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Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-05-26##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio, dans cette France dans tous ses états, et elle est dans des états certains,
00:00:14je peux vous dire, en ce mardi 26 mai 2026.
00:00:17A mes côtés, Maud Coffler a veillé à ce que cette programmation soit pertinente et à la fois variée et
00:00:24diverse.
00:00:25Julien Delmas assure de la qualité radiophonique de cette émission, et Aude est là parce que mon petit Emmanuel a
00:00:33pris quelques jours de repos,
00:00:34mais je suis si content d'avoir Aude qui est tout aussi charmante que Manuel, et qui attend vos appels
00:00:39au 0 826 300 300,
00:00:42c'est le numéro que vous allez composer pour échanger, pour intervenir, pour participer, parce que c'est la radio
00:00:48du Parlons Vrai,
00:00:49et comme vous parlez vrai en permanence, et bien c'est votre radio et on attend vos appels avec impatience.
00:00:54Je suis persuadé que les sujets du jour vont vous inspirer et vont vous donner envie d'intervenir sur cette,
00:00:59sur cette, allez, sur cette insignantelle,
00:01:02sur cette, sur cette, sur cette, sur cette, mais oui, moi je fais la promo de la maison, je suis
00:01:05très fier d'être sur Sud Radio,
00:01:06et je sais pourquoi je, je, je dis ça.
00:01:09Ma chère Maud, vous qui êtes une chrétienne, j'allais dire, affirmée.
00:01:13Ne nous emballons pas.
00:01:15Je dis chrétienne, bon, c'est un compliment.
00:01:17Et je dis que si la foi déplace la montagne, et les montagnes, elle remplit aussi les routes vers Notre
00:01:24-Dame de Chartres,
00:01:25nous aurons le témoignage à 12h15 d'un jeune pèlerin, plein de ferveur, Mathieu de Dreuil,
00:01:30qui a participé au pèlerinage de la Pentecôte 2026, on verra avec lui quelle est la raison de cet engouement,
00:01:36de ce succès, quand on voit les images à travers la Beauce, là c'est des images de,
00:01:40on pense à Charles Péguy avec ses blés ondulants, et puis on a les deux flèches de la cathédrale de
00:01:45Chartres,
00:01:45le clocher vieux, le clocher neuf, et on voit que la foi continue quand même à mobiliser, en tout cas,
00:01:52certaines masses.
00:01:53Cela fait un certain temps qu'on se pose la question, c'est même un gimmick, c'est un serpent
00:01:57de mer,
00:01:57est-ce qu'on va pouvoir un jour espérer le rétablissement d'un dialogue serein avec l'Algérie ?
00:02:02Alors, la question est, qui manipule qui ? Qui n'a pas envie de solution ?
00:02:06Voilà, est-ce qu'il y a un don de la farce dans l'affaire ? Nous aurons l'avis
00:02:09de l'historien Pierre Vermeuren,
00:02:11auteur de France-Algérie, de 1962, à nos jours.
00:02:15Et puis, de 13 à 14h, c'est un événement, nous allons recevoir l'incontournable, très estimé, redouté Philippe Bilger,
00:02:23ancien magistrat, devenu observateur de la société.
00:02:27Voilà, nous aurons ces humeurs d'ancien magistrat qui voyage sur les ondes et s'inquiète de l'évolution du
00:02:33médiatisme ambiant en 2026.
00:02:35Voilà, on parlera, on fera un tour d'horizon avec lui, Philippe Bilger est quelqu'un qui s'est disserté
00:02:40sur tout
00:02:41et dont les amis sont toujours pertinents et plus souvent que courageux.
00:02:47Et puis, ma chère Maud, il n'y a pas que ça, il va y avoir quelques petites informations aussi
00:02:50qu'il va falloir communiquer à ceux qui nous écoutent.
00:02:52On reviendra sur une petite polémique qui a survolté un peu la toile.
00:02:56C'est le drapeau hissé au sommet de la cathédrale de Rouen.
00:02:59Un drapeau français, la préfecture de Seine-Maritime a décidé de déposer plainte.
00:03:06Et puis, on parlera des retards de TGV, mais d'un record de retard cette fois, Périco.
00:03:11Dont un cas tragique avec un TGV bloqué 8h30.
00:03:15Il n'y a pas que ça, il y a plein de petits sujets, mais il faut laisser un petit
00:03:18peu de...
00:03:18Et puis, la pétition de Vincent Bollery, il y a des gens qui ont signé.
00:03:21Et puis, finalement, la résistance n'a qu'un temps.
00:03:23Et puis, on aura un anniversaire à la fin des...
00:03:25Toujours !
00:03:26Je vais encore me faire un regard, je le sens encore plus important.
00:03:28Oh, vous allez reconnaître, c'est facile.
00:03:31Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Périco.
00:03:38Le pape a dit
00:03:42Que l'acte d'amour
00:03:46Sans être marié
00:03:49Est à pécher
00:03:54C'est un nouvel, il me faut l'annoncer
00:03:59À ma paroisse
00:04:02Je suis curé
00:04:05Mais le pape n'a pas dit que ça.
00:04:07Le pape Léon XIV a dit
00:04:09Pourquoi l'intelligence artificielle peut aussi devenir un péché ?
00:04:14Mais oui, mettant ses souliers pontificaux dans les pas de son illustre prédécesseur Léon XIII,
00:04:19Dont il a pris un chiffre, dont il a pris le nom, Léon XIV, Robert Francis Prévost de son vrai
00:04:24nom, il a un nom français, il est américano-péruvien, mais son patron est d'origine française, adresse à l
00:04:30'humanité l'encyclique Magnifica Humanitas.
00:04:33Cette encyclique n'est pas un rejet de l'IA en bloc, au contraire, le texte répète plusieurs fois que
00:04:38la technologie peut être une aide précieuse, mais qu'elle devient dangereuse quand elle échappe à tout contrôle moral, politique
00:04:44ou humain.
00:04:45Le pape insiste sur le fait que l'IA n'est jamais neutre, elle reflète les intérêts de ceux qui
00:04:49la financent, l'entraîne et la contrôle, car quelques entreprises contrôlent les modèles les plus puissants.
00:04:54Elles possèdent les données, les infrastructures et les capacités de calcul, leur système influence déjà l'information, le travail, la
00:05:00finance, la sécurité ou l'éducation.
00:05:02On l'a souvent dit ici.
00:05:03Autrement dit, si une technologie devient indispensable à la société entière, mais reste gouvernée par un très petit nombre d
00:05:09'acteurs privés, ça craint des équilibres démocratiques énormes.
00:05:12C'est un peu le parallèle moderne avec l'arrivée industrielle.
00:05:15Au XIXe siècle, l'encyclique Rerum Nevarum de Léon XIII, dans laquelle l'église s'inquiétait des ouvriers, transformée en
00:05:21rouage économique,
00:05:22aujourd'hui, c'est Léon XIV qui craint que les humains deviennent des variables dans des systèmes algorithmiques.
00:05:28Léon XIV redoute qu'une machine puisse imiter l'humain sans comprendre l'humain.
00:05:34L'encyclique insiste beaucoup sur ce point.
00:05:35Une IA peut produire du langage, simuler l'empathie, générer des conseils ou des décisions sans conscience, sans responsabilité morale
00:05:42et sans expérience de vécu.
00:05:44C'est probablement l'argument philosophique central de ce texte.
00:05:47Comprendre n'est pas calculer, penser n'est pas prédire, aimer, souffrir, pardonner ou espérer ne sont pas des opérations
00:05:52statistiques.
00:05:53Un chatbot peut avoir l'air compatissant sans ressentir quoi que ce soit.
00:05:56Or, nous avons tendance à anthropomorphiser très vite.
00:05:59Les machines, l'évêque de Rome revient sur la dignité du travail.
00:06:02Sa crainte n'est pas seulement que des emplois vont disparaître, il y voit un danger plus profond.
00:06:07Surveillance permanente des travailleurs, automatisation des décisions de la ressource humaine, pression à s'adapter au rythme des machines, perd
00:06:14du sens du métier.
00:06:15En clair, si la logique devient uniquement efficacité et optimisation, on finit par traiter les personnes comme des composants interchangeables.
00:06:23C'est une critique classique de la technocratie, mais l'IA la rend technocratie beaucoup plus puissante parce qu'elle
00:06:28automatise aussi les décisions intellectuelles.
00:06:31Le Saint-Père dénonce le fait que l'IA peut rendre la manipulation invisible.
00:06:36Il parle et de pointer les deep techs, la propagande automatisée, la personnalisation algorithmique, les contenus générés en masse et
00:06:43la confusion entre le vrai et le faux.
00:06:45Une société devient fragile quand plus personne ne sait ce qui est authentique.
00:06:48Problème spirituel mais aussi politique.
00:06:50Une démocratie suppose une réalité partagée minimale.
00:06:53Mais ce qui inquiète encore plus le souverain pontife, c'est l'autonomie militaire de l'IA.
00:06:58Car plus la décision de tuer est automatisée, plus la responsabilité humaine se dilue, plus la guerre devient abstraite et
00:07:03facile.
00:07:04L'inquiétude largement partagée au-delà du Vatican, y compris par des chercheurs en IA et en ONG.
00:07:10Magnifica Humanitas n'est pas technophobe.
00:07:12Elle ne dit pas revenons avant internet.
00:07:14Mais si la technologie devient plus importante que la personne humaine, alors quelque chose se dérègle.
00:07:20Allusion à la tour de Babel, une civilisation fascinée par sa propre puissance technique, finit inévitablement par prêtre le sens
00:07:27du bien commun.
00:07:28Il faut parfois écouter ce que le pape a dit.
00:07:31Ils étaient près de 20 000 ce week-end à marcher entre Paris et Chartres.
00:07:35Entre Chartres et Paris, selon les convictions profondes des uns et des autres,
00:07:39les jeunes chrétiens sont de plus en plus nombreux à participer à ce pèlerinage,
00:07:44de plus en plus nombreux à assumer leur foi en France.
00:07:47Ce n'est pas toujours évident.
00:07:48On en parlera dans un instant avec un jeune pèlerin, justement, Mathieu de Dreuil,
00:07:51qui a participé à ce pèlerinage ce week-end.
00:07:53Si vous y étiez ou si vous avez un avis sur la question, n'hésitez pas à nous appeler en
00:07:57direct
00:07:57et à réagir sur Sud Radio au 0826 300 300.
00:08:01A tout de suite.
00:08:03Midi 14h, la France dans tous ses états.
00:08:06Midi 14h, Sud Radio.
00:08:08La France dans tous ses états.
00:08:10Le fait du jour.
00:08:13Chartres somme, Chartres t'appelle.
00:08:16Noir au nord au vide.
00:08:18Ils étaient près de 20 000 ce week-end à sionner les routes de Paris à Chartres et de Chartres
00:08:22à Paris
00:08:22pour le traditionnel pèlerinage de la Pentecôte,
00:08:25un record identique à celui de l'an passé
00:08:27et une fréquentation massive de tradis.
00:08:29L'église semble faire son grand retour dans la vie des jeunes français.
00:08:33À l'heure où les églises brûlent en nombre,
00:08:35où les calvaires sont détruits, une génération se lève.
00:08:37On en parle avec un jeune pèlerin, justement, Mathieu Dedreuil.
00:08:40Bonjour.
00:08:42Bonjour.
00:08:42Bonjour Mathieu Dedreuil.
00:08:43Merci d'être en direct sur Sud Radio.
00:08:45Aujourd'hui, nous entendions un cantique qui était l'hymne de Notre-Dame-de-Rame.
00:08:49Nous ne sommes pas sur Radio Notre-Dame, nous ne sommes pas sur Radio Chrétien de France,
00:08:52mais j'aime ces chants qui nous racontent quelque chose
00:08:55et qui témoignent en tout cas d'une réalité spirituelle et sociale dans notre pays.
00:09:00Si la foi déplace les montagnes, elle remplit aussi les routes vers Notre-Dame-de-Chartes.
00:09:04Ces images sont toujours sublimes dans ces belles images.
00:09:07Ces beaux paysages bosseront avec les blés.
00:09:10On a les deux flèches de Notre-Dame-de-Chartes à l'horizon.
00:09:13On a la sensation de lire Charles Péguy.
00:09:17Mathieu Dedreuil, vous l'avez fait dans quel sens ?
00:09:19Paris-Chartes ou Chartres-Paris ?
00:09:21On le fait dans le sens, le vrai sens, on le fait dans le sens de Paris-Chartes.
00:09:26On va vers Chartres parce que je sais qu'il y a aussi une tendance à le faire.
00:09:29Alors non, on a droit de faire l'aller-retour, vous le savez,
00:09:31qu'à un moment donné, on faisait aussi l'aller-retour.
00:09:32On peut faire aussi l'aller-retour, mais on peut revenir au travail.
00:09:34Le but, c'est de rejoindre Notre-Dame-de-Chartes.
00:09:37Et je sais que lorsque l'on aperçoit à l'horizon
00:09:39les deux pointes des flèches de Notre-Dame-de-Chartes qui se profilent,
00:09:43on sait qu'on n'est pas loin du but et ça ravive la foi.
00:09:47Vous avez quel âge, Mathieu Dedreuil ?
00:09:50Écoutez, j'ai 21 ans et c'est mon cinquième pelé-chartre.
00:09:55Bon, c'est votre cinquième, vous avez commencé à 16 ans, si mes calculs sont bons.
00:10:00Quel genre de foi peut animer un jeune homme tel que vous ?
00:10:03Vous avez mis l'occasion, j'allais dire, de vous investir, de croire,
00:10:09de vous impliquer dans les jeux et vous avez décidé de faire ce pèlerinard.
00:10:13C'est un symbole fort pour vous ?
00:10:15Bien sûr que c'est un symbole fort puisque, tout d'abord, personnellement,
00:10:19la démarche du pèlerinage, c'est se retirer du monde pour marcher,
00:10:24pour se recentrer sur l'essentiel et puis marcher vers la cathédrale de Chartres.
00:10:28Mais derrière, on se rapproche du Christ et on marche vers le ciel.
00:10:32C'est ça qui compte.
00:10:33Vous avez une foi absolue, c'est-à-dire que vous ne vous posez pas de questions,
00:10:37vous croyez en la vie éternelle et vous croyez en la rédemption du Seigneur.
00:10:42Là-dessus, il n'y a pas de doute chez vous ?
00:10:45Aucun doute.
00:10:47Aucun doute, vraiment.
00:10:48Le Christ, c'est toute ma vie.
00:10:51Vous vous sentez en phase avec les grandes questions de l'époque, du moment.
00:10:54Vous avez forcément des compatriotes, des amis de votre génération
00:10:58qui partagent avec vous cette foi et cette ferveur, cette croyance en Dieu.
00:11:03Vous en connaissez certains qui doivent s'étonner que si jeune, vous soyez déjà assez impliqué.
00:11:08Vous vous estimez que vous témoignez aujourd'hui, par cette foi, de ce qui se passe dans ce monde ?
00:11:14On a une nécessité de témoigner dans ce monde, de témoigner de notre foi.
00:11:18Quand on vide ça, vous savez, la foi, ce n'est pas juste aller à la messe le dimanche.
00:11:24C'est quelque chose qu'on croit profondément.
00:11:25Je pense que la jeunesse n'aime pas les demi-vérités.
00:11:29En tout cas, moi, je n'aime pas ça.
00:11:31On est là pour s'engager pleinement, se donner pleinement et vivre pleinement notre vie.
00:11:35Et ça commence maintenant.
00:11:36C'est maintenant qu'il faut s'engager, c'est maintenant qu'il faut s'investir,
00:11:39c'est maintenant qu'il faut faire les choix qu'on pense bons pour nous et pour la société.
00:11:43Pas plus en 2026 qu'à d'autres périodes de l'histoire,
00:11:46les valeurs de l'Évangile sont faciles à appliquer.
00:11:49Elles sont très difficiles à expliquer parce qu'elles sont très exigeantes.
00:11:52Le Christ a mis la barre très haut dans la compassion, dans la charité.
00:11:57On arrive quand même à, je vais être un petit peu trivial,
00:12:00vous arrivez à appliquer un pourcentage, un petit pourcentage,
00:12:03vous arrivez à 15, 20, 12% de l'Évangile.
00:12:05Le but, c'est 100%.
00:12:06Je n'en doute pas un seul instant.
00:12:08Ça doit être difficile aujourd'hui d'appliquer l'Évangile dans ce monde
00:12:10d'égoïsme, d'individualisme, de matérialisme, de haine, de dissension.
00:12:18Écoutez, la barre est haute, mais le but, c'est de l'atteindre.
00:12:21Et on fait de notre nuit au quotidien.
00:12:23Je dirais que ce n'est pas forcément plus difficile
00:12:26puisque, au contraire, dans notre monde,
00:12:29je pense qu'il y a plus de gens qui en ont besoin,
00:12:31qui ont besoin de cette aide, qui ont besoin de charité.
00:12:34Et donc, au contraire, on voit l'appel de l'Évangile
00:12:36se ressent partout au quotidien.
00:12:38Donc, en fait, on a, je dirais, peut-être plus d'occasions
00:12:40de l'appliquer aujourd'hui.
00:12:41Après, je n'ai pas vécu à une autre période,
00:12:43donc je ne pourrais pas vous dire.
00:12:44Notre soeur, Maud Coffler, va vous donner une question.
00:12:46Mathieu, vous avez participé à ce pèlerinage de Chartres
00:12:48ce week-end et les années précédentes.
00:12:50Vous avez vu, forcément, l'évolution du pèlerinage
00:12:52et le nombre croissant de jeunes et de moins jeunes,
00:12:55d'ailleurs, qui y participent.
00:12:57Comment vous l'expliquez, cette ferveur
00:12:59et cet engagement massif des jeunes,
00:13:02y compris du côté des valeurs plus traditionnelles ?
00:13:06Écoutez, je pense que la joie est contagieuse
00:13:08et qu'on t'envoie à ce pèlerinage.
00:13:10C'est un pèlerinage vivant, c'est un pèlerinage fervent.
00:13:12Donc, le pèlerinage fait sa publicité en lui-même.
00:13:18Vraiment, oui, c'est cette joie, ce sens du sacré aussi
00:13:20qui attire.
00:13:21On est dans un monde qui est très axé sur des choses matérielles.
00:13:25Donc, on a besoin de spirituel, on a besoin de sacré,
00:13:27on a besoin de choses immuables,
00:13:29de choses qui sont plus grandes que nous.
00:13:30Il y a un vide à combler.
00:13:30Et c'est ça qui attire la jeunesse, à mon temps, aujourd'hui.
00:13:33Bien sûr qu'il y a un vide à combler.
00:13:34Il y a un vide à combler.
00:13:35La nature a horreur du vide.
00:13:37Alors, choisissons le Christ pour remplir le vide.
00:13:40Contrairement à d'autres confessions,
00:13:42le christianisme évolue et essaie de s'adapter
00:13:44à l'univers dans lequel il se déploie.
00:13:48L'Église catholique a connu des conciles.
00:13:50Pour autant, il reste, j'allais dire,
00:13:52des sensibilités traditionnelles dans l'Église catholique.
00:13:55Vous vous situez plutôt dans cette conservation
00:13:58de principes anciens
00:14:00où vous êtes en totale conformité
00:14:02avec les encycliques papales de Puy-François.
00:14:05Celle-là, la dernière dont je viens de parler,
00:14:07Magnificat Humanitas,
00:14:08qui se méfie de l'intelligence artificielle.
00:14:10Vous êtes en face avec l'Église romaine
00:14:12dans sa plénitude et dans sa modernité absolue ?
00:14:15Bien sûr, je suis en face avec l'Église romaine
00:14:17dans sa plénitude.
00:14:18Le but de l'Église n'est pas de transmettre
00:14:21des valeurs anciennes et des passées.
00:14:22Le but de l'Église est de faire comprendre au monde
00:14:25que ces valeurs
00:14:27qui nous ont été enseignées
00:14:29par le Christ il y a 2000 ans
00:14:30sont des valeurs qui sont inéluables.
00:14:32Et l'Église a pour but de les adapter au monde
00:14:35mais pas d'adapter
00:14:37pas d'adapter ses valeurs au monde
00:14:39mais d'adapter sa façon
00:14:42de les annoncer au monde.
00:14:43C'est à ça que servent les mises à jour
00:14:45de l'Église aujourd'hui.
00:14:46Mais pas à changer les valeurs
00:14:48profondément christianes.
00:14:50L'Islam est en pleine croissance.
00:14:53Le christianisme est une religion
00:14:56profondément humaniste
00:14:57quand elle est même.
00:14:58Si elle a eu des accidents de parcours
00:14:59entre l'Inquisition et les conquistadors
00:15:01mais ce n'était pas l'application de l'Évangile.
00:15:03C'était au nom de l'Évangile, ça a fait du mal.
00:15:05Pour autant aujourd'hui,
00:15:07est-ce qu'il est difficile de prêcher ?
00:15:09Est-ce qu'il est difficile de convertir
00:15:11et d'attirer au christianisme
00:15:12et au cathédicisme en particulier
00:15:14des jeunes de votre âge ?
00:15:15Vous en connaissez beaucoup
00:15:16qui sont insensibles à ce projet.
00:15:22Écoutez, prêcher, je pense que
00:15:23si on vit du christ
00:15:24et qu'on témoigne de cette joie,
00:15:26la discussion devient très facilement
00:15:27il y a un tel vide dans la société
00:15:28les gens ne connaissent très peu
00:15:31finalement, ne savent pas faire la différence
00:15:33entre la Trinité ou l'Immaculée Conception
00:15:35ou d'autres notions
00:15:36que d'autres avaient appris au catéchisme.
00:15:38Donc je pense qu'il y a une soif
00:15:39qui fait qu'il est plus facile
00:15:41de prêcher, de témoigner après
00:15:44pour convertir, je ne penserai pas
00:15:46c'est la grâce de Dieu qui agit
00:15:49on n'a pas de mérite
00:15:50à convertir.
00:15:51Vous êtes sûr que l'Immaculée Conception
00:15:54est un concept, c'est le cas de le dire
00:15:57qui peut attirer des jeunes
00:15:59qui sont dans le désœuvrement
00:16:00des gens qui sont dans la détresse
00:16:01des gens qui sont victimes
00:16:02de la fracture sociale
00:16:03peut-être qu'il y a d'autres aspects
00:16:04de l'évangile et de la parole
00:16:06du Christ qui soient plus attractifs
00:16:08pour ces gens-là
00:16:09que l'Immaculée Conception ?
00:16:11Bien sûr, je pense que
00:16:13derrière l'Immaculée Conception
00:16:15je prenais l'exemple
00:16:16parce que c'est un mot un petit peu compliqué
00:16:18à comprendre aujourd'hui
00:16:19je pense que
00:16:20On rappelle ce que c'est
00:16:21la Vierge Marie est pure
00:16:24elle-même est née immaculée
00:16:26c'est un concept extrêmement audacieux
00:16:28vous êtes d'accord Mathieu ?
00:16:30Je suis tout à fait d'accord
00:16:31Biologique pour parler aujourd'hui
00:16:32c'est-à-dire qu'elle a enfanté le Christ
00:16:34alors qu'elle-même évidemment
00:16:35elle n'a pas eu de rapport sexuel
00:16:37pour avoir cet enfant
00:16:38et elle-même était née de Sainte Anne
00:16:40immaculée
00:16:41c'est un concept extraordinaire
00:16:44Tout à fait, ça fait partie des mystères de la foi
00:16:46mais je pense que le plus important
00:16:47à retenir du christianisme
00:16:48à témoigner aujourd'hui
00:16:49c'est que le christianisme
00:16:50est une religion d'amour
00:16:51Dieu est amour
00:16:52et nous avons
00:16:54je pense que le monde
00:16:55est à la recherche du véritable amour
00:16:56c'est un peu la quête de tout humain
00:16:57et c'est sur ça que doit s'appuyer le message
00:16:59ensuite les dogmes qui découlent
00:17:01etc.
00:17:01ce sont des choses qui nous permettent
00:17:03de rentrer dans l'intégralité
00:17:04de la plénitude du mystère
00:17:07et de la vérité
00:17:07qu'est la foi chrétienne
00:17:10Mathieu, quand on parle de l'église
00:17:12beaucoup en ce moment
00:17:13c'est parce qu'elle est attaquée
00:17:14moralement, politiquement
00:17:16et matériellement
00:17:17on parle beaucoup des églises qui brûlent
00:17:19des calvaires qui sont détruits
00:17:21on en parlait récemment d'ailleurs
00:17:22une croix qui a été détruite
00:17:24au sommet d'un col
00:17:25il y a des jeunes qui s'engagent aussi pour ça
00:17:27il y a un engagement un peu civilisationnel
00:17:29au-delà de l'engagement purement religieux
00:17:30de la foi
00:17:32est-ce que ce n'est pas lié aussi à ça
00:17:33cet engagement massif
00:17:35au pèlerinage de chartes
00:17:36est-ce que ce n'est pas un signal envoyé au monde
00:17:37à la France en particulier
00:17:38pour dire
00:17:39on est là
00:17:40et on tient ferme
00:17:43je pense que la foi
00:17:44la foi est au cœur de notre action
00:17:45et on veut que la société tout entière
00:17:48puisse connaître et vivre de cette foi
00:17:50on pense que Dieu est amour
00:17:52que c'est là la vérité
00:17:54c'est là la véritable joie
00:17:55et c'est aussi un projet civilisationnel
00:17:59dans le sens où la France est chrétienne
00:18:00depuis 1500 ans
00:18:03nos valeurs aujourd'hui
00:18:05bien qu'elles aient évolué
00:18:06au cours de l'histoire
00:18:07sont marquées par la liberté
00:18:09et l'amour qui sont des valeurs
00:18:10qui sont authentiquement chrétiennes
00:18:13et voir des jeunes qui s'engagent pour ça
00:18:16moi je trouve ça très beau
00:18:17pour revenir sur cette histoire de calvaire
00:18:20qui a été déboulonnée
00:18:21et globalement
00:18:24les ravages qu'on voit dans les églises
00:18:26pour moi ce n'est pas des choses
00:18:27qui sont derrière la revendication
00:18:30d'une véritable liberté
00:18:32ou d'une laïcité
00:18:33pour vivre tous ensemble
00:18:34moi je pense que c'est vraiment
00:18:35des actes de haine
00:18:37contre le plus bas de l'acte d'amour
00:18:38qui est la mort de Jésus-Christ
00:18:39sur la croix
00:18:40Mathieu Dedreuil
00:18:41vous semblez savoir précisément
00:18:43ce que vous dites
00:18:44ce que vous pensez
00:18:45vous êtes habité
00:18:46certainement par des convictions
00:18:47qui sont très sincères
00:18:49est-ce que vous estimez
00:18:50que l'église catholique
00:18:51telle que vous la vivez vous
00:18:52doit s'impliquer
00:18:54dans le débat politique
00:18:55pour donner la bonne voie
00:18:56est-ce que vous considérez
00:18:58qu'elle doit défendre la laïcité
00:18:59qui est en République française
00:19:01la garantie pour les cultes
00:19:02d'être respecté
00:19:03et de pouvoir
00:19:04j'allais dire
00:19:06agir
00:19:06dans le respect des institutions
00:19:08ou est-ce que vous estimez
00:19:09que l'église catholique
00:19:10doit quelquefois
00:19:11aller plus loin
00:19:11ou au contraire
00:19:12ne pas aller plus loin
00:19:13dans la dénonciation
00:19:14de certaines dérives
00:19:16sociales
00:19:17ou économiques
00:19:17ou politiques
00:19:20l'église a pour mission
00:19:21de transmettre
00:19:22les valeurs du Christ
00:19:23les valeurs de l'évangile
00:19:25et c'est à ça
00:19:25qu'elle doit s'atteler au quotidien
00:19:27alors ça passe aussi
00:19:28par un engagement
00:19:28dans la vie
00:19:29mais tout en conservant
00:19:31sa liberté propre
00:19:32que sont les valeurs
00:19:35de l'évangile
00:19:35le pape Léon
00:19:36le rappelle très bien
00:19:37est-ce qu'il faut
00:19:38est-ce que la sainte colère
00:19:40du Christ au temple
00:19:40est-ce qu'il faut
00:19:41ce qu'aujourd'hui
00:19:42un chrétien peut la reproduire
00:19:43quand tu vois
00:19:43certaines injustices
00:19:45est-ce qu'on a le droit
00:19:45de se fâcher
00:19:46au nom de l'évangile
00:19:47et de le faire savoir
00:19:48véhémentement
00:19:49en ne se trompant pas
00:19:50de combat
00:19:50parce que vous savez
00:19:50qu'il y a aussi
00:19:51l'église catholique
00:19:51qui a soutenu les dictatures
00:19:52en Amérique latine
00:19:53qui a souvent été
00:19:54du côté du pouvoir
00:19:55c'est tout le drame
00:19:56c'est tout le paradoxe
00:19:56de l'église catholique
00:19:57mais il y a aussi
00:19:58des prêtres ouvriers
00:19:58il y a aussi
00:19:59aujourd'hui des catholiques
00:20:00qui sont proches du peuple
00:20:01et des gens qui souffrent
00:20:02et qui s'impliquent
00:20:03c'est la juste voie
00:20:03pour vous
00:20:05et moi je pense que
00:20:07l'église a pour mission
00:20:08de transmettre
00:20:09les valeurs d'amour
00:20:10les valeurs d'évangile
00:20:10et c'est ce qui m'anime
00:20:11au plus profond
00:20:12aujourd'hui
00:20:12en témoignant avec vous
00:20:14et je pense que
00:20:15c'est l'essentiel
00:20:15à retenir
00:20:16à retenir du message
00:20:17du Christ aujourd'hui
00:20:18et de l'église catholique
00:20:20Mathieu Daudreuil
00:20:20je ne sais pas
00:20:21si vous avez la vocation
00:20:22mais je peux vous dire
00:20:22que vous feriez un excellent prélat
00:20:24vous répondez déjà
00:20:25comme répondrait
00:20:25un évêque ou un archevêque
00:20:27patenté
00:20:27merci d'avoir été en direct
00:20:28sur Sud Radio
00:20:30je ne doute pas
00:20:31que nous aurons certainement
00:20:32l'occasion de rééchancer
00:20:33sur cette question
00:20:34à très bientôt
00:20:36les signataires de la tribune
00:20:37contre Bolloré
00:20:38contre Canal Plus
00:20:39vont-ils tous se rétracter ?
00:20:41en tout cas
00:20:41c'est bien parti
00:20:42enfin il y en a un
00:20:43au moins qui s'est rétracté
00:20:44on va vous expliquer pourquoi
00:20:46dites-nous vous aussi
00:20:47ce que vous en pensez
00:20:47ça a beaucoup fait réagir
00:20:49ces deux dernières semaines
00:20:50et pas qu'au Festival de Cannes
00:20:51appelez-nous au 0826 300 300
00:20:54à tout de suite
00:20:56Sud Radio
00:20:57la France dans tous ses états
00:20:59les perles du jour
00:21:00deux fusillades ont éclaté
00:21:02la semaine dernière
00:21:03à Saint-Denis Perico
00:21:04oui
00:21:05la ville de monsieur
00:21:06Bali Bagayoko
00:21:07et bien finalement
00:21:09ça continue à être
00:21:10un terrain dangereux
00:21:11où la République
00:21:12ne se porte pas bien
00:21:13on pensait peut-être
00:21:15alors ce n'est pas lui
00:21:15qui représente
00:21:17le ministre de l'Intérieur
00:21:17enfin deux situations
00:21:18tragiques
00:21:19avec deux fusillades
00:21:21un blessé grave
00:21:22dont le pronostic vital
00:21:24est encore réservé
00:21:25donc voilà
00:21:26la Seine-Saint-Denis
00:21:27malgré qu'il y ait eu
00:21:29j'allais dire
00:21:30un vote démocratique
00:21:31qui a mis
00:21:32la population
00:21:33en conformité
00:21:34avec la majorité
00:21:36municipale
00:21:36enfin ce sont les messages
00:21:37qu'on nous a envoyés
00:21:38il n'y a pas plus d'apaisement
00:21:39c'est même au contraire
00:21:40plus violent
00:21:41et les secteurs sociaux
00:21:43et les quartiers
00:21:43où ça s'est passé
00:21:44sont les mêmes
00:21:45où ça s'est toujours produit
00:21:45donc monsieur Bagayoko
00:21:47et bien voilà
00:21:48on l'invite
00:21:48à aller voir sur place
00:21:50puisqu'il se déplace
00:21:51c'est pas si mal
00:21:51d'avoir une police municipale
00:21:52armée finalement
00:21:53il a un joli costume
00:21:54avec son écharpe tricolore
00:21:55qu'il a sur place
00:21:56expliqué à ses compatriotes
00:21:57qu'il ne faut pas tirer
00:21:59sur les gens
00:21:59et il ne faut pas
00:22:00voilà
00:22:00puisqu'il explique
00:22:02que ce sont des gens
00:22:02à qui on n'a pas su parler
00:22:03qu'il y a une fracture sociale
00:22:05et que le pouvoir politique
00:22:06et que l'ancienne municipalité
00:22:07se foutait
00:22:08des gens qui souffraient
00:22:10à Saint-Denis
00:22:11et bien peut-être
00:22:12que lui aura
00:22:13peut-être
00:22:14comme un prédicateur
00:22:15un évangélisateur
00:22:15un missionnaire
00:22:16on l'envoie en mission
00:22:18avec qu'il aille
00:22:19en mission
00:22:19pour pas évangéliser
00:22:21mais ramener
00:22:22les habitants de Saint-Denis
00:22:23à la citoyenneté républicaine
00:22:25et au respect de la démocratie
00:22:29en Seine-Maritime
00:22:30la préfecture
00:22:31a décidé de déposer plainte
00:22:32après la découverte
00:22:33d'un drapeau français
00:22:34quelle horreur
00:22:35hissée au sommet
00:22:35de la cathédrale de Rouen
00:22:36alors ma chère Maud
00:22:37je vous ai laissé titrer
00:22:38je vous ai laissé titrer
00:22:40cette anecdote
00:22:41je vous ai pourtant signalé
00:22:43qu'il n'est en aucun cas
00:22:44ce qu'il y a de mettre
00:22:45en cause d'un coup français
00:22:46pour la simple raison
00:22:47c'est que la cathédrale
00:22:48de Rouen
00:22:49comme les grandes cathédrales
00:22:50de France
00:22:51ont été intégrées
00:22:53au patrimoine
00:22:53de la république française
00:22:54après la loi de séparation
00:22:56de l'église de l'état
00:22:56en 1905
00:22:57donc c'est un bâtiment public
00:22:59comme un ministère
00:23:00ou comme une mairie
00:23:01elle appartient à l'état
00:23:01et qu'il n'est absolument pas
00:23:04interdit
00:23:04d'y déposer un drapeau français
00:23:05par contre
00:23:06ce qui est interdit
00:23:06c'est de se prendre
00:23:07pour Sylvain Tesson
00:23:08et d'escalader
00:23:09à tout va
00:23:09des façades
00:23:10et là c'est très dangereux
00:23:11et si il y a un accident
00:23:12c'est l'état
00:23:12qui est responsable
00:23:13alors on peut être
00:23:14évidemment
00:23:15on peut être escaladeur
00:23:16on peut être alpiniste
00:23:17on n'a pas le droit
00:23:18d'escalader un monument public
00:23:19si peut-être sur un mètre
00:23:20et encore
00:23:21je me souviens un jour
00:23:22je m'étais accroché
00:23:23une statue à Notre-Dame
00:23:24pour faire une photo
00:23:25je me suis fait
00:23:25rien d'un mètre
00:23:26vous voyez
00:23:26non non
00:23:27qu'est-ce qui vous arrive ?
00:23:28je voulais faire une photo
00:23:29vous avez escaladé
00:23:29la Vierge Marie Péricault
00:23:30M. Dant
00:23:31non c'était
00:23:32c'était
00:23:34Ézéchiel
00:23:34c'était la statue d'Ézéchiel
00:23:35qui est magnifique
00:23:36Vierge Marie
00:23:37elle était dans des sommets
00:23:38que je ne peux pas atteindre
00:23:39et voilà
00:23:40on n'escalade pas
00:23:41les bâtiments publics
00:23:42et c'est pour ça
00:23:43que la préfecture
00:23:43a dû porter plainte
00:23:44pour dissuader
00:23:45les futurs escaladeurs
00:23:46les sylvates et son âme
00:23:47de grimper aux flèches
00:23:49de Notre-Dame
00:23:49mais si vous voulez
00:23:50on se fait
00:23:51le pélénage de Pentecôte
00:23:52on se fait la cathédrale de Chars
00:23:53je vous laisse le clocher vieux
00:23:55parce qu'il est moins haut
00:23:56je prends le clocher neuf
00:23:56le premier qui arrive
00:23:57paye un apéritif à l'autre
00:23:59les trains en retard
00:24:00c'est presque devenu
00:24:01une coutume en France
00:24:02mais ce week-end
00:24:02une panne électrique
00:24:03a provoqué un retard
00:24:04beaucoup plus long
00:24:05que d'habitude
00:24:06ça commence à me gonfler
00:24:07ça commence à me gonfler
00:24:08parce que
00:24:08la direction de la SNCF
00:24:10monsieur Castex
00:24:11qui a été premier ministre
00:24:12il sait bien que l'été
00:24:13ça se dilate
00:24:14les caténaires
00:24:15et que tous les étés
00:24:16quand il y a de grosses chaleurs
00:24:17et bien on a un caténaire
00:24:19qui pète
00:24:19une caténaire qui pète
00:24:20et que le TGV est en rade
00:24:22là il y en a eu plusieurs
00:24:23il y a eu plusieurs cas de retard
00:24:24le cas le plus grave
00:24:25c'est un Ouigo
00:24:25qui revenait de Lille vers Lyon
00:24:27et il est resté 8h30
00:24:29au soleil
00:24:30sans eau
00:24:31les portes fermées
00:24:32alors il a fallu les ouvrir
00:24:33à un moment donné
00:24:33les gens ont signalé
00:24:34les fonctionnaires
00:24:35qui étaient à bord du train
00:24:36Ouigo
00:24:36c'est pas tout à fait
00:24:37des fonctionnaires de la SNCF
00:24:38même si c'est une filiale
00:24:39et on nous a expliqué
00:24:41enfin j'y étais pas
00:24:41c'est des gens
00:24:42qui m'ont appelé
00:24:43on leur a expliqué
00:24:44que les stocks d'eau
00:24:45avaient été mal distribués
00:24:46et tout avait été mis
00:24:47au train antérieur
00:24:48au train avant
00:24:49donc il n'y avait plus
00:24:50une goutte d'eau
00:24:50et les gens étaient là
00:24:51comme dans un film
00:24:52dans le désert
00:24:53avec deux gorgées
00:24:54il restait
00:24:54chacun calculait
00:24:55son nombre de gorgées
00:24:56voilà
00:24:56les enfants hurlaient
00:24:57dans une chaleur épouvantable
00:24:59et l'endroit
00:25:00où on pouvait brancher
00:25:01du téléphone
00:25:01pour signaler
00:25:02étaient justement
00:25:03les voitures
00:25:04où il n'y avait pas
00:25:04la climatisation
00:25:05donc une fournaise
00:25:06à 40 degrés
00:25:07c'est ça la SNCF
00:25:08mais c'est des nuls
00:25:09mais c'est des nuls
00:25:10mais monsieur Castex
00:25:11je ne veux pas vous demander
00:25:12de me démissionner
00:25:13mais dites à vos directeurs généraux
00:25:14de vos directeurs de région
00:25:16vos directeurs de transport
00:25:17de trafic
00:25:17que quand il fait très chaud
00:25:18il y a 30 degrés
00:25:19la caténaire a un problème
00:25:21et que ça pète
00:25:21et que vous avez un TGV
00:25:22qui reste en rade
00:25:23et moi j'ai vu des contrôleurs
00:25:25dire
00:25:25on est
00:25:25alors ils ne peuvent pas se situer
00:25:26alors on est près d'un pont
00:25:28au bout
00:25:28il y a une petite ferme
00:25:30et il y a un petit bosquet
00:25:31non mais attendez
00:25:32c'est au secours
00:25:33on en est là
00:25:34parce qu'il n'y a pas de communication
00:25:35donc la SNCF
00:25:37ça commence à nous gonfler
00:25:39sujet de suite
00:25:42moi je dis
00:25:42Hagra
00:25:43Hagra
00:25:45quel bon son
00:25:46la pétition
00:25:47contre la mainmise
00:25:48de Vincent Bolloré
00:25:49sur le cinéma
00:25:49a fait grand bruit
00:25:50mais certains
00:25:52comprenant les sanctions
00:25:53qu'il pourrait y avoir
00:25:54être au pédale déjà
00:25:55c'est pas de leur faute
00:25:56avant de traiter
00:25:57Bolloré de facho
00:25:58ils avaient mal lu
00:25:58la pétition Péricault
00:25:59ils ne voulaient pas dire facho
00:26:01ils voulaient dire merci
00:26:01il y a un monde
00:26:02entre les deux quand même
00:26:03en même temps
00:26:04ils sont marrants
00:26:04ils attaquent la main
00:26:05qui les nourrissent
00:26:05alors qu'ils n'ont jamais été
00:26:06contraints à rien idéologiquement
00:26:08mais par prévention
00:26:09on ne sait jamais
00:26:10avant qu'il ne soit trop tard
00:26:11entrons en résistance
00:26:12avant le festival de Cannes
00:26:13histoire de bien faire parler de nous
00:26:15faisons en sorte que le festival
00:26:16pousse des huées de dégoût
00:26:17devant les écrans
00:26:18lorsque le logo de Canal Plus
00:26:19s'affiche
00:26:20et il s'est affiché souvent
00:26:21puisque Canal Plus
00:26:21a financé la moitié des films
00:26:22de la croisette
00:26:23donc fallait oser
00:26:24parmi les 600 premiers signataires
00:26:26il y avait notamment
00:26:27Jean-Pascal Zaddy
00:26:29qu'on vient d'entendre
00:26:29dont on ne peut pas dire
00:26:30qu'il ait été contraint
00:26:31de quoi que ce soit
00:26:32et après réflexion
00:26:34après menace aussi sans doute
00:26:35du président de Canal
00:26:36Maxime Saada
00:26:37qui avait annoncé
00:26:38ne plus vouloir travailler
00:26:38avec les signataires
00:26:39Jean-Pascal Zaddy
00:26:40a décidé de retirer
00:26:42sa signature
00:26:42parce qu'il avait mal lu le texte
00:26:44c'est lui qui le dit
00:26:45je pense perso
00:26:46qu'il a surtout bien lu les chiffres
00:26:47il faut savoir
00:26:48que le groupe Canal Plus
00:26:48a financé ses films
00:26:50à hauteur de 80 millions d'euros
00:26:51ces dernières années
00:26:52ce serait dommage
00:26:53de se priver d'un si gros soutien
00:26:54non ?
00:26:55non mais non seulement ça
00:26:56mais je l'ai dit
00:26:56parce que j'ai déjà fait
00:26:57des humeurs
00:26:58sur cette affaire
00:26:59de pétition de signataires
00:27:00contre Bolloré
00:27:01non bien sûr
00:27:02l'exception culturelle française
00:27:04pour le cinéma français
00:27:05est un miracle
00:27:05qui a été arraché
00:27:07de haute lutte
00:27:07à l'Union Européenne
00:27:08et à la communauté internationale
00:27:10par le gouvernement français
00:27:11et Canal Plus
00:27:13fait partie du socle financier
00:27:14qui permet au cinéma français
00:27:15il n'y a plus de cinéma italien
00:27:17il n'y a plus de cinéma allemand
00:27:18il n'y a plus de cinéma espagnol
00:27:19il reste un cinéma français
00:27:20tant bien que mal
00:27:21grâce à Canal Plus
00:27:22alors arrêtez de cracher
00:27:23dans la soupe
00:27:23bande de crétins
00:27:24voilà terminé
00:27:25LFI se sent martyrisée
00:27:27par la presse française
00:27:28à tel point que
00:27:28Jean-Luc Mélenchon
00:27:29a décidé d'organiser
00:27:30des conférences d'influenceurs
00:27:31et non plus de presse
00:27:32de journalistes
00:27:33et dans la même lignée
00:27:34voici ce qu'a déclaré
00:27:35la députée Nadej Abomangoli
00:27:37il a fallu que le journal
00:27:39Haaretz
00:27:39qui est à peu près
00:27:40c'est quand même fou
00:27:41c'est quand même
00:27:42que le journal Haaretz
00:27:44la presse israélienne
00:27:45c'est là qu'on a
00:27:46la plus grande liberté
00:27:48de parole
00:27:49sur notre analyse
00:27:52de la politique
00:27:52génocidaire de Netanyahou
00:27:54et c'est eux
00:27:55qui mènent les enquêtes
00:27:56ensuite Libé a repris
00:27:58à approcher
00:27:58je ne doute pas
00:28:00alors madame
00:28:00madame Nadej Abomangoli
00:28:01bon elle peut dire
00:28:02ce qu'elle veut
00:28:03elle a à moitié insulté
00:28:04le premier ministre
00:28:04l'autre jour
00:28:04en lui demandant
00:28:05en disant qu'il était
00:28:06illégitime à sa place
00:28:08alors la presse israélienne
00:28:09je ne doute pas
00:28:09qu'il y ait des journaux
00:28:10que la liberté
00:28:12la presse
00:28:12a libre en israël
00:28:13et il y a des polémiques
00:28:14et des attaques
00:28:15très violentes
00:28:15contre Netanyahou
00:28:16je ne suis pas sûr
00:28:17qu'une France
00:28:18insoumise au pouvoir
00:28:19n'aisserait autant de liberté
00:28:20alors elle en a aussi
00:28:22en France
00:28:22de la liberté de la presse
00:28:24la preuve c'est
00:28:24qu'elle s'exprime
00:28:25comme elle veut
00:28:26et je pense que l'image
00:28:27que ces parlementaires là
00:28:28donnent à l'Assemblée nationale
00:28:29se rapproche plus souvent
00:28:31de la haine
00:28:31de l'insulte
00:28:33et du totalitarisme
00:28:33que la liberté de la presse
00:28:34donc pas de leçons
00:28:35à recevoir
00:28:36de ces gens là
00:28:37je suis voltairien
00:28:38je donnerai ma vie
00:28:39pour qu'il puisse
00:28:39continuer à s'exprimer
00:28:40mais à un moment donné
00:28:41il y a un seuil
00:28:42qu'il ne faut pas franchir
00:28:42pour franchir
00:28:44le seuil du ridicule
00:28:47l'affaire Naël reprend
00:28:48mais vient un autre
00:28:49membre de la famille
00:28:50une situation
00:28:51qui n'a rien à voir
00:28:52avec la tragédie
00:28:53mais c'est cocasse quand même
00:28:54la délinquance
00:28:55chez les mères zouk
00:28:56s'en mettre
00:28:56sur une affaire familiale
00:28:57un peu comme
00:28:57chez les Traorés
00:28:58vous allez voir
00:28:59ça vaut son pesant de pop-corn
00:29:00parce que cette fois
00:29:00c'est le cousin de Naël
00:29:01qui je le rappelle
00:29:02a été abattu par un policier
00:29:03en 2023
00:29:05alors qu'il tentait
00:29:05d'échapper à un contrôle routier
00:29:06après avoir manqué
00:29:07de renverser deux personnes
00:29:08le tout sans permis
00:29:09et bien son cousin Amine
00:29:11est lui aussi recherché
00:29:12pour avoir commis
00:29:12un refus d'obtempérer
00:29:13à bord de la voiture
00:29:14de la mère de Naël
00:29:16comment ne pas repenser
00:29:17aux mots de cette dernière
00:29:19des refus d'obtempérer
00:29:20qui n'en a pas fait
00:29:21dans sa vie
00:29:22on comprend mieux
00:29:23bon
00:29:23intérêt à suivre
00:29:24oui oui
00:29:25sur vous
00:29:26allez on termine
00:29:27avec l'anniversaire
00:29:28d'une chanson
00:29:29Perico comme c'est original
00:29:30en fait j'ai trouvé un site
00:29:31qui vous permet
00:29:32de savoir
00:29:32quelle chanson
00:29:33est ta numéro 1
00:29:34à une date
00:29:34que vous choisissez
00:29:35et le 26 mai 71
00:29:37ne me demandez pas
00:29:38pourquoi j'ai choisi cette année
00:29:39c'est le hasard
00:29:40et bien voici la chanson
00:29:41qui était la plus écoutée
00:29:42en France
00:29:48on laisse venir
00:29:49jusqu'ici tout va bien
00:29:52elle est restée numéro 1
00:29:53pendant 4 semaines
00:29:54et on l'écoute encore aujourd'hui
00:29:56maintenant
00:29:57est-ce que vous voulez savoir
00:29:58quelle était la chanson
00:29:58à plus écouter
00:29:59le 26 mai 2014
00:30:00j'avais 12 ans
00:30:01c'est Michel Delpech
00:30:02là c'est Michel Delpech
00:30:03Dieu que Marianne était jolie
00:30:04et puis le loin est cher
00:30:05donc voilà
00:30:06c'est toute mon enfance
00:30:06vous étiez
00:30:07je ne sais pas dans quel état
00:30:08biologique vous étiez
00:30:08un angstrom perdu
00:30:10dans l'univers
00:30:10je pense que je n'étais
00:30:11même pas une idée
00:30:11en fait
00:30:11vous n'étais même pas une idée
00:30:12mais vous en êtes devenue une
00:30:13je vous assure
00:30:14je vous remercie
00:30:14et le 26 mai 2014
00:30:16parce que c'est ça
00:30:18vous allez voir
00:30:19voilà ce qu'on écoutait
00:30:20voilà le numéro 1
00:30:28alors on a Philippe Bilger
00:30:29en studio
00:30:30qui tire une autre tête
00:30:31non mais qu'est-ce qui se passe
00:30:32Julien il y a un dérèglement
00:30:34c'est un dérèglement
00:30:35de génération
00:30:36alors dites nous
00:30:37qui chante
00:30:37c'est une chanson
00:30:39j'ai fait qu'il y avait
00:30:40un buzz informatique
00:30:41et qu'il y avait
00:30:42il y avait un grésident
00:30:43alors c'est qui Perico
00:30:44à votre avis
00:30:46c'est un être humain
00:30:48c'est Bouba
00:30:49qui émet des sons
00:30:49c'est Bouba
00:30:50voilà
00:30:51il faut faire votre
00:30:52ah vous me disiez
00:30:54vous me reprochiez
00:30:54de sortir que des vieux chanteurs
00:30:56du sardou
00:30:57à tout va
00:30:57bah voilà
00:30:58non mais bon
00:30:59ma culture musicale
00:30:59s'étend jusqu'à Bouba
00:31:00je suis comme mon confrère
00:31:02regretté
00:31:04j'ai oublié son nom
00:31:06Bertrand Dutorte
00:31:08Benoît Dutorte
00:31:09que j'aimais
00:31:10un garçon délicieux
00:31:11qui nous a quittés
00:31:12voilà
00:31:12il avait osé poser la question
00:31:14est-ce que Xenakis
00:31:16c'est vraiment
00:31:16de la musique classique
00:31:19et il s'était fait traiter
00:31:20presque de nazi
00:31:21par la presse
00:31:21par la presse de gauche
00:31:22parce qu'il avait osé
00:31:23y remettre
00:31:23en cause la musicalité
00:31:25des symphonies
00:31:26de Yanis Xenakis
00:31:27les goûts et les couleurs
00:31:29allez on passe à la suite
00:31:30on va parler des relations
00:31:31entre la France
00:31:32et l'Algérie
00:31:32qui sont toujours pas
00:31:33au beau fixe
00:31:34ça semble un petit peu
00:31:35s'améliorer
00:31:36mais pas trop
00:31:37on en parlera
00:31:37dans un instant
00:31:38avec l'historien
00:31:39Pierre Vermeuren
00:31:39qui a écrit un livre
00:31:41sur le sujet
00:31:41France-Algérie
00:31:42de 1962
00:31:42à nos jours
00:31:43n'hésitez pas
00:31:44à nous poser vos questions
00:31:45en direct
00:31:45et à l'interpeller
00:31:46au 0826-300-300
00:31:48à tout de suite
00:31:48sur Sud Radio
00:31:49alors que les relations
00:31:52entre la France
00:31:52et l'Algérie
00:31:53ne sont pas toujours
00:31:54au beau fixe
00:31:55l'ambassadeur de France
00:31:56Stéphane Romatet
00:31:57a estimé hier
00:31:58que le dialogue
00:31:58était une nécessité
00:32:00après deux années
00:32:01de profonde crise diplomatique
00:32:03les deux pays
00:32:03ont dernièrement
00:32:04amorcé un rapprochement
00:32:05est-ce le début
00:32:06d'une nouvelle entente
00:32:07faut-il s'en méfier
00:32:08pour répondre à ces questions
00:32:09l'historien
00:32:10Pierre Vermeuren
00:32:11sera avec nous
00:32:12dans un petit instant
00:32:12il est l'auteur
00:32:13notamment de
00:32:14France-Algérie
00:32:14de 1962
00:32:15à nos jours
00:32:16paru aux éditions
00:32:17Talendier
00:32:18vaste programme
00:32:19vaste sujet
00:32:20c'est un sujet
00:32:21qui déchire littéralement
00:32:22la société française
00:32:23tant au niveau
00:32:24du gouvernement
00:32:24de la classe politique
00:32:25voilà
00:32:25on est bien persuadé
00:32:27qu'il faut rétablir
00:32:29des liens
00:32:30conviviaux
00:32:30et cordiaux
00:32:31avec la république
00:32:32algérienne
00:32:32populaire et démocratique
00:32:33nous avons beaucoup
00:32:34d'algériens en France
00:32:35français d'origine algérienne
00:32:37et ressortissants algériens
00:32:38qui habitent ici
00:32:39il s'avère que l'Algérie
00:32:41ne collabore pas
00:32:42de façon
00:32:43j'allais dire
00:32:44amicale
00:32:44et cordiale
00:32:45avec la république
00:32:45française
00:32:45depuis quelques temps
00:32:46il y a une tension
00:32:47voilà
00:32:48le président
00:32:49le chef d'état
00:32:49algérien
00:32:50le chef d'état
00:32:50français
00:32:50ont essayé
00:32:51d'établir des liens
00:32:52Bruno Retailleau
00:32:53ministre de l'intérieur
00:32:54avait lui
00:32:56institué
00:32:57des rapports
00:32:58plus tendus
00:32:58car il exigeait
00:32:59au niveau des OQTF
00:33:00qu'il y ait application
00:33:01immédiate
00:33:01que la loi soit respectée
00:33:03et finalement
00:33:04Bruno Retailleau
00:33:04n'est pas resté au ministère
00:33:05Laurent Nunez
00:33:06son successeur
00:33:07et c'est au contraire
00:33:08j'allais dire
00:33:09d'arrondir un peu
00:33:10les emblés
00:33:10qui considère peut-être
00:33:12que la méthode diplomatique
00:33:13qui n'a pas toujours
00:33:15donné ses fruits
00:33:16était la bonne solution
00:33:17nous avons toujours
00:33:18Christophe Glez
00:33:18qui est en prison
00:33:20Boilem Sansal
00:33:21reparlait encore ce matin
00:33:22sur les ondes
00:33:22de la tragédie
00:33:23qu'il a vécue
00:33:24et il marche sur des oeufs
00:33:26parce qu'ils ont peur
00:33:26de froisser et le régime
00:33:28et donc les intérêts
00:33:28les accords
00:33:29qu'il y a entre les deux pays
00:33:30sur bien des sujets
00:33:31et les diasporas
00:33:33enfin la diaspora
00:33:34en France
00:33:35l'Algérie
00:33:36l'Algérie
00:33:36est un régime
00:33:37même
00:33:38malgré qu'elle s'appelle
00:33:39république
00:33:39république islamique
00:33:41république algérienne
00:33:42populaire
00:33:43démocratique
00:33:43je veux dire
00:33:43c'est quand même
00:33:45une dictature
00:33:47selon Rémin Hassen
00:33:48c'est la maigre de la liberté
00:33:49alors mettez-vous d'accord
00:33:50donc il faut qu'on se mette d'accord
00:33:51il faut qu'on trouve des bases
00:33:52il faut qu'on trouve des bases
00:33:53mais voilà
00:33:54il ne faut pas qu'on soit dupe
00:33:55il ne faut pas que l'un soit victime
00:33:58de l'hypocrisie
00:33:58parce que je pense
00:33:59qu'il y a deux
00:34:00il y a deux formes
00:34:01il y a deux formes
00:34:02d'hypocrisie
00:34:04on attend toujours
00:34:05on a du mal à voir Pierre Vermeuren
00:34:06parce qu'apparemment
00:34:07ça ne passe pas
00:34:08ce sont les problèmes
00:34:09de la technique
00:34:09en revanche
00:34:10vous qui nous écoutez
00:34:11et qui suivez
00:34:12cette galère en direct
00:34:13n'hésitez pas
00:34:14à nous appeler
00:34:14si vous avez une réaction
00:34:16si vous voulez réagir
00:34:17sur ce sujet
00:34:17qu'on traite souvent
00:34:18sur Sud Radio
00:34:19parce que c'est un sujet
00:34:19d'actualité
00:34:20voilà
00:34:22bonjour Pierre Vermeuren
00:34:23oui bonjour
00:34:24je vous en prie
00:34:25merci d'être en direct
00:34:26avec nous sur Sud Radio
00:34:27pour parler des relations
00:34:28franco-algériennes
00:34:29vous vous êtes beaucoup
00:34:29prononcé sur la question
00:34:31vous vous parlez du principe
00:34:32j'ai lu évidemment
00:34:33ce que vous avez
00:34:33je vous suis dans vos déclarations
00:34:35parce que c'est un sujet
00:34:36qui nous interpelle
00:34:37et vous êtes très expert
00:34:38en la matière
00:34:39vous dites
00:34:39l'Algérie s'est servie
00:34:40de la France
00:34:41pour faire oublier
00:34:42la guerre civile
00:34:43de 1991
00:34:44dites nous en un peu plus
00:34:45sur cette vision
00:34:46que vous avez
00:34:47de la situation
00:34:48ah oui
00:34:49et je dirais qu'aujourd'hui
00:34:50c'est moins la guerre civile
00:34:52si vous voulez
00:34:52que le Irak
00:34:53c'est à dire
00:34:53ces grandes manifestations
00:34:55populaires et démocratiques
00:34:56qui ont soulevé l'Algérie
00:34:57en 2019 et 2020
00:34:59et que le régime
00:35:00peut faire oublier
00:35:02en choisissant
00:35:03des boucs émissaires extérieurs
00:35:05pour essayer de rassembler
00:35:06le peuple autour de lui
00:35:07alors que le régime
00:35:08est assez isolé
00:35:09donc la problématique
00:35:10la voici
00:35:11maintenant ça entraîne
00:35:12effectivement
00:35:13une grande perturbation
00:35:14de la relation franco-algérienne
00:35:16une crise sans précédent
00:35:17qu'on essaie
00:35:19qu'on essaie
00:35:20de colmater
00:35:21aujourd'hui
00:35:21on le voit
00:35:22à travers divers signes
00:35:23politiques
00:35:24adressés par Paris
00:35:25mais sur le fond
00:35:26si vous voulez
00:35:26le régime algérien
00:35:27a son propre calendrier
00:35:28ses propres impératifs
00:35:31qui ne sont pas les nôtres
00:35:32qui a le plus besoin
00:35:34de l'autre
00:35:34est-ce que l'Algérie
00:35:35est plus demandeuse
00:35:38j'allais dire
00:35:38d'un apaisement
00:35:39et de rétablissement
00:35:41de relations cordiales
00:35:42avec la France
00:35:44je pense qu'elle doit avoir
00:35:45aussi des raisons
00:35:45d'espérer une amélioration
00:35:48des rapports
00:35:48mais la France aussi
00:35:49avec le nombre
00:35:50de ressortissants
00:35:50que nous avons chez nous
00:35:51nous sommes aussi tenus
00:35:52un petit peu
00:35:53à avoir des relations
00:35:54apaisées avec l'Algérie
00:35:55quel est celui
00:35:56qui a le plus d'avantages
00:35:57à un apaisement
00:35:58ou au contraire
00:35:59quel est celui
00:36:00qui joue le plus
00:36:01sur l'attention
00:36:04écoutez
00:36:04la France
00:36:05d'Emmanuel Macron
00:36:06a voulu
00:36:06à toute force
00:36:08se réconcilier
00:36:09avec l'Algérie
00:36:10obtenir un traité
00:36:11de
00:36:12peut-être pas un traité
00:36:13de paix
00:36:13mais en tout cas
00:36:14un traité de réconciliation
00:36:15ça fait dix ans
00:36:16que ça dure
00:36:17presque
00:36:18et elle n'est pas parvenue
00:36:19pourquoi ?
00:36:20parce que la partie
00:36:22j'allais dire adverse
00:36:23mais en tout cas
00:36:24l'autre partie
00:36:25en termes de diplomatie
00:36:26l'autre partie du dialogue
00:36:28qui n'est pas l'Algérie
00:36:29bien sûr
00:36:30qui est le pouvoir algérien
00:36:31ce qui n'est pas du tout
00:36:32la même chose
00:36:33ne l'entend pas
00:36:33de cette oreille
00:36:34et a cessé
00:36:35d'élever la barre
00:36:36et a présenté
00:36:38des exigences
00:36:38qui ont fini
00:36:39par jeter
00:36:40en quelque sorte
00:36:41le président Macron
00:36:42dans les bras du Maroc
00:36:43ça c'était il y a deux ans
00:36:45et une fois arrivé
00:36:46dans cette situation
00:36:47on a dit
00:36:47tiens la France
00:36:49provoque l'Algérie
00:36:50mais en réalité
00:36:52l'Algérie
00:36:54estime aujourd'hui
00:36:55que sa priorité intérieure
00:36:56c'est la société algérienne
00:36:58et qu'elle doit
00:37:00trouver des beaux
00:37:01qu'émissaires
00:37:01que ce soit
00:37:02la France
00:37:02le Maroc
00:37:03ou d'autres
00:37:03voilà
00:37:04donc la France
00:37:04est très demandeuse
00:37:06elle a essuyé
00:37:07une forme d'échec
00:37:08elle essaye à nouveau
00:37:09aujourd'hui
00:37:09de rattraper le temps perdu
00:37:11et de renouer les liens
00:37:12mais tout dépend
00:37:14au fond des autorités algériennes
00:37:15et si les autorités algériennes
00:37:17jugent
00:37:18que cette relation
00:37:19n'est pas indispensable
00:37:21et bien
00:37:22voilà
00:37:22c'est qu'elles n'en ont pas
00:37:23tant besoin que ça
00:37:24c'est ce que je déduis
00:37:25Pierre Vermeuren
00:37:26qu'est-ce que l'on sait
00:37:27de ce que vous appelez
00:37:28les autorités algériennes
00:37:29quel est l'interlocuteur
00:37:30qui a intérêt
00:37:31à maintenir cette tension
00:37:32est-ce que c'est l'armée
00:37:33qui est au pouvoir
00:37:34est-ce que c'est le Front
00:37:34de Libération Nationale
00:37:35est-ce que c'est le Parti Politique
00:37:36qu'est-ce qu'on sait
00:37:37de la situation sociologique
00:37:39de ce pays
00:37:39est-ce qu'il y a une partie
00:37:40de la population
00:37:41on a évidemment
00:37:42comme il n'y a pas
00:37:42d'expression démocratique
00:37:43est-ce qu'il y a une partie
00:37:44de la population
00:37:44qui serait pour une réconciliation
00:37:46avec la France immédiate
00:37:47ou est-ce qu'il y a
00:37:48un ressentiment général
00:37:49qui fait qu'avec tout
00:37:50ce qu'on a entendu
00:37:51le président de la République française
00:37:52qui va parler de génocide
00:37:53et de crimes contre l'humanité
00:37:54est-ce que voilà
00:37:56est-ce que les ponts
00:37:57sont définitivement rompus
00:37:58ou est-ce qu'il y a encore
00:37:59des liens que l'on peut sauver
00:38:00entre la France et l'Algérie
00:38:02non la question
00:38:03n'est vraiment pas
00:38:04de la population
00:38:06si vous voulez
00:38:07la population
00:38:08dans un régime autoritaire
00:38:09elle n'a pas voix au chapitre
00:38:10d'ailleurs il n'y a pratiquement
00:38:11pas de sondage
00:38:12il n'y a pas d'études d'opinion
00:38:13il n'y a pas de courant
00:38:15d'expression
00:38:16de partis politiques
00:38:17d'intellectuels
00:38:18qui peuvent s'exprimer librement
00:38:20la presse
00:38:21et les médias
00:38:21sont sous contrôle
00:38:22c'est pour ça
00:38:22qu'il faut avoir ça en tête
00:38:24on croit que l'Algérie
00:38:25c'est une autre France
00:38:26mais c'est tout à fait différent
00:38:28et aujourd'hui
00:38:29il y a un système politique
00:38:30puissant
00:38:32qui a pour visage
00:38:34le président Tebboun
00:38:35c'est l'interlocuteur
00:38:36principal de la France
00:38:37et une poignée
00:38:38de ministres autour de lui
00:38:39mais en réalité
00:38:40ce que les Algériens
00:38:41appellent le système
00:38:42c'est à dire
00:38:43ce système de pouvoir
00:38:44à la fois militaire
00:38:46policier
00:38:48politique
00:38:49et autoritaire
00:38:50il s'incarne d'abord
00:38:51à la tête
00:38:53de l'armée
00:38:54c'est l'état-major
00:38:55et c'est un certain nombre
00:38:56de personnes
00:38:58qui comptent
00:38:58dans le milieu des affaires
00:38:59dans le milieu politique
00:39:00dans le milieu religieux
00:39:01quelques dizaines
00:39:02ou quelques centaines de personnes
00:39:04on ne connait
00:39:05qu'un visage
00:39:05principalement
00:39:06mais voilà
00:39:07il y a un groupe
00:39:08différent
00:39:08un petit groupe dirigeant
00:39:10très puissant
00:39:10qui choisit
00:39:11la voie politique
00:39:13et la voie
00:39:14d'expression diplomatique
00:39:15de l'Algérie
00:39:16et c'est ce groupe-là
00:39:18qui dirige
00:39:18ce n'est pas un autre
00:39:20et il faut bien faire avec
00:39:21le président Ted Boom
00:39:23est une marionnette
00:39:24ou il est quand même
00:39:25le leader
00:39:25de ce système-là
00:39:27ou il est un élément
00:39:29ni l'un ni l'autre
00:39:29ni l'un ni l'autre
00:39:30il a été choisi
00:39:31par l'état-major
00:39:33il a été élu
00:39:33dans des conditions
00:39:34assez opaques
00:39:36et il est aujourd'hui
00:39:37le visage
00:39:37le représentant
00:39:38il ne faut pas
00:39:39ni le mépriser
00:39:40ni penser que
00:39:41ce n'est pas un dictateur
00:39:42et encore une fois
00:39:43c'est un système
00:39:44collectif de pouvoir
00:39:45qui dirige l'Algérie
00:39:46ce n'est pas un individu
00:39:48donc il est une voie
00:39:49évidemment qui compte
00:39:50puisque c'est lui
00:39:51que l'on voit
00:39:52et qui s'exprime
00:39:53mais pour autant
00:39:54c'est loin d'être
00:39:57ce n'est pas un roi
00:39:58si vous voulez
00:39:58comme vous avez
00:39:59en Arabie Saoudite
00:40:00ou dans le Golfe
00:40:01c'est l'expression
00:40:02d'un autre pouvoir
00:40:03qu'on ne voit pas
00:40:03Pierre Vermeuren
00:40:04en un mot commençant
00:40:06est-ce que Paris
00:40:06a peur d'Algérie ?
00:40:08d'une certaine façon
00:40:10certainement
00:40:10c'est de plus en plus clair
00:40:11alors Paris
00:40:12je ne sais pas
00:40:13mais en tout cas
00:40:14le pouvoir macronien
00:40:15une partie des élites français
00:40:17c'est certain
00:40:19il y a d'abord eu
00:40:21la phase
00:40:21de la repentance
00:40:22comme vous le disiez
00:40:23tout à l'heure
00:40:24qui a commencé
00:40:25dès la campagne électorale
00:40:26dès la première campagne électorale
00:40:28d'Emmanuel Macron
00:40:28à Alger
00:40:29avec les crimes
00:40:30contre l'humanité
00:40:31et puis
00:40:32depuis
00:40:33on a
00:40:33un gouvernement
00:40:35qui essaye absolument
00:40:36et par tous les moyens
00:40:37de se faire bien voir
00:40:38mais
00:40:38il a fallu vraiment
00:40:39qu'Emmanuel Macron
00:40:40soit poussé à bout
00:40:42par la fin
00:40:42de nos recevoirs algériennes
00:40:43pour
00:40:44finalement
00:40:45il y a deux ans
00:40:46à l'été 2024
00:40:47pour se tourner vers le Maroc
00:40:49les conséquences ont été encore pires
00:40:51et depuis
00:40:52il y a une tentative
00:40:53de rapprochement
00:40:54mais c'est Alger
00:40:55qui dicte la conduite
00:40:57si vous voulez
00:40:57Alger manifestement
00:40:58n'a pas peur de Paris
00:40:59en tout cas
00:40:59Pierre Vermeule
00:41:00les Algériens veulent quoi ?
00:41:01Quelle concession ?
00:41:03Quelle décision ?
00:41:04Quelle renonciation ?
00:41:05Ils veulent quoi ?
00:41:06Je crois qu'ils ne demandent rien
00:41:08à la France
00:41:08si ce n'est
00:41:09de les laisser
00:41:10tranquillement
00:41:11s'occuper
00:41:11de la communauté
00:41:12algérienne
00:41:13ou franco-algérienne
00:41:14qui vit en France
00:41:15et ils ont beaucoup
00:41:16d'intérêt en France
00:41:17évidemment
00:41:18ils voudraient
00:41:20maintenir en l'état
00:41:21les accords de 68
00:41:22qui sont des accords
00:41:23migratoires
00:41:24très largement
00:41:25favorables à l'Algérie
00:41:26en fait
00:41:27ils voudraient un statut quo
00:41:28un statut quo
00:41:29qui sert finalement
00:41:30leurs intérêts
00:41:31et donc
00:41:32quand ils entendent
00:41:32qu'il y a des menaces
00:41:33dans ce domaine là
00:41:34ils font évidemment
00:41:35les gros yeux
00:41:35quand le président Macron
00:41:37il y a trois ans
00:41:38a essayé de diminuer
00:41:39par deux le nombre de visas
00:41:40pour que l'Algérie
00:41:40reprenne les OQTF
00:41:41ça n'a pas duré longtemps
00:41:43parce qu'ils ont manifesté
00:41:45leur colère
00:41:45et la France a reculé
00:41:47mais au fond
00:41:48le statut quo
00:41:48je pense
00:41:49c'est la meilleure solution
00:41:50pour eux
00:41:50c'est-à-dire qu'ils maintiennent
00:41:52la France
00:41:52dans un halo
00:41:54où leurs intérêts
00:41:55sont préservés
00:41:55et où la France
00:41:56finalement ne sait pas
00:41:57très bien
00:41:57sur quel pied danser
00:41:58Pierre Vermeurein
00:41:59je voudrais vous poser
00:42:00une question un peu plus épineuse
00:42:01est-ce que nous n'avons pas
00:42:02nous une approche
00:42:04de la situation en Algérie
00:42:05qui est j'allais dire
00:42:06confisquée
00:42:06j'ai tout à fait du respect
00:42:08pour Stora
00:42:09mais par le système Stora
00:42:11est-ce que j'ai l'impression
00:42:12que c'est le commentateur officiel
00:42:13il a le monopole
00:42:14de l'analyse
00:42:15de ce qui se passe
00:42:16en Algérie
00:42:17et Benjamin Stora
00:42:17est celui qui dit
00:42:18le bien et le mal
00:42:19la vérité ancienne et nouvelle
00:42:20alors je ne mets pas en doute
00:42:22ses compétences
00:42:22et son talent
00:42:24mais est-ce qu'on n'aimerait
00:42:25pas un peu plus de diversité
00:42:26dans l'approche
00:42:27de ce qu'est la réalité algérienne
00:42:28il y a eu des crimes du FLN
00:42:29les harkis
00:42:30le MNA qui a été massacré
00:42:32l'éradication à l'intérieur du FLN
00:42:34l'évacuation de Ben Bela
00:42:36le meurtre des fondateurs
00:42:38voilà
00:42:39est-ce qu'on pourra dire un jour
00:42:40la vérité sur ce qu'est l'Algérie
00:42:41en bien et en mal
00:42:43je crois que la vérité
00:42:44on peut déjà la dire
00:42:45si vous voulez
00:42:46je pense que c'est pour ça aussi
00:42:47que vous me faites parler
00:42:48peut-être
00:42:48à supposer
00:42:50une petite parcelle de vérité
00:42:52non je ne dirai rien
00:42:53sur mes collègues
00:42:55mais simplement
00:42:56c'est vrai que
00:42:56la diversité
00:42:57est souvent la source
00:42:59de solutions
00:43:00et l'Algérie
00:43:00ce dont elle souffre
00:43:02aujourd'hui effectivement
00:43:03c'est l'absence totale
00:43:05de pluralisme
00:43:05donc le pluralisme
00:43:07on a la chance immense
00:43:07en France
00:43:08de pouvoir le vivre
00:43:09de pouvoir l'expérimenter
00:43:11je crois que
00:43:11c'est aux journalistes
00:43:13que vous êtes
00:43:13de donner la parole
00:43:14à plusieurs personnes
00:43:16même s'il ne faut pas
00:43:17se voiler la face
00:43:19le régime algérien
00:43:20fait très peur
00:43:21en France
00:43:22vous avez très très peu
00:43:23de franco-algériens
00:43:24qui osent s'exprimer
00:43:25parce que
00:43:26les rétorsions
00:43:27et les menaces
00:43:28du régime
00:43:28même si on ne les voit pas
00:43:29et si elles sont souterraines
00:43:30elles s'expriment
00:43:31par de nombreux canaux
00:43:32et ça
00:43:33c'est quelque chose
00:43:33évidemment
00:43:34avec quoi il faut faire
00:43:35quand on est français
00:43:36on peut quand même
00:43:38dire des choses
00:43:39bien heureusement
00:43:39et bien cher Pierre Vermeurene
00:43:41ici c'est la radio du Parlons Vrai
00:43:42vous êtes toujours le bienvenu
00:43:43pour parler de l'Algérie
00:43:44nous sommes toujours très attentifs
00:43:46à vos avis
00:43:46et à vos recommandations
00:43:48merci d'avoir été en direct
00:43:49sur Sud Radio
00:43:50et je vous dis à très bientôt
00:43:51vous restez avec nous
00:43:53je vais recevoir une personnalité
00:43:54à la fois juridique
00:43:56politique et médiatique
00:43:57un observateur de notre société
00:43:59et de notre époque
00:43:59très intéressant
00:44:00il n'a pas sa langue
00:44:01dans sa poche
00:44:03évidemment qu'il est souvent
00:44:04sur Sud Radio
00:44:04vous avez compris
00:44:05c'est Philippe Bilger
00:44:06on l'a connu un temps
00:44:07sur CNews
00:44:08et Philippe Bilger
00:44:10vient nous parler
00:44:11d'un récent ouvrage
00:44:12qui vient de publier
00:44:13l'heure d'écrou
00:44:14mais je voudrais avec lui
00:44:15on ne va pas se limiter
00:44:15à cette petite polémique
00:44:16microcosmique
00:44:17lui-même en convient
00:44:18même s'il fallait le signaler
00:44:19je voudrais faire un tour
00:44:20d'horizon avec lui
00:44:21sur la situation
00:44:22dans laquelle nous sommes
00:44:23aujourd'hui
00:44:23dans les rapports politiques
00:44:24entre les médias
00:44:25l'argent
00:44:26le journalisme
00:44:27voilà
00:44:28et j'aimerais son avis
00:44:29et la justice
00:44:29puisqu'il a été magistrat
00:44:31vous restez avec nous
00:44:31vous nous appelez au 0 826 300 300
00:44:34Aude attend votre appel
00:44:35elle transmettra votre appel
00:44:36si vous avez envie
00:44:37d'interférer
00:44:38dans l'échange
00:44:39que je vais avoir
00:44:40avec Philippe Bilger
00:44:41vous n'hésitez pas
00:44:42soit vous voulez
00:44:44faire une plaidoirie
00:44:45soit vous pouvez requérir
00:44:46contre lui
00:44:47il sera là
00:44:48et c'est un homme
00:44:50qui tient le parquet
00:44:51solidement
00:44:52il aura les réponses
00:44:53adéquates
00:44:53et la ferveur
00:44:54que l'on sait
00:44:54pour dire ce qu'il pense
00:44:56avec les convictions
00:44:56qu'il honore
00:44:57à tout de suite
00:44:57sur Sud Radio
00:44:58avec Philippe Bilger
00:44:59au 0 826 300 300
00:45:00le face à face
00:45:02vous êtes bien
00:45:03sur Sud Radio
00:45:04ce mardi 26 mai 2027
00:45:06il est 13h05
00:45:07et nous allons discuter
00:45:10je reçois pendant
00:45:11pendant une heure
00:45:13Philippe Bilger
00:45:14que vous connaissez bien
00:45:15puisque vous l'écoutez
00:45:16très souvent
00:45:17sur Sud Radio
00:45:18dans l'émission
00:45:18de Cécile de Ménibus
00:45:20les vraies voix
00:45:22car Philippe Bilger
00:45:23est une vraie voix
00:45:24on l'entend depuis longtemps
00:45:25vous êtes déjà venu ici
00:45:27dans la France
00:45:28tous les états
00:45:28mon cher Philippe
00:45:29pour nous parler
00:45:30de magistrature
00:45:31aujourd'hui
00:45:31si vous voulez faire un point
00:45:32sur la magistrature
00:45:33de pouvoir politique
00:45:34aujourd'hui je vous parlais
00:45:35je voudrais qu'on parle
00:45:36au travers de l'ouvrage
00:45:38le petit coup de gueule
00:45:38le pamphlet que vous avez publié
00:45:39l'heure des crocs
00:45:40puisque vous avez été
00:45:42écarté
00:45:43évincé
00:45:45de l'heure des procs
00:45:46sur ces news
00:45:47vous avez donc lancé
00:45:48ce petit coup de gueule
00:45:49bon on n'est pas là
00:45:50pour régler les comptes
00:45:51on est bien d'accord
00:45:52vous savez vous même
00:45:53ce qu'il en est
00:45:54pour autant
00:45:55ce qui vous est arrivé
00:45:57signale une réalité
00:45:58dans les médias français
00:46:00de la mainmise
00:46:01pour de boves et de mauvais raisons
00:46:02du grand capital
00:46:03c'est tellement cher
00:46:05que ça ne peut appartenir
00:46:06qu'à des gens
00:46:06qui ont beaucoup d'argent
00:46:07il y a des fois
00:46:08où ça peut bien se passer
00:46:09et puis finalement
00:46:09ça ne se passe jamais
00:46:10vraiment très bien
00:46:10à un moment donné
00:46:12le capitaliste
00:46:13l'actionnaire majoritaire
00:46:15intervient
00:46:16dans le contenu
00:46:17la ligne éditoriale
00:46:18et les propos d'un média
00:46:19ça vous semble normal
00:46:21en société libérale
00:46:22il est le patron
00:46:22il fait ce qu'il veut
00:46:23il ira quand même
00:46:24ou c'est plus problématique
00:46:26que ça
00:46:26le paradoxe
00:46:28mon cher Perico
00:46:29c'est que
00:46:29j'avais
00:46:30et j'ai encore
00:46:32une grande estime
00:46:33pour Vincent Bolloré
00:46:34mais je considère
00:46:36que la manière
00:46:37dont j'ai été exclu
00:46:38est assez scandaleuse
00:46:40puisque d'abord
00:46:41personne n'a eu le courage
00:46:43pas plus Serge Nedjar
00:46:45que Pascal Praud
00:46:46de me notifier
00:46:47officiellement
00:46:48les motifs
00:46:49de mon exclusion
00:46:50et puis
00:46:51il me semblait
00:46:52que
00:46:53puisque Serge Nedjar
00:46:54lui-même
00:46:55avait évoqué
00:46:56ces news
00:46:57comme une chaîne
00:46:58d'opinion
00:46:58avec un S
00:46:59que mon dieu
00:47:01je représentais
00:47:02le moins mal possible
00:47:03le S d'opinion
00:47:05et pourtant
00:47:06ça n'était pas assez
00:47:08puisque
00:47:08je n'étais sans doute
00:47:10pas assez inconditionnel
00:47:12à l'égard
00:47:13de Nicolas Sarkozy
00:47:14et à l'égard
00:47:15peut-être
00:47:16des problèmes
00:47:17terribles
00:47:18palestiniens
00:47:19et israéliens
00:47:20avec d'autres propos
00:47:22que j'ai pu tenir
00:47:24dont tous
00:47:25ne sont pas
00:47:26d'une infinie élégance
00:47:27mais qui ne me semblent pas
00:47:29devoir justifier
00:47:31une exclusion
00:47:32alors le rapport
00:47:33entre la puissance financière
00:47:34et les médias
00:47:35peut se traduire
00:47:35par différentes manifestations
00:47:37soit
00:47:38on contrarie
00:47:39les intérêts matériels
00:47:40de l'actionnaire principal
00:47:42par des prises de position
00:47:44ça peut être
00:47:45par exemple
00:47:45si on n'aime pas
00:47:46l'armement d'assaut
00:47:47et qu'on critique d'assaut
00:47:48en tant que marchand d'armes
00:47:50on peut avoir des problèmes
00:47:50avec le Figaro
00:47:52Vincent Bolloré
00:47:53bon bah lui
00:47:53c'est plutôt des transports
00:47:55mais on sait que c'est un homme
00:47:55qui a des convictions
00:47:57précises
00:47:57Lagardère avait ses propres
00:47:59ses propres convictions
00:48:00également
00:48:01et puis dans d'autres médias
00:48:02il y a toujours
00:48:03un patron
00:48:04qui est Marianne
00:48:04c'est Kretinsky
00:48:05et si on n'est pas dans la ligne
00:48:06on peut aussi se faire écarter
00:48:09vous trouvez normal
00:48:10en démocratie
00:48:11la logique c'est que
00:48:12dans le libéralisme
00:48:13le propriétaire
00:48:14et le propriétaire
00:48:14il a le droit de vie et de mort
00:48:15sur le contenu de son entreprise
00:48:16est-ce qu'un média
00:48:17est une entreprise
00:48:18comme les autres
00:48:19qui doit obéir
00:48:20aux pieds et à l'œil
00:48:21aux instructions
00:48:23et aux sensibilités
00:48:24de son propriétaire
00:48:25le paradoxe
00:48:26Péricault
00:48:26c'est qu'en réalité
00:48:28j'étais accordé
00:48:30à quasiment 90%
00:48:33de la pensée
00:48:34conservatrice
00:48:34de ces news
00:48:35je pense que
00:48:37ce qui m'a été reproché
00:48:39derrière les apparences
00:48:40c'est le fait que
00:48:41très modestement
00:48:43j'ai révélé le hiatus
00:48:44qui existait
00:48:46entre une pratique interne
00:48:48inquisitoriale
00:48:50et les leçons
00:48:51qu'on donnait
00:48:52à l'extérieur
00:48:53ce hiatus
00:48:55et ce gouffre
00:48:56entre une pratique
00:48:58que j'ose qualifier
00:49:00d'inquisitoriale
00:49:02à l'intérieur
00:49:02et les leçons
00:49:04un peu arrogantes
00:49:06que le groupe Bolloré
00:49:08donnait vers l'extérieur
00:49:09peut-être
00:49:10a été une des causes
00:49:12de l'aigreur
00:49:14qu'on a manifesté
00:49:16à mon encontre
00:49:17et qui s'est traduite
00:49:19par mon exclusion
00:49:20ce qui signifie
00:49:21que le capitaliste
00:49:22préfère
00:49:24le buzz
00:49:25le petit scandale
00:49:25qu'il va y avoir
00:49:26le malaise médiatique
00:49:28parce que chez lui
00:49:29il estime
00:49:29qu'il n'a pas à subir
00:49:30la moindre contrariété
00:49:32la moindre contradiction
00:49:33c'est donner de soi
00:49:35une image très intolérante
00:49:37c'est du prince en plus
00:49:38absolument
00:49:39et surtout
00:49:39c'est montrer
00:49:41qu'en réalité
00:49:42la liberté d'expression
00:49:44qu'on vende tant
00:49:46on la souhaite réduite
00:49:48au sein de son univers
00:49:49et je dirais même
00:49:51que parfois
00:49:52on ne la souhaite pas du tout
00:49:53parce qu'il faut être clair
00:49:55peut-être
00:49:55j'étais naïf
00:49:57mais en définitive
00:49:58de la même manière
00:50:00que je ne supportais pas
00:50:02à une certaine époque
00:50:03la pensée unique
00:50:04de gauche
00:50:05et encore plus
00:50:06d'extrême gauche
00:50:07ça n'était pas
00:50:08pour tolérer
00:50:09une pensée unique
00:50:11de droite
00:50:11franchement
00:50:12ou d'extrême droite
00:50:14ou de droite radicale
00:50:17avec l'éloge
00:50:19systématique
00:50:20faite de certaines
00:50:21personnalités
00:50:22et bon
00:50:23il est clair
00:50:24que
00:50:27je continuais
00:50:29quand j'étais
00:50:31quand je travaillais
00:50:32pour le groupe
00:50:33Bolloré
00:50:33à estimer que
00:50:35de l'autre côté
00:50:36de ce média
00:50:37il y avait des personnalités
00:50:38tout à fait passionnantes
00:50:40qui avaient beau être dénigrées
00:50:42je continuais
00:50:44à les apprécier
00:50:45bon
00:50:46Philippe Bilger
00:50:46on ne va pas consacrer
00:50:47la totale limitée
00:50:48l'émission
00:50:48à cette polémique
00:50:50sur votre départ
00:50:51de ces news
00:50:51je sais qu'Elisabeth Lévy
00:50:53elle aussi
00:50:54vous a rejoint
00:50:54dans cette honorable
00:50:55alors
00:50:56Elisabeth
00:50:57je sais qu'elle a été
00:50:59extrêmement courageuse
00:51:00sur un plateau
00:51:01depuis
00:51:02elle n'a fait aucun commentaire
00:51:04et donc
00:51:05je ne sais pas
00:51:07quel est son futur
00:51:08je dirais
00:51:10assez rouge
00:51:10ou ailleurs
00:51:11en tout cas
00:51:13très remarquable
00:51:14par son courage
00:51:15intellectuel
00:51:16et d'autres
00:51:17qui ont osé
00:51:18faire de la dissonance
00:51:19sur les antennes
00:51:20du groupe Bolloré
00:51:21je pense à Sonia Babrouk
00:51:23là aussi
00:51:23donc le groupe prétombe
00:51:24il y a un côté Versailles
00:51:25quand même
00:51:25vous avez des puces
00:51:26à sa majesté
00:51:27vous êtes en disgrâce
00:51:28ça ressemble un peu
00:51:30à une police médiatique
00:51:31une police médiatique
00:51:32alors que
00:51:33alors que
00:51:33ces groupes là
00:51:34dénoncent la police médiatique
00:51:36qui pourrait être ailleurs
00:51:36notamment dans le service
00:51:37dans le service public
00:51:39tout ça dit quoi
00:51:40Philippe Bilger
00:51:41des rapports
00:51:41entre le capitalisme
00:51:43et les médias
00:51:44aujourd'hui pour avoir un média
00:51:45il faut avoir de l'argent
00:51:46ça c'est indéniable
00:51:47ça coûte cher
00:51:48pour pouvoir l'entretenir
00:51:49pour pouvoir le financer
00:51:51ça veut dire
00:51:52qu'il faut s'y faire
00:51:54en indépendant du propriétaire
00:51:56ça montre surtout
00:51:57que
00:51:59comment dirais-je
00:52:00un délitement
00:52:02de ce que j'appellerais
00:52:03le dialogue médiatique
00:52:05et démocratique
00:52:07je veux dire
00:52:09c'était
00:52:09le plus souvent
00:52:11sur cette chaîne
00:52:12c'était moins
00:52:13le fond
00:52:13qui méritait
00:52:14que la manière
00:52:16dont tout cela
00:52:17était transmis
00:52:18je veux dire
00:52:19on est entré
00:52:20je le dirais presque
00:52:22dans une telle fracture
00:52:24entre des antagonismes
00:52:26à la fois
00:52:27de gauche
00:52:28ou de droite
00:52:29qu'en réalité
00:52:30tout dialogue
00:52:31paraît impossible
00:52:32parce qu'en plus
00:52:34et
00:52:34vous-même
00:52:36Perico
00:52:36vous savez à quel point
00:52:37il est capital
00:52:38de savoir
00:52:39s'exprimer
00:52:40avec courtoisie
00:52:41parce que
00:52:42tout simplement
00:52:43les gens
00:52:44ne savent plus
00:52:45exprimer
00:52:45leur désaccord
00:52:46d'une manière
00:52:47civilisée
00:52:48et donc
00:52:49n'ont plus du tout
00:52:50le goût
00:52:51d'écouter l'autre
00:52:52je crois
00:52:53que c'est peut-être
00:52:54ça profondément
00:52:55la plaie centrale
00:52:56nous parlons
00:52:57avec d'autant plus
00:52:58de sérénité
00:52:59cher Philippe Bilger
00:53:00sur Sud Radio
00:53:00que nous sommes
00:53:01dans une radio
00:53:01et lorsque j'y suis arrivé
00:53:03et c'est pour ça
00:53:04que j'ai suivi
00:53:04que c'est une radio
00:53:05libre
00:53:06sur le fond
00:53:06et sur la forme
00:53:07elle appartient
00:53:08bien entendu
00:53:09au groupe fiducial média
00:53:10donc il y a
00:53:10un capitaliste
00:53:11qui est détenteur
00:53:12une liberté
00:53:13d'antenne totale
00:53:14sous la direction
00:53:15de Patrick Roger
00:53:16qui est là
00:53:16qui a fixé des codes
00:53:17qui a fixé des cas
00:53:18nous avons une déontologie
00:53:19nous avons des règles
00:53:20il n'y a pas de diffamation
00:53:21on s'en tient à ce que la loi dit
00:53:22mais nous recevons
00:53:23tout le monde
00:53:24nous parlons avec tout le monde
00:53:25et nous avons des contradicteurs
00:53:26qui viennent s'exprimer
00:53:27sur nos ondes
00:53:28et nous avons à l'intérieur
00:53:29de cette radio
00:53:29des gens qui quelquefois
00:53:30ont pu avoir des avis divergents
00:53:32il y a même eu quelquefois
00:53:32des confrontations à l'antenne
00:53:34et vous n'êtes pas dernier
00:53:35chez ces sites
00:53:36de temps en temps
00:53:36il y a des prises de bec
00:53:37formidables
00:53:37qui font l'âme
00:53:38et l'esprit de cette radio
00:53:39pour l'instant
00:53:40on n'imagine pas
00:53:40un seul instant
00:53:41avoir une consigne
00:53:42qui arrive du sommet
00:53:43de la maison
00:53:44pour dire
00:53:44un tel vient
00:53:45un tel revient
00:53:45ne repart pas
00:53:46c'est incroyable
00:53:47et c'est vrai sur d'autres
00:53:48c'est vrai du tour de médias
00:53:50vous considérez à ce niveau là
00:53:51que c'est un petit peu
00:53:52de démocratie
00:53:52qui est abîmée
00:53:53quand on en arrive
00:53:54ah oui c'est clair
00:53:55je veux dire
00:53:55je ne parviendrai jamais
00:53:57à prendre mon contradicteur
00:54:00pour un adversaire
00:54:02ou encore davantage
00:54:04comme un ennemi
00:54:05je veux dire
00:54:07la capacité
00:54:08d'exprimer son intelligence
00:54:10dans les débats
00:54:11elle est indissociable
00:54:13de la faculté
00:54:14d'écouter
00:54:15et de respecter
00:54:16alors
00:54:17à partir du moment
00:54:18
00:54:19vous l'avez très bien dit
00:54:22Sud Radio
00:54:24le slogan
00:54:25c'est parlons vrai
00:54:26mais vous pointez
00:54:27ce qui permet
00:54:28on l'applique en plus
00:54:29ce qui permet
00:54:30cette présomption
00:54:31de vérité
00:54:32c'est la certitude
00:54:34que nous avons
00:54:35en tout cas
00:54:36un parler libre
00:54:37sans ce parler libre
00:54:39on ne peut même pas
00:54:40espérer avoir
00:54:41un parler vrai
00:54:42alors tous les journalistes
00:54:43de tous les médias
00:54:44revendiquent toujours
00:54:44la liberté
00:54:45voilà
00:54:46je ne vais pas citer
00:54:47des titres
00:54:47ou libre
00:54:48je suis libre
00:54:49voilà
00:54:49nous constatons
00:54:50et nos auditeurs
00:54:51le savent
00:54:51mais on le fait
00:54:52sur cette antenne
00:54:52on dit des choses
00:54:53qu'on ne dit peut-être pas
00:54:54ailleurs
00:54:54et qu'on entend des opinions
00:54:56et des sensibilités
00:54:56qu'on n'entend pas souvent
00:54:57sur notre média
00:54:58parce que nous acceptons
00:54:59tout le monde
00:54:59vous restez avec nous
00:55:00vous nous appelez
00:55:01au 0 826 300 300
00:55:03vous avez compris
00:55:04que je reçois
00:55:05Philippe Bilger
00:55:05avec on est déjà
00:55:06dans une discussion
00:55:07à bâton rompu
00:55:08mais aussi à fleur et mouchetée
00:55:10parce qu'on parle
00:55:11de sujets qui nous touchent
00:55:12alors là personnellement
00:55:13sur les médias
00:55:14sur l'argent
00:55:14sur la justice
00:55:15voilà
00:55:17tout à l'heure
00:55:17on va parler
00:55:19Philippe Bilger
00:55:20des rapports
00:55:21l'indépendance de la justice
00:55:22l'indépendance des médias
00:55:23on a dit
00:55:24qu'il y a une petite faiblesse démocratique
00:55:25je voudrais qu'on fasse
00:55:26un petit point
00:55:26sur ce qu'est devenu
00:55:27la république française
00:55:28à ce niveau là
00:55:28vous nous appelez
00:55:29au 0 826 300 300
00:55:31au datant de vos appels
00:55:32et Philippe Bilger
00:55:33vous répondra
00:55:34avec la franchise
00:55:36qu'on lui connait
00:55:37il ne marchera pas ses mots
00:55:37je compte sur lui
00:55:38à tout de suite
00:55:39sur Sud Radio
00:55:46Vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:48ce mardi 26 mai
00:55:49il est 13h18
00:55:51je reçois
00:55:51il est ici chez lui
00:55:53Philippe Bilger
00:55:54avec qui je discute
00:55:55du rapport
00:55:56entre les médias
00:55:56l'argent
00:55:57la politique
00:55:58Philippe Bilger
00:55:58nous parlait
00:55:59à l'instant
00:56:00de son départ
00:56:01son éviction
00:56:02son élimination
00:56:03de ces news
00:56:04avec
00:56:05il a du coup écrit
00:56:06l'heure des crocs
00:56:06aux éditions de l'archipel
00:56:07un ouvrage
00:56:08c'est un pamphlet
00:56:09très intéressant
00:56:09parce que
00:56:10c'est un zoom
00:56:11sur la situation
00:56:11d'aujourd'hui
00:56:12il décrit évidemment
00:56:13les raisons
00:56:14de votre mécontentement
00:56:15légitime
00:56:16mais en même temps
00:56:16ça nous raconte
00:56:17effectivement
00:56:17quels peuvent être
00:56:18les rapports
00:56:18entre un actionnaire
00:56:20et puis des médias
00:56:21la compromission
00:56:22les silences
00:56:23les résignations
00:56:24les résiliences
00:56:24les démissions
00:56:26les lâchetés
00:56:27les ciment
00:56:27bon
00:56:28rien de nouveau
00:56:29sous le soleil
00:56:30la république française
00:56:30a toujours vécu
00:56:31dans ce système là
00:56:32Philippe Belger
00:56:33je voudrais qu'on
00:56:34approfondisse
00:56:34un petit peu
00:56:34le propos
00:56:36sur la situation
00:56:37de ce qui est devenu
00:56:38vous êtes un observateur
00:56:39patenté
00:56:40émérite
00:56:41et expérimenté
00:56:43comment vous voyez
00:56:44cet équilibre
00:56:45dans cette république
00:56:46à laquelle nous sommes
00:56:46très attachés
00:56:47cette démocratie
00:56:49la presse reste
00:56:50le quatrième
00:56:50ou troisième
00:56:51ou quatrième pouvoir
00:56:52enfin on le place
00:56:53comme on veut
00:56:53il y a les puissances
00:56:55de l'argent
00:56:56il y a un peuple
00:56:57qui est censé être souverain
00:56:59et une autorité judiciaire
00:57:01dont vous avez fait partie
00:57:02longtemps
00:57:03donc on a ces quatre pôles
00:57:04ces quatre pouvoirs
00:57:06les cartes se sont réparties
00:57:08différemment
00:57:08c'est toujours
00:57:09aussi équilibré
00:57:11que ça l'a été
00:57:11où là vous trouvez
00:57:12qu'il y a un vrai déséquilibre
00:57:14entre souveraineté
00:57:15suffrage universel
00:57:16puissance
00:57:17argent politique
00:57:18justice
00:57:19en réalité
00:57:20Périnco
00:57:22vous avez
00:57:23une qualité
00:57:25d'interrogation
00:57:27théorique
00:57:28qui
00:57:29dans la liberté
00:57:31que j'ai cherché
00:57:32à sauver
00:57:32en permanence
00:57:33aussi bien
00:57:35sur Sud Radio
00:57:36là je n'avais
00:57:37aucune difficulté
00:57:38mais ailleurs
00:57:40fait que
00:57:41je ne percevais pas
00:57:42dans leur littéralité
00:57:44les problèmes
00:57:45que vous évoquez
00:57:46je me contentais
00:57:48de manière
00:57:48très autarctique
00:57:50de chercher
00:57:51à sauver
00:57:51autant que possible
00:57:53ma liberté
00:57:54d'expression
00:57:55dans un système
00:57:56dont je sentais
00:57:58qu'il pouvait être
00:57:59étouffant
00:58:00qu'il était monocolore
00:58:01qu'il était monolithique
00:58:03et déjà
00:58:04j'avais beaucoup
00:58:05à faire
00:58:06avec la sauvegarde
00:58:08de cette liberté
00:58:09et donc
00:58:11je n'ai jamais
00:58:12ressenti
00:58:13sur ces news
00:58:14puisque je mets
00:58:15évidemment
00:58:16à part
00:58:17Sud Radio
00:58:17je n'ai jamais
00:58:18ressenti
00:58:20directement
00:58:21la chape de plomb
00:58:22jusqu'à un certain
00:58:24moment
00:58:24où évidemment
00:58:25c'est nous
00:58:27c'est durci
00:58:28c'est renforcé
00:58:29et où des gens
00:58:31qui étaient
00:58:31de sensibilité
00:58:33progressiste
00:58:34voire de gauche
00:58:35ont été
00:58:37ont décidé
00:58:38de partir
00:58:39ou ont été
00:58:40projetés doucement
00:58:41à l'extérieur
00:58:42vous avez existé
00:58:43médiatiquement
00:58:44avant que le groupe
00:58:45Bolloré
00:58:45ne constitue cet empire
00:58:46on vous a vu
00:58:47sur cet avou
00:58:47très souvent
00:58:48moi je vous connais
00:58:49depuis
00:58:49j'allais dire
00:58:50depuis ma tendre enfance
00:58:51en tout cas
00:58:52depuis mon adolescence
00:58:53vous étiez
00:58:54évidemment
00:58:55la nouveauté
00:58:56c'était qu'un magistrat
00:58:57du parquet
00:58:58venait s'exprimer
00:58:59sur les ondes
00:59:00et sur les médias
00:59:00et vous avez en fait
00:59:01fait des éditos
00:59:02écrits également
00:59:03vous avez été
00:59:04accusateur public
00:59:05c'est le terme
00:59:06du tribunal révolutionnaire
00:59:07alors je ne dis pas
00:59:08que vous êtes fou
00:59:09qui est un vide
00:59:09vous avez été
00:59:10un accusateur public
00:59:11c'est à dire que
00:59:12vous avez dénoncé
00:59:13au nom du peuple français
00:59:15dans un système judiciaire
00:59:16où il y a le siège
00:59:17qui tranche
00:59:18la défense
00:59:18et vous vous étiez
00:59:19l'accusateur public
00:59:20vous avez continué
00:59:21à rester un accusateur public
00:59:22vous avez dénoncé
00:59:23je ne dis pas
00:59:24qu'il n'y a pas
00:59:25des coups de coeur
00:59:26que vous exprimez
00:59:26quelquefois
00:59:27mais vous êtes
00:59:28de ces personnalités
00:59:30médiatiques
00:59:31qui mettaient le doigt
00:59:32qui avaient dénoncé
00:59:33qui avaient montré
00:59:34comme vous l'avez été
00:59:34en tant que procureur
00:59:35ce qui ne va pas
00:59:36ce qui est injuste
00:59:37ce qu'il faut dénoncer
00:59:38ce qu'il faut critiquer
00:59:39c'est une constante
00:59:40que vous avez gardée
00:59:41c'est plus difficile
00:59:43aujourd'hui
00:59:43de le faire
00:59:44que lorsque vous avez
00:59:44commencé à parler
00:59:45sur les médias
00:59:46où vous considérez
00:59:47aujourd'hui
00:59:47que malgré tout
00:59:48malgré le contre-temps
00:59:49que vous avez eu
00:59:49on a une plus forte
00:59:51liberté de parole
00:59:52aujourd'hui
00:59:52quand on est un ancien magistrat
00:59:53pour dénoncer
00:59:54ce qui ne marche pas
00:59:55dans cette société
00:59:56alors je vais me jeter
00:59:58une fleur
00:59:59mon cher Péricot
01:00:00par rapport à tant
01:00:01de dysfonctionnements
01:00:02et de vices
01:00:03que j'ai
01:00:04c'est le fait
01:00:05que je n'ai jamais
01:00:06transigé
01:00:07avec la liberté
01:00:09d'expression
01:00:10dont j'étais
01:00:11un défenseur
01:00:12absolu
01:00:13pour le reste
01:00:15évidemment
01:00:15je considère
01:00:16qu'aujourd'hui
01:00:17il est de plus en plus
01:00:19difficile
01:00:19de cultiver
01:00:21une liberté
01:00:22d'expression
01:00:24du type
01:00:25de celle
01:00:26que j'ai cherché
01:00:27à appréhender
01:00:29évidemment
01:00:30vous l'avez dit
01:00:31tout à l'heure
01:00:32je n'ai jamais eu
01:00:33dans le respect
01:00:34de la loi
01:00:35le moindre problème
01:00:36sur Sud Radio
01:00:38en revanche
01:00:39ailleurs
01:00:40je suis frappé
01:00:41de voir
01:00:41qu'il y a
01:00:43deux camps
01:00:43qui se rigidifient
01:00:45dans l'expression
01:00:47de leur pensée
01:00:48lesquels ?
01:00:49ça ça m'intéresse
01:00:50je dirais
01:00:50petit à petit
01:00:51je vous invite
01:00:52vous voyez
01:00:54je pourrais dire
01:00:55largement
01:00:56avec ces news
01:00:58le JDD
01:00:59et quelques JDD
01:01:00et autres
01:01:01le camp conservateur
01:01:03le camp
01:01:04et je n'y met
01:01:05il était nécessaire
01:01:06que ce camp
01:01:07à un moment donné
01:01:07il n'avait pas la parole
01:01:08les médias conservateurs
01:01:10ils étaient très timidement
01:01:11c'était le Figaro
01:01:12qui osait
01:01:13mais sinon
01:01:13la pensée
01:01:14le débat
01:01:15le dialogue
01:01:15était à gauche
01:01:16l'évolution
01:01:17intellectuelle
01:01:18était à gauche
01:01:19on a une entité
01:01:20qui est le groupe Bolloré
01:01:21alors effectivement
01:01:22tout d'un coup
01:01:23on a l'impression
01:01:23que ça bascule
01:01:24dans l'idéologie
01:01:25et non plus
01:01:25dans le dialogue
01:01:26et le débat démocratique
01:01:27j'ai toujours considéré
01:01:29que Vincent Bolloré
01:01:31devant les procès
01:01:32qui lui étaient faits
01:01:34avait évidemment
01:01:35tout à fait le droit
01:01:36de diffuser
01:01:37un message conservateur
01:01:39et de se servir
01:01:40des médias
01:01:41qui étaient à sa disposition
01:01:43ça c'est un fait
01:01:55ça c'est un fait
01:01:57qui serait frappé
01:01:58comme par magie
01:02:00d'une immunité
01:02:01qu'il supprime pas lui
01:02:02de dire
01:02:03qu'il est un militant
01:02:04d'une certaine idée
01:02:05et qu'il utilisera ses médias
01:02:07pour faire passer ses idées
01:02:08alors
01:02:08Perico
01:02:09si vous me le permettez
01:02:11donc ça n'est pas
01:02:12cette cause conservatrice
01:02:14qui est défendue
01:02:15et de l'autre côté
01:02:17une cause
01:02:18je dirais
01:02:18largement progressiste
01:02:20ce qui me gêne
01:02:21c'est la manière
01:02:22dont ces camps
01:02:23parfois
01:02:25échangent
01:02:25ou n'échangent plus
01:02:27comme si en réalité
01:02:28chacun croyait détenir
01:02:31la vérité
01:02:31toute entière
01:02:32alors qu'au fond
01:02:33ce qu'il y a de passionnant
01:02:35et c'est ce que
01:02:36vous faites très bien ici
01:02:37c'est que
01:02:39j'ai le droit
01:02:40d'exprimer
01:02:41mes doutes
01:02:41mes incertitudes
01:02:43mes interrogations
01:02:44et qu'au fond
01:02:45je ne suis pas obligé
01:02:47ce que j'ai
01:02:48trop longtemps constaté
01:02:50à la télévision
01:02:51d'exprimer
01:02:52d'assainer
01:02:53des convictions
01:02:54comme autant
01:02:55de décrets
01:02:56d'autorité
01:02:56et d'être obligé
01:02:58de mépriser
01:02:59par exemple
01:03:00des gens
01:03:01de l'autre côté
01:03:02que j'estime
01:03:03profondément
01:03:04pour autant
01:03:05et je me réfère
01:03:06à mon maître
01:03:07voilà
01:03:08Jean-François Kahn
01:03:09à qui
01:03:09qui me manque terriblement
01:03:11à qui je dois
01:03:12à qui je dois tant
01:03:13il parlait
01:03:14de guerre civile
01:03:15d'Harvey en permanence
01:03:16c'est un phénomène
01:03:16typiquement français
01:03:17alors si l'actualité
01:03:18est apaisée
01:03:19c'est moins tendu
01:03:20mais s'il y a des grands
01:03:21enjeux de société
01:03:22de politique internationale
01:03:23de clivage idéologique
01:03:24ou confessionnel
01:03:25on n'est plus dans le débat
01:03:27comme il peut y avoir
01:03:27dans les sociétés
01:03:28anglo-saxonnes
01:03:28où on s'invictive aussi
01:03:29c'est pas ce que je veux dire
01:03:30mais on est dans le dénigrement
01:03:32la disqualification
01:03:33de l'autre
01:03:33et on est au point
01:03:34que tel média
01:03:35est un salaud
01:03:36celui-là
01:03:36c'est un type
01:03:37qui est gentil
01:03:37ça c'est une horreur
01:03:38celui-là est vendu
01:03:39celui-là est pourri
01:03:40on est dans la suite
01:03:40et ce débat
01:03:41s'est déplacé
01:03:42à l'Assemblée Nationale
01:03:43au sein de l'Assemblée Nationale
01:03:50est traversé
01:03:51mais il faut bien voir
01:03:53Péricault
01:03:54que ce qu'il y a
01:03:54de scandaleux
01:03:55sur ces plateaux
01:03:57ou ailleurs
01:03:58à gauche
01:03:59comme à droite
01:03:59c'est le fait
01:04:00qu'on se retrouve
01:04:02dans une espèce
01:04:03d'univers
01:04:06effroyablement homogène
01:04:08sur le plan
01:04:08intellectuel et politique
01:04:09vous parlez de la composition
01:04:10des plateaux
01:04:11par exemple
01:04:12absolument
01:04:12et que
01:04:13ce qu'il y a
01:04:14de dramatique
01:04:15c'est que
01:04:16en réalité
01:04:18quand j'étais là-bas
01:04:20j'aspirais
01:04:21à avoir
01:04:22des sensibilités
01:04:23différentes
01:04:24rien n'est plus ennuyeux
01:04:27qu'une pensée unique
01:04:28François Bayrou
01:04:30sur ce plan-là
01:04:31avait totalement raison
01:04:32quand tout le monde
01:04:33pense la même chose
01:04:34avec le seul degré
01:04:36qui dépend
01:04:38du talent
01:04:38plus ou moins grand
01:04:39c'est mortellement
01:04:41ennuyeux
01:04:42je suis frappé
01:04:43de voir
01:04:43pardon
01:04:44c'est un sujet
01:04:45tellement passionnant
01:04:46mais en réalité
01:04:48lorsque ces news
01:04:49lorsque ces news
01:04:51avaient cette propension
01:04:53à la pensée unique
01:04:54qu'il fallait bien voir
01:04:56il faut bien voir
01:04:57qu'il satisfaisait
01:04:58la multitude
01:05:00des téléspectateurs
01:05:01qui venaient
01:05:02sur cette chaîne
01:05:03c'est rassurant
01:05:05le simplisme
01:05:05on va dire que
01:05:06c'est peut-être
01:05:07plus probant
01:05:07ou prégnant
01:05:08actuellement
01:05:08sur ces news
01:05:09mais vous et moi
01:05:11avons pratiqué
01:05:11moi j'ai pratiqué
01:05:12toutes les chaînes
01:05:13et radios de France
01:05:15avec des talk shows
01:05:16et des plateaux
01:05:16surtout dans les chaînes info
01:05:18il y a toujours
01:05:19à un moment donné
01:05:19on n'a pas l'oreillette
01:05:20mais on sait bien
01:05:21qu'il y a toujours
01:05:22au sommet
01:05:23de la hiérarchie
01:05:24du média en question
01:05:25quelqu'un qui donne le là
01:05:26attention
01:05:27coupons
01:05:28couper
01:05:28ne va pas là-dessus
01:05:29et on nous dit ensuite
01:05:30non on n'est pas là
01:05:31pour s'engueuler
01:05:32on est là pour échanger
01:05:34j'adore ça
01:05:34on est là pour échanger
01:05:35on n'est pas là
01:05:35pour la confrontation
01:05:36ce que les français
01:05:37veulent savoir
01:05:38et les françaises
01:05:39c'est quelle est aujourd'hui
01:05:40l'ampleur du débat d'idées
01:05:41et est-ce qu'on peut dire
01:05:42ce qui se passe dans ce pays
01:05:43avec les mots réels
01:05:45du réel
01:05:46sans se faire taxer
01:05:47de clivants
01:05:48de provocateurs
01:05:49de voilà
01:05:49d'insolence
01:05:50mais surtout
01:05:51Péricault
01:05:51on ne peut pas
01:05:52on ne peut pas parler
01:05:54de vie médiatique
01:05:55et de liberté d'expression
01:05:57quand
01:05:59sur les plateaux
01:06:00qu'ils soient
01:06:01de gauche
01:06:01ou de droite
01:06:02on n'a pas
01:06:03une contradiction
01:06:05je veux dire
01:06:06combien de fois
01:06:07j'ai regretté
01:06:08sur ces news
01:06:09de n'avoir pas
01:06:12quelques personnalités
01:06:13de gauche
01:06:14qui auraient apporté
01:06:15quelque chose
01:06:16de central
01:06:16mais il faut bien voir
01:06:18que
01:06:19de l'autre côté
01:06:21on n'a pas envie
01:06:22d'être contesté
01:06:24il faut du courage
01:06:25pour cela
01:06:26et
01:06:27c'est la merveille
01:06:28de Sud Radio
01:06:29qui permet de dire
01:06:31ce qu'on pense
01:06:31et de le faire
01:06:32dans la courtoisie
01:06:33et c'est pour ça
01:06:34que l'on tombe
01:06:35dans ce cliché
01:06:36qui relève
01:06:37d'une marque
01:06:38de disques
01:06:39que les plus anciens
01:06:40ont connus
01:06:40qui s'appelle
01:06:41la voix de son maître
01:06:42on avait un chien
01:06:43devant un espèce
01:06:44de mégaphone
01:06:47et donc
01:06:48la voix de son maître
01:06:49existe toujours
01:06:49et les journalistes
01:06:51ont une
01:06:51j'allais dire
01:06:52une propension
01:06:52assez adaptée
01:06:53quelquefois
01:06:53il y a ceux qui résistent
01:06:54il y a ceux qui soumettent
01:06:55et puis la voix de son maître
01:06:57entendons-nous bien
01:06:58je ne la récuse pas
01:06:59globalement
01:06:59lorsqu'on pense
01:07:01ce qu'on dit
01:07:01c'est très bien
01:07:03mais quand on ne le pense pas
01:07:04c'est très bien
01:07:05et si on peut la contredire
01:07:06ce n'est plus la voix de son maître
01:07:07c'est le dialogue républicain
01:07:08vous êtes sur Sud Radio
01:07:09je reçois Philippe Bilger
01:07:10nous discutons
01:07:12activement
01:07:12et avec beaucoup de ferveur
01:07:13de ces enjeux
01:07:14entre relations
01:07:16médias
01:07:16finances
01:07:16politiques
01:07:17et justice
01:07:18un petit peu
01:07:18vous restez avec nous
01:07:19vous nous appelez
01:07:19au 0826 300 300
01:07:21il est 13h30
01:07:22c'est vous qui prenez
01:07:24possession de l'émission
01:07:25à partir de maintenant
01:07:25nous sommes à votre disposition
01:07:27on continue à débattre
01:07:28avec vous
01:07:29et vous pouvez nous appeler
01:07:29vous pouvez vous donner
01:07:30votre opinion
01:07:32interviewer
01:07:33interroger
01:07:33on peut faire une interview
01:07:35de Philippe Bilger
01:07:35avec un éditeur
01:07:36de Sud Radio
01:07:37ou l'interpeller tout simplement
01:07:38sur les sujets
01:07:40qu'on vient d'évoquer
01:07:41vous nous appelez
01:07:41au 0826 300 300
01:07:43à tout de suite
01:07:43sur Sud Radio
01:07:52mais qu'est-ce qu'on est bien
01:07:53sur Sud Radio
01:07:54quand Philippe Bilger
01:07:55grâce à vous
01:07:57rencontre Sud Radio
01:07:57j'allais pas dire
01:07:58j'allais pas donner mon nom
01:07:59moi je ne suis qu'un
01:08:01modeste transmetteur
01:08:02oui mais c'est un bonheur
01:08:03de dialoguer
01:08:03mais c'est un bonheur
01:08:04de vous avoir aussi
01:08:04parce que je sais
01:08:05que ce qui sort de votre coeur
01:08:06et ce qui sort de votre cerveau
01:08:08voilà c'est ce que vous ressentez
01:08:09c'est ce que vous croyez
01:08:10on ne se ment pas
01:08:11et c'est ce que vous avez vécu
01:08:12et vous avez vécu
01:08:13suffisamment de choses
01:08:14cher Philippe Bilger
01:08:15pour avoir un récit fourni
01:08:17divers et varié
01:08:18et pas
01:08:19et pas
01:08:21je vais dire
01:08:22doté de courage
01:08:22qui n'est pas faible
01:08:23en courage
01:08:24Philippe Bilger
01:08:25on va rester dans
01:08:26l'univers média
01:08:28argent
01:08:29pouvoir politique
01:08:30relation
01:08:31mauvais procès
01:08:33à Vincent Bolloré
01:08:33sur l'affaire du cinéma
01:08:35cette pétition
01:08:36de 600 signataires
01:08:37dans Libération
01:08:38pour dire que
01:08:39c'était un média
01:08:40crypto-fasciste
01:08:41et donc les réactions
01:08:42ensuite de Maxime Saada
01:08:43en disant
01:08:44si vous n'êtes pas content
01:08:45vous partez
01:08:45on va vous faire partie
01:08:46oui j'ai encore lu
01:08:47récemment
01:08:48une phrase
01:08:49qui a été rapportée
01:08:51par
01:08:52une nommée
01:08:53Labette
01:08:54qui parlait
01:08:54qu'on était au bord
01:08:56d'un régime fasciste
01:08:58à Cannes
01:09:00que c'est le
01:09:00j'ai plus la phrase
01:09:02exacte en tête
01:09:03que c'est le dernier
01:09:04festival
01:09:05où on n'est pas
01:09:06confronté à du fascisme
01:09:07des illustres inconnus
01:09:08en plus
01:09:09un par deux ou trois
01:09:09qui sont en début
01:09:10de pétition
01:09:11tous les autres
01:09:12avec leur grand-mère
01:09:13et la collègue
01:09:13Mediapart
01:09:14lui donne
01:09:15une petite illustration
01:09:16mais c'est drôle
01:09:17comme l'ineptie
01:09:19au prétexte
01:09:20qu'elle est politique
01:09:22acquiert
01:09:23une sorte
01:09:23de légitimité
01:09:25alors que c'est
01:09:26une absurdité totale
01:09:27il y a déjà
01:09:28des repentis
01:09:29d'ailleurs
01:09:30qui voyant
01:09:30que le robinet
01:09:31la pompe à frit
01:09:33va être coupée
01:09:33ils disent
01:09:33mais non non
01:09:34j'avais pas bien lu
01:09:35la pétition
01:09:36c'est un symptôme
01:09:38quand même
01:09:38aujourd'hui
01:09:39qui vient toujours
01:09:39de la gauche
01:09:40cette dénonciation
01:09:41cette facilité
01:09:43à jeter l'anathème
01:09:44l'opprobre
01:09:44du fascisme
01:09:45la pétitionnite
01:09:46déjà je pense
01:09:48que compulsive
01:09:49c'est une maladie
01:09:50ça permet à certains
01:09:52de se faire connaître
01:09:53et à d'autres
01:09:55de peut-être
01:09:56de n'avoir même pas lu
01:09:58la pétition
01:09:59mais de la signer
01:09:59je veux dire
01:10:01c'est devenu
01:10:02la plus confortable
01:10:04pour participer
01:10:05au débat civique
01:10:06évidemment
01:10:07ça tronque totalement
01:10:09la donnée réalité
01:10:10car comme je disais
01:10:11tout à l'heure
01:10:11Canel Plus
01:10:12a participé
01:10:13à la gloire
01:10:13du cinéma français
01:10:14et on se félicite
01:10:16d'avoir des capitalistes
01:10:17des grandes fortunes
01:10:18qui maintiennent
01:10:19un petit peu
01:10:19ce patrimoine
01:10:20en l'état
01:10:21puisque l'exception
01:10:21culturelle française
01:10:22est une victoire
01:10:24spécificité française
01:10:25quand vous avez
01:10:25un Mathieu Kassovitz
01:10:26dont on ne peut pas dire
01:10:28qu'il est conservateur
01:10:29qui soutient
01:10:30Canel Plus
01:10:32légitimement
01:10:32c'est que
01:10:33de l'autre côté
01:10:34il y a un problème
01:10:36Philippe Bilger
01:10:38on a vu aujourd'hui
01:10:39qu'il y a
01:10:40dans le débat
01:10:41politique français
01:10:42une crispation
01:10:44violente
01:10:45avec utilisation
01:10:46de termes maximalistes
01:10:47référence à la deuxième guerre mondiale
01:10:49en permanence
01:10:50on tombe dans le point Godwin
01:10:51en permanence
01:10:53il y a moyen
01:10:54d'arrêter ça
01:10:55est-ce que vous pensez
01:10:56que sur le plan judiciaire
01:10:58on pourrait considérer
01:10:59la loi Guesso
01:11:00c'était interdiction
01:11:01de remettre en cause
01:11:02les crimes contre l'humanité
01:11:03est-ce qu'on pourrait envisager
01:11:05ce que je vous dis là
01:11:06est totalement
01:11:06j'allais dire
01:11:08impensable
01:11:08pourtant
01:11:09est-ce qu'on pourrait dire
01:11:10il y a des allusions
01:11:11le mot fasciste
01:11:12est quelque chose de grave
01:11:13on ne peut pas
01:11:14et nazi a plus forte raison
01:11:15on ne peut pas
01:11:16jenter à tout bout de champ
01:11:17dans le débat public
01:11:18vous êtes un fasciste
01:11:19vous êtes un nazi
01:11:19vous avez totalement raison
01:11:21Péricault
01:11:21mais je crains
01:11:22que ce soit une tâche
01:11:24désespérée
01:11:24d'abord
01:11:25l'histoire
01:11:26est devenue
01:11:27un territoire inconnu
01:11:29le courage
01:11:30a totalement disparu
01:11:31la justice
01:11:33elle-même
01:11:34ne se saisit pas
01:11:36comme elle le devrait
01:11:37de dérivation
01:11:39et de dénaturation
01:11:41de ces termes historiques
01:11:42et je crains
01:11:43qu'en réalité
01:11:44tout cela
01:11:46s'amplifie
01:11:47à proportion
01:11:48de l'inculture
01:11:49de notre époque
01:11:52aujourd'hui
01:11:53tel que vous voyez
01:11:54vous
01:11:54la magistrature
01:11:55on en avait parlé
01:11:57déjà
01:11:57ensemble
01:11:58il y a de l'intromission
01:12:00politique
01:12:00aujourd'hui
01:12:00dans la magistrature
01:12:01puis elle a toujours
01:12:02eu un petit peu
01:12:03forcément
01:12:03les juges sont dérées
01:12:04je ne crois pas
01:12:05et là
01:12:05merci mon cher Péricault
01:12:07de m'introduire
01:12:08dans un débat
01:12:09où depuis
01:12:11des semaines
01:12:12voire des années
01:12:13je défends
01:12:14la magistrature
01:12:15dans ce qu'elle peut avoir
01:12:16de remarquable
01:12:17alors évidemment
01:12:18on ne me croit pas
01:12:20lorsque je dis
01:12:21que moi-même
01:12:22je n'ai jamais subi
01:12:23d'intervention politique
01:12:25et qu'il y en a
01:12:26beaucoup moins
01:12:27qu'on le dit
01:12:28et notamment
01:12:29avec le remarquable
01:12:30garde des sceaux
01:12:31qu'on a aujourd'hui
01:12:31Gérald Darmanin
01:12:33qui malheureusement
01:12:34a dû réduire
01:12:35ses prétentions
01:12:36pour le plaider coupable
01:12:38mais
01:12:38on n'est pas cru
01:12:40lorsqu'on dit
01:12:41qu'il n'y a pas
01:12:41d'intervention politique
01:12:43ça veut dire
01:12:44que
01:12:45le poison
01:12:46de la dépendance
01:12:47est à tel point
01:12:48inscrit dans les têtes
01:12:50qu'en réalité
01:12:51on a du mal
01:12:51à le contredire
01:12:52nous avons Michel
01:12:53qui nous appelle
01:12:54de Saint-Jean-Pied-de-Port
01:12:55bonjour Michel
01:12:57bonjour Péricault
01:12:58bonjour
01:12:59bonjour Philippe
01:13:00est-ce qu'il fait chaud
01:13:02à Garassi
01:13:02aujourd'hui
01:13:03oui oui oui
01:13:04il fait chaud
01:13:05bon
01:13:07Michel vous trouvez
01:13:08le sujet intéressant
01:13:09bien sûr
01:13:09vous voudriez savoir
01:13:11si on pourrait trouver
01:13:12un point d'équilibre
01:13:12entre progressisme
01:13:13et conservateur
01:13:14dans quoi ?
01:13:16dans les débats médiatiques ?
01:13:18c'est à dire
01:13:19que le problème
01:13:19il faut être réaliste
01:13:20c'est à dire que
01:13:21dans les débats médiatiques
01:13:25les sujets
01:13:26en fait sont polarisés
01:13:27en fonction
01:13:28des opinions politiques
01:13:29comme vous disiez
01:13:31si on est conservateur
01:13:35on se fait traiter
01:13:36de fasciste
01:13:37donc pour moi
01:13:39un être humain
01:13:41équilibré
01:13:41dans sa pensée
01:13:43devrait être
01:13:44devrait avoir
01:13:46un équilibre
01:13:47entre le progressisme
01:13:49et le conservatisme
01:13:51parce que
01:13:51admettons
01:13:52par exemple
01:13:53un sujet
01:13:54très à la mode
01:13:56en ce moment
01:13:56le changement
01:13:57de genre
01:13:58est-ce qu'on s'est interrogé
01:13:59sur les conséquences
01:14:01dans 10 ans
01:14:03dans 20 ans
01:14:04d'une opération
01:14:06chez un gamin
01:14:08ou chez un ado
01:14:09quand il va se retrouver
01:14:10à 30 ou 40 ans
01:14:11et peut-être
01:14:12qu'il va regretter
01:14:14d'avoir fait
01:14:16cette opération
01:14:16comme ça se passe
01:14:17souvent
01:14:18donc voilà
01:14:19c'est ce que je veux dire
01:14:20par l'équilibre
01:14:22entre le progressisme
01:14:23et le conservatisme
01:14:24pour moi
01:14:24ça n'a pas à s'opposer
01:14:26il faudrait
01:14:27il faudrait vraiment
01:14:28qu'on trouve
01:14:30un équilibre
01:14:31mais le problème
01:14:32c'est que
01:14:32les médias
01:14:34et les partis politiques
01:14:35tirent comme
01:14:36comme fonds
01:14:38de commerce
01:14:39en fait
01:14:39ce clivage là
01:14:40ce clivage là
01:14:42cette polarisation
01:14:42qui fait que
01:14:45on a l'air
01:14:46d'être
01:14:47des gens courageux
01:14:48qui sont
01:14:49antifascistes
01:14:50ou qui sont
01:14:52anti
01:14:53anti-rockisme
01:14:54etc
01:14:55de l'autre côté
01:14:56et c'est ça
01:14:57qui est dommage
01:14:58on a compris
01:14:59Michel
01:14:59Philippe Bilger
01:15:00est-ce que
01:15:01Michel nous dit
01:15:01on est tout le temps
01:15:02climat de guerre civile
01:15:03finalement
01:15:03est-ce qu'on pourrait sortir
01:15:04alors
01:15:05Michel a totalement raison
01:15:07et ce qu'il souhaite
01:15:08finalement
01:15:09sur le plan médiatique
01:15:11comme sur le plan intellectuel
01:15:13dans nos vies
01:15:16familiales
01:15:16comme dans nos vies publiques
01:15:18c'est le fait
01:15:19qu'aucun sujet
01:15:21ne mérite
01:15:22qu'on tombe
01:15:23dans la guerre civile
01:15:24à partir du moment
01:15:26où on considère
01:15:28qu'on a le droit
01:15:29de tout dire
01:15:30mais qu'on a
01:15:31le droit
01:15:32de douter
01:15:33qu'on a le droit
01:15:34de questionner
01:15:35et qu'on a le droit
01:15:37surtout
01:15:37de parler
01:15:39avec respect
01:15:40d'autrui
01:15:41et de ceux
01:15:42qui ne pensent pas
01:15:43comme nous
01:15:43le drame
01:15:44d'aujourd'hui
01:15:45c'est qu'on veut
01:15:46rester
01:15:47enfermé
01:15:48dans notre conviction
01:15:49et qui devient donc
01:15:51de plus en plus
01:15:52sommaire
01:15:53et simpliste
01:15:54Philippe Bégère
01:15:54vous ne pensez pas
01:15:55qu'on vous enferme
01:15:56dans vos convictions
01:15:56c'est-à-dire
01:15:57que vous êtes catalogué
01:15:58vous avez une étiquette
01:15:59quoi que vous disiez
01:16:00quoi que vous pensiez
01:16:01vous arrivez sur un plateau
01:16:01de télévision
01:16:02ou de radio
01:16:02on vous enferme
01:16:04dans un cliché
01:16:05auquel on vous associe
01:16:06vous êtes réacte
01:16:07vous êtes conservateur
01:16:08oui mais Périco
01:16:08le problème
01:16:09c'est que beaucoup
01:16:11raffole
01:16:11de cet enfermement
01:16:13et en réalité
01:16:14rien n'interdit
01:16:16à des gens libres
01:16:17sur un plateau
01:16:18de dire véritablement
01:16:20ce qu'il pense
01:16:20alors ensuite
01:16:21qu'on tente
01:16:22de les enfermer
01:16:23je veux dire
01:16:25je n'ai jamais caché
01:16:26que j'étais conservateur
01:16:27ça ne m'a jamais empêché
01:16:29d'éprouver
01:16:30du coup
01:16:31à entendre
01:16:32et à apprécier
01:16:33autrui
01:16:34nous avons Françoise
01:16:35qui nous appelle
01:16:36de roman sur isère
01:16:37bonjour Françoise
01:16:39bonjour Françoise
01:16:40bonjour Françoise
01:16:41voilà donc
01:16:42je suis
01:16:43et bonjour
01:16:44monsieur Biller
01:16:44bonjour
01:16:46je vous appelle
01:16:48parce que ça fait
01:16:48quelque temps
01:16:49depuis la commission
01:16:50à l'oncle
01:16:50que je m'intéresse
01:16:52beaucoup
01:16:52à ce débat
01:16:54la liberté d'expression
01:16:56et que j'ai l'impression
01:16:57moi
01:16:57en tant qu'auditrice
01:17:00majeure
01:17:00citoyenne
01:17:01qu'on prend
01:17:03vraiment
01:17:03ceux qui écoutent
01:17:06ceux qui se nourrissent
01:17:08de la presse
01:17:08pour des crétins
01:17:09donc
01:17:10ces crétins
01:17:11il va falloir les éduquer
01:17:13alors pendant
01:17:13assez longtemps
01:17:15les socialistes
01:17:15ont essayé de nous éduquer
01:17:16maintenant
01:17:17on est en train
01:17:18de nous dire
01:17:19attendez
01:17:20il y a des médias
01:17:21d'extrême droite
01:17:22il ne faut surtout pas
01:17:23aller vers ces médias
01:17:24mais on est capable
01:17:25en tant que citoyen
01:17:26de voir
01:17:27qui parle
01:17:27donc moi
01:17:28ce que j'aimerais
01:17:29c'est qu'on puisse me dire
01:17:31quand quelqu'un parle
01:17:33d'où il parle
01:17:34si je vais sur ces news
01:17:35je sais très bien
01:17:36d'où il parle
01:17:38donc
01:17:38la question
01:17:39que je me posais
01:17:40et que j'avais à vous poser
01:17:41c'est
01:17:41est-ce que des radios
01:17:43ont une charte
01:17:45déontologique
01:17:46et est-ce que
01:17:47ces news
01:17:48qui vous a
01:17:49apparemment
01:17:50écarté
01:17:51est plus
01:17:52dans la préparation
01:17:53de 2027
01:17:54qu'une chaîne
01:17:55d'information
01:17:56moi
01:17:57j'ai l'impression
01:17:58que
01:17:59de plus en plus
01:18:01les radios
01:18:02sont
01:18:03essayent
01:18:04de nous délivrer
01:18:05un message politique
01:18:06de formater
01:18:09l'auditeur
01:18:10je trouve ça
01:18:11insupportable
01:18:12on a compris
01:18:13votre question
01:18:13Philippe Liger
01:18:14vous répond
01:18:14dans quelques instants
01:18:15vous continuez
01:18:17à nous appeler
01:18:17au 0 sur 26
01:18:18300 300
01:18:19pour poser d'autres questions
01:18:20et on répond
01:18:21François surtout
01:18:22vous restez avec nous
01:18:22vous avez la réponse
01:18:24de Philippe Liger
01:18:24dans quelques instants
01:18:25à tout de suite
01:18:25sur Sud Radio
01:18:33oui vous êtes
01:18:34sur Sud Radio
01:18:35la France
01:18:35dans tous ses états
01:18:36je reçois
01:18:37Philippe Liger
01:18:37et nous avions
01:18:38François
01:18:38qui est toujours
01:18:39en ligne
01:18:40et qui demandait
01:18:41à Philippe Liger
01:18:41si est-ce que
01:18:42les médias
01:18:43ne doivent pas
01:18:44s'exprimer plus clairement
01:18:45et dire
01:18:45comme les éditorialistes
01:18:46d'où ils parlent
01:18:47et comme ça
01:18:48on aurait un vrai
01:18:48débat démocratique
01:18:49au lieu de faire semblant
01:18:50de dire
01:18:50on est neutre
01:18:51voilà
01:18:51on est dans l'objectivité
01:18:53ce qui n'est pas vrai
01:18:54mais pour répondre
01:18:56à Françoise
01:18:57dont l'observation
01:18:58est très juste
01:19:00il est évident
01:19:01que si on regarde
01:19:03ces news
01:19:03on n'est plus
01:19:05me semble-t-il
01:19:06dans le domaine
01:19:07de l'information
01:19:08avec ce qu'elle devrait
01:19:09impliquer
01:19:10de pluralisme
01:19:11et d'égalité
01:19:13à l'égard
01:19:14de tous les candidats
01:19:15il me semble
01:19:17quand on regarde
01:19:18ces news
01:19:19on voit
01:19:19avec quels
01:19:20acharnements
01:19:21sont vantés
01:19:22deux à trois
01:19:23personnalités
01:19:24toujours les mêmes
01:19:25et bien sûr
01:19:27on constate bien
01:19:28d'où ces news
01:19:29parlent
01:19:30alors dans les autres
01:19:31médias
01:19:32les médias
01:19:33plus classiques
01:19:34il y a aussi
01:19:35parfois une forme
01:19:37de partialité
01:19:38mais que je trouve
01:19:39plus subtile
01:19:40plus déguisée
01:19:42je ne mets
01:19:44Dieu sait
01:19:45que je ne raffole pas
01:19:46toujours
01:19:47de France Inter
01:19:48mais la partialité
01:19:50est tout de même
01:19:50plus subtile
01:19:52que celle
01:19:53qui est clairement
01:19:54affichée
01:19:55sur ces news
01:19:56avec le fait
01:19:58de vanter
01:19:59Jordan Bardella
01:20:00ou Sarah Knaffo
01:20:02pourquoi pas
01:20:03mais Françoise
01:20:04a tout à fait raison
01:20:06dans les inquiétudes
01:20:07qu'elle a
01:20:08lorsqu'elle estime
01:20:10qu'on ne dit pas
01:20:10c'est d'où on parle
01:20:12c'est capital
01:20:13et dire
01:20:15d'où on parle
01:20:16ça n'interdit pas
01:20:17d'écouter
01:20:18ceux qui ne pensent pas
01:20:19comme nous
01:20:20Françoise
01:20:21vous partagez
01:20:22l'avis de Philippe Bilger
01:20:24oui oui
01:20:25complètement
01:20:25il est sûr
01:20:26mais ce que
01:20:27je voulais dire aussi
01:20:28c'était qu'on fait fi
01:20:29parfois de la responsabilité
01:20:31de l'auditeur
01:20:32vraiment
01:20:32on nous prend
01:20:34on est capable
01:20:35parfois
01:20:36de comprendre
01:20:37vous avez une capacité
01:20:38de discernement
01:20:39bien sûr
01:20:39auquel on ne fait pas appel
01:20:40beaucoup de médias
01:20:42c'est la vérité
01:20:43qui est prêchée
01:20:43et on se fout
01:20:44de savoir
01:20:44ce que pense l'auditeur
01:20:45ça c'est clair
01:20:46et ça c'est extrêmement pénible
01:20:49donc pour s'informer
01:20:52parce qu'en fait
01:20:53maintenant
01:20:55il y a très peu
01:20:57finalement de radio
01:20:58ou télévision
01:20:59d'information
01:21:00stricto sensu
01:21:01on a beaucoup
01:21:03d'éditorialistes
01:21:04alors je ne suis pas contre
01:21:05c'est intéressant
01:21:05mais moi je me dis
01:21:08c'est peut-être
01:21:09un dénif démocratique
01:21:10que de considérer
01:21:11l'auditeur
01:21:11comme un demeuré
01:21:13ou quelqu'un
01:21:14qui n'a pas
01:21:15la maturité suffisante
01:21:16alors on va lui expliquer
01:21:18ce qu'il faut faire
01:21:18on va lui expliquer
01:21:20où est l'histoire
01:21:22et parfois même
01:21:23en changeant
01:21:25complètement
01:21:25derrière
01:21:26les faits historiques
01:21:27bien sûr Françoise
01:21:28Philippe Bilger
01:21:28mais Françoise
01:21:29si vous me permettez
01:21:31non pas une contradiction
01:21:32mais je dirais
01:21:34une explication
01:21:36il ne faut jamais oublier
01:21:38que lorsque vous avez
01:21:39un certain nombre
01:21:40de téléspectateurs
01:21:41qui viennent par exemple
01:21:43sur ces news
01:21:44la plupart du temps
01:21:45ce sont des citoyens
01:21:47qui sont déjà
01:21:48convaincus
01:21:50autrement dit
01:21:51le message simpliste
01:21:53qu'on leur délivre
01:21:56correspond au fond
01:21:57à ce qu'ils souhaitent
01:21:59et il y a aussi
01:22:01à côté d'eux
01:22:02des gens comme vous
01:22:04qui ont besoin
01:22:05véritablement
01:22:06d'une authentique
01:22:07information
01:22:08avec ce qu'elle implique
01:22:10et donc ça oblige
01:22:12les chaînes
01:22:13à rentrer
01:22:14dans des complexités
01:22:16et des finesses
01:22:16qu'elles ne sont pas
01:22:18habituées à appréhender
01:22:19et ce qui fait
01:22:21que ces radios
01:22:21deviennent
01:22:22un rôle marketing
01:22:24en fait
01:22:25finalement
01:22:26leur but
01:22:27c'est le marketing
01:22:28c'est s'adapter
01:22:29finalement
01:22:29à ce panel
01:22:31pour certains oui
01:22:32pour d'autres
01:22:33c'est plus un message politique
01:22:34Philippe Bilger
01:22:35le problème du service public
01:22:36qui est une radio
01:22:37France Inter
01:22:38est une radio de qualité
01:22:38ce problème du service public
01:22:40c'est que les éditorialistes
01:22:41sont tous du même camp
01:22:42et tiennent le même discours
01:22:43on aimerait les garder
01:22:44mais avec une alternance
01:22:46avec deux ou trois fois par semaine
01:22:48un autre éditorialiste
01:22:49qui donne un autre point de vue
01:22:50puisque le service public
01:22:51ça représente le peuple français
01:22:52et avec la plaie
01:22:53me semble-t-il
01:22:54ça c'est un point de vue personnel
01:22:57d'humoristes prétendus
01:22:59qui en réalité
01:23:00sont des vecteurs
01:23:01d'une idéologie
01:23:03et vous avez raison
01:23:04toujours la même
01:23:05et en plus
01:23:06j'ose dire
01:23:06que je ne les trouve pas drôles
01:23:08alors ça
01:23:09c'est insupportable
01:23:10comme c'est au nom de l'humour
01:23:11ils ont droit
01:23:12comme le bouffon
01:23:13le bouffon a le droit
01:23:14de vous dire
01:23:14qu'en temps en temps
01:23:15il passait à la casserole
01:23:16quand il allait trop loin
01:23:16mais là effectivement
01:23:18ce qu'on ne peut pas dire
01:23:18ouvertement
01:23:19dans un éditorial
01:23:20de radio
01:23:21de télévision
01:23:21on le fait dire
01:23:22à une humoriste
01:23:23qui ne fait pas passer ça
01:23:24à la rigolade
01:23:25et dont les attaques
01:23:26et les dénonciations
01:23:27sont souvent bien plus violentes
01:23:29souvenons-nous
01:23:30que c'était le bébé de chaud
01:23:31qui avait fait en partie
01:23:33l'élection présidentielle
01:23:34de 95
01:23:35mais lorsqu'on souhaite
01:23:36la mort de Gabriel Attal
01:23:38par exemple
01:23:38un prétendu humoriste
01:23:40il répond
01:23:41mais c'est de l'humour
01:23:42pour moi c'est de l'humour pénal
01:23:43enfin c'est de l'humour pénal
01:23:44nous avons Luc
01:23:45qui nous appelle d'Antibes
01:23:47bonjour Luc
01:23:50Luc vous êtes là ?
01:23:54bonjour Luc
01:23:56est-ce qu'on a la liaison
01:23:57avec Antibes ?
01:23:59avec Antipolis ?
01:24:02bonjour Luc
01:24:02est-ce que vous m'entendez ?
01:24:03non on n'a pas Luc
01:24:04Philippe Bilger
01:24:05pour en revenir
01:24:06sur le service public
01:24:07à moyen d'un moment donné
01:24:08est-ce qu'il faudra
01:24:09une autorité de régulation ?
01:24:12alors autant que
01:24:13ce qu'avait dit Sarkozy
01:24:14allez c'est le président de la République
01:24:15qui nomme les patrons des médias
01:24:16au moins ça mérite de la clarté
01:24:18il y a des pays
01:24:19où l'arbitre est vraiment
01:24:21quelqu'un qui s'assure
01:24:22qu'il y a diversité
01:24:23mais en même temps
01:24:25Péricault bien sûr
01:24:26c'est l'éternel problème
01:24:29ça existe dans la magistrature
01:24:31comme ce serait fabuleux
01:24:33si nous étions
01:24:35persuadés
01:24:36d'être dans une démocratie idéale
01:24:38je ne verrais aucun inconvénient
01:24:40à ce que le président de la République
01:24:42nomma les présidents de chaîne
01:24:44si j'étais assuré
01:24:46de sa parfaite rectitude démocratique
01:24:48pardon pour cette banalité
01:24:51mais il n'est pas interdit d'espérer
01:24:53pour autant
01:24:55on sent bien que
01:24:57le débat politique
01:24:58il est toujours sur les médias officiels
01:25:00sur les médias des grandes ondes
01:25:03on sent qu'aujourd'hui
01:25:04le petit écran
01:25:04les réseaux sociaux
01:25:05sont en train de prendre
01:25:06une place prépondérante
01:25:06et là il n'y a plus de contrôle
01:25:08du tout
01:25:09et même le pape s'inquiète
01:25:10de ce que l'intelligence artificielle
01:25:12peut engendrer
01:25:13comme dérive sociale
01:25:15culturelle, économique et politique
01:25:16je pense qu'il arrive
01:25:17je m'adresse à l'ancien magistrat
01:25:19il a raison
01:25:20et évidemment
01:25:21il est totalement dans son rôle
01:25:24qui est de pointer
01:25:26ce que la modernité
01:25:27et le prodigieux saur
01:25:30technique que va entraîner l'IA
01:25:33peut engendrer
01:25:35comme inhumanité
01:25:37et je trouve qu'il a totalement raison
01:25:42et là il faudra des gardes fous
01:25:43et je pense que l'autorité judiciaire
01:25:45devra participer à ces gardes fous
01:25:47est-ce qu'on a retrouvé Antibes ?
01:25:50est-ce qu'on a rétabli la liaison ?
01:25:51moi je veux avoir Antibes en ligne
01:25:53là maintenant
01:25:55allo allo
01:25:55Luc vous êtes là ?
01:25:57mais oui je suis là
01:25:58bon formidable
01:25:59quel temps Antibes ?
01:26:00je vais poser la question
01:26:01comme je sais qu'il fait chaud partout
01:26:02je ne prends pas de risque
01:26:04mais vous habitez une tellement belle ville
01:26:06que je suis toujours ravi
01:26:07d'avoir des nouvelles d'Antibes
01:26:08Luc
01:26:11votre question est à Philippe Bilger
01:26:12qu'est-ce que vous voulez lui demander ?
01:26:15alors c'est pour vous dire déjà
01:26:15qu'ici on fond
01:26:17donc tout va bien
01:26:18oui
01:26:19vous avez la Méditerranée pour vous rafraîchir
01:26:21vous avez la Méditerranée pour vous rafraîchir
01:26:23oui
01:26:24vous avez raison
01:26:26donc ma première question
01:26:28c'est
01:26:28où sont les amis ?
01:26:30donc ça c'est une question personnelle
01:26:32à M. Bilger
01:26:32dans le sens où
01:26:34il nous a dit
01:26:35qu'il n'a reçu
01:26:37aucune lettre
01:26:38aucune parole
01:26:40concernant
01:26:40le fait qu'il soit évincé
01:26:42moi je trouve ça
01:26:43complètement
01:26:44hallucinant
01:26:45donc je ne comprends pas
01:26:47comment des gens
01:26:48qui sont cultivés
01:26:50ne puissent pas
01:26:51se parler ensemble
01:26:52pour discuter de leurs problèmes
01:26:53et faire évoluer les choses
01:26:54dans un sens ou dans un autre
01:26:56donc déjà
01:26:56ça c'est la première question
01:26:57deuxième question
01:26:58la seconde question
01:26:59la seconde question
01:27:00c'est
01:27:02effectivement
01:27:02si CNews
01:27:03est sous pression
01:27:05par rapport au fait
01:27:06qu'il y a
01:27:06des médias
01:27:07qui justement
01:27:08l'attaquent de part et d'autre
01:27:09est-ce qu'à un moment donné
01:27:11ça c'est plutôt philosophique
01:27:13est-ce que avoir un avis
01:27:15contradictoire
01:27:17à certains moments
01:27:17n'est pas contre-productif
01:27:19voilà
01:27:19bon on va regarder
01:27:20il ne nous reste pas 50 secondes
01:27:21on va regarder la deuxième question
01:27:23la première
01:27:24non la deuxième
01:27:25la deuxième
01:27:26d'accord
01:27:27avoir
01:27:28non mais
01:27:29si j'ai bien saisi
01:27:31le fait
01:27:32la contradiction
01:27:33à mon avis
01:27:34dans
01:27:35dans l'ensemble
01:27:36des chaînes
01:27:37et dans la chaîne
01:27:38elle-même
01:27:39ça n'est pas
01:27:40un déficit
01:27:41c'est une chance
01:27:42mais à partir du moment
01:27:44où on est suffisamment
01:27:46assuré
01:27:46de ce qu'on pense
01:27:47et de la manière
01:27:48de le dire
01:27:49pour n'avoir pas peur
01:27:51d'autrui
01:27:51à condition que ce soit sincère
01:27:53bien proportionné
01:27:54et qu'on puisse avoir
01:27:55une contradiction
01:27:56qui réponde à la diversité
01:27:57également
01:27:57et non pas
01:27:58Perico
01:27:59la première
01:28:00je ne réponds pas
01:28:01ça n'est pas
01:28:02les amis
01:28:03le problème
01:28:04c'est qu'ils sont lâches
01:28:05oui bien sûr
01:28:06c'était les responsables
01:28:07qui n'ont pas le courage
01:28:09de vous signifier
01:28:09deux très bonnes questions
01:28:10voilà
01:28:10merci Philippe Bilger
01:28:12d'avoir été avec nous
01:28:13aujourd'hui sur Sud Radio
01:28:14vous êtes là ce soir
01:28:16ou demain peut-être
01:28:16ah non
01:28:17demain
01:28:18je suis trois fois
01:28:20au Vraie Voix
01:28:21trois fois au Vraie Voix
01:28:21voilà
01:28:22et on se retrouve demain
01:28:23on se retrouve demain
01:28:24mercredi 27 mai
01:28:26pour de nouvelles aventures
01:28:27informatives
01:28:28et là je vous laisse
01:28:28en compagnie
01:28:29de Brigitte Laé
01:28:30qui va vous tenir
01:28:31des propos beaucoup plus
01:28:32j'allais dire
01:28:33sensuels et apaisants
01:28:35vous allez apprendre des choses
01:28:36toujours avec Brigitte Laé
01:28:38j'en apprends tous les jours
01:28:39merci
01:28:39merci
01:28:39vous restez sur Sud Radio
01:28:40on vous embrasse tous
01:28:43midi 14h
01:28:44la France dans tous ses états
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