00:00C'est un sujet sur lequel moi je n'ai pas envie de faire de politique politicienne.
00:03Je pense évidemment à ce jeune homme de 17 ans qui a été lynché, laissé pour mort dans un parking
00:07à Narbonne.
00:08Je pense évidemment aussi à sa famille.
00:11Et là où je vous rejoins, et je rejoins l'émotion, l'effroi, la meurtrissure que vivent beaucoup des gens
00:16qui nous regardent ce soir,
00:17c'est qu'on a besoin d'un choc d'autorité qui soit majeur parce que la violence des mineurs,
00:22elle a changé de visage.
00:23Et la justice des mineurs aujourd'hui, je vous le dis de manière très claire et avec le cœur, elle
00:27est périmée.
00:28La justice des mineurs aujourd'hui, elle ne peut plus, parce qu'on ne vit pas en 2026 comme on
00:33vivait en 1945,
00:34on a besoin de la changer complètement.
00:36Je vous laisse le commentaire de dire que l'État regarde ailleurs, ou je ne me rappelle pas des mots
00:40que vous avez employés.
00:41Et ce qui est clair, c'est que sur la suite, moi je veux vous parler de...
00:44L'État refuse de nommer les choses.
00:48Lorsqu'on en parlera aussi dans un instant, lorsque Laurent Nunez refuse de parler d'ensauvagement de cette jeunesse, d
00:55'ensauvagement de la société.
00:57Pourquoi est-ce que ce mot dérange aujourd'hui ?
00:59Alors moi, je ne suis pas porte-parole de Laurent Nunez, donc il faudra l'inviter.
01:02Et je pense que là, ce ne sont pas les mots qui comptent, c'est les actions et c'est
01:04ce qu'on veut faire.
01:05Je vous le dis de manière très claire.
01:06Gabriel Attal, quand il était Premier ministre, il a travaillé une réforme de la justice des mineurs.
01:10Il se trouve que cette réforme n'a pas pu être adoptée, puisque les circonstances que chacun connaît,
01:14il y a eu une dissolution de l'Assemblée nationale.
01:16Mais qu'est-ce qu'on dit ?
01:17On dit que la violence des mineurs aujourd'hui, c'est un fait social total.
01:20Et donc, il faut un choc d'autorité qui soit majeur.
01:23Deux choses.
01:23La comparution immédiate pour les mineurs, ce n'est pas normal aujourd'hui qu'un jeune de 18 ans et
01:28d'un jour puisse passer en comparution immédiate
01:30et qu'un jeune de 17 ans et 364 jours, donc mineur, lui, doit parfois attendre jusqu'à un an.
01:35Et deuxième chose, je pense que, et vous me direz si vous n'êtes pas d'accord,
01:39mais je crois que l'âge ne peut plus être un totem d'immunité face à la justice.
01:44Donc, quand on dit qu'on va mettre fin à la question de l'excuse de minorité,
01:48elle ne doit plus être la règle, elle doit être l'exception.
01:50Les choses sont très claires.
01:51Ce texte-là avait été travaillé, et je vous ai dit que je ne fais pas de politique politicienne,
01:54donc j'espère que vous n'en ferez pas non plus.
01:56Ce texte, on l'a travaillé, Gabriel Attal, Premier ministre, l'a travaillé en 2024.
02:00Ça allait être mis en œuvre, parce que Gabriel Attal...
02:02Nous, on ne fait pas de politique politicienne, vous êtes...
02:05Bien sûr, non, mais ce que j'essaie de vous dire, c'est que c'est un sujet que nous
02:07avions identifié,
02:09que Gabriel Attal avait travaillé, le texte est prêt, il n'y a plus qu'à le déposer,
02:13et donc c'est ce que nous défendons, et que nous défendions déjà bien avant ce drame atroce,
02:18et je vous rejoins, j'espère que ce sera le dernier.