- il y a 5 heures
Ce mercredi 27 mai, Jérôme Tichit a reçu Kelly Massol, présidente et fondatrice "Les secrets de Loly", François Carayol, PDG La Brosse & Dupont, Damien Dodane, directeur général adjoint de Cristel, Fabrice Le Saché, vice-président du Medef, en charge de l'Europe, Loïc Hénaff, PDG du groupe Jean Hénaff, et Jordan Tourneur, directeur général de Vanderschooten, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business.
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00:03BFM Business, la France a tout pour réussir. Jérôme Tichit.
00:13Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:16Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:21Et cette semaine, une émission spéciale. Nous sommes en direct de Station F à Paris
00:25à l'occasion de la première édition de KPME organisée par BFM Business.
00:30Le thème de KPME, c'est quelles sont les attentes, les besoins des chefs d'entreprise
00:34à un nom de la présidentielle. On va poser la question à mes trois premiers invités.
00:38On parlera aussi, bien évidemment, de leur entreprise, de leur développement et de leur stratégie.
00:43Avec nous, tout d'abord, Kelly Massol, à la fois célèbre entrepreneur et investisseuse.
00:47Son entreprise, c'est les secrets de l'Oli, des produits pour cheveux texturés
00:51qui cartonnent depuis plus de 15 ans. Il y a quelques semaines,
00:55le capital des secrets de l'Oli est passé majoritairement sous le contrôle d'un fonds italien.
01:00Mais Kelly Massol reste aux manettes. On en parlera plus en détail dans un petit instant.
01:05Autre invité de l'émission, Damien Dodan, directeur général adjoint de Christelle,
01:09emblématique entreprise du Doubs, célèbre pour ses ustensiles de cuisine en inox.
01:15Christelle qui fête cette année ses 200 ans.
01:17Et puis, autre industriel français historique, c'est la Brossée du Pont,
01:21présente en Picardie depuis plus de 180 ans.
01:24Son PDG, François Carayol, nous parlera de tous les produits que regroupe la Brossée du Pont,
01:29mais aussi de la stratégie de redressement et de développement mise en place depuis un peu plus de 20 ans.
01:35Voici donc trois entrepreneurs, trois parcours, trois secteurs différents.
01:39C'est le casting de cette émission spéciale ici, donc à Station F.
01:41On va revenir sur leurs entreprises respectives.
01:44Mais tout d'abord, on est donc à moins d'un an.
01:46Normalement, on n'a pas encore les dates officielles, mais moins d'un an de la présidentielle de 2027.
01:51Je vais faire un petit tour de table.
01:53Votre état d'esprit, Madame, Messieurs, qu'est-ce qui vous inquiète
01:56et qu'est-ce qui vous donne des raisons d'espérer dans l'économie française ?
02:00Bonjour Kelly Massol.
02:01Bonjour.
02:02Déjà, merci de m'accueillir aujourd'hui, de me permettre de m'exprimer sur le sujet.
02:05Moi, je dirais qu'à un an des présidentielles, effectivement,
02:07les entrepreneurs ont le droit de se sentir dans une zone, effectivement, de non-dit énorme,
02:13puisqu'on a des peurs, on a des craintes.
02:15En tout cas, moi, j'en ai.
02:16À chaque fois qu'il y a un changement de présidence, il y a des nouvelles lois,
02:18qu'elles soient en termes de fiscalité, qu'elles soient en termes d'aide
02:21ou de redéfinition, finalement, de la relation salarié-patronat.
02:26Et je pense que sur ces nouvelles présidentielles, en tout cas, qui vont arriver,
02:29avec cette nouvelle génération aussi, qui pose des questions à leur patron
02:33et à qui, en fait, ils estiment qu'on leur doit des comptes,
02:36et ils ont raison, on doit rendre des comptes à cette jeune génération.
02:40Moi, en tout cas, je ne me sens pas très, très à l'aise
02:43et j'ai pas mal de craintes en ce qui concerne, effectivement, ce sujet, oui.
02:47Et le contexte géopolitique, plus le chômage qui revient,
02:50qui a refranchi la barre des 8 %, est-ce que ça vous inquiète aussi ?
02:55Alors, oui, effectivement, on a de quoi s'inquiéter aujourd'hui
02:59parce qu'on se retrouve avec une vague de personnes, en fait,
03:02qui ne cherchent pas forcément qu'un emploi.
03:06On cherche aussi des valeurs, au-delà des valeurs travail
03:09et des valeurs uniquement économiques.
03:11Il y a l'état d'esprit aussi des salariés qui est fortement impacté.
03:15Et je pense que la réponse actuelle, qui est surtout une réponse
03:19qui pénalise les salariés parfois et qui les incrimine plus que
03:23travailler dans une relation, en fait, où on travaille tous main dans la main,
03:27peut installer un climat qui est extrêmement tendu
03:30en ces prévisions de ces présidentielles, oui.
03:34François Carayol, bonjour.
03:36Qu'est-ce qui inquiète et qu'est-ce qui fait espérer le PDG de La Brosse et Dupont
03:40à moins d'un an de l'élection présidentielle ?
03:43Le PDG de La Brosse et Dupont, il est fondamentalement optimiste
03:46parce qu'on ne peut pas être entrepreneur si on n'est pas optimiste
03:48et si on ne croit pas à l'avenir.
03:51Il pense qu'il est dans un pays formidable.
03:53On a des employés éduqués, brillants, intelligents, motivés.
03:58Donc on a plein de raisons d'espérer, mais on est malheureusement dans un pays
04:02très mal géré, avec une dette publique et des dépenses publiques qui explosent.
04:06Et on ne voit pas comment les gens qui nous gouvernent aujourd'hui
04:12ou ceux qui vont nous gouverner vont résoudre ce problème-là
04:15qui s'impose à eux, qui va s'imposer à eux, qui va s'imposer à nous tous.
04:20Et du coup, on craint quand même un petit peu pour l'avenir et les conséquences
04:23de ces choses-là.
04:24Mais ça veut dire qu'un chef d'entreprise en candidat, ça peut vous intéresser ?
04:30On sent que certains hésitent à lever la main.
04:33Est-ce que ça peut être une bonne piste ?
04:35Peut-être, mais chacun a son métier.
04:39Moi, je suis chef d'entreprise et j'ai quand même beaucoup de respect
04:42pour le travail que font les hommes et les femmes politiques.
04:44C'est un métier différent que je ne voudrais pas faire.
04:50Je ne m'en sens pas capable, honnêtement.
04:53Donc, c'est à eux de résoudre le problème, de trouver les solutions.
04:55Mais j'ai peur que les derniers mois, les dernières lois de finances
04:59n'ont pas été très rassurantes de ce point de vue-là.
05:02Même question à Damien Dodane.
05:03Bonjour.
05:04Vous êtes à la tête de l'entreprise Christelle qui fête ses 200 ans.
05:07Quels sont-vous, à un an de la présidentielle, vos craintes,
05:10mais aussi vos espoirs ?
05:11J'ai trouvé déjà que les deux interventions étaient très intéressantes.
05:15Je ne peux qu'y souscrire.
05:17La première chose, je pense qu'on a besoin de politiques
05:20qui valorisent le travail, le sens du travail.
05:25C'est très juste de dire qu'aujourd'hui, les jeunes ne cherchent pas juste un job
05:29où ils ont besoin aussi de s'investir dans quelque chose qui en vaille la peine.
05:33Et ça, on a besoin aussi du soutien des politiques
05:36pour justement favoriser toutes les entreprises
05:39qui redonnent du sens au travail, au savoir-faire.
05:42Là, je pense que tous les trois, on est détenteurs de savoir-faire
05:46qui sont ancestraux pour certains.
05:49Nous, effectivement, on travaille dans une usine qui a 200 ans.
05:52Christelle n'a pas 200 ans, mais notre savoir-faire date de 200 ans, effectivement.
05:57Donc, toute politique qui pourra favoriser,
06:00qui pourra redonner de la valeur au travail sera bienvenue vraiment.
06:07Et puis, des soutiens, parce qu'aujourd'hui, c'est vrai que les caisses de l'État sont vides.
06:11Nous, on est en train de justement lancer un projet d'investissement
06:16de plus de 12 millions sur les trois prochaines années.
06:18On sait qu'on les fera seuls parce que les caisses de l'État sont vides.
06:22La région nous prévient qu'elle ne pourra pas nous aider non plus.
06:25Mais je suis tout à fait d'accord qu'on ne peut pas être entrepreneur
06:28sans être optimiste, donc on y va.
06:31Une optimiste sur notre plateau, c'est Kéli Massol.
06:33Ce n'est pas la première fois que je vous reçois.
06:35Votre actualité, l'actualité des secrets de Loli que vous avez créé en 2009,
06:39on le rappelle, ce sont des produits pour les cheveux texturés.
06:44Vous étiez une des pionnières sur ce secteur.
06:47Votre actualité, c'est un LBO, un rachat par effet de levier.
06:51C'est par un fonds d'investissement italien qui s'appelle Quadrivio,
06:54qui devient donc légèrement majoritaire dans le capital.
06:57Pourquoi ce LBO ? Pourquoi à ce moment ?
07:00Les présidentielles.
07:03Aussi simple que ça.
07:05Au moment où pendant des mois, sur justement les opérations de LBO,
07:09on a voulu pénaliser effectivement les entrepreneurs qui, au bout de X années
07:13et X années de sacrifice parfois, ont fait passer leur entreprise en premier.
07:17On a eu cette loi de finances qui était discutée justement sur
07:21qu'est-ce qu'on fait du produit du LBO et à quel taux d'imposition serait manger
07:26les entrepreneurs après X années de travail, comme si c'était juste une opération financière
07:30et pas comme s'il y avait eu des années de travail avant.
07:32Donc ça, ça fait partie de mes motivations.
07:34Et j'étais aussi persuadée que le contexte géopolitique aujourd'hui
07:37fait qu'on va être beaucoup dans l'attentisme.
07:40On va attendre surtout.
07:41On ne bouge plus, il ne se passera plus rien.
07:44Et moi, j'avais besoin de sécuriser mon entreprise, mes employés, mon marché
07:47et aussi sécuriser ma famille.
07:49Et donc c'est pour ça que j'ai impulsé le fait de sortir l'ancien fonds
07:54qui était Kylvest Partenaire, qui était ultra minoritaire,
07:57pour faire rentrer un acteur majoritaire.
07:59Parce que je sais que ça va tanguer.
08:01On peut être optimiste, mais il faut être réaliste.
08:03Je sais que la prochaine année va tanguer.
08:05Et j'avais besoin de me sentir sécurisée, de sécuriser les équipes
08:09et de me dire qu'il me fallait un partenaire à mes côtés
08:11pour prendre des décisions et plus les prendre uniquement seuls.
08:14Vous l'avez dit, donc c'est un partenaire qui est à vos côtés
08:16parce que vous restez aux manettes de l'entreprise.
08:18Alors, non pas en directrice générale, parce que vous en aviez recruté une il y a deux ans.
08:24Quel est votre rôle dans les secrets de Loli à l'instant T ?
08:28La passion est toujours là, le travail est toujours là.
08:32Donc moi, je suis toujours au niveau de la recherche et du développement des produits
08:35ainsi que la stratégie de communication et de marketing.
08:38Donc il n'y a pas un seul produit secret de Loli qui sort
08:40soit que je l'ai fait moi-même, soit que je l'ai co-formulé.
08:44Donc ça, pour moi, c'était très important.
08:46Je m'occupe de représenter la marque en termes de communicante
08:49et surtout sur la stratégie de communication et de marketing sur les réseaux
08:52et auprès de nos distributeurs.
08:55Donc ça, c'est vraiment mon cœur de métier.
08:56Et j'ai fait aussi rentrer un partenaire majoritaire
08:59pour pouvoir me concentrer sur mon excellence
09:00qui se révèle sur ces trois sujets-là.
09:04Et ce partenaire, il est là aussi pour renforcer l'export
09:07et l'internationalisation de la marque.
09:10Exactement, parce que je sais que l'économie française, c'est un peu compliqué.
09:13Il y a d'autres pays comme l'Espagne qui ont effectivement un PIB qui est en train de remonter.
09:18Donc pour moi, c'était important de pouvoir trouver un fonds international
09:22qui allait m'aider justement sur le développement.
09:24Donc notre objectif, clairement, on est devenu la marque numéro un sur le cheveu texturé en France.
09:30C'est de devenir le leader européen sur le cheveu texturé sur les cinq prochaines années.
09:34Avec le même nom, est-ce qu'en France, est-ce qu'on a un nom ?
09:37On ne traduit rien, les secrets de l'OLI, le français, c'est sexy, c'est beau
09:43et on retient et c'est très facile à prononcer.
09:45Quand on dit LBO, de par son principe, on ne s'intéresse qu'aux entreprises rentables.
09:49Alors quels sont les chiffres clés des secrets de l'OLI, chiffre d'affaires, la rentabilité ?
09:54On a une excellente rentabilité, on le sait, on a 49 salariés
09:58et le chiffre d'affaires est entre 40 et 50 millions d'euros actuellement.
10:04Donc l'entreprise se porte bien.
10:05Après, on a des défis de croissance qui arrivent, notamment avec le développement à l'international.
10:09Ouvrir des pays, là on a ouvert l'Espagne en septembre dernier,
10:12notamment avec une distribution sélective et en pharmacie.
10:16On a d'autres pays qui vont être ouverts cette année.
10:18Il faut consolider donc la France et continuer à s'expandre.
10:21On a ouvert les secrets de l'OLI, Espagne, les réseaux sociaux, la communication, etc.
10:26On est en train de créer la communauté là-bas.
10:28Et il y a pour l'instant un excellent retour.
10:30Et grâce à ce partenaire-là, on va pouvoir accélérer pour de vrai sur l'expansion.
10:37Est-ce que l'accélération, ça passera donc aussi par du online ?
10:41Ou est-ce que vous allez rester majoritairement distribuée encore dans les magasins physiques ?
10:46Alors, on est en distribution sélective, parfumerie, etc. etc. et pharmacie.
10:53Le online, c'est le cœur parce qu'on est une marque DNVB, on est une marque digitale native.
10:58Et donc, ça fait partie, c'est la pierre angulaire effectivement de notre omnicanalité.
11:03Ce qui est très intéressant, c'est quand même qu'Amazon est en train de passer numéro 1 en vente
11:08sur le secteur de la beauté.
11:11Donc, il y a des choses à ne pas rater.
11:13Et donc, le digital a encore vraiment de beaux jours chez Secrets de l'OLI.
11:15Un mot encore, Kelly Massol, sur l'émission emblématique à laquelle vous participez depuis quelques années.
11:21Qui veut être mon associé sur M6 ?
11:23Est-ce que vous ferez partie de la saison 2026 ou 2027, début d'année prochaine ?
11:28J'ai rendez-vous avec la production cette semaine.
11:29Donc, je pense qu'on va avoir de belles discussions.
11:31Et puis surtout, c'est un projet qui porte et qui résonne vraiment chez énormément d'entrepreneurs.
11:36C'est une émission emblématique de la chaîne.
11:39Emblématique aussi pour les Français parce qu'elle est porteuse d'espoir justement.
11:41Et donc, ça fait toujours plaisir d'être représentante d'une émotion aussi positive.
11:48Une question à tous les trois parce qu'on parle souvent du manque d'éducation économique des Français.
11:52Qu'est-ce qui vous irrite le plus quand on parle d'économie dans les médias ?
11:56Il y a plein de choses qui m'irritent, notamment, on fait peur aux Français en disant qu'il n
12:01'y a pas d'argent dans les caisses.
12:02De l'argent, il y en a. Il y en a sur les marchés, d'accord ?
12:05Il y en a dans les fonds d'investissement.
12:06Donc, ça, voilà.
12:07Là où il n'y a pas d'argent, c'est dans les caisses de la France.
12:09Ça, c'est la différence.
12:10Mais dans les banques, les banques sont pleines d'argent.
12:13Donc, ce serait bien qu'on n'aille pas toujours ponctionner les mêmes,
12:16que ce soit nos salariés ou que ce soit les dirigeants,
12:19et qu'on trouve des solutions.
12:20Et aussi, qu'on apprenne à gérer des budgets correctement.
12:23On ne peut pas donner des leçons aux entrepreneurs, aux Français,
12:26en leur demandant de se serrer la ceinture,
12:28quand on ne sait pas gérer un budget soi-même.
12:31Je suis désolée, je suis un peu piquante aujourd'hui,
12:32mais je trouve qu'à un an des présidentielles, parfois, il faut un petit peu être réaliste.
12:36Un, on est en direct, et deux, vous avez toujours tous les droits dans cette émission.
12:40François Carayol, qu'est-ce qui vous irrite quand on parle d'économie dans les médias ?
12:44Alors, c'est vrai qu'il y a une inculture économique générale.
12:48On entend dire des choses, des fois, qui sont des contre-vérités évidentes.
12:52Et il n'y a pas beaucoup de contradictions côté journalistique.
12:57Regardez, dernièrement, il y a un débat sur le blocage des prix.
12:59Doit-on bloquer le prix des carburants ?
13:02On a connu l'épisode des masques et du gel.
13:05À un moment, dans le Covid, on a bloqué le prix de vente des masques et des gels dans les
13:09pharmacies.
13:10Eh bien, toutes les pharmacies qui avaient des produits en rayon
13:13ont été obligés de les retirer des rayons et de les mettre en réserve parce qu'ils n'avaient plus
13:16le droit de les vendre.
13:18On sait que ces choses-là ne marchent pas.
13:20Tout le monde le sait.
13:21Mais ce sont des idées récurrentes qui reviennent et qui sont répétées, relancées.
13:29Un exemple parmi d'autres, mais il y a une espèce d'incurie économique.
13:32La même question, Damien, sur ce qui vous irrite quand on parle d'économie
13:36et sur l'inculture économique au sens large.
13:40Je dirais qu'on n'en parle pas beaucoup, en vrai, d'économie.
13:44La première chose, c'est dans l'éducation de nos enfants, déjà.
13:47Je trouve que c'est un domaine qu'on n'utilise pas,
13:54alors que ça fait partie de l'analyse de la société dans laquelle on vit.
13:58Aujourd'hui, on doit avoir des éléments qui nous permettent d'analyser effectivement
14:03les choix des politiques, leurs stratégies, etc.
14:06et de dire qui paye quoi, pourquoi et comment.
14:11Je trouve justement que, je suis tout à fait d'accord avec François,
14:15je trouve qu'on nous balance des informations sur lesquelles on n'a pas la véritable analyse,
14:21on n'a pas le recul.
14:22Je reste donc avec vous pour célébrer les 200 ans.
14:25Alors, j'ai bien compris, pas de la marque Christelle qui est née au début des années 1980,
14:29mais de l'entreprise qui est située à Fèche-le-Châtel dans le Doubs.
14:33Mais comment, même si la marque, elle a évolué,
14:35comment se porte cette deux fois centenaire Christelle
14:38et les équipes que vous avez la chance de diriger ?
14:41Vous êtes le directeur général adjoint.
14:43Alors, elle se porte bien, Christelle se porte très bien même,
14:47puisqu'on a réalisé des chiffres d'affaires records ces deux dernières années.
14:51C'est vrai que l'inox, les matériaux en inox sont très demandés aujourd'hui,
14:56parce qu'on a la chance d'avoir choisi stratégiquement ce matériau-là depuis 40 ans,
15:03qu'on se bat pour justement expliquer à nos consommateurs
15:07qu'une casserole en inox, elle est garantie à vie, déjà, chez Christelle,
15:11ce qui est assez rare à avouer.
15:14Aujourd'hui, être fabricant d'un produit garanti à vie, c'est quand même une chance.
15:17Mais il faut savoir le communiquer, justement, et comment utiliser ces produits.
15:24Donc, on va très bien, on est en pleine expansion.
15:28On a deux axes de progression qui sont très importants, c'est l'international aussi,
15:32puisqu'aujourd'hui, malgré le fait qu'on travaille dans une cinquantaine de pays...
15:36Seul 25% de votre chiffre d'affaires, je crois, à peu près ?
15:38C'est ça, ça fait à peu près 25%.
15:40Donc, il y a vraiment une marge de progression qui est très importante pour notre marque,
15:45dont la notoriété grandit aussi, grâce aussi aux réseaux sociaux
15:49et tous les outils digitaux qui sont mis à notre disposition aujourd'hui.
15:53Et puis, le deuxième axe de progression, c'est le marché des professionnels.
15:57On a la chance d'avoir le CHR.
16:00On a la chance d'avoir d'excellentes relations très amicales et très affectives
16:05avec des chefs, des grands chefs ou des jeunes chefs qui sont hyper créatifs
16:08et qui nous aident justement aussi à porter la marque, à faire grandir la notoriété.
16:13Et puis aussi, ce sont des créatifs.
16:15C'est toujours ça qui est très intéressant, c'est de travailler avec des gens
16:17qui, justement, sollicitent notre propre créativité.
16:20Ça, c'est intéressant.
16:21Alors, cette marque, elle est née en 1983.
16:24Donc, avant, c'était l'entreprise Jappy.
16:26Il y a eu donc un dépôt de bilan à la fin des années 70.
16:30C'est votre maman et votre père qui ont repris l'entreprise.
16:34Et ce n'était pas leur secteur.
16:35Je crois que votre mère était comptable.
16:37Votre père travaillait chez Peugeot.
16:39Mais ils ont quand même dit qu'on y va.
16:42C'était dans les années 80.
16:43Oui, en fait, la marque Christelle a été créée par un groupe d'ouvriers
16:48qui venait de cet empire Jappy, qui n'avait pas retrouvé de travail.
16:50C'était le début des années 80.
16:52Et donc, ils ont été obligés de créer cette nouvelle marque Christelle
16:57pour essayer de préserver leur savoir-faire sur ce territoire.
17:01Et c'est mes parents qui sont venus en aide, en soutien, en fait, à cette scope.
17:05Et qui, faute de repreneurs, ont fait une offre de reprise avec les ouvriers en 86.
17:11C'est pour ça qu'aujourd'hui, cette marque, effectivement, c'est une entreprise familiale.
17:15Et trois générations.
17:17Elle le reste avec votre maman Bernadette, qui est présidente.
17:20Vous travaillez avec votre beau-frère.
17:21Et la troisième génération est dans les tuyaux.
17:24Il y a votre fils et deux neveux, je crois.
17:25C'est exactement ça.
17:26Voilà, oui.
17:27Julien est arrivé dans l'entreprise il y a une dizaine d'années.
17:30Aujourd'hui, il est directeur commercial monde.
17:33Son frère, Antoine, est directeur des opérations industrielles et logistiques.
17:36Et mon fils est en charge du développement, justement, du CHR.
17:40Ce qui est, pour nous, un secteur sur lequel on compte beaucoup.
17:46Les chiffres clés de l'entreprise en chiffre d'affaires et en effectifs.
17:49Alors, on a fait l'année dernière 33 millions de chiffres d'affaires.
17:52Et on a fait une progression en 2025 de 34%.
17:56Sur une année 2024, on était déjà en progression de plus 24%.
18:01Donc, c'est chaud.
18:03Pour suivre, là, je peux vous dire que tous nos collaborateurs ont vraiment travaillé dur.
18:08Et ça, c'est justement là aussi, quand on a la chance d'avoir,
18:14et on a la fierté de fabriquer un produit comme les produits Christelle,
18:19ça donne du sens au travail.
18:21Et ça apporte vraiment la synergie de tous les collaborateurs.
18:24Deux questions très rapidement sur les effectifs.
18:27Est-ce qu'il y a des embauches encore ?
18:28Et vous êtes en plein investissement.
18:30Vous nous en avez parlé sur une nouvelle ligne de production
18:32qui va avoir le jour d'ici 2027.
18:35Exactement.
18:36Alors, aujourd'hui, on est 130, un peu plus de 130.
18:39Et puis, comme je le disais tout à l'heure,
18:40on est sur un parcours d'investissement puisqu'on rachète,
18:44on a racheté une usine qui est juste de l'autre côté de la route
18:47qui date exactement de 1826 aussi,
18:50puisqu'elle faisait partie du consortium de l'Empire Japi
18:53et qu'on est en train de réhabiliter
18:55pour créer une deuxième ligne de production.
18:58Donc, voilà, on y croit.
19:00On pense qu'effectivement, notre produit a de l'avenir.
19:05C'est le meilleur qui existe sur le marché aujourd'hui.
19:07Donc, on y va à fond.
19:08Et vive l'inox made in France.
19:10Suivez-nous.
19:11François Carayot, La Brossée Dupont.
19:14Je ne sais pas si on connaît bien le nom générique,
19:16mais en fait, on connaît de nombreuses de vos marques.
19:19En fait, c'est une marque chapeau qui regroupe 4 secteurs
19:22et je crois près d'une vingtaine de marques.
19:24Oui, La Brossée Dupont, c'est juste le nom de la société.
19:27C'est un nom hérité des années 30
19:29par la fusion de la société La Brossée avec l'entreprise Dupont.
19:32Il n'y a plus aucun lien aujourd'hui avec l'activité.
19:36Mais les Français ont tous chez eux des produits de La Brossée Dupont.
19:40Desquels, par exemple ?
19:41On vend ce que les anglo-saxons appellent Everyday Essentials,
19:44des produits d'équipement de la maison.
19:46À la fois des produits de beauté,
19:48des brosses, des peignes, des barrettes, des chouchous, des élastiques.
19:52Et on est clairement le numéro un du marché.
19:54Donc on nous retrouve dans quasiment toutes les grandes surfaces alimentaires du pays.
19:58Mais également des produits pour nettoyer les sols, des seaux, des pelles balayettes vendus sous la marque Elephant,
20:05qui est la marque historique de La Brossée Dupont.
20:07Vileda aussi.
20:08Alors Vileda, nous sommes juste distributeurs.
20:10Ce n'est pas une marque qui les appartient.
20:11Que distributeurs d'ailleurs.
20:12On distribue la marque Vileda.
20:13C'est une marque allemande.
20:15Mais en 1845, quand la société est créée,
20:18c'est la première marque de la société Elephant,
20:20parce qu'elle fait des brosses à dents avec des manches en ivoire.
20:22Vous voyez ?
20:23Les temps ont changé.
20:24Aujourd'hui, on fait des seaux et des banners.
20:27Mais on fait aussi également du maquillage,
20:29des premiers soins,
20:31de la mercerie,
20:33des accessoires chaussants.
20:35Donc on a une gamme très complète
20:37de produits que les gens achètent
20:40de façon très espacée.
20:41Ce sont des choses qu'on achète
20:43tous les deux, trois ans.
20:44Donc on n'a pas d'attachement à la marque.
20:47C'est pour ça que nos marques ne sont pas très connues.
20:49Je vais vous les citer.
20:50Si vous voulez, en coiffure,
20:51on vend sous la marque Glamour,
20:54en maquillage sous la marque Miss Den, etc.
20:56Mais ce sont des équipements durables.
20:59On ne vend pas des choses qui sont consommables,
21:01comme les produits d'entretien.
21:03Mais les choses qui restent
21:05dans le tiroir,
21:06dans la maison
21:07et qu'on utilise...
21:08Alors, quand je vais chez des amis,
21:09ils ont toujours, toujours...
21:11Un produit de la brosse ?
21:12Plusieurs.
21:13Et ça vous mène
21:14à un chiffre d'affaires
21:15de combien pour 2025 ?
21:17On est une grosse PME,
21:18pas aussi familiale
21:20que celle de mon ami ici.
21:21Alors lui,
21:22c'est vraiment une entreprise familiale.
21:23Il y a toute la famille dedans.
21:24Nous, on a fait 209 millions d'euros
21:27de chiffre d'affaires en 2025,
21:29donc l'an dernier.
21:29Donc on est une grosse PME,
21:31une entreprise de taille intermédiaire.
21:32Et l'histoire de cette entreprise,
21:34comme toutes les histoires,
21:35elle a connu des hauts et des bas.
21:36Il y a eu un rachat
21:37un peu compliqué,
21:38je crois,
21:38dans les années 60
21:40par Unilever.
21:41Ensuite,
21:42c'est LVMH
21:43qui a repris.
21:44Ils vous ont repéré
21:46et ils vous ont nommé
21:46à la tête de l'entreprise.
21:48Ils ont fini par...
21:49Ils vous ont vendu.
21:51Ils vous ont fini par revenir
21:52au capital de l'entreprise.
21:53Est-ce que j'ai un peu résumé les choses ?
21:55Un peu dans le désordre,
21:56mais c'est pas mal.
21:56Pardon,
21:57j'ai peut-être fait...
21:58Mais quel était...
21:59Non,
21:59ce qui est important,
22:00on va rester sur la fin.
22:00En 2010,
22:02moi,
22:02je suis patron de l'entreprise
22:03et avec l'équipe de management,
22:05le comité des actions,
22:06quand l'actionnaire LVMH
22:07met la société en vente,
22:09on fait une offre
22:10en concurrence,
22:11c'est-à-dire avec
22:12des fonds d'investissement.
22:14Et finalement,
22:14c'est notre offre
22:15qui est retenue
22:15comme étant la plus élevée
22:16et la plus compétitive.
22:18Et depuis 2010,
22:18nous sommes propriétaires
22:20de l'entreprise,
22:21les cadres
22:22et les salariés
22:23de l'entreprise.
22:23C'est au 2 tiers,
22:24je crois.
22:25Et c'est au 2 tiers
22:26et le tiers restant LVMH.
22:28LVMH a gardé 30% du capital.
22:30Oui, c'est ça, voilà.
22:31Un mot sur les lieux
22:32de production.
22:33Donc, on a bien compris
22:33qu'il y a une partie
22:34de production,
22:34mais il y a aussi
22:35une partie de distribution.
22:36Les sites de production
22:37sont ensemble en Picardie ?
22:39Alors,
22:39nous avons deux usines
22:40en Picardie,
22:41une à Bétisie-Saint-Pierre
22:43à côté,
22:43au sud de Compiègne,
22:44qui fabrique
22:45tous nos produits
22:47de nettoyage des sols,
22:48les balais,
22:49les pêles-baliettes,
22:50les sceaux.
22:50Et on en a une deuxième
22:51dans l'Aisne,
22:52à Tunis-et-Pont,
22:53à côté de Saint-Quentin,
22:55qui fait nos accessoires
22:56chaussants.
22:57On parlait des investissements
22:58de Christelle.
22:59Vous, vous avez un projet
23:00XXL,
23:01d'un nouveau site logistique
23:03qui va donc être à Lonne.
23:05Ça a pris un peu de retard
23:06pour des raisons normatives,
23:08si j'ai bien compris,
23:09mais dans quelques temps,
23:10vous aurez ce nouveau site.
23:12Oui, la société investit,
23:14elle prépare le futur.
23:15Nos structures industrielles
23:17et logistiques en particulier
23:18sont complètement saturées
23:19aujourd'hui.
23:20Puisque quand on a racheté
23:21la société en 2010,
23:23on faisait 125 millions d'euros
23:24de chiffre d'affaires,
23:25on en fait 209.
23:26Donc, il a fallu nourrir
23:27cette croissance.
23:28Donc, on est arrivé au bout
23:29de nos outils industriels
23:30et logistiques.
23:31Et depuis de nombreuses années,
23:34maintenant,
23:34on poursuit ce projet.
23:35Alors, on pourrait revenir
23:36au début de notre discussion
23:37sur qu'est-ce qu'on attend
23:39des candidats,
23:39de la campagne.
23:40Alors, les tracasseries
23:41administratives,
23:42les complexités.
23:44Construire un site logistique
23:46comme ça et administratif.
23:47Alors, à Lonne,
23:48c'est Beauvais,
23:49c'est la banlieue de Beauvais.
23:50C'est probablement
23:523 à 5 ans de travail
23:53en France,
23:54là où c'est 1 à 2 ans
23:55en Espagne,
23:57en Allemagne.
23:58On a fait le même projet
23:59en Pologne
23:59il y a 3 ans.
24:01On l'a bouclé
24:01en un an et demi.
24:03C'est très compliqué.
24:05Donc, si on veut favoriser
24:06le développement
24:07des entreprises,
24:08l'emploi industriel
24:09en France,
24:10il faut qu'on retrouve
24:12de la compétitivité
24:13administrative.
24:14Ce n'est pas possible.
24:15On ne peut pas mettre
24:163 ans ou 4 ans
24:17pour construire
24:17un entrepôt logistique.
24:18Je retiens,
24:19vous êtes allé sur ma
24:20dernière question.
24:20Il nous reste 2 minutes,
24:21donc 1 minute chacun
24:22sur la mesure,
24:24Kelly et Damien,
24:25donc ensuite,
24:26que vous attendez
24:27dans le cadre
24:28de cette présidentielle.
24:29S'il y en avait qu'une,
24:30on a retenu
24:31la simplification
24:32administrative
24:32et raccourcissement
24:34des délais
24:34de la part de François.
24:35vous, Kelly,
24:37qu'est-ce que vous attendriez
24:37de la mesure phare
24:39avant 2027 ?
24:40Je pense sincèrement
24:41que les entrepreneurs
24:42doivent arrêter
24:43d'avoir peur
24:44du grand méchant
24:45URSAF,
24:46par exemple.
24:46Je pense qu'il y a
24:47quelque chose à faire
24:48de ce côté-là
24:50puisque les dettes
24:51à l'URSAF
24:52s'accumulent
24:52et donc les dettes
24:53dans la caisse
24:54de l'État aussi.
24:55Je pense qu'il faut
24:56simplifier le rapport
24:57avec l'URSAF,
24:58faciliter aussi
24:59aux entrepreneurs
25:00tout simplement
25:01pour pouvoir recruter.
25:03donc je pense
25:03qu'il y a quelque chose
25:04à faire
25:04entre l'URSAF
25:05et l'assurance chômage.
25:07Il faut vraiment
25:08travailler sur le sujet
25:09pour nous faciliter
25:10en tout cas l'embauche.
25:11Faciliter,
25:12le mot revient.
25:13Damien Dodan,
25:14le mot de la fin
25:14de votre côté
25:15sur la mesure
25:16que vous attendriez
25:17dans le cadre
25:17de cette présidentielle ?
25:18Une mesure
25:19qui pourrait montrer
25:21que l'État croit
25:22au savoir-faire
25:24de ses entreprises,
25:25c'est de favoriser
25:26le savoir-faire français
25:27dans ses marchés publics.
25:28Ça pourrait être
25:29quand même
25:29une des mesures
25:30qui me semble
25:31la plus directe
25:34et qui donnerait
25:35justement aux entreprises
25:36de l'élan
25:37pour pouvoir
25:38continuer à investir
25:39dans leur savoir-faire.
25:40Et bien ça tombe
25:41et on va reparler
25:42de l'accès privilégié
25:43au marché public
25:44dans un instant
25:45dans notre deuxième émission.
25:46Merci beaucoup
25:47à tous les trois
25:47d'avoir été ici
25:48en direct
25:49les invités
25:49de cette première émission
25:50de la France
25:51à tout pour réussir
25:52à Cap PME
25:53organisée par BFM Business.
25:54On marque une courte pause.
25:56La France à tout pour réussir
25:57revient dans un instant
25:58avec trois autres invités.
25:59Les deux patrons
26:00des entreprises
26:01Van der Schouten
26:02et Jean-Enaf
26:03mais aussi
26:04Fabrice Le Sachet
26:04pour le MEDEF.
26:06A tout de suite
26:06donc sur BFM Business.
26:12BFM Business
26:13La France à tout pour réussir
26:16Jérôme Tichyte
26:22Bonjour, bonjour et bienvenue
26:23dans la France à tout pour réussir.
26:25Émission spéciale ici à Cap PME.
26:27Nous sommes à Station F,
26:28un événement organisé
26:29par BFM Business
26:30en septembre mai 2026.
26:32Avec nos invités,
26:33on va continuer à découvrir
26:35de belles PME françaises
26:36qui réussissent
26:37mais aussi interroger
26:38leurs dirigeants
26:39sur leurs attentes,
26:40leurs espoirs
26:41mais aussi leurs craintes
26:42à un an de la présidentielle.
26:44Mes invités,
26:45Loïc Enaf,
26:45le PDG du célèbre groupe breton,
26:47Jean Enaf,
26:48dépaté bien sûr
26:49mais pas seulement.
26:50On parlera de la diversification
26:52de l'entreprise
26:52mais aussi
26:53des combats
26:54de Loïc Enaf
26:55pour le Made in Bretagne
26:56et pour la préférence française
26:58dans les commandes publiques.
26:59Voilà un très beau sujet
27:00de débat
27:01pour les candidats
27:01à l'Elysée.
27:03Avec nous également
27:03Jordan Tourneur,
27:04directeur général
27:05de Van der Schouten,
27:06un groupe textile
27:07présent dans le Nord
27:07depuis presque 80 ans.
27:09Un groupe qui a su résister
27:10aux nombreuses tempêtes
27:11traversées par le secteur,
27:13qui a fait aussi
27:13de la croissance externe
27:15et qui a même relocalisé
27:16une partie de sa production.
27:18Et puis enfin
27:18avec nous Fabrice Le Sachet,
27:20entrepreneur lui aussi
27:21mais aussi porte-parole
27:22et vice-président du MEDEF
27:24en charge de l'Europe.
27:25Le MEDEF
27:25qui nous accompagne
27:26dans cette première édition
27:27de Cap PME.
27:30Et je commence d'ailleurs
27:31avec vous.
27:32Bonjour Fabrice Le Sachet.
27:33Bonjour Jérôme.
27:33Vous êtes donc
27:34un des porte-parole
27:35et vice-président du MEDEF
27:36en charge de l'Europe.
27:37Je rappelle que le MEDEF
27:38nous accompagne
27:39dans cette édition.
27:40Vous êtes aussi
27:41un entrepreneur,
27:42toujours président
27:43et fondateur d'AERA.
27:45On est là
27:46dans les négociations
27:48et les certificats
27:49de produits environnementaux
27:51en Afrique.
27:51Vous êtes aussi
27:52le président de 3F
27:53dans le logement social.
27:54Alors comment vous
27:56en tant que entrepreneur
27:57et vice-président du MEDEF
27:58vous vivez cette période
28:00toujours un peu spéciale
28:01où les choses peuvent
28:02à la fois se figer
28:04et se tendre
28:04qui sont les mois
28:05qui précèdent une présidentielle.
28:07Comment est-ce que le MEDEF
28:08le vit ?
28:09Tout d'abord,
28:10il y a une situation économique
28:11qui est difficile
28:12dans un certain nombre
28:13de secteurs,
28:13pas qu'en France,
28:14en Europe
28:15et à l'échelle mondiale.
28:16Il y a des difficultés
28:17qui ne sont pas liées
28:18qu'à la crise
28:19qu'on connaît à Hormuz,
28:20qui sont liées
28:21à des transformations,
28:22à des bascules géopolitiques.
28:24On a des surcapacités chinoises,
28:26tout le monde le sait,
28:26qui posent des grandes difficultés.
28:28On a des concurrences déloyales
28:30qui viennent déstabiliser
28:31des filières industrielles entières.
28:33On a des chaînes de valeurs
28:34qui ont été fragmentées,
28:35éclatées,
28:36qui sont utilisées
28:38contre nous aujourd'hui.
28:39Et puis,
28:39on a de l'autre côté
28:40le géant américain
28:41avec la Pax Americana
28:43qui s'est terminée.
28:44On a le géant américain
28:45qui se recroqueville
28:47et puis qui a une approche
28:48assez agressive
28:49d'un point de vue commercial.
28:51Je ne parle pas
28:51de tous les autres pays
28:53et des transformations technologiques.
28:54Donc,
28:54on a tout ça absorbé
28:55en même temps,
28:56des chocs d'investissement
28:57avec beaucoup d'incertitudes
28:59et d'instabilité.
29:00Et pour investir,
29:01normalement,
29:02ce n'est pas ce qui est le mieux.
29:04Et donc,
29:04on a de l'attentisme au mieux
29:06et au pire,
29:07on a de la destruction
29:08de capacités industrielles,
29:09de la destruction d'emplois.
29:11On voit le chômage qui remonte
29:12et on voit des taux d'épargne
29:13d'ailleurs chez les particuliers
29:14qui sont très élevés
29:15parce qu'il y a un manque
29:16de confiance
29:17et de capacité
29:18à se projeter dans l'avenir.
29:19Donc,
29:19on espère
29:19que le débat des présidentielles
29:22va traiter des bons enjeux
29:23au bon niveau
29:24pour permettre
29:25à la France
29:26de réussir.
29:27Et c'est quoi
29:27les bons enjeux
29:28au bon niveau ?
29:29On avait ce matin
29:31Patrick Martin
29:32qui était dans la matinale.
29:33Il a remis à l'ordre du jour
29:37la TVA sociale.
29:38Certains n'en veulent pas.
29:39Lui a dit
29:39que ça peut être très efficace.
29:41Quelle est la position
29:42du MEDEF là-dessus ?
29:43Ça fait 40 ans
29:44qu'on connaît les sujets
29:45et d'ailleurs
29:45qu'on a à peu près
29:46les solutions.
29:47Le problème,
29:47c'est l'exécution
29:48sur 3 500 milliards de dettes.
29:50Il y a 2 000 milliards
29:51qui sont liés aux retraites.
29:53On le sait,
29:53mais cette question
29:54n'est pas tranchée.
29:55Ou alors,
29:55quand on la tranche,
29:56on revient en arrière.
29:57On a suspendu les 64 ans
29:59pour revenir à 62 ans,
30:00mais on a aussi suspendu
30:01la réforme Touraine
30:02qui permettait
30:03d'accroître
30:04les durées
30:04des trimestres de cotisation.
30:06Et donc,
30:07tous nos voisins européens
30:09traitent ce sujet
30:10en augmentant
30:10l'âge de départ légal.
30:12Nous,
30:12on revient en arrière
30:13et on sait que la dépense sociale,
30:15parce qu'il faut aller
30:15sur les grosses dépenses,
30:16on ne peut pas perdre
30:17notre temps
30:18sur tous les sujets.
30:19Donc,
30:19ce qu'il y a de majeur
30:20en France,
30:21c'est la dépense sociale.
30:22Ça,
30:22c'est pour la partie dépense.
30:23On doit la modérer.
30:24Il y a des sujets
30:25comme le vieillissement
30:26de la population,
30:26il n'y a pas le financement
30:27de la dépendance.
30:28Modérer,
30:29ne serait-ce que la hausse,
30:30voire réussir à baisser,
30:31ça serait idéal.
30:32Revoir le financement,
30:33parce qu'aujourd'hui,
30:34c'est énormément
30:34sur le travail.
30:36Et donc,
30:36il faut que la collectivité
30:37prenne en charge aussi.
30:39Et puis,
30:39on ne peut pas être
30:40que sur la défensive.
30:41Les pays qui réussissent,
30:42c'est les pays
30:43qui vont chercher
30:43des contrats,
30:44de la croissance.
30:45On a une croissance
30:45qui est molle.
30:46Et donc,
30:46il faut qu'on puisse
30:47parler aussi d'export,
30:48d'internationalisation,
30:50de compétences,
30:50d'innovation,
30:51d'investissement,
30:52de RD.
30:54Et tout ça,
30:54c'est ce qui peut nous faire
30:55gagner du business,
30:56des parts de marché,
30:57des contrats.
30:57Et on ne s'en sortira pas
30:58par simplement des économies.
31:00Il faut aussi qu'on produise
31:01plus dans notre pays
31:02et plus de valeurs ajoutées.
31:03Je relisais une des tribunes
31:06dont vous avez été signataire,
31:07c'est à la fin 2025.
31:08Trop c'est trop,
31:09nous refaisons de voir
31:10la France s'enliser.
31:11Il y avait,
31:12il y avait pêle-mêle,
31:13les emportements fiscaux
31:15de certains partis politiques.
31:16On ne travaille pas assez
31:17dans un pot de production
31:18beaucoup plus élevé
31:19que la moyenne européenne.
31:20Le niveau des charges employeurs,
31:22la folie réglementaire
31:23et normative
31:24et l'instabilité politique
31:25depuis la dissolution.
31:27Ça, c'était en décembre.
31:29On est à la fin mai.
31:30Je n'ai pas l'impression
31:31qu'il y ait beaucoup de sujets
31:32qui avançaient en votre sens.
31:34Oui, mais il faut faire attention
31:35aussi de ne pas...
31:36Il faut être très lucide.
31:38Donc, la France évolue
31:40dans une direction
31:40par rapport à d'autres pays
31:41qui n'est pas extrêmement favorable.
31:43Mais on a,
31:44à l'échelle des entreprises,
31:45quelques réussites.
31:46On a des secteurs,
31:46certains secteurs
31:47qui réussissent bien.
31:48On a aussi des pépites,
31:49notamment des PME.
31:50Et donc,
31:51il ne faut pas dire
31:52que tout est foutu.
31:53Il y a plein de motifs d'espoir.
31:55Il y a plein d'entrepreneurs
31:56à succès.
31:57Et il suffit de faire
31:58quelques réglages.
31:59J'insiste,
31:59il suffit de faire
32:00quelques réglages
32:01pour que notre pays
32:02soit sur le toit du monde.
32:03On a des PME,
32:05des ETI,
32:05des grands groupes
32:06et même des startups
32:06et des toutes petites entreprises
32:08qui ont des expertises de niche,
32:10qui savent se battre
32:11dans la compétition internationale,
32:12qui remportent des compétitions,
32:14des contrats,
32:14c'est des compétitions
32:15tous les jours.
32:16Et donc,
32:16il faut s'inspirer de ça
32:18et rechercher
32:19comment on peut élever
32:20la valeur.
32:21C'est-à-dire,
32:21pour une heure produite
32:22par un salarié français,
32:24comment on peut faire
32:24que cette valeur
32:25soit plus élevée
32:25pour financer
32:26notre modèle social
32:27et puis aussi
32:28pour financer
32:29les investissements
32:30pour payer les investisseurs,
32:31pour rémunérer le capital.
32:33Et donc,
32:34là,
32:34il faut aller
32:34sur de la forte valeur ajoutée.
32:37La Chine,
32:37ils ne font pas que du dumping.
32:38Ils ont énormément innové.
32:40Il y a de la valeur ajoutée
32:41aux Etats-Unis aussi.
32:43Et vous parliez
32:44de quelques réglages
32:45pour qu'on soit
32:45sur le toit du monde.
32:47Je crois qu'à l'heure actuelle,
32:48il y a une quarantaine
32:48de candidats putatifs
32:49à la présidentielle.
32:50Est-ce que,
32:51dans ce que vous entendez,
32:52dans ce que vous lisez,
32:53il y en a quelques-uns
32:54qui ont conscience
32:56de ces réglages
32:57dont vous parlez ?
32:58J'allais dire
32:59que la plupart d'entre eux
33:00ont conscience
33:01des sujets.
33:02le problème,
33:02ce n'est pas
33:03la prise de conscience,
33:04le nombre de rapports
33:05qui ont été faits
33:06sur l'état
33:07des finances publiques.
33:08Je veux dire,
33:08on pourrait caler,
33:09c'est des armoires normandes
33:11de rapports.
33:12On peut caler
33:12des tables de 3 tonnes.
33:14Donc,
33:14le problème,
33:15ce n'est pas le constat,
33:16ce n'est pas l'analyse,
33:17ce n'est pas les pistes
33:18de solutions.
33:18Le problème,
33:19c'est la capacité collective
33:20à le faire.
33:21Et il y a des rapports
33:22de force politique
33:24qui,
33:25aujourd'hui,
33:26peut-être empêchent
33:27de le faire.
33:28Mais il faut,
33:29et c'est ça,
33:29on appelle nos élus
33:30à avoir un certain courage.
33:32Après,
33:33est-ce que les Français
33:34votent pour ça ?
33:35C'est le serpent
33:36qui se mord la queue.
33:37Donc,
33:37on doit convaincre aussi
33:38nos compatriotes de ça
33:39en faisant de la pédagogie,
33:41en étant didactique,
33:42en expliquant
33:43les grandes masses.
33:44C'est pour ça
33:45que le président du MEDEF,
33:46Patrick Martin,
33:47a évoqué le sujet
33:48du pouvoir d'achat,
33:49le sujet de l'emploi
33:50des jeunes,
33:50parce qu'on doit s'adresser
33:52aux préoccupations quotidiennes,
33:54aux logements,
33:54aux dépenses contraintes.
33:55Et c'est ce qu'on fait.
33:56En fait,
33:57il faut qu'il y ait
33:57un business plan
33:58pour la France.
33:59Et le MEDEF,
34:00c'est un lieu
34:00où on peut construire
34:01ce business plan.
34:02Vous parliez, Fabrice,
34:04des élus.
34:05On a un élu de terrain,
34:06un élu de région,
34:07Loïc Enaf.
34:07Bonjour.
34:08Bonjour.
34:09On reviendra
34:09sur votre casquette
34:10de PDG du groupe
34:11Jean Enaf
34:12dans un petit instant.
34:12Mais vous êtes donc
34:13un conseiller régional
34:14au conseil régional
34:15de Bretagne.
34:16Est-ce que vous entendez
34:17là du MEDEF ?
34:19Est-ce que ça vous parle ?
34:19Est-ce que vous,
34:20vous êtes un élu
34:21qui a conscience
34:21de toutes ces difficultés ?
34:22Et qu'est-ce que vous faites
34:23pour les résoudre ?
34:24En tout cas, je partage
34:26qu'on a besoin de pédagogie,
34:28on a besoin d'expliquer
34:29les choses.
34:31J'ai bu certaines
34:32de vos paroles
34:33quand vous parliez
34:33des ordres de grandeur.
34:35Réexpliquer les choses,
34:36réexpliquer où est la dépense,
34:38réexpliquer quelles sont
34:39les recettes,
34:40des choses simples.
34:41Je crois que depuis 25 ans,
34:42c'est un débat
34:43qui nous a échappé.
34:45Peut-être par la fragmentation
34:46de l'information,
34:47je ne sais,
34:47mais en tout cas,
34:48ça nous a échappé.
34:50Je vous donne cette mission
34:51que d'y contribuer aussi
34:53en tant que chaîne
34:54de télévision.
34:55Moi, il y a un sujet
34:57dont je me suis emparé
34:59sur délégation
35:00du président Loïc Chéné-Girard,
35:02c'est la relocalisation
35:02par les achats
35:03des entreprises.
35:04Il se trouve qu'en Bretagne,
35:05nous avons une région
35:06qui est très locavore.
35:08Avec l'Alsace,
35:08ce sont les deux régions
35:10qui achètent
35:10le plus de produits quotidiens.
35:12Vous, moi,
35:14de plus,
35:15notre collectivité
35:16région Bretagne
35:17a décidé
35:18que 75%
35:20de ces achats
35:21soient réalisés
35:22sur les 5 départements bretons.
35:23C'est fait.
35:24Est-ce que c'est possible ?
35:25Est-ce qu'il n'y a pas
35:26des contraintes européennes
35:27ou des contraintes françaises ?
35:28En 2025,
35:29la collectivité territoriale
35:30région Bretagne
35:31a réalisé
35:3278,5%
35:34de ces achats
35:35sur les 5 départements bretons.
35:36Mais comment est-ce qu'on fait ?
35:37Donc, il y a des astuces
35:39à trouver ?
35:40Bien sûr,
35:40il y a des astuces.
35:41Il faut rentrer dans la machine.
35:42Il ne faut pas dire
35:43que ce n'est pas possible.
35:44Il faut rentrer dans le détail.
35:45Le sénateur Simon Usna
35:48a produit de nombreux documents
35:50en la matière.
35:51Nous avons également monté
35:52une centrale d'achat
35:53qui s'appelle Braise Achat
35:54qui est ouverte
35:54aux autres collectivités.
35:56Il faut rentrer dans le détail.
35:57On n'a pas le temps
35:58mais c'est tout à fait possible.
35:59C'est tout à fait accessible.
36:0278,5%.
36:02Et moi, ma mission,
36:04c'est les entreprises.
36:04C'est de faire en sorte
36:05que les entreprises
36:06se rendent compte
36:07de ce qu'elles achètent,
36:08où elles l'achètent,
36:09qu'elles mettent en harmonie
36:12leur politique générale
36:13d'entreprise
36:13avec leur réelle politique d'achat.
36:15Et donc, ça commence
36:16par cartographier ces achats.
36:18Qu'est-ce que j'achète
36:19où, combien ?
36:21Quel est mon indice d'achat local ?
36:22Alors, nous, en Bretagne,
36:23on a créé l'indice breton
36:24d'achat local
36:25sur recommandation de l'UIMM
36:27en triant votre chiffre d'affaires
36:29des achats par code postal
36:31et apparaît ce qui est acheté
36:34dans votre département
36:36mais au moins en faisant la région,
36:37la France,
36:38la communauté européenne
36:39et l'extracommunautaire.
36:41Et là, tout d'un coup,
36:41beaucoup d'entreprises
36:43se rendent compte
36:43qu'elles croyaient que,
36:45j'imaginais que.
36:46Puis après, vous pouvez aussi
36:47faire une cartographie
36:48des risques de vos achats,
36:49des choses que tout le monde
36:50est capable en entreprise
36:52de réaliser.
36:52Encore faut-il le faire.
36:54On a démontré,
36:55par deux études très solides,
36:57que 10% des achats
36:59des entreprises
37:00sont relocalisables,
37:01alors pour nous,
37:02c'est en France et en Bretagne.
37:0410%.
37:05Vous savez ce que ça fait ?
37:06Rien qu'à l'échelle
37:06de la région Bretagne,
37:07c'est l'équivalent
37:08de 130 000 emplois,
37:115 milliards d'euros
37:12de PIB,
37:133,9 millions de tonnes
37:15de CO2 évitées.
37:16Rien qu'avec
37:17une petite relocalisation
37:18de 10%.
37:19Et ce que vous avez fait
37:20dans la région Bretagne,
37:21est-ce que c'est transposable
37:22à d'autres régions
37:23et plus généralement
37:25à la Maison France ?
37:26Est-ce que la volonté
37:27que vous avez mise en place,
37:28elle peut être mise
37:29au niveau d'un gouvernement ?
37:31Je pense que oui.
37:32Ma mission en région Bretagne,
37:34c'est de faire en sorte
37:35qu'il se passe quelque chose
37:36dans la tête
37:37des chefs d'entreprise.
37:38En disant,
37:39lui, il est chef d'entreprise,
37:40il pense que c'est possible.
37:41Il nous donne
37:422, 3 clés,
37:43quelques outils
37:43et que dans quelques années,
37:45on ait vu une évolution.
37:46En tout cas,
37:46on voit fleurir
37:47des indices bretons
37:48d'achats locaux
37:49un peu partout.
37:50Les entreprises s'y intéressent.
37:51J'ai fait 70 conférences
37:52sur le sujet.
37:53L'objectif,
37:53c'est que ça change.
37:54Moi, je vous dis
37:55que c'est possible.
37:56Est-ce qu'on est locavore
37:56dans la région Hauts-de-France ?
37:58Bonjour, Jordan Tourneur.
37:59Bonjour, Jérôme.
38:00On l'est tout à fait.
38:02En tout cas,
38:03je partage beaucoup
38:04de choses
38:05qui ont été dites
38:07par ces messieurs.
38:08Vous savez,
38:08nous,
38:09le groupe Van der Schouten,
38:10on existe depuis 80 ans.
38:131947.
38:13Les 80 ans,
38:14c'est dans quelques mois.
38:15Exactement,
38:15c'est dans quelques mois.
38:17Ça a été créé
38:17par Joseph Van der Schouten
38:19qui est le grand-père
38:20de Bernard Van der Schouten,
38:22le président actuel.
38:23Donc, vous savez,
38:24des crises,
38:24ils en ont connu.
38:25On en a connu.
38:27On a connu
38:28notamment
38:29la relocalisation massive
38:30du secteur textile
38:32dans les pays à bas coût.
38:33On a connu
38:34la crise des subprimes.
38:35Pourtant,
38:35on est toujours là.
38:36Comment on a fait ?
38:38Déjà,
38:38avec la volonté
38:39de la famille Van der Schouten.
38:41Il faut applaudir aussi
38:42toutes ces PME,
38:43toutes ces ETI,
38:44ces familles
38:45qui se battent
38:46pour leur savoir-faire,
38:47qui se battent
38:47pour leurs industries.
38:48Ça existe.
38:49C'est beaucoup
38:49de la richesse créée en France.
38:51Il ne faut pas l'oublier.
38:52Ce n'est pas
38:52que les grands groupes.
38:53C'est une volonté
38:54et ensuite,
38:56c'est de la résilience
38:57et de la productivité.
38:59Je rejoins ce que vous disiez,
39:00monsieur.
39:01Il faut qu'une heure
39:02de production en France
39:03crée beaucoup plus de valeur
39:05qu'elle ne le fait actuellement.
39:07Nous,
39:08c'est la direction
39:08qu'on a prise.
39:09On a choisi
39:10d'investir massivement
39:12dans l'outil industriel,
39:13dans notre système
39:14d'information,
39:15dans nos équipes,
39:16une couturière.
39:18il n'y a plus
39:18d'école de couture
39:19en France.
39:20Une jeune couturière,
39:21pour qu'elle devienne
39:23complètement opérationnelle,
39:25pour qu'elle puisse
39:26fabriquer des finitions
39:27rares,
39:28qui sont encore présentes
39:29en France,
39:30il faut trois ans.
39:31Donc,
39:31quand on investit,
39:33on n'investit pas
39:34pour un ou deux ans,
39:35on voit sur dix ans.
39:36Donc,
39:37on a véritablement
39:37besoin de retrouver
39:39de la stabilité
39:40et de la sérénité.
39:41Je voudrais revenir aussi
39:41sur la commande publique.
39:43Vous parliez
39:43de commande publique.
39:44Il y a une étude
39:45qui a été menée
39:46par l'UITH,
39:47qui est l'Union
39:47des industries textiles
39:48du Nord,
39:49avec KPMG,
39:51qui dit que pour
39:52un de chiffre d'affaires
39:55acheté en France,
39:5684% revient
39:58dans l'économie française
40:00par de la TVA,
40:01par de la fiscalité.
40:03Donc,
40:04acheter en France
40:05la commande publique
40:06moins chère à l'étranger,
40:08quand vous voyez
40:09que si vous achetez
40:09un tout petit peu plus cher
40:10qu'il y a 84%
40:11qui revient dans l'économie,
40:13ça fait partie,
40:14à mon avis,
40:14des solutions.
40:15Et c'est tout ça
40:16qu'il faut regarder.
40:17Je reviens
40:17à vos activités
40:19dans un petit instant.
40:20Quand vous voyez,
40:21vous parliez
40:21de ces entrepreneurs
40:22qui avaient encore
40:23l'ANIA,
40:23qui avaient encore
40:24l'envie des atouts
40:25de la France,
40:26on a là deux entrepreneurs
40:27qui incarnent bien
40:29cette volonté
40:30que tout n'est pas fichu,
40:32pour reprendre
40:32votre expression,
40:34Fabrice.
40:34Oui,
40:35mais surtout,
40:35ils évoquent
40:36des problématiques
40:37qui sont aussi
40:38celles de l'Union européenne.
40:39on se bat
40:40depuis des mois
40:41pour une préférence européenne.
40:43et c'est un combat
40:44qui est extrêmement
40:46difficile
40:46parce que,
40:48étonnamment,
40:48un certain nombre
40:49de nos voisins
40:49n'ont pas
40:51cette vision,
40:52on va dire,
40:53de ce qui est en train
40:54de se passer
40:54d'un point de vue géopolitique.
40:55l'Inde fait du bail
40:57in India,
40:58les Etats-Unis
40:58font du bail
40:59in USA,
41:00la Chine fait du bail
41:01in China,
41:02ils ont des filtrages
41:04d'investissement,
41:05ils ont des exigences
41:06de transfert,
41:08de savoir-faire,
41:09de connaissances,
41:10de technologies,
41:11ils ont des barrières
41:13finalement protectionnistes.
41:15Donc nous,
41:15on n'est pas
41:15pour le protectionnisme
41:17stricto sensu,
41:19on est pour être ouvert
41:20parce que l'Europe
41:20dégage des excédents
41:21commerciaux
41:22dans les services,
41:23dans les biens
41:24manufacturés
41:25et aussi
41:26à des revenus financiers,
41:30des implantations
41:30qu'on a à l'étranger
41:31mais il faut
41:32néanmoins
41:33avoir de la réciprocité,
41:35on ne peut plus
41:36avoir des produits
41:37qui intègrent
41:38le marché intérieur
41:39européen
41:40qui ne respectent pas
41:41les règles européennes
41:42donc on sous-régule
41:44les flux entrants
41:45et on sur-régule
41:46les entreprises européennes.
41:47Ça c'est plus acceptable
41:48cette compétition
41:49concurrence déloyale
41:51si on est
41:52sur le même niveau
41:53de concurrence
41:53il n'y a pas
41:54pas de problème
41:54les entrepreneurs français
41:55ils s'affairent
41:56mais on ne peut pas
41:57en plus d'avoir
41:58le système qu'on a
41:59avoir une concurrence
42:01qui est déloyale
42:01donc on s'est battu
42:02pour la préférence européenne
42:03on s'est battu
42:04pour la réforme
42:05du code douanier européen
42:06parce qu'on avait
42:07beaucoup de ce qu'on appelle
42:08du forum shopping
42:09avec des entrées
42:09dans des pays
42:10où les contrôles douaniers
42:11sont faits comme ci
42:12comme ça
42:12et donc on a eu
42:13avec les biocarburants
42:15des biocarburants
42:16non conformes
42:17faits à partir
42:17de palmiers à huile
42:18on a eu avec du plastique
42:20du plastique
42:20qui était censé être recyclé
42:21qui était du plastique vierge
42:24les plateformes
42:24Shine et Temu
42:25des produits
42:26et j'en termine par là
42:27quand même
42:28parce que c'est grave
42:28on parle de protection
42:30des consommateurs
42:31vous avez des produits
42:32qui entrent
42:33l'espace européen
42:33pas un peu
42:34plus de 4 à 5 milliards
42:36par an de colis
42:38la France et un quart
42:39donc vous avez un pont aérien
42:41de 600 avions par nuit
42:42vous parliez du bilan carbone
42:44600 avions
42:45donc vous avez des jouets
42:47qui terminent
42:47dans la main des enfants
42:48qui ont des substances chimiques
42:50qui ne respectent pas
42:52riche
42:52donc comment on peut
42:53continuer à parler
42:55de protection des consommateurs
42:56de mettre des réglementations
42:58sur nos boîtes
42:58quand nos enfants
42:59ont des jouets
43:00avec des substances chimiques
43:02qui sont dangereuses
43:03et quand les concurrents
43:04n'ont pas les mêmes
43:05les mêmes contraintes
43:06on a obtenu des choses
43:07je reviens donc
43:08à vos entreprises
43:09on va parler de la marque
43:10Jean Enaf
43:10on a beaucoup parlé
43:11dans cette émission
43:12dans l'émission
43:12qui nous a précédé aussi
43:14des marques patrimoniales
43:15des marques historiques
43:16pour Jean Enaf
43:17on remonte à 1907
43:19c'est votre grand-père
43:20qui a créé
43:20une conserverie de légumes
43:21votre arrière-grand-père
43:23c'est mon arrière-grand-père
43:24effectivement en 1907
43:25qui crée cette conserverie
43:26de légumes
43:27qui petit à petit
43:28devient aussi une conserverie
43:29de poissons
43:29puis fabrique des pâtés
43:31des terrines
43:32et aujourd'hui
43:32c'est beaucoup diversifié
43:33effectivement
43:34alors aujourd'hui
43:34c'est plus que les pâtés
43:35ça veut dire qu'on a tous
43:36sont en tête
43:36les pâtés Jean Enaf
43:37mais je crois que c'est
43:38moins du tiers
43:39de votre chiffre d'affaires
43:40maintenant
43:41c'est ça
43:41le produit historique
43:43qui a fait
43:43on va le dire
43:44la renommée
43:44de la maison
43:45c'est un gros quart
43:47de notre activité
43:48aujourd'hui
43:49nous avons une activité
43:50que nous développons
43:51très fortement
43:52autour du moment
43:53de l'apéritif
43:53alors apéro
43:55c'est facile à retenir
43:56c'est avec un H
43:57comme Enaf
43:58mais nous développons
44:00beaucoup de produits
44:00à base de légumes
44:01de tartinables
44:02pour tremper des chips
44:03des produits de snacking
44:05c'est vraiment
44:06les produits
44:07qui sont à la fois
44:08bons
44:08bien faits
44:09qui font le bonheur
44:10de tous
44:11on se régale
44:12avec nos produits
44:12des produits simples
44:13fabriqués en Bretagne
44:14des ingrédients
44:15les plus simples possibles
44:16et puis c'est
44:17la convivialité
44:18c'est la famille
44:18les copains
44:19les habits
44:19c'est made in Bretagne
44:21c'est made in
44:22Poules Drosic
44:23vous êtes
44:23c'est le siège
44:24dans le Finistère
44:25alors notre site principal
44:27effectivement
44:27à Poules Drosic
44:28à 3 km de la mer
44:29vous ne pouvez pas
44:29aller beaucoup plus loin
44:30parce que c'est juste
44:30à côté de la pointe du Rat
44:31et on a un autre site
44:33à Rospordin
44:34à côté de Quimper
44:35où là nous transformons
44:36des algues
44:37puisque nous récoltons
44:38nous-mêmes
44:39des algues en Bretagne
44:40et nous les transformons
44:41pour faire également
44:42des tartinables
44:43ou des produits
44:44de gastronomie
44:45comme des perles de saveur
44:46que l'on consomme
44:47dans les restaurants
44:47du monde entier
44:48alors on parle
44:49des hauts et débats
44:50des entreprises
44:51vous c'était en 2022
44:53il y a eu un gros
44:54un gros coup de mou
44:56avec les prix
44:56de l'énergie
44:58plus le doublement
44:59des prix du port
45:00qui est une de vos matières
45:01premières
45:01comment est-ce qu'on
45:03s'en sort
45:04quand on a
45:04non seulement
45:05de la matière première
45:06qui augmente
45:07mais en plus
45:07un contexte géopolitique
45:09qui fait que des coûts
45:10explosent
45:10comment est-ce qu'on sort
45:12de ce que vous appelez
45:13la peine à double ciseaux
45:15en fait
45:15oui vous avez raison
45:16d'évoquer cette période
45:18malheureusement
45:18je crains qu'elle ne se reproduise
45:20l'année prochaine
45:20on est effectivement
45:22on a effectivement
45:23pu échanger
45:25nous avons 75%
45:28notre chiffre d'affaires
45:30est réalisé en grande distribution
45:31donc nous avons dû entamer
45:32des négociations
45:33avec nos clients
45:34pour à la fois
45:36augmenter nos prix
45:37étaler ses hausses
45:38diminuer nos promotions
45:39bref tout ce qui fait
45:41la vie d'un produit
45:42de grande consommation
45:43c'est jamais de gaieté de coeur
45:44mais là on a été face
45:46comme ça arrive peut-être
45:47tous les 7-8 ans
45:48dans l'entreprise
45:49à des moments
45:50où on joue la survie
45:51de la boîte
45:51tout simplement
45:52si on n'y arrive pas
45:53on se met en danger
45:54c'est jamais de gaieté de coeur
45:55parce qu'on augmente
45:56d'infiné le prix
45:57au consommateur
45:59à la fin
45:59il faut quand même
46:00se rappeler
46:00que ce sont des produits
46:01qui valent quelques euros
46:02on n'est pas sur des produits
46:03très très très chers
46:05heureusement
46:05parce que ce sont
46:06des produits
46:07de grande consommation
46:08des produits
46:08de consommation courante
46:10mais ça reste
46:11des moments
46:12pas simples
46:13et puis il faut innover
46:14et ces produits
46:14de quelques euros
46:15ça fait un chiffre d'affaires
46:16de combien ?
46:17alors l'entreprise
46:18c'est à peu près
46:1850 millions d'euros
46:19de chiffre d'affaires
46:20nous sommes à peu près
46:21265 salariés
46:22265
46:23un mot sur
46:24l'aventure spatiale
46:25des produits
46:25Jean Enaf
46:26je crois que ça fait
46:27de nombreuses années
46:28qu'ils accompagnent
46:29les astronautes
46:30ou les spationautes
46:31et notamment
46:32Thomas Pesquet
46:33oui alors
46:33en deux mots
46:34ça fait 15 ans
46:35que nous travaillons
46:36pour le Centre National
46:36d'Études Spatiales
46:37et Alain Ducasse
46:38et nous sommes
46:39le prestataire
46:40qui réalise
46:41des plats
46:41de fête
46:42de la station spatiale
46:43les seuls plats
46:43de fête
46:44de la station spatiale
46:45nous réalisons 2000 plats par an
46:47et effectivement
46:48on a eu la grande chance
46:49d'accueillir Thomas Pesquet
46:50à l'entreprise
46:51et de travailler aussi
46:52sur un programme
46:52qui a débouché
46:53sur la création
46:54d'expériences
46:55qui ont été réalisées
46:56dans la station
46:57dont un robot culinaire
46:58le seul robot culinaire
46:59a été inventé
47:00par des équipes
47:01qu'on avait rassemblées
47:02parce qu'en Bretagne
47:03il y a une vraie expertise
47:05un vrai savoir-faire
47:05autour de l'agroalimentaire
47:06et on avait réalisé
47:07l'assemblage
47:09de ces équipes
47:11et donc oui
47:1215 ans dans l'espace
47:14Jordan Tourneur
47:14chiffre d'affaires
47:15et effectif
47:16de Van der Schuten
47:17alors nous
47:17notre chiffre d'affaires
47:18on ne le communique pas
47:19c'est une volonté
47:20de l'actionnaire
47:21on est 130 salariés
47:23aujourd'hui
47:24et donc dans la région
47:25Hauts-de-France
47:25dans la région Hauts-de-France
47:26tout à fait
47:27la gamme de produits
47:28on n'en a pas parlé
47:29donc on est dans le textile
47:30il y a eu plusieurs acquisitions
47:32externes
47:32là vous vous recentrez
47:34sur quelques marques
47:36de votre catalogue
47:37je crois
47:37tout à fait
47:38alors je vous l'ai dit
47:39tout à l'heure
47:39on a vécu des crises
47:40donc on a dû se réinventer
47:42au départ nous
47:42on est fabricant
47:43de linge de maison
47:44en marque blanche
47:45pour la vente
47:46par correspondance
47:47et la grande distribution
47:48ils sont tous partis
47:49en Asie
47:50à la fin des années 2000
47:52donc on a dû
47:53changer notre fusil
47:54de l'épaule
47:55et on est passé
47:56par l'acquisition
47:58de marques en propre
47:59et aussi
47:59la création
48:00de marques en propre
48:02donc les marques
48:03il y a eu Cook
48:03il y a eu Alexandre Turpeau
48:05Essix
48:05LV
48:06Designer Guild
48:07etc
48:07bon nombre de marques
48:08mais aujourd'hui
48:09on a décidé
48:10de se recentrer
48:11sur trois marques
48:12la marque Alexandre Turpeau
48:13qui est notre marque patrimoniale
48:15haut de gamme
48:16qui est exportée
48:17dans plus de 60 pays
48:18et qui a été créée
48:19en 1847
48:21donc là c'est 180 ans
48:22l'année prochaine
48:23ensuite la marque Essix
48:24une marque belge
48:26qui est un peu plus accessible
48:27qu'Alexandre Turpeau
48:28qui est plutôt une marque
48:30déco tendance
48:31et enfin
48:32la marque
48:33à demain
48:33le linge français
48:34où là notre ambition
48:35est de rendre
48:36le linge de maison
48:37français
48:38de qualité
48:39accessible
48:40au plus grand nombre
48:41mais là il y a eu
48:42un repositionnement
48:43parce qu'en fait
48:43c'était du haut de gamme
48:44maintenant
48:44ça reste de très bons produits
48:47mais un peu comme
48:47Guillaume Gibault
48:48qui était ce matin
48:49dans la matinale
48:49de BFM
48:51vous avez
48:52un peu
48:54pivoté
48:54sur la stratégie
48:55on veut faire
48:56moins cher
48:56mais plus de volume
48:57Exactement
48:58c'est tout à fait cela
49:00notre ambition
49:01c'est que
49:02chaque foyer français
49:03possède au moins
49:05une parure de lit
49:06donc une housse de couette
49:07est dotée
49:07à demain
49:08dans son foyer
49:09il y a une vraie volonté
49:10des consommateurs
49:11de produits
49:12plus durables
49:13plus traçables
49:15plus qualitatifs
49:16mais jusqu'ici
49:17le prix
49:17pouvait être un frein
49:18on a donc décidé
49:20de mener
49:21une revue complète
49:22de notre gamme
49:24et de proposer
49:24aujourd'hui
49:25par exemple
49:26une parure
49:27entièrement fabriquée
49:28en France
49:29en coton biologique
49:30à moins de 40 euros
49:31vous parliez
49:32de bilan carbone
49:33cette parure
49:33présente
49:34un bilan carbone
49:35deux fois moins important
49:37que la même parure
49:38fabriquée
49:39au Pakistan
49:40ou en Inde
49:42c'est vraiment
49:43notre ambition
49:43comment on a fait
49:45productivité
49:46et je reviens toujours
49:47à la même chose
49:49c'est investissement
49:50dans un système
49:51d'information
49:52dans des automates
49:53dans les ouvriers
49:54dans l'entreprise
49:54et productivité
49:55c'est la solution
49:56et parmi toutes vos
49:57gammes
49:58toutes vos offres
49:58quelle est la part
50:00de la production
50:00en France
50:01je l'ai dit
50:01il y a eu un phénomène
50:03chez vous
50:03de relocalisation
50:04à un certain moment
50:05à l'instant T
50:06on est à combien
50:07de produits
50:07faits en France
50:08aujourd'hui
50:08nous écoulons
50:09environ un million
50:10de pièces par an
50:11et on est à peu près
50:12à 85%
50:14de production
50:15française
50:16sachant que notre objectif
50:17c'est d'arriver
50:18à 100%
50:19dans les prochaines années
50:21messieurs
50:21il nous reste deux minutes
50:22je fais un tour de table
50:23très rapide
50:23je commence avec vous
50:24Fabrice Le Sachet
50:25la mesure indispensable
50:27pour la présidentielle
50:28de 2027
50:29je ne crois pas
50:30qu'il y a une mesure
50:30c'est un ensemble de choses
50:31je ne vais pas vous sortir
50:32une mesure
50:33parce que je pense
50:34que c'est justement
50:34ce qui est erroné
50:35c'est un ensemble de pas
50:37dans des directions
50:37un peu différentes
50:39qui font qu'on peut
50:39s'en sortir
50:40en tout cas au MEDEF
50:41on travaille sur un ensemble
50:42de mesures
50:43je rappelle que le MEDEF
50:44c'est principalement
50:45des PME
50:46barissantes
50:47c'est 47 salariés
50:48les adhérents du MEDEF
50:49et s'ils veulent s'exprimer
50:50sur tous les sujets
50:51à 360
50:52c'est la grande consultation
50:54qui est ouverte
50:54jusqu'au 15 juillet
50:55on a beaucoup de gens
50:56qui répondent
50:58et puis c'est de
50:59s'approcher aussi
51:00des équipes du MEDEF
51:01j'en vois qui sont là
51:02Vincent, Katia, Nicolas
51:04Pierre
51:04ils sont là aussi
51:05pour tous ces adhérents
51:0730 secondes chacun
51:08Loïc et Nash
51:09commence donc avec vous
51:10sur la mesure
51:11que vous attendez
51:11pour mai 2027
51:13moi je n'attends
51:15aucune réforme miraculeuse
51:16je demande juste
51:17de rentrer
51:18dans le moteur
51:19de travailler le moteur
51:20de faire de l'amélioration
51:21continue du système
51:23d'aller dans le détail
51:25des réglages fins
51:25beaucoup beaucoup
51:26de réglages fins
51:27beaucoup de travail
51:28quelques années
51:29dans un tunnel
51:30de réglages fins
51:31et évidemment
51:32qu'on s'en sortira
51:33et Jordan Turner
51:34la même question
51:35ça a déjà été dit
51:36mais je le répète
51:37pour investir
51:37on a besoin de stabilité
51:39et de visibilité
51:40donc aujourd'hui
51:41c'est ce qui nous manque
51:42cruellement
51:43ça passe par
51:44de la souveraineté
51:45notamment énergétique
51:46on est sur la bonne voie
51:48avec les investissements
51:49actuels
51:50il faut continuer
51:51merci beaucoup messieurs
51:52d'avoir été les invités
51:53de la France
51:53à tout pour réussir
51:54ici en direct
51:55de Station F
51:56pour la première édition
51:57de KPME
51:58notre émission
51:59vous le savez
51:59est diffusée en télé
52:00en radio
52:01le site et l'appli
52:02de BFM Business
52:03la journée spéciale
52:04continue sur BFM Business
52:06avec à partir de 18h
52:07une heure et demie
52:09en compagnie de Julien Galliardi
52:10puis de Edwish Chevrillon
52:12très belle journée
52:12et à très vite
52:13sur BFM Business
52:16la France a tout pour réussir
52:18sur BFM Business
52:19sur BFM Business
52:20et sur BFM Business
52:21sur BFM Business
52:21et sur BFM Business
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