00:00Nous ne pouvons pas faire abstraction, même si c'est survenu le 31 décembre et que l'actualité internationale est venue, j'allais dire, prendre la place, la première place de la tragédie de Kranst-Montana en Suisse.
00:12C'est 19 blessés, 40 morts dont 20 mineurs. Et le ministère des Affaires étrangères a donné des chiffres pour ce qui concerne la France.
00:20Il y a 23 hommes sortis sans français et 9 Français décédés, des parents, des enfants, on ne va pas tous les citer.
00:31Giovanni Poutelli était un père de deux enfants, Sian Panin qui était serveuse, Noémie Dabin étudiante de Toulouse, Mathéo Lesguerre qui était l'idji de la soirée.
00:39Il y en a 50, je ne vais pas faire ici l'inventaire.
00:42C'est pour dire qu'évidemment nous pensons aux familles, nous pensons à cette tragédie.
00:45Nos enfants, certains des mineurs avaient 14-15 ans, nos enfants, on les voit partir pour célébrer la fin de l'année dans un bar de nuit, une discothèque.
00:58A Kranst-Montana qui est une station, j'allais dire, huppée de la Suisse.
01:03La Confédération helvétique passe pour un pays où les normes, les règles, c'est un pays sérieux.
01:07On se moque souvent d'ailleurs de la Suisse en disant qu'ils sont rigoureux et exigeants.
01:10Et on apprend qu'on revit une tragédie épouvantable, épouvantable dans des conditions atroces.
01:16Aujourd'hui on imagine nous désarroi surtout des familles, des mamans, des papas ne savent pas où leur enfant, est-ce que leur enfant y est, est-ce qu'il est mort, est-ce qu'il est blessé, où est-ce qu'il est.
01:24Et je veux juste rappeler qu'il y a 55 ans, le 1er novembre 1970, à Saint-Laurent-du-Pont,
01:30une boîte de nuit qui s'appelait un dancing, comme on disait à l'époque, le 5-7.
01:35Même chose, incendie en sous-sol, 146 morts, c'était il y a 55 ans.
01:41On avait dit à l'époque que toutes les mesures seraient prises partout pour que jamais ce genre de tragédie ne se reproduise.
01:46Elle s'est reproduite en 2026.
01:50Nous avons commencé, pourvu que ça ne soit pas un symbole,
01:53nous avons commencé cette année par cette tragédie qui aurait pu être parfaitement évitée.
01:56L'enquête, bien sûr, va voir ce qui s'est passé, est-ce qu'il y a eu des négligences ?
01:59Les propriétaires disent qu'ils ont eu trois contrôles en 10 ans, mais est-ce que les contrôles étaient au bon moment ?
02:03Est-ce qu'il y a eu des modifications depuis ?
02:05Est-ce qu'on est encore victime d'une globalisation ?
02:07On a des produits pas chers, avec des normes qui ne sont pas respectées, qui existent,
02:11avec des contrôles qui doivent être faits mais qui ne sont pas faits ?
02:14Enfin, le résultat est là.
02:16119 blessés, 40 morts, c'est absolument épouvantable.
02:21Et on pense aux familles.
02:23Je crois qu'il y a quelqu'un qui avait connu la tragédie du Saint-Laurent-du-Pont,
02:26qui était proche d'une des victimes.
02:29Tragédie de Saint-Laurent-du-Pont, qui avait d'ailleurs l'anecdote.
02:32Et là, quelques jours après, le journal Harakiri,
02:38titre, après la mort du général de Gaulle le 9 novembre, c'était le 1er novembre, 9 novembre,
02:42balle tragique à Colombais, un mort, par allusion à ce balle tragique à Saint-Laurent-du-Pont,
02:48et Harakiri avait été interdit par le gouvernement,
02:50en considérant que cette une était totalement insultante pour la mémoire du général de Gaulle,
02:54et en réponse, Harakiri s'était rebaptisé Charlie Hebdo,
02:58pour lequel il y a eu ensuite une autre tragédie.
03:00Voilà, donc notre pensée aux familles de Cranse-Montana,
03:03et l'espoir surtout que quand un gouvernement dit prendre des mesures,
03:07de contrôle et de normes,
03:08et bien finalement ces normes, elles sont utiles,
03:10elles sont essentielles, et elles sauvent des fiches.
03:12Merci.
03:13Merci.
03:14Merci.
03:15Merci.
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