- il y a 4 minutes
Avec Laurent Panifous, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:06C'est l'heure du grand entretien, va-t-on pouvoir faire voter toutes les lois ?
00:10Laurent Panifousse, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, est avec nous.
00:14Il est dans ce studio de Sud Radio avec Jean-François Aquili. C'est à vous messieurs.
00:19Bonjour Laurent Panifousse.
00:21Bonjour Jean-François.
00:21Vous savez que vous avez le job le plus difficile du gouvernement après Premier ministre
00:26vu la masse de textes que vous devez faire passer avant l'été.
00:32Ce sont les travaux d'Hercule, Laurent Panifousse.
00:36Vous commencez peut-être par la fin de vie.
00:39Est-ce que cette fin de vie sera votée avant la fin de la session parlementaire ?
00:44Oui, je vous remercie de reconnaître que ce job n'est pas forcément simple.
00:49Mais je savais quand je suis rentré au gouvernement quelle était la hauteur de la tâche.
00:55pour répondre sur la question de la fin de vie.
00:58Oui, c'est un engagement qui est le mien à titre personnel,
01:00mais aussi au sein de ce gouvernement,
01:01de faire en sorte que nous puissions enfin faire en sorte que le Parlement se positionne de manière définitive.
01:07Et oui, je peux vous dire que le Parlement se positionnera de manière définitive
01:10avant la suspension de cet été.
01:12Alors, il y a une commission mixte paritaire concernant ce texte aujourd'hui.
01:17Quelles sont les dates précises, Laurent Panifousse ?
01:20A quel moment, nous sommes début juin, là, ce texte finira ?
01:24Parce que c'est un texte fondamental.
01:25C'est un texte qui est travaillé au Parlement depuis au moins 4 ans maintenant.
01:31Au moins 4 ans.
01:33Et qui a subi les péripéties des dissolutions, des censures, etc.
01:37Il est temps que nous puissions nous positionner.
01:39Pour vous dire concrètement le calendrier de ce texte que j'ai proposé au Premier ministre,
01:44aujourd'hui, la commission mixte paritaire,
01:46si les 7 députés et 7 sénateurs ne se mettaient pas d'accord,
01:49ce qui est probable, mais attendons le résultat,
01:51alors nous convoquerons le texte la semaine du 22 juin à l'Assemblée nationale.
01:57Il repartirait quelques jours pour une ultime navette,
01:59un ultime aller-retour au Sénat,
02:02et on donnera le dernier mot aux députés le 15 juillet.
02:0615 juillet, donc il n'y aura pas de report du débat autour de la fin de vie en septembre
02:11?
02:11Non.
02:11Vous le garantissez ce matin, Laurent Panifousse ?
02:13Je m'y engage.
02:14Sur l'antenne de Sud Radio.
02:16Les sénateurs ont freiné des cas de fer sur cette réforme.
02:19Est-ce qu'ils sont allés trop loin à vos yeux ?
02:21Non, je crois que sur ce texte, il faut être respectueux des positions des uns et des autres.
02:25On voit effectivement qu'il y a une grande différence entre le Sénat et l'Assemblée vis-à-vis de
02:29ce texte,
02:30mais on a aussi beaucoup interrogé, et c'est normal, la société civile,
02:33et on voit le décalage parfois qu'il peut y avoir.
02:34Il faut le constater, il faut faire avec,
02:36mais la navette a eu lieu, le texte aura été étudié quatre fois à l'Assemblée nationale,
02:41quatre fois, aura été étudié plusieurs fois au Sénat.
02:43On voit les positions des uns et des autres,
02:45on voit la position très claire de la société civile,
02:47et je parlais par exemple de la Convention citoyenne,
02:50qui s'est positionnée très clairement vers un dispositif d'aide à mourir.
02:53Moi, mon rôle en tant de ministre des Relations et du Parlement,
02:55c'est de créer un chemin pour que ce texte soit mis au vote.
02:57Les parlementaires vont décider, ça sera les députés qui auront le dernier mot.
03:00Je pense que ce texte sera adopté,
03:02à titre personnel je le souhaite, j'en ai été rapporteur,
03:05mais je veux respecter aussi celles et ceux qui ne sont pas d'accord avec ça.
03:08Parce qu'Olivier Falorni, qui portait le texte,
03:12est redevenu maire de la Rochelle,
03:13donc il faut porter ce texte, on va dire, à bout de bras.
03:17C'est un débat de société, il n'a pas irrigué réellement dans le débat public,
03:21même s'il y a eu la Convention, certes,
03:23mais les Français ne s'en sont pas réellement emparés.
03:26Vous le regrettez ?
03:27Non, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
03:29Je crois que ça fait tellement longtemps, je viens de le dire,
03:31ça fait quatre ans qu'on parle du sujet.
03:33On fait souvent le parallèle avec le mariage pour tous,
03:35avec l'IVG, etc.
03:36Ce sont des sujets qui ont été mis dans le débat public
03:38et qui ont été traités pendant quelques mois avec une décision finale.
03:42Encore une fois, je vous dis,
03:43ce texte a souffert de l'instabilité politique.
03:45Quatre ans pour un sujet comme celui-ci,
03:48c'est trop important, la crise internationale,
03:51la difficulté des Françaises et des Français font que
03:53ce n'est pas aujourd'hui forcément le texte qui les intéresse le plus.
03:58Enfin, c'est un texte qui touche à l'intime.
03:59Et le moment venu, le 15 juillet,
04:02je pense que chacun prendra un temps pour s'interroger sur le sujet
04:05et je crois que c'est important.
04:06Laurent Panifousse, les travaux d'Hercule Suite,
04:09avant l'été, il y a embouteillage à l'ensemble national.
04:12Quels sont les autres textes qui comptent pour les Français ?
04:16Je pense notamment à la loi d'urgence agricole, par exemple.
04:20Quels sont les textes que vous allez réussir à faire passer avant l'été ?
04:24Il y a plusieurs sujets très importants qu'on veut pouvoir terminer
04:26avant la suspension de cet été,
04:27c'est-à-dire avant à peu près la fin du mois de juillet,
04:30de la session de dite extraordinaire.
04:31Peut-être qu'on en dira un mot.
04:33Peut-être qu'on va en dire un mot.
04:34On va en dire un mot.
04:35Il y a la loi de programmation militaire, bien sûr,
04:37pour donner des moyens à nos armées.
04:38Il y a la loi d'urgence agricole.
04:39Il y a les textes de justice criminelle pour raccourcir les délais de justice.
04:43Les textes de sécurité du quotidien portés par le ministre intérieur
04:46pour donner des moyens à notre police.
04:46Donc, Gérald Darmanin d'un côté et Laurent Nunez de l'autre.
04:48Des textes régalien, des textes pour la sécurité du quotidien globalement pour la justice.
04:52La fin de vie, on l'a dit, sur des sociétaux.
04:54La protection des mineurs sur les réseaux sociaux.
04:56Je l'ai dit, donc, loi d'urgence agricole, loi de programmation militaire.
04:59Donc, vous avez comme ça un panel de textes
05:01à la fois du régalien, du sociétal, du intercure.
05:04Et vous avez également, Laurent Pannifousse,
05:05la réforme constitutionnelle sur la Corse.
05:08Est-ce que ce texte-là, qui est un serpent de mer,
05:12il faut le dire, ça fait des années que ça dure, des décennies même,
05:15est-ce qu'il est à même aussi d'être plié, si je puis dire, avant l'été ?
05:18Non.
05:19Plié avant l'été, non.
05:20Il sera mis au débat dans une première chambre avant l'été.
05:25D'accord.
05:25Et ce ne sera qu'après les élections sénatoriales
05:28que l'on pourra le mettre en première lecture au Sénat
05:32avec la nouvelle Assemblée.
05:34mais effectivement, il y a, je vous le confirme,
05:36beaucoup de textes à terminer,
05:38mais on va y arriver.
05:39Et en fait, on a un seul objectif,
05:40je vous l'ai déjà dit la dernière fois,
05:41c'est faire en sorte que cette année soit utile.
05:44Et moi, je serais heureux de pouvoir,
05:46à la fin de cette session extraordinaire,
05:48venir vous voir et vous dire,
05:49vous voyez, M. Aquili, on l'a fait,
05:51regardez tous ces textes qu'on a pu voter.
05:52Vous avez dit loi d'urgence agricole,
05:54loi de justice criminelle,
05:55la loi Riposte,
05:57la fin de vie, évidemment.
05:59La loi sur la protection de l'enfance,
06:00avec ce qui s'est passé à Paris,
06:02vous l'avez évoqué,
06:03ce sera aussi voter avant l'été ?
06:06Non.
06:07Ça sera étudié dans une première chambre.
06:09Oui, je suis d'accord.
06:10Mais enfin, ce sont des sujets qui devront être traités,
06:13qui devront être traités si possible.
06:15On aura un petit peu de temps avant le démarrage du budget.
06:18Donc, la navette pourra se dérouler.
06:19Et le budget n'écrase pas tout
06:22entre le mois d'octobre et le mois de décembre.
06:24Mais il faut reconnaître qu'il prend beaucoup de place.
06:26Et il nous restera donc,
06:27nous sommes lucides,
06:28peu de place à partir du moment
06:29où le budget aura démarré.
06:31D'où notre détermination à faire en sorte
06:34que beaucoup de textes atterrissent cet été.
06:36Mais, Laurent Pannifousse,
06:37Gérard Laché, président du Sénat,
06:39ne veut pas siéger au-delà du 14 juillet.
06:43Qu'est-ce que vous dites ce matin ?
06:45Écoutez, je l'ai vu la semaine dernière.
06:48J'ai vu la présidente de l'Assemblée hier.
06:50Je rencontre, juste en sortant d'ici,
06:52les présidents de groupe à l'Assemblée nationale
06:54pour leur délivrer le projet d'agenda
06:57que je propose au Premier ministre
06:58qui sera mis à la signature du Président de la République.
07:00C'est lui qui décide ou pas d'une session extraordinaire
07:01pour faire atterrir tous les textes qu'on a évoqués.
07:04Ils sont tous très importants.
07:05Moi, j'ai besoin d'une session extraordinaire au mois de juillet.
07:08Et cette session extraordinaire
07:09devrait se dérouler la semaine du 6,
07:11la semaine du 13,
07:12mais aussi la semaine du 20 juillet.
07:14J'ai besoin de ce temps-là,
07:15de ces trois semaines, trois semaines et demie supplémentaires
07:18pour pouvoir faire atterrir tous ces textes.
07:20J'entends les difficultés des uns et des autres,
07:21notamment des sénateurs,
07:23de pouvoir commencer leur campagne électorale le plus tôt possible.
07:26Nous aménagerons ce temps au Sénat
07:28pour faire en sorte qu'il n'y ait,
07:30après le 14 juillet,
07:31que des votes,
07:32que des conclusions de textes
07:33et pas de nouveaux textes qui soient mis au débat.
07:35Donc, ça va faciliter le travail des sénateurs.
07:37Mais oui, j'ai besoin de la semaine du 13
07:39et de la semaine du 20 juillet
07:40au Parlement,
07:41Assemblée et Sénat,
07:42pour faire atterrir tous ces textes.
07:43Donc, jusqu'à la semaine du 20 juillet,
07:45incluse,
07:46donc, M. Larcher,
07:47pas au-delà du 14 juillet,
07:48ça ne sera pas possible.
07:49C'est ce que vous lui dites.
07:50Ces sénateurs,
07:51ils ne veulent pas siéger ?
07:53Non, ils sont en campagne.
07:53Vous leur dites quoi ?
07:54Faites un petit effort.
07:55Oui, mais c'est un effort collectif,
07:57c'est un effort du gouvernement,
07:58du Sénat,
07:59de l'Assemblée nationale.
08:00La réalité,
08:00c'est que les sénateurs partent en campagne,
08:02on peut le comprendre,
08:03il faut le respecter.
08:04Parce qu'il y a des élections
08:05au Sénat à l'entrée.
08:07Ce que j'ai pu lui dire,
08:08c'est qu'il n'y aura pas de nouveaux textes,
08:09effectivement,
08:09après le 14 juillet.
08:10Ils n'auront pas à se positionner
08:12et à débattre,
08:13à amender,
08:14avec de longues heures
08:15et de longues nuits,
08:15à passer au Sénat
08:16sur des textes nouveaux.
08:17Il vous a dit oui ?
08:18Il vous a dit oui ?
08:19Oui, j'aurai marché, d'accord.
08:20Après, c'est une prérogative
08:22du gouvernement,
08:23du Président de la République,
08:23l'ordre du jour.
08:25Mais oui,
08:26j'entends la demande
08:27du Président de l'Archer,
08:27je la comprends.
08:28Le Président de l'Archer,
08:29c'est très bien la difficulté
08:31qui est celle du gouvernement,
08:31avec sa volonté.
08:33Peut-être que certains le regrettent,
08:35mais nous avons la volonté,
08:36clairement,
08:36de faire atterrir
08:37beaucoup de textes
08:38et que, encore une fois,
08:39cette année,
08:40l'année 2026
08:41et même l'année 2027,
08:43soient utiles aux Français.
08:44Utiles aux Français.
08:44Le Gérard Larcher a accepté,
08:46finalement,
08:46il revient avec sa décision
08:48de ne pas aller au-delà
08:50du 14 juillet,
08:50si oui ?
08:51Oui, oui, bien sûr.
08:53Mais si vous voulez,
08:53c'est une manière,
08:54en ne mettant pas
08:55de nouveaux textes
08:56après le 14 juillet,
08:56de répondre quasi favorablement
08:59à la demande du Président de l'Archer.
09:00Mais oui,
09:00le Sénat devra se positionner
09:02la semaine du 20
09:03sur des conclusions
09:04de textes définitives.
09:05Laurent Panifousse,
09:06vous êtes un social-démocrate.
09:08Oui.
09:08Vous êtes un ancien socialiste.
09:10Oui.
09:10Oui.
09:11Il y a 2027 qui arrive.
09:13Vous êtes un homme,
09:14donc,
09:14de centre-gauche.
09:16Quand vous voyez
09:17le face-à-face
09:18Gabriel Attal,
09:19Édouard Philippe,
09:21que dites-vous ?
09:21C'est une perte de temps,
09:23une perte d'énergie,
09:25je dis d'abord
09:26que le membre
09:28du gouvernement
09:28que je suis,
09:29et vous avez eu tout à l'heure
09:30la gentillesse de dire
09:31que j'avais un des jobs
09:32les plus difficiles,
09:33je pense que
09:34le meilleur moyen pour moi
09:35de faire en sorte
09:35et de pouvoir parler
09:36à tout le monde,
09:36vous avez vu les difficultés
09:37qui sont les miennes,
09:39le meilleur moyen pour moi
09:40de faire mon travail,
09:41mon job,
09:42c'est de me tenir à distance
09:43de cette élection présidentielle
09:44le plus longtemps possible.
09:45Mais ça vous agace ça quand même ?
09:45Après, vous connaissez
09:46ma sensibilité politique.
09:48Oui.
09:48Moi, à titre personnel,
09:49j'espère que le moment venu,
09:51je pourrais m'expliquer,
09:52m'expliquer,
09:53pardon,
09:53dire ma position,
09:56qui ou quelle personne
09:57j'aurais vocation à soutenir,
10:00mais c'est beaucoup trop tôt.
10:01Moi, je suis vraiment
10:02concentré sur ma tâche
10:03au gouvernement.
10:04J'espère que la social-démocratie
10:05sera représentée
10:06dans cette élection présidentielle.
10:07Parce que ça n'est pas sûr,
10:08parce qu'il y a un risque ?
10:09Écoutez, je vois bien
10:10ce qui se passe à gauche.
10:11Vous évoquez
10:12Edouard Philippe,
10:13Gabriel Attal.
10:14Je vois ce qui se passe
10:14sur la gauche
10:15dite NUPES,
10:16Front populaire.
10:17Je vois des candidats
10:19se déclarer,
10:20ne pas se déclarer.
10:21J'espère qu'il y aura
10:22un candidat ou une candidate
10:23de la social-démocratie,
10:24mais pour le ministre
10:26que je suis,
10:27je préférais vous reparler
10:28de ça à la fin de l'année.
10:28Vous restez en surplomb,
10:30tout de même,
10:30sur le principe,
10:31comme vous voyez aujourd'hui
10:31le Parti Socialiste
10:32qui envisage
10:33une première primaire
10:35qui serait ouverte
10:36à place publique,
10:37à Raphaël Glucksmann,
10:38pour décider
10:39qui au PS
10:40avec M. Glucksmann,
10:41qui serait candidat,
10:42pour ensuite
10:43faire une deuxième primaire
10:44avec les autres candidats
10:46de gauche.
10:46Vous venez de la gauche
10:47sur le principe.
10:48c'est quelque chose
10:49qui vous paraît
10:50intéressant
10:51ou une chose intéressante,
10:53peu efficace
10:53ou ça vous paraît
10:55mortifère ?
10:55Écoutez,
10:56je vais vous dire
10:58très sereinement,
10:59ce n'est pas très clair
11:00pour moi,
11:00donc ça ne doit pas
11:01être très clair
11:02pour grand monde.
11:04Pas très clair
11:05pour grand monde
11:05et ça vous inquiète
11:06aussi pour la suite ?
11:07Oui,
11:08j'ai envie
11:09que les Français
11:10et les Français
11:10à cette élection présidentielle
11:12puissent avoir
11:13une proposition
11:13sociale-démocrate
11:14comme elle existe
11:15ailleurs en Europe.
11:18Cette ligne politique
11:19n'est pas réellement
11:20exprimée,
11:21en tout cas par exemple
11:22elle n'est pas
11:22l'Assemblée Nationale,
11:23je le regrette,
11:24mais encore une fois
11:25je vais me concentrer
11:25sur la tâche du gouvernement,
11:26elle est grande
11:27et peut-être qu'à la fin
11:28de l'année
11:29je vous en dirai
11:29un petit peu plus.
11:30D'un mot pour conclure
11:31Laurent Panifouz,
11:32je sais que vous avez
11:33ces urgences parlementaires,
11:35tout de même
11:36la bataille de 2027
11:37pour conclure,
11:39c'est aussi une forme
11:40d'urgence à vos yeux,
11:41il y a quand même
11:42quelque chose
11:43qui se passe
11:43sous nos yeux,
11:44il faut peut-être
11:46accélérer,
11:46trouver peut-être
11:48le bon candidat
11:49ou la bonne candidate
11:50pour 2027 ?
11:52Ah oui,
11:53je ne voulais pas
11:54vous faire de langue
11:55de bois,
11:56j'espère qu'en 2027
11:58en tout cas
11:58il faut tout faire
11:59pour qu'au sein
12:00de,
12:00je sais que ça agace
12:01mais de ce qu'on appelle
12:02l'arc républicain,
12:03faire en sorte
12:03d'éviter d'une manière
12:04ou d'une autre
12:05que ce soit deux formes
12:06de populisme
12:07qui s'affrontent
12:07au second tour,
12:08ça c'est clairement
12:10un objectif
12:10et c'est clairement
12:11une urgence,
12:11en revanche au sein
12:13de cet arc républicain
12:14j'aimerais qu'il y ait
12:14des différentes sensibilités
12:15qui soient représentées,
12:17qui soient en capacité
12:17d'arriver au second tour
12:18non pas par opposition à,
12:21mais parce qu'on a
12:21un vrai projet
12:22de société désirable
12:23à proposer aux Françaises
12:24et aux Français,
12:25ce n'est pas ce que j'entends
12:25jusqu'à maintenant,
12:26mais je fais confiance
12:27aux responsables politiques
12:28pour se mobiliser,
12:30faire en sorte
12:30qu'avant l'été
12:31ou après l'été,
12:32on ait des projets
12:32de société désirables
12:35mais que les gens votent
12:36pour adhérer à quelque chose
12:37et pas contre quelque chose.
12:38Merci Laurent Panifousse
12:39et Jean-François Akkili,
12:40merci,
12:40on vous retrouve évidemment
12:41dans un instant,
12:42Jean-François,
12:43Laurent Panifousse,
12:43ministre délégué
12:44en charge des relations
12:45avec le Parlement,
12:46j'ai deux petites questions
12:47vraiment techniques,
12:48mais là,
12:49questions rapides,
12:50réponses rapides,
12:51moi qui suis novice
12:53en la matière,
12:54jusqu'à quand peut-on
12:55faire voter des lois
12:56jusqu'à la veille
12:57de la présidentielle,
12:58comment ça se passe
12:58techniquement ?
12:59Alors techniquement,
13:00on devra s'arrêter
13:01autour du mois de février,
13:03mars.
13:03D'accord,
13:04le temps est compté
13:05quand même,
13:05février, mars,
13:06voilà.
13:07Et autre question
13:08très précise,
13:09que se passera-t-il
13:09si messieurs Attal et Philippe
13:11dans les sondages
13:12sont donnés à égalité ?
13:14Vous,
13:14vous ferez un choix,
13:15vous leur demanderez
13:16de faire un choix
13:16ou bien ils resteront
13:17tous les deux
13:18au risque de faire gagner
13:19M. Mélenchon ?
13:20J'imagine que ce ne serait
13:20pas votre choix à vous.
13:22Leur responsabilité à eux
13:23dans leur sensibilité politique
13:25sera de faire un choix.
13:26Oui.
13:26Et enfin,
13:27dernière question,
13:27elle est liée à l'actualité,
13:28on a beaucoup parlé ce matin
13:31des débordements
13:31et de cette France
13:33qui craint à nouveau
13:34des nouveaux débordements.
13:35Je ne sais pas si vous êtes
13:36amateur de football.
13:37Oui, oui.
13:38À l'occasion de la Coupe du Monde
13:39de football qui arrive,
13:4082% des auditeurs
13:42sur Sud Radio ce matin
13:43nous disaient
13:43on craint à nouveau
13:44les débordements
13:45et vous,
13:45vous en craignez également ?
13:46Oui, je crois que dans les textes
13:48que nous venons d'évoquer
13:50il y a ce qui concerne
13:51la sécurité du quotidien
13:52et exactement ce qu'on a vu
13:54malheureusement
13:54qui ne sont pas des supporters
13:55ce sont des délinquants
13:57qui veulent abîmer
13:58notre société
13:59qui y participent
14:00et on essaie de proposer
14:01des outils
14:03à nos forces de sécurité
14:04pour être plus efficaces
14:05mais en tout cas
14:06on doit aux Françaises
14:06et aux Français
14:07à tous
14:07quelle qu'il soit la sécurité.
14:09Merci infiniment
14:09Laurent Pannifousse
14:10merci Jean-François
14:11évidemment on vous retrouve
14:12dans un instant
14:13on marque une petite pause
14:14et tout de suite
14:15c'est le Grand Débat
14:16sur Sud Radio
14:17à tout de suite
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