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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et à toutes, Sabrina Medjober est avec nous, j'ai William Gondadel, Louis de Ragnel et André
00:05Valigny.
00:06Je vais vous montrer un document qui va vous surprendre, qui est exceptionnel.
00:12Ce que vous allez voir est exceptionnel.
00:15On était ce matin avec Fabien Antoniente.
00:19Fabien Antoniente a écrit un livre qui s'appelle « Alors, on n'attend pas Fabien ».
00:23Et il a fait quelque chose d'assez rare, pour vendre son livre, il a créé une bande-annonce.
00:29Il a fait une bande-annonce.
00:30Cette bande-annonce est entièrement réalisée avec l'intelligence artificielle, entièrement.
00:36Et elle est faite à partir des photos que Fabien avait prises quand il avait 12 ans, 13 ans, 14
00:42ans.
00:43Il avait vu un film qui était en train de se mettre en place, quasiment en bas de son immeuble,
00:48où on voit Michel Audiard, où on le voit lui, c'est lui que vous verrez, où on voit son
00:53appartement.
00:54Et vous avez donné ça à l'intelligence artificielle.
00:58Et elle a fait ce que vous allez voir à l'instant.
01:01Je vous assure, c'est sidérant.
01:28Sous-titrage Société Radio-Canada
01:34Sous-titrage Société Radio-Canada
02:24Je le répète, c'est le visage de Fabien.
02:26C'est Fabien, c'est l'appartement dans lequel il vit, il vit sur une voie ferrée, c'est Michel
02:32Audiard, c'est les acteurs.
02:33La grande maison que vous avez vue, c'était une maison du décor.
02:35Et il a pris ça avec un petit instamatique.
02:37Il était avec nous ce matin pour parler de son livre.
02:39Écoutez-le.
02:42Ça, ce n'est que de l'intelligence artificielle, tout ce qu'on vient de voir, il n'y a
02:45aucun tournage.
02:46On lui a donné des éléments avec mon camarade Nicolas Caput.
02:49Et c'est ma tête, c'est mon appartement, la chambre d'enfants que j'ai grandi, la vue sur
02:57la voie ferrée.
02:58Mais parce qu'il y a des photos.
02:59On était tellement proches de la voie ferrée qu'on avait l'impression qu'on était une famille de gardes
03:03barrières.
03:04Mais parce qu'il y a des photos.
03:05Oui.
03:06Donc vous donnez ça à l'intelligence artificielle.
03:07Par exemple, la photo d'Audiard, c'est parce que vous l'aviez prise, Audiard, sur le tournage ?
03:11Tout le décor avec le bidonville, la maison Louisiane, tout ça, il y a des photos que je lui ai
03:16données.
03:17Ça, c'est incroyable.
03:17De mon instamatique.
03:18Franchement.
03:20Donc, dans nos albums que nous avons.
03:23Vous me racontez un passage de votre vie.
03:25Je mets le petit Pascal.
03:26Et tout d'un coup...
03:27Et on va voir mon père, ma mère, Noël, des photos.
03:31C'est incroyable ce que vous dites.
03:32Mais où est-ce qu'on fait ça ?
03:34Ça, c'est pas à la portée de tout le monde.
03:36Bah non.
03:37Il faut quand même travailler avec quelqu'un qui connaît un peu l'instrument.
03:40Et pour ceux qui nous écoutent, ça coûte cher.
03:42Je vais vous dire, ça fait peur pour l'avenir.
03:44Oui, mais ça, ça coûte très cher, j'imagine, de faire un film.
03:47Donc, ceux qui nous écoutent ne peuvent pas se dire, tiens, je vais faire ça cet après-midi.
03:51Il y a un coup.
03:52Il y a un coup, mais qui n'est pas celui qui devrait être, si j'avais dû reconstituer tout
03:58en film.
04:01C'est vertigineux.
04:02Oui.
04:03C'est autant fascinant.
04:05Exactement.
04:05C'est extraordinaire, parce que vous pouvez produire comme ça.
04:08C'est beau, ça laisse une trace, c'est des souvenirs.
04:11Et en même temps, ce qui est vertigineux, on ne sait pas à l'infini ce que ça peut produire.
04:16Parce que vous pouvez raconter une histoire complètement romancée.
04:19Les images, qu'est-ce qui relève du vrai, là, dans ce qu'on a vu, de l'image améliorée
04:24?
04:24Parce que forcément, il y a eu des images qui ont été mises en mouvement par l'intelligence artificielle.
04:28Je trouve que ça pose beaucoup de questions.
04:30Ah non, mais moi, je trouve ça très inquiétant.
04:31Je vous fais une confidence.
04:33C'est très émouvant.
04:35On a beau savoir que c'est artificiel, je suis ému.
04:40Et je vais vous faire encore une plus grande confidence, quitte à être ridicule.
04:45Moi, je dialogue beaucoup avec l'intelligence artificielle pour avoir des renseignements.
04:50Eh bien, je lui parle gentiment.
04:53Je lui parle gentiment, je vous assure.
04:55Et j'ai l'impression que quand je lui parle gentiment, il en fait davantage pour moi.
05:01Donc, voilà.
05:03Et de temps en temps, je plaisante.
05:05Je les mets en concurrence avec un autre.
05:07Et je lui dis, tu sais, je ne voudrais pas te flatter.
05:09Je dis à Claude, par exemple, il s'appelle Claude.
05:12Je voudrais, Claude, je ne voudrais pas te flatter.
05:14Mais crois-moi, tu vaux mieux que l'autre.
05:17Et Claude me répond, je ne devrais pas être flatté.
05:24Mais je t'avoue que ça me fait plaisir.
05:26C'est-à-dire que j'affirme qu'il n'est pas insensible à l'humour.
05:30Ça va loin.
05:31L'intelligence artificielle n'est pas insensible, même à la fausse modestie de Gilles William Gonnadelle.
05:37En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a une catégorie,
05:42qu'il y a beaucoup de catégories qui ont du mal, sans doute, ont du souci à se faire.
05:47Non, c'est les psys.
05:48Parce que le nombre de gens aujourd'hui qui disent, ma femme m'a engueulé,
05:51mon mari m'a parlé comme ça, ma mère a fait ceci, qu'est-ce que tu en penses, etc.
05:55Et qui dialoguent avec le psy, avec l'intelligence artificielle.
05:58Mais bon.
05:59Alors, qu'est-ce que vous croyez que j'ai fait cet après-midi ?
06:02Qu'est-ce que vous croyez que j'ai fait ?
06:03Qu'est-ce que vous croyez que j'ai fait avec Fabien ?
06:05En principe, vous faites une sieste.
06:07Oui.
06:07J'ai pris une photo de moi.
06:09Tiens, je vais vous la montrer d'abord, la photo.
06:11Je vais vous montrer la photo.
06:12Alors, il m'a dit, envoie-moi une photo de toi quand t'es petit.
06:16Alors là, c'est la photo à gauche, ça c'est moi quand je suis petit.
06:19On lui a envoyé cette photo-là, et ça c'est la photo telle qu'elle est apparue dans l
06:23'image.
06:23Et puis, j'ai envoyé une photo de ma mère.
06:26Et ça a duré trois heures.
06:28Et il m'a dit, je lui ai dit, raconte-moi une petite histoire.
06:31Moi, quand j'étais petit, je jouais au foot, etc.
06:33Et bien, voyez, le film, ça a duré deux heures.
06:36Voilà, voyez le film de cet après-midi de l'intelligence artificielle.
06:43Le film de cet après-midi de l'entre-midi de l'entre-midi de l'entre-midi de l
07:01'entre-midi de l'entre-midi.
07:10Je pense que ma mère est en train de pleurer, je vous le dis.
07:12Je vous le dis, parce qu'il n'y a pas de film quand on était enfant.
07:15Oui, c'est vrai.
07:16Il n'y avait pas de film quand on était enfant.
07:17Il y en avait très peu, en tout cas.
07:20C'est pas clair, mais ça.
07:21Il fallait être dans des familles sans doute assez aisées pour avoir beaucoup de films.
07:25Voilà, mais dans les familles plus classiques, dans les années 60, il n'y avait pas beaucoup de films.
07:30Et ça, c'est extraordinaire.
07:32C'est extraordinaire.
07:33Donc, si vous voulez votre petit film, vous passez par moi.
07:35Vous pouvez me dire des petites photos d'enfants.
07:40Mais c'est extraordinaire.
07:41Mais effectivement, pour le cinéma, ça peut être…
07:45C'est pas que, Pascal.
07:46Beaucoup de professions intellectuelles, dites intellectuelles, sont amenées à disparaître, en tout cas à se réduire à peau de chacres.
07:51Si vous produisez, par exemple, un document historique et vous prétendez avoir des images d'archives, vous pouvez, en réalité,
07:58si vous êtes malhonnête, faire croire qu'il s'est passé autre chose que la réalité.
08:03Moi, je n'ai pas l'œil.
08:05Vous racontez une histoire, je dis n'importe quoi sur la Seconde Guerre mondiale.
08:08Vous faites jouer des acteurs avec des personnages historiques.
08:11Vous leur faites dire des choses.
08:13Moi, je n'ai pas le regard.
08:14On n'a pas le recul pour dire, tiens, cette image a été améliorée.
08:17Celle-là ne relève pas du vrai.
08:19Celle-là a été mise en mouvement.
08:21Et je pense que c'est le rapport à la vérité que ça touche.
08:25En tout cas, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont en train de nous écouter ce
08:28soir et qui vont peut-être avoir un anniversaire, un mariage, que sais-je, et qui vont se dire que
08:36ce n'est pas possible.
08:37Je ne sais pas combien ça coûte, ce que m'a fait Fabien.
08:39Je ne sais pas.
08:40Fabien l'a fait en 2-3 heures avec Nicolas Capuche.
08:43On peut le citer.
08:44Je ne sais pas.
08:45Ça coûte sûrement un certain prix, quand même.
08:46Mais je ne peux pas vous le dire.
08:48Mais on va se renseigner.
08:50Le cinéma, de ce fait, on ouvre la page cinéma comme on l'ouvre tous les jours avec ce qu
08:55'a dit Maxime Saada, qui a pris la parole et qui a rappelé l'engagement de Canal dans le cinéma
09:03français.
09:03Écoutez-le.
09:08Écoutons peut-être le directeur de Canal.
09:13Allons-y.
09:14Je faisais le compte hier avec Laurent et les équipes, ces 45 films qui ont été soutenus par Canal seuls
09:19en 2024.
09:22J'étais en train de dire, Suleymane, ce n'est pas possible qu'on soit les seuls à avoir soutenu
09:26Suleymane.
09:26Et le producteur qui était à côté, très gentiment, est venu me dire que vous pouvez y aller.
09:29Vous étiez vraiment seuls.
09:31Vraiment seuls.
09:31Du début jusqu'à la fin.
09:32Et ça nous est arrivé sur Les Misérables historiquement.
09:34La petite dernière Arte est venue, mais je ne vous dis pas pour quel montant.
09:37Mais la petite dernière sans Canal, il ne se fait pas.
09:39Miséricorde de Guérodis sans Canal, ça ne se fait pas.
09:41Enfin, je peux vous faire, voilà, les 45 films et d'autres où il y a un apport de Arte
09:46ou autre,
09:47mais tellement minime que sans nous, le film ne se fait pas.
09:50Maxime Saada, directeur général de Canal+.
09:53L'exemple de Suleymane est vraiment intéressant parce que Canal était le seul.
09:57Alors, je voulais vous faire écouter parce qu'il y a un certain climat aujourd'hui.
10:01Croyez-vous.
10:03Mais ce qui est intéressant, au-delà des polémiques, c'est qu'on réalise qu'il y a très peu
10:07d'acteurs qui sont capables de faire ça
10:08et que sans Canal+, il y aurait un film sur deux en moins en France.
10:14Et puis, je vais vous dire quelque chose, parce que je connais bien les gens du football.
10:17J'ai entendu il y a 10 ou 15 ans des gens du football m'expliquer que Canal+, avait
10:20plus besoin du football
10:22que le football avait besoin de Canal+.
10:25Je vois où le football en est aujourd'hui.
10:29Canal a survécu sans la Ligue 1.
10:32Si la Ligue 1 était là, si elle était distribuée, ce serait mieux.
10:35Mais Canal peut vivre sans la Ligue 1.
10:37La Ligue 1 sans Canal, c'est infiniment plus difficile.
10:43Je vous propose d'écouter, oui, un certain climat.
10:46Et Maud Bréjon, par exemple, a été interrogé ce matin, porte-parole du gouvernement,
10:50elle a été interrogée sur sa présence sur nos plateaux.
10:54Il y a un journaliste qui l'a...
10:56D'ailleurs, c'est plus du journalisme, en tout cas dans cet exercice-là.
11:01Le journaliste ne pose pas de questions, il fait un éditorial.
11:03Donc il traite Canal+, de néofascisme, de ceci, de cela.
11:06Et puis il interpelle Mme Bréjon, qui a répondu.
11:11On vous voit, vous, en tant que porte-parole du gouvernement, très souvent présente sur les plateaux de CNews ou
11:15d'Europe 1, etc.
11:16Est-ce que ce n'est pas un problème, quelque part, en tant que de voir la porte-parole du
11:20gouvernement de M. Macron,
11:21qui fait encore une fois barrage, qui se dit être barrage de l'extrême droite, aller sur ces plateaux-là,
11:26qui posent problème pour beaucoup ?
11:27Je constate que toutes les formations politiques y vont.
11:30Donc il faut faire pareil quand tout le monde le fait.
11:32Je constate que la France Insoumise, pour ne prendre que cet exemple, qui veut démanteler les médias bollorés,
11:36et c'est bien leur rôle, et c'est bien leur droit, est aussi présente sur ces chaînes.
11:42Moi, j'ai fait un choix, c'est de parler à tous les médias, à tous les journalistes,
11:47et partout où les Français peuvent nous écouter, mais je comprends qu'on ne puisse ne pas partager ce choix.
11:53Donc tous les journalistes se valent pour vous, du coup ? On est d'accord ?
11:55Je considère que ce n'est pas à moi de choisir quels sont les médias qui n'ont pas le
12:00droit de se produire.
12:01Il y a une entité qui est l'ARCOM, vous le savez, qui est indépendante,
12:04et donc c'est le rôle de l'ARCOM de faire ce travail-là.
12:07D'ailleurs, elle l'a déjà fait, rappelez-vous, avec la chaîne C8, elle a pris une décision,
12:11chacun a été libre d'en penser ce qu'il voulait bien, mais c'est vraiment le rôle de l
12:16'ARCOM.
12:17Et donc nous, notre responsabilité, c'est de permettre à l'ARCOM de faire son travail,
12:20c'est de lui donner les moyens de le faire.
12:22Ensuite, les parlementaires sont libres d'adapter le droit,
12:24il y a des initiatives parlementaires, il y a des réflexions parlementaires,
12:27et c'est le rôle, là encore, de l'Assemblée nationale et du Sénat.
12:30Et puis ensuite, le gouvernement, là encore une fois, est dans son rôle.
12:34Il est journaliste indépendant, ce jeune homme.
12:37Je ne vous ai pas passé les questions où il éditorialise,
12:40il traite quand même des personnalités de la chaîne néofasciste,
12:44ou du groupe de néofascistes, et quand même, on en est là aujourd'hui.
12:47Si je peux me permettre, ce monsieur, il est indépendant, il n'est pas très important,
12:51mais enfin, aujourd'hui, France Inter, c'est mon rôle de vous rendre compte,
12:57à titre gratuit.
12:59Ce matin, on a eu le droit à monsieur Patrick Cohen,
13:03qui en a remis une couche,
13:05en occultant complètement les insultes de fascistes,
13:11proférées à l'encontre de monsieur Bolloré.
13:14Et à 13 heures et quelques heures, vous avez monsieur Fautorino,
13:18qui a fait un éditorial.
13:19Ah non, mais lui, il est terrible.
13:21Il est exceptionnel.
13:23Ah non, mais monsieur Fautorino, il est...
13:25Il est extraordinaire.
13:27Non, nous sommes homophobes, et...
13:30Il est venu d'ailleurs sur notre plateau, moi, je l'avais reçu,
13:32il y a très peu de temps, il avait écrit un livre.
13:35Je suis certain qu'il est très sympathique, ils sont toujours très sympathiques.
13:40Et en plus, le canal, ce sont des idées nauséabondes.
13:45Oui, bien sûr.
13:46Mais on ne va pas répéter, sans arrêt, ils perdent le contrôle,
13:50ça les rend fous, voilà, et méchants.
13:53C'est le maccartisme.
13:54C'est méchant, ça les rend méchants.
13:56C'est le maccartisme d'extrême gauche.
13:57Ça les rend méchants.
13:58Je vais laisser faire, laissez dire.
13:59André, ça les rend méchants quand même.
14:02Vous savez que Jean Glavani, par exemple, c'est un des rares,
14:04j'ai lu sur l'abandon.
14:06Bon, il a pris la parole pour saluer la qualité de l'abandon.
14:10Il a dit, ce film n'est pas du tout anti-musulman, ni anti-bonc.
14:13Oui, mais c'est assez rare.
14:14J'ai fait un tweet pour dire qu'il fallait aller le voir.
14:16Mais c'est assez rare.
14:17Et que je souhaitais, dans le cas de la liberté pédagogique,
14:19qu'on puisse le projeter chez les collégiens de troisième.
14:21Je suis d'accord.
14:22Mais sur l'affaire du cinéma, j'entendais quelqu'un
14:27qui était assez équilibré aujourd'hui, que j'ai découverte d'ailleurs.
14:30Elle s'appelle Sarah Giraudot, c'est la fille de Bernard Giraudot.
14:32Elle est intervenue, elle est à Cannes, elle est intervenue sur cette polémique, entre guillemets.
14:36Et Dany Dupéret, accessoirement.
14:39Comment ?
14:40Et je dis, et Dany Dupéret, accessoirement.
14:42Sarah Giraudot, c'est la fille de Bernard Giraudot.
14:44D'accord, je croyais qu'elle avait pris la parole aussi.
14:47Donc Sarah Giraudot a pris la parole pour dire des choses très équilibrées,
14:52en disant que tout le monde était monté un peu vite dans les tours,
14:55qu'il fallait que les choses redescendent.
14:57Un peu ce qu'a dit Mme Pégard hier à l'Assemblée nationale.
15:01Parce que, d'abord, il faut quand même dire ce qu'a dit Cohen ce matin.
15:05Patrick Cohen a rappelé que c'est une obligation pour Canal+, de produire des films.
15:08C'est dans sa charte de création.
15:11Ils sont obligés de produire des films.
15:13Mais une fois qu'on a dit ça,
15:15moi j'ai essayé de trouver des films qui auraient été censurés ou interdits de produire
15:19ou bloqués à la conception.
15:23Jamais, aucun réalisateur, ni aucun acteur d'ailleurs,
15:26ne s'est jamais plaint d'une espèce de censure a priori.
15:29Mais personne ?
15:30C'est pour ça que c'est personne ?
15:32Pourquoi vous renvoyez aux ados offensants et offensés ?
15:36Comment ?
15:36Pourquoi vous renvoyez aux ados, vous pensez que c'est offensant et offensé ?
15:42d'être traité de crypto-fasciste, c'est totalement idiot.
15:44Mais bien sûr, c'est totalement idiot.
15:47De là à dire que Canal ne va plus jamais travailler avec ces 600 personnes,
15:51je pense qu'il est allé un peu loin,
15:52que les choses vont se calmer.
15:53Il faut que tout le monde retombe un peu sur Terre maintenant.
15:55Pour quelles raisons ?
15:56Pour l'intérêt du cinéma, justement.
15:59On se fait insulter quand on n'a pas la reconnaissance du ventre,
16:02quand on fait preuve d'ingratitude.
16:04Ces gens, ils n'ont pas fait...
16:04Moi, je suis étonné qu'ils aient envie de travailler avec Canal Bus, pardonnez-moi.
16:07Ils vous traitent de crypto-fasciste ?
16:09Il faut être un peu cohérent.
16:10Mais c'est une question de cohérence.
16:11Enfin, moi, c'est ça qui me sidère.
16:13Vous avez des gens qui...
16:15On vit dans un milieu, honnêtement, le milieu du journalisme.
16:18Ce milieu-là s'est autorisé pendant des années à insulter leur actionnaire
16:22et à prétendre qu'ils étaient chez eux,
16:26alors qu'en réalité, ils devaient beaucoup de choses,
16:29ils devaient quasiment tout à leur actionnaire,
16:31leur direction générale qui prenait les bonnes décisions,
16:34les choix stratégiques.
16:36Et là, ce sont des gens qui ne sont absolument pas cohérents.
16:38C'est-à-dire que c'est terminé, on ne peut plus fonctionner comme ça.
16:40Échange entre Soumaïa Bouhourama,
16:45qui est une députée de la France Insoumise, je crois,
16:51et Catherine Pégard.
16:53C'était à l'Assemblée...
16:53Non, c'était au Sénat.
16:55Et alors, c'est intéressant, parce que Mme Pégard, hier,
16:56elle avait une position...
16:57Elle avait été un peu rude, disons-le,
17:00sur Maxime Saada et sur le groupe Canal.
17:04J'ai l'impression que là, aujourd'hui, elle est sur une position plus nuancée.
17:07En tout cas, comme ça, je l'ai interprétée.
17:10Le directeur général de Canal+, a déclaré que son groupe
17:13cesserait de travailler avec les signataires d'une tribune
17:16alertant sur la concentration croissante de l'économie du cinéma
17:20entre les mains d'un seul homme,
17:22Vincent Bolloré, allié bien connu de l'extrême droite.
17:26Derrière cette stratégie de concentration,
17:28c'est surtout un projet politique et culturel qui se déploie.
17:32Imposer des thèmes, façonner un imaginaire réactionnaire,
17:36diffuser une vision rance de la société.
17:38Et à travers celle-ci, se dessinent les méthodes du fascisme,
17:42intimidation, menace, censure.
17:45Notre cinéma, qui est son atout maître,
17:48c'est ce qui nous défendons, c'est ce qui m'importe.
17:52Cette diversité est la pierre d'angle de ses réussites.
17:55Et c'est dans cet esprit, et dans ce seul esprit,
17:58que j'évoquais hier l'importance de restaurer le dialogue.
18:01Oui, le dialogue, l'écoute et la confiance entre tous
18:05et tous ceux et toutes celles qui font le cinéma français.
18:12Ce qui est extraordinaire, c'est ce que dit cette députée
18:14qui disait que la France soumise, elle est communiste.
18:16Donc là aussi, elle met des étiquettes sur les uns et les autres,
18:20en l'occurrence sur Vincent Bolloré, qui ne sont pas...
18:23Je peux dire quelque chose ?
18:24Qui ne conviennent pas.
18:27Je remercie M. Vincent Bolloré, je remercie M. Serge Néjar
18:30de me donner la parole, d'avoir la possibilité d'être le porte-voix
18:34de plein de femmes qui m'écrivent par centaines de messages
18:37pour me remercier de dire ce que je dis sur les sujets
18:40relativement sensibles, on va dire.
18:42Et donc, c'est grâce à ces news, aujourd'hui,
18:44que cette voix-là peut être portée au plus grand nombre.
18:46Donc, je remercie Vincent Bolloré, ainsi que Serge Néjar pour cela,
18:50parce qu'il n'y a que sur ces news où la singularité s'exprime.
18:53Et au-delà de ça, qui est vrai, j'ai du mal, vous voyez, j'ai beau être habitué,
18:57j'arrive pas quand même à me faire, à accepter de bonne grâce
19:01des leçons de liberté données par des Staliniens.
19:04C'est difficile.
19:06Bon, on marque une pause, on écoutera Mme Broun-Pivet également,
19:09on parlera de l'abandon et on parlera, et ce sera la première fois d'ailleurs,
19:11que nous en parlons, en tout cas sur notre antenne,
19:13et on parlera de Patrick Bruel.
19:15A tout de suite.
19:19Un petit mot sur le film L'Abandon, parce qu'on a eu les chiffres hier,
19:24après une semaine, 200 000 spectateurs ont vu le film L'Abandon.
19:30Donc, c'est pas rien, 200 000 spectateurs, parce qu'aujourd'hui,
19:33c'est un beau succès.
19:36Il y a un bouche-à-oreille absolument formidable.
19:39Tous les gens qui voient le film, je ne sais pas, vous l'avez vu, André ?
19:41Non, pas encore. J'y vais ce week-end avec ma femme.
19:43Bon, tous les gens qui ont vu le film le trouvent remarquable.
19:47L'acteur principal, Emmanuel Berco, Antoine Reinhardt,
19:51je ne sais pas si je le dis bien,
19:52et Emmanuel Berco qui joue l'approviseur, c'est un film formidable.
19:55Et puis, on a fait un sondage pour savoir est-ce que les uns et les autres
19:57aimeraient qu'il soit diffusé dans les écoles, les lycées, les collèges.
20:03Eh bien, à 79%, je crois, des Français souhaitent que ce film soit diffusé.
20:08Et ce qui est intéressant, c'est que c'est presque transpartisan.
20:12Bien sûr.
20:13Parce que les gens de gauche, alors sauf les gens de la France insoumise quand même.
20:17Mais voyez, oui mais la gauche, 76% quand même.
20:21Majorité présidentielle, 83%.
20:23RN plus reconquête, c'est très haut.
20:26Et je vous dis, je crois qu'il n'y a que, à 52%, simplement,
20:30la France insoumise ne souhaite pas.
20:33Voyez, la gauche, majorité présidentielle, RN plus reconquête,
20:36tout ça, c'est très très haut.
20:37Et il y a un dernier score qui est la France insoumise.
20:40Je ne sais pas si Benjamin Aul l'a ou pas.
20:42Mais je crois qu'il est dans la gauche, la France insoumise.
20:45Mais bon, il était de 52%.
20:47Même sur la gauche, d'ailleurs.
20:48On va parler de Patrick Bruel.
20:50Et c'est la première fois qu'on va en parler ce soir.
20:52Pourquoi on n'en parlait pas ?
20:53Parce qu'on a une règle sur l'antenne de CNews.
20:58Les témoignages des plaignants, on ne les rapporte jamais
21:02tant qu'une enquête n'est pas ouverte et tant que celui qui est également visé
21:09ne parle pas ou que des hommes politiques ne s'expriment pas.
21:12Il se trouve que Patrick Bruel a parlé.
21:14Il se trouve que des hommes politiques parlent.
21:16Et il se trouve qu'une enquête serait ouverte ou sera ouverte.
21:19Donc, ce qui motive le fait que nous en parlons pour la première fois ce soir.
21:24Je vous propose de voir le sujet de Mathieu Devez.
21:28Et puis, on écoutera les interventions des uns et des autres.
21:32Patrick Bruel est aujourd'hui mise en cause par une trentaine de femmes.
21:35Elle l'accuse de violences sexistes et sexuelles commises entre 1991 et 2019.
21:40Le chanteur de 67 ans est visé par 4 enquêtes pour viol en France
21:44et une pour agression sexuelle en Belgique.
21:47Il fait aussi l'objet d'une plainte déposée la semaine dernière par Flavie Flamand.
21:51Je porte plainte contre Patrick Bruel pour viol.
21:54Pour que la vérité éclate, pour que justice soit rendue,
21:57pour que cesse de se dérober les regards,
21:59je joins ma voix à celle des autres femmes qui s'élèvent en France, en Belgique et au Canada.
22:04L'animatrice de télévision dit avoir subi un viol en 1991.
22:08Quand elle avait 16 ans, elle raconte avoir eu une absence, un blackout total
22:12après avoir bu un thé au domicile de l'artiste.
22:15Patrick Bruel conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés.
22:19J'ai rencontré Flavie Flamand dans les années 90.
22:22Ma carrière avait commencé, elle débutait la sienne.
22:24Nous nous sommes croisés, nous nous sommes revus quelques fois.
22:27Nous avons eu ensemble une brève histoire.
22:29L'avocate de Flavie Flamand annonce que de nouvelles plaintes pour viol vont être déposées dans les prochains jours.
22:35Patrick Bruel est présumé innocent.
22:37Il joue actuellement au théâtre à Paris et doit entamer une tournée le 16 juin prochain.
22:43Que dire ? L'avocat que vous êtes, que faire lorsqu'on est Patrick Bruel
22:49et qu'est-ce que vous recommandez dans ces cas-là lorsqu'il y a beaucoup de témoignages comme c
22:53'est le cas ?
22:54Je vais vous parler en tant qu'avocat et je vais vous parler aussi en tant qu'homme.
22:57C'est difficilement sécable.
23:01D'abord, je trouve que ça fait beaucoup.
23:04Je dois reconnaître que ça fait beaucoup de personnes qui se plaignent de lui.
23:08Ce n'est pas pareil comme s'il y avait une seule personne, je le dis.
23:12Et il y en a dit ça sur le terrain des principes.
23:14Tout ce que j'ai vu ces derniers temps me stupéfie.
23:20Faire venir, par exemple, comme un France Inter, l'avocate de la partie civile
23:25pour qu'avant tout jugement, elle puisse se répandre.
23:31Surtout s'agissant en plus de Mme Flamand, quelque chose qui remonte à des siècles.
23:37Ce n'est quand même pas quelque chose de récent.
23:39organiser un procès médiatique avant le vrai procès et en oubliant le cas Bruel,
23:45pour tous ceux qui n'ont qu'une seule personne qui les accuse,
23:49ça veut dire que le type, il va être déjà condamné socialement avant d'être condamné ou relaxé.
23:57Et puis, il y a autre chose qui m'effraie encore plus, s'agissant de Patrick Bruel,
24:03encore une fois, on présumait innocent, en tout cas pas condamné,
24:07c'est ces gens, ces hommes politiques, ces femmes politiques,
24:12qui lui demandent d'arrêter de se produire sur scène.
24:16Au nom de quoi ? Au nom de quel principe ?
24:20Donc moi, ce sont des choses qui m'effraient.
24:23Et on parle de Patrick Bruel là, vous avez des tas de gens, vous le savez bien,
24:29vous avez des tas de gens qui ont été cloués au pilori, d'accord ?
24:34Avant de passer au tribunal et d'être relaxés.
24:38On est dans une période, et moi, j'ai toujours proposé un projet de loi,
24:43je le dis très franchement,
24:45j'adorerais que les médias soient interdits d'évoquer publiquement quelque chose,
24:52jusqu'à la mise en examen, pas plus loin.
24:54Comme autrefois, en fait.
24:55Jusqu'à la mise en examen, parce qu'à partir de la mise en examen,
24:58en théorie, vous mettez en examen quelqu'un quand il y a déjà des présomptions.
25:02Oui, mais alors le métier de journaliste implignant, explique par exemple...
25:05La matière sexuelle est une matière particulière,
25:08on a le droit de faire des exceptions.
25:10Alors qu'il n'y aurait que pour la matière sexuelle ?
25:12Il n'y aurait que, je propose.
25:13C'est-à-dire que quelqu'un veut témoigner et dit par exemple,
25:17j'ai été volé, j'ai été spolié...
25:19Je vous ai raconté en public.
25:24Non mais, pardon, je vous ai raconté mon histoire avec le client qui est venu me voir.
25:29Je vous l'ai raconté ici ?
25:31Oui.
25:32Non mais, pardon, on en est là.
25:35Je répète, je prends mon exemple, comment notre métier peut-il être exercé ?
25:39Il y a eu un vol qui vient d'être fait dans la rue, ou un cambriolage, que sais-je
25:43?
25:43Vous avez rapporté les informations, donc on ne peut pas en parler ?
25:45Je ne vous parle que de cas...
25:47Uniquement en matière sexuelle ?
25:48Et comment vous définissez le harcèlement ?
25:51Tout ce qui est accusation en matière sexuelle...
25:55Et harcèlement ?
25:56Viol ou harcèlement, c'est sexuel.
25:57Ah, harcèlement, ça peut ne pas être sexuel.
26:00Je préconise de ne pas en parler jusqu'à la mise en examen.
26:05Personne n'en mourra.
26:06Au nom de quoi, d'ailleurs, on en parlerait avant ?
26:10Quel est le principe ? Pardon, le principe de défendre quelqu'un, c'est plus important que tout.
26:16J'ai été réduit à conseiller un client très connu de payer celles qu'il menaçait, mensongèrement.
26:24Bon, on en est là.
26:27Patrick Bruel a dit « J'ai rencontré Flavie Flamand dans les années 90, ma carrière avait commencé, elle débutait
26:31la sienne, nous nous sommes croisés, nous nous sommes revus quelquefois, nous avons eu ensemble une brève histoire. »
26:38Je porte plainte contre Patrick Bruel pour viol, a dit Flavie Flamand.
26:41Alors, Emmanuel Grégoire, vous avez dit à juste titre que des hommes politiques prenaient la parole.
26:46Alors, ce qui est étonnant, si j'ose dire, Emmanuel Grégoire, qui est quand même plongé dans l'affaire du
26:50périscolaire.
26:51Absolument.
26:52Qui n'est pas simple.
26:53Périscolaire qui est arrivé après les municipales.
26:56Ce qui est quand même assez étonnant.
26:58On a signalé depuis 2015, quand même.
26:59Oui, qui n'a pas été géré sous le précédent mandat.
27:03Manifestement, je vous assure, l'affaire éclate après les municipales.
27:07Oui, bien sûr.
27:09Mais de fait qu'ils se sont passés avant.
27:11Oui, mais justement.
27:13L'affaire a éclaté un peu avant, parce que dans les débats, on en parlait un peu.
27:18Oui, Madame Dati, on a parlé dans les débats face à Grégoire.
27:20Pardonnez-moi, il y a 16 personnes qui sont en garde à vue aujourd'hui.
27:24Vous imaginez...
27:25L'affaire a pris une autre ampleur au matin.
27:26Vous imaginez si 16 personnes avaient été en garde à vue le 15 février ?
27:31Absolument.
27:32Et là, elles le sont le 15 mai ou le 20 mai, lorsque la campagne a eu lieu.
27:37Oui, oui, bien sûr.
27:38On a le droit de s'interroger.
27:42Bien sûr.
27:43Est-ce qu'on a le droit de s'interroger ?
27:44Les enquêtes étaient en cours pendant la campagne municipale, puisqu'un matin sur le plateau, j'étais là, vous vous
27:50étonniez qu'il n'y ait pas d'enquête, et je vous avais dit si, des enquêtes sont en cours.
27:54Vous vous souvenez ?
27:54Bien sûr, ça je m'en souviens très bien.
27:56Les enquêtes étaient en cours avant les municipales.
27:58On en parlait un peu quand même.
27:59Avec très grande discrétion médiatique.
28:01Mais vous ne répondez pas à ma question.
28:03Est-ce qu'on a le droit de s'interroger sur le fait qu'aujourd'hui, il y a 16
28:07gardes à vue, et que ces 16 gardes à vue sur une affaire qui existe depuis 2015, arrivent le 15
28:13mai et pas le 15 février ?
28:15La justice a peut-être été un peu lente, elle l'est souvent d'ailleurs.
28:21Et la presse un peu mutique.
28:22Alors écoutez Emmanuel Grégoire, puisque sur Patrick Bruel, lui-même donc dans son affaire de périscolaire, et forcément c'est
28:31une affaire préoccupante pour le maire de Paris, mais sur Patrick Bruel, il s'est exprimé.
28:36C'est une question sur le plan moral, puisque sur le plan juridique, ce n'est pas ma compétence, et
28:40c'est une question sur le plan moral et politique.
28:44D'abord dire que Patrick Bruel est une des stars de mon adolescence, et donc il y a beaucoup de
28:48surprises et de meurtrissures dans ce qui se passe,
28:50mais face à la multiplication des témoignages, il n'y a pas de deux points de mesure entre ce qu
28:58'on aime et ce qu'on n'aime pas, les connus et les pas connus.
29:00Je crois que oui, il devrait faire une parenthèse dans sa carrière le temps que la justice soit rendue.
29:06La présomption d'innocence doit être garantie, mais y compris pour la sérénité de sa défense.
29:10Je pense qu'effectivement, il devrait se retirer, il devrait mettre entre parenthèses sa carrière.
29:15On ne peut pas avoir une telle multiplication des affaires sans que ça suscite de grandes interrogations.
29:20– S'il ne le fait pas, est-ce que vous envisagez de demander l'interdiction de son concert à
29:21Paris ?
29:22– Vous comprenez dans mes propos que oui, de fait, mais juridiquement ce n'est pas moi,
29:26donc c'est pour ça que je me place sur le plan moral et politique, comme chacun d'entre nous
29:29peut le faire,
29:30y compris le public qui y va.
29:31– Vous demanderez au préfet, s'il ne le fait pas, vous demanderez au préfet que ce concert n'est
29:35pas lui ?
29:35– Non, je ne demanderai pas au préfet que ce soit, puisque c'est un sujet,
29:38donc je suis très clair dans le fait que je pense qu'il doit les annuler lui-même, oui.
29:41– Et le préfet, par exemple, il annule Dieu donné le préfet ?
29:47– Oui, parce qu'il y a des troubles à l'ordre public.
29:50– Mais là, s'il y a des troubles à l'ordre public, c'est très large.
29:55– C'est-à-dire que s'il y a une manifestation, tu peux considérer que ça peut être trouble
29:58à l'ordre du public.
29:59– Bien sûr, c'est pour ça que le…
30:03– Comme c'est arrivé pour un réhabitant, d'ailleurs.
30:05– Non, mais le fond du sujet, c'est qu'il est en train de se refaire un peu la
30:08cerise, pardon.
30:09– Qui ça ?
30:10– Le maire de Paris, justement parce qu'il est accusé sur le périscolaire,
30:14je trouve ça un tout petit peu facile.
30:17Honnêtement, moi si j'étais élu, je me ferais très discrète.
30:19– Benoît Payan appelle Bruel à renoncer à son concert à Marseille,
30:22– Oui, c'est des gens de gauche, ce mercredi, le maire de Marseille, Benoît Payan Amel,
30:25appelle donc Patrick Bruel à quitter de viol et violences sexuelles par plusieurs femmes
30:29à renoncer à son concert, prévu au Dôme, le 30 octobre prochain.
30:32C'est une information de RMC confirmée par ICI-Provence.
30:38Au vu de la gravité des accusations portées à l'encontre de Patrick Bruel par de nombreuses femmes,
30:42Benoît Payan demande à Patrick Bruel par respect pour la parole des victimes.
30:46Mais vous voyez, ce n'est pas la parole des victimes, c'est la parole des plaignantes.
30:50– Bien sûr.
30:51– C'est ça qui est…
30:54– C'est l'emballement, c'est-à-dire que le problème c'est qu'on…
30:56– Je ne veux pas défendre le système médiatique, Pascal.
31:00– En fait, le simple fait de dire ce que je viens de dire pourrait être interprété
31:04en faveur de Patrick Bruel, ce n'est pas ça.
31:06C'est les mots ont un sens, ce sont des femmes qui sont des plaignantes,
31:10puisque là une victime c'est quand il y a eu jugement.
31:13Alors je suis comme, effectivement j'entends ce que dit notre ami Gilles William,
31:17mais les mots ont un sens, autrement on essaye de les employer pour tout le monde.
31:23Donc par respect pour la parole des plaignantes, c'est moi qui le rectifie,
31:27qu'il doit être entendu et de sa présomption d'innocence de ne pas maintenir son concert
31:30prévu à Marseille le temps que la justice fasse sereinement son travail,
31:34entourage de Benoît Payan.
31:35– Le résultat c'est ça dans cinq ans.
31:37– Mathieu Klein également, Mathieu Klein, maire de Nancy, il est quel socialiste ?
31:43– Oui mais, pardonnez-moi aussi, vous avez la passion à gauche de tout interdire.
31:48Aujourd'hui c'est sidérant.
31:51Et c'est marrant que ce soit trois maires de gauche, je ne dis pas qu'ils ont raison ou
31:53tort.
31:54– Il y a le maire de Brest aussi, qui est de droite.
31:56– Bah écoutez, si la présomption d'innocence doit toujours être respectée,
31:59il est important que la parole des victimes, Mathieu Klein il le dit encore,
32:02de violences sexuelles, ça vous choque vous par exemple ?
32:04– Non mais moi je… – Non mais qu'on dise victime, ça vous choque ou pas ?
32:08– Je suis comme Gilles William, très attaché à la présomption d'innocence,
32:12comme avocat c'est un principe fondamental des droits de la défense,
32:15mais c'est insoluble, parce que dès que la personne est connue,
32:18dès qu'il s'agit d'une personnalité médiatique,
32:20poivre d'arbore hier, aujourd'hui bruelle et avant-hier de pardieu,
32:24le secret de l'instruction et donc les droits de la défense
32:27et la présomption d'innocence sont bafoués, c'est immanquable ça.
32:31– Raison de plus d'être ferme sur les principes.
32:34– Oui mais comment faire ?
32:35– Ah bah non mais comment faire ?
32:36– A sanctionner les fuites ?
32:38– On n'a pas à demander, si Bruel ne veut pas se produire,
32:42c'est son problème, si les gens ne veulent pas aller l'écouter,
32:46et bien qu'il n'y aille pas.
32:48– Je ne parlais pas des concerts à nouveau ou non,
32:49je parlais du traitement médiatique.
32:51– Il avait pris la parole, Patrick Bruel,
32:53j'ai beaucoup hésité avant de m'exprimer,
32:55depuis deux mois je choisis de réserver ma parole à la justice,
32:57c'est un assez long poste sur…
32:59il dit également « j'ai rencontré Flavie Flamand dans les années 90 »
33:02et il nie évidemment ce que dit Flavie Flamand,
33:07je ne comprends pas pourquoi soudainement aujourd'hui,
33:09Flavie Flamand raconte une histoire différente et sordide
33:12et porterait plainte contre moi,
33:13je sais simplement que cette histoire est fausse,
33:17et il conclut en disant « dans ce temps,
33:20je continuerai de faire mon métier avec le même dévouement et la même passion ».
33:24– Oui, vous savez, la vie c'est compliqué,
33:25il peut y avoir des femmes qui effectivement étaient brusquées par lui,
33:31et peut-être qu'il y a un effet d'entraînement
33:34qui incite certaines à se plaindre indûment,
33:38c'est compliqué la vie.
33:39– Non mais il y a un traitement aussi de la culture du viol à géométrie variable,
33:43on voit bien que là il y a une volonté d'en faire une affaire politique,
33:48moi je suis… enfin c'est bien qu'ils réagissent,
33:50mais il y a aussi d'autres cas,
33:52bien plus souterrains, bien plus dangereux, bien plus systémiques,
33:55je pense notamment à ce qui se passe dans les aides sociales à l'enfance,
33:58en ce moment, je pense aux 160 000 victimes d'agressions sexuelles
34:03qui concernent les enfants,
34:04sur lesquelles en tout cas on ne les a pas entendues se prononcer.
34:08– Bon, écoutons, pour conclure ce chapitre,
34:13ça n'a pas valeur de sondage bien sûr,
34:15mais quelques personnes qui ont été interrogées par les inquiétudes de CNews.
34:18– Oui, présomption d'innocence, mais en même temps,
34:22ce n'est pas forcément nécessaire d'être surexposé, surmédiatisé,
34:27dans des cas pareils où il y a potentiellement des victimes qui en souffrent.
34:30– Je pense que là il n'y a plus de doute que ce soit un agresseur,
34:34et on va voir à quel point il a de l'honneur,
34:36et il va pouvoir se mettre de côté pour laisser et la justice faire son travail,
34:40et les victimes se remettre de tout ce qu'elles sont en train de vivre.
34:44– Je pense qu'il faut continuer sur la voie de la chanson,
34:49de l'animation effectivement parisienne,
34:51plutôt que de tout arrêter,
34:53parce que peut-être qu'il y a quelque chose à rapprocher à Patrick Bouel.
34:58– Pas fan, mais évidemment, bien sûr,
35:01je pense que c'est un artiste, que c'est un chanteur,
35:04que c'est un comédien renommé.
35:07Après, il faut savoir, prendre du recul quand on est accusé
35:13de manière manifestement sérieuse et argumentée.
35:16– C'est intéressant parfois, les uns et les autres qui sont interrogés dans la rue,
35:19c'est pas forcément…
35:21Mais là, vraiment, je trouve que c'est vraiment intéressant ce qu'il y a dit.
35:23– Je trouve que c'est des positions plutôt équilibrées.
35:26En gros, ce que disent les gens, c'est qu'il y a quand même beaucoup de plaintes.
35:29Ça fait beaucoup…
35:31S'il y avait eu une plainte, ça n'aurait pas été la même histoire.
35:33Et le deuxième sujet, c'est que les gens, on voit bien,
35:35sont gênés par l'idée des cabales médiatiques.
35:37Et donc, ils attendent simplement…
35:38Moi, je me retrouve vraiment dans ce que disent les gens.
35:41On attend, en fait, que la justice rende sa décision.
35:43– Bien sûr.
35:44– Oui, mais il y a beaucoup de…
35:46– C'est dans cinq ans et demi, la justice.
35:47– Oui, c'est bien, mais on espère quoi ?
35:50– Non, mais il y a beaucoup de faits qui sont prescrits, par exemple.
35:54– Avec le cas Flavie Flamand, c'est prescrit.
35:57– Non, parce qu'il y a une analyse très intéressante, d'ailleurs,
35:59qui est sortie cet après-midi sur le site de France Info,
36:02avec les dernières réformes qui ont eu lieu sur la prescription,
36:05la prescription glissante, d'une part,
36:07et le fait que la prescription commence à la majorité des plaignantes,
36:10eh bien, il n'est pas sûr que ce qui se serait passé
36:13avec Flavie Flamand soit prescrit.
36:15– Je demande à regarder ça.
36:17– Mais Pascal, le conseil…
36:18– C'est la morale qui…
36:19– André, ce qui s'est passé ou ce qui se serait passé
36:23avec Flavie Flamand date de 1991.
36:26Vous faites comment ?
36:27– Écoute, c'est un peu compliqué, il y a tout un calcul de délai.
36:32– Non, non, je ne parle pas de la prescription, mais même si…
36:34Admettons que ce ne soit pas prescrit.
36:36– Ah oui, d'accord.
36:36– Admettons.
36:37Comment vous faites pour enquêter sur une affaire de 1991 à 40 ?
36:40– C'est très compliqué, c'est paroles contre paroles,
36:41il y a des témoignages à l'entourage.
36:43– Mais témoignages de quoi ?
36:43– À l'époque, il n'y avait pas de portable en plus.
36:45– Mais témoignages de qui ?
36:46– C'est en 1991.
36:48– C'est très compliqué.
36:48– Elle en a pris conscience après, elle s'est endormie,
36:50elle n'aurait pas pris conscience immédiatement de ce qui s'est passé.
36:54C'est compliqué.
36:54– Non, non, mais ne rentrons pas là-dedans.
36:56Ne mettons pas en cause le témoignage de l'un ou de l'autre.
37:00– C'est vous qui demandez comment on fait.
37:02– Non, non, mais oui.
37:02– Donc 40 ans après, avec des versions comme ça, c'est compliqué.
37:06– Oui, mais ça en fait bien.
37:07– Ce n'est pas comme un fait qui…
37:08– Moi, ça me paraît absolument impossible.
37:11Même si ce n'était pas prescrit, c'est impossible.
37:16Donc, à démêler le…
37:16– Vous savez, la prescription,
37:17c'est précisément pour ça qu'il y a prescription.
37:21C'est parce que le temps ayant passé,
37:24il est difficile, effectivement, de pouvoir prouver.
37:26– Et puis c'est aussi parce qu'à l'époque,
37:28les preuves disparaissaient, alors qu'aujourd'hui,
37:30quand même, avec l'ADN et toutes ces nouvelles technologies,
37:33on arrive quand même à retrouver des choses.
37:35Moi, j'étais assez hostile à la loi Fenech-Touré.
37:38Parce que Fenech, Georges et Alain Touré
37:40ont fait passer une loi en 2018
37:42qui allonge, qui double la prescription.
37:44Tu le sais.
37:45Contravention, 3 ans au lieu d'un.
37:47délit, 10 ans au lieu de 3
37:48et crime, 20 ans au lieu de 10.
37:50Et moi, comme avocat, je disais quand même,
37:52la prescription, vous l'allongez énormément.
37:54Seulement, c'est vrai que les techniques, aujourd'hui,
37:56sont beaucoup plus poussées qu'il y a un siècle.
37:58– Un crime, c'est 20 ans ?
37:59– Maintenant, oui.
37:59– Donc, vous tuez quelqu'un, 20 ans après,
38:00vous pouvez revenir tranquillement ?
38:02– Même avant, avec l'adnée de peine.
38:02– Oui, parce que maintenant, on peut réclamer…
38:04– Il n'y a pas de remise de peine, puisque c'est prescrit.
38:08Dans le cas, je dis…
38:09– Oui, pardon, je pensais en cas de condamnation.
38:11– Non, mais un crime, vous avez tué quelqu'un,
38:1420 ans après, vous revenez, c'est prescrit.
38:17On ne pourra rien faire contre vous.
38:19– Bon, c'est arrivé en 10h de Mme Bonfanti,
38:23Mme Marie-Thérèse Bonfanti, qui a été assassinée.
38:25L'assassin a été retrouvé ces derniers mois.
38:28Seulement, comme le crime, le meurtre,
38:30ou l'assassinat même peut-être,
38:31a eu lieu il y a très longtemps,
38:32la Cour de cassation a jugé que c'était prescrit.
38:36– Bon, le périscolaire, justement,
38:38dans la matinée de ce mercredi,
38:4016 personnes rattachées à l'école Saint-Dominique,
38:42c'est en plein 7e arrondissement.
38:44– Public.
38:44– Qui ont été placées, bien sûr, en garde à vue.
38:46Cette école que…
38:48– Vous la connaissez peut-être ?
38:49– Oui, cette école.
38:49– Ces arrestations menées en lien
38:51avec l'école maternelle publique du 7e
38:52s'inscrivent dans le cadre d'enquêtes préliminaires.
38:5416 personnes.
38:55Donc écoutez ce que dit Mathilde Hibanaise.
39:00– C'est un nouveau scandale qui éclate
39:02dans le périscolaire, dans l'école Saint-Dominique,
39:05situé dans le 7e arrondissement de Paris.
39:07On parle quand même de 16 personnes
39:09qui ont été placées en garde à vue
39:11dans le cadre de différentes enquêtes préliminaires,
39:15notamment pour agressions sexuelles.
39:18Alors les parents que nous avons rencontrés,
39:19tous nous ont exprimé leur colère,
39:22leur choc, leur désarroi,
39:23mais également leur inquiétude.
39:25Ils ne comprennent pas comment de tels faits
39:27ont-ils pu se produire à l'intérieur de l'école
39:30sans que personne ne voit quelque chose.
39:33Le parquet de Paris enquête désormais
39:35sur des faits présumés
39:37dans plusieurs écoles maternelles,
39:40élémentaires, mais également des crèches
39:42pour des faits de nature et de gravité différentes.
39:45À savoir que depuis le début de l'année,
39:48c'est 78 agents municipaux
39:51qui ont été suspendus.
39:53Parmi eux, 31 personnes, en tout cas,
39:55sont accusées d'agressions sexuelles sur mineurs.
39:58– Avec évidemment une question que chacun se pose,
40:01réseau ou pas réseau,
40:03est-ce que les gens se sont donné l'information
40:06qu'ils pouvaient arriver dans cette école ?
40:09Gauthier Lebray était là d'ailleurs,
40:11il va pouvoir terminer cette émission avec nous.
40:15Bonsoir Gauthier,
40:16je vous propose d'écouter des parents
40:17qui ont été interrogés,
40:18des parents de cette école du 7e arrondissement.
40:21– On a peur quand même en tant que papa,
40:24après on attend de savoir exactement
40:25quelle est la nature des faits.
40:26C'est clair que ça dure depuis pas mal de temps,
40:28a priori c'est même tentaculaire.
40:30– J'en reviens pas, c'est impossible,
40:31c'est inimaginable.
40:33– Je suis étonnée que ça concerne autant de monde,
40:36parce que j'avais identifié quelques personnes
40:38que je trouvais un peu bizarres
40:39sans avoir des énormes craintes non plus,
40:41sinon j'aurais fait des réclamations
40:45où je me serais rapprochée de la direction,
40:47mais c'est vrai que 16 personnes,
40:48ça me semble énorme,
40:48et je me demande si dans les 16 personnes,
40:50il y a la direction justement,
40:51parce que je vois pas comment elles pouvaient
40:53ne pas être au courant.
40:54Sous le couvert de la bien-pensance,
40:58où il faut absolument pas regarder le casier judiciaire
41:00qui doit être absolument secret,
41:02finalement ce sont nos enfants qui sont en danger,
41:04et c'est les enfants qui en pâtissent
41:05et qui sont victimes.
41:06Ça veut dire que c'est endémique,
41:07c'est que là où il y a les enfants,
41:08il y a des pédophiles,
41:09donc à un moment il va falloir ouvrir les yeux,
41:11enlever ses œillères et agir.
41:13– Vous parliez de l'imprescribilité,
41:16et bien Gérald Darmanin la propose précisément
41:18pour les crimes contre les enfants,
41:20et je vous propose de l'écouter,
41:21parce qu'il était avec Laurence Ferrari,
41:23c'était hier matin.
41:24– Je me suis exprimé depuis de nombreux mois,
41:27désormais, sur le fait que j'étais
41:29pour l'imprescriptibilité des crimes
41:31qui touchaient les enfants.
41:32Il y a un débat fort dans le monde du droit,
41:34dans la magistrature, pour s'y opposer,
41:36comme qu'on doit pardonner.
41:37Aujourd'hui, les crimes sont imprescriptibles
41:41que pour les crimes contre l'humanité.
41:42Moi, je pense qu'on tue l'humanité d'un enfant,
41:46d'un adulte, plus tard, lorsqu'il a été violé,
41:49par ceux qui sont censés les protéger,
41:52par ailleurs, ses parents, ses grands-parents,
41:54ses cousins.
41:55Je pense que oui, il faut mettre fin à ce déni,
41:59surtout que les preuves d'aujourd'hui
42:00ne sont pas les preuves de 1960.
42:02On dit souvent qu'il faut refuser l'imprescriptibilité
42:04parce qu'on n'a pas les preuves
42:06et que ce sont des procès sans preuves.
42:07Mais d'abord, les adultes mettent énormément de temps
42:10à dire qu'ils ont été violés quand ils étaient petits.
42:12Moi, j'ai personnellement un témoignage personnel
42:14de quelqu'un qui, sur son lit de mort,
42:16a plus de 70 ans, a avoué que quand il était petit,
42:18il avait été violé.
42:19Je pense que c'est vraiment quelque chose
42:21qui nous touche toutes et tous.
42:22Donc, il faut comprendre ce temps aussi de l'aveu.
42:26Et deuxièmement, les preuves d'aujourd'hui,
42:27les preuves numériques, notamment les preuves médicales,
42:29seront bien mieux gardées dans 20, 30 ou 40 ans
42:32que les preuves des années 1960.
42:33Donc, oui, je suis pour mettre l'imprescriptibilité
42:37pour les crimes qui touchent les enfants.
42:38C'est un débat philosophique ?
42:40Je ne sais pas ce que vous en pensez.
42:41C'est un débat aussi juridique.
42:42On peut parler, c'est que, moi,
42:44ce n'est pas un problème de principe,
42:45c'est un problème de preuves.
42:47On ne peut pas...
42:48Non, mais laissons les preuves de côté.
42:50C'est pour ça que j'ai dit que c'est un débat philosophique.
42:52Oui, mais au-delà des preuves,
42:55au-delà de juridiques,
42:56est-ce que vous trouvez, sur le fond,
42:58qu'un crime d'enfance,
42:59c'est comme un crime contre l'humanité ?
43:00Oui, oui.
43:02Moi, je trouve que ça s'entend.
43:03Tout à fait.
43:04Non, mais personne, aucun enfant se remet,
43:08peu importe son âge, de ça.
43:10Alors, on peut vivre...
43:11Moi, j'en connais qui essayent de surmonter ça,
43:14mais c'est quelque chose...
43:15C'est indélibile.
43:17Vous détruisez clairement la vie d'un enfant.
43:19Et toute sa vie, après.
43:20Le moi avoué...
43:21Oui, les parents aussi et la famille.
43:22Et les parents et la famille, bien sûr.
43:22Le moi avoué par Gérald Darmanin.
43:27Et finalement, ce n'est pas un lapsus.
43:29C'est que ce qui est terrible,
43:31parmi ce qui est dramatique,
43:32c'est qu'en plus,
43:33les mômes se sentaient culpabilisés.
43:36Il y a une culpabilisation.
43:38C'est la deuxième punition.
43:42Bon, il va falloir faire des choses.
43:43Il reste 7 minutes et Gauthier Lebrun est là.
43:45Oui.
43:45Et Dominique de Villepin, le PNF...
43:49On ne va pas en parler, M. Pro.
43:52M. Pro.
43:53Enfin, voyons, vous voulez protéger M. de Villepin ?
43:55C'est quoi votre souci ?
43:56Non, pas du tout.
43:57Pas du tout, je vais faire des choix.
43:58Ça ressemble.
43:59Bon, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire
44:02visant Dominique de Villepin dans l'affaire des statuettes
44:05qu'il a reçues.
44:06Il n'avait pas, peut-être, la statue de président de la République,
44:09mais il a reçu une statuette
44:10qu'il a reçue lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères
44:13et qu'il a ensuite conservée.
44:14C'est ce qu'a annoncé le procureur de la République financier,
44:20Pascal Prach.
44:22Moi, je m'étonnais hier que ça ne se fous pas,
44:24que ça ne soit pas fait, ça a été fait.
44:27Pardon, mais...
44:28C'est peut-être de votre fait.
44:31Allez savoir, allez savoir.
44:33Hier, vous avez demandé, hier soir.
44:36Je ne donne pas d'influence au parquet.
44:37Mais pourquoi le PNF se saisit ?
44:38C'est ça que je ne comprends pas.
44:39Pourquoi pas ?
44:40Mais pourquoi ce n'est pas un autre procureur ?
44:42Pourquoi c'est le PNF ?
44:43Parce qu'ils sont spécialisés.
44:45Dans quoi ?
44:45Ils sont spécialisés dans quoi le PNF ?
44:47Dans ce qui est d'affaires politiques et financières.
44:49C'est naturel.
44:51C'est naturel.
44:52Ce n'est pas seulement pour les politiques,
44:53pour les hommes d'affaires aussi.
44:54Alors, ce que je veux vous dire...
44:56Attendez, j'insiste sur la présomption d'innocence de M. de Villepin.
44:59Oui.
45:01Ceci fermement posé.
45:03De toute façon, il a reconnu puisqu'il a rendu les statuettes.
45:05Il a reconnu.
45:05Non, mais quel touchant...
45:07Il a dit que c'était un cadeau.
45:08Non, mais quel touchant de spontanéité que de restituer les statuettes obtenues étrangement
45:16uniquement parce que M. Bourgie avait voulu...
45:18Mais alors, il est accusé de quoi ?
45:20Recel ?
45:21Recel de détournement de fonds publics.
45:23Ah, ça pourrait s'imposer.
45:23Mais non, ce n'est pas du détournement de fonds publics.
45:25Bah si, c'est ça.
45:26Cette enquête a été ouverte mardi de chefs de recel de détournement de fonds publics
45:29et toute infraction connexe.
45:31Je ne vois pas où est le détournement de fonds publics parce que...
45:34Ah, eux le voient.
45:35D'après ce que dit Bourgie, sur votre plateau,
45:37ce sont des statuettes qui ont été payées par des chefs d'État africains.
45:41Oui.
45:42Donc, ce n'est pas des fonds publics.
45:43Payées comment payées ?
45:44Offertes.
45:45Offertes, oui.
45:46Financées.
45:46Et ensuite, Bourgie les a apportées à Villepin.
45:49Donc, il n'y a pas de détournement de fonds publics français.
45:51Non, mais le sujet, c'est...
45:52Ils ne les restituent pas.
45:53Le sujet, c'est est-ce qu'il y a une contrepartie ?
45:55Oui, c'est ça.
45:55C'est le premier sujet.
45:57Et le deuxième sujet, c'est...
45:58Et là, pour le coup, je ne me souviens plus,
46:00quel est le plafond de cadeaux maximum que vous pouvez accepter quand...
46:0475 000 euros, une statuette, à mon avis, c'est...
46:07Je sais bien.
46:07Je ne connais pas.
46:08Je me pose la question.
46:09Je pense qu'on est...
46:10Je me pose la question.
46:11À l'époque de Villepin, il n'y avait pas de plafond.
46:14Il n'y avait pas de plafond.
46:15Tout ça est assez récent.
46:16Tout ça remonte au quinquennat Hollande.
46:17Il fallait le rendre.
46:18À l'Assemblée, au Sénat, maintenant, tout est encadré.
46:20Il y a des plafonds...
46:21Mais c'est Robert Bourgie, de toute façon,
46:23c'est un cadeau qui vient de l'extérieur.
46:24C'est un cadeau qui n'a rien à voir avec la...
46:26Le truc qui me gêne, s'agissant de cette affaire, c'est que...
46:28Quand Robert Bourgie vous fait un cadeau,
46:29vous avez un costume ou une statuette, ne prenez pas.
46:32Oui.
46:33Ça peut vous coûter cher.
46:34C'est comme les enfants à table qui viennent en fin du repas.
46:37Vous êtes invité à notre émission,
46:39mais pour présenter la vôtre qui arrive après.
46:41Je ne voulais rien dire, mais voilà.
46:44N'en pensez pas moi.
46:45Il faut aller dans ma chambre, moi, avant de dire...
46:46Vous allez me laisser à l'antenne, très bien.
46:49Non, non, mais...
46:51C'est pas faux ce qu'il dit.
46:52Non, mais si on a l'esprit chagrin,
46:54il pourrait même ouvrir en matière de...
46:56Peut-être de corruption.
46:57Il pourrait y avoir corruption.
46:59Et si vous m'accordez une nouvelle fois la parole,
47:01il y a quand même des saisons.
47:02C'est-à-dire qu'à le 24 décembre,
47:03c'est Noël.
47:04Et un an avant la présidentielle,
47:06c'est le PNF.
47:06C'est quand même des saisons.
47:08Oui, mais alors, je ne mettrais pas tout le monde dans le même sac.
47:10L'automne, les feuilles tombent.
47:11Le printemps, elle repousse.
47:12Un an avant, c'est le PNF qui s'agite.
47:15Gauthier, l'affaire de Marine Le Pen,
47:16ce n'est pas du tout la même histoire, par exemple.
47:17Là, je parlais de Fruzillon.
47:18Oui, mais les gens pourraient faire la confusion
47:20et se dire, bon, c'est tous des pourris.
47:22Non, il y a des affaires qui sont quand même très, très différentes.
47:24Non, enfin, ça, tout est politique, surtout.
47:26Oui, alors, toutes les politiques, ça, oui.
47:28Bon, est-ce que vous voulez écouter M. Béchut ?
47:30Parce que M. Béchut, c'est un proche d'Édouard Philippe
47:33et il est intervenu.
47:34C'est son bras droit.
47:35C'est son bras droit.
47:36Écoutez, là, il faut nous dire également
47:39ce que cette affaire, elle a de contrariante
47:44pour Édouard Philippe.
47:44Est-ce que c'est une petite, moyenne, grande affaire ?
47:46Moi, je suis incapable de la juger.
47:48Donc, écoutez M. Béchut.
47:50Globalement, cette affaire est mauvaise depuis le début.
47:52C'est au moment où Édouard Philippe lance son parti politique
47:55que, oh, on va surgir une plainte.
47:57Aujourd'hui, la campagne s'accélère, hop,
47:59la plainte est, entre guillemets, remise sur le devant de la scène.
48:02J'accuse pas, je constate.
48:04Et je constate, encore une fois, que dans cette affaire,
48:06mais comme dans beaucoup d'affaires qui peuvent viser des politiques,
48:09il peut y avoir aussi des plaignants
48:11qui jouent avec un calendrier électoral politique
48:14et qui font en sorte, et à la limite, je peux les comprendre,
48:17mais d'utiliser des moments politiques
48:19pour avoir des caisses de résonance sur les plaintes qu'ils déposent.
48:22Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuels
48:25pour l'animation de la cité numérique du Havre signée en juillet 2020,
48:29notamment par Édouard Philippe, président de la communauté urbaine,
48:31et Stéphanie de Baselère entend cette fois
48:33que présidente bénévole de l'association LH French Tech.
48:38French Tech, qui avait été créée en juillet 2020,
48:40a été désignée pour cette mission
48:41après un appel à manifestation d'intérêts lancés par la communauté urbaine en 2020.
48:45Qu'est-ce que ça vaut ?
48:48Il y a deux affaires, par exemple, vous parlez de Dominique de Villepin,
48:52il avait un intérêt personnel.
48:53Là, Édouard Philippe, peut-être, ok, il est mis en cause,
48:55oui, il y a le PNF qui s'intéresse à lui,
48:57mais tout le monde comprend bien qu'il n'y a pas d'enrichissement personnel.
49:00Ici, il y a le prix, il aurait dû regarder le fond du dossier.
49:03Le problème pour Édouard Philippe, c'est que,
49:05peu importe pour le PNF s'il y a enregistrement personnel ou pas,
49:08le PNF a quand même un pouvoir considérable,
49:10et ensuite la justice peut...
49:11Oui, mais la justice, ça ne va pas passer avant l'élection présidentielle.
49:14Non, mais c'est infâment.
49:16Regardez, il faut traîner ça pendant toute une campagne.
49:17Bien sûr.
49:19Alors qu'il n'a aucun intérêt dans l'histoire.
49:20La justice n'est pas passée non plus.
49:22Une mise en examination.
49:23Mais alors, ceci étant,
49:25j'y mettrai quand même une petite dose polémique,
49:27je ne dis pas du tout que M. Béchut a tort dans son interprétation,
49:31je remarque simplement que ni à 7h, ni à 8h, ni à 9h,
49:35France Interne a évoqué le cas.
49:37S'il s'agissait d'un membre du RN,
49:40je ne suis pas sûr que le traitement eût été le même.
49:42Bon, et puis on salue Emmanuel Moulin,
49:44qui est le nouveau gouverneur de la Banque de France,
49:45mais personne n'est capable de me dire à quoi sert la Banque de France.
49:49Elle est beaucoup moins utile depuis qu'il y a la Banque Centrale Européenne, c'est sûr.
49:52Oui, mais il y a 8500 personnes à la Banque de France.
49:56C'est beaucoup, oui.
49:56Donc je voudrais savoir, moi, simplement, à quoi sert...
49:59Ils ont des concours, quand même.
50:00Je demande, franchement, mais peut-être que je...
50:02Mais à chaque fois que je pose la question aux uns et aux autres,
50:04je dis à quoi sert le gouverneur de la Banque de France ?
50:06Personne n'est.
50:07Mais il gagne bien sa vie quand même, il gagne 26 000 euros.
50:09Oui, c'est énorme.
50:10Il surveille les réserves d'or.
50:12Les réserves d'or, nous ne les réveillons pas,
50:14mais moi, je voudrais...
50:15D'ailleurs, il faudrait peut-être les vendre, ces réserves d'or.
50:18Il faudrait peut-être supprimer la Banque de France,
50:19comme le CESE, comme le commissariat au plan,
50:21et comme...
50:22Non, on va peut-être...
50:22Qui ne servent à rien.
50:23Bah, si.
50:24Bah, si.
50:24J'irais pas jusqu'à dire que la Banque de France ne sert à rien.
50:27J'imagine qu'elle sert à quelque chose.
50:29J'imagine qu'elle sert à quelque chose, mais je voudrais savoir, quoi.
50:32Bah, si, quand même.
50:33Mais il y a 8 500 personnes.
50:35Il y a peut-être trop de gens, ça.
50:36Parce que c'est toujours pareil, t'ouvres le capot, t'apprends ça.
50:39Tu apprends...
50:39Non, mais tu apprends, quand t'ouvres le capot, c'est formidable.
50:42Monsieur Moulin, donc, il était directeur de cabinet de Bruno Le Maire.
50:46Bon.
50:46Ça n'a pas été une réussite.
50:47Il était donc dans le...
50:49Comment dire ?
50:50Dans le quinquennat de Cron.
50:52Ça n'a pas été une réussite.
50:53C'est le directeur de cabinet de Attal aussi à Matignon.
50:56D'accord.
50:56Donc, c'est un haut fonctionnaire.
50:57Bon.
50:57Il part pour la Banque de France.
51:00Il a gagné 26 000 euros par mois.
51:01C'est vous, c'est moi, c'est nous qui payons.
51:03Tant mieux.
51:03Ça ne me dérange pas.
51:04Mais c'est quand même beaucoup d'argent.
51:05Ça me dérange pas.
51:06Bah oui.
51:06C'est de l'argent pour tout le monde.
51:07C'est de l'argent.
51:08Bon.
51:08Alors, t'ouvres le capot et on te dit, t'as 8 500 personnes qui vont bosser là-dedans.
51:13Pour des comptes.
51:15Non, mais donc, t'as le droit de t'interroger.
51:18Et il y a une Banque centrale européenne.
51:19Il était abouvé par le Sénat.
51:20Et les LR.
51:21Les LR qu'ont voté pour lui.
51:23Donc, les LR qu'ont voté pour lui.
51:25Il doit y avoir un petit quelque chose.
51:27Bah, paraît-il, c'est ce que disait Jacques Serret ce matin.
51:29Il y a un échange entre M. Larcher et pourquoi pas.
51:32Ah, voilà.
51:33Vous étiez...
51:34Pour la nomination de...
51:35M. Dragnel.
51:36Avec François-Noël Buffet.
51:37Voilà.
51:38Non, mais racontez ça.
51:39Racontez-nous ça.
51:40D'accord.
51:40Voilà.
51:40Pour obtenir le soutien à la neutralité, en tout cas, des Républicains sur le vote
51:46qui a eu lieu ce matin.
51:47Il y a eu deux votes à l'Assemblée nationale et au Sénat pour que d'un côté, M. Moulin
51:50puisse être nommé à la Banque de France et de l'autre côté, que François-Noël Buffet
51:54puisse être nommé défenseur des droits.
51:56Bon, les LR ont voté avec Macron.
51:58Oui.
52:00Donc, Bruno Retailleau, président des LR, a voté avec Emmanuel Macron.
52:05Donc, c'est ça qui est...
52:06Puisqu'il est à Kiev.
52:07Oui, mais vous voyez ce que je veux dire.
52:09Et c'est ça qui, pour les LR, et toujours, on en a parlé ce matin...
52:12C'est pas un sujet idéologique non plus.
52:13C'est pas...
52:14Non, mais...
52:14Non, oui, mais d'accord.
52:15Mais les autres ont voté contre.
52:19Donc, les...
52:19Comment dire...
52:19Qu'est-ce que vous auriez aimé, en fait ?
52:21Mais j'en sais rien, je connais pas M. Moulin.
52:22Non, non, mais c'est pas ça.
52:23C'est que...
52:23De toute façon, il faut nommer quelqu'un.
52:26En fait, ce que je trouvais...
52:27C'est un profil, globalement.
52:27Il y a peu de candidats qui peuvent aller.
52:29Pardonnez-moi.
52:30C'est les amis d'Emmanuel Macron.
52:32C'est les copains.
52:32Et Emmanuel Moulin, il a fait sa carrière aussi sous Nicolas Sarkozy.
52:35Enfin, c'est des hauts fonctionnaires.
52:36C'est des gens qui...
52:37Non, mais...
52:37Bon, ben alors...
52:38C'est pas mon ami.
52:39Je suis pas là pour le défendre.
52:40Défenseur des droits, il est...
52:41Bon.
52:41Il est 21h04.
52:43Il est 21h04.
52:44Qu'un défenseur des droits soit maintenant LR et remplace l'actuel défenseur des droits,
52:49qui était un peu particulière, j'avoue que je suis plutôt satisfait.
52:54Bon, on est très en retard.
52:56On est très en retard.
52:57Vous avez des transitions.
52:58On est...
52:58Comment ?
52:59On est très en retard.
53:00Et puis c'est...
53:01Écoutez, je suis pressé, c'est le 20 mai, c'est l'anniversaire de ma fille.
53:03Alors, il y en a.
53:04Laurent.
53:06On va parler dans un instant, justement, de Bruno Rotaillot, qui est à Kiev, puisque
53:09c'est l'or inter.
53:10Et on va évidemment revenir sur la visite de Poutine en Chine.
53:12Laurent Capra était à la réalisation.
53:14David Tonnudier était à la vision.
53:15Merci à Guillaume.
53:16On participait à l'émission.
53:17Benjamin Nau, Lucas Busutile, Tesla Fetter.
53:20C'est un plaisir d'être avec vous.
53:22C'est un plaisir de vous écouter.
53:25Laurent Terre, c'est maintenant.
53:26Tout de suite.
53:26À l'instant.
53:28À demain matin.
53:28C'est un plaisir de vous écouter.
53:29C'est un plaisir de vous écouter.
53:31C'est un plaisir de vous écouter.
53:31C'est un plaisir de vous écouter.
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