- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 26 mai 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, ce dramatique accident ce matin en Belgique, un quart scolaire percuté par un train,
00:13ça s'est passé sur un passage à niveau en Flandre, 4 personnes dont 2 enfants ont été tués.
00:19L'actualité, c'est bien sûr encore et toujours cette vague de chaleur qui se poursuit, soyez prudents.
00:26On rappelle une nouvelle fois les conseils de bon sens, n'allez pas faire de sport ni courir en plein
00:31air avec ces températures.
00:33Les SAMU reçoivent de plus en plus d'appels, plus 20 à 30% par rapport à un jour normal
00:40en Bretagne,
00:42plus 10 à 30% partout ailleurs, c'est ce que nous disait tout à l'heure le patron du
00:48service des urgences de Rennes.
00:50Cette météo difficile à supporter, Peggy, puisque ça va être encore plus chaud qu'hier, qui était la journée la
00:57plus chaude du mois de mai.
00:59Exactement, donc aujourd'hui les températures continuent de grimper et demain ça restera très chaud.
01:04Alors on aura une petite baisse du côté de Cherbourg et Brest, même s'il fera quand même 28 degrés
01:08demain,
01:08mais aujourd'hui on attend 34 à Brest et 33 à Cherbourg à Brest.
01:12On pourrait encore battre le record d'hier.
01:15Ce sera toujours un peu moins chaud vers Toulon et Nice près de la Méditerranée avec 27 degrés,
01:18mais partout ailleurs demain on va dépasser les 30 degrés, on sera entre 30 et 36 degrés sur le pays,
01:24avec beaucoup de soleil comme les jours précédents dès le matin.
01:28Mais on attend une évolution orageuse demain l'après-midi entre le Poitou et la Basse-Normandie,
01:32avec quelques chutes de grêle de façon isolée, c'est pas généralisé sur la Bretagne,
01:36quelques averses orageuses sur le sud du Massif central et le sud des Alpes,
01:40mais partout ailleurs ce sera encore du grand bleu.
01:42Et puis on peut revenir aussi sur ces annonces ce matin à l'Elysée,
01:46Emmanuel Macron qui recevait les professionnels de l'électricité.
01:50L'objectif c'est d'accélérer l'électrification de notre pays.
01:54Stellantis va investir 1 milliard d'euros pour la production de voitures électriques à Mulhouse,
01:59c'est ce qu'a annoncé le chef de l'État.
02:01Et vous, êtes-vous prêt ou non à passer au tout électrique, on peut en parler.
02:04Vous nous appelez au 3210, on file à Roland-Garros.
02:07Tout à l'heure avec Cédric Chasseur de Moïse Kouamé, nouvel espoir tricolore, 17 ans seulement.
02:13Il est en train de dominer très largement Marine Silic,
02:16puisqu'après l'avoir emporté 7-6 dans le premier set, il mène 5 à 2.
02:21Il y a une autre Française qu'on va suivre de près ce soir.
02:25Bonjour Raphaël Bardena.
02:26Bonjour Amandine, bonjour à tous.
02:27Cette autre Française c'est Loïse Boisson.
02:29Oui, et elle n'est pas favorite, car depuis son épopée il y a un an,
02:32qu'il avait vu aller jusqu'en demi-finale, alors qu'elle était 361ème joueuse mondiale,
02:37Loïse Boisson galère.
02:39La Dijonnaise a enchaîné les entraîneurs et les blessures.
02:42Elle n'a repris la compétition que fin avril, après 7 mois loin des cours,
02:45pour soigner d'abord sa jambe gauche, puis son avant-bras droit.
02:48Elle se dit aujourd'hui prête à 100%.
02:50Face à elle, Anna Kalinskaya, 24ème mondiale.
02:54La carte finaliste de l'Open d'Australie 2024 n'a jamais dépassé le deuxième tour
02:58en 4 participations porte d'auteuil.
03:01Les côtes, Anna Kalinskaya, vainqueur 1,54.
03:04Jouez 10 euros, vous gagnez 15,40 euros.
03:07Loïse Boisson gagnante, 2,45.
03:10Jouez 10 euros, vous remportez 24,50 euros.
03:13Merci beaucoup Raphaël Bardena.
03:15Prochain point à Roland-Garros, ce sera à 13h30, toutes les demi-heures sur RTL.
03:21Jusqu'à 14h.
03:23Les auditeurs ont la parole.
03:25Amandine Bégaud sur RTL.
03:27Il est 13h05 sur RTL, grand temps de passer à table.
03:31Ça tombe bien parce qu'on parle de cette opération tous au restaurant
03:34qui va débuter la semaine prochaine.
03:36Ce sera du 1er juin au 14 juin.
03:41Mes débuts des inscriptions dès aujourd'hui sur le site de Fork.
03:45Le principe est très simple, un menu acheté, un menu offert.
03:48Vous y allez à 2, ça vous coûte donc 2 fois moins cher,
03:50dans 1000 restaurants un peu partout en France.
03:54Et parmi ces restaurants, il y a Ida dans le 15e arrondissement de Paris.
03:58Le chef, c'est Déni Imbroisier qui est toujours avec nous.
04:03On va échanger, Déni, avec les auditeurs dans un tout petit instant.
04:06Mais d'abord, juste il y a quelques minutes, vous nous disiez ce qui est très important
04:10et je veux passer le message à tous les restaurateurs,
04:12c'est de faire avec des produits de saison.
04:15Parce que c'est comme ça qu'on fait de la qualité à moindre prix.
04:18Tout à fait.
04:18Des saisons et aussi des produits bruts.
04:20Je veux faire un exemple précis.
04:22Si on prend un agneau entier,
04:24le prix du kilo à l'agneau entier, c'est 16-17 euros le kilo.
04:28Et après, il faut savoir le portionner, le désosser, etc.
04:31Si vous prenez déjà des côtelettes d'agneau,
04:33les prix grimpent à 22-23 euros le kilo.
04:35Donc, il faut être malin là-dessus.
04:36Essayer d'avoir des produits bruts de saison,
04:38aussi par rapport aux légumes par exemple,
04:40par rapport à tout ce qu'on a maintenant.
04:42Et les travailler soi-même.
04:43Alors certes, aujourd'hui, on a de moins en moins aussi
04:45des membres d'oeuvre en face qualifiées.
04:47Mais si le restaurateur est chef aussi un peu comme moi,
04:50normalement, on a des astuces pour pouvoir...
04:53On travaille certes quelques heures de plus par jour,
04:55mais c'est jamais trop.
04:57Mais on arrive à rester dans les gongs.
04:59Et alors, qu'est-ce que vous nous avez apporté ?
05:01Un peu de plaisir, un peu d'amour.
05:02Parce que j'adore partager,
05:03parce que j'ai choisi ce métier et j'adore manger.
05:06Et là, on a les pastas à la truffe
05:07qu'on a à tout ce restaurant dans le menu.
05:09C'est en train de râper, on l'entend.
05:10Sur place ici, comme ça, vous pouvez déguster.
05:12Je n'ai amené plusieurs en même pour vous la régie derrière.
05:16Il y a Peggy qui est restée avec moi
05:18pour déguster tout ça.
05:20Peggy, je vais vous laisser goûter.
05:21Je vais goûter aussi,
05:22mais moi, je ne veux pas avoir la bouche pleine tout de suite.
05:24Je vous donne la première.
05:26C'est magnifique.
05:27Mais pardon, on parle de truffe, Denis.
05:28C'est hyper cher, non ?
05:30Ça, c'est la truffe d'été.
05:31Donc, la truffe d'été.
05:32Elle est moitié moins chère que la truffe
05:34qu'on achète pendant Noël,
05:37au janvier, fin et mars.
05:38Donc, la mélanosport, c'est la truffe noire.
05:41Celle-ci, c'est la truffe d'été.
05:42Elle est un peu moins parfumée.
05:43Mais si on la travaille bien,
05:45on a tout autant de plaisir.
05:47C'est délicieux.
05:48Et puis, vous êtes généreux.
05:50Il faut être généreux.
05:51Ça, c'est une autre chose.
05:53Sous les portions,
05:54sous les couleurs,
05:55la générosité,
05:57les savoir-faire.
05:57Il faut partager tout ça.
05:58Il ne faut jamais arrêter.
06:00Et je trouve que fédérer le client,
06:01c'est le secret
06:02pour avoir une constance
06:04et une durabilité dans un restaurant.
06:06Denis Broisier,
06:07il y a Thierry Marx,
06:09qui est grand chef, bien sûr,
06:10et qui maintenant est le patron
06:11de l'UMI,
06:12l'Union des métiers et industrie
06:13de l'hôtellerie,
06:14qui cite souvent ce chiffre.
06:16Et il nous le confirmait encore.
06:18Il y a 25 restaurants aujourd'hui
06:19qui disparaissent chaque jour en France.
06:21Ça paraît énorme.
06:22Il y en a 20 qui se créent.
06:23Mais souvent,
06:24ce ne sont pas forcément
06:24des vrais restos,
06:25mais plutôt des choses à emporter,
06:28etc.
06:29Comment vous expliquez
06:30qu'il y ait autant de restaurateurs
06:31qui soient obligés
06:32de mettre la clé sous la porte ?
06:34Tout simplement,
06:35je pense qu'aujourd'hui,
06:35quand tout le monde
06:36peut ouvrir un restaurant déjà,
06:38sans faire une école,
06:39sans avoir vraiment
06:39un permis, entre guillemets...
06:41Mais ça, c'est un problème.
06:42Ça, c'est un problème, oui.
06:42Un coiffeur,
06:43pour ouvrir un salon de coiffure,
06:44il a besoin d'un diplôme.
06:45Mais pareil,
06:46pour être chirurgien esthétique,
06:48aujourd'hui,
06:48il faut avoir un diplôme.
06:49Chose que pour être restaurateur,
06:51cuisinier,
06:51aujourd'hui,
06:51tout le monde peut l'être,
06:52pour s'improviser,
06:53ouvrir.
06:54Et c'est ça qui fait un peu du mal
06:55à la profession ici en France.
06:57Chose qu'en Italie,
06:57chez moi, par exemple,
06:58vous avez des obligations.
06:59Il faut passer
07:00trois ans d'école,
07:01il faut avoir
07:02un sapé cuisine
07:03pour avoir le droit
07:04d'ouvrir son...
07:05Et j'ai le sentiment,
07:06puisque vous faites la comparaison
07:07avec l'Italie,
07:08qu'en Italie,
07:09pardon,
07:10je fais un peu la bouche pleine,
07:11mais c'est vraiment très, très bon.
07:12En Italie,
07:13c'est plus facile
07:14de bien manger
07:15pour moins cher
07:16qu'en France ?
07:17Oui, complètement.
07:18Pareil,
07:18parce qu'on revient
07:18aux valeurs d'avant,
07:20la saisonnalité,
07:22faire venir des produits
07:24de sa propre région,
07:25de sa propre village,
07:26travailler des produits bruts,
07:27des A à Z,
07:28n'est pas acheté
07:28peut-être des produits
07:29déjà finis,
07:30parce qu'ils coûtent
07:30aussi trop cher.
07:31Et après,
07:32encore une fois,
07:32je dis ça,
07:33mais si on a des problèmes
07:34de demande d'oeuvre,
07:35parfois,
07:36on prend des raccourcis
07:37parce qu'on n'a pas
07:37le cuisinier,
07:38on n'a pas la personne
07:40qui va traiter
07:41les produits le matin.
07:42Donc,
07:43tout doit être adapté
07:44selon la configuration,
07:45les cas de figure
07:45que chaque restaurateur a.
07:47Et Denis,
07:47on va échanger
07:48avec les auditeurs
07:49et d'abord accueillir
07:50Raphaël.
07:50Bonjour Raphaël.
07:53Allo, oui, bonjour.
07:54Oui, bonjour.
07:54Oui, allo, bonjour.
07:55Vous nous appelez d'où Raphaël ?
07:57Dupuis de Dôme.
07:58Dupuis de Dôme.
07:59On le disait,
07:59cette opération
08:00tous au restaurant,
08:01l'idée,
08:01c'est de faire revenir
08:02les Français au restaurant.
08:03Est-ce que vous faites partie
08:04de ceux qui n'y allaient plus
08:06au moins ?
08:07On n'y va plus.
08:08Ah oui ?
08:08Du tout ?
08:10Oui, ça fait un bail
08:12comme on dit,
08:13qu'on n'y est pas allé, oui.
08:14Depuis combien de temps ?
08:16Oh, moi,
08:17je dirais bien 2-3 ans.
08:18Oui.
08:19Et pour quelles raisons ?
08:20C'est une raison économique
08:21d'abord ?
08:22D'abord, oui.
08:24On ne va pas se leurrer.
08:25D'accord ?
08:25Ok.
08:26Ensuite,
08:27de caractère aussi,
08:28on sort assez peu.
08:30D'accord ?
08:31Et puis,
08:32en plus,
08:32là,
08:32depuis un an et demi,
08:34je suis malade.
08:34Donc,
08:35ça n'arrange pas les choses.
08:36Voilà.
08:37Et quand on y allait,
08:41souvent,
08:42le cadre est magnifique.
08:43Bon,
08:43on choisit les endroits,
08:44bien sûr,
08:45quand on y va.
08:46C'est sympa et tout.
08:48Mais parfois,
08:49le service,
08:50on est un peu déçu.
08:51Et puis,
08:51on a les assiettes
08:52qui sont là.
08:52Et puis,
08:53parfois,
08:53on a faim.
08:55Alors,
08:55on n'est pas gros.
08:56Moi,
08:57personnellement,
08:58je mesure 1m62,
08:59je fais 45 kilos,
09:00ça va.
09:01Mais je ne sais pas.
09:02Ça va bien même ?
09:03Oui.
09:04Mais au niveau des légumes et tout,
09:06voilà,
09:06c'est les légumes qui pêchent chez moi
09:07et j'en mange trop.
09:09Moi,
09:09j'aime bien les légumes.
09:10Il y a toujours des patates.
09:12La sans-piternelle patate.
09:14Alors,
09:14je sais bien qu'on est en France,
09:15mais quand même,
09:16je trouve qu'il n'y a pas assez d'idées.
09:18Ou alors,
09:19si on a des asperges,
09:20il y a deux asperges,
09:20qu'est-ce qu'on va après ?
09:21Enfin,
09:22voilà,
09:22c'est ça qui m'obéit.
09:23Qu'est-ce qu'il vous faudrait,
09:24Raphaël,
09:25pour vous faire revenir au restaurant ?
09:27Presque des cafétériens,
09:28finalement.
09:29Ah bon ?
09:29Pourquoi ?
09:30Parce qu'on peut choisir.
09:31Des buffets,
09:33quoi,
09:33les buffets.
09:34L'option buffet,
09:35l'option proposée aux gens,
09:37voilà,
09:37vous prenez et tout.
09:38Vous me dites,
09:39j'ai qu'à aller dans les restaurants
09:41buffets à volonté,
09:42vous savez.
09:42Oui,
09:43ça existe.
09:43Il y en a plein.
09:44Mais le cadre n'est pas le même,
09:45pour reconnaître.
09:46Voilà.
09:47Moi,
09:47j'aimerais que dans une auberge traditionnelle,
09:50on ait une table
09:51et puis au-dessus,
09:52on peut choisir nos légumes,
09:54nos trucs,
09:55nos accommodés,
09:56accommodés comme on veut.
09:57Vous cuisinez, vous, Raphaël ?
09:59Oui, énormément.
10:00Oui.
10:00Ah bon,
10:00alors c'est vrai que quand on mange bien à la maison,
10:02par ailleurs...
10:02On devient maniaque.
10:04Oui,
10:04et puis,
10:05on se dit,
10:05eux,
10:06ils ne sont même pas capables de faire un truc
10:07que moi,
10:08je fais super bien.
10:09Soyons francs,
10:10je suis sans doute un peu trop chipoteuse.
10:12Je ne me le cache pas.
10:15Chef,
10:16vous comprenez ce que dit Raphaël ?
10:17Complètement.
10:18Surtout sous le fait du service,
10:20de l'accueil.
10:20Et ça,
10:21c'est un point d'honneur
10:21comme chez nous,
10:22parce que quand on vient,
10:23chez nous,
10:24il faut qu'on ressente une bonne énergie,
10:25il faut qu'on reconnaisse nos clients,
10:27il faut qu'on transmette la bonne humeur,
10:28il faut qu'on partage une émotion.
10:31Et je trouve que ça,
10:31ça se perd un peu
10:32dans les restaurants d'aujourd'hui.
10:34Vous restez avec nous,
10:35chef Denis Moisy.
10:36On va continuer,
10:37bien sûr,
10:38à échanger avec les auditeurs.
10:39Peggy,
10:40je voudrais votre avis
10:40sur ces délicieuses pâtes
10:41à la truffe d'été.
10:42Mais c'est excellent.
10:43En fait,
10:43je ne devais que goûter,
10:45mais depuis tout à l'heure,
10:46je n'arrête pas de manger.
10:47Je promis,
10:48je vais en laisser un peu pour la régie.
10:50Regardez sur rtl.fr
10:52ou via l'application,
10:53on a l'image
10:53et c'est vrai que ça donne
10:54très, très, très envie.
10:55A tout de suite sur RTL.
10:57Contactez-nous gratuitement
10:58via l'appli RTL
10:59ou au 30 de 10.
11:0150 centimes la minute.
11:04Amandine Bégaud,
11:05RTL Midi,
11:06les auditeurs ont la parole.
11:08Et on continue à évoquer
11:09cette opération
11:10tous au restaurant RTL
11:11et partenaires
11:13du 1er janvier au 14...
11:14Du 1er janvier,
11:15n'importe quoi,
11:16du 1er juin au 14 juin,
11:17je vais y arriver.
11:18Un menu offert
11:20pour un menu acheté
11:21dans près de 1 000 restaurants
11:22un peu partout en France.
11:23L'idée,
11:24c'est de faire vraiment revenir
11:25les Français au restaurant.
11:27Le chef,
11:27Denis Mroisier,
11:28toujours avec nous
11:30et on se régale.
11:31On va tout de suite
11:32rejoindre Valérie.
11:34Bonjour Valérie.
11:35Bonjour Amandine,
11:36ravie de vous avoir à nouveau.
11:37Mais moi aussi,
11:38je suis ravie.
11:39Rappelez-nous,
11:40vous nous appelez d'où ?
11:41Je vous appelle
11:42des Alpes-Maritimes,
11:43pas loin de Graves.
11:45Vous faites partie
11:46de ceux qui vont moins
11:47aujourd'hui au restaurant ?
11:48Oui,
11:50beaucoup moins,
11:51surtout après le Covid
11:52parce que je trouve
11:53que les prix ont vraiment
11:55beaucoup augmenté
11:56et les quantités
11:58ont malheureusement
11:58bien baissé.
11:59Alors,
11:59c'est pareil,
12:00on n'est pas des gros mangeurs
12:01mais bon,
12:02j'aime bien quand même
12:03avoir quelque chose
12:04dans l'assiette.
12:04Je cuisine par ailleurs.
12:06Donc,
12:07ce que nous faisons,
12:07c'est que nous avons gardé
12:08deux restaurants
12:09où nous avions l'habitude
12:10d'aller.
12:10Voilà,
12:11ça,
12:12on sait que ce sont
12:12des valeurs sûres.
12:13Et maintenant,
12:14quand on veut essayer
12:16de se faire plaisir
12:17à l'occasion
12:18lorsque l'on se balade
12:20un peu,
12:20on va plutôt
12:21dans des bars
12:22qui font,
12:23vous savez,
12:24un plat du jour,
12:25un petit truc
12:26à grignoter.
12:28En règle générale,
12:30c'est fait
12:32sur le pouce.
12:33Ce n'est pas trop cher
12:34et au moins,
12:35on en a pour notre argent.
12:36Voilà,
12:36parce que moi,
12:37ce que je reproche beaucoup,
12:38je vais voir ce qu'a dit
12:39en fait la dame
12:40précédemment
12:41ainsi que le chef.
12:42Moi,
12:42ce que je reproche,
12:43c'est qu'il y a très peu
12:44de restaurants
12:45qui travaillent
12:46des produits de saison.
12:47Mais c'est ça,
12:47il y a beaucoup de restos
12:48aujourd'hui
12:48où vous avez le plat du jour
12:49mais en fait,
12:50c'est quelque chose
12:50qui a été surgelé,
12:52enfin congelé
12:53et voilà,
12:54ou qui est sous vide,
12:55j'en sais rien.
12:56Et effectivement,
12:58quand on voit le truc arriver
12:59et qu'on se dit
12:5920,
13:0025 euros pour ça,
13:02quelle horreur quoi.
13:03Alors,
13:03les frites,
13:04il y en a ras-le-bol.
13:06Là,
13:07j'ai été étonnée récemment
13:08en allant dans un petit village
13:09d'avoir un plat délicieux
13:10avec des petits pois frais.
13:13Des petits pois frais.
13:14C'était où ?
13:15Donnez-nous l'adresse,
13:15Valérie,
13:16pour ceux qui sont dans la région.
13:17Écoutez,
13:17c'est une ville,
13:18c'est Draguignon,
13:19c'est les Arts,
13:20c'est un restaurant
13:22sur la place des Arts
13:24et écoutez,
13:24j'ai mangé une brochette
13:25de poulet délicieuse
13:26avec des petits pois frais
13:27et c'était,
13:28mais vraiment vivant,
13:30voilà.
13:30Encore une fois,
13:31chef,
13:31il n'y a pas besoin
13:32de faire compliqué.
13:33Il faut faire frais.
13:33Frais tout à fait,
13:34des saisons,
13:35ça on insiste.
13:36L'accueil.
13:37Comment on peut,
13:37nous,
13:38clients avant de rentrer
13:39dans un restaurant,
13:40voir ce qui est frais
13:41ou pas frais,
13:41si ça va être du surgelé ?
13:43Déjà,
13:44regardez la carte,
13:45si c'est des cartes à rallonge,
13:46c'est un peu compliqué
13:47d'avoir du frais
13:48et après,
13:49si vous ne connaissez pas
13:49trop la saison
13:50parce que vous n'êtes pas
13:51du métier,
13:51il y a une petite application
13:52sur le téléphone
13:53qui s'appelle
13:53Marché Malin.
13:54Vous payez 1,50 euros
13:56ou 1,90 euros
13:57la première fois
13:57et après,
13:58vous avez tout le temps
13:59par rapport à où vous êtes,
14:00la saisonnalité
14:01des fruits et légumes
14:02et la marée également.
14:03Comme ça,
14:03vous pouvez un peu
14:04vous orienter,
14:05savoir orienter
14:05les petits fruits,
14:06on est en pleine saison,
14:07les haricots verts aussi,
14:07les asperges encore
14:08qui s'émènent
14:09et du coup,
14:10vous savez,
14:10qu'est-ce qu'il y a
14:11à la carte ?
14:12Marché Malin.
14:12Marché Malin,
14:13l'application Marché Malin.
14:15Benoît,
14:15bonjour.
14:16Merci Valérie
14:17pour votre appel.
14:19Merci Amandine.
14:21Bonjour Benoît.
14:23Bonjour Amandine.
14:24Oui,
14:24vous êtes-vous restaurateur
14:25à Paris,
14:26c'est ça ?
14:27Oui,
14:28tout à fait,
14:28dans le 17e arrondissement.
14:30Je m'occupe de deux restaurants.
14:31Donnez-nous leur nom
14:31pour qu'à faire.
14:32Bien sûr,
14:33le premier s'appelle
14:34le Club 357,
14:36c'est un restaurant classique,
14:38cuisine bourgeoise,
14:39tout fait maison.
14:40Et le deuxième,
14:41c'est un petit bar du marché
14:42qui fait aussi un peu restaurant,
14:44un peu type guinguette bouillon,
14:46si vous voulez.
14:47Et vous avez le sentiment
14:49que oui,
14:50les gens,
14:50enfin même pas le sentiment,
14:51est-ce que vous le constatez
14:52vous tous les jours
14:53que les gens viennent moins
14:54au restaurant aujourd'hui ?
14:56Évidemment.
14:56Évidemment,
14:57il y a un gros,
14:58et à Paris,
14:58je pense qu'on n'est peut-être
14:59pas les plus impactés,
15:01mais il y a un gros changement
15:02du mode de consommation.
15:04C'est-à-dire que les gens
15:06vont effectivement plus sortir
15:07pour aller boire des verres,
15:09grignoter des petites planches
15:10comme disait l'auditrice
15:10avant moi,
15:12grignoter un petit quelque chose
15:13que effectivement
15:14d'aller se faire
15:14un vrai resto,
15:16entrer plat dessert.
15:18Et voilà.
15:18Après,
15:18je pense que ce n'est pas
15:19qu'un problème de qualité,
15:20c'est aussi un problème
15:21de prix.
15:22Le pouvoir d'achat.
15:23Les restaurateurs ont eu aussi
15:27effectivement l'augmentation
15:28des prix des matières premières,
15:29des énergies,
15:30etc.
15:32Et de la masse salariale aussi
15:33effectivement post-Covid.
15:35Donc,
15:35ce n'est pas évident.
15:37C'est des exercices.
15:37Et Benoît,
15:38vous faites attention
15:38au prix.
15:39Vous vous dites
15:39« je ne peux pas faire un plat
15:42à plus de… »
15:44Ah ben bien sûr,
15:44oui,
15:45non,
15:45tout est très réfléchi,
15:50chaque prix est calculé
15:51pour effectivement
15:53pour être rentable.
15:55Voilà.
15:57Et à l'arrivée,
15:59j'imagine que
16:01votre marge,
16:01elle n'est pas dingue non plus.
16:03Ah non,
16:03la marge,
16:04elle n'est pas dingue du tout.
16:05Elle n'est pas dingue du tout.
16:06Après,
16:07voilà,
16:08pour rebondir aussi
16:08sur ce que disait
16:09un auditeur tout à l'heure,
16:11moi,
16:12je voudrais signaler
16:13qu'on a aussi un groupe
16:14problème.
16:14Effectivement,
16:15on a de plus en plus
16:16de coffee shops,
16:17de petits restaurants
16:18qui ouvrent.
16:19Effectivement,
16:19on n'a pas forcément
16:20besoin de diplôme
16:21pour un restaurant.
16:22Le gros problème aussi,
16:23surtout,
16:23c'est que les banques
16:24ne suivent plus
16:24la restauration traditionnelle.
16:26Ils préfèrent…
16:27Moi,
16:27je suis beaucoup
16:27de jeunes porteurs
16:29de projets
16:29et j'ai constaté
16:31déjà depuis quelques temps
16:33qu'ils préfèrent
16:33effectivement
16:36appuyer
16:36des dossiers
16:37de restauration rapide,
16:39de burgers,
16:40de coffee shops.
16:40Oui,
16:40où l'investissement
16:41est moindre,
16:42j'imagine,
16:42et où ils sont…
16:43Ah,
16:43pas forcément.
16:44pas forcément.
16:45Non,
16:46c'est des analyses
16:47de risques
16:47et voilà.
16:48Mais effectivement,
16:49la restauration
16:50depuis le Covid,
16:51la restauration classique
16:52est risquée.
16:54donc voilà.
16:56Denis,
16:56vous le constatez,
16:57vous aussi ?
16:58Complètement.
16:58Nous,
16:59on a une baisse
17:01de presque 20%
17:02sur tous nos établissements.
17:03C'est ça.
17:0420% en moins
17:05de fréquentation ?
17:06Oui,
17:0620%.
17:07c'est pas rien,
17:07c'est pas rien.
17:07Mais comment vous faites ?
17:08Parce qu'il faut payer,
17:09j'imagine,
17:09des loyers,
17:11vos salariés ?
17:12Vous réduisez tout de suite
17:14la masse salariale
17:14parce que pour ces conseils,
17:16il faut la réduire
17:17et après,
17:17il faut réfléchir différemment
17:19aujourd'hui.
17:19Un restaurant doit être
17:20plutôt un théâtre.
17:21Tu dois créer
17:22toujours de nouvelles choses,
17:23tu dois toujours
17:25avoir des dates
17:26un peu précises
17:27pour lancer
17:27un nouveau menu,
17:29un quatre mois
17:29avec un chef,
17:30un festival de cuisine.
17:32La semaine dernière,
17:32il y avait Test of Paris.
17:33Là,
17:33on a tous un restaurant
17:35pendant 15 jours.
17:36donc il faut toujours
17:36faire des nouveautés.
17:38Et essayer de fidéliser
17:39les clients
17:39qui continuent à me plaire.
17:40Donc c'est un travail
17:41dix fois plus monstrueux
17:42qu'il y a dix ans
17:43parce qu'il y a
17:44beaucoup plus de choses
17:45à faire
17:45et aussi par rapport
17:46à tout ce qui est
17:46réseaux sociaux,
17:47vidéos,
17:48photos,
17:49Instagram,
17:49communication,
17:50ça c'est encore
17:50un métier qui s'est ajouté
17:51dans notre palmarès.
17:53Benoît,
17:54à l'instant,
17:55Denis Imbroisy nous dit
17:56moi je réduis aussi
17:57la masse salariale,
17:58etc.
17:58Mais ça veut dire,
17:59vous restez ouverts tous.
18:02Bien sûr,
18:02non,
18:03mais c'est...
18:03Il faut plus.
18:06Il faut être variable,
18:07adaptable.
18:08Ce que vous disiez
18:09le chef avant,
18:10c'est qu'effectivement
18:10il faut aussi aller
18:12chercher dans des registres
18:14qui ne sont pas forcément
18:15nos métiers,
18:15faire de la communication,
18:16faire de l'événementiel.
18:18Et moi aujourd'hui,
18:18enfin nous aujourd'hui,
18:19on s'en sort parce qu'on fait
18:19énormément d'événementiels.
18:21Donc voilà.
18:21C'est plus de la restauration classique.
18:23Et la clientèle étrangère
18:26à Paris en tout cas
18:27et j'imagine
18:27dans un certain nombre
18:28de villes en France,
18:29elle est là Benoît ?
18:30Ou pas ?
18:31Nous dans le 17ème,
18:33non,
18:33elle n'est pas là.
18:34Elle n'a jamais été trop là.
18:35Voilà.
18:36Après dans le 9ème,
18:37dans le 10ème,
18:38dans les quartiers comme ça,
18:39elle est un peu plus là.
18:39Mais j'ai d'autres amis restaurateurs
18:41qui ont des établissements
18:42effectivement un peu plus centraux.
18:44Par exemple pour la Fashion Week
18:45cette année,
18:45ça a été catastrophique.
18:46Il n'y a personne.
18:47Et vous chef ?
18:47Nous on a beaucoup d'Américains,
18:49beaucoup d'Asiatiques
18:50qui viennent.
18:51On travaille beaucoup
18:51avec les palaces,
18:52les hôtels.
18:52Donc ça c'est un vrai travail aussi.
18:54Pareil,
18:55recevoir les concierges,
18:56leur vendre le menu,
18:57leur faire comprendre
18:58que chez nous
18:58ils sont bien accueillis.
18:59Donc ça c'est un travail
19:00supplémentaire vous savez.
19:02Et donc forcément
19:02on peut s'en sortir un peu
19:03avec ça.
19:04Mais il faut aller les chercher.
19:05Ils ne vont pas vous envoyer
19:06les clients tout seuls.
19:06Et les clients ne rentrent pas
19:08comme ça.
19:08Merci beaucoup Benoît
19:09pour votre témoignage.
19:11Merci infiniment Denis
19:13Moisine d'être venu nous voir,
19:15de nous avoir régalé
19:16au passage.
19:18L'opération
19:19donc tous au restaurant,
19:20ça commence lundi prochain,
19:21c'est jusqu'au 14 juin
19:23et c'est partout en France.
19:24Il y a plus de 1000 restaurants
19:25qui y participent
19:26dont l'un des vôtres,
19:28Denis,
19:28Ida
19:29qui est dans le 15ème
19:30arrondissement de Paris.
19:31Vous pouvez vous inscrire
19:32dès aujourd'hui
19:34sur le site internet
19:35de The Fork
19:36et c'est ça le principe.
19:37Je paye un menu,
19:38j'en ai un autre.
19:39Votre invité
19:39et notre invité.
19:40On s'en occupe.
19:42Ça c'est un très beau support.
19:43Ça c'est classe.
19:44Merci beaucoup Denis
19:45Moisine,
19:45vous revenez ici
19:46quand vous voulez.
19:48Vraiment.
19:49Dans un tout petit instant,
19:50on va changer complètement
19:51de sujet
19:51et parler de l'électrique.
19:53Est-ce que vous êtes prêt
19:54à passer au tout électrique ?
19:56Vous nous appelez
19:56au 3210
19:57et puis Jean-Alphonse Richard
19:58nous a rejoint.
19:59Bonjour Jean-Alphonse.
19:59Bonjour Amandine.
20:00Vous aimez les pâtes ?
20:01J'adore ça
20:02mais j'arrive trop tard.
20:02Non, non, non,
20:03je vais vous faire goûter
20:04et puis vous nous donnerez juste à ça.
20:05Je suis fan
20:06et je suis très difficile.
20:07Le programme de l'heure du crime
20:08comme tous les jours
20:09à 14h sur RTL.
20:10A tout de suite.
20:15Bonne journée
20:16sur RTL.
20:22Jusqu'à 14h.
20:25Les auditeurs ont la parole.
20:26Amandine Bégaud sur RTL.
20:28On va parler électricité,
20:31électrification de notre pays
20:32dans un tout petit instant.
20:34Êtes-vous prêt à passer
20:35au tout électrique
20:35que ce soit pour la voiture,
20:37pour votre façon de vous chauffer ?
20:38J'attends vos témoignages
20:39au 3210
20:40et puis à 14h comme chaque jour
20:42ce sera l'heure du crime
20:42avec vous Jean-Alphonse.
20:44Et aujourd'hui,
20:45la mort d'une jeune assistante
20:46dentaire en Suisse.
20:47Absolument,
20:48c'est la troublante
20:48et très troublante affaire
20:50Adèle Nicolo,
20:5118 ans,
20:52assistante dentaire à Genève.
20:53On retrouve son corps
20:55qui flotte entre deux eaux
20:56dans le lac Léman.
20:57Deux heures après seulement,
20:59on arrête ses employeurs.
21:00C'est un couple de dentistes.
21:01L'épouse parle d'un accident,
21:03une dispute au cours de laquelle
21:04elle a voulu faire
21:05taire Adèle Nicolo
21:07en lui appliquant
21:08un tampon de chloroforme
21:10sur la bouche.
21:11C'est un accident,
21:12mais est-ce qu'on peut tuer
21:13quelqu'un avec du chloroforme ?
21:15Et pourquoi elle avait des gants ?
21:16C'est la patronne
21:17de cette assistante dentaire
21:19pour mettre du chloroforme
21:20sur la bouche de la victime.
21:21Qui a fait quoi dans ce couple ?
21:22Quelle vérité se cache
21:23derrière cette histoire ?
21:24Est-ce un meurtre
21:25ou est-ce un accident ?
21:26Adèle Nicolo,
21:27chloroforme mortelle,
21:2814h.
21:29A tout à l'heure.
21:30A tout à l'heure,
21:31Jean-Alphonse,
21:31pour l'heure,
21:32il est 13h27
21:32et on file pour Roland-Garros.
21:37Où l'on vous retrouve,
21:39Isabelle Langer.
21:40Isabelle, rassurez-nous,
21:41ça se passe toujours bien
21:43pour le français Moïse Kouamé ?
21:45Non mais qu'est-ce qu'il nous fait
21:46le gamin de 17 ans
21:47face au croate Marine Silic
21:48qui dispute lui
21:49son 18ème Roland-Garros.
21:51Kouamé,
21:51c'est sa première à Roland.
21:53Il est sur le cours Simone Mathieu,
21:54il est en train de déchaîner le public
21:56parce que vous savez quoi ?
21:57Ça fait 7-6-6-2
21:58pour Kouamé.
22:02318ème mondial.
22:03Donc ça peut être
22:04la belle sensation du jour.
22:05En tous les cas,
22:06nous on se régale.
22:07On en avait besoin
22:08après la défaite hier
22:09avec Gaël Monfils quand même.
22:11C'est un bel héritier.
22:12Franchement,
22:13il y a de quoi faire.
22:141m91 quand je dis le gamin.
22:16Je n'ai pas envie
22:16de me prendre.
22:17Vous voyez ce que je veux dire.
22:19Vous signalez également
22:20que Arina Sabalenka,
22:21la numéro 1 mondiale,
22:22vient de l'emporter
22:23contre l'Espagnol
22:24Boussas Manero
22:25en 2-7.
22:256-4,
22:266-2 pieds.
22:26Un autre français
22:27qui est sur les cours,
22:28il n'est pas très connu,
22:29il s'appelle Thomas Forel.
22:30Il a 20 ans,
22:31il est sorti des qualifications
22:32sans perdre un 7
22:34et il est face
22:35au monégas
22:35Valentin Vacherot.
22:37Ça vient de débuter,
22:37ça fait 2-1 pour Vacherot
22:38mais Forel est au service.
22:39Merci beaucoup Isabelle.
22:42A tout à l'heure.
22:42Point sur ce qui se passe
22:44à Roland-Garros.
22:45C'est toutes les demi-heures
22:45bien sûr sur RTL.
22:4912h30, 14h.
22:50RTL midi,
22:51les auditeurs ont la parole.
22:53Avec Amandine Bégaud.
22:54Bonjour,
22:55ici Michel,
22:56le professionnel
22:57de l'automobile à l'art retraite.
22:58Je dois intervenir
22:58sur les problèmes
22:59des voitures électriques.
23:00Dans l'état actuel des choses,
23:01je suis entièrement contre.
23:03Par contre,
23:04je serais pour
23:04si on avait
23:05une batterie rechargeable
23:07qui est amovible,
23:08c'est-à-dire
23:09que tous les véhicules
23:10ont la même batterie,
23:11on va dans les stations,
23:13on change la batterie,
23:14il faut 5 minutes
23:14pour une location de batterie,
23:15ce qui reviendrait moins cher
23:16et que tout le monde
23:17serait content.
23:18On a franchi le par,
23:19on a commandé
23:20samedi matin
23:20un véhicule électrique
23:21de la marque Renault.
23:23On hésitait,
23:23on hésitait
23:24et puis l'occasion,
23:25fin de location longue durée
23:27sur un autre véhicule hybride.
23:28Soit on repartait
23:29sur de l'hybride,
23:30soit on repartait
23:30sur l'électrique
23:31et puis vu la conjoncture
23:32avec tout ce qui se passe,
23:33on a basculé sur l'électrique
23:35et franchement,
23:35je pense qu'on ne va pas
23:36le regretter.
23:37Vous l'avez compris,
23:38on parle électrification.
23:40Êtes-vous prêt ou non
23:41à passer au tout électrique ?
23:42On en parle
23:43car Emmanuel Macron
23:44recevait ce matin
23:45l'ensemble des acteurs
23:46de la filière,
23:47du géant EDF
23:49au plombier chauffagiste
23:50de quartier
23:50pour accélérer justement
23:52cette électrification.
23:53L'objectif,
23:53c'est bien sûr
23:54de limiter notre dépendance
23:56au pétrole
23:57et au carburant
23:58mais aussi
23:59de protéger
24:00notre planète
24:01de faire face
24:01au réchauffement climatique.
24:03Bonjour Xavier !
24:05Xavier ?
24:07Alors,
24:07on a perdu Xavier.
24:08Est-ce qu'on a Xavier ?
24:09Oui ?
24:09Non ?
24:10Alors,
24:11on va aller voir Marc.
24:12Bonjour Marc !
24:13Bonjour !
24:14Et merci
24:15parce que je crois
24:15que c'est votre premier appel,
24:16première fois que vous intervenez
24:17dans les auditeurs
24:18ou la parole.
24:19J'espère que je maîtrise
24:20le sujet.
24:21Écoutez,
24:22on va voir ça.
24:22Vous êtes professeur
24:23des écoles,
24:23c'est ça ?
24:24Oui.
24:25Bon,
24:25vous êtes où ?
24:27Alors,
24:28je suis dans la région
24:28d'Auxerre.
24:29Oui.
24:30Et donc,
24:31on a acheté
24:32notre deuxième voiture électrique
24:33là,
24:34il y a quelques semaines.
24:36Nous en avions déjà une
24:37et surtout,
24:38avant d'acheter
24:39ces voitures électriques,
24:39on avait fait équiper
24:40notre maison
24:40de panneaux photovoltaïques.
24:42Ah oui,
24:43donc vous,
24:43vous êtes très très...
24:45Oui,
24:45nous,
24:46voilà,
24:46on n'aime pas les abonnements.
24:47Donc,
24:48on se dit qu'un abonnement
24:48on peut enlever,
24:49donc on a enlevé
24:49l'abonnement du gaz,
24:50par exemple,
24:51donc ça fait déjà
24:51une sacrée somme en moins.
24:53On a notre chauffage,
24:54c'est des convecteurs électriques.
24:55On a une maison
24:56qui est très très bien isolée,
24:57qu'on a rénovée nous-mêmes.
24:59Et donc,
25:01on a une partie de notre chauffage
25:03qui est faite,
25:04qui est faite par le bois
25:04et une partie
25:06avec les convecteurs électriques.
25:08On a notre eau chaude sanitaire
25:10qui est par un ballon
25:11d'eau chaude électrique
25:12et on a toute la cuisine
25:14qui est électrique.
25:15Voilà,
25:15donc vraiment,
25:16on mise à fond
25:17sur l'électrique.
25:18Voilà.
25:19Est-ce que vous avez fait
25:20la balance
25:21entre ce que ça vous a coûté
25:24et ce que ça vous a éventuellement
25:25permis d'économiser ?
25:26Alors,
25:29on sait déjà
25:29les économies
25:30que l'on fait
25:31année après année
25:32parce qu'on a un petit tableau,
25:33on suit,
25:34on essaie de regarder
25:35un petit peu.
25:36Donc,
25:36on a un investissement
25:37qui n'est pas encore rentabilisé
25:38parce qu'on l'a fait
25:39il n'y a que 5 ans.
25:41Donc,
25:41les panneaux solaires,
25:42c'est ça ?
25:42Oui,
25:43Et ça,
25:44ça coûte combien
25:44juste pour avoir une idée,
25:45en gros ?
25:46Alors,
25:46nous,
25:46c'est un système
25:48avec une batterie virtuelle.
25:50Donc,
25:50en gros,
25:50si vous voulez,
25:51si je simplifie,
25:51tout ce qui est produit,
25:53par exemple aujourd'hui,
25:53je travaille,
25:54ma femme travaille,
25:55on n'est pas à calculer
25:56pour mettre des lave-linges,
25:57des sèches-linges
25:58en pleine journée.
25:59Donc,
26:00tout ce qu'on ne consomme pas
26:00est mis de côté
26:01comme si c'était
26:01un compte bancaire.
26:02Si vous voulez,
26:03le soir,
26:03quand on revient chez nous,
26:06le compte se vide
26:07et quand le compte est vide,
26:08on achète à EDF.
26:10Donc,
26:10ce système-là,
26:11plus les panneaux
26:12qui ont été installés
26:12il y a 4-5 ans,
26:13ma maison étant un petit peu bizarre,
26:15on va dire ça comme ça,
26:17on en a eu pour 15 000 euros.
26:19Ah oui,
26:19c'est quand même
26:19un sacré investissement.
26:21Oui,
26:21et là,
26:21je sais par an
26:22en ayant,
26:24là,
26:25sur l'année coulée,
26:25je n'avais qu'une seule voiture électrique.
26:27Donc,
26:27si j'enlève
26:29le coût que j'avais avant
26:30en essence
26:31et puis tout ce que je paye
26:33en électrique,
26:33si je fais la balance,
26:35je sais que je gagne
26:36à peu près 1 500 euros par an.
26:38Ah oui,
26:38donc ça,
26:39c'est pour les voitures.
26:40Ça veut dire que normalement,
26:41en 10 ans,
26:41mon système est rentabilisé
26:43et si là,
26:43je passe avec une deuxième voiture électrique,
26:45je pense pouvoir rentabiliser
26:47encore un petit peu plus
26:49année après année.
26:50Marc,
26:51restez avec nous.
26:52On va retrouver Xavier.
26:53Bonjour,
26:53Xavier.
26:54Oui,
26:54bonjour,
26:55Mandie,
26:55désolé,
26:55c'était mes trois cas auditifs
26:57qui posaient problème.
26:59Vous nous appelez d'où,
27:00vous,
27:00Xavier ?
27:00Des Sables d'Olonne,
27:01de Vendée,
27:02moi.
27:03Je ne sais pas si vous avez entendu
27:04le témoignage de Marc.
27:06Oui,
27:06voilà.
27:07Vous aussi,
27:07alors vous,
27:08vous êtes encore plus
27:10à l'électrique que lui.
27:11Oui,
27:11alors c'est déjà fait,
27:12moi.
27:12On a fait construire en 2009.
27:14On a pris l'électrique,
27:15non pas par conviction écologique,
27:18mais ce sont vos convictions,
27:19du coup,
27:20parce qu'une chaudière au fio,
27:21ça coûte cher,
27:22une chaudière au gaz,
27:23on ne pouvait pas avoir le gaz.
27:24Donc,
27:24on a décidé de passer l'électrique
27:25pour un plancher chauffant
27:26dans toute la maison
27:27avec une intention
27:28de la maison plein sud,
27:30sud,
27:30sud-ouest,
27:30donc une bonne isolation.
27:32On a investi
27:34dans des panneaux solaires
27:35maintenant il y a trois ans
27:36et on a passé le cap
27:38aussi des voitures électriques.
27:39On a deux voitures électriques,
27:40mais ça,
27:40on les a achetées
27:41avant le boom,
27:42enfin la guerre de l'Iran.
27:44Donc,
27:44du coup,
27:45si vous voulez,
27:45on a franchi ce pan,
27:48parce qu'on voulait essayer.
27:49Et puis voilà,
27:50ça marche super bien.
27:51J'ai une grande économie.
27:52On donnait avant
27:54à notre fournisseur électrique,
27:57on avait un prélèvement
27:58de 150 euros
27:59tous les mois.
27:59J'ai retrouvé les chiffres.
28:01Maintenant,
28:01on ne donne plus
28:02que 100 euros par mois.
28:04Donc,
28:05on a une économie
28:06de 500 euros.
28:07Et en plus,
28:07je revends mon électricité,
28:08mon autoproduction,
28:10mon surplus,
28:11à EDF,
28:11qui me redonne 200 euros
28:13par an,
28:14enfin,
28:14environ 250 euros par an.
28:16Donc,
28:16je ne paye plus
28:17qu'une structure énergétique
28:18de 800 euros par an.
28:21Marc nous disait
28:21qu'il allait attendre
28:22pour lui quelques années
28:23avant que ce soit rentabilisé,
28:26son installation.
28:27Chez vous,
28:27il faut attendre
28:27combien de temps ?
28:28Ben là,
28:29du coup,
28:29c'est vrai que nous,
28:30on a fait l'investissement
28:31des panneaux solaires
28:32qu'on a acheté
28:33et nous,
28:33on a eu pour 10 000 euros
28:34il y a 3 ans.
28:35Maintenant,
28:35il faut attendre 7 ans
28:37à peu près
28:37pour que l'amortir
28:38vraiment concrètement.
28:40Donc,
28:40il ne vous reste plus 4 ans,
28:41quoi.
28:41Voilà,
28:42mais c'est l'avantage
28:44qu'on est maintenant
28:45dans une région ensoleillée.
28:47C'est un bonus,
28:47quoi.
28:48Les panneaux solaires
28:48maintenant sont valables
28:50pendant 40 ans,
28:51une garantie de 40 ans.
28:52C'est plus ce qu'il y avait
28:53il y a 30 ans
28:54où c'était,
28:55on devait dire,
28:55allez,
28:5510, 15 ans,
28:56il fallait les changer.
28:57Maintenant,
28:57ça va beaucoup plus loin.
28:58Il ne faut pas hésiter
28:59à franchir le port.
29:00Et alors,
29:01je vais vous donner l'argument
29:02que donnent souvent
29:03beaucoup de ceux
29:03qui sont réticents.
29:04Par exemple,
29:04pour la voiture électrique.
29:06Marquez dans votre cas aussi
29:07puisque les deux voitures
29:09du foyer
29:09sont désormais électriques.
29:11Vous n'êtes pas obligé
29:12de recharger tout le temps ?
29:14Non,
29:14non,
29:14parce qu'on a une bombe
29:16de recharge à la maison.
29:17ce n'est pas ma Wallbox,
29:18c'est une prise renforcée.
29:19Je recharge aux heures creuses
29:21la nuit.
29:21J'ai de quoi faire
29:22pour la petite voiture
29:23que c'est une Twingo.
29:24On ne peut pas citer la marque,
29:26mais une Twingo.
29:27J'ai une autonomie
29:28de 200 km
29:28et la voiture me dépose
29:29donc elle fait
29:30deux semaines avec.
29:31Et puis mon Scénic,
29:32c'est un Renault Scénic électrique
29:33de dernière génération.
29:35J'ai plus de 550 km d'autonomie
29:37donc je la recharge
29:38une fois
29:38tous les mois
29:39et c'est tout.
29:40C'est vraiment
29:42ne pas y était.
29:43Et alors,
29:43je voudrais faire taire
29:45aussi des écolos
29:46qui disent
29:46qu'on va mettre...
29:47Moi,
29:47je voudrais qu'on développe
29:48le nucléaire
29:49parce que ça va être
29:50notre énergie de demain.
29:51Moi,
29:51je n'ai pas envie
29:52de me transporter
29:52en calèche demain.
29:54Il faut que cette énergie
29:55nucléaire progresse,
29:57que les éoliens
29:57progressent peut-être,
29:59alors voilà,
29:59mais le solaire progresse,
30:00que dans les administrations
30:03publiques,
30:03que les mairies
30:05se mettent sur leur toit
30:07des panneaux solaires,
30:08il y a une commune
30:10qui a mis...
30:11Dernièrement,
30:12j'ai vu le reportage,
30:12j'ai entendu chez vous aussi,
30:14une commune
30:14qui a mis des panneaux solaires
30:15sur ces bâtiments
30:16et qui donne
30:18son électricité.
30:19Mais c'est génial,
30:20pourquoi est-ce qu'on ne prend pas ?
30:21Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas ça ?
30:22Pourquoi est-ce que...
30:23Et en plus,
30:24ça fait travailler
30:25tout un secteur,
30:28effectivement,
30:28qui souffre avec la crise.
30:31Voilà, ouais.
30:31Xavier, restez avec nous.
30:32Marc,
30:33vos deux voitures,
30:35Marc.
30:36Marc ?
30:37Oui, oui,
30:38je veux vous m'entendez ?
30:38Oui, pardon.
30:39Même question
30:40qu'à Xavier.
30:42vous...
30:42Nous,
30:42on a une prise renforcée également,
30:46c'est-à-dire
30:47qu'il y a une recharge lente
30:48à la maison.
30:50Je pense que l'idée,
30:51tout de suite,
30:52de se focaliser
30:52sur l'autonomie
30:53d'une voiture électrique,
30:54je pense que c'est...
30:55Il faut dépasser ce cap-là
30:57parce que 95%
30:59des besoins
31:00de transports quotidiens
31:04des ménages français
31:05sont couverts
31:05par les voitures électriques.
31:07On se pose la question
31:08d'une borne de recharge électrique
31:09sur les grands trajets.
31:11Les grands trajets,
31:12si on a la chance
31:13de partir en vacances
31:1310 fois par an,
31:14ça ne fera que 10 fois par an.
31:15Donc,
31:17je pense qu'il faut
31:18dépasser ça.
31:20Le problème
31:20des voitures électriques,
31:21c'est plutôt pour des personnes
31:22qui sont en immeuble collectif,
31:24des choses comme ça.
31:25Oui, c'est moins pratique.
31:26Il faut courir
31:27après des bornes.
31:28Malheureusement,
31:28le vandalisme étant ce qu'il est,
31:30il y en a souvent
31:31qui sont hors de fonction.
31:33Et pour finir avec ça,
31:35oui, nous,
31:36on a une voiture
31:36qui fait à peu près
31:37300 kilomètres.
31:38C'est pour ne pas citer
31:38la marque,
31:39c'est une 208.
31:41Et puis,
31:41une autre voiture
31:42qui est à 500 kilomètres
31:43d'autonomie
31:43qu'on a éprouvée
31:44là sur des longues distances
31:45dernièrement,
31:46il n'y a aucun souci.
31:47Voir même,
31:49par exemple,
31:50c'est vraiment un exemple,
31:50quand on va voir
31:51le zoo de Beauval,
31:52on arrive,
31:53les premières places
31:53du parking
31:54sont les places
31:55pour les voitures électriques.
31:56On branche,
31:56on fait sa visite,
31:57on revient le soir,
31:58la voiture est chargée,
31:58on ne se pose même
31:59plus de questions.
32:00Marc,
32:00Xavier,
32:01restez avec nous.
32:01Dans un instant,
32:02on va retrouver Michel
32:02qui est là en lui
32:03et complètement contre.
32:04il va nous expliquer
32:05pourquoi tout de suite
32:05sur RTL.
32:06Envoyez-nous vos messages
32:08sur l'application RTL
32:09ou appelez-nous
32:10au 3210.
32:1150 centimes la minute.
32:12Carrefour.
32:14Amandine Bégaud.
32:15RTL Midi,
32:16les auditeurs ont la parole.
32:18Moi,
32:19je possède aujourd'hui
32:20deux voitures,
32:21deux véhicules thermiques.
32:22Je ne suis absolument pas convaincu
32:24de la voiture électrique
32:26de par son autonomie,
32:27de par sa sécurité
32:29concernant les batteries.
32:30De plus,
32:31il n'y a aucune possibilité
32:34d'avoir des véhicules
32:36qui vous permettent
32:37d'effectuer
32:37de grandes distances.
32:39Le tout électrique,
32:40je suis pour
32:41puisqu'on voit bien
32:42les problèmes
32:43qu'il y a
32:43avec les approvisionnements
32:45en essence aujourd'hui.
32:46Ma voiture,
32:46qui commence à avoir
32:47pas mal de kilomètres,
32:48le jour où je la remplace,
32:49je prendrai de l'électrique.
32:50Mais au final,
32:51si tout le monde se mêle
32:51à l'électrique
32:52et sachant
32:53toutes les taxes
32:54qui sont engrangées
32:55par le pétrole,
32:56est-ce que l'électrique
32:56ne va pas être taxée ?
32:57On a fait le coup au diesel
32:59il y a quelques années,
33:00acheté du diesel
33:00et puis finalement,
33:02aujourd'hui,
33:02le diesel est plus cher
33:03que l'essence.
33:04Les messages de Pascal
33:05et Sylvie au 3210
33:07et vous êtes beaucoup
33:08à réagir
33:09sur cette question.
33:12Est-ce que vous êtes
33:12favorable à une intensification
33:15de notre électrisation,
33:16le tout électrique,
33:17pour ou contre,
33:18en quelque sorte,
33:18même si c'est plus compliqué
33:20que ça comme réponse ?
33:21On est avec Marc et Xavier
33:22qui ont clairement franchi
33:24le pas.
33:24Michel,
33:25bonjour.
33:25Oui,
33:26bonjour.
33:27Bon,
33:27alors vous,
33:27vous n'êtes pas du tout pour ?
33:29Je ne suis pas du tout pour
33:30dans l'état actuel des choses.
33:32Expliquez-moi,
33:33pourquoi ?
33:33Donc,
33:34vous prenez par exemple
33:35un exemple bête comme tout
33:36en Chine,
33:37les taxis ont des batteries
33:39amovibles
33:39avec des stations-service
33:41pour remplacer les batteries.
33:42Donc,
33:43vous buvez un café,
33:44on vous change la batterie.
33:45Donc,
33:45ça permettrait
33:46à tous nos concitoyens
33:49à,
33:49comment dire,
33:50modeste,
33:51de salaire modeste,
33:52de pouvoir avoir
33:53une voiture
33:54à 15 000 euros neuves
33:56avec une location de batterie.
33:58Parce que vous,
33:59vous trouvez que c'est trop cher
33:59aujourd'hui la voiture électrique
34:00et c'est vrai,
34:01c'est beaucoup plus cher.
34:02C'est trop cher.
34:03De toute façon,
34:04même vous prenez
34:04une voiture électrique,
34:06ce que les gens
34:06ne savent pas du tout,
34:07c'est que vous avez
34:09un accident
34:09avec une voiture électrique,
34:11par mesure de précaution,
34:12on va mettre
34:12la voiture à la casse.
34:14Ah bon ?
34:15Ben oui,
34:16si la batterie
34:17a pris un choc,
34:17on prend la mesure
34:18de précaution,
34:19la voiture risque
34:20de partir à la casse.
34:21Voilà.
34:22Bon,
34:22peut-être qu'elle parte
34:23plus à la casse
34:23que d'autres,
34:24mais que ce soit
34:26systématique,
34:27ça m'étonne.
34:27Un choc sur la batterie,
34:28un choc sur la batterie,
34:29il faudra poser
34:30la question aux assurances,
34:31ça sera peut-être
34:32une prochaine émission,
34:34mais un choc sur une batterie,
34:36la voiture peut prendre feu.
34:37Oui,
34:38alors on ne va pas affoler
34:38la terre entière,
34:39non plus Michel,
34:40attention.
34:42Merci pour votre appel.
34:44Bonjour Olivier.
34:45Oui,
34:46bonjour.
34:46Et bienvenue à vous,
34:47c'est vous aussi,
34:48tiens,
34:48comme Marc,
34:49la première fois
34:49que vous nous appelez.
34:51Vous,
34:51vous avez été convaincu
34:52par la voiture électrique ?
34:55Ben oui,
34:56moi et ma femme,
34:57oui,
34:57on a été convaincus
34:57puisque c'est ce que
34:58j'expliquais à votre collaborateur,
35:00c'est qu'on a commandé
35:01samedi matin
35:02notre premier véhicule électrique.
35:04Donc là,
35:05c'est tout récent.
35:06C'est tout récent.
35:07Qu'est-ce que j'allais vous dire,
35:09vous a fait basculer ?
35:11Plusieurs choses.
35:12La première,
35:13c'est qu'on était sur l'hybride
35:15en véhicule,
35:16c'est un deuxième véhicule.
35:16Ma femme utilise un véhicule hybride
35:18et on est arrivé en fin de location
35:19qu'on doit rendre restitué au mois d'août
35:21et on se posait la question
35:22de savoir sur quel type de véhicule
35:23on allait repartir.
35:25et la conjoncture actuelle,
35:27le prix du carburant
35:27a fait qu'on a dit
35:28bon ben allez,
35:29on bascule sur l'électrique,
35:30on a beaucoup réfléchi
35:31puis on a dit on y va.
35:33On ne sait pas,
35:34à force de se poser des questions,
35:35on n'avance pas
35:35donc on a dit
35:36bon allez,
35:37on prend l'électrique,
35:38de toute façon,
35:38il nous faut ce véhicule.
35:39Vous avez fait les comptes
35:40ou pas Olivier ?
35:41Parce que Michel disait
35:41aujourd'hui,
35:42c'est plus cher l'électrique,
35:43c'est vrai que c'est plus cher ?
35:44Oui, c'est plus cher,
35:45on l'a pris en location,
35:47en location longue durée
35:48sur trois ans.
35:50Non, je n'ai pas fait les comptes
35:51parce que de toute façon,
35:52peut-être qu'on aurait,
35:53voilà,
35:53je n'ai pas de visibilité
35:54sur le prix des énergies fossiles
35:55dans les années à venir
35:56donc aujourd'hui,
35:57c'est plus de 2 euros le litre
35:59donc j'ai dit non,
36:00non,
36:00allez,
36:00on prend de l'électrique
36:01et on se fait plaisir là-dessus.
36:04Et donc elle arrive quand ?
36:06Il y a beaucoup de demandes ?
36:07Il y a beaucoup de demandes,
36:09elle est livrée,
36:09on l'a commandée samedi matin,
36:11elle sera livrée début août.
36:13Ah oui,
36:13il y a quand même
36:14un certain délai d'attente.
36:15Ah oui, en effet.
36:16Mais comme on restitue
36:17notre véhicule début août,
36:18le deuxième,
36:18donc ça a été coïncide.
36:19Merci beaucoup Olivier
36:21pour votre témoignage.
36:22Bonjour Maxime.
36:24Bonjour.
36:24Alors vous,
36:25vous avez installé
36:25une pompe à chaleur,
36:26expliquez-moi.
36:27C'est ça,
36:28bonjour Abandine
36:28et bonjour les auditeurs.
36:30Du coup,
36:30moi j'ai pris une pompe à chaleur,
36:32j'ai profité des aides de l'État
36:33il y a 4-5 ans à peu près
36:35et j'ai eu une pompe à chaleur
36:36à 1 euro.
36:371 euro ?
36:38Oui,
36:39et quand les ouvriers
36:40sont venus,
36:40ils n'ont même pas voulu
36:41les 1 euro.
36:42Donc autant dire
36:42que c'est vraiment gratuit.
36:44C'était génial.
36:45J'avais une chaudière
36:47au fioul avant.
36:48Oui.
36:48Ça me coûtait
36:49pour une maison,
36:50on va dire,
36:51une maison en vieille pierre
36:52en rénovation
36:52sur la région de Normandie
36:53de 200 mètres carrés.
36:55Ça me coûtait
36:56entre 2000 et 2500 euros
36:58selon les hivers de fioul.
37:00Ah oui,
37:00donc c'était quand même
37:01un sacré budget.
37:02Un gros budget,
37:03voilà.
37:03Et du coup,
37:04en passant avec la pompe à chaleur,
37:06je suis passé directement
37:07la première année
37:08à 1 000 euros d'électricité.
37:10Ah oui,
37:10donc vous avez presque réduit
37:12de deux tiers votre facture.
37:13On va dire de moitié.
37:15Si on est honnête,
37:16on va dire de 50 %,
37:17ce qui est très très valable.
37:19Par contre,
37:20au fur et à mesure des années,
37:21l'électricité a augmenté.
37:24Maintenant,
37:25je dirais qu'au lieu
37:26de faire une économie
37:26de 50 %,
37:27je suis à une économie
37:28de 80 %.
37:29Oui,
37:29mais vous n'avez pas vu
37:30les prix du fioul
37:31qui ont beaucoup bougé
37:32aussi comme le carburant.
37:34Si on parle du fioul
37:35au prix où il était à l'époque,
37:37donc là,
37:37j'ai regardé un peu
37:38parce que du coup,
37:39je ne regarde plus
37:39vu que je n'ai plus de fioul,
37:40là,
37:41j'en serais à une facture
37:42de plus de 3 000 euros
37:43de fioul.
37:44Bon,
37:44et j'ai une petite question
37:46de Brice Dugéni,
37:47qui est le rédacteur
37:48en chef de l'émission
37:49qui me dit
37:50est-ce qu'il a fallu
37:51que vous fassiez
37:51des travaux d'aménagement
37:52de votre maison
37:53parce que normalement,
37:54pompe à chaleur
37:57et vieille maison en pierre,
37:59ça ne fait pas bon ménage ?
38:00Ah non,
38:01ça marche très bien.
38:02En fait,
38:02moi,
38:02je suis passé
38:03d'une chaudière au fioul
38:04qui chauffait des radiateurs
38:05à eau
38:06à une pompe à chaleur
38:07qui fait air eau.
38:08Donc,
38:09elle me refournit
38:10de l'eau chaude
38:11dans mes radiateurs actuels.
38:13Donc,
38:13sans changer les radiateurs ?
38:14Voilà.
38:15Moi,
38:15tout a été pris en charge.
38:16Pour ça,
38:16je ne peux rien dire
38:17au niveau des aides de l'État.
38:20Les gars sont arrivés
38:21en une journée
38:22et ils m'ont tout changé.
38:23Ils m'ont raccordé
38:24la pompe à chaleur
38:25à la place
38:25de l'ancienne chaudière au fioul
38:27et le soir même,
38:28ça fonctionnait.
38:29Vous avez fait ça
38:30au bon moment.
38:31En tout cas,
38:32ils suient en profiter correctement.
38:33Merci beaucoup,
38:34Maxime,
38:35pour votre témoignage.
38:37Certains d'entre vous
38:38se seront peut-être
38:39fait une idée
38:39ou en tout cas,
38:40ça aura peut-être
38:41fait avancer
38:42votre cheminement
38:43et votre réflexion
38:44autour de ces questions
38:45d'électrification
38:46de notre pays
38:47et de nos activités.
38:48Dans un instant,
38:49tout autre chose.
38:50Vous êtes très,
38:51très nombreux
38:51à avoir réagi
38:53à cette histoire
38:54complètement impensable
38:55que je vous racontais
38:56tout à l'heure.
38:57Une nouvelle affaire
38:57de violence
38:58dans le foot-admateur.
38:59Un entraîneur
39:00du club de foot
39:01de Sifour
39:02dans le Var
39:02a été hospitalisé
39:03après avoir été passé
39:05à tabac
39:05par un parent
39:06en plein match.
39:07à tout de suite.
39:30C'est pas le football amateur
39:32qui est pourri,
39:33c'est le football professionnel
39:34qui donne l'exemple
39:35au football amateur.
39:36Les footballeurs professionnels
39:38à insulte de l'arbitre.
39:39Les gamins,
39:39ils font quoi ?
39:40Ils meurent sur le terrain.
39:41Ils à insulte de l'arbitre,
39:42ils font comme les graines.
39:44On commence par changer
39:44le football professionnel
39:46et peut-être qu'on arrivera
39:47à faire évoluer
39:47le football amateur.
39:49La réaction de Jean-Louis
39:51au 30 de 10
39:51après cette nouvelle affaire
39:53de violence
39:53dans le foot amateur.
39:54Je vous le disais,
39:55un entraîneur
39:55du club de foot
39:56de Sifour
39:57dans le Var
39:58a été hospitalisé
39:59après avoir été passé
40:00à tabac
40:01par un parent
40:02en plein match.
40:02Ça s'est passé
40:03le week-end dernier,
40:04j'allais dire.
40:05Et là,
40:06ça n'est qu'un épisode
40:07parmi tant d'autres
40:09sur ce fléau
40:10qui gangrène
40:11un certain nombre
40:12de clubs de foot
40:13amateur.
40:13Et on parle parfois
40:14de très jeunes enfants.
40:16On va en parler
40:17avec vous,
40:18bien sûr.
40:18On va commencer
40:19avec Isaac.
40:19Bonjour.
40:21Bonjour.
40:22Vous êtes-vous éducateur
40:23de foot ?
40:24Effectivement,
40:25c'est bien ça, oui.
40:25Depuis 16 ans
40:26et vous n'êtes pas surpris
40:28par cette histoire
40:29dans le Var ?
40:31Non, du tout.
40:31C'est vrai qu'on est amené
40:33des fois à avoir
40:34des situations
40:34un peu compliquées
40:36et du coup,
40:36on met des protocoles
40:37en place
40:38pour éviter ce genre
40:39de choses,
40:40en tout cas dans mon club.
40:42Moi, je sais
40:42que ça m'est arrivé
40:43personnellement.
40:43J'ai vraiment la chance
40:45que ça ne me soit arrivé
40:46qu'une seule fois.
40:49Mais c'est-à-dire,
40:50racontez-nous
40:50qu'est-ce qui vous est arrivé ?
40:51Un parent mécontent
40:53que son enfant
40:55puisse commencer
40:55sur le banc.
40:57Voilà,
40:58ça a été
40:58des menaces de mort.
41:00Menaces de mort ?
41:01Effectivement,
41:02effectivement.
41:04Et ça s'est fait
41:05au téléphone.
41:06Donc,
41:06j'ai prévenu
41:07mes responsables.
41:08Ils m'ont dit
41:08de raccrocher immédiatement
41:09et de ne plus répondre
41:11au téléphone
41:12au parent par téléphone.
41:12Et l'enfant,
41:13il avait quel âge ?
41:14L'enfant avait,
41:15à cette époque-là,
41:16il avait 13 ans.
41:17Et ce qui est paradoxal,
41:18c'est que le père
41:19avait cette attitude-là
41:20alors que l'enfant
41:20était une crème.
41:22Donc,
41:22dans ces moments-là,
41:23il faut faire la part
41:24des choses.
41:25Le père,
41:25c'est le père
41:26et le fils,
41:26c'est le fils.
41:29Et souvent,
41:30c'est difficile
41:30de ne pas mélanger les deux.
41:31Oui,
41:32j'imagine.
41:33Et ça vous arrive,
41:36sans aller jusqu'à,
41:37bien sûr,
41:37être menacé de mort,
41:38mais souvent,
41:39de vous dire
41:39« là,
41:40ça peut partir
41:40à tout moment ? »
41:42Souvent,
41:43dans des tournois,
41:43on voit des parents
41:44qui sont un peu
41:44trop impliqués.
41:46En fait,
41:47le problème,
41:48c'est que les rôles
41:48ne sont pas bien définis
41:49dès le départ.
41:50Si le parent,
41:50il commence à donner
41:51des consignes
41:51sur le banc de touche,
41:53c'est que quelque part,
41:55le coach aussi,
41:56il a laissé faire.
41:57Et à partir du moment
41:58où les rôles
41:59sont plus définis
41:59et que tes parents
42:00m'étaient plus supporters
42:01et que tu deviens coach
42:02à travers la rambarde,
42:04au fur et à mesure,
42:05c'est l'escalade
42:06et après,
42:07malheureusement,
42:07c'est les drames.
42:09Aujourd'hui,
42:10il y en a beaucoup trop.
42:10Je suis désolé.
42:11Il y en a beaucoup.
42:12Ce que vous décrivez,
42:13Isaac,
42:14c'est assez frappant.
42:15J'ai le souvenir
42:16d'avoir assisté
42:17à des entraînements
42:18ou à des petits matchs
42:20avec des enfants
42:21de 4-5 ans.
42:22Vous avez déjà
42:22des pères ou des mères,
42:23d'ailleurs,
42:23qui poussent à mort
42:25leurs enfants,
42:25espérant qu'ils viendront
42:27le futur Mbappé.
42:27Ce n'est pas un mythe,
42:28ça existe vraiment.
42:30C'est dans l'inconscient collectif.
42:32Les gens se disent
42:32que c'est le meilleur vecteur
42:33d'ascension sociale.
42:35Mon enfant,
42:36il a 6 ans,
42:37mais je vais l'entraîner
42:37comme une personne adulte
42:38ou je vais l'entraîner
42:39comme pas possible.
42:41Et des fois même,
42:41c'est au détriment
42:42de la relation
42:42qu'ils peuvent avoir
42:42avec leurs enfants.
42:44Je vous ai dit,
42:45ça fait 16 ans
42:45que je suis dans le milieu.
42:46Des enfants qui ne parlent plus
42:47à leurs parents
42:47pour ce genre de problématiques,
42:48j'en ai vu.
42:50Vous avez vu le phénomène
42:51s'accentuer, Isaac ?
42:52C'est de plus en plus souvent
42:53ou de plus en plus violent
42:55en 16 ans ?
42:56C'est de plus en plus violent,
42:58oui.
42:58De plus en plus souvent
43:00dans mon secteur,
43:01non.
43:01Mais on en entend
43:02de plus en plus parler,
43:03effectivement.
43:04que ce soit de nos collègues,
43:05que ce soit des clubs voisins.
43:10Et malheureusement,
43:11quand ça touche un proche,
43:12on se dit,
43:13c'est dramatique.
43:16Isaac, restez avec nous.
43:17Je voudrais qu'on entende
43:17James aussi.
43:18Bonjour James.
43:19Bonjour Madame.
43:20Vous êtes étudiant,
43:22arbitre également,
43:23formé depuis assez récemment.
43:25Oui.
43:26Et vous avez déjà été menacé
43:28en tant qu'arbitre ?
43:29En tant qu'arbitre,
43:30oui.
43:32Pendant un match
43:32je sais que les supporters
43:33n'apprécient pas la décision
43:34que je prends.
43:35Il m'arrive que
43:35dans un match
43:38il n'y a pas longtemps,
43:39il m'a menacé
43:39de me poignarder
43:40puisque c'est des gens
43:40dans mon établissement scolaire.
43:42Ils m'ont dit
43:42qu'ils allaient me retrouver
43:43à la reprise des cours
43:44pour me regarder
43:45dans la toilette.
43:46Un des joueurs ?
43:48Non, des supporters.
43:49Un des supporters
43:50qui vous disent
43:50on sait où tu es en cours,
43:52on va venir.
43:53Ils sont dans mon établissement,
43:54oui.
43:55Mais c'est complètement fou ça.
43:56Et des supporters,
43:58vous arbitrez
43:59quel type de rencontre ?
44:01Quelle division,
44:02vous voulez dire ?
44:02Oui, pardon,
44:03excusez-moi.
44:04De la R3 jusqu'à la D2.
44:07D'accord.
44:08Donc c'est régional.
44:08Oui, donc on n'est plus
44:09au niveau amateur-amateur.
44:11Enfin, c'est plus-plus.
44:12Oui, dans ce match
44:14c'est un match de D2.
44:15Ce n'est pas une excuse,
44:16mais...
44:16Oui, mais oui.
44:18En tant qu'éducateur,
44:20je me rappelle,
44:21c'était dans un tournoi
44:21il y a un an
44:22en UCS-7
44:23et on avait chacun
44:24une autre équipe
44:25en UCS.
44:27et je rappelle
44:28qu'un des parents
44:28était parti menacer
44:30un des éducateurs
44:31qui avait seulement 13 ans
44:32en disant
44:33que c'était inacceptable
44:33que son enfant
44:34joue au poste de gardien
44:35alors qu'on faisait tourner
44:36tout le monde
44:37à cet âge-là
44:37parce qu'on en est encore
44:38en école de foot.
44:39Et il est passé
44:3920 minutes
44:40à lui créer le dessus
44:42devant une foule
44:43de personnes
44:43alors qu'il n'a seulement
44:4413 ans
44:44dans le lancement
44:45et ce n'est pas
44:45le qu'il décide
44:45dans tous les cas.
44:47Et ces menaces-là
44:48que vous avez reçues
44:49en tant qu'arbitre,
44:50ça ne vous n'est pas dit
44:51« bon, tant pis,
44:52j'abandonne,
44:52ça ne vaut pas la peine ? »
44:55Je n'écoute pas les menaces,
44:56ça ne fait rien
44:57de les écouter
44:57parce que le plus
44:58on donne attention,
44:58le plus ça va aller
45:00faire un effet
45:00de boule de neige
45:01entre parenthèses.
45:02Merci beaucoup James
45:03pour votre témoignage.
45:05Cédric, bonjour.
45:06Bonjour.
45:07Alors vous,
45:08c'est votre fils
45:09qui jouait au foot,
45:10racontez-nous.
45:11Oui,
45:11il jouait au foot
45:13pendant 4 ans,
45:15donc de U7 à U11
45:18et aussi on voyait
45:20des parents,
45:21j'ai vu une fois
45:22une scène
45:23où une maman
45:25a débarqué
45:26sur le terrain
45:27parce que son fils
45:28s'était fait tacler,
45:31on marche sur la tête.
45:33Mais elle a débarqué
45:33sur le terrain
45:34et elle a fait quoi ?
45:35Elle a été voir son fils
45:37alors que c'était
45:39un match de foot lambda.
45:40c'était un match
45:42de foot lambda.
45:42C'est là
45:43les parents
45:45qui crient
45:45sur leurs enfants,
45:47qui crient
45:48contre l'arbitre.
45:49Il y a 40 ans
45:50je jouais au foot,
45:51ça n'existait pas.
45:53Ça n'existait pas.
45:54Mais le foot,
45:55c'est juste
45:56le reflet
45:57de la société.
45:58Et la société,
45:59elle est de plus en plus
46:00violente.
46:02Vous pouvez aller voir
46:03d'autres sports,
46:04ça n'existe pas.
46:05Mais vous,
46:05c'est ce que j'allais vous dire.
46:06Pourquoi dans le foot
46:07et pas dans les autres ?
46:08Parce que je pense
46:10que c'est un ascenseur
46:11certain.
46:12Certains le voient
46:13comme un ascenseur social.
46:15Oui,
46:15c'est ce que nous disait Isaac.
46:16Voilà.
46:17Mon fils,
46:17ça va être le futur Mbappé.
46:19Mais non,
46:19pas du tout.
46:20Votre fils,
46:21ça ne va pas être
46:21le futur Mbappé.
46:22Il y en a un
46:23sur des millions
46:23en tête des Mbappé.
46:26Mais en fait,
46:26vous pouvez aller voir
46:27d'autres sports.
46:28Moi,
46:28j'ai entraîné,
46:29j'ai été coach
46:30de handball.
46:30Ça n'existe pas.
46:32Mon fils a quitté
46:32le foot
46:33pour faire du tennis de table.
46:35Les relations
46:36entre les parents,
46:38tout ça,
46:38c'est très cordial.
46:39Il y a du respect
46:40partout.
46:41C'est le foot.
46:43Mais pour cela,
46:44il faut que tout en haut,
46:45tout en haut,
46:46l'exemple soit montré.
46:49Et ça va
46:50de l'équipe de France,
46:51de la Ligue 1,
46:51et tout ça.
46:52Dès qu'il y a des incidents,
46:53il doit y avoir des sanctions.
46:55Il n'y a pas de sanctions.
46:56En tout cas,
46:57pas assez sévères.
46:58Et donc,
46:58qu'est-ce qui se passe ?
46:59Les parents,
47:00les enfants,
47:01ils font la même chose
47:03que ce qu'ils voient.
47:03Et ce n'est pas du tout beau
47:04ce qu'on voit maintenant
47:05sur les terrains de Ligue 1
47:06et même les plus grands champions,
47:08ce n'est pas propre.
47:11Cédric,
47:11vous avez été soulagé
47:13quand votre fils
47:13a raté le foot ?
47:15Oui.
47:16Oui ?
47:16Oui.
47:17Non,
47:17mais je vous comprends.
47:18Je suis un peu pareille.
47:20Oui.
47:21Surtout qu'il est venu,
47:23il est venu,
47:24il est arrivé
47:25dans un autre sport
47:25où il y avait
47:26des belles valeurs.
47:28Dans le tennis de table,
47:30il y a des belles valeurs
47:30d'entraide,
47:31d'encouragement.
47:33ça n'existe plus dans le foot.
47:35Ça n'existe plus.
47:36Vous regardez
47:37ce qui s'est passé
47:37la semaine dernière,
47:38ce n'est pas du foot
47:39ce qui s'est passé.
47:40On entend
47:41l'Anse,
47:42si l'Anse a réconcilié
47:43un peu plus que le foot.
47:44Vous parliez de l'OGC Nice
47:45et des incidents de supporters
47:46à Paris.
47:47Oui, effectivement.
47:48Ce n'est pas des supporters.
47:49Attention,
47:49ce n'est pas des supporters.
47:50C'était des supporters
47:51de l'OGC Nice.
47:52Ils étaient impliqués,
47:53certains d'entre eux.
47:54Ce n'est pas des supporters.
47:54Ce n'est pas des supporters.
47:55Ce n'est des hooligans.
47:56Non, mais vous avez raison.
47:57Il faut bien mettre
47:59les bons mots
48:00en face des bonnes choses.
48:02D'ailleurs,
48:02ça a été très largement condamné
48:04et par les clubs
48:04de supporters
48:05et par le club
48:07de l'OGC Nice.
48:08Cédric,
48:08je voudrais aussi
48:09entendre Alexandre.
48:09Bonjour Alexandre.
48:11Oui,
48:12bonjour Amandine.
48:13Vous aussi,
48:14vous avez été témoin
48:15de scène.
48:17Oui,
48:18tout à fait.
48:19Au bord des stades,
48:20moi aussi,
48:21j'ai énormément joué au foot.
48:22Mais aujourd'hui,
48:23le problème au bord des stades,
48:24c'est à la fois
48:25les supporters
48:26qui viennent supporter
48:27leur équipe
48:27et qui s'en prennent
48:28aux autres supporters.
48:29Mais c'est les parents,
48:30surtout.
48:30Les parents,
48:30ils sont complètement fous.
48:33Comme disait Cédric,
48:36les enfants,
48:36ça ne fera jamais
48:37des Mbappé
48:37ou qui que ce soit.
48:38On joue au niveau district
48:40et ce sont des jeunes.
48:41Il ne faut pas les pousser
48:42plus qu'autre chose.
48:43Bon,
48:44moi,
48:44j'ai la chance.
48:44Maintenant,
48:45je n'ai que des filles
48:45donc elles vont faire
48:46de la gym,
48:46des choses comme ça.
48:47Elle pourrait faire du foot ?
48:49Non,
48:50elle ne veut pas.
48:50J'ai essayé,
48:51mais elle ne veut pas.
48:52Non,
48:52aujourd'hui,
48:53le problème,
48:53c'est les parents.
48:55Le foot professionnel
48:56donne de mauvais exemples,
48:57mais les problèmes
48:58dans le district,
48:59dans le foot amateur,
49:00ça a toujours existé
49:01depuis toujours.
49:02Sauf qu'aujourd'hui,
49:02on en parle beaucoup plus
49:03et c'est de plus en plus grave.
49:06Et sans doute
49:06de plus en plus violent
49:07aussi ce que nous disait Isaac.
49:10Je voudrais aussi
49:10entendre Christophe.
49:11Bonjour Christophe.
49:12Bonjour Armandine.
49:13Alors,
49:13vous êtes président
49:14d'une association
49:14qui s'appelle
49:15Dans la Surface,
49:15c'est ça ?
49:16C'est ça,
49:17exactement.
49:17Qui justement
49:18essaye de quoi ?
49:20Expliquez-nous
49:21quel est le rôle
49:21de cette association.
49:22C'est ça,
49:22en fait,
49:22on fait plusieurs choses.
49:23on filme des matchs.
49:24On travaille avec le district
49:25des Yvelines,
49:26justement,
49:27le 78.
49:28Et en fait,
49:29on mène plusieurs actions
49:30sur des tournois,
49:31sur des matchs
49:31dans le district.
49:32Et effectivement,
49:33je suis un peu d'accord
49:33avec tout ce que j'entends
49:34depuis tout à l'heure.
49:34C'est vrai que les violences,
49:36en fait,
49:36je ne sais pas s'il y en a plus
49:37ou c'est juste qu'on en entend plus
49:39parce que maintenant
49:39avec les réseaux sociaux,
49:40avec les informations,
49:41tout va plus vite.
49:42Et donc,
49:42dès qu'il se passe quelque chose,
49:43on l'entend.
49:44Mais c'est vrai qu'il y a
49:45cette augmentation
49:46des violences
49:47qui sont sur le terrain,
49:47les joueurs entre eux
49:48ou même maintenant
49:49les supporters
49:50et comme on l'a entendu
49:51aussi les parents.
49:52Mais je trouve qu'il y a
49:53quand même des choses
49:54qui sont mises en place.
49:54Il y a beaucoup d'actions
49:55qui sont mises en place
49:56comme je l'ai dit
49:57avec le district des Yvelines.
49:58Et dans ce district-là,
49:59le président,
50:00c'est un arbitre international
50:02et c'est son mot d'ordre.
50:04C'est vraiment...
50:05Mais concrètement,
50:05qu'est-ce qui est mis en place ?
50:06Ça veut dire qu'on sanctionne
50:07le moins de dérapage de parents,
50:09par exemple ?
50:09C'est ça.
50:10En fait,
50:10il y a des sanctions
50:11qui sont données
50:11qui étaient assez faibles avant
50:13et qui commencent
50:13à être de plus en plus lourdes
50:14que ce soit pour les joueurs
50:15sur le terrain,
50:16que ce soit pour les supporters.
50:18En fait,
50:18il y a des choses
50:19qui sont mises en place
50:20pour pouvoir identifier
50:21les supporters problématiques
50:22afin qu'ils ne puissent plus
50:23mettre les pieds
50:25sur les terrains,
50:26un peu comme les sanctions
50:26qu'il peut y avoir
50:27sur les grands terrains,
50:28sur les grands stades.
50:29Donc il y a des choses
50:29qui sont mises en place
50:30mais on ne va pas se mentir
50:31que c'est très compliqué
50:32de gérer une foule de 100,
50:33parfois maintenant même
50:34200, 250 personnes
50:35autour des terrains
50:36selon l'engouement,
50:37selon le match.
50:39Et effectivement,
50:40on est d'accord
50:41que ces violences
50:42sont un gros problème
50:43et je suis aussi d'accord
50:44comme je l'ai dit
50:44avec tout ce que j'ai entendu,
50:45les parents ont un très grand rôle
50:47je pense dans cette augmentation
50:49on va dire entre guillemets
50:50de la violence
50:50dans le football amateur.
50:52Isaac,
50:52vous êtes toujours avec nous,
50:53vous disiez,
50:54moi je suis dans un club
50:55où il y a beaucoup de choses
50:56qui sont mises en place.
50:57S'il y avait une chose
50:57à mettre en place
50:58à généraliser partout en France,
51:00ce serait laquelle ?
51:01C'est très simple,
51:02si je peux me permettre
51:03de répondre à cette question.
51:04Je pense que la majorité
51:05des matchs
51:05sont actuellement filmés.
51:08L'angle des caméras
51:09elle est de 180 degrés.
51:12Il faudrait juste augmenter
51:13l'angle de caméra.
51:14De mettre de 360
51:15qu'on voit le moindre...
51:16Effectivement,
51:17parce qu'aujourd'hui
51:18on peut sanctionner
51:18un éducateur,
51:20on peut sanctionner un joueur
51:21parce qu'il est identifié
51:22via sa licence
51:23et sur le match.
51:25Mais malheureusement
51:26on ne peut pas sanctionner
51:27un parent
51:27parce qu'on n'a pas son identité.
51:30Mais je pense que la caméra
51:31elle peut très vite
51:32déceler qui est qui
51:33et savoir à qui on a affaire.
51:36Et là,
51:36il ne reste plus qu'à se mettre
51:38en relation avec les forces
51:39de police
51:39et les forces de l'ordre.
51:40Et je pense qu'après
51:42c'est un travail.
51:43Bien sûr.
51:44Mais les solutions sont possibles.
51:45Merci beaucoup à tous
51:47pour à la fois vos témoignages
51:49et puis votre regard.
51:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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