- il y a 4 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 23 mars 2026.
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00:00Le décès de Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre artisan de la gauche plurielle, est mort hier.
00:06Sa famille l'a annoncé ce matin. Lionel Jospin avait 88 ans.
00:10Les hommages, bien sûr, sont extrêmement nombreux.
00:13Emmanuel Macron salue un grand destin français qui incarnait une haute idée de la République.
00:18François Hollande, un homme engagé, qui incarnait selon lui l'exemplarité en politique.
00:23Sur RTL, Martine Aubry évoque l'homme d'État, un vrai homme de gauche, nous disait-elle il y a
00:29quelques minutes.
00:30Vous pouvez réagir après ce décès.
00:32Dites-nous ce que vous retenez de Lionel Jospin au 3210.
00:36Décès qui intervient au lendemain des municipales.
00:38Et on continue, comme on le fait depuis hier soir sur RTL, à décrypter les résultats de ce second tour.
00:42Aussi à se projeter sur la prochaine échéance, 2027 et la présidentielle.
00:48Faut-il un seul et unique candidat qui irait DLR au Parti Socialiste, comme le propose Gérald Darmanin ?
00:54Je vous pose la question.
00:56On en parle dans un instant.
00:58Pascal Perrineau est bien sûr toujours avec nous pour évoquer tous ces sujets.
01:02La météo avec vous, Anthony.
01:05Une belle journée aujourd'hui, toujours très printanière.
01:08Je crois que ça va durer demain, mais seulement demain.
01:10Exactement.
01:10Demain, ce sera le dernier jour ensoleillé et très doux l'après-midi, avec encore une matinée fraîche.
01:15Toujours quelques gelées possibles du centre jusqu'aux frontières de l'Est, entre 1 et 8 degrés partout ailleurs.
01:20Et en cours de journée, entre 14 et 19 sur la moitié nord, 17 à 20 degrés sur la moitié
01:26sud.
01:26Toujours du soleil, mais un voile de nuages va s'installer demain sur la moitié nord, au nord d'une
01:31ligne Bordeaux-Strasbourg.
01:32Donc le ciel sera un petit peu moins bleu, mais ça restera très agréable.
01:36Quelques nuages et surtout du vent arriveront en soirée près des côtes de la Manche.
01:39Un vent qui va se renforcer dans la nuit de mardi à mercredi.
01:42Et un vent qui va tourner au nord et au nord-ouest, ce qui va donc vouloir dire une baisse
01:47très nette des températures.
01:48On aura perdu certainement 10 degrés entre mardi et mercredi.
01:51On va perdre 10 degrés ?
01:52Voilà, donc on passera de 5 degrés au-dessus à 5 degrés en dessous des moyennes de saison.
01:57On aura du mal à dépasser les 10 degrés mercredi après-midi, avec de la pluie du sud-ouest aux
02:02frontières de l'Est.
02:03Et à l'arrière, les fameuses giboulées de Mars.
02:05Ça veut dire, oui, quelques éclaircies, mais aussi des averses.
02:08Ah, c'est pas de la pluie tout le temps ?
02:09Ah non, pas tout le temps.
02:10D'accord.
02:10Mais un temps très instable, agité et frais.
02:12De temps en temps, quelques coups de tonnerre.
02:14Pluie et neige mêlée possible en soirée, forcément, parce qu'il fera beaucoup plus froid.
02:17Ça dure comme ça combien de temps ?
02:18Alors, ça dure jusqu'à jeudi pour cette instabilité, avec beaucoup de neige aussi en montagne.
02:22On pourrait avoir jusqu'à 30 cm de neige des 1000 mètres.
02:25Pluie et neige mêlée, donc, partout ailleurs, jeudi après-midi.
02:28Puis vendredi, ça s'éclaircit.
02:30Forcément, comme le ciel sera dégagé, les températures vont encore chuter.
02:32Et on aura des gelées généralisées, avec des pointes possibles à moins 3, moins 5 degrés.
02:37Donc, avec forcément, malheureusement, des conséquences pour la végétation.
02:40Donc, une journée de vendredi particulièrement à surveiller.
02:43Valérie Quintin, vendredi, nous disait, ne rangez pas vos doudounes ce week-end.
02:46Elle avait raison.
02:47Voilà.
02:47Merci beaucoup, Anthony.
02:49Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:53Amandine Bégaud sur RTL.
02:56Le Rassemblement National n'est pas un parti fasciste.
02:59Je ne le disais même pas du Front National de Jean-Marie Le Pen.
03:05C'est par contre un parti d'extrême droite.
03:08Jamais les Français n'ont porté un parti d'extrême droite au pouvoir.
03:13Je pense personnellement que le Front National va à ses élections avec ce que j'appellerais un programme de surface
03:20et qu'il va dans la période historique dans laquelle nous entrons, accompagné par un projet profond ou souterrain qui,
03:28lui, est antagoniste avec les valeurs de la République.
04:00C'était en juin 2024.
04:02Bonjour à tous, bonjour, merci de me recevoir.
04:04Je vous en prie, vous nous appelez d'où Laurent ?
04:06Oh, de Charente-Maritime.
04:08Un petit peu plus bas que de là où résidait Lionel Jospin, sur la fin de sa vie à l
04:12'île de Ré, effectivement.
04:14Qu'est-ce qu'il représentait pour vous, Lionel Jospin ?
04:17Eh bien, écoutez, pour moi, il a représenté d'abord un des premiers candidats pour lesquels j'ai eu à
04:24m'exprimer lors des élections en 1995, il me semble.
04:30Et c'était facile, parce qu'en fait, c'était une telle intégrité.
04:34C'était quelqu'un qui représentait une sorte d'autorité morale de la gauche.
04:40Et pour moi, enfant de la République, quand j'ai eu à me positionner pour des élections, avoir une telle
04:47personnalité a représenté une évidence.
04:49Et puis ensuite, la fin de sa carrière politique, on va dire, quand il a compris qu'on changeait de
04:58période politique, avec quelque chose qu'il avait fait perdre les élections,
05:03et puis peut-être avec l'arrivée de quelques personnalités qui allaient, entre guillemets, dénaturer la politique, avec des coups
05:12bas, avec des magouilles, etc., etc.,
05:14même s'il y en a peut-être toujours eu, mais il a choisi, sobrement, très tranquillement, de se retirer,
05:20parce que ça ne lui correspondait plus.
05:22Oui, on réentendait l'extrait, cette immense déception quand il annonce ses mots, de la stupeur d'ailleurs, que les
05:27gens, je pense, ne s'y attendaient pas.
05:28Est-ce que vous avez fait partie de ces électeurs qui lui en ont voulu, peut-être au moins au
05:31début ?
05:32Mais non, pas du tout, parce que quand on a une telle personnalité, avec des telles valeurs, eh bien, c
05:40'est vrai, presque été l'inverse qui aurait été décement.
05:43Il a vraiment respecté son engagement, il avait des idées, il avait des principes, et puis il est allé au
05:50bout de ses idées et de son principe,
05:52en comprenant que ça ne gagnerait pas, pour des raisons X ou Y, mais ça ne gagnerait pas, et il
05:58a choisi, sobrement, de quitter ce monde-là,
06:01auquel je pense qu'il était quand même fortement attaché.
06:05Mais, donc, pour un jeune comme moi qui votait, vous imaginez que c'était presque facile d'aller vers quelqu
06:13'un comme ça.
06:13Laurent, je ne sais pas si vous avez entendu tout à l'heure Martine Aubry dans le journal, qu'elle
06:18était très émue, et elle disait que c'était un vrai homme de gauche.
06:22Et je lui ai dit, mais quand vous dites vrai homme de gauche, on a l'impression que la suite
06:25de la phrase, c'est comme il n'en existe plus.
06:27Et elle me dit, oui, vous pouvez l'ajouter. C'est votre sentiment aussi, Laurent, qu'il n'existe plus
06:32d'équivalent aujourd'hui à Lionel Jospin ?
06:34Eh bien, écoutez, j'allais vous faire la petite remarque suivante, c'est qu'on a passé quelques générations depuis
06:40Lionel Jospin.
06:42Aujourd'hui, ce sont mes filles qui ont le même âge que, moi, j'ai voté pour Lionel Jospin pour
06:47la première fois.
06:47Ce sont mes filles qui se sont présentées, enfin, qui sont allées voter au municipal dernièrement, et on discute beaucoup
06:53politique.
06:54Mais elles, aujourd'hui, elles n'ont plus la même facilité que moi.
06:57Il n'y a plus de personnalité avec ces mêmes valeurs que celles qu'on avait retrouvées, nous, à l
07:04'époque, sur Lionel Jospin.
07:06Et du coup, quand Martine Aubry dit qu'il n'y a plus de personnalité comme lui, alors moi, à
07:11titre personnel, j'en ai trouvé d'autres qui me conviennent.
07:14Mais qui, par exemple, Laurent ?
07:15Je me retrouve plutôt pas mal dans un François Ruffin, parce que je le trouve, d'abord, il n'a
07:24aucune casserole aux fesses.
07:25Pardon de cette expression vulgaire, mais aujourd'hui, on compte les personnalités politiques qui ne sont pas mis en examen,
07:32qui ne sont pas inculpées, qui ne sont...
07:34Voilà, on les compte sur les doigts de la merde.
07:35Bon, vous exagérez un tout petit peu, Laurent, mais...
07:38Eh bien, écoutez, j'aimerais pouvoir exagérer, mais enfin bon.
07:42Mais en tout cas, voilà, je retrouve quelques similitudes.
07:47On n'est pas du tout sur la même période, les cartes sont totalement rebattues.
07:52Mais je retrouve quelques similitudes.
07:55Mais est-ce qu'aujourd'hui, il y a des hommes ou des femmes politiques tels que Lionel Jospin ?
08:02Il faudrait comparer à choses vraiment égales, périodes égales, contextes égales.
08:07Effectivement, à la montée des extrêmes, qu'il n'avait peut-être pas encore totalement au même niveau.
08:14C'est ça qui l'a écarté, Laurent.
08:16C'était la montée.
08:17Aujourd'hui, c'est une installation complète.
08:20Aujourd'hui, ils font partie du paysage politique et on le sait, on le maîtrise, on le connaît.
08:24Lui, il a vécu cette surprise et ce passage dans cette nouvelle période.
08:31Pascal Perrineau, vous entendez ce que dit Laurent et c'est ce qu'on entend effectivement depuis ce matin.
08:38C'était un homme, un vrai homme de gauche, un homme de valeur.
08:42On a l'impression qu'on parle d'une époque très très lointaine.
08:47Très lointaine, alors que c'était hier, politiquement.
08:50C'est très intéressant ce que dit Laurent parce qu'on voit qu'au travers de lui s'exprime toute
08:58une nostalgie d'une grande époque de la gauche, marquée par des grandes figures.
09:04Bien sûr, Lionel Jospin, mais pensons à plusieurs premiers ministres de François Mitterrand, Pierre Moroy, Michel Rocard, Laurent Fabius, qui
09:12est encore vivant aujourd'hui.
09:15Tous ces hommes ont incarné une gauche de gouvernement et tout à l'heure Martine Aubry insistait beaucoup là-dessus.
09:22Elle disait à l'époque, il y avait une incarnation forte d'une gauche de gouvernement.
09:27D'une gauche, disait-elle, qui rassemble et ne divise pas.
09:31C'était une allusion à Jean-Luc Mélenchon.
09:33Elle adresse à la gauche extrêmement divisée, qu'elle vient de connaître d'ailleurs au second tour à Lille, par
09:41un affrontement redoutable entre le parti socialiste et les filles.
09:45Elle dit, voilà, la gauche aujourd'hui est en morceaux par rapport en effet à ces hommes.
09:50Mais le grand responsable, c'est Jean-Luc Mélenchon ?
09:52Le grand responsable, c'est Jean-Luc Mélenchon.
09:55C'est aussi un parti socialiste qui ne s'est jamais remis de l'échec de François Hollande
10:02et qui n'est jamais redevenu, au fond, un grand parti de gouvernement.
10:06C'est resté un parti de protestataire, un parti de contestataire, un parti, d'ailleurs, on l'a vu dans
10:12cet entre-deux-tours,
10:13qui hésite à la fois entre l'alliance avec LFI et l'autonomie par LFI, mais qui n'a pas
10:19de cap.
10:20Pas de colonne vertébrale, pas de cap.
10:23Et c'est pour ça, d'ailleurs, quand on regarde la manière dont le PS pourrait se projeter,
10:29et là, c'est demain, dans un an, vers l'élection présidentielle,
10:34il n'a aujourd'hui aucun candidat qui peut peser dans le cadre de la prochaine élection présidentielle.
10:41Fabrice est avec nous également. Bonjour Fabrice.
10:43Bonjour Amandine.
10:45Vous nous appelez d'où ?
10:47J'appelle de l'Île-et-Vilaine.
10:49Qu'est-ce que vous retenez, vous, de Lionel Jospin ?
10:52Comme Laurent, je crois que ça fait partie des premiers pour qui vous avez voté.
10:57Vous êtes de la même génération, à peu près.
10:58Alors, de votre génération, surtout Amandine, je suis né en 80.
11:04Donc, ça me rappelle aussi ma jeunesse, parce que j'avais 17 ans quand la gauche plurielle est arrivée au
11:12pouvoir,
11:12donc avec toutes les illusions et les rêves qu'on peut avoir.
11:16Et ce que je retiens de Lionel Jospin, c'est surtout un homme intègre,
11:20qui avait des valeurs, qui n'a jamais été mis en cause,
11:23et qui a su rassembler, effectivement, différentes gauches.
11:27Et ça, c'était important.
11:29On allait quand même aussi, il faut se souvenir qu'il y avait Chevènement à l'époque,
11:32qui était aussi une gauche, effectivement, un peu plus, on va dire, souverainiste.
11:38Et c'est ça que j'aimais.
11:40Et j'ai vraiment...
11:43En tout cas, c'était la meilleure période de ma vie.
11:45Et politiquement, effectivement, je m'ai retrouvé avec un homme intègre,
11:49même si je n'étais pas toujours d'accord avec toute la politique qui avait été faite.
11:54Et là, je rejoins l'auditeur précédent.
11:58Effectivement, là, on a une gauche très divisée.
12:01Et ce que disait M. Perrineau, effectivement, c'est qu'on retrouve plus ce qu'on avait à l'époque.
12:07Et c'est dommage.
12:09La gauche plurielle, en fait, telle que Lionel Jospin l'avait inventée et mise en œuvre.
12:16Aujourd'hui, on essaye de coller ça, mais on voit bien que ça ne marche pas.
12:20Fabrice et Laurent, restez avec nous si vous avez encore un peu de temps.
12:22On se retrouve dans un instant. A tout de suite.
12:28Merci d'écouter RTL.
12:35RTL, votre radio.
12:39Amandine Bégaud.
12:40RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
12:44Lionel Jospin est décédée.
12:45Ça m'a fait un petit pincement au cœur.
12:47C'était quelqu'un de très gentil, de très accessible.
12:50Et c'était surtout quelqu'un qui était pragmatique, qui allait direct au sujet.
12:56Mais je l'ai senti quand même très clivant.
12:58C'est-à-dire, comme il était absolument certain de porter de bonnes idées pour l'avenir heureux de la
13:05France,
13:05je pense qu'il ne tolérait pas la contradiction, vraiment.
13:10Le message de Jean-François au 3210 après le décès de Lionel Jospin.
13:15Jean-François, qu'on retrouve. Bonjour.
13:17Bonjour, chère Amandine.
13:19Vous allez bien ?
13:20Ravi de voir votre voix encore près de moi.
13:22Bon, c'est tellement gentil.
13:24Bon, on entendait deux électeurs, Fabrice et Laurent, tout à l'heure,
13:29qui étaient plutôt favorables à Lionel Jospin.
13:33En tout cas, Laurent disait que c'est le premier pour qui il avait voté.
13:37Vous, vous n'étiez pas du même bord politique ?
13:39Je n'étais pas du même bord politique,
13:41mais j'ai été très surpris par cette rencontre inopinée au restaurant.
13:45Ah, vous l'avez rencontrée au restaurant ?
13:46Alors, je l'ai rencontrée à Vichy, restaurant Les Ambassadeurs.
13:50J'étais avec ma tante et il se trouvait à la table près de la nôtre.
13:53Il y a combien de temps, Jean-François ?
13:55Ça devait être en 2000, 2000 ou 2001.
13:57Et il était avec son épouse, Sofia Gazanski,
14:00et avec le fils de cette dernière,
14:02qu'il considérait d'ailleurs comme son fils.
14:04Et très bizarrement, le petit, qui avait 14-15 ans,
14:07a laissé tomber un morceau de pain que j'ai ramassé
14:09et la conversation s'est engagée.
14:11Et j'ai rencontré quelqu'un qui était très ouvert,
14:14qui était pragmatique,
14:15qui allait droit au but et qui était cohérent avec ses idées,
14:18très cohérent,
14:19et qui n'admettait pas de compromis.
14:21Et qui était intègre.
14:23Et je n'ai pas été étonné quand il a jeté l'éponge,
14:26si je puis dire, après les élections où il a été désavoué,
14:29car il l'a fait avec panache et noblesse.
14:31Mais pas de compromis, pourtant.
14:33Il en a fait des compromis pour faire la gauche plurielle ?
14:36Oui, mais toujours dans le but de faire bloc avec la gauche.
14:39Ce n'étaient pas des compromis, si vous voulez,
14:41de la tambouille comme maintenant.
14:43Ça n'avait strictement rien à voir.
14:45Il croyait à l'avenir de la gauche.
14:46Et il a œuvré pour cela toute sa vie.
14:50Pascal Perrineau...
14:51Il était de la trempe, Amandine, si vous voulez,
14:53déjà de Jacques Delors, de gens comme ça.
14:55Oui.
14:56Jean-François, je vous interromps deux secondes,
14:57mais je vais vous redonner la parole.
14:58Pascal Perrineau, qu'est-ce qui fait que
15:00Lionel Jospin avait su créer cette gauche plurielle
15:03et qu'aujourd'hui, personne n'est capable...
15:06C'est un problème d'égo, c'est un problème de valeur ?
15:10Non, c'est un problème, je crois,
15:13de structuration de la gauche française
15:15qui a perdu le grand parti,
15:17qui était le parti socialiste.
15:19Le parti socialiste était un parti
15:22que Lionel Jospin avait dirigé
15:24durant tout le premier mandat présidentiel
15:26de François Mitterrand.
15:27Et ça n'était pas rien de gérer
15:29un parti présidentiel sous un mandat
15:32qui a connu la première cohabitation,
15:34qui avait connu des aléas divers et variés.
15:38Il y avait également un projet.
15:40Et Lionel Jospin était, depuis les années 80,
15:43des hommes essentiels pour accoucher
15:45d'un projet socialiste
15:47qui soit un projet de gouvernement
15:50et non pas un projet aux allures
15:52vaguement révolutionnaires, entre guillemets.
15:55C'était un homme, et je crois que l'auditeur
15:57a raison d'assister là-dessus,
15:59qui était un homme de la gauche pragmatique.
16:01Souvenons-nous, c'était lui qui avait dit,
16:04lorsqu'il était premier ministre de cohabitation,
16:06après le succès de 1997,
16:08l'État ne peut pas tout.
16:10le gouvernement Jospin est le gouvernement
16:12qui a le plus privatisé
16:14sous la cinquième règle.
16:15C'est quoi, la gauche raisonnable ?
16:17Vous le diriez comme ça ?
16:18Voilà, raisonnable.
16:19D'ailleurs, il aimait beaucoup ce terme.
16:20La raison, la rationalité,
16:23raisonner, on l'entendait tout à l'heure d'ailleurs,
16:26qui disait en effet
16:27qu'il était pour une approche
16:29raisonnée des problèmes.
16:31Or, aujourd'hui,
16:32il n'y a plus ce grand parti,
16:34il n'y a plus cet axe,
16:36et puis il n'y a plus
16:37les hommes et les femmes.
16:38C'est ce que disait d'ailleurs.
16:39Oui, mais pourtant,
16:41et Jean-François, j'imagine, sera d'accord,
16:43ce n'est pas si loin le PS au pouvoir,
16:45c'est François Hollande.
16:46Oui.
16:46Ça va faire dix ans ?
16:47Mais le quinquennat de François Hollande
16:50a laissé le PS
16:51dans un état de crise
16:53absolument phénoménal.
16:54Ne disons pas que François Hollande
16:55n'arrive même pas
16:56à se représenter
16:58et qu'il laisse un parti socialiste
17:00en lambeau,
17:01dans lequel a fait retour,
17:03au fond,
17:04l'idée que le parti socialiste
17:06pouvait être un parti de rupture,
17:08etc.
17:08On l'a vu très vite,
17:10ce parti s'est jeté
17:11dans les bras de LFI,
17:13en 2017 avec la NUPES,
17:16puis après,
17:16en 2022,
17:18avec le nouveau Front Populaire,
17:20et un mal fou
17:21à se sortir
17:22de cette fréquentation
17:23d'une gauche extrême.
17:25Il y a perdu un peu son âme
17:27de gauche de gouvernement.
17:28Or, Lionel Jospin,
17:29c'était véritablement
17:31l'homme qui incarnait
17:31et qui croyait
17:32à cette gauche de gouvernement,
17:34alors que lui-même
17:35venait de très loin.
17:37Certes,
17:37il vient de la gauche historique,
17:39son père était
17:39à la SFIO,
17:40etc.
17:41Mais jeune,
17:42il avait été
17:43à l'UNEF,
17:44il avait été très engagé.
17:49dans la lutte
17:50contre la guerre d'Algérie
17:51et puis il faisait partie
17:52même d'une sensibilité
17:54trotskiste
17:54à laquelle appartenait
17:55Jean-Luc Mélenchon
17:56qui n'était pas
17:57une des plus ouvertes.
17:58Mais ensuite,
17:59il s'était émancipé
18:01de ses amours de jeunesse.
18:02Jean-François,
18:02vous diriez
18:03qu'il ne reste plus rien
18:03de Lionel Jospin
18:04aujourd'hui au Parti Socialiste ?
18:06Je pense qu'il ne reste
18:07plus rien du tout
18:08et je suis d'accord
18:09avec M. Perrineau,
18:11je pense.
18:12Le Parti Socialiste,
18:13après le départ
18:14de M. Hollande,
18:15est un parti socialiste
18:17complètement décharné,
18:18tout à fait décharné,
18:19qui n'a plus de cohérence
18:20et qui va vers les extrêmes,
18:22qui essaie de se sauver
18:23comme il peut.
18:24Lionel Jospin
18:25doit déjà se remuer
18:26là où il est.
18:27Merci beaucoup,
18:28Jean-François,
18:29pour votre appel.
18:30Bonjour, Éric.
18:30Bonne journée,
18:31merci infiniment.
18:31Bonjour, Arsène.
18:33Bonjour.
18:34Vouliez-vous aussi revenir
18:35sur le décès
18:36de Lionel Jospin ?
18:38Oui, oui, oui.
18:38En fait,
18:39dès que j'ai appris
18:40son décès,
18:42j'ai tout de suite
18:43eu l'image
18:44de Rambobina,
18:45une émission
18:46qui est diffusée
18:47régulièrement
18:48sur la numéro 13
18:50des chaînes,
18:50enfin, peu importe,
18:51qui est animée
18:52par Patrick Cohen.
18:53Oui.
18:53Une émission
18:54qui a été diffusée
18:54en 2023,
18:55d'ailleurs,
18:55que Lionel Jospin
18:56était invité
18:57sur le plateau
18:58et venait commenter
18:59un débat
19:00qu'il avait connu
19:01face à Jean-Rochet
19:02en avril 1980.
19:04Et moi,
19:05qui ne suis pas
19:06orienté
19:07vers cette
19:08appartenance politique,
19:09moi,
19:10j'ai commencé
19:10à voter en 1995,
19:11je ne vous casse pas
19:12que j'ai voté
19:12Jacques Chirac,
19:13mais Lionel Jospin
19:14faisait partie
19:14du paysage politique,
19:15évidemment,
19:16il était lui-même
19:16candidat,
19:17il a pronté
19:18M. Chirac.
19:20Eh bien,
19:20quand j'ai revu
19:21ce débat,
19:22j'ai eu un vent
19:23de nostalgie
19:24en moi,
19:25à voir des débats
19:26aussi bien tenus
19:27avec une force
19:29idéologique,
19:29mais qui n'était pas
19:30une force idéologique
19:32complètement aveugle,
19:33avec des raisonnements
19:34profonds,
19:35avec un respect
19:35mutuel
19:36des deux personnes
19:38qui étaient là.
19:38Marchais,
19:39Jospin,
19:40ne se détestait
19:41peut-être pas,
19:42mais il avait regardé
19:42l'enchaînement
19:43de faïence,
19:43parce que M. Jospin
19:44était celui
19:44qui mettait un peu
19:45le bazar à ce moment-là
19:46dans le monde
19:47politique à l'auche,
19:48et il y a eu
19:49un affrontement
19:50de deux heures
19:51parfaitement tenus,
19:52je ne crois pas
19:52aller voir,
19:53moi,
19:53j'ai regardé
19:53tout le débat,
19:54je ne crois pas
19:54aller voir
19:55se couper la parole,
19:57je ne crois pas,
19:58et ce n'est qu'un
19:59affrontement
20:00rhétorique,
20:01avec des références
20:01historiques,
20:02politiques,
20:03ce qu'aujourd'hui,
20:04évidemment,
20:08n'a plus rien à voir
20:09avec ce qui est aujourd'hui,
20:10alors que ce n'est pas
20:11si loin que ça,
20:11encore une fois,
20:12je le dis.
20:13Oui,
20:13il y a 1980,
20:15il y a 46 ans,
20:17mais on n'est pas si loin,
20:18mais la politique
20:19va aussi vite peut-être
20:20que la technologie,
20:21parfois,
20:21elle change très vite,
20:22le monde va vite.
20:23Ça vous manque ça,
20:24Eric,
20:25des politiques comme ça,
20:26justement ?
20:27Ah oui,
20:27terriblement,
20:28parce que moi,
20:28aujourd'hui,
20:29j'ai 50 ans,
20:31je vis avec ma femme
20:32depuis 20 ans,
20:32on a toujours dit
20:33qu'on adorait regarder
20:34des débats politiques,
20:35avant même qu'on se rencontre,
20:36on était des...
20:38on dévorait
20:38les débats politiques.
20:40Moi,
20:40j'ai fait ça
20:41jusque dans les années
20:41peut-être 2005,
20:422010,
20:43et aujourd'hui,
20:44je suis un peu orphelin,
20:45je ne vois plus
20:45de débats politiques.
20:46Je ne vais pas vous cacher,
20:47j'ai vu M. Boyard ce matin,
20:48par exemple,
20:49je le désigne,
20:50parce qu'à chaque fois
20:51que je le vois,
20:52il a des outrances,
20:53il ne peut pas parler
20:54sans être agressif,
20:55sans appuyer
20:57son intervention
20:59de choses solides.
21:00Non,
21:00tout de suite,
21:01ça part à la dérive,
21:01c'est violent,
21:02il n'y a pas de vocabulaire.
21:03Quand on manque de vocabulaire,
21:05comme dirait les petits,
21:06on devient violents,
21:06je pense que ça manque
21:08un peu de vocabulaire,
21:08c'est un manque
21:09de référence historique.
21:10L'appui intellectuel
21:12n'est plus là,
21:13et pour moi,
21:14je ne sais pas
21:14que M. Duhamel,
21:16Alain Duhamel,
21:18avait dit un peu ça
21:19chez vous
21:19quand il s'apprêtait
21:21peut-être à quitter RTL,
21:22je ne sais plus,
21:22il regrettait le niveau,
21:24je me souviens,
21:24il l'avait dit comme ça quasiment,
21:26il avait dit
21:26je regrette le niveau
21:27intellectuel des politiques
21:28qui s'effondrent.
21:29Je pense que là,
21:30M. Jospin a incarné,
21:31même si ce n'est
21:31toujours pas mes idées,
21:32il a incarné
21:33quelque chose de solide
21:34qu'on pouvait écouter,
21:35on avait l'impression
21:36toujours d'apprendre
21:36quelque chose.
21:37On écoutait un homme politique
21:38à cette époque,
21:39on avait l'impression,
21:39même si ce n'était pas
21:40nos idées,
21:41on avait l'impression
21:41d'apprendre quelque chose.
21:42Et de ressortir
21:43un peu plus intelligent
21:45après.
21:46Eric,
21:47Pascal Perrineau,
21:48pardon,
21:48ce que dit Eric,
21:49c'est quelque chose
21:50qui revient d'ailleurs
21:50assez souvent,
21:51est-ce que,
21:52parce que je voulais
21:53qu'on en parle,
21:54mais on va y revenir plus tard,
21:55mais sur l'abstention
21:56qui était quand même
21:57très élevée
21:57pour son grand tour
21:58des municipales,
21:59est-ce que ça,
22:01ce changement d'époque,
22:02ça participe aussi
22:03à l'abstention des Français ?
22:05Tout à fait.
22:06On est au cœur du sujet.
22:08Si vous voulez,
22:09l'abstention a été
22:10extrêmement importante
22:11et encore au second tour.
22:13Il ne faut pas oublier
22:13que 43% des Français
22:15se sont abstenus,
22:16ce qui est énorme
22:17pour une élection
22:18qu'ils aiment,
22:18normalement.
22:19Pour une élection
22:19qu'ils aiment.
22:21Donc c'est énorme.
22:22Quelle est la nature
22:23de cette abstention ?
22:23Ce n'est pas une abstention
22:24d'indifférence.
22:25C'est une abstention
22:27qui est une protestation
22:28politique
22:29contre le spectacle
22:31de la politique.
22:32C'est ce que nous dit
22:33Éric
22:34quand on l'écoute
22:36attentivement.
22:36Éric est,
22:37parmi d'autres,
22:38déçu de la politique.
22:40Il trouve que la politique
22:41est devenue,
22:42n'est plus irriguée
22:43par de grands projets,
22:44n'est plus irriguée
22:45par des hommes
22:46qui ont le respect
22:47de l'adversaire.
22:49Une politique
22:50qui est envahie
22:51par les réseaux,
22:52une politique
22:52qui est marquée
22:53par la brutalisation,
22:55la brutalisation des mots,
22:56la brutalisation
22:57des attitudes.
22:58Tout cela fait
22:59que de plus en plus
23:00des millions de Français
23:01peu à peu
23:02s'éloignent
23:03de la politique
23:04et peut-être
23:04pour certains
23:05n'y reviendront pas.
23:07Et ce sera sans doute
23:08une clé
23:08pour 2027.
23:10Et c'est une clé
23:10pour 2027.
23:11Et on va en parler
23:12dans un instant
23:13bien sûr de 2027.
23:13Éric d'ailleurs
23:14si vous voulez rester
23:15avec nous
23:16pour poursuivre le débat
23:17autour de la présidentielle
23:18parce qu'on va se projeter
23:19un petit peu
23:19et tenter de répondre
23:21à cette question.
23:21Est-ce qu'il ne faut pas
23:22finalement un candidat
23:23qui irait des républicains
23:24au parti socialiste ?
23:26C'est ce que propose
23:26Gérald Darmanin
23:27pour faire face au RN
23:28et à la France Insoumise.
23:29On va en débattre
23:29et échanger
23:30dans un tout petit instant
23:32à 14h
23:33comme chaque jour.
23:33C'est l'heure du crime.
23:34Bonjour Jean-Alphonse.
23:35Bonjour Amandine.
23:36Et au programme aujourd'hui
23:37l'affaire Justine Vérac.
23:38Oui, l'affaire Justine Vérac
23:39maman d'un petit garçon
23:41future aide-soignante
23:42gentille, amicale
23:43pas méfiante.
23:44En octobre 2022
23:45elle disparut
23:46à la sortie
23:46d'une boîte de nuit.
23:48Il n'y a pas beaucoup
23:49de mystère dans cette affaire.
23:50Il y a un jeune agriculteur
23:51qui s'appelle Lucas Larrivé.
23:52Il a 21 ans
23:53qui va être mis en examen
23:55et va être longuement
23:57entendu par les gendarmes.
23:58Il l'a surpris
24:00en fait à la sortie
24:01de la boîte de nuit.
24:02Il a emmené
24:03cette jeune femme chez lui.
24:04Il l'a violée,
24:05il l'a étranglée,
24:06il l'a enterrée
24:08dans un terrain
24:10qui était derrière sa maison.
24:11Alors c'est un crime
24:12d'une extrême froideur.
24:13C'est surtout ça
24:14qui marque dans cette histoire.
24:16Tellement froid,
24:17tellement glacial,
24:17tellement terrible
24:18qu'il a surpris
24:19même les psychiatres,
24:20il a surpris les enquêteurs
24:21qui n'en revenaient pas,
24:22qu'on ait autant de distance
24:24là-dessus
24:24et aussi peu d'empathie.
24:26Et puis surpris aussi
24:27les jurés
24:28et les juges de la carrière.
24:30Parce que le procès
24:30vient de s'achever.
24:32Le procès s'est achevé.
24:33Alors voilà,
24:34ça sera sûrement
24:34un des faits divers
24:35les plus marquants
24:36de cette année 2026.
24:37C'est certain,
24:38il va faire école
24:38ce fait divers.
24:41Justine Verac,
24:42la mort au bout
24:43de la nuit,
24:4414h dans l'heure du crime.
24:45A tout à l'heure.
24:46A tout à l'heure
24:46et nous on se retrouve
24:47dans un tout petit instant
24:48avec Pascal Perrineau,
24:49les auditeurs
24:49pour évoquer cette présidentielle.
24:51Ben oui,
24:51c'est la prochaine échéance électorale.
24:54A tout de suite.
24:54Vous souhaitez nous contacter ?
24:56Appelez-nous au 3210.
24:5750 centimes la minute.
25:01Jusqu'à 14h.
25:03Les auditeurs ont la parole.
25:05Amandine Bégaud sur RTL.
25:08Il faut absolument
25:09qu'on se réunisse
25:10pour contrer le Front National
25:12et LFI.
25:13Les Français n'en veulent pas.
25:14Et la seule façon d'y arriver,
25:16c'est d'être tous ensemble.
25:17Donc il faut effectivement
25:18trouver le meilleur candidat
25:20et partir derrière les vies
25:21de la gauche
25:22à la droite républicaine.
25:24Le message de Marie-Pierre
25:25au 3210
25:26qui réagit
25:27à cette petite phrase
25:28de Gérald Darmanin
25:29qui a retenu notre attention.
25:31Le ministre de la Justice
25:32dit au lendemain
25:33du second tour
25:34des municipales
25:35qu'il faut pour 2027
25:36un seul candidat
25:37de la droite et du centre.
25:39Ça, on avait compris
25:39qu'une grosse partie
25:40de la droite et du centre
25:41y était favorable.
25:42Et peut-être même,
25:43ajoute-t-il,
25:44et c'est ça qui est intéressant,
25:45de la gauche républicaine
25:46pour gagner la présidentielle.
25:49Et vous,
25:49qu'en pensez-vous ?
25:50Un candidat, en fait,
25:51qui irait des Républicains
25:53au Parti Socialiste.
25:54Est-ce que ça vous semble possible,
25:55souhaitable ?
25:55On va en parler.
25:57Pascal Perrineau
25:57est encore et toujours
25:59avec nous
26:00pour aussi nous aider
26:01à avoir tous les repères
26:03historiques autour
26:04de ces questions-là.
26:05Et on va en parler
26:05avec vous, Jean-Jacques.
26:07Bonjour, Jean-Jacques.
26:08Bonjour, Amandine.
26:09Vous nous appelez d'où,
26:10Jean-Jacques ?
26:10J'appelle de manier
26:11dans les deux sèvres
26:12à côté de New York,
26:13sous un grand soleil.
26:14Oh, mais vous avez de la chance,
26:15nous aussi.
26:15On a encore un beau soleil.
26:16Ça ne va pas durer,
26:17profitez-en.
26:19Ça vous semble
26:20une bonne idée ou pas ?
26:22Ben, si on regarde
26:23suivant comment on se place,
26:25ça peut être une bonne idée,
26:26effectivement.
26:27Mais le problème,
26:28c'est qu'on vient de le voir
26:29avec les dernières élections
26:31municipales,
26:33les rassemblements
26:33entre différents partis,
26:36dans chaque camp,
26:37ça a porté préjudice
26:38à certains.
26:39Ça dépend,
26:39en fait,
26:40quand ont eu lieu
26:41les rassemblements.
26:42Des rassemblements,
26:43dès le départ,
26:44ce n'était pas la même chose
26:45que des rassemblements
26:46post-premier tour.
26:47Au deuxième tour,
26:47je suis d'accord.
26:49Au départ,
26:50au premier tour,
26:50on vise beaucoup plus large,
26:51donc les rassemblements
26:53sont moins visibles,
26:54si vous voulez.
26:56Mais,
26:57encore une fois,
26:59alors moi,
26:59je vais vous dire,
27:00encore une fois,
27:01faire un rassemblement
27:03entre la droite
27:04et la gauche-centre,
27:07dans l'objectif
27:08de battre les extrêmes
27:09et les filles
27:10et les Rennes.
27:12Oui,
27:12pourquoi pas ?
27:13Mais ça dépend
27:13de quel côté
27:14on se place.
27:15Vous êtes plutôt...
27:17De quelle sensibilité,
27:19Jean-Marc ?
27:19Je vais vous dire.
27:20Moi,
27:20il y a quelques années,
27:21je votais plutôt à gauche.
27:23Petit à petit,
27:24je suis venu
27:25me tourner plus
27:26vers la droite
27:27et depuis
27:29les dernières élections
27:31et aux prochaines élections,
27:32je vais voter
27:33le rassemblement national.
27:35Le débat,
27:36il est toujours
27:36le droit de gauche,
27:38le droit de gauche.
27:38On retrouve
27:39avec différentes alliances
27:41toujours les mêmes
27:43et au bout du compte,
27:45les gens sont insatisfaits.
27:47Il suffit de regarder
27:48la deuxième mandature
27:49de M. Macron,
27:50par exemple.
27:50Oui,
27:51mais alors c'est intéressant,
27:52Jean-Jacques,
27:52parce que vous dites,
27:53moi,
27:53je vais voter
27:53le rassemblement national
27:54et pourtant,
27:55vous vous prononcez
27:56sur cette histoire
27:57d'alliance
27:58parce que j'allais dire,
27:58du coup,
27:58vous vous en fichez.
27:59Ce qui compte,
28:00c'est que le rassemblement
28:01national gagne.
28:02Oui,
28:03mais pourquoi faire un...
28:03pourquoi encore une fois
28:05faire une alliance
28:07pour battre
28:08le rassemblement national ?
28:10La gauche,
28:11elle a été au pouvoir,
28:12ça n'a pas fonctionné.
28:14En général,
28:15pas dans tout,
28:16je ne peux pas détailler.
28:17la droite a été au pouvoir,
28:18ça n'a pas fonctionné.
28:20Emmanuel Macron
28:21a été vu en 2012,
28:24en 2017,
28:25pardon,
28:25on espérait beaucoup de lui
28:27et moi,
28:27le premier,
28:28j'ai voté pour lui.
28:29Beaucoup de gens
28:30sont déçus.
28:31Après,
28:32tout le monde...
28:32En 2017,
28:33vous avez re-voté pour lui ?
28:34En 2022, pardon ?
28:35Non,
28:35je ne re-voterai pas pour lui.
28:37Et en 2022 ?
28:38Par contre,
28:39non,
28:39en 2022,
28:40je n'ai pas voté pour lui.
28:41Vous avez voté pour Marine Le Pen ?
28:43D'accord.
28:44Mais là,
28:45les gens ne sont pas contents.
28:47On parle de faire des alliances et tout.
28:49Alors,
28:50on va se projeter dans un an et un jour.
28:52Il y a une alliance qui est faite
28:54et qui gagne
28:54contre le Rassemblement national.
28:56Quelques mois après,
28:57ça va être le bazar,
28:58tout le monde va râler.
28:59Eh bien,
29:00pourquoi ne pas avoir osé le changement ?
29:02Il faut assumer.
29:03On ose un changement.
29:05Pourquoi pas voter le Rassemblement national ?
29:07Parce que les filles,
29:08je n'y crois pas trop.
29:10Ça marche,
29:11tant mieux.
29:12Ça ne marche pas,
29:12tant pis,
29:13il faut accepter
29:14d'avoir perdu,
29:16d'avoir échoué.
29:17Mais oui,
29:17mais alors Jean-Jacques,
29:18je vais vous mettre
29:18dans une autre configuration.
29:20Imaginons qu'on ait un second tour
29:23Rassemblement national,
29:24France insoumise.
29:25Donc,
29:25mettons,
29:26Jordan Bardella,
29:27Jean-Luc Mélenchon.
29:28Et Jean-Luc Mélenchon,
29:29par exemple,
29:29oui.
29:29Du coup,
29:30vous,
29:30vous voteriez Jordan Bardella ?
29:32Oui.
29:33D'accord.
29:34Vous feriez partie,
29:36c'est vraiment la politique fiction
29:37et c'est ce à quoi
29:37on va s'amuser jusqu'à 14h
29:39avec Pascal Perinomé.
29:40Vous feriez partie,
29:42donc des gens qui diraient
29:43ne votez pas la France insoumise,
29:45votez Jordan Bardella
29:47pour faire barrage
29:48à la France insoumise.
29:49Oui.
29:50Donc,
29:50en fait,
29:50si c'est juste,
29:51je déplace juste le problème.
29:53Oui,
29:53je comprends,
29:53oui.
29:54Vous voyez ce que je veux dire ?
29:54Oui,
29:55je comprends,
29:55oui.
29:56Mais ça fait depuis 2012
29:58que,
29:59même,
29:59regardez,
30:00bon,
30:00c'était un peu différent,
30:01mais en 2002,
30:02quand Jacques Chirac a été élu
30:04contre Jean-Marie Le Pen,
30:06il y a eu un vote sanction
30:07et de,
30:08bon,
30:09voilà,
30:10ça a été très net.
30:11Oui.
30:11M. Chirac avait été élu
30:13à 70%,
30:14je crois,
30:14quelque chose comme ça.
30:15Ou 80%.
30:15Ou 80%, oui.
30:1682 de mémoire.
30:17C'est ça,
30:18il me semble.
30:18Oui,
30:19oui.
30:19Mais pourquoi ne pas oser
30:24faire un changement ?
30:25Bon,
30:26Jean-Jacques,
30:27on va échanger avec les autres auditeurs
30:28si vous le voulez bien.
30:29Et après,
30:29entre le RN et LFI,
30:31moi,
30:32je pense que le RN est sorti,
30:34comme on veut toujours le dire,
30:36de l'extrême droite.
30:37C'est une droite dure,
30:38mais c'est la droite,
30:39plus l'extrême droite,
30:40alors que LFI a des tendances,
30:42si on décortique un petit peu,
30:43à mon avis,
30:44beaucoup plus dangereuses.
30:46Restez avec nous,
30:47Jean-Jacques,
30:47on va accueillir Philippe de Bourges,
30:49d'abord.
30:49Bonjour, Philippe.
30:50Bonjour.
30:52Alors,
30:52vous,
30:52qu'est-ce que vous pensez
30:53de la proposition de Gérald Darmanin ?
30:55Donc,
30:55un candidat qui irait de LR
30:57au Parti Socialiste.
30:59Ben,
30:59justement,
31:00il était LR,
31:02mais bon,
31:02je me fie toujours des paroles
31:03d'un homme qui est,
31:04quelque part,
31:05traître à son parti,
31:06parce qu'il l'a quitté.
31:08Il ne se prie pas,
31:09parfois,
31:09d'une petite phrase,
31:10contre.
31:11Donc,
31:12l'idée,
31:14elle a déjà été tentée.
31:16Rappelez-vous,
31:16sous Sarkozy,
31:17il y a eu l'ouverture.
31:18Il l'a vécu,
31:19d'ailleurs.
31:20Et puis,
31:21désormais,
31:22avec M. Macron,
31:23nous vivons le,
31:24en même temps,
31:25qui va de la gauche
31:27à la droite,
31:27on ne sait plus trop où,
31:28ce qui a,
31:29ce qui,
31:30a fait s'effondrer
31:31les partis habituelles
31:32que nous connaissions,
31:33le PS et l'UMP,
31:36enfin,
31:36LR,
31:37désormais,
31:38pour ne se retrouver
31:39que face à quoi
31:41les gens se cherchent.
31:42ils veulent des décisions,
31:43donc,
31:44ils vont vers les extrêmes.
31:45Et on a vu progresser,
31:47par exemple,
31:48d'un côté,
31:48bon,
31:48et les filles encore,
31:49bon,
31:50c'est pas toujours existé depuis 40 ans.
31:50Mais je reviens sur cette idée,
31:52pardon,
31:52Philippe,
31:52vous en pensez,
31:53vous d'abord,
31:53vous êtes plutôt,
31:55quelle position de l'échiquier politique ?
31:57Moi,
31:58je fais partie du parti des entrepreneurs,
32:01des gens qui gèrent,
32:02donc qui font attention à l'argent public,
32:05qui font attention à la dépense de l'argent public,
32:08donc plutôt républicain ?
32:10Je serais plutôt LR,
32:11oui,
32:11tout à fait,
32:12je ne le renie pas.
32:13Donc vous,
32:13est-ce que,
32:14en tant que,
32:15pas militant,
32:16mais électeur LR,
32:17vous seriez prêt à voter pour un candidat unique,
32:22qui regrouperait,
32:23donc,
32:23toutes ces tendances que j'évoquais,
32:25les Républicains,
32:26Renaissance,
32:26Horizon,
32:27le Parti Socialiste,
32:29oui ou non ?
32:29Vous le connaissez ?
32:30Vous le connaissez ?
32:30Non,
32:31non,
32:32mais justement,
32:33avant de le trouver,
32:34est-ce que sur le principe,
32:35ça vous irait ou pas du tout ?
32:37Alors,
32:37ça pourrait m'aller à condition,
32:39il y a quand même quelques conditions,
32:41à condition,
32:42un,
32:42que ce ne soit pas un homme creux,
32:44un homme creux,
32:45un homme mou,
32:46façon,
32:46ce qu'on a connu,
32:47ou ce que l'on connaît encore,
32:49quelqu'un qui a donc une culture,
32:51qui fonde un programme,
32:52en fonction de notre histoire de France,
32:55en fonction de nos usages de français,
32:57et qui ne va pas essayer de se faire élire uniquement pour la gamelle,
33:02comme on vient de le voir au municipal,
33:04avec des alliances uniquement pour aller à la gamelle.
33:07Donc,
33:08voilà.
33:08Et donc,
33:08le projet,
33:09ça ne peut pas être éviter le Rassemblement National ou la France Insoumise ?
33:12Mais non,
33:13c'est complètement ridicule.
33:14Ça,
33:15c'est du langage de journaliste,
33:16que j'appelle maintenant journaleux,
33:17parce qu'il continue à utiliser ce langage,
33:20d'extrême,
33:20ceci,
33:20d'extrême,
33:21ceci,
33:21c'est pas très gentil,
33:22c'est pas très gentil,
33:23mais il n'empêche que,
33:25il faut bien le dire un moment,
33:26quoi,
33:27les gens qui votent au Rassemblement National,
33:29ou qui votent à la France Insoumise,
33:32à la France Insoumise,
33:33vous avez peut-être encore un pourcentage
33:34qui sont les historiques
33:36descendants des trotskistes,
33:38le fameux garçon,
33:39là,
33:39qui casse tout,
33:40qui devrait être en prison,
33:41mais qui est quand même élu député,
33:43là,
33:43je ne sais plus comment il s'appelle,
33:43Arnaud,
33:44voilà.
33:44Bon,
33:44des gens comme ça,
33:45vous en avez encore,
33:46mais c'est une petite fraction,
33:47il ne faut pas faire des amalgames.
33:49Et de l'autre côté,
33:49au Rassemblement National,
33:51on sait tous très bien
33:52que c'est des gens qui ont été déçus
33:55des partis qui défendaient les ouvriers,
33:57qui défendaient les gens des cités,
33:59qui défendaient les gens qui habitaient là
34:00depuis fort longtemps,
34:01et qui se sont vus submergés
34:03par des choses dont ils n'avaient pas l'habitude
34:05et économiquement ne s'en sortent plus.
34:07Donc,
34:07il ne faut pas faire des amalgames.
34:10Je crois que si quelqu'un,
34:11un jour,
34:12émerge,
34:12est crédible,
34:13alors,
34:14c'est difficile de trouver un De Gaulle
34:15à Bonaparte,
34:16mais il faut quelqu'un de cet ordre-là
34:17pour me remettre de l'ordre dans le pays
34:19avant de donner des leçons ailleurs,
34:21avant de pouvoir dire,
34:22en Europe,
34:22on va imposer notre façon de voir.
34:24Donc,
34:25il faut quelqu'un qui ait fait le diagnostic.
34:27On en a eu un ici
34:28qui avait tenté un diagnostic
34:29il y a quelques années.
34:30C'était à l'époque
34:32les présidentielles,
34:33là où se présentait Hollande,
34:35M. Fillon.
34:36Fillon avait fait un diagnostic,
34:37on m'a donné une France en faillite.
34:39Bon,
34:39on connaît la suite.
34:40Oui,
34:40oui,
34:40il l'avait dit.
34:41Et quand il a dit,
34:43le jour où il a prononcé la phrase malheureuse,
34:45je vais commencer à épurer,
34:46parce que quand on regarde
34:47les comptes d'une nation,
34:48c'est comme dans une entreprise,
34:50il faut regarder les charges,
34:51dont la charge de fonctionnement
34:53et la charge de personnel.
34:54Il a dit,
34:55je vais commencer par éliminer,
34:57rapidement,
34:57vous vous éloignez de mon débat du jour,
35:00Philippe.
35:00Mais c'est quelqu'un qui fait un diagnostic,
35:01mais il nous faut quelqu'un donc crédible,
35:04en fonction d'une histoire,
35:05d'un diagnostic économique,
35:07avec une perspective des visions,
35:09comme en avait le général de Gaulle,
35:10par exemple,
35:11en disant,
35:12voilà,
35:12je développe le nucléaire pour telle chose,
35:14je développe l'aviation dans tel domaine,
35:16le Concorde,
35:17par exemple,
35:17pour telle raison,
35:19aérospatiale,
35:19etc.,
35:20pour notre souveraineté,
35:22aussi bien dans la stratosphère
35:25que sur Terre,
35:26etc.
35:27Donc,
35:27le TGV,
35:28voilà,
35:29aujourd'hui,
35:29on a tout dit qu'on dit.
35:30On marque une toute petite pause,
35:30je suis obligée de vous couper,
35:31sinon je n'arrive pas à en placer une.
35:32On se retrouve dans un instant,
35:34à tout de suite.
35:38Tous les jours,
35:41toute la journée,
35:45c'est RTL.
35:50Aujourd'hui,
35:51c'est la fête avec Jeff Debrugge
35:52pour célébrer Pâques avec gourmandise.
35:54A cette occasion,
35:55RTL vous offre un assortiment
35:57de pralinés de Pâques
35:58aussi mignons que gourmands,
36:00sans oublier nos adorables lapins,
36:02guimauves enrobés de chocolat.
36:04De quoi satisfaire les plus gourmands.
36:06Un régal à partager
36:08avec vos proches
36:09durant les fêtes.
36:11Jusqu'à 14h,
36:13les auditeurs ont la parole.
36:15Amandine Bégaud sur RTL.
36:17Avoir une alliance
36:19la gauche à la droite,
36:20c'est une aberration.
36:22Ça serait une très bonne idée
36:22s'il y avait un homme
36:23qui se détachait.
36:24Mais au contraire,
36:25s'il n'y a pas une vraie gauche
36:26ou une vraie droite,
36:27c'est les extrêmes qui gagnent.
36:28Donc faire une alliance
36:29gauche-droite,
36:31on a déjà eu ça.
36:32Ça s'appelait Macron.
36:33Donc j'y crois pas.
36:35Comme Claude,
36:36vous réagissez au 3210.
36:37Appelez-nous pour nous dire
36:38ce que vous pensez
36:40de cette proposition
36:40de Gérald Darmanin.
36:42Il faut, dit-il,
36:42un seul candidat
36:43de la droite et du centre
36:44et peut-être même
36:45de la gauche républicaine
36:46pour gagner la présidentielle.
36:48Est-ce que ça vous semble
36:49possible, souhaitable ?
36:51Appelez-nous au 3210
36:53pour réagir.
36:54Pascal Perrineau
36:54est toujours avec nous
36:55et on va accueillir
36:56Philippe de Nantes cette fois-ci.
36:57Bonjour Philippe.
36:58Bonjour Amandine Bigot.
36:59Bonjour M. Perrineau.
37:00Vous en pensez quoi, vous,
37:02de cette proposition
37:02de Gérald Darmanin ?
37:04Je dirais dans l'état
37:05dans lequel est la France.
37:06Ce n'est pas une mauvaise idée
37:07mais par contre,
37:09pour la réaliser,
37:10ça ne va pas être simple.
37:11Comment déjà désigner ce candidat ?
37:13Il n'y a pour moi
37:13personne qui émerge
37:14ni à gauche ni à droite.
37:16On n'est plus,
37:17vous en parliez,
37:18c'était le sujet précédent
37:19à l'époque
37:20de Lionel Jospin,
37:21de Jacques Chirac,
37:22de Nicolas Sarkozy.
37:23Il y avait des gens
37:25qui, instinctivement,
37:26j'allais dire,
37:27se détachaient du lot.
37:28Aujourd'hui,
37:28si t'es moins un,
37:29moi je n'en vois pas.
37:31Il y a une personne
37:32à laquelle je pense
37:33mais qui n'a pas envie
37:35d'y aller
37:35mais pourtant
37:36qui a d'excellentes idées,
37:37c'est Jean-Louis Borloo.
37:37Moi, je l'écoute,
37:39alors on l'entend moins
37:39en ce moment
37:40mais je le lis,
37:40je l'ai écouté
37:41et c'est quelqu'un
37:42qui pourrait rassembler largement.
37:44Son nom revient
37:45assez régulièrement
37:47à des moments
37:48de crise,
37:49de doute
37:50ou d'envie
37:51de faire une grande union
37:52effectivement.
37:55Mais oui,
37:56c'est un homme
37:57qui est désintéressé
37:58je pense
37:59parce que les candidats
38:01actuels,
38:01on les connaît
38:01à la gauche
38:02c'est des
38:02Raphaël Gilsman,
38:03c'est des
38:04Olivier Faure,
38:05c'est des
38:07Marine Tourdelier,
38:08c'est des
38:08François Ruchin.
38:10Au centre,
38:11il y a Édouard Philippe,
38:12il y a Villepin,
38:13il y a Attal,
38:14à droite,
38:14il y en a encore plus,
38:16il y a Wauquiez,
38:16il y a Rotaillou,
38:18il y en a tout le temps.
38:20Pour moi,
38:20il n'y en a aucun
38:21qui sort du long.
38:22Donc sur le papier,
38:22c'est bien.
38:23Et comment,
38:23je ne sais pas
38:24si M. Darman l'a dit
38:25mais comment
38:26désigner cette personne ?
38:27Non, il n'a pas dit
38:27mais tout à l'heure
38:28Pascal Perrineau
38:29évoquait une possibilité
38:30c'est que finalement
38:30chaque camp
38:31est son candidat
38:32ce que vous me disiez
38:33Pascal
38:33et puis au bout d'un moment
38:36soit l'un de ce
38:37enfin les
38:38quelqu'un se retire
38:39enfin tout le monde
38:39se retire au profit d'un.
38:40Si on suit l'idée
38:42et qu'on tente
38:43de l'interpréter
38:44et surtout de la réaliser
38:46parce qu'en effet
38:47comme vient de le dire
38:47l'auditeur
38:48ça n'est pas une mauvaise idée
38:50mais la réalisation
38:51est compliquée.
38:52On pourrait imaginer
38:53que dans les semaines
38:54et les mois qui viennent
38:56chaque composante
38:57de ce bloc central
39:00sélectionne un candidat
39:01LR est déjà
39:03dans le processus
39:04et puis que
39:05voilà
39:06à la fin de l'année
39:07et au début
39:09de l'année prochaine
39:10à quelques encablures
39:12de l'élection présidentielle
39:14et bien on organise
39:15par exemple
39:16un sondage
39:16sur un très très gros échantillon
39:18et que l'on regarde
39:19parmi ces candidats
39:20celui ou celle
39:21qui se dégage
39:23comme étant
39:23un véritablement
39:25pôle position
39:26et qu'à ce moment-là
39:28les candidats
39:29se rencontrent
39:30et trouvent
39:31un point d'accord
39:32parce que le grand risque
39:33c'est que si le pluralisme
39:35de tous ces candidats
39:36continue jusqu'au bout
39:38aucun ne puisse
39:39s'inviter au second tour
39:40et qu'on se retrouve
39:41dans une situation
39:42on le voyait très bien
39:43dans les propos hier soir
39:45à la fois de LFI
39:46et du RN
39:46au fond qu'on se retrouve
39:47dans la situation
39:48dont rêvent
39:49les extrêmes
39:50c'est-à-dire
39:51qu'on se retrouve
39:51avec un second tour
39:53Bardella-Mélenchon
39:55Philippe
39:57on a essayé
39:58de répondre
39:58à votre question
39:59après encore une fois
40:00c'est de la politique fiction
40:01et on peut juste
40:03essayer d'imaginer
40:05ce que pourrait être
40:06la campagne
40:07de ces prochains mois
40:08vous aviez autre chose
40:09à ajouter ?
40:10Oui moi j'ai vécu
40:11l'expérience
40:11je suis à Nantes
40:12j'ai voté à Nantes
40:13j'ai participé
40:14à la campagne
40:15de Nantes
40:16j'ai vécu
40:17les primaires LR
40:18qui ont été un désastre
40:20et j'ai rejoint
40:21une liste centriste
40:23je peux citer le nom
40:24du collectif
40:25c'est Nantes Mérite Mieux
40:26mené par Mounir Benhamiti
40:28et franchement
40:29ça m'a fait un bien fou
40:30c'est un homme
40:31qui a su rassembler
40:32des personnalités
40:33qui venaient
40:33de bords différents
40:35il y avait de la gauche
40:36le centre gauche
40:37il n'y avait pas d'extrême gauche
40:38Mais c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron
40:39c'est comme ça
40:41qu'il a été élu au départ
40:42Mais oui
40:44franchement
40:44alors c'est au niveau de Nantes
40:45bien évidemment
40:46mais il a réussi
40:47par son charisme
40:48par sa façon
40:50de faire de la politique
40:50c'était de la politique positive
40:52pas dans l'invectif
40:52de proposer des choses
40:53il a fait une campagne
40:55enfin on a fait
40:55parce qu'on était quand même
40:56un collectif
40:57où il y avait quand même
40:57un peu de monde
40:58on a fait une campagne
40:59en à peine 3 mois
41:00on a fait 10 000 voix à Nantes
41:02on est la quatrième force
41:04nantaise
41:05politiquement à Nantes
41:06et franchement
41:07moi je me dis
41:08mais ça ne suffit pas
41:09pardon Philippe
41:10pour arriver au bout
41:11et là l'idée
41:12c'est de savoir
41:13qui peut
41:14qui peut battre
41:15ou pas
41:16enfin qui peut
41:16battre ou il
41:17Jordan Bardella
41:18qui est donné à 35% des voix
41:20oui mais tout ça pour dire
41:20que là en même temps
41:21il peut encore fonctionner
41:22franchement
41:22mais après c'est aussi
41:23un phénomène de société
41:24les gens
41:25alors il y a des gens
41:25qui ne votent pas
41:26bien évidemment
41:27mais les gens sont toujours
41:28dans la punchline
41:30qui dira
41:30la punchline
41:31la plus remarquable
41:33entre guillemets
41:33pour faire le buzz
41:34sur les réseaux sociaux
41:35etc
41:35on est aussi
41:36il ne faut pas oublier ça
41:37on est dans une
41:37et les gens aiment ça
41:39après les français
41:40il faut qu'ils se regardent aussi
41:41et dire
41:41moi j'aime les débats
41:42encore une fois
41:43j'ai écouté avec attention
41:44votre sujet
41:44sur Lionel Jospin
41:46mais cette période
41:47effectivement
41:47elle était géniale
41:48parce qu'on écoutait
41:48avec plaisir
41:49et on pouvait évoluer
41:50un gars comme Mounir Belamiti
41:52il m'a fait évoluer politiquement
41:53et ça je lui dis merci
41:55mais franchement
41:56il y en a des gens comme ça
41:57il y en a
41:58et moi je vous dis
41:59un borloo
41:59pourquoi pas
42:00bon Philippe Pressé avec nous
42:01on va poursuivre les échanges
42:03et les débats
42:03dans un instant
42:04on va accueillir Nathalie
42:05à tout de suite
42:18Et on continue à se projeter
42:20sur 2027
42:23Gérald Darmanin
42:24propose un seul candidat
42:25de la droite et du centre
42:26et peut-être même
42:27de la gauche républicaine
42:28pour gagner la présidentielle
42:29bonne idée ou pas
42:30vous réagissez au 3210
42:31Didier bonjour
42:32Oui bonjour Amandine
42:34Vous en pensez quoi vous ?
42:36Je ne suis pas très primaire
42:38même pas du tout
42:41parce que c'est l'affaire
42:43d'un homme
42:43ou d'une femme
42:44avec le peuple français
42:46Oui
42:46et je regrette le septennat
42:49Mais l'idée de choisir
42:51un candidat
42:52pour toutes ces nuances
42:55C'est le régime des partis
42:56C'est l'affaire
43:00d'une personne
43:02avec les français
43:04soutenu par les partis politiques
43:05bien sûr
43:05c'est normal
43:07ils contribuent
43:08à l'expression du suffrage
43:09ce ne sont pas mes mots
43:10c'est la constitution
43:11mais
43:13alors je suis adhérent LR
43:14enfin je suis sympathisant LR
43:17mais vous seriez prêt
43:19à voter pour un candidat
43:20qui représenterait
43:21justement
43:22des DLR
43:23au PS
43:24si c'est pour gagner
43:25à l'arrivée
43:26Éventuellement
43:27vous voyez là
43:27actuellement
43:28mais on n'y est pas encore
43:30il peut se passer
43:30tellement de choses
43:32j'irais vers
43:32Édouard Philippe
43:33Oui
43:34ça il vous convient
43:34parce qu'il a été
43:35trois ans Premier ministre
43:36à condition
43:37qu'il soit un président
43:39et non pas un Premier ministre
43:40il ne s'occupe pas
43:41de savoir si la maîtresse
43:42a préparé ses cahiers
43:42si le TGV est à l'heure
43:44vous voyez ce que je veux dire
43:46c'est l'international
43:47Didier
43:48Nathalie est avec nous
43:49Édouard Philippe
43:50vous Nathalie
43:50vous en dites quoi ?
43:53Bonjour Nathalie
43:53Nathalie
43:54Oui
43:55Allo
43:55Oui bonjour
43:56Oui bonjour
43:58Moi Édouard Philippe
43:59ça ne m'a pas plu
44:00ce qu'il a fait là
44:00pour les municipales
44:02du coup pour les présidentielles
44:04je ne serais pas
44:04pour lui
44:04bon je n'ai pas forcément
44:05de candidat
44:06mais vraiment
44:06ça ne m'a pas convenu
44:07c'est à dire qu'il n'aime pas
44:10Madame Dati
44:10et il a
44:11alors lui du Havre
44:12il a décidé que
44:13M. Bournazel
44:14devait fusionner
44:15avec Madame Dati
44:16d'ailleurs M. Bournazel
44:17a été très digne
44:18et il a accepté la fusion
44:20mais en quittant
44:21la liste
44:22et moi ça
44:23je ne l'oublierai pas
44:24M. Bournazel
44:25a été très digne
44:26c'est quelqu'un de constructif
44:27et moi j'aimerais justement
44:28s'il y a un parti
44:29comme ça
44:29qui doit être au centre
44:30c'est des gens
44:32comme lui
44:32avec M. Borloo
44:34avec Mme Trottmann
44:35qui a quitté son parti
44:36pour pouvoir fusionner
44:37justement avec
44:38celui d'Horizon
44:38qui a quitté aussi
44:39lui-même son parti
44:40ou en tout cas
44:40qui s'est fait éjecter
44:41et voilà
44:42c'est ça qui m'intéresse
44:43des personnalités
44:44qui accepteraient
44:44de travailler ensemble
44:45et de former une équipe
44:46exactement
44:46au-delà de leur carrière
44:47au-delà de leur parti
44:48au-delà de leur nombril
44:50Bon
44:50Pascal Perrineau
44:51on voit
44:52on a essayé de faire
44:54un peu de politique fiction
44:55avec tous ces éléments-là
44:56on a compris
44:57que ce n'était pas gagné
44:57même si
44:58d'un point de vue
44:59purement arithmétique
45:00effectivement
45:01ce serait souhaitable
45:02en tout cas
45:03si ces forces politiques
45:04veulent peser
45:05elles n'ont pas trop
45:06d'autre choix
45:06que de s'unir
45:07je voudrais
45:08juste un mot
45:09qu'on finisse l'émission
45:10avec ce chiffre
45:1135 ou 36%
45:12ce sont les intentions de vote
45:13pour Jordan Bardella
45:15dans notre dernier sondage
45:16Toluna Harris Interactive
45:18on s'est amusé ensemble
45:19à regarder
45:20les précédents
45:21premiers tours
45:21de la présidentielle
45:22c'est un score
45:23extrêmement haut
45:24qu'on n'a pas atteint
45:25depuis
45:25je disais
45:27depuis en fait
45:281974
45:30François Mitterrand
45:31qui faisait 43%
45:32en 88
45:33il fait 34,1%
45:35En effet
45:36c'est un score
45:37extrêmement élevé
45:38pourquoi ?
45:38Parce qu'au fond
45:39l'ERN
45:40est devenu
45:41le parti dominant
45:43de la 5ème république
45:45depuis deux ans
45:47jadis
45:48il y a eu
45:49en effet
45:49le parti gaulliste
45:51et les héritiers
45:51du parti gaulliste
45:52ensuite
45:53il y a eu
45:53le parti socialiste
45:54qui était
45:55dans des situations
45:55de partis dominants
45:56à plus de 30%
45:58en effet
45:58dans un premier tour
45:59et bien
46:00aujourd'hui
46:01en effet
46:01c'est le rassemblement national
46:03et le gros problème
46:05c'est que
46:05en face
46:06de ce rassemblement national
46:08il n'y a pas une opposition
46:09il y a des oppositions
46:12et de plus en plus
46:13pluriel
46:13de plus en plus
46:14on a à la fois
46:15la gauche
46:15mais la gauche
46:16est divisée
46:17entre deux gauches
46:18irréconciliables
46:19et de plus en plus
46:20irréconciliables
46:20et les filles
46:21et le parti socialiste
46:23et puis dans le bloc central
46:25voilà
46:25qui représente
46:26grosso modo
46:27à peu près
46:2730%
46:28des intentions de vote
46:29et bien
46:30c'est le foutoir
46:31c'est le foutoir
46:31pourquoi ?
46:32parce qu'il y a
46:33trop de candidats
46:34il y en a environ
46:35sur la ligne de départ
46:365 ou 6
46:37il y en a
46:385 de trop
46:39en tout cas
46:39merci beaucoup
46:40d'être venu commenter
46:42ce second tour
46:43des municipales
46:44et cette avant-tour
46:46de la présidentielle
46:47Pascal Perrineau
46:48je rappelle votre dernier livre
46:49Inventaire des peurs françaises
46:51publié chez Odile Jacob
46:52dans un instant
46:53l'heure du crime
46:53il y a
46:53il y a
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