12qui est placée au Liban
00:39:13et qui déstabilise ce pays.
00:39:14N'oubliez pas une chose,
00:39:15si le Hezbollah
00:39:16se retire,
00:39:17se démilitarise,
00:39:18il n'y a plus de guerre
00:39:18avec Israël
00:39:19et le Liban
00:39:20rentre effectivement
00:39:21dans les accords d'Abraham,
00:39:22ce qui n'a pour moi
00:39:23aucun sens
00:39:24quand on parle du Qatar
00:39:25ou d'autres pays.
00:39:25Mais en revanche,
00:39:26le Liban peut arriver
00:39:27à la paix demain
00:39:28si le Hezbollah s'arrête.
00:39:29Si Israël se retire
00:39:30du sud Liban,
00:39:31Israël est détruit.
00:39:32Si le Hezbollah
00:39:33se retire des armes,
00:39:34c'est la paix.
00:39:34C'est aussi simple que ça.
00:39:37En attendant,
00:39:38en attendant...
00:39:38Je suis sceptique.
00:39:39Oui, bien sûr,
00:39:40mais sauf qu'en attendant,
00:39:41il faut sortir de ce conflit.
00:39:43Oui.
00:39:43Et c'est là,
00:39:45pour le moment,
00:39:46c'est le choix
00:39:47que doit faire Donald Trump
00:39:48parce que c'est à lui
00:39:48de faire ce choix.
00:39:50C'est lui aujourd'hui
00:39:51qui a eu la maîtrise militaire,
00:39:53c'est lui qui a lancé la guerre
00:39:55ou forcé par Benjamin Netanyahou
00:39:57ou pas.
00:39:58Et donc là maintenant,
00:39:58c'est à lui de décider
00:40:00qu'est-ce qu'on fait.
00:40:01Est-ce que ça continue ?
00:40:02Est-ce qu'il s'enlise ?
00:40:03À un moment,
00:40:03son opinion,
00:40:04qui est contre cette guerre
00:40:05d'ailleurs majoritairement,
00:40:06les Américains sont contre cette guerre.
00:40:08Donc c'est à lui
00:40:09à essayer de sortir
00:40:09de la moins mauvaise
00:40:10des manières possibles.
00:40:11C'est tout le problème.
00:40:13Ça n'est pas un point central.
00:40:14Aux Etats-Unis,
00:40:14encore une fois,
00:40:15et vous parlez...
00:40:17Les gens sont contre...
00:40:17Si on leur pose la question
00:40:18est-ce que vous êtes pour
00:40:19ou contre cette guerre ?
00:40:20Ils sont contre,
00:40:21mais ça n'est pas un point central.
00:40:22Ça n'est pas.
00:40:22Non mais bien sûr.
00:40:23Vous savez,
00:40:23aujourd'hui,
00:40:23on en parle beaucoup en Europe.
00:40:24On en parle moins aux Etats-Unis
00:40:26que chez nous.
00:40:26C'est exactement ça.
00:40:26Non mais bien sûr,
00:40:27sauf que son opinion,
00:40:28même si elle n'en parle pas,
00:40:29quand elle passe à la pompe,
00:40:30elle sait à quoi c'est dû.
00:40:31Oui.
00:40:31Donc ça,
00:40:32c'est une certitude
00:40:33pour les Américains.
00:40:34Vous avez entièrement raison.
00:40:35Le galon n'a jamais été aussi haut.
00:40:37Vous avez entièrement raison là-dessus,
00:40:38mais ça n'est pas...
00:40:39Parallèlement à ça,
00:40:40vous avez une chute
00:40:41de la criminalité.
00:40:41Trump veut rester dans l'histoire,
00:40:43certes,
00:40:43en ayant peut-être éradiqué
00:40:44le régime iranien,
00:40:45mais il ne veut pas être non plus
00:40:46le président
00:40:46qui aura été pendant des mois
00:40:48celui qui aura fait décent
00:40:49sera été au plus haut aux Etats-Unis.
00:40:51On ne peut pas dire
00:40:51qu'aux Etats-Unis,
00:40:52on ne parle pas de la guerre
00:40:54avec l'Iran.
00:40:55Je veux dire,
00:40:55les actualités américaines...
00:40:56Ce n'est pas le sujet préoccupe...
00:40:58Non, mais sur les chaînes
00:40:59tous les jours,
00:41:00ça n'est pas...
00:41:00Attendez,
00:41:01c'est une guerre
00:41:02qui dure maintenant
00:41:03depuis le 28 février.
00:41:04C'est une guerre
00:41:05qui s'est traduite
00:41:07par un engagement
00:41:08qui est le plus grand engagement
00:41:10de l'Amérique
00:41:10depuis la guerre du Golfe.
00:41:12Certes,
00:41:13sans les troupes au sol,
00:41:14mais quand même
00:41:14qui est assez phénoménale.
00:41:16Et les Américains
00:41:17savent très bien
00:41:17que leur pays est entré
00:41:18dans une guerre
00:41:19dont l'issue est incertaine.
00:41:20Et ce que se dit
00:41:21l'opinion publique américaine,
00:41:23c'est quels sont les objectifs,
00:41:25est-ce qu'ils ont été atteints
00:41:26et quand est-ce que ça se termine ?
00:41:27Et quand on sait
00:41:28que Trump a été élu
00:41:30en disant
00:41:31qu'il voulait mettre fin
00:41:32à toutes les guerres américaines,
00:41:34que ce soit l'Afghanistan,
00:41:35l'Irak,
00:41:36la Syrie,
00:41:37etc.,
00:41:37aujourd'hui,
00:41:38il est confronté
00:41:39à une guerre
00:41:39qui dure beaucoup plus longtemps
00:41:40qu'il ne l'avait envisagée.
00:41:41Donc, les Américains,
00:41:43globalement,
00:41:43seraient absolument ravis
00:41:45d'en finir
00:41:45avec ce conflit
00:41:46et de penser à autre chose
00:41:48et notamment
00:41:48au prix de l'essence
00:41:50et à l'économie.
00:41:51Mais il y a aussi autre chose.
00:41:52Regardez,
00:41:52vous avez parfaitement...
00:41:53Tout à l'heure,
00:41:53vous avez parlé
00:41:54des primaires américaines,
00:41:55des primaires,
00:41:56des sénatoriales
00:41:57et de certains congressmen.
00:41:59Vous voyez bien
00:41:59que tous les candidats,
00:42:00100% des candidats
00:42:02qui ont été soutenus
00:42:03par Donald Trump
00:42:03ont gagné,
00:42:04ont même fait perdre
00:42:05des sénateurs
00:42:06qui étaient établis.
00:42:07Donc, vous voyez bien
00:42:07que le soutien
00:42:08à Donald Trump
00:42:09est quand même assez fort
00:42:10aux États-Unis,
00:42:11contrairement à ce qu'on entend.
00:42:12Il reste très fort
00:42:13dans la base
00:42:14du parti républicain.
00:42:16Mais il n'est pas fort
00:42:17dans l'ensemble de l'opinion.
00:42:18Les taux de popularité
00:42:19de Donald Trump
00:42:20sont les plus bas
00:42:21de l'histoire des États-Unis
00:42:22depuis la Seconde Guerre mondiale,
00:42:24au bout d'une année de mandat.
00:42:25– Oui, mais justement,
00:42:26pour lui,
00:42:27il a plutôt intérêt
00:42:28à obtenir une victoire sur place.
00:42:29Si les troupes américaines
00:42:32rentrent à la maison,
00:42:34finalement,
00:42:35le régime est toujours là,
00:42:37le détroit d'Ormouz
00:42:37est sous pavillon iranien
00:42:40et le nucléaire,
00:42:41le stock d'uranium
00:42:41est toujours sur place,
00:42:42je ne suis pas sûr
00:42:43que la popularité
00:42:44va remonter.
00:42:44De dire qu'on arrête la guerre,
00:42:46ce ne sera pas.
00:42:46– C'est bien pour ça
00:42:47qu'on parle d'un piège
00:42:48et finalement,
00:42:49d'une opération,
00:42:51je dirais presque catastrophique
00:42:52pour Donald Trump,
00:42:53qui a engagé une guerre
00:42:54avec des objectifs
00:42:55qui ne sont pas atteints.
00:42:56Et donc, aujourd'hui,
00:42:57il va devoir le justifier
00:42:58et c'est pour cela
00:43:00qu'il est attaqué
00:43:01de façon féroce
00:43:03et brutale,
00:43:03violente,
00:43:04par son propre camp
00:43:05au sein du Parti républicain.
00:43:06– Mais la popularité
00:43:07ne le remontra pas
00:43:07si il capitule.
00:43:09– Qui aujourd'hui dénonce
00:43:11un accord qui se ferait
00:43:12au détriment
00:43:13du prestige de l'Amérique.
00:43:14Donc, si vous voulez,
00:43:15on est en situation
00:43:15qui est extrêmement difficile
00:43:17en fait pour Donald Trump
00:43:18et la seule façon
00:43:19d'en sortir,
00:43:20c'est de trouver
00:43:20un bon accord avec l'Iran
00:43:22qui permet de sauver la face.
00:43:24de dire qu'il a gagné
00:43:25en quelque sorte.
00:43:26Les Iraniens devront oser
00:43:27qu'ils n'ont pas perdu.
00:43:28– C'est de gagner.
00:43:28Et moi-même,
00:43:29je ne viendrai pas ici
00:43:30défendre un accord.
00:43:31Je ne viendrai pas,
00:43:32vous ne m'inviterez,
00:43:32et je ne viendrai pas
00:43:33pour dire,
00:43:34oui, c'est super,
00:43:34les étroits d'Ormuz
00:43:35et les États-Iraniens,
00:43:36on leur rend 20 milliards,
00:43:37on leur laisse le balistique,
00:43:38on leur laisse le nucléaire.
00:43:39– Ce serait un échec pour vous ?
00:43:40– Ce n'est pas un échec,
00:43:41ce serait une capitulation totale,
00:43:42ce serait une catastrophe
00:43:44et je vous dis objectivement,
00:43:45j'enlève ma cravate orange-rouge,
00:43:47tout ce que vous voulez
00:43:48et je change de parti.
00:43:48– Et d'ailleurs,
00:43:49à ce moment-là,
00:43:49tout le monde dira
00:43:50Trump a capitulé.
00:43:51– Absolument,
00:43:52et c'est les élections,
00:43:53il fera bien…
00:43:53– C'est 6-0, 6-0,
00:43:55c'est bien le problème
00:43:56auquel il est confronté,
00:43:58c'est-à-dire l'échec
00:43:59et le fait
00:44:00qu'il n'a pas atteint
00:44:01les objectifs.
00:44:01– Mais c'est pour ça
00:44:02que quand vous dites
00:44:03l'accord à tout prix,
00:44:04on peut penser que non,
00:44:05il ne signera pas
00:44:05d'accord à tout prix.
00:44:06– Quelle est l'alternative ?
00:44:07De continuer la guerre ?
00:44:08– Gagner,
00:44:09vous savez la différence ?
00:44:10Écoutez-moi bien,
00:44:12les seules guerres
00:44:13qui se sont arrêtées,
00:44:13ce sont des guerres
00:44:14qui se sont arrêtées
00:44:15par une victoire totale.
00:44:16Regardez comment les Allemands
00:44:17ont capitulé,
00:44:18comment les Japonais
00:44:19ont capitulé.
00:44:19Donc si on laisse comme ça
00:44:21ces mots-là…
00:44:23– Et pourquoi les Allemands
00:44:23ont été capitulés ?
00:44:24– Il y a eu la bombe atomique.
00:44:26– Oui, mais les Allemands
00:44:27n'ont pas été atomisés.
00:44:27– On n'est pas du tout
00:44:28dans cette perspective-là, Philippe.
00:44:30– Oui, d'accord,
00:44:30les Allemands n'ont pas été atomisés.
00:44:32– D'accord, mais on peut…
00:44:32– Alors on va écouter
00:44:34le ministre de la Défense.
00:44:36– De la guerre.
00:44:36– De la guerre.
00:44:36– Oui, votre héros.
00:44:37Mon ami.
00:44:40– Que ce soit pour la guerre
00:44:42de 12 jours,
00:44:42l'opération Midnight Hammer,
00:44:44vous avez créé
00:44:44les conditions nécessaires
00:44:45pour garantir
00:44:47que les Américains
00:44:47et le monde entier
00:44:48soient préservés
00:44:49de ces menaces.
00:44:51Donc quand vous avez lancé
00:44:52l'opération Epic Fury,
00:44:55nous n'avons pas fait les choses
00:44:56comme on les a faites
00:44:57sur les dernières décennies
00:44:58en Irak, en Afghanistan,
00:45:00la façon dont on a pu faire
00:45:01la guerre
00:45:01par le passé,
00:45:02vous avez dit
00:45:03on va être intelligents,
00:45:04on va utiliser
00:45:06la force maximale
00:45:07et on va les mettre
00:45:07à genoux.
00:45:08Donc que ce soit
00:45:09leur marine
00:45:09qui est maintenant
00:45:10au fond du Golfe Persique,
00:45:11leur force aérienne,
00:45:13leur base industrielle,
00:45:15ils ont peut-être
00:45:15des missiles,
00:45:16mais ils ne peuvent
00:45:16plus en construire,
00:45:17ils ne peuvent plus
00:45:18construire de drones
00:45:18ni de navires.
00:45:21Donc maintenant,
00:45:22ils supplient
00:45:23de négocier
00:45:24et donc Steve, Jared,
00:45:25d'autres
00:45:26font partie
00:45:27de ces négociations
00:45:28et pendant ce temps-là,
00:45:29nous avons installé
00:45:30un blocus extraordinaire
00:45:32et ils n'ont pu
00:45:33faire rien entrer,
00:45:34rien sortir
00:45:34des ports iraniens.
00:45:35Et ça,
00:45:36on le sait grâce
00:45:36à nos renseignements,
00:45:38leur économie
00:45:39s'est complètement effondrée
00:45:41puisqu'elle dépend
00:45:43beaucoup
00:45:43du commerce maritime.
00:45:45Donc grâce
00:45:45aux efforts
00:45:46de vos négociateurs,
00:45:48maintenant,
00:45:49nous allons garantir
00:45:49qu'il n'y ait jamais
00:45:50d'armes nucléaires
00:45:51ou alors qu'il faudra
00:45:52revenir au ministère
00:45:53de la guerre
00:45:53et finir le travail
00:45:54qu'on a commencé
00:45:54et nous sommes prêts
00:45:55à le faire.
00:45:57Même ce qu'on a fait
00:45:59sur la flotte
00:46:02fantôme iranienne,
00:46:04nous avons agi
00:46:05pour pouvoir
00:46:07détruire leur économie.
00:46:08Et tout cela
00:46:09est possible
00:46:09grâce aux investissements
00:46:11que vous avez faits
00:46:12dans ce ministère.
00:46:14Pour la deuxième année
00:46:16consécutive,
00:46:17nous avons des niveaux
00:46:18de recrutement record
00:46:20dans l'armée.
00:46:21C'était déjà
00:46:22qu'à l'année dernière,
00:46:23cette année,
00:46:23c'est encore plus le cas.
00:46:24Les Américains
00:46:24se réjouissent de voir
00:46:26ce que nous faisons
00:46:26d'un point de vue militaire.
00:46:28Notre base industrielle
00:46:29a été fortement renforcée
00:46:30avec des milliers
00:46:31de dollars d'investissement,
00:46:33plus de 50 milliards
00:46:34d'investissement,
00:46:35avec de nouvelles usines,
00:46:36de nouvelles lignes
00:46:37de production.
00:46:38Nous avons maintenant
00:46:38des armes
00:46:39plus rapidement
00:46:40que par le passé
00:46:41et vous êtes engagés
00:46:43à investir
00:46:44plus de 1 500 milliards
00:46:46de dollars
00:46:46dans le ministère
00:46:47et cela signifie
00:46:48qu'il y aura également
00:46:49plus d'emplois
00:46:49pour construire
00:46:51des F-27,
00:46:52des B-21.
00:46:53Nous allons construire
00:46:55des millions
00:46:56de drones également
00:46:58et nous allons
00:47:00faire tout cela
00:47:01plus rapidement
00:47:03que nous le croyons possible
00:47:04et pour moins cher.
00:47:06Vous avez vu
00:47:07ce que nous sommes
00:47:08capables de faire.
00:47:15nous avons pu mener
00:47:19des opérations
00:47:21extrêmement importantes,
00:47:23notamment avec le Venezuela.
00:47:25Nous avons une frontière
00:47:25qui est sécurisée
00:47:26maintenant dans le sud.
00:47:28Nous sommes maintenant
00:47:28en guerre contre les cartels
00:47:29grâce à notre coalition
00:47:31contre les cartels.
00:47:32Le Venezuela va participer
00:47:33également à cela.
00:47:35pour vous donner une idée
00:47:36de l'engagement
00:47:37de notre président.
00:47:39Je peux vous dire
00:47:40qu'il y a un an,
00:47:41le président a entendu
00:47:42l'appel des chrétiens
00:47:45du Nigeria
00:47:45qui étaient attaqués
00:47:48et il a dit
00:47:49je veux que le ministère
00:47:49de la guerre
00:47:50se concentre sur ce sujet
00:47:51et que nous fassions
00:47:51tout ce que nous pouvons
00:47:52pour protéger ces chrétiens.
00:47:54Des partenariats comme cela
00:47:54peuvent prendre du temps
00:47:55et cela se passe en police
00:47:56mais il n'a jamais abandonné.
00:47:58Et maintenant,
00:47:59nous avons fait ce qu'il faut.
00:48:00Bien sûr,
00:48:01nous n'avons pas
00:48:02communiqué là-dessus
00:48:03mais nous avons pu tuer
00:48:04le numéro 2
00:48:08de l'État islamique.
00:48:11Nous avons pu cibler
00:48:13des centaines de membres
00:48:14de l'État islamique
00:48:15qui s'attaquaient
00:48:17à des chrétiens
00:48:18dans le Nigeria.
00:48:18Donc il y a beaucoup de choses
00:48:19que l'on fait,
00:48:20que l'on voit dans les médias
00:48:21mais il y a également
00:48:21un certain nombre de choses
00:48:23qui sont faites en coulisses
00:48:24par le président
00:48:24au nom du peuple américain
00:48:26et on peut le remercier
00:48:27pour cela.
00:48:29Merci.
00:48:31Sur les chiffres
00:48:33du recrutement,
00:48:35nous sommes très fiers
00:48:36puisque pendant 4 ans,
00:48:37les administrations
00:48:38ne pouvaient pas
00:48:39réussir
00:48:39à faire le recrutement
00:48:41nécessaire
00:48:41ni dans la police
00:48:42ni chez les pompiers.
00:48:45Donc on avait du mal
00:48:46à trouver du personnel
00:48:47en uniforme.
00:48:49Il y avait des chiffres
00:48:50records sous Biden.
00:48:52Bonsoir à tous.
00:48:53Voilà pour ces longs
00:48:55discours préliminaires
00:48:56autour de Donald Trump
00:48:57ce soir à la Maison Blanche,
00:48:58le président américain
00:48:59qui réunit son équipe,
00:49:01beaucoup de choses
00:49:01dans ce que dit Donald Trump
00:49:02et d'ailleurs pas toujours
00:49:03en lien avec le conflit
00:49:05au Moyen-Orient.
00:49:06Si vous nous rejoignez
00:49:07à 18h45 sur BFMTV,
00:49:09d'abord soyez les bienvenus
00:49:10et ensuite on va tout de suite
00:49:12aller retrouver Antoine Hollard
00:49:13qui suit lui aussi
00:49:14cette réunion à la Maison Blanche.
00:49:16Antoine, je disais,
00:49:17il y a beaucoup de choses
00:49:17dans ce que dit Donald Trump,
00:49:19beaucoup de choses
00:49:19qui n'ont absolument
00:49:20aucun rapport
00:49:21avec la guerre en Iran.
00:49:22Il a parlé tout à l'heure
00:49:23du prix des médicaments.
00:49:25Qu'est-ce que vous,
00:49:26Antoine,
00:49:26vous arrivez à comprendre
00:49:27de ce que dit ce soir
00:49:28le président américain ?
00:49:33Écoutez, il faut bien voir
00:49:34une chose,
00:49:34c'est que ces conseils
00:49:35des ministres
00:49:35sous Donald Trump,
00:49:36ça n'est pas du tout
00:49:37le lieu où l'on prend
00:49:38les grandes décisions.
00:49:38En fait, c'est un grand spectacle,
00:49:40une grande opération
00:49:41de communication.
00:49:42Vous l'avez vu,
00:49:42les caméras sont présentes
00:49:43du début à la fin.
00:49:44Elles filment l'intégralité
00:49:45de la réunion
00:49:46qui est retransmise
00:49:47d'ailleurs en direct
00:49:48parfois sur certaines
00:49:49chaînes info.
00:49:50Et donc c'est l'occasion
00:49:51pour Donald Trump
00:49:51de faire passer des messages
00:49:53et surtout de vanter
00:49:54son action.
00:49:55C'est donc ce qu'il a fait
00:49:56tout à l'heure
00:49:56en vantant son action
00:49:58sur le pouvoir d'achat
00:49:59en disant que grâce à lui
00:50:00le prix des médicaments
00:50:00a baissé.
00:50:01L'occasion de vanter son action
00:50:02un petit peu en Iran,
00:50:03il en a parlé un petit peu
00:50:04mais pas tant que ça
00:50:05pour expliquer
00:50:06qu'il n'était pas satisfait
00:50:07pour le moment
00:50:09du résultat des négociations.
00:50:10Son ministre des Affaires étrangères,
00:50:12Marco Rubio,
00:50:12en a un peu remis une couche
00:50:13en disant que la diplomatie
00:50:14reste l'option privilégiée
00:50:16par le président américain
00:50:17pour régler le conflit
00:50:18mais qu'il y a d'autres options
00:50:19à disposition.
00:50:20Sous-entendu,
00:50:24il connaît néanmoins
00:50:24qu'il y a eu des progrès
00:50:25qui ont été accomplis.
00:50:26Il dit qu'il faudra voir
00:50:27si ces progrès se confirment
00:50:28dans les prochaines heures
00:50:30ou les prochains jours
00:50:31mais globalement
00:50:31on sent que le ton
00:50:32est un petit peu moins optimiste
00:50:33que le week-end dernier
00:50:35lorsque l'administration Trump
00:50:36expliquait que l'accord
00:50:37était à portée de main.
00:50:39Et puis,
00:50:39ce qui a été frappant aussi
00:50:40pendant ce tour de table
00:50:43qui n'est pas encore terminé,
00:50:44c'est que Donald Trump
00:50:44a fait un très très long monologue
00:50:46sur les travaux
00:50:47qu'il a lancés
00:50:48autour du Lincoln Memorial.
00:50:50C'est un bâtiment,
00:50:51un monument ici
00:50:51au centre de Washington.
00:50:52Il y a un bassin
00:50:54de rénover à grands frais
00:50:55et il a parlé
00:50:56pendant de très très longues minutes
00:50:57en détail
00:50:58sur l'avancée de ses travaux.
00:51:01On sent que c'est un sujet
00:51:02qui le passionne vraiment,
00:51:03peut-être plus même
00:51:04que la guerre en Iran.
00:51:06Globalement,
00:51:07le message aussi
00:51:07en tout cas sur la guerre en Iran
00:51:08que l'administration
00:51:09veut faire passer,
00:51:10c'est que Donald Trump
00:51:10n'acceptera pas un accord au rabais.
00:51:13Et ça, c'est un message important
00:51:14pour l'administration
00:51:14au moment où il y a des doutes
00:51:16qui s'expriment aux Etats-Unis,
00:51:18notamment dans le camp républicain
00:51:19sur le fait que Trump
00:51:20pourrait lâcher trop de l'Est
00:51:21et accepter un mauvais accord
00:51:23pour sortir au plus vite
00:51:24du bourbier iranien.
00:51:25Merci Antoine.
00:51:26On vous laisse sous votre parapluie
00:51:27continuer à surveiller
00:51:28ce qui se passe
00:51:29à l'intérieur de la Maison-Blanche
00:51:30et vous nous rappelez évidemment
00:51:31s'il y a des choses intéressantes
00:51:32à nous dire.
00:51:33On va en parler ce soir
00:51:34avec Gilles Kepel.
00:51:35Bonsoir.
00:51:35Bonsoir.
00:51:36Professeur émérite des universités,
00:51:37spécialiste du Moyen-Orient,
00:51:39Louis Gauthier.
00:51:39Bonsoir.
00:51:40Ancien secrétaire général
00:51:41de la Défense
00:51:42et de la Sécurité Nationale
00:51:44et avec Ulysse Gosset,
00:51:46bien sûr, à mes côtés.
00:51:47Bonsoir.
00:51:47Bonsoir Ulysse.
00:51:48Pour ceux qui n'ont pas suivi
00:51:50ces 20-30 minutes de discours
00:51:52de Pete Exced,
00:51:53de Marco Rubio,
00:51:54de Donald Trump
00:51:54avant donc cette réunion
00:51:56qualifiée comme une réunion
00:51:57de crise à la Maison-Blanche,
00:51:58on a donc parlé
00:51:59de la rénovation
00:52:00de la Maison-Blanche,
00:52:00du prix des médicaments,
00:52:02de Cuba,
00:52:03de plein de choses.
00:52:03Le mot Iran,
00:52:04d'ailleurs Donald Trump
00:52:05a confondu Iran et Venezuela
00:52:07à un moment.
00:52:08On a presque l'impression,
00:52:10Gilles Kepel,
00:52:11si on arrivait aujourd'hui
00:52:12que les États-Unis
00:52:14ne sont plus en guerre.
00:52:15Oui, c'est tout à fait curieux.
00:52:17il est dans une espèce
00:52:18à la fois d'hystérisation
00:52:19et de déni,
00:52:21comme si ce qui se passait
00:52:24en Iran
00:52:25faisait partie
00:52:27de la fantasmatique
00:52:28qui est la sienne.
00:52:29Or, la situation en Iran
00:52:31n'est pas tout à fait
00:52:32celle-là,
00:52:33puisque,
00:52:34d'une certaine manière,
00:52:36les États-Unis,
00:52:36aujourd'hui,
00:52:37ont perdu l'initiative.
00:52:41Ce sont les Iraniens
00:52:43qui sont en train
00:52:44de faire monter
00:52:44les enchères,
00:52:47et qui,
00:52:48en particulier,
00:52:50se trouvent
00:52:51dans une situation
00:52:52où, par exemple,
00:52:53ils négocient
00:52:54avec le Qatar
00:52:55d'obtenir
00:52:5712 milliards
00:52:58d'avance
00:52:59sur des dommages
00:53:01de guerre.
00:53:02Les Qataris
00:53:02se font déclarer
00:53:04prêts à payer
00:53:05pour éviter
00:53:06des conflits
00:53:07avec l'Iran
00:53:07à l'avenir.
00:53:10on est dans
00:53:11quelque chose
00:53:12qui ne correspond
00:53:13pas du tout
00:53:14aux plans
00:53:15qui étaient
00:53:16les plans
00:53:16de la Maison-Blanche
00:53:18et on a
00:53:19ce discours
00:53:20qui donne
00:53:21le sentiment
00:53:22un peu
00:53:22de tournoi.
00:53:23un jour sans fin.
00:53:23Oui,
00:53:24et qui est quand même
00:53:25assez décousu.
00:53:26On a un peu du mal
00:53:27à comprendre
00:53:28de quoi il s'agit,
00:53:29même habitué
00:53:30à Trump.
00:53:32Ce qui,
00:53:34quand même,
00:53:34pose des problèmes
00:53:36aujourd'hui
00:53:37sur ce qu'est
00:53:37la puissance américaine,
00:53:40sur sa capacité
00:53:41à défendre
00:53:42ses alliés
00:53:43et à terroriser
00:53:45ses ennemis.
00:53:47Dans un contexte,
00:53:48on a quand même
00:53:48l'impression
00:53:49que jour après jour,
00:53:50les enjeux
00:53:52de politique
00:53:53intérieure
00:53:53américaine
00:53:54prennent
00:53:55le dessus.
00:53:56Cela étant,
00:53:58ces effets
00:53:59d'annonce
00:53:59perpétuellement
00:54:00contradictoires
00:54:01se traduisent
00:54:02par un effondrement
00:54:04de plus en plus
00:54:05grand dans les sondages,
00:54:06même si
00:54:06c'est un peu
00:54:08dissimulé
00:54:09aujourd'hui
00:54:09par le fait
00:54:10qu'aux primaires
00:54:12qui vont désigner
00:54:13les candidats
00:54:14républicains
00:54:14au Sénat
00:54:15ou à la Chambre
00:54:17des représentants,
00:54:19il y a un effet
00:54:20de solidarité
00:54:21qui fait
00:54:22que ce sont
00:54:22quand même
00:54:23les candidats
00:54:23trumpistes
00:54:25dans la ligne
00:54:26qui l'emportent
00:54:27plutôt
00:54:27sur ceux
00:54:28qui étaient
00:54:28dissidents.
00:54:30Mais après,
00:54:31il est possible...
00:54:31Il reste populaire
00:54:32Donald Trump,
00:54:33au moins dans son électorat,
00:54:34dans son...
00:54:34Plus ou moins,
00:54:35mais il est possible
00:54:36que tous ceux
00:54:36qui n'ont...
00:54:37Tous les républicains
00:54:38qui n'ont pas voté
00:54:39pour ces...
00:54:41Les gens
00:54:41qui suivent
00:54:42ces directions
00:54:43un peu erratiques
00:54:45se détournent
00:54:45et votent
00:54:46pour son adversaire.
00:54:47Je reprends
00:54:47deux des déclarations
00:54:48du jour.
00:54:48Il y a quelques minutes,
00:54:49vous les avez peut-être
00:54:49suivis en direct,
00:54:50sur BFMTV.
00:54:51Pityxet,
00:54:51le ministre de la guerre,
00:54:53les États-Unis sont prêts
00:54:54à finir le travail
00:54:54en Iran.
00:54:55Marco Rubio,
00:54:56la diplomatie
00:54:58reste privilégiée.
00:54:59Louis Gauthier,
00:55:00qu'est-ce qu'on fait
00:55:01de tout ça ?
00:55:01Est-ce que ça veut dire
00:55:02que Donald Trump,
00:55:03finalement,
00:55:04et son équipe
00:55:04multiplient les discussions
00:55:06qui vont...
00:55:06les phrases
00:55:07qui vont dans les deux sens,
00:55:09la guerre ou la paix,
00:55:10et que l'objectif,
00:55:11c'est juste de sortir
00:55:12de cette guerre
00:55:13sur la pointe des pieds
00:55:14le plus discrètement possible
00:55:15sans que ça se voie presque ?
00:55:16En tout cas,
00:55:17cette séance
00:55:18donne l'impression
00:55:19que l'administration Trump,
00:55:20à commencer par lui-même,
00:55:22noie le poisson.
00:55:22Ils sont dans une double nasse,
00:55:25la nasse du Golfe Persique
00:55:27et des détroits d'Ormuz,
00:55:28et maintenant,
00:55:29ce qui vient d'être dit
00:55:29à l'instant,
00:55:30dans une nasse diplomatique,
00:55:32au fond,
00:55:33les Iraniens,
00:55:34on est habitués
00:55:35à leur stratégie,
00:55:36à leur calcul diplomatique,
00:55:37ont ajouté tellement de choses
00:55:39à la négociation,
00:55:42tellement de présupposés,
00:55:44tellement de préalables,
00:55:45ont eux-mêmes déployé
00:55:46une activité diplomatique contre,
00:55:49que c'est aujourd'hui difficile,
00:55:52en tout cas pour cette administration,
00:55:54de se sortir de ces deux nasse.
00:55:56La nasse militaire,
00:55:57peut-être que c'est à raison,
00:55:58sans doute,
00:55:59de mettre en avant
00:56:01les résultats qui ont été obtenus
00:56:02sur le terrain,
00:56:03mais ces résultats,
00:56:04ils ont été obtenus
00:56:04il y a très longtemps,
00:56:06et aujourd'hui,
00:56:06de toutes les façons,
00:56:07la voie militaire
00:56:08ne ferait qu'enfoncer
00:56:11les États-Unis
00:56:12dans une guerre
00:56:13qui ne parvient pas
00:56:14à ses effets,
00:56:14et la voie diplomatique,
00:56:16c'est normal
00:56:17qu'elle soit en partie masquée,
00:56:18donc Roubio est quand même
00:56:19dans une difficulté,
00:56:22ça ne veut pas dire
00:56:23que la voie diplomatique
00:56:24ne va pas l'emporter,
00:56:26ça veut dire en revanche
00:56:27qu'il y a des prises de gages
00:56:29de part et d'autre
00:56:29dans cette négociation
00:56:31qui sont apparues récemment.
00:56:32Les avoirs iraniens,
00:56:35du côté iranien,
00:56:37la problématique
00:56:38de la liberté
00:56:39sur le Détroit,
00:56:40voire de sa co-gestion
00:56:41par Oman,
00:56:42et du côté américain,
00:56:44quelque chose
00:56:45qui est invraisemblable,
00:56:46c'est ce qu'il demande
00:56:47à ses partenaires et alliés
00:56:49d'adhérer aux accords
00:56:51d'Abraham,
00:56:51ce qui est évidemment impossible,
00:56:53donc tout ça
00:56:54vient en surplomb,
00:56:56masque une négociation
00:56:57qui à mon avis
00:56:58quand même
00:56:59avance sur le fond,
00:57:01mais bute sans doute
00:57:03sur la question
00:57:04du nucléaire,
00:57:05c'est-à-dire que je n'imagine pas
00:57:06que les américains
00:57:07puissent signer
00:57:08quelque chose aujourd'hui,
00:57:09y compris pour envoyer
00:57:10cette discussion de fond
00:57:11à un peu plus tard,
00:57:12sans avoir d'abord
00:57:13un engagement
00:57:14des iraniens
00:57:15sur cette question.
00:57:15Pendant qu'on surveille
00:57:17la Maison-Blanche,
00:57:19du côté d'Hormuz,
00:57:20absolument rien n'est réglé,
00:57:22les bateaux passent
00:57:23au rythme d'une petite vingtaine
00:57:25chaque jour,
00:57:28l'Iran dit aujourd'hui
00:57:29nous contrôlons
00:57:30et nous contrôlerons
00:57:31dans le futur
00:57:32ce détroit d'Hormuz,
00:57:34Gilles Kepel,
00:57:35est-ce qu'il est possible
00:57:35que ad vitam aeternam,
00:57:38ce détroit,
00:57:38désormais soit iranien
00:57:40et juste iranien ?
00:57:40C'est quand même
00:57:41très peu probable
00:57:42parce que c'est un enjeu mondial,
00:57:44c'est aujourd'hui
00:57:45ce que les Iraniens
00:57:47font monter
00:57:47dans la négociation
00:57:48puisque pour là
00:57:49chez Hormuz
00:57:50ça va coûter
00:57:51de plus en plus cher
00:57:52et ça coûte déjà
00:57:53au Qatar apparemment
00:57:5412 milliards de dollars
00:57:56pour faire passer
00:57:58les méthaniers
00:57:59dans le détroit
00:58:00librement.
00:58:01Il va falloir mettre ça
00:58:02tout en haut de la pile
00:58:03dans l'accord quand même.
00:58:04Oui, ils ont à mon avis
00:58:05trois clés
00:58:06qu'ils ont rajoutées
00:58:07à cette négociation
00:58:08en prenant
00:58:09la négociation au col.
00:58:11Il y a cette question
00:58:12du détroit
00:58:13et d'une régulation
00:58:14qui vous avez raison
00:58:15serait impossible
00:58:16au regard du droit international
00:58:17inacceptable
00:58:18pour les Américains.
00:58:19Il y a les avoir
00:58:20et il y a même aujourd'hui
00:58:21ce qu'ils ont ajouté
00:58:22les bases
00:58:24la demande
00:58:24les bases américaines.
00:58:26Interdire de bases américaines ?
00:58:28Voilà, tout ça
00:58:28ce sont des éléments
00:58:29qui sont rajoutés.
00:58:30Là c'est une capitulation américaine.
00:58:31Oui mais ça n'intervient
00:58:32si les Américains
00:58:32quittent le Moyen-Orient.
00:58:33Les Iraniens sont habiles
00:58:34ils ont rajouté
00:58:35des préconditions
00:58:36pour pouvoir les lâcher
00:58:37le moment opportun
00:58:38en échange
00:58:39de ce qui est pour eux
00:58:40très important
00:58:41la levée des sanctions
00:58:42sans doute immédiatement
00:58:43les avoir
00:58:44et ensuite de différer
00:58:45la question de l'Ukraine
00:58:46à une négociation
00:58:47plus tardive.
00:58:48Mais pour rentrer
00:58:49dans cette négociation
00:58:50plus tardive
00:58:50pour les Américains
00:58:51on ne peut pas lâcher
00:58:52un minimum d'accords
00:58:54sur cette question.
00:58:54Mais alors sur quoi
00:58:55il va lâcher ?
00:58:56Sur quoi il peut lâcher
00:58:57Donald Trump
00:58:58avec des échéances
00:59:01sur la scène nationale ?
00:59:02On parle du début juillet
00:59:03la fête nationale
00:59:04les 250 ans
00:59:04de l'indépendance
00:59:05les prix du baril
00:59:06la coupe du monde de foot
00:59:09il est pris
00:59:09dans une situation
00:59:10il s'est mis
00:59:11dans une situation
00:59:12épouvantable
00:59:13ce qui est probablement
00:59:14qui explique ce discours
00:59:16à forme un peu délirante
00:59:17qui part dans tous les sens
00:59:19comme si c'était
00:59:20une multiplication
00:59:21de satisfaits sites
00:59:24ponctuels
00:59:25dont la somme
00:59:26ferait une grande victoire
00:59:27mais au bout d'un moment
00:59:29ça ne marche plus.
00:59:31l'histoire des avoirs
00:59:33est très importante
00:59:34parce que
00:59:35en réalité
00:59:36Je peux vous interrompre
00:59:37pour l'instant
00:59:38c'est une formule
00:59:39qu'on utilise beaucoup
00:59:40y compris sur ce plateau
00:59:40les avoirs iraniens
00:59:41bloqués à l'étranger
00:59:42de quoi on parle ?
00:59:43Oui alors
00:59:43il y a 25 milliards
00:59:45d'avoirs iraniens
00:59:47qui ont été bloqués
00:59:48dans le cadre
00:59:48de sanctions multiples
00:59:49les iraniens exigent
00:59:52que ça leur soit
00:59:53rétrocédé
00:59:54et c'est les américains
00:59:56qui les gardent
00:59:56quelque part
00:59:57ils ne veulent pas
00:59:59Trump ne veut pas
01:00:00les rendre
01:00:00et le Qatar
01:00:02aujourd'hui
01:00:03c'est pas encore fait
01:00:05mais laisse entendre
01:00:06qu'ils peuvent
01:00:07mettre au pot
01:00:08le Qatar a un trésor
01:00:11gigantesque
01:00:11accumulé
01:00:12par la rente gazière
01:00:14qu'ils peuvent mettre
01:00:15au pot
01:00:1612 milliards de dollars
01:00:17pour donner
01:00:20aux iraniens
01:00:21l'opportunité
01:00:23de ne pas perdre
01:00:23la face
01:00:24et d'ouvrir
01:00:26le débat
01:00:2712 milliards
01:00:27qui ne sont pas
01:00:27des avoirs gelés
01:00:28ce serait un cadeau
01:00:29du Qatar
01:00:29un beau cadeau
01:00:3112 milliards
01:00:32qui serait peut-être
01:00:33la contrepartie
01:00:35d'avoir
01:00:36qui ont été bloqués
01:00:37dans le cadre
01:00:37d'une négociation
01:00:38précédente
01:00:39sur des indemnisations
01:00:41de libération d'otages
01:00:41donc ce qui aurait été bloqué
01:00:43au Qatar
01:00:44parce que les américains
01:00:45au dernier moment
01:00:46ont refusé que cet argent
01:00:47soit versé
01:00:47alors ce serait peut-être
01:00:48de l'argent qataris
01:00:49mais qui serait quelque part
01:00:50une contrepartie
01:00:51de ces sommes
01:00:52mais ce qui est important
01:00:54c'est que si l'Iran
01:00:55obtient
01:00:566, 12, 20 milliards
01:00:58c'est que
01:00:59c'est l'asphyxie
01:01:00de sa société
01:01:01et de son économie
01:01:02enfin ils ont une bouffée d'air
01:01:03donc c'est un impact
01:01:05immédiat
01:01:05ça c'est un autre enjeu
01:01:07c'est-à-dire
01:01:08aujourd'hui
01:01:09on a l'impression
01:01:10que Trump
01:01:11est parti en vrille
01:01:12si on me passait l'expression
01:01:13et que l'Iran
01:01:14est en train
01:01:15d'accumuler
01:01:15des succès
01:01:16en gros
01:01:17de joueurs d'échecs
01:01:17face à l'agent immobilier
01:01:19j'ai rien contre
01:01:19les agents immobiliers
01:01:20mais le
01:01:22comment on se fâchait
01:01:23avec tous les agents immobiliers
01:01:24qui nous gardent
01:01:24ça va
01:01:25j'ai rien
01:01:25j'ai pas d'appartement
01:01:26avant
01:01:26et les joueurs d'échecs
01:01:28heureusement
01:01:28mais l'enjeu
01:01:31c'est que
01:01:33la société iranienne
01:01:35elle tient
01:01:36pour l'instant
01:01:36parce qu'il y a
01:01:37cette espèce de tension
01:01:38militaire gigantesque
01:01:40je vous interromps
01:01:40priorité au direct
01:01:41Donald Trump
01:01:42à la maison blanche
01:01:42le détroit sera ouvert
01:01:45à tous
01:01:46qui le contrôlerait ?
01:01:47ce sont les eaux internationales
01:01:48personne ne le contrôlera
01:01:51nous surveillerons
01:01:52mais personne ne le contrôlera
01:01:54cela fait partie
01:01:55des négociations
01:01:56ils aimeraient pouvoir
01:01:56le contrôler
01:01:57mais personne ne pourra
01:01:58prendre le contrôle
01:01:58de ce détroit
01:01:59des eaux internationales
01:02:01et Oman se comportera
01:02:02comme tous les autres pays
01:02:04ils comprennent
01:02:10quelle est la pression économique
01:02:11nécessaire
01:02:13pour ouvrir le détroit
01:02:14les Etats-Unis
01:02:16ont tellement de pétrole
01:02:17que l'on exporte
01:02:18du pétrole maintenant
01:02:19on a beaucoup de chance
01:02:23nous avons la chance
01:02:24d'avoir le meilleur
01:02:25territoire du monde
01:02:26de ce point de vue là
01:02:28et maintenant
01:02:30avec le Venezuela
01:02:31nous avons 64%
01:02:33de la réserve
01:02:33de pétrole du monde
01:02:34et on s'entend très bien
01:02:35avec le Venezuela
01:02:37cela se passe très bien
01:02:38les grandes entreprises
01:02:39s'installent
01:02:40et ça va être formidable
01:02:43ils ont également
01:02:44beaucoup de chance
01:02:45sur ce sujet là
01:02:47nous avons des ressources
01:02:50en énergie
01:02:51extraordinaires
01:02:51mais c'est un problème
01:02:53mondial
01:02:55parce que
01:02:55beaucoup de pays
01:02:56dans le monde
01:02:57n'ont pas cela
01:03:00vous avez vu
01:03:00certaines images
01:03:01de satellites
01:03:02de centaines
01:03:03de navires
01:03:04qui font la queue
01:03:05finalement
01:03:05je dis c'est la plus grande
01:03:07autoroute du monde
01:03:07et ils passent
01:03:11et vont jusqu'au Texas
01:03:12en Louisiane
01:03:13en Alaska
01:03:14pour remplir
01:03:15leurs navires
01:03:15ce sont de très
01:03:18grands bateaux
01:03:19des gros tankers
01:03:22maintenant
01:03:26ils peuvent
01:03:27contenir
01:03:284 millions
01:03:29de barils
01:03:30et maintenant
01:03:33ils se remplissent
01:03:36et puis elles peuvent
01:03:38aller dans le monde
01:03:39entier
01:03:41et il y a
01:03:42des centaines
01:03:43de bateaux
01:03:43dans le détroit
01:03:44qui sont bloqués
01:03:46également
01:03:46mais les américains
01:03:47ont vu
01:03:48les prix augmenter
01:03:50ça a un peu
01:03:51baissé
01:03:52mais
01:03:53ça a vraiment baissé
01:03:54ça va revenir
01:03:55au niveau
01:03:55où c'était avant
01:03:56j'étais dans
01:03:57Iowa
01:03:58nous avons vu
01:03:59des stations
01:04:02et nous avons
01:04:03vu
01:04:05les prix
01:04:05c'était 1,85
01:04:061,87
01:04:07ça a baissé
01:04:08dans certains endroits
01:04:10on ne peut pas
01:04:11aider la Californie
01:04:12puisqu'il y a
01:04:12beaucoup trop
01:04:14d'impôts
01:04:15là-dessus
01:04:15donc on essaie
01:04:15de les aider
01:04:16mais ils continuent
01:04:16à augmenter
01:04:17les impôts
01:04:18mais on a pu
01:04:19faire baisser
01:04:19le prix
01:04:20du pétrole
01:04:21et je pense
01:04:22qu'on reviendra
01:04:23au niveau
01:04:27rapidement
01:04:27après la fin
01:04:28de cette opération
01:04:29de toute façon
01:04:32comme Marco
01:04:33l'a dit
01:04:35on ne peut pas
01:04:35les laisser avoir
01:04:36une arme nucléaire
01:04:36ils l'utiliseraient
01:04:37immédiatement
01:04:39ils ne réfléchiraient
01:04:40pas à deux fois
01:04:40ils l'utiliseraient
01:04:41immédiatement
01:04:42je le sais
01:04:46vous avez dit
01:04:47que vous n'étiez pas
01:04:48pressé de faire un accord
01:04:48mais vu le prix
01:04:50du pétrole
01:04:51dans le pays
01:04:53ça devient compliqué
01:04:53pour le peuple américain
01:04:54est-ce qu'il y a une urgence
01:04:56je pense que l'urgence
01:04:57la priorité
01:04:59c'est de faire en sorte
01:05:01que l'Iran
01:05:01n'ait pas d'armes nucléaires
01:05:05mais en même temps
01:05:06nous avons beaucoup
01:05:06de pétrole
01:05:07beaucoup de gaz
01:05:08de charbon
01:05:09nous avons beaucoup
01:05:10de ressources énergétiques
01:05:11nous avons beaucoup de chance
01:05:12d'avoir toutes ces ressources-là
01:05:13les prix vont
01:05:15rebaisser rapidement
01:05:18je pense que
01:05:19Todd on verra
01:05:20des prix même
01:05:20plus bas
01:05:21qu'au début
01:05:22de toute cette opération
01:05:23je sais qu'il y a
01:05:24une augmentation
01:05:24nous avons le choix
01:05:25on ne peut
01:05:26ne rien faire
01:05:27et dans deux ans
01:05:28ou deux mois
01:05:30l'Iran
01:05:30aurait pu
01:05:31si on n'avait pas
01:05:32attaqué avec
01:05:33nos bombards
01:05:34bombardiers B2
01:05:35l'Iran aurait
01:05:36l'arme nucléaire
01:05:37ils étaient prêts
01:05:38et s'ils avaient
01:05:39l'arme nucléaire
01:05:40ils l'auraient utilisée
01:05:43ils l'auraient utilisée
01:05:44si je n'avais pas
01:05:45non plus mis un terme
01:05:46à l'accord
01:05:47qui avait été conclu
01:05:48par Obama
01:05:49et ça c'est ce que
01:05:50j'ai fait pendant mon
01:05:51premier mandat
01:05:51et si je n'avais pas
01:05:52mis un terme à cet accord
01:05:53ils auraient déjà
01:05:53l'arme nucléaire aussi
01:05:56et s'ils l'avaient
01:05:57je vous garantis
01:05:58qu'ils l'auraient utilisée
01:05:59ils auraient envoyé
01:06:01une bombe en Israël
01:06:02dans tout le Moyen-Orient
01:06:03et on ne pouvait pas
01:06:03permettre que cela ait lieu
01:06:08que pensez-vous de la Russie
01:06:10et la Chine
01:06:12la Russie et la Chine
01:06:13s'empareront de leur stock
01:06:14d'uranium
01:06:14pas de problème pour moi
01:06:18une extinction
01:06:19sur les sanctions
01:06:21un relâchement des sanctions
01:06:22pour leur permettre
01:06:22de vendre leur pétrole
01:06:23il n'est pas question de cela
01:06:28nous contrôlons
01:06:30les flux
01:06:30d'argent
01:06:31qu'ils prétendent
01:06:32maîtriser eux-mêmes
01:06:34nous leur rendrons
01:06:35leurs fonds
01:06:36lorsqu'ils se comporteront
01:06:37de manière appropriée
01:06:38mais pour l'instant
01:06:38nous ne le faisons pas
01:06:41et l'un ne dépend pas
01:06:42de l'autre
01:06:43les deux éléments
01:06:43sont séparés
01:06:45sur
01:06:49la troisième tentative
01:06:51d'assassinat contre vous
01:06:52au dîner des correspondants
01:06:57qu'est-ce qui vous permet
01:06:58de garder
01:06:59courage
01:06:59pour faire votre travail
01:07:02et bien
01:07:02j'ai vite d'y penser
01:07:03parce que si j'y pensais
01:07:04je crois que je ne serais
01:07:05pas un très bon président
01:07:08je crois que je serais
01:07:09dans un bunker
01:07:10et je dirais
01:07:11écoutez-moi la paix
01:07:12laisse-moi tranquille
01:07:16ça fait partie
01:07:17de la vie
01:07:18c'est triste
01:07:18c'est un métier dangereux
01:07:22on dit
01:07:26que nous sommes
01:07:28l'une des administrations
01:07:30les plus disruptives
01:07:34et si
01:07:37vous êtes moins radical
01:07:38si vous prenez moins
01:07:39de mesures
01:07:41peut-être que vous
01:07:41attirez moins l'attention
01:07:42mais c'est ce que nous faisons
01:07:43c'est triste
01:07:45c'est dommage
01:07:45ça fait partie de la vie
01:07:47tous les gens
01:07:47qui sont en responsabilité
01:07:48pas seulement dans ce pays
01:07:49d'ailleurs
01:07:50toutes les personnes
01:07:50qui sont en responsabilité
01:07:51sont menacées
01:07:52lorsque vous prenez
01:07:53des mesures
01:07:54lorsque vous êtes disruptif
01:07:56votre vie est menacée
01:07:57et je le sais très bien
01:08:01comment caractériser
01:08:01l'état des négociations
01:08:03avec l'Iran
01:08:05je crois que
01:08:07nous faisons
01:08:07du très bon travail
01:08:09ils nous font
01:08:09les concessions
01:08:10qu'il faut qu'ils fassent
01:08:12et s'ils ne les font pas
01:08:13et bien
01:08:14s'ils ne le font pas
01:08:15et bien
01:08:15l'homme qui est à ma gauche
01:08:17va les achever
01:08:18sur le calendrier
01:08:20il n'y a pas de calendrier précis
01:08:22à chaque fois que j'ai
01:08:23fait état d'un calendrier
01:08:25il y a eu des perturbations
01:08:26ça fait plusieurs mois
01:08:27qu'on est dessus
01:08:32la guerre d'Afghanistan
01:08:34a duré plusieurs années
01:08:35la guerre de Corée
01:08:36a duré trois ans
01:08:37la guerre d'Ukraine
01:08:38dure depuis plusieurs années
01:08:41vous avez des gens comme vous
01:08:43qui nous disent
01:08:43qu'est-ce qui prend si longtemps
01:08:46vous savez
01:08:46il y a deux grandes guerres
01:08:48Venezuela
01:08:49l'Iran
01:08:49nous n'avons perdu
01:08:50que 13 hommes et femmes
01:08:54des patriotes américains
01:08:55c'est terrible
01:08:55mais 13
01:08:56c'est très faible
01:08:57en particulier
01:08:58si vous comparez
01:09:00avec les pertes
01:09:01du Vietnam
01:09:02et des autres guerres
01:09:03c'était des dizaines
01:09:04de milliers
01:09:05de soldats américains
01:09:06qui sont tombés
01:09:07au champ d'honneur
01:09:10donc nous faisons
01:09:11très attention
01:09:12nous voulons
01:09:13peu de pertes
01:09:13peu de blessés
01:09:15nous faisons attention
01:09:16au sang de nos soldats
01:09:17la guerre est dangereuse
01:09:18mais nous n'avons perdu
01:09:20que 13 hommes et femmes
01:09:22au côté de ça
01:09:26encore une fois
01:09:28des dizaines
01:09:29de milliers
01:09:30de soldats
01:09:31qui sont tombés
01:09:31en Irak
01:09:32et dans les différentes guerres
01:09:33auxquelles les Etats-Unis
01:09:34ont participé
01:09:35je crois que nous avons fait
01:09:35du très bon travail
01:09:36cela étant 13
01:09:37c'est déjà 13 de trop
01:09:40un soldat américain
01:09:41qui tombe
01:09:41c'est déjà un de trop
01:09:46regardez l'opération
01:09:46Venezuela
01:09:47nous avons repris
01:09:47le pays
01:09:48en une seule journée
01:09:53et nous avons décidé
01:09:56de faire confiance
01:09:57aux Pakistanais
01:09:58à leur premier ministre
01:10:00nous avons décidé
01:10:02d'interrompre la guerre
01:10:03pendant quelque temps
01:10:04le temps de pouvoir négocier
01:10:11nous pourrions mettre fin
01:10:12à cette affaire
01:10:12très rapidement
01:10:14si nous obtenons
01:10:15tout ce que nous voulons
01:10:21nous en terminerons là
01:10:22et si nous n'obtenons pas
01:10:23ce que nous voulons
01:10:24nous reprendrons
01:10:25les opérations
01:10:30selon vous
01:10:30sur les coûts bénéfices
01:10:33de cette opération
01:10:34c'est assez incroyable
01:10:39regardez les Etats-Unis
01:10:41c'est un peu comme au foot
01:10:42si vous voulez
01:10:43c'est un peu compliqué
01:10:47on parle de foot
01:10:48ou de football européen
01:10:49ou américain
01:10:50je crois que personne
01:10:51n'avait pensé
01:10:54je crois que personne
01:10:56n'avait pensé
01:10:57voir cette opération
01:10:59autour de la coupe du monde
01:11:00se dérouler de cette manière
01:11:01la coupe du monde de football
01:11:02une question pour vous
01:11:07et pour le vice-président Vance
01:11:10votre message
01:11:12aux autorités de New Jersey
01:11:13qui s'opposent aux opérations
01:11:14de la police de l'immigration
01:11:16ICE
01:11:18ICE
01:11:19ICE vous voulez dire
01:11:20moi j'aimerais bien
01:11:21changer leur nom
01:11:21rajouter un N
01:11:22pour que ICE
01:11:23devienne ICE
01:11:25vous savez que
01:11:26c'est des manifestations
01:11:27qui sont payées
01:11:27regardez leurs pancartes
01:11:30qui sont impliquées
01:11:31qui sont imprimées
01:11:32à la chaîne
01:11:33et qui leur sont distribuées
01:11:34ça n'est pas authentique
01:11:35ce sont des fausses manifestations
01:11:37déjà
01:11:37ce sont des acteurs
01:11:39qui sont rémunérés
01:11:39Tom Homan
01:11:41Mark Wales
01:11:43est-ce que
01:11:44vous voulez répondre ou pas ?
01:11:45oui dans un instant
01:11:47nous avons
01:11:48les installations
01:11:49de détention
01:11:52des installations
01:11:53de détention
01:11:54qui sont à un très bon niveau
01:11:55qui sont de très bonne qualité
01:11:56mais de qui parlons-nous ?
01:11:58nous parlons de meurtriers
01:12:01et malgré ce fait
01:12:02nous prenons soin
01:12:05de la façon
01:12:06dont nous les détenons
01:12:06c'est que je suis allé
01:12:07pour le faire
01:12:07pour le faire
01:12:07– Sous-titrage FR 2021
Commentaires

Recommandations