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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 24 juin 2026.
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00:0112h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:07Et à la une aujourd'hui, ce thermomètre qui continue de grimper.
00:11On a connu hier la journée la plus chaude de toute l'histoire de la météo.
00:15Ça va s'accentuer encore sans doute cet après-midi avec des 40 degrés dépassés dans un certain nombre de
00:21régions.
00:22Au total, ce sont désormais 58 départements qui sont en alerte rouge.
00:2868 000 foyers sont toujours privés d'électricité dans le sud Finistère et dans le Vaucluse.
00:35Peggy Broch, on n'en a pas fini, on l'a compris avec cette canicule.
00:38Pas d'amélioration avant samedi ?
00:40Exactement, samedi ça va commencer à baisser par l'ouest, dimanche sur le centre et lundi à l'est.
00:45Donc on a encore des journées très chaudes et des nuits chaudes.
00:48Demain par exemple, à cette nuit, on sera souvent entre 20 et 25 degrés, 27 même.
00:52À Bordeaux, à Paris, à Cognac, comment ça veut dire que ça ne baissera pas plus bas ?
00:5628 même attendu à Nantes où on attend 40 degrés cet après-midi.
01:00Partout ailleurs, on sera souvent entre 36 et 40 degrés.
01:04Sous un beau soleil, comme souvent, et l'après-midi, ça tourne à l'orage sur l'ouest du pays,
01:09entre la Bretagne, la Normandie, le Pays Basque et des averses orageuses attendues également sur les reliefs.
01:14Merci beaucoup Peggy. Dans l'actualité également, ce premier cas d'Ebola sur le sol français.
01:18Il s'agit d'un médecin humanitaire qui revenait de RDC.
01:22Il a bien sûr été placé à l'isolement et puis du foot.
01:26Didier Deschamps ne sera donc pas présent vendredi pour le match des Bleus face à la Norvège.
01:30Le sélectionneur a dû rentrer en France suite au décès de sa mère.
01:33C'est son adjoint, Guy Stéphan, qui va assurer l'intérim.
01:39Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
01:43Amandine Bégaud sur RTL.
01:46Voilà, j'invite tout le monde à mettre un bandana noir pour la petite Yana qui est au ciel.
01:51Je souhaite avant tout qu'elle ne soit pas morte pour rien.
01:55Visiblement, ce monsieur était connu, il y avait déjà eu des plaintes contre lui, classé sans suite.
01:59Il y a eu un problème au niveau des juridictions et tribunaux qui se font renvoyer l'affaire.
02:04C'est ça, la France.
02:06On vous sort à chaque fois comme excuse, manque de moyens.
02:09J'ai déposé plainte contre mon ex-ami.
02:12J'ai été tapée plusieurs fois.
02:13J'ai été voir des médecins légistes et tout.
02:16Et il n'y a eu aucune suite.
02:18On prend par exemple l'histoire de la petite Yana.
02:20Ça fait du mois qu'il y a une plainte de déposé, il n'y a rien qu'à bouger.
02:23Et même quand ça bouge, même quand il y a des procès, regardez dans le péri-scolaire.
02:27Il y a eu neuf plaintes, neuf agressions, neuf ans qu'ils s'en tirent avec un embracelet.
02:31C'est écurrant.
02:32Je suis enlentie et j'ai la nausée.
02:35C'est une affaire de plus.
02:37Alors moi, je voudrais savoir comment travaillent les gens, combien d'heures par semaine,
02:41combien de dossiers par semaine, par mois, ils traitent.
02:44Pas par an, pas des gros chiffres.
02:47Donc, combien ils reçoivent de dossiers, combien ils traitent par mois.
02:50Tout ça, je voudrais qu'on me l'explique clairement.
02:53Parce qu'il n'y a rien qui va.
02:55Il n'y a rien.
02:57Ce sont ces messages que vous avez laissés, vous les auditeurs, depuis plusieurs semaines sur RTL.
03:03C'est sans aucun doute l'un des sujets qui vous a le plus fait réagir ces derniers mois,
03:07la mort de la petite Liana et ses dysfonctionnements de la justice.
03:11Deux jours après la publication d'un premier rapport d'inspection,
03:15le ministre de la Justice et donc l'invité exceptionnel des auditeurs ont la parole.
03:18Bonjour Gérald Darmanin.
03:19Bonjour.
03:19Et merci beaucoup d'avoir accepté d'échanger avec les auditeurs de RTL qui ont beaucoup de questions, d'interrogations.
03:26Il y a eu la colère, effectivement, au départ.
03:28Mais maintenant, tous souhaitent comprendre et surtout faire en sorte que tout cela ne se reproduise pas.
03:34Hervé, bonjour.
03:36Bonjour Amandine.
03:37Bonjour Monsieur le Ministre.
03:38Bonjour Monsieur.
03:39Vous nous appelez d'O.Hervé.
03:41Je vous appelle de Lyon.
03:43Et vous aviez une remarque, une question à poser à Gérald Darmanin.
03:47Oui, Monsieur Darmanin.
03:49Vous êtes un homme d'expérience.
03:51Vous avez été ministre de l'Intérieur.
03:52Vous êtes ministre de la Justice.
03:53Je ne vais pas refaire l'histoire sur la petite Liana, la petite Rosa.
03:57J'ai entendu qu'un procureur et deux gendarmes avaient été sanctionnés.
04:00Mais moi, j'aimerais aller au-delà de cela et vous suggérer de reprendre en main.
04:09Mais quand je dis une reprise en main, c'est quelque chose de sérieux et d'une refonte globale de
04:15notre système judiciaire.
04:17De savoir qu'aujourd'hui, en 2026, des documents sont mis dans une enveloppe.
04:22Des documents qui ont comme sujet le viol d'une petite fille sont mis dans une enveloppe papier pour être
04:32ouvertes plusieurs mois après.
04:33On est quand même en 2026.
04:34Il y a des systèmes informatiques qui ne fonctionnent pas.
04:37Je sais qu'il y a un manque de moyens.
04:38Je sais bien qu'on ne va pas claquer des doigts.
04:40Et je ne vais pas tirer sur l'ambulance.
04:42Mais il est temps, il est urgent, Monsieur.
04:45Et je sais que vous en êtes capable, même si je ne partage pas la totalité de vos idées.
04:49Mais, Monsieur le Ministre, il est urgent aujourd'hui pour redonner confiance dans la justice de notre pays, rendue au
04:57nom des Français.
04:58On ne se reconnaît plus aujourd'hui dans la justice qui est rendue.
05:00Il est urgent aujourd'hui, enfin, de ne pas seulement dire, nous allons faire une priorité de telle et telle
05:08chose,
05:09mais de le faire, de ne plus parler, d'agir, Monsieur le Ministre.
05:13Ça ne peut plus se passer.
05:15Gérald Darmanin vous répond.
05:17Bon, Monsieur, vous avez parfaitement raison.
05:19La justice est rendue au nom du peuple français.
05:21Et le ministre, les magistrats doivent répondre à toutes vos questions.
05:25Et vous expliquer pourquoi ça a failli, d'où l'exercice de transparence qui n'a jamais été fait auparavant.
05:31On ne cherche pas d'excuses.
05:33Et, effectivement, qu'est-ce qu'on fait et pas qu'est-ce qu'on va faire ?
05:36Vous avez eu la gentillesse de rappeler que j'ai eu un peu d'expérience.
05:38Quand je suis arrivé au ministère du Budget, j'ai fait l'impôt à la source.
05:41Alors, évidemment, ce n'est pas la même chose que la justice, mais enfin, rappelez-vous, en 2017-2018, il
05:45y avait des papiers pour remplir vos feuilles d'impôt.
05:47Il y en avait des papiers partout chez les inspecteurs des impôts.
05:50C'était très incompréhensible.
05:51C'était une administration qui ne fonctionnait pas très bien.
05:53Les gens s'en plaignaient beaucoup.
05:54On a fait l'impôt à la source, on a mis trois ans, on a tout numérisé.
05:57Et désormais, je pense que cette administration l'a préférée des Français, d'après les baromètres, parce qu'elle répond
06:01en 24 heures à vos mails, parce que c'est très simple de déclarer vos revenus.
06:04Vous l'avez fait récemment.
06:05Et j'ai pu conduire ce genre de projet.
06:07Là, l'idée, c'est de mettre ça en place, vous l'avez dit, cette semaine.
06:11C'est de mettre en sorte...
06:13Mais c'est pour quand, ça, Gérald de Darmanin ?
06:14Alors, d'abord, ça fait un an que je suis ministre de la Justice.
06:17Quand je suis arrivé, il y avait deux tribunaux sur les 168 qui étaient numériques.
06:21Deux tribunaux.
06:21Maintenant, il y en a 160.
06:23Et je voudrais dire, monsieur, j'entends votre question sur l'envoi à papier, mais les mails existent entre les
06:28deux juridictions.
06:29On peut très bien envoyer un mail, et puis je vais vous donner même un scoop, il y a même
06:32le téléphone qui fonctionne entre les deux juridictions.
06:35Donc, bien sûr qu'on peut numériser, et qu'il faut numériser, mais enfin, les mails existent, les téléphones existent,
06:40il n'y a pas d'excuse.
06:41Donc là, c'est une faute, en fait, ce que vous voulez dire ?
06:43Oui, bien sûr, et je l'ai dit, évidemment.
06:44Et tout le monde, l'inspection qui est indépendante par des magistrats indépendants l'a dit, évidemment.
06:48Évidemment, dans un monde tout à fait normal, dans 99,9% des cas, on s'appelle.
06:52On s'appelle ou on s'envoie un mail pour dire, attention, ça c'est urgent.
06:55Et je t'envoie par la poste, si jamais il fallait l'envoyer par la poste, un courrier.
06:59Bon, et après, il y a eu beaucoup d'autres dysfonctionnements et de fautes graves qui expliquent ce qui se
07:03passe.
07:03Donc, la question de l'envoi par la poste n'est d'ailleurs pas la seule réponse à ce qui
07:07s'est passé.
07:07Mais pour répondre à votre question, nous entreprenons depuis plusieurs mois,
07:10mais je vais évidemment m'y occuper tous les jours et aider cet été.
07:13J'ai dit que je ne prenais pas de vacances pour ça.
07:15Nous allons numériser les 30% de papiers qui restent, puisqu'il existe encore des procédures papiers.
07:21Et je comprends très bien votre question.
07:22Nous sommes en 2026 et nous avons un ministère à la préhistoire numérique.
07:25Donc, je vais essayer de le faire rentrer dans les temps modernes, dans les quelques mois qui me restent au
07:27gouvernement.
07:28Et je suis père de famille et je suis, comme vous, tout à fait révolté de ce qui s'est
07:31passé,
07:32comme, je le pense, l'immense majorité des magistrats.
07:34– Merci beaucoup Hervé. Dominique, bonjour.
07:37– Oui, bonjour, bonjour.
07:38– Alors, Dominique, vous êtes avocat et je rappelle, enfin, j'explique à Gérald Darmanin,
07:43vous intervenez très souvent, vous nous appelez très souvent dans les auditeurs On La Parole,
07:47avec votre expertise et votre connaissance aussi de comment se passe un certain nombre de procédures.
07:53Vous avez été témoin de toute cette paperasse, justement.
07:57– Oui, tout à fait, monsieur le ministre.
07:59Il y a une émission de M6 qui s'appelle Le Patron Incognito.
08:02Moi, je vous conseille de faire la même chose, c'est-à-dire d'aller incognito dans une juridiction
08:06et de voir comment ça se passe.
08:08Parce qu'effectivement, vous verrez que parfois, on est obligé d'apporter des ramettes de papier en gendarmerie
08:13parce qu'ils n'ont plus de papier.
08:15Donc, ça laisse quand même une impression bizarre de la relation entre l'avocat et le gendarme.
08:19Vous verrez que quand on ne peut pas se faire communiquer des pièces parce qu'il n'y a plus
08:24d'encre dans un greffe,
08:26eh bien, on est obligé de faire une photo avec notre téléphone portable des pièces qui ont été fournies aux
08:32greffes.
08:32Vous verrez, effectivement, que vous avez des procédures comme une que j'ai actuellement qui durent depuis 14 ans.
08:40Et au bout de 7 ans, on s'est rendu compte que c'était le mauvais tribunal qui avait été
08:43saisi.
08:44Et donc, on a dû passer de Mâcon à Châlons.
08:48Mon client a eu un premier jugement en janvier 2025 pour un accident du travail en octobre 2012.
08:57Donc, vous voyez, il faut vraiment faire quelque chose.
09:00Là, ce n'est pas la préhistoire, pardon, ce que nous raconte Dominique Gérald-Darmanin.
09:04C'est quand il n'y a plus d'encre et plus de ramettes de papier.
09:07Bonjour, Maître.
09:08Bonjour, Monsieur le ministre.
09:09D'abord, je pense que si on numérise, on n'aura plus besoin d'encre et de ramettes de papier.
09:13Il faut entrer dans le XXIe siècle.
09:16Et au moment de l'IA, utilisé notamment par les avocats et par les notaires,
09:20qui, vous le savez, permet de faire encore mieux pour vos offices,
09:24il faut vraiment que la justice ne réponde pas, ramettes de papier et nombre de greffiers ou de magistrats supplémentaires.
09:28Parce que là, on va perdre la guerre, si j'ose dire, asymétrique.
09:31Donc, bien sûr, vous avez parfaitement raison.
09:33Vous me dites, il faut faire le client mystère.
09:34Vous savez, je suis maire d'une commune.
09:35Moi, je n'ai pas fait l'ENA.
09:37Je suis élu local de Tourcoing.
09:38Je suis le fils de femme de ménage.
09:39Je peux vous assurer que les juridictions et les prisons, je les visite sans presse.
09:43Quasiment toutes les semaines.
09:45Donc, je vois bien que quand j'arrive dans une juridiction, il y a la dame très gentille de l
09:49'accueil.
09:50Souvent, il y a deux dames.
09:51Une pour les avocats, parce que souvent, il y a des fils spécifiques pour les avocats.
09:54Et une pour les usagers.
09:56Et je vois bien que cette dame, à la fois, elle répond aux mails.
09:59Alors que, dans mon sens, ça devrait être une IA qui devrait pouvoir répondre aux mails.
10:01Il y a parfois 100 à 150 mails envoyés dans des juridictions pour savoir ce qui se passe, où on
10:05est mon dossier.
10:06Elle répond aux gens qui viennent leur demander où est-ce que c'est le tribunal, le truc pour les
10:10victimes, la psy, c'est où.
10:12Elle répond aussi, elle ouvre le papier.
10:14Et en effet, vous avez parfaitement raison, il y a des milliers et des milliers de lettres qui arrivent de
10:19toutes urgences confondues.
10:21Et cette dame, elle ouvre entre je réponds à la personne et je réponds.
10:24Mais donc, c'est bien un problème de moyens, ça, Gérard de Darmanin.
10:27S'il y avait dix dames au lieu d'une dame.
10:28Non, mais c'est tout à fait archéique.
10:29Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut faire les choses.
10:32On ne va pas rajouter des dames à l'accueil, bien sûr que là, je viens d'embaucher...
10:34Non, mais c'était l'exemple qu'on prenait.
10:36Là, nous avons embauché en urgence 300 vacataires pour aider les parquetiers qui travaillent sur les plaintes,
10:40les 70 000 plaintes pour viol sur les enfants.
10:43Bien sûr qu'ici ou là, on doit rajouter des gens.
10:45On a recruté 4000 personnes au ministère de la Justice en trois ans.
10:48Donc, nous sommes d'un gros recruteur.
10:50Et le président de la République a augmenté...
10:51Mais ce n'est pas parce qu'il y a eu ces recrutements qu'il n'en faut pas encore.
10:54Mais ce n'est pas ça le sujet.
10:55Le sujet, c'est de changer nos méthodes de travail.
10:58À la mairie de Tourcoing, on a numérisé les parafeurs.
11:01Je suis arrivé, les parafeurs étaient en papier.
11:02Maintenant, tout est numérique.
11:03Et de l'agent municipal jusqu'à la maire de Tourcoing, désormais,
11:06ça dure une journée parce que tout le monde fait un parafeur électronique.
11:09Quand vous êtes chez le notaire, désormais,
11:10même si vous êtes dans le notaire au fin fond du Nord-Pas-de-Calais,
11:14c'est numérisé.
11:14Vous pouvez même signer des actes à distance.
11:17Ce qu'un office de notaire arrive à faire à trois personnes,
11:19un grand ministère est capable de le faire.
11:21Et donc, il ne faut pas répondre seulement effectif,
11:23même si effectivement, il faut des effectifs,
11:24il faut changer notre façon de faire.
11:26Et malheureusement, le ministère de la Justice, structurellement,
11:29n'a pas eu les moyens ou même la volonté de changer les choses.
11:32Donc, c'est une histoire aussi d'état d'esprit ?
11:35C'est une question aussi de se dire, on rentre dans le XXIe siècle.
11:38Et il y a beaucoup de magistrats qui le font, qui le savent,
11:40mais en arrivant au ministère de la Justice il y a un an,
11:42il n'y avait personne qui travaillait sur l'intelligence artificielle.
11:44C'est un énorme problème.
11:46Donc, nous rattrapons beaucoup de retard.
11:48Et vous avez parfaitement raison, maître, pardon,
11:50il y a par ailleurs une lenteur inacceptable.
11:52Il y a aussi des dossiers qui durent depuis 15 ou 20 ans.
11:55Vous avez parfaitement raison de le dire.
11:56Et c'est cette lenteur que les gens n'acceptent pas.
11:58Indépendamment de la décision de justice qui peut décevoir telle ou telle partie,
12:01mais ça, c'est l'indépendance des juges et il ne faut pas revenir dessus,
12:04c'est cette lenteur.
12:05Pour avoir un divorce, pour avoir une garde d'enfant,
12:07pour s'occuper de son grand-père qui doit être sous tutelle,
12:11on met parfois 3 ou 4 ans, 5 ans.
12:12Il y a des prud'hommes qui mettent 4 ans aujourd'hui
12:14pour juger pour un salarié ou un patron.
12:16C'est inacceptable.
12:17Donc, je vous prie d'être certain que je connais l'Himalaya à Monté.
12:21Ça fait un an que je m'y mets tous les jours
12:23et que je fais client mystère.
12:25Mais je suis très heureux de venir à Chalon ou dans vos juridictions
12:27pour le voir de visu.
12:28Mais je peux vous dire que je le fais et je le fais plus sans doute
12:31qu'on aimerait que je le fasse.
12:33Merci beaucoup Dominique.
12:34Sandra, bonjour.
12:36Bonjour.
12:37Vous, vous vouliez évoquer,
12:39et c'est bien sûr le sujet au cœur de tout ça,
12:44la question de la prise en charge des violences des enfants.
12:49Votre fille, expliquez-nous,
12:51vous avez porté plainte pour des faits de violences sexuelles sur votre fille.
12:56C'est ça, j'ai porté plainte il y a déjà plus d'un an
13:03concernant des violences sexuelles commises par le père de ma fille.
13:09Et je n'ai pas eu de nouvelles du commissariat.
13:13En les contactant, j'ai su que l'affaire avait été classée sans suite.
13:18Alors, votre petite fille, elle a quel âge ?
13:208 ans.
13:218 ans.
13:22Et comment elle vous a expliqué ce qui avait pu lui arriver ?
13:29On est dans le cadre d'une séparation.
13:33Et elle m'en a parlé à moi directement,
13:36mais pas à d'autres personnes.
13:39Et c'est moi qui ai porté plainte.
13:42Elle a été immédiatement entendue ?
13:44Non.
13:45A ce jour, elle n'a pas été entendue.
13:47Elle n'a jamais été entendue ?
13:49Non.
13:49Et la plainte a été classée, c'est ce qu'on vous a dit ?
13:52C'est ça.
13:53Et dès le départ, dès le dépôt de plainte, de toute façon,
13:56la policière qui m'a reçue, déjà, elle m'a informé que ça allait durer 3 heures.
14:02Elle avait l'air assez agacée.
14:06Et que de toute façon, ça allait être classé sans suite.
14:08Elle me l'a annoncé.
14:09Et le papa, il a été entendu ?
14:11Oui.
14:11Oui ?
14:12Oui.
14:14Et ensuite, ça a été classé.
14:16Gérald Denermanin.
14:17Bonjour madame.
14:18C'est dans quel commissariat que vous avez déposé plainte ?
14:21Dans le Val d'Oise.
14:24Et vous avez reçu un document de la part du procureur de la République
14:26pour dire que c'était classé, les motifs de ce classement ?
14:29Non, je n'ai pas reçu de document.
14:31C'est quand vous avez appelé le commissariat ?
14:32C'est ça.
14:33On m'a dit qu'il fallait faire une démarche pour demander ce document
14:37pour avoir de plus en plus d'informations.
14:40Alors, c'est faux.
14:41Le procureur de la République va vous communiquer.
14:43Il aurait dû déjà le faire, sans doute.
14:46Mais il va communiquer pourquoi c'est classé et quel motif de classement.
14:49Le fait que vous pouvez faire appel gratuitement à son procureur général
14:52pour réouvrir l'enquête.
14:54Ou vous constituez partie civile, si vous prenez un avocat.
14:57Mais en tout cas, vous pouvez le faire gratuitement
14:58en faisant un appel, finalement, de ce classement.
15:01Madame, peut-être en dehors de l'antenne,
15:03avoir des éléments pour qu'on puisse faire regarder,
15:05même si je n'ai pas le droit, dans la Constitution et dans la loi,
15:08d'intervenir pour une histoire individuelle.
15:09Et sur le principe, vous en conviendrez que c'est fou.
15:11Mais je peux signaler les choses, comme je le fais quotidiennement,
15:15puisque je reçois des centaines de témoignages comme ça depuis que je suis gardé.
15:17Et on a plein d'auditeurs qui nous ont appelé depuis des semaines
15:20pour nous raconter des histoires comme celle-ci.
15:21Bien sûr, bien sûr.
15:22D'abord, c'est contraire à nos instructions,
15:25puisque, Madame, il y a une différence assez forte.
15:28Je suis père de famille de deux petits garçons.
15:30Il y a ceux, et j'ai connu des histoires personnelles dans ma famille,
15:33je ne vais pas rentrer dans ce détail,
15:34mais je partage tout à fait ce qu'il doit vous manger,
15:38personnellement,
15:39et qui doit vous rendre votre vie extrêmement difficile,
15:41et celle de votre petite fille.
15:42D'abord, je voulais vous dire qu'on vous doit considération et accueil.
15:46Et ce n'est bien sûr pas aux policiers ni aux procureurs de la République
15:48de dire si le papa est coupable ou non.
15:51Ça, c'est un juge indépendant de le faire,
15:52mais ça n'empêche pas qu'on doit vous prendre avec délicatesse.
15:54Il y a un devoir de délicatesse
15:55de la part des enquêteurs et de la part des magistrats.
15:58Et manifestement, il a été totalement raté dans votre histoire.
16:01Quand une maman comme Sandra, pardon, monsieur le ministre,
16:04vient déposer plainte pour des faits comme cela,
16:08son enfant doit être entendu rapidement ?
16:10C'est quoi les consignes ?
16:11Comment ça devrait se passer dans un monde idéal ?
16:13Il y a deux choses.
16:13Il y a des gens qui déposent plainte contre X.
16:15Ça, c'est la moitié des plaintes.
16:16Il y a 40 000 plaintes qui concernent les mineurs par an.
16:18Délit et crime.
16:19C'est quand même beaucoup.
16:21Mais ça n'empêche pas qu'on doit traiter les gens
16:23avec humanité et délicatesse.
16:25Dans la moitié de ces plaintes, grosso modo, c'est contre X.
16:27Votre petit garçon vous raconte quelque chose,
16:29mais on ne sait pas très bien qui.
16:30Et donc, vous portez plainte contre X.
16:31Et là, on peut comprendre que ça mette du temps.
16:32Voilà.
16:33Ce n'est pas anormal que le travail des enquêteurs,
16:34c'est de deviner qui est X.
16:36Et là, ça peut prendre du temps.
16:37Ça peut être classé.
16:38Parce que quand on n'a pas les preuves de culpabilité,
16:40on classe.
16:40Ça ne veut pas dire qu'on ne croit pas à la parole de l'enfant.
16:42Ça veut dire qu'on n'a pas les éléments.
16:43Et puis, il y a des plaintes où on a des éléments.
16:45On sait contre qui c'est adressé.
16:47Donc, on peut effectivement l'auditionner.
16:49On doit auditionner, évidemment, le petit garçon ou la petite fille
16:51dans des lieux souvent spécifiques qu'on appelle les salles Mélanie.
16:54J'en ai créé 300 quand j'étais ministre de l'Intérieur.
16:56C'est-à-dire qu'on ne les reçoit pas au commissariat
16:57ou à la brigade de gendarmerie.
16:58On les reçoit à part avec un psy
17:00dans un moment qui ne ressemble pas du tout
17:02à un commissariat ou à une brigade de gendarmerie
17:04où on est en civil.
17:05Bon, bref.
17:05Où c'est filmé.
17:07Où on doit retranscrire au mot prêt.
17:08Voilà.
17:09Donc, c'est des choses extrêmement importantes.
17:10Une audition d'un gamin, ça dure entre 3 et 7 heures.
17:13Parce que ça dépend de leur âge.
17:14Et on monte sur une poupée comment ça s'est passé.
17:16Donc, c'est vraiment un travail très important
17:18que font les services enquêteurs.
17:19Et puis après, ils doivent vous présenter un expert médical.
17:22Parce que s'il y a eu viol ou agression sexuelle,
17:24on doit le constater.
17:24Ce qui était le cas dans l'affaire de la petite Rosa.
17:27Et souvent un expert psy
17:28pour la crédibilité de la parole de l'enfant.
17:30C'est très important.
17:31Et puis, comme c'est une logique de séparation,
17:33comme madame,
17:34il ne faut pas qu'il y ait de prise d'otage, si j'ose dire.
17:35Il faut évidemment qu'on s'intéresse à la vie du couple et à la vie civile.
17:39En tout cas, ça, ça doit être fait dans les mois qui suivent.
17:41Et là, 8 mois, rien, la petite n'a jamais été entendue.
17:44C'est évidemment pas acceptable.
17:46Et surtout, madame, que normalement,
17:50vous auriez dû être réentendue,
17:51notamment après l'audition du papa.
17:54Non, j'ai été entendue qu'une seule fois pendant la déposition.
17:58Donc d'abord, vous avez le droit, madame,
17:59de connaître le contenu de l'enquête préliminaire.
18:01Parce que c'est une enquête préliminaire.
18:02Une fois qu'elle est clôturée,
18:03vous avez le droit de savoir
18:04vous avez quoi dans cette enquête ?
18:05Y compris, donc, l'audition des personnes
18:08et qu'est-ce qui a été fait par les services enquêteurs.
18:09C'est gratuit, vous avez le droit de le demander.
18:11Quand j'ai besoin, il faut que je le demande, quand même.
18:13Oui, ça, vous le demandez et vous l'obtiendrez.
18:15Et on va vous donner, Sandra, les informations hors antenne.
18:17Exactement.
18:17Vous avez le droit de demander au procureur général
18:20de réouvrir l'enquête.
18:21Et c'est gratuit.
18:22Vous écrivez au procureur général de votre ressort.
18:24Mais ça aussi, on va vous donner les informations.
18:27Et puis, vous avez donné aussi les informations
18:28qui concernent cette plainte comme exemple,
18:31pour montrer qu'effectivement,
18:32il y a des choses qui ne sont pas conformes,
18:34ou peut-être des explications pour lesquelles ça a été classé.
18:36Le fait de classer, ça revient.
18:37C'est l'indépendance du magistrat.
18:39Je n'ai pas à revenir dessus.
18:40Je ne connais pas votre affaire.
18:41Mais en tout cas, on doit vous apporter des explications
18:43et vous expliquer vos voies de recours.
18:44Et manifestement, ça n'a pas été fait.
18:46Et c'est tout à fait inacceptable
18:48pour le service public de la justice et de la police.
18:50Merci beaucoup, Sandra.
18:51Et on vous donnera effectivement hors antenne
18:52les informations pour vous faciliter les choses.
18:56Il y a aussi un gros travail sans doute à faire
18:58d'informations du citoyen sur ses droits dans ces cas-là.
19:02Je voudrais qu'on entende le témoignage de Nathalie
19:06qui nous avait appelé.
19:07Bonjour, Nathalie.
19:08Oui, bonjour.
19:09Vous nous aviez appelé il y a quelques semaines
19:11pour nous raconter votre histoire.
19:15Vous avez reçu un jour un coup de téléphone de la crèche
19:19concernant votre fils qui avait deux ans à l'époque.
19:21Racontez-nous.
19:22Voilà, il avait deux ans à l'époque.
19:24Donc, c'était en allant le chercher à la crèche
19:26où, en fait, la crèche m'informe que mon fils
19:31a subi des viols répétés par son papa,
19:34qu'il l'a formulé.
19:36C'est un enfant qui parlait très bien.
19:39Et donc, du coup, il y a eu un premier signalement.
19:42Papa avec qui vous étiez toujours à l'époque, Nathalie ?
19:44Oui, c'est ça.
19:45C'est ça.
19:45En vivant au concubinage, voilà.
19:48Et donc, du coup, la police m'a demandé de partir le jour même.
19:53Moi, je ne connaissais personne dans cette région.
19:55J'ai été en hébergement d'urgence.
19:59On a attendu plus d'un mois pour des analyses du médecin légiste,
20:0622 jours précisément,
20:07alors que mon fils s'est tenu d'avoir mal au fest.
20:11Son médecin traitant ne voulait pas l'hospiter en disant qu'il n'était pas son ressort.
20:16Mais par contre, elle lui a pris des médicaments
20:18contre justement les douleurs anales qu'il avait.
20:22Désolée de parler de l'oscru, mais c'est important.
20:24Oui, mais c'est la réalité aussi, il faut le dire.
20:27C'était il y a trois ans, madame ?
20:28Bonjour, c'était il y a trois ans, c'est ça ?
20:29Oui, c'était le 12 juin 2023.
20:32D'accord.
20:32Voilà.
20:35De là, en fait, je suis partie.
20:37J'ai mis 800 kilomètres entre son papa et moi,
20:41mais il a fallu protéger l'enfant au niveau de la garde.
20:45Donc, en fait, au niveau civil,
20:47on a été obligé d'éventrer l'enquête finale
20:50pour pouvoir justifier des motifs
20:54pour que je puisse avoir la garde,
20:56un père siméo à l'école,
20:57parce qu'il rentre à l'école maternelle.
21:01J'ai suivi plusieurs.
21:03Les juges, effectivement, ont mis un principe de précaution en place
21:06tant qu'enquête séminaire était en cours.
21:09Donc, du coup, il y avait un lieu de médiation dédié
21:13avec deux heures par mois.
21:15Et puis, l'enquête a été classée sans suite,
21:19alors attendez, je suis en note,
21:21le 26 mars 2025
21:22pour infractions assujudemment caractérisées,
21:25comme toutes les plaintes,
21:2797% des plaintes de violences sur mineurs.
21:31Et depuis, le papa demande à nouveau la garde de votre fils.
21:35Voilà, c'est ça.
21:36Alors, moi, ce que je voulais juste dire
21:37par rapport à ces classements,
21:38c'est important,
21:40parce qu'il y a beaucoup, en fait,
21:42je sais que M. le ministre a demandé
21:43à ce que les classements s'entendent.
21:45Alors, je ne sais pas si c'est vous, le gouvernement,
21:46enfin, voilà, soient motivés.
21:49Mais, en fait, beaucoup de motivations sont la même.
21:51La mienne est motivée.
21:52On ne peut pas s'appuyer sur la parole
21:53d'un ensemble de gens.
21:55J'entends bien.
21:56Mais il y a eu plus de 8 IP depuis.
22:00Ça veut dire ?
22:00D'accord ?
22:01Oui, alors, les IP, c'est des, comment dire,
22:06c'est un inquiétude préoccupante.
22:09Donc, des signalements.
22:10Et les examens médicaux,
22:12parce qu'ils ont eu lieu, finalement, à un moment.
22:13Oui.
22:13Et ils attestent aussi les propos de votre fils.
22:16Oui, tout à fait.
22:17Mais c'est fou.
22:17Et, en fait, ce qui existe,
22:19juste pour finir par rapport à ce classement,
22:22le procureur dit qu'il n'y a pas, en fait,
22:26de preuve matérielle.
22:27Ce qui est faux.
22:28Il y a des draps sachets de temps
22:29qui n'ont jamais été analysés.
22:31Il y a mon fils qui a développé une herpès buccale
22:35dès notre départ de type 2.
22:38La policière m'a dit,
22:39mais ça sert à quoi que je mette ça dans le dossier ?
22:41J'ai dû lui prouver par un document de l'ARS
22:43que les herpès buccales de type 2
22:47sont liés aux agressions sexuelles.
22:49Ce n'est toujours pas dans le dossier.
22:52Également, en termes de preuves,
22:55vu que j'ai dû partir à la valise,
22:57j'ai pris les photos de famille,
22:58j'ai également, en fait,
23:01les disques durs de monsieur.
23:02Monsieur a travaillé dans le séries scolaire.
23:04Il a été animateur, également,
23:07de séjours d'enfants handicapés.
23:10Aujourd'hui, je demande à ce que
23:12tout soit retracé au niveau du monsieur.
23:14Moi, j'ai été six ans en compte de cuisinage
23:17avec ce monsieur.
23:18Aujourd'hui, je ne sais pas concrètement
23:20s'il est un danger pour son fils,
23:22pour d'autres enfants en France.
23:26Et aujourd'hui, monsieur continue à demander
23:29la garde de cet enfant.
23:32Étant donné qu'il y a un classement sans suite
23:35au niveau civil, on dit,
23:36monsieur est innocent,
23:37donc il a le droit, effectivement,
23:40d'avoir la garde de cet enfant.
23:42Donc, monsieur, concrètement,
23:44à les vacances,
23:45vu qu'on ne peut pas faire de garde à la pernée,
23:48parce qu'on est à 800 km maintenant de distance.
23:52Et concrètement, monsieur le ministre,
23:54je reprends vos propos.
23:56Vous avez dit, en mai,
24:00annoncé un débat sur la non-représentation d'enfants.
24:02Vous avez dit également devant les parlementaires
24:06que cet été, aucun enfant ne serait en danger.
24:10Mon fils va voir son père du 1er au 15e avec l'unité.
24:15Qu'est-ce que je fais concrètement ?
24:19Gérald de Darmanin.
24:20Bon, d'abord, madame, il y a deux choses.
24:21Il y a dans le cadre d'une séparation,
24:24les gardes,
24:25et notamment les gardes,
24:27lorsque les mères de famille,
24:2995%, c'est les mères qui protègent
24:30leur enfant d'homme,
24:33lorsque les mères de famille
24:34ne veulent pas donner la garde,
24:35même s'il y a une décision de justice,
24:37qu'ils leur demandent de le faire,
24:38parce qu'il y a des soupçons
24:41qui consistent à voir qu'il y a des éressions sexuelles
24:43sur ces enfants,
24:44ou des violences physiques ou psychologiques.
24:46Aujourd'hui,
24:47il n'y existe pas de principe de précaution
24:50pour ces mères de famille.
24:51Et parfois, ces mères de famille
24:52sont condamnées pénalement
24:53parce qu'elles doivent répondre
24:55à cette garde.
24:55Et certaines nous ont appelées
24:56en nous disant qu'elles avaient été placées
24:57en garde à vue en 48 heures,
24:59alors même que le papa, par exemple,
25:00en question, n'avait jamais été entendu.
25:01C'est un délit.
25:02Donc, ce que j'ai proposé, en effet,
25:03depuis le mois dernier,
25:04mai dernier,
25:05mais je veux dire, madame,
25:05qu'il n'y a pas de majorité pour l'instant
25:07au Parlement pour voter ça,
25:08mais je le présente,
25:10et je le présente très prochainement,
25:11puisque le 15 juillet,
25:12on a un texte sur l'enfance,
25:14j'ai deux mesures.
25:14J'ai une ordonnance de sûreté de l'enfant.
25:16Il y a eu une ordonnance de sûreté
25:17des femmes qui sont battues,
25:19très vite,
25:19quand la femme appelle
25:20pour dire qu'elle est battue,
25:21elle est mise en protection.
25:23Il y a un contrôle judiciaire
25:24pour le monsieur.
25:25Et avant même de savoir
25:26si il y a une décision de justice,
25:27si c'est vrai ou pas,
25:28s'il est coupable ou pas,
25:29elle est mise en protection.
25:30Il y a un principe de précaution.
25:31Il y en a un pour l'environnement,
25:33il y en a un pour les femmes
25:33qui sont battues,
25:34et c'est tout à fait normal.
25:36Il faut pour l'enfant.
25:36Donc le 15 juillet,
25:37on fait voter à l'Assemblée nationale,
25:39j'espère qu'il y aura une majorité
25:40pour le voter,
25:40l'ordonnance de sûreté de l'enfant.
25:42Parce qu'on regarde l'intérêt de l'enfant.
25:43Et l'intérêt de l'enfant
25:44passe avant l'intérêt du papa ou de la maman.
25:46Et puis ensuite,
25:47il y a un deuxième sujet
25:48qui est la fin du délit
25:49de non-présentation d'enfant.
25:50Ça ne veut pas dire
25:51qu'une mère qui ne présente pas un enfant
25:52ne doit pas être sanctionnée
25:53parce qu'évidemment,
25:54il peut y avoir des abus.
25:56Dans ces cas-là,
25:56il s'agit d'une sanction administrative,
25:58une amende.
25:59Mais en tout cas,
25:59il ne peut pas y avoir de délit
26:00parce que mettre une mère de famille
26:01en garde à vue
26:02parce qu'elle protège son enfant,
26:04quelles que soient d'ailleurs
26:04ses motivations,
26:05je pense que c'est tout à fait contraire
26:07à notre principe de précaution.
26:09Et on devrait passer plus de temps
26:10en effet à mettre en garde à vue
26:11les auteurs potentiels
26:12que les mères de famille
26:13qui protègent leurs enfants.
26:14Il y a un autre élément
26:15juste dans le témoignage de Nathalie,
26:16moi qui me rappelle
26:17pardon l'affaire Liana,
26:19quand elle dit
26:19que le papa de son fils,
26:22elle retrouve elle dedans
26:24effectivement plein de fichiers,
26:26que ce monsieur a travaillé
26:27dans le périscolaire,
26:28qu'il a été en contact
26:28d'avoir fait un équipé.
26:30Peut-être qu'il ne s'agit pas
26:31de l'accuser,
26:32peut-être qu'il n'a jamais
26:32rien fait d'autre,
26:34mais malgré tout,
26:35on peut s'interroger
26:35et tout ça n'a pas été fouillé.
26:37Alors on peut s'interroger
26:39incontestablement.
26:40La grande différence encore,
26:41si je vous dis avec la Fagliana,
26:42c'est que là,
26:42il y a eu une décision de classement
26:43d'un procureur de la République.
26:45On le conteste,
26:46on ne le conteste pas.
26:46Madame, je rappelle
26:47que vous pouvez saisir
26:48le procureur général gratuitement
26:49pour réouvrir l'enquête
26:50et vous pouvez saisir un juge
26:52directement avec une plainte
26:53à la constitution de partie civile.
26:55Je ne sais pas si je suis encore en ligne.
26:56Allez-y Nathalie,
26:57oui, on vous entend.
26:57Alors effectivement,
26:59j'ai fait le...
27:00Effectivement,
27:00j'ai saisi un juge d'instruction.
27:02J'ai été entendue
27:03par un juge d'instruction
27:04en mai
27:06qui, justement,
27:07je reviens,
27:08M. Darmanin,
27:09mais sur des problèmes
27:10encore très basiques,
27:12aussi de moyens.
27:15Ça a été une audition
27:16de trois heures,
27:17une audition très constructive.
27:19La juge d'instruction
27:20avait extrêmement bien
27:21travaillé le dossier.
27:22Elle m'a posé des questions
27:24à charge et à décharge.
27:26Donc, vraiment,
27:26le travail a été fait
27:27de manière très méticuleuse.
27:29Il n'y a aucun problème.
27:31Par contre,
27:32à plusieurs reprises,
27:34mon audition a été
27:35interrompue
27:36parce qu'il y avait
27:36des problèmes de logiciel.
27:38La greffière
27:39s'est levée trois fois
27:40pour relancer le serveur.
27:43Et on a dû reprendre
27:44à chaque fois.
27:45Donc, en fait,
27:46les moyens,
27:47les manques de moyens,
27:48on ne va pas revenir dessus,
27:49vous en avez parlé
27:49jusqu'à présent,
27:50mais voilà,
27:51l'ordonnance de sûreté
27:53et les moyens,
27:53c'est absolument indispensable.
27:56Et qu'il y ait
27:56des réelles enquêtes
27:57sur ces questions-là.
27:58M. le ministre,
27:58vous répondez dans un tout petit instant.
28:00A tout de suite sur RTL.
28:01Envoyez-nous vos messages
28:02sur l'application RTL
28:04ou appelez-nous
28:05au 30 de 10.
28:0650 centimes la minute.
28:09Amandine Bégaud,
28:10RTL midi,
28:11les auditeurs ont la parole.
28:1413h32 sur RTL
28:15et c'est l'événement aujourd'hui
28:16dans les auditeurs
28:17ont la parole
28:17puisque c'est Gérald Darmanin
28:18qui vous répond,
28:19qui échange avec vous.
28:20On était avec Nathalie
28:22juste avant cette petite pause.
28:23M. le ministre,
28:25Nathalie qui nous expliquait
28:26que l'affaire,
28:28son affaire
28:29concernant son fils
28:30et des faits de viol
28:32dénoncés en tout cas,
28:34son père l'aurait violée.
28:36Ça a été classé sans suite
28:37et ensuite elle a été reçue
28:39à nouveau par un juge d'instruction.
28:41Oui, donc d'abord,
28:42madame,
28:42c'est une bonne chose
28:43qu'il y ait un juge d'instruction
28:44qui s'occupe de votre dossier
28:45saluant un crime
28:46contre un enfant.
28:48Vous dire d'abord
28:50que comme malheureusement
28:51beaucoup d'affaires,
28:51la quasi-intégralité d'affaires,
28:53je crois entre 60 et 70%,
28:54c'est dans la cellule familiale
28:56que les viols se font
28:57sur les enfants.
28:57Donc quand on dit
28:58loi intégrale,
28:59c'est très important
29:00de faire une loi intégrale,
29:01mais d'abord ça se passe
29:02dans la famille.
29:02Et je pense que ça,
29:03c'est un point sur lequel
29:04toute la société devrait quand même
29:05à mon avis se réveiller.
29:07Pour répondre concrètement
29:08à votre question,
29:08parce que vous dites
29:09que lors de cette audition,
29:10plusieurs fois la greffière
29:11a dû relancer le serveur
29:13ou le logiciel,
29:13vous avez parfaitement raison,
29:14j'en ai parfaitement conscience.
29:16Vous voyez,
29:16mais l'idée même
29:16que la greffière tape
29:17ce que vous dites
29:18lorsque vous parlez à la juge
29:20montre l'archaïsme
29:21dans lequel la justice est.
29:23Il faudrait quoi
29:23que ce soit enregistré,
29:24que l'IA...
29:25La transcription,
29:25mais nous dictons nous-mêmes
29:26sur notre téléphone
29:27des choses
29:28pour envoyer un texto
29:29ou pour faire ses courses.
29:31J'ai mis en place
29:32le speech to texte,
29:33c'est-à-dire quand on parle,
29:34ça s'écrit
29:34dans la plupart désormais
29:36des services d'enquête
29:37de la police et de la gendarmerie.
29:38On a numérisé,
29:39comme je vous l'ai dit,
29:39les feuilles d'impôt.
29:40Voilà, la justice,
29:41c'est encore un endroit
29:42où en effet,
29:43la greffière ou le greffier
29:44très courageusement
29:45tape au mot près
29:46puisqu'il s'agit
29:46d'une chose importante
29:47ce que dit l'audition.
29:48Donc l'audition dure
29:496, 7, 8 heures.
29:50Non pas parce qu'il y a
29:518 heures de questions
29:51par le juge d'instruction
29:52mais parce qu'on tape
29:53comme dans les années 70-80.
29:54Mais on a l'impression
29:55de découvrir ça.
29:56Vous nous disiez
29:57depuis que je suis arrivée
29:58j'ai commencé à numériser ça
29:59mais ça fait bientôt 10 ans
30:01qu'Emmanuel Macron
30:02est arrivé.
30:03Je pense que vous ne vous rendez pas compte
30:04à quel point
30:04quand Emmanuel Macron
30:05est arrivé,
30:06la justice...
30:07C'était le mot de M. Urvois
30:08qui était mis de la justice
30:09et qui a constaté
30:10sous M. Hollande
30:10que la justice
30:11était clochardisée.
30:12Parce qu'on a doublé
30:14les effectifs
30:14et les budgets
30:16du ministère de la Justice
30:17en 8 ans.
30:18Après vous mettez 5 ans
30:18pour recruter un magistrat.
30:21Oui, je pense que
30:22les gouvernements précédents
30:23et voilà c'est un constat
30:25ont totalement paupérisé
30:26la justice
30:26et entend des leçons de morale
30:27d'ailleurs maintenant
30:28dans 5 gardes des Sceaux
30:29quand on sait
30:30qu'on a 5 fois moins
30:31de magistrats qu'ailleurs
30:32qu'on n'a pas du tout numérisé
30:34il y avait encore
30:34des Windows 95
30:37quand on arrivait en 2017
30:38en responsabilité
30:39il n'y avait pas de double écran
30:41pour ceux qui travaillent
30:41toute la journée
30:42il n'y avait pas de serveur
30:43il n'y avait pas d'infrastructure
30:44numérique
30:45pour accueillir des données
30:46parce que quand vous faites
30:46des perquisitions
30:47ou quand vous mettez des auditions
30:48il ne faut pas que ces données
30:49aillent aux Etats-Unis
30:50ou au Maroc
30:51si demain
30:51le parquet national financier
30:53ou je ne sais pas
30:53quel juge d'instruction
30:54saisit des données
30:55d'une entreprise
30:56on ne va pas les donner
30:56à nos amis américains
30:57Mais là vous allez arriver
30:58à faire ça en 6 mois
30:59ce que vous n'avez pas fait
31:00en 10 ans ?
31:01La vérité c'est que
31:01en plusieurs années
31:02il y a eu beaucoup de choses
31:03qui ont malgré tout changé
31:04ce n'est pas assez vite
31:05et l'affaire Liana démontre
31:06comme d'autres affaires
31:07qu'évidemment
31:08on a encore beaucoup de choses
31:09à faire
31:09mais il y a eu beaucoup de choses
31:10qui ont été faites
31:12et malheureusement
31:12oui dans les mois qui viennent
31:14en tout cas je vais me consacrer
31:15moi je suis à fond
31:16totalement sur mon ministère
31:17pendant les 10 mois
31:18qui me restent
31:18je n'ai pas d'autres ambitions
31:19politiques que d'être
31:20un bon ministre de la justice
31:21j'ai fait des prisons
31:22d'eau de sécurité
31:22j'ai changé le monde pénitentiaire
31:24ça c'était la première partie
31:25de mon mandat
31:26et je vais m'occuper
31:27je m'occupe
31:28de mettre de l'intelligence artificielle
31:33je l'ai fait au ministère de l'Intérieur
31:34votre permis est désormais
31:36dématérialisé
31:36vos points sont
31:37sur monpermis.fr
31:38votre identité numérique
31:40existe
31:41et donc je vais pouvoir
31:42consulter le suivi
31:43de ma plainte
31:44d'ici quelques mois
31:45en novembre prochain
31:46il y a un portail
31:47qui va sortir
31:47qui s'appelle
31:48le portail du justiciable
31:49où 9 millions
31:50de procédures
31:51sont consultables
31:52comme télérecours
31:54quand on regarde
31:54la justice administrative
31:55ou comme Interflora
31:56ou Chronopost
31:57pour garder ses fleurs
31:58ou son colis
31:59tous les français
31:59tous les justiciables
32:00pourront gratuitement
32:01voir où en est sa plainte
32:02Nathalie restez avec toi
32:03je voudrais qu'on accueille Marius
32:04bonjour Marius
32:05oui bonjour monsieur le ministre
32:06bonjour Amandine
32:07bonjour monsieur
32:08vous êtes éducateur social
32:10à Marseille
32:10alors on ne dit pas
32:12éducateur social
32:12on dit éducateur spécialisé
32:15c'est ce que j'avais
32:15vous savez quoi
32:16je vais balancer
32:17c'est ce que j'avais sur ma fiche
32:18c'est pour ça que je lisais ça
32:19très très très fièrement
32:21mais bon
32:21je ne sais pas
32:22si vous vous souvenez
32:23Amandine
32:23je vous ai eu
32:24il y a une semaine
32:25où je vous ai dit gentiment
32:27que vous étiez
32:27un petit peu naïf
32:28malgré le professionnalisme
32:31que vous présentez
32:32je vais vous redonner
32:35cet exemple
32:35parce que ça fait 35 ans
32:37que je suis éducateur spécialisé
32:39j'ai choisi de travailler
32:41en maison pour enfants
32:43et je vous avais donné
32:45l'exemple de ces deux jeunes soeurs
32:47abusées par le papa
32:48le papa sort de prison
32:50la juge pour enfants
32:52décide de travailler
32:53le rapprochement familial
32:55et moi
32:56tous les samedis après-midi
32:58je laissais
32:59les deux frangines
33:00avec le papa
33:01se promener en ville
33:03je
33:04j'étais
33:06je
33:07je bouillais
33:08dans mon bureau
33:08je bouillais
33:10et
33:10quand monsieur Darmanin
33:12parle
33:13et je vais me reservir
33:14de votre phrase
33:14monsieur le ministre
33:15en réunion
33:16de préhistoire numérique
33:18parce que nous
33:19dans le social
33:20on est vraiment
33:21resté à la préhistoire
33:23nous nous sommes
33:24les petites mains
33:25et nous exécutons
33:26ce que le juge
33:27pour enfants
33:28nous demande de faire
33:30et ces petites
33:31elles vous disaient quoi
33:32marius
33:33qu'elles ne voulaient pas
33:34y aller
33:35ou qu'elles voulaient
33:35voir leur papa
33:36le problème de ces jeunes
33:38il y a le lien
33:39de loyauté
33:41et ce lien
33:42de loyauté
33:43les enfants
33:44pardonnent toujours
33:46voilà
33:47et je faisais encore
33:48le constat
33:49en 35 ans
33:51ces enfants
33:52espèrent toujours
33:53que le papa
33:54a changé
33:55que la maman
33:56il n'y a pas
33:57que des abuseurs
33:58il y a aussi
34:00des mamans
34:00qui abusent
34:02ces enfants
34:03espèrent toujours
34:05voyez
34:05ces enfants
34:06espèrent toujours
34:07par contre
34:08je voudrais interpeller
34:09monsieur Darmanin
34:10aujourd'hui
34:11dans une MEX
34:12à Digne-les-Bains
34:14trois enfants
34:17ont interpellé
34:19leurs éducateurs
34:20parce que
34:21en disant
34:22que deux veilleurs
34:24faisaient des attouchements
34:26il y a une enquête
34:27actuellement
34:28et les veilleurs
34:29sont toujours en poste
34:30et côtoient
34:31toujours les jeunes
34:32pourquoi ?
34:34monsieur le ministre
34:35je ne sais pas
34:36et c'est tout à fait anormal
34:37et il faut évidemment
34:38changer ça
34:39je vais prendre
34:39vos coordonnées
34:40et cette histoire
34:41pour évidemment regarder
34:43si j'en ai l'autorité
34:44évidemment
34:45si c'est une maison
34:46qui est suivie
34:47par le ministère de la justice
34:47j'en tirerai toutes les conséquences
34:49immédiatement
34:50par principe de précaution
34:51envers les jeunes
34:51qui nous sont confiés
34:52qui sont déjà très abîmés
34:53par la vie
34:54mais peut-être
34:55je vais regarder ça
34:57monsieur évidemment
34:58mais peut-être
34:58sur votre cas précédent
34:59j'entends ce que vous dites
35:00mais là où on a
35:01une discussion démocratique
35:03à avoir
35:03c'est que vous dites bien
35:04que c'est un juge pour enfants
35:05qui a pris cette décision
35:06ils en ont pris un jugement
35:07peut-être qu'on pourrait
35:08reposer la question
35:09de ce jugement
35:10mais c'est une décision
35:11de justice indépendante
35:13et là il faut aussi
35:14que les français comprennent
35:15que partir du moment
35:15où on accepte
35:16et c'est normal
35:17en démocratie
35:17me semble-t-il
35:18que les magistrats
35:19sont indépendants
35:20dans leur décision
35:21il y a des appels
35:22pour cette décision
35:23quand on n'est pas d'accord
35:24mais il faut que nous l'acceptions
35:26mais c'est vrai
35:26que c'est difficilement entendable
35:27qu'un papa
35:28qui a violé ses filles
35:29qui certes a fait de la prison
35:30puisse après
35:30à nouveau
35:31en avoir la garde
35:32j'entends
35:33mais c'est une décision de justice
35:35et ceux qui ne sont pas d'accord
35:36peuvent faire l'appel
35:37de cette décision
35:38ma question n'est même pas celle-là
35:39pour le cas de
35:40la petite Rosa
35:41Liana
35:41et d'autres cas
35:43l'autre cas
35:44c'est qu'il n'y a pas eu
35:47c'est ça qui est
35:48avant même
35:49la question de savoir
35:50si un juge indépendant
35:51prend les bonnes décisions
35:52qui est un débat
35:53très important
35:54et démocratique
35:55en tant que garde-es-saut
35:57je dois pouvoir
35:58comme tous les français
35:59qui me posent la question
35:59c'est tout à fait normal
36:00m'assurer
36:01que des choses
36:02sont faites prioritairement
36:04quand ça touche les enfants
36:04moi j'ai deux priorités
36:05politiques pénales
36:06la lutte contre la criminalité organisée
36:08et le trafic de stupéfiants
36:09qui pourrit nos quartiers
36:10qui pourrit aussi notre jeunesse
36:11quand j'entends des gens
36:12qui disent
36:12il faut arrêter de lutter
36:13contre les stups
36:14moi j'ai vu
36:15des centaines de gamins
36:16torturés
36:17violés
36:18parfois
36:19assassinés
36:19par des trafiquants
36:20de drogue
36:21parce qu'ils les mettent
36:22sous leurs mains
36:23pour faire leur business
36:25et la lutte contre la criminalité organisée
36:26c'est aussi une lutte
36:27pour l'enfance
36:28parce que ça pourrit
36:29nos quartiers
36:30de façon inacceptable
36:31et ça pourrit notre jeunesse
36:33et d'autre part
36:33les violences sexuelles
36:35faites aux femmes
36:35et aux enfants
36:35c'est les deux priorités
36:36vous voyez le parquet d'oches
36:38par exemple
36:38c'est très intéressant
36:39madame la procureure
36:40pourrait le dire
36:4135% de son activité
36:42c'est les délits routiers
36:44et dans le rapport
36:45qui a été rendu
36:45on s'aperçoit
36:46que pendant six semaines
36:46qu'ont fait les gendarmes
36:47et du coup
36:48qu'ont fait les magistrats
36:48ils se sont occupés
36:49des manifestations agricoles
36:51bon
36:51bien sûr que c'est très grave
36:52les délits routiers
36:53et évidemment
36:54que les manifestations agricoles
36:55qui dégénèrent
36:56mais qu'est-ce qu'elle aurait dû faire
36:57pas s'occuper des délits routiers
36:58et pas s'occuper des manifestations agricoles
37:00c'est un peu facile
37:00non mais c'est une question
37:01c'est un peu facile
37:02d'avoir ça
37:02là maintenant
37:03chère telle
37:04mais mes circuits politiques pénales
37:05elles sont claires
37:06c'est un les stups
37:07deux les violences faites aux femmes
37:08et aux enfants
37:09donc quand on a
37:10beaucoup de dossiers
37:11et c'est vrai que les magistrats
37:12ils ont énormément de dossiers
37:13non mais parce qu'on reparle d'Auch
37:14par exemple
37:15les syndicats de magistrats
37:16disent qu'il y avait
37:17moins de quatre magistrats
37:18à temps plein à Auch
37:20là où il devrait être
37:21six si on prend en compte
37:22la moyenne nationale
37:23et 24 si on prend
37:24la moyenne européenne
37:25non mais
37:27quand même
37:28non mais j'entends que là
37:29peut-être
37:29ça n'est pas qu'un problème
37:31de moyens
37:31mais vous pouvez pas tout le temps dire
37:32non mais moi je ne dis pas tout le temps
37:33je suis à la tête du budget
37:34le plus important
37:35pour le ministère de la justice
37:36depuis que je suis ministre
37:37on a augmenté encore
37:37800 millions d'euros le budget
37:38je recrute
37:401500 personnes par an
37:41et je suis le seul ministère
37:43qui n'a pas été touché
37:44par les économies budgétaires
37:45donc je sais très bien
37:46que les questions budgétaires
37:46sont très importantes
37:47je ne le nie absolument pas
37:48ça existe
37:49il y a des problèmes
37:50de moyens aujourd'hui
37:51il manque des médecins légistes
37:52il manque des experts psychiatres
37:53il manque des magistrats
37:53il manque des OPJ
37:54on est tout à fait d'accord
37:55mais attention
37:56de ne pas se remettre en cause
37:58lorsqu'il y a des défaillances personnelles
37:59prenons Auch
38:00c'est très intéressant
38:01il y a en effet
38:01en septembre dernier
38:03un député qui m'a interpellé
38:05pour le parquet d'Auch
38:06puisqu'ils étaient trois magistrats
38:07au parquet
38:08j'ai rajouté
38:09puisqu'on a fait un magistrat placé
38:11auprès du procureur général d'Agin
38:12qui l'a mis directement à Auch
38:13ce que je ne peux pas nommer
38:14directement les magistrats
38:15il faut que ça passe
38:15par le conseil supérieur de la magistrature
38:17les magistrats ne sont pas des gendarmes
38:18je ne peux pas dire
38:18vous vous allez là-bas
38:19ce n'est pas comme ça que ça se passe
38:20il y a une indépendance
38:21je passe par un conseil supérieur
38:22parce que je sais
38:23qu'on va perdre du temps
38:24avec le conseil supérieur
38:25qui doit affecter quelqu'un
38:26ce qui sera d'ailleurs
38:27le cas en septembre prochain
38:28une sortie d'école
38:29j'ai demandé au procureur général d'Agin
38:30de mettre un substitut placé
38:32donc ça fait 3 plus 1 4
38:34dès le mois de septembre à Auch
38:35donc d'abord il y a eu
38:36une augmentation d'effectifs
38:37en septembre dernier
38:37il devrait être 6
38:38si on prend en compte
38:38la moyenne nationale
38:40par ailleurs
38:40si vous lisez l'inspection
38:42très intéressant
38:43vous verrez
38:43qu'il y a eu moins de plaintes
38:45en 2025
38:46qu'en 2024 à Auch
38:47et en ce qui concerne
38:48les crimes pour enfants
38:49il y en a 70 en 2025
38:51la moitié grosso modo
38:53le parquet s'est désaisi
38:54c'est-à-dire qu'il a envoyé
38:54à quelqu'un d'autre
38:55ou l'a classé son suite
38:56donc il y a grosso modo
38:57allez 35-40 plaintes
39:00sur crimes sur enfants à Auch
39:01ça veut dire 2 à 3 par mois
39:03madame
39:04quand on a un enfant
39:05qui a été violé
39:06plus de 50 fois
39:07d'après la plainte
39:08ce qui était le cas
39:08de la petite Rosa
39:09qu'on sait
39:10parce que le parquet de Toulouse
39:10vous l'a dit
39:11et que les gendarmes de Toulouse
39:11vous l'ont dit
39:12c'est très urgent
39:12qu'on ne connait
39:13les antécédents judiciaires
39:14de ce monsieur
39:14qui a eu déjà 3 plaintes
39:16classées pour viol sur lui
39:17que par ailleurs
39:19vous avez un médecin légiste
39:20qui vous dit
39:20cette gamine a été violée
39:21qu'un expert si vous dit
39:23cette gamine ne ment pas
39:25excusez-moi
39:25mais il n'y a pas besoin
39:27d'avoir fait de grandes écoles
39:28pour comprendre
39:29que c'est urgent
39:30et que c'est un pédocriminel
39:31et que quand on
39:32pardon de dire
39:33de façon très vulgaire
39:34mais quand on bande
39:34devant une gamine de 11 ans
39:35il y a forte chance
39:36pour qu'on recommence
39:37donc vous voyez
39:38au bout d'un moment
39:39j'entends qu'il faut
39:40plus d'OPJ
39:40plus de moyens
39:41plus d'ordinateurs
39:42c'est tout à fait vrai
39:43mais aussi un peu de bon sens
39:44et d'application
39:45des politiques pénales
39:46demandées par les français
39:47c'est une bonne chose
39:47la justice
39:48elle est rendue
39:49au nom du peuple français
39:50moi je ne suis pas capable
39:50et j'ai présenté
39:51mes excuses
39:52devant l'institution
39:53et j'entends la question
39:54autour des responsabilités
39:55y compris du ministre
39:56et je ne me suis pas planqué
39:57pendant trois semaines
39:59mais parce que je trouve
40:00tout à fait normale
40:01la colère profonde
40:02qu'on ressent tous les pères
40:04et mères de famille
40:04qui ont le coeur serré
40:05en se disant
40:06mais alors si ça m'arrive
40:06à mon enfant
40:07on va attendre des mois
40:08et des mois
40:08et des mois
40:09avant de m'écouter éventuellement
40:10c'est un scandale
40:12et on ne peut pas ne pas dire
40:13on ne peut pas dire
40:14que c'est un problème
40:14de logiciel
40:15ou d'effectifs seulement
40:17voilà
40:17il y a des problèmes
40:18avec des logiciels et des effectifs
40:19mais là c'était du bon sens
40:20On se retrouve dans un tout petit instant
40:22sur RTL ATF
40:23Contactez-nous gratuitement
40:24via l'appli RTL
40:25ou au 30 de 10
40:2650 centimes la minute
40:3012h30, 14h
40:31RTL midi
40:33les auditeurs ont la parole
40:34avec Amandine Bégaud
40:35Et aujourd'hui
40:37c'est Gérald Darman
40:38le ministre de la justice
40:39qui vous répond
40:39qui échange avec vous
40:41on parle bien sûr
40:42des violences faites aux enfants
40:44Fanny, bonjour
40:46Amandine, monsieur le ministre
40:47bonjour
40:48merci de m'accorder ce temps d'échange
40:49Bonjour madame
40:50Alors on a peu de temps
40:52parce que le ministre
40:52doit filer à l'Assemblée après
40:53pour les questions au gouvernement
40:54mais on va
40:55je pose un tout petit peu
40:56les choses Fanny
40:57et puis vous nous expliquez
41:00plus en détail
41:01mais de manière concise
41:02je suis désolée
41:02vous étiez gendarme
41:04officier de police judiciaire
41:05vous avez fait ça
41:06pendant 11 ans
41:07et vous avez arrêté
41:08il y a 3 ans
41:09Tout à fait
41:09Pourquoi ?
41:12Principalement un peu déçue
41:13par les réponses pénales
41:15qui étaient apportées
41:16à nos victimes
41:16je vous avoue
41:18qu'on se donne quand même
41:19du mal
41:19à passer un diplôme
41:20qui nous coûte quand même
41:21beaucoup sur notre temps perso
41:23et de voir les réponses
41:25qui généralement
41:26enfin généralement
41:27parfois sont
41:28un peu légères
41:29en tout cas
41:30du point de vue des victimes
41:32j'ai fait ce choix
41:33de quitter l'institution
41:34Et c'est-à-dire que vous aviez
41:35l'impression que les victimes
41:37n'étaient pas suffisamment
41:38entendues ?
41:39En tous les cas
41:40c'est l'impression
41:41que cela peut donner
41:43en tout cas
41:43les sanctions
41:44ne sont pas assez fermes
41:45en tous les cas
41:46Et vous disiez
41:47au standard à Victor
41:48l'organisation de la chaîne
41:50judiciaire est mal faite ?
41:51Oui
41:52alors je pensais
41:53à deux choses
41:54en fait
41:54la première c'est déjà
41:55peut-être au moment
41:56du dépôt de plainte
41:56je parle en tout cas
41:57pour la gendarmerie
41:58puisque c'est ce que je connais
41:59le plus
42:00peut-être
42:00pourquoi ne pas définir
42:01deux pôles
42:02un dédié aux atteintes
42:04aux biens
42:04et un dédié
42:05aux atteintes
42:06aux personnes
42:06puisqu'il faut le savoir
42:07un gendarme
42:08va intervenir
42:09dans la même journée
42:09pour une divagation
42:11de chèvres
42:11un vol de vélo
42:12un briolage
42:13mais aussi des violences
42:15violences sexuelles
42:17voilà
42:17et derrière
42:18il coulent quand même
42:19des procédures
42:20qu'il va falloir traiter
42:22Donc un pôle
42:23quelqu'un
42:23qui s'occuperait
42:24des biens
42:24et des gendarmes
42:25et après ça remonterait
42:26à la même
42:27à la justice
42:28de la même façon ?
42:29Oui tout à fait
42:30mais au moins
42:31la victime
42:32aurait vraiment
42:32l'impression
42:33d'être vraiment
42:33prise en compte
42:35avec des enquêteurs
42:36vraiment dédiés
42:37rien que pour
42:39contre les atteintes
42:40aux biens
42:40contre les atteintes
42:41aux personnes
42:42Ça compte ça aussi
42:43la prise de la plainte
42:45sur ce moment-là
42:46il est aussi déterminant
42:47il faut que ce soit bien fait
42:48il y a certaines affaires
42:49qui sont classées
42:50sans suite après
42:50parce qu'on n'a pas
42:52forcément eu le temps
42:52ou que les gendarmes
42:54ou policiers
42:54n'étaient pas forcément
42:55suffisamment formés
42:56on est d'accord ?
42:57On est d'accord
42:58alors évidemment
42:59la difficulté
43:00pour la gendarmerie nationale
43:01c'est qu'il y a des brigades
43:02dans des territoires
43:03très ruraux
43:04où on a 8, 9, 10 effectifs
43:06et donc c'est très difficile
43:07de faire deux pôles
43:08parce que parfois
43:09il y a 2, 3 OPJ
43:11officiers de police judiciaire
43:12pour prendre les plaintes
43:12mais vous avez parfaitement raison
43:13madame
43:14c'est ce qu'on essaye
43:15ou en tout cas
43:15c'est ce qu'on essayait de faire
43:16quand j'étais au ministère de l'intérieur
43:17vous êtes parti
43:18si j'ai bien compris
43:18en 2023
43:19il se trouve qu'en 2023-2024
43:21vous avez dû voir
43:21que désormais on a fait
43:22des plaintes en ligne
43:23c'est-à-dire que justement
43:24pour tous ceux
43:25qui ont des problèmes
43:25de plaintes contre les biens
43:26vous faites griffer votre voiture
43:28vous volent votre téléphone portable
43:29vous avez un problème
43:31d'usurpation
43:32on dit vous pouvez faire ça
43:33en ligne
43:34de chez vous
43:34à 23h30
43:35sur le site du ministère
43:36voilà
43:36et vous remplissez votre plainte
43:38vous ne voyez jamais
43:38un OPJ
43:39c'est pas très grave
43:39au pire on vous rappelle
43:40pour justement garder
43:41pour les brigades de gendarmerie
43:42et les commissariens
43:43un maximum de temps
43:44d'officiers de police judiciaire
43:46pour les violences faites aux personnes
43:47parce que ça demande
43:48beaucoup plus d'accompagnement
43:49d'humanité
43:50parfois d'actes complémentaires
43:52donc vous avez parfaitement raison
43:53il faut dématérialiser au maximum
43:56les plaintes
43:56qui sont les plus simples à faire
43:57pour nos concitoyens
43:58et qui sont vous le savez
43:59l'essentiel
44:00ce que vous appelez des petits X
44:01dans votre jargon
44:03et puis pour se concentrer
44:04de violences faites aux femmes
44:05et aux enfants
44:06le deuxième des sujets
44:07que je voudrais évoquer avec vous
44:09c'est évidemment l'importance
44:10de la médecine légale
44:12quand on dépose plainte
44:12et tout à l'heure
44:13quelqu'un a dit
44:14la dame quand elle parlait
44:15de sa fille
44:15sa fille qui a été violée
44:16que le médecin de famille
44:17n'avait pas voulu faire
44:18oui c'était Nathalie avec son fils
44:19alors les médecins peuvent le faire
44:21parce que le médecin de famille
44:21connaissait par ailleurs le papa
44:22et donc n'a pas voulu
44:24ça c'est un des problèmes quand même
44:25c'est que nous avons
44:26toute une société
44:27qui doit se réveiller
44:28voilà
44:28donc le médecin de famille
44:29c'est pas parce qu'il connait le papa
44:29si je constate des viols
44:30sur un gamin
44:31normalement
44:31moi je ne suis pas ministre de la santé
44:32mais enfin
44:33j'encourage les médecins quand même
44:34à faire le constat médical
44:35ça nous aiderait bien volontiers
44:37mais c'est vrai qu'il faut
44:38des médecins légistes
44:39donc c'est une spécialité
44:40de la médecine
44:41on en recrute en ce moment
44:42beaucoup
44:42parce que ça aussi
44:43il n'y a pas assez de médecins légistes
44:44il n'y a pas assez de psy
44:45ou d'experts psy
44:46voilà on a un problème d'experts aussi
44:48mais ce que je retiens quand même
44:49et je vous laisse filer
44:51c'est que vous dites
44:52vous dites
44:54il faut aussi tous
44:55qu'on change sans doute
44:57qu'on a tous
44:58trop souvent sous-estimés
44:59vous aussi
45:00mais attendez
45:01on est tout à fait d'accord
45:02c'est pour tout le monde
45:03et tout le monde se met tout le monde dedans
45:04y compris les ministres
45:05bien sûr
45:05mais je prends l'exemple
45:06des violences faites aux femmes
45:08sur une centaine de féminicides par an
45:10il y en a un petit peu plus
45:11malheureusement
45:12chaque mort d'une femme est affreux
45:14donc il y en aura encore 15
45:15ce serait une
45:16pardon ce serait absolument affreux
45:17mais il y en a 30 à 35
45:18qui sont connus chaque année
45:20par les services de police et de justice
45:21donc oui la police et de justice
45:22doit largement encore améliorer
45:23pour prendre en compte
45:24la parole de la femme
45:25mais il y en a 70% en général
45:27qui ne sont pas connus
45:28des policiers
45:29des gendarmes
45:29ou de la justice
45:31et souvent
45:32il y a d'autres personnes
45:33dans la société
45:33qui les connaissent
45:34par exemple les médecins
45:35et ils font un travail formidable
45:36les médecins
45:36mais enfin aujourd'hui
45:37les médecins
45:38ils ne sont pas tenus
45:38de dénoncer des violences sexuelles
45:40physiques
45:41qu'ils voient
45:42ou psychologiques
45:42d'une femme
45:43qui vient les consulter
45:44et bien je suis désolé
45:45on a levé le secret médical
45:46pour les viols sur les enfants
45:47il faut lever le secret médical
45:49je le pense
45:50alors évidemment je sais
45:50que les médecins
45:51sont très opposés à ça
45:52voilà c'est une discussion
45:53qu'on doit avoir
45:54c'est comme le secret de la confession
45:55on peut en discuter
45:56moi je suis
45:56si on veut vraiment lutter
45:58de façon intégrale
45:59contre les violences faites
46:00aux femmes et aux enfants
46:01il faut accepter
46:02que chacun dénonce
46:03ces faits qu'il constate
46:04parce que c'est pas
46:05parce qu'on connait le papa
46:05et quand on constate
46:07qu'une gamine de 2 ans
46:07s'est faite violer
46:08qu'on dit
46:08je ne fais pas le certificat médical
46:09donc il faut aussi aider
46:11les policiers
46:11les gendarmes
46:12les magistrats
46:13à avoir le maximum
46:13de preuves de culpabilité
46:15parce que sinon
46:15ça crée beaucoup de frustration
46:17parce qu'on classe ses affaires
46:18vous avez parfaitement raison
46:19et je dirais à madame
46:20à la gendarme
46:22Fanny
46:22qui nous appelle
46:23moi je vous comprends
46:24sur les réponses pénales
46:26j'espère que vous voyez madame
46:27que de là où je suis
46:29avec les armes
46:30que la constitution me donne
46:31c'est-à-dire que je ne peux pas
46:32rentrer dans des affaires individuelles
46:33je demande au parquet
46:34de faire appel
46:34lorsque je trouve
46:35que les décisions
46:35ne sont pas à la hauteur
46:36et vous avez raison
46:37dans des affaires
46:38de pédocriminalité
46:39encore récemment
46:39au tribunal de Paris
46:40pour un éducateur
46:41encore récemment
46:42pour quelqu'un
46:43tout à l'heure disait
46:44quelqu'un avait pris
46:44de la prison exurcie
46:46alors qu'on avait
46:47manifestement vu
46:48des éressions sexuelles
46:49le parquet fait appel
46:50des décisions
46:51pour que le juge du siège
46:52condamne plus fermement
46:53ces condamnations
46:54parce que si les enquêteurs
46:55font tout le travail
46:55que les parents dénoncent
46:56que le médecin dénonce
46:57que nous avons tous
46:58les experts du monde
46:59qu'on a amélioré
47:00le logiciel informatique
47:01que voilà
47:01tout le monde a fait ce travail
47:02et que le procureur poursuit
47:04et qu'on a des peines
47:05qui ne sont pas du tout
47:06à la hauteur
47:08des crimes sur les enfants
47:09évidemment on va décourager
47:10des formidables gendarmes
47:12comme la dame
47:12qui nous a appelé
47:12Merci beaucoup Gérald Darmanin
47:14d'avoir joué le jeu
47:16d'échanger avec
47:17les auditeurs
47:18on aurait encore pu
47:19prolonger la discussion
47:21je vous laisse filer
47:22à l'Assemblée Nationale
47:23Merci beaucoup
47:23Merci beaucoup
47:24Il est 13h53
47:34Clotilde, bonjour
47:35Oui, bonjour madame
47:38Vous nous appelez d'où Clotilde ?
47:40Alors moi j'habite
47:41dans le massif central maintenant
47:42Vous vouliez
47:44alors le ministre
47:44a dû partir
47:45mais vous vouliez
47:46évoquer le cas
47:47de votre fille
47:48racontez-nous
47:49Alors ma fille
47:50aujourd'hui
47:51elle a bientôt 15 ans
47:53elle a été agressée
47:54à l'âge de 6 ans
47:58par une personne
47:59qui s'introduit
48:00dans les familles
48:01habilement
48:01et qui en fait
48:02cherche des enfants
48:04et donc
48:04on l'a fréquentée
48:05à peu près 3 ans
48:06je l'ai connue
48:07dans le milieu associatif
48:08et j'ai pensé
48:09que j'avais un ami
48:11donc
48:12j'ai quelques enfants
48:13qui ont dormi
48:14chez ce monsieur
48:14et le lendemain
48:16quand je suis allée
48:17rechercher ma fille
48:19à partir du petit déjeuner
48:21on monte dans la voiture
48:22elle me dit
48:22il a voulu mettre la main
48:24dans ma culotte
48:26donc là je suis en arrêt
48:27je lui demande
48:29il l'a voulu
48:29ou il l'a fait
48:30non non non
48:31il l'a voulu
48:31bon
48:32donc je me dis
48:33je vais lui mettre
48:35une claque
48:35et puis on coupe
48:36toute relation
48:37et terminé
48:37en fait quelques heures
48:39après elle me dit
48:39il l'a fait
48:40bon là j'ai dit
48:41top on part au commissariat
48:42la plainte est prise
48:43le nom du monsieur
48:44remonte immédiatement
48:46puisqu'il était en état
48:47de récidive légale
48:49c'est à dire
48:49qu'il était à moins
48:50de 7 ans
48:51de sa précédente condamnation
48:53que j'ignorais
48:56donc inscription au fichier
48:57qui était prévue
48:58dans la condamnation
49:00et alors là
49:01je suis
49:03ignorante
49:04des procédures judiciaires
49:06du monde de la justice
49:06etc
49:07je demande
49:08dois-je prendre un avocat
49:10et on me dit
49:11dans le commissariat
49:12oh non madame
49:14ça va
49:14ça sera inutile
49:15de toute façon
49:16le parquet
49:17récidive légale
49:18le parquet poursuivra
49:19tout de suite
49:20ça sera bientôt
49:21traité
49:22je vous presse
49:23un tout petit peu
49:23Clotilde
49:24parce qu'on arrive
49:24à la fin de l'émission
49:25donc une fois que la plainte
49:26non non non
49:27mais une fois que la plainte
49:27est traitée
49:28qu'est-ce qui s'est passé
49:28comme Rosa
49:29comme Rosa
49:30comme Rosa
49:30expertise médicale
49:32expertise psychologique
49:33dans les un mois
49:34c'était bouclé
49:38six mois après
49:39rien
49:39je recontacte le commissariat
49:41je leur dis
49:42je déménage
49:42à 800 km
49:43donc je veux
49:45réitérer ma plainte
49:46et qu'elle soit traitée
49:47oui
49:48j'ai fait des appels
49:49tous les trimestres
49:51jusqu'en 2022
49:53appel à la PQR
49:55et l'être
49:56au maire
49:56pendant cinq ans
49:56vous avez appelé
49:57appelé appelé appelé
49:58est-ce qu'il a été condamné
49:59finalement cet homme ?
50:01en 2022
50:02oui il a été condamné
50:03il a été incarcéré
50:04oui
50:04donc ce sont des faits graves
50:06et moi je ne sais pas
50:08ce qui s'est passé
50:08entre 2017 et 2022
50:10s'il avait d'autres amis
50:11avec des enfants
50:12c'est extrêmement inquiétant
50:14et on m'a dit
50:16exactement comme à la mère de Rosa
50:18on m'a dit les mêmes choses
50:19et on m'a dit
50:19madame vous avez déménagé
50:21votre enfant au moins chez vous
50:22il est en sécurité
50:24merci beaucoup Clotilde
50:26pour ce témoignage
50:27et effectivement
50:29ça interpelle
50:29et ça soulève
50:30encore plein de questions
50:31merci beaucoup Clotilde
50:34dans un tout petit instant
50:35ce sera l'heure du crime
50:36bonjour Jean-Alphonse Richard
50:37bonjour Amandine
50:38on vous retrouve dans un instant
50:39à tout de suite
50:42retrouvez toutes vos émissions
50:43en podcast
50:44sur rtl.fr
50:45ou sur l'application RTL
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