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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à l'heure des pros. Dans une heure, Jordan Bardella sera en antenne avec Pierre
00:06de Villeneuve, avec Laurence Ferrari et il sera interrogé par Laurence Ferrari et par Pierre de Villeneuve.
00:13Mais avant cela, toutes les actualités avec Véronique Jacquet, avec Pascal Pierre-Garbarini, avec André Valigny, Jules Torres et Johan
00:18Ouzahy.
00:19Et c'est vrai qu'on a beaucoup parlé des Molières aujourd'hui, bien sûr. Et toute la journée, on
00:23a parlé des Molières, bien sûr.
00:25Alors, parce que ça a frappé, choqué certains de l'opinion. On va écouter Merwan Benlazard.
00:32Alors, ce qui est intéressant, c'est que c'est un humoriste qui, effectivement, est en rupture avec la République.
00:37C'est ce qu'il dit. Et vous avez la ministre de la Culture qui est dans la salle, qui
00:41pourrait se lever, qui pourrait partir.
00:43Qui pourrait dire, moi, je ne reste pas après avoir entendu ça. Ou même Delphine Ernotte.
00:47Tout le monde applaudit, tout le monde trouve ça très drôle. Voyez cette séquence et vous me dites ce que
00:51vous en pensez.
00:53Chers compatriotes, de retour, certes, mais en ayant appris de mes erreurs, je dirais, le problème venait évidemment, clairement, essentiellement
01:04de la tenue.
01:04Et c'est réglé. De retour. Coucou Delphine. Et on ne peut faire plus français, il me semble. Enfin, si,
01:11évidemment, en enlevant le belge.
01:14Mais vous pensiez à autre chose ? Vous pensiez à quoi ? Ma barbe ? Non, non. Elle a poussé
01:20en France.
01:21Alors, moi, ce que je propose, c'est parce qu'on va aller au bout des choses.
01:25Avec des accessoires, évidemment. Mon allégeance à la République a des limites.
01:30Mais j'aimerais évidemment rapidement vous remercier de m'accueillir ici.
01:35C'est prestigieux. C'est chic. C'est un honneur de remettre un prix.
01:38Surtout dans le contexte qu'Alex a rappelé.
01:41Il y a un an, la ministre de la Culture, à l'époque, elle m'avait bannie de France Télévisions
01:45pendant sa conquête de la mairie de Paris.
01:47Aujourd'hui, elle n'est plus ministre. Elle n'est pas à la mairie.
01:50Et moi, je suis de retour sur France Télévisions.
01:52Donc, tout le monde est de retour à sa place, j'ai l'impression.
01:58Bon, Madame Pégar n'a pas bougé. Je rappelle qu'elle est ministre de la Culture.
02:01Alors, évidemment, cette phrase, mon allégeance à la République a des limites.
02:05Guillaume Casbarian, qui est ancien ministre, a dit dont acte.
02:08Notre allégeance a payé des impôts pour diffuser de tels propos a des limites.
02:11Merci France TV de donner les meilleurs arguments pour couper vos dotations publiques.
02:17On écoutera également David Lissnard tout à l'heure,
02:20où on lira les différents tweets et l'échange qu'il a eu avec Jean-Marc Dumontet aujourd'hui.
02:26Je crains que la cérémonie des Molières fasse plus de dégâts sur l'image de France TV
02:29que le rapport parlementaire.
02:31Quand le conformisme de gauche se parle à lui-même et fait la leçon ricaneuse,
02:34tellement déjà vue et entendue, tellement paresseux, tellement monocorde.
02:38Mais avant de parler de toute cette cérémonie, qui était une synthèse,
02:42c'était une synthèse vraiment hier soir,
02:44ces propos-là, de cet homme-là, qui effectivement,
02:48alors les tweets, ce n'est pas le sujet qui a notamment ressorti des tweets de M. Benlazar,
02:57quand il disait notamment...
02:59Il n'y a pas que des problèmes avec la République, ce monsieur.
03:01Exactement.
03:02Il y a beaucoup la charia.
03:03Exactement.
03:04Moi, j'offre une voiture à une meuf pour qu'elle aille voir d'autres gars.
03:09Avec Super, je préfère la brûler.
03:11Des choses comme cela.
03:13Bon, il y a beaucoup de tweets qui ont été ressortis et qui posent problème.
03:17Les femmes vont être dans la demeure.
03:19Non, mais vous l'avez dit aussi.
03:20Bon, alors, cet homme, c'est une provocation, manifestement.
03:23C'est le service public, c'est Jean-Marc Dumonté, il est...
03:27Oui, un ami d'Emmanuel Macron.
03:29C'est lui qui organise, ami d'Emmanuel Macron, bien sûr.
03:31On a parlé beaucoup de ces news, ce qui était attendu dans cette soirée.
03:36Mais est-ce que, par exemple, la ministre de la Culture doit rester,
03:39ne doit pas se lever ?
03:40Non, mais évidemment, elle doit pas.
03:41Elle n'a pas fait un tweet aujourd'hui.
03:43C'est extraordinaire, la soumission de...
03:45D'ailleurs, Joseph Massescaron, et je vous donne la parole après,
03:47qui connaît la ministre, Joseph Massescaron,
03:50il a fait un tweet très intéressant.
03:52Je pense à Catherine Pégard, qui est à des années-lumière de cette soirée.
03:56Je connais ce sourire qu'elle affiche, je pense au journal qu'elle tient,
03:59et j'espère vivre assez longtemps pour le voir un jour publier dans son intégrité.
04:02Mais comme, effectivement, personne n'a de courage,
04:04tout le monde garde son poste.
04:06Madame Pégard, elle voulait tellement être ministre de la Culture,
04:08qu'elle est prête à tout entendre.
04:10Mais moi, je crois que les choses sont bien plus graves.
04:11Évidemment, elle aurait dû partir.
04:13Enfin, mon allégeance à la République, à ses limites,
04:15elle doit partir immédiatement, compte tenu de ce qu'est M. Ben Lazare.
04:20Parce que, disons les choses clairement, pour que tout le monde comprenne,
04:23il a tous les codes des salafistes.
04:25Alors, il avait les codes vestimentaires.
04:26Il les a en partie, en partie seulement abandonnés,
04:28parce qu'il a bien compris quand même qu'il ne pouvait pas aller trop loin publiquement.
04:32Donc, il a en partie abandonné les codes vestimentaires.
04:34Mais les tweets auxquels vous venez de faire référence,
04:37quand il dit, la place des jeunes filles, par exemple,
04:39ce n'est pas en boîte de nuit, c'est à la maison avec leur père.
04:41Sinon, elles devront se justifier devant Dieu.
04:44J'en passe et des meilleurs.
04:46La charia.
04:47Donc, il a évidemment tous les codes des salafistes.
04:48Tu étais encore en club, alors que la place d'une femme est à la demeure auprès de son père.
04:53Crains ton seigneur.
04:55Blâme pas le frère de chez UPS.
04:57Voilà.
04:58Donc, des tweets comme ça, il y en a à la paix.
04:59Donc, voilà.
05:00Non, mais je rappelle quand même, pardon,
05:01que nous sommes censés être en guerre contre l'islamisme.
05:03D'accord ?
05:04Et que l'entrisme islamiste, désormais, il est au vu et au su de tout le monde.
05:08Eh bien, je dis-moi que ceux qui ont permis à M. Benlazard d'être sur scène hier soir,
05:13et ceux qui ont applaudi ces blagues qui ne sont d'ailleurs même pas drôles de M. Benlazard,
05:17en fait, tout ce petit monde-là sont les idiots utiles des islamistes.
05:21Et on s'est fait hier par M. Vizoré, qui a à un moment dit,
05:25« Entends-tu le vol des corbeaux le soir sur la plaine ? »
05:27Qui nous traite ni plus ni moins de collabo, je ne sais pas,
05:31puisque c'est le chant des partisans.
05:33D'habitude, hein.
05:35Mais c'est eux qui sont des résistants de Pacotille, sincèrement.
05:40Déjà, cette soirée n'avait rien de l'esprit de Molière,
05:42c'était de l'entre-soi, comme on le voit depuis des années.
05:47Ensuite, il y a deux choses qui me choquent.
05:48La première, c'est qu'effectivement, Catherine Pégard est restée,
05:51alors qu'on enfonce publiquement l'ancienne ministre de la Culture,
05:56Rachida Dati, « Oh ben, elle n'est plus là, on peut revenir, etc. »
05:59Voilà, comme si cette femme n'avait pas pris une décision juste en son temps,
06:05c'est-à-dire par rapport à ses propos islamistes et complètement misogynes.
06:08Et la deuxième chose, quand même, on va sans doute en parler par rapport au rapport de Charles à l
06:12'oncle,
06:14c'est que ça lui donne raison, parce qu'on voit le public se faire imposer ce genre d'humoriste,
06:20alors qu'il a été sorti pour de bonnes raisons.
06:23Donc vous êtes sur le service public et vous êtes obligé de passer cette soirée avec cet individu.
06:28Il n'a pas tout à fait été sorti.
06:29La messédite.
06:30Il avait été sorti de l'émission C'est ce soir, après une chronique en effet qui avait été jugée
06:34vraiment hors de propos.
06:37En revanche, il avait conservé sa place de manière hebdomadaire sur France Inter,
06:40donc il n'était pas du tout purgé.
06:41Non mais Madame, là où Véronique Jacquet a raison, c'est que c'est un désaveu de Madame Dati hier
06:48soir,
06:50cautionné par Madame Pégar.
06:52Ces gens-là sont des poutres.
06:54Parce que, alors ça nous le savons, mais elle aurait pu aujourd'hui faire un tweet,
06:57même s'il ne quittait pas la salle hier, ce n'est jamais arrivé le cas.
07:00Il n'y a aucune solidarité avec Rachida Dati.
07:03Aucune.
07:04Je ne suis pas sûr qu'elle soit très alignée.
07:07Mais c'est tellement lamentable.
07:10C'est-à-dire que vous avez deux ministres de la culture nommés par Emmanuel Macron,
07:13aucune solidarité l'un avec l'autre, c'est tellement lamentable.
07:16Et ce qui était hier soir, effectivement, alors il y a eu 1,2 million de personnes,
07:20ça n'a pas été un franc succès non plus.
07:21C'est pas terrible.
07:22Non, mais c'est pas...
07:24En plus, ce monsieur ne fait pas rire.
07:27En plus, il tient quand même des propos, de dire quand même, il est sur une scène,
07:33de dire que donc il ne fait pas allégeance à la République,
07:36en tous les cas que son allégeance a des limites.
07:38Moi, je trouve ça grossier.
07:40Je trouve en plus que c'est une revendication qui est à contre-temps.
07:45Et puis, donc, ça serait donc une critique par rapport à tout ce qu'on dit sur l'audiovisuel.
07:51La soirée d'hier, moi, elle me paraît complètement inadaptée, en fait.
07:57Et moi, je veux retenir que le Molière de Elsa Lepoivre, parce que c'est une grande comédienne.
08:02Moi, je suis abonné à la comédie française et je suis très heureux que Elsa Lepoivre ait eu le Molière.
08:07Voilà, tout le reste me paraît complètement...
08:10André Valigny, qui n'a pas pris la parole sur cet entre-soi et sur cette culture.
08:16Avant, la culture était à gauche, maintenant à l'extrême-gauche, très clairement.
08:19Ben oui, hier soir, c'était une assemblée à des fistes.
08:22Alors d'abord, sur ce genre de soirées, moi, je ne les regarde jamais,
08:24parce que je déteste cette hypocrisie.
08:26Les Césars, les Molières, ils se détestent tous entre eux,
08:29ils sont tous jaloux les uns des autres.
08:31Ils font semblant de s'applaudir, de s'aimer, mais c'est d'une hypocrisie totale.
08:34Donc je ne regarde jamais ces soirées.
08:36Donc j'ai vu les extraits aujourd'hui, et notamment celui que vous venez de passer,
08:39sur ce monsieur, Benlazard, qui n'est pas drôle du tout,
08:42qui ne me fait pas rire du tout,
08:44qui, d'après ce qu'on peut savoir, a fait des tweets et des choses comme ça,
08:47très limites, par rapport à la charia et à ces choses-là.
08:51Et je pense que, en revanche, concernant Mme Pégard,
08:55elle ne pouvait pas partir.
08:58Elle est obligée d'être là, c'est la liberté artistique,
09:01c'est la liberté d'expression.
09:02Je pense qu'elle n'en pense pas moins,
09:04mais elle n'allait pas partir à cause de ça, ce n'est pas possible.
09:07Imaginez qu'il y ait sur place quelqu'un qui vienne faire de l'humour,
09:10en référence à, pourquoi pas, des dictatures passées,
09:14et principalement allemandes, au niveau des années 30 et 40.
09:18Imaginez qu'on fasse ce genre de blagues,
09:20ou même qu'on exprime une soumission, pourquoi pas,
09:25au maréchal pétain, et qu'on fasse de l'humour là-dessus.
09:28Imaginez la réaction d'un ministre si elle ne partirait pas immédiatement.
09:32Oui, sans doute.
09:33Alors, justement, par rapport à ce genre de soirée,
09:36que je ne regarde pas, je le répète,
09:37je pense qu'il devrait inviter aussi des gens de l'autre bord, si je veux dire.
09:41Moi, il y a un humoriste que j'aime beaucoup.
09:43Il n'y en a pas.
09:43Il y a un humoriste que j'aime beaucoup.
09:45Je suis allé le voir sur scène.
09:47Il n'y en a pas.
09:47Il s'appelle Gaspard Proust.
09:48Et il n'est jamais invité dans cette soirée.
09:50Mais Gaspard, d'abord, il a plus de talent que la moitié des gens qui étaient là hier.
09:55Bien sûr.
09:56Pascal.
09:57Pardon.
09:58Oui.
09:58Pascal Pierre Garbarini.
10:02Delon décède.
10:03Oui.
10:04L'hommage, personne n'a voulu faire un hommage.
10:07On n'a montré que des images.
10:09Bardot décède.
10:12L'hommage, on la siffle.
10:15Et là, maintenant, la troisième, c'est ce monsieur-là.
10:18Je ne sais même pas comment il s'appelle, parce qu'il ne m'intéresse pas.
10:21Et il ne va pas rentrer.
10:22Et ça ne va pas être un icône comme Delon et Bardot.
10:25C'est sûr.
10:26Donc, qui reste à sa place avec son truc rayé, là, à la DAO, je suppose.
10:31Et ce qui est amusant, parce qu'il faudra vraiment, un jour, il y a une bataille culturelle qui, c
10:36'est vrai, se met en place.
10:37Mais il y a tout un système qui se met en place.
10:39Je vous assure.
10:40Il y a notre argent, là.
10:41Oui, mais j'ai un rapport, comme beaucoup de gens, d'ailleurs.
10:46On aime beaucoup le théâtre, on aime beaucoup les comédiens, on aime beaucoup l'art en général, cet art-là,
10:52en tout cas.
10:52Et puis, on sait qu'il est utile, etc.
10:53Mais on est tellement agacé, parfois, par le comportement de ces acteurs ou de ces comédiens, qu'on en arrive
11:00à dire des choses, parfois, qu'on n'aurait pas dit il y a 30 ou 40 ans.
11:03Le système, par exemple, des intermittents des spectacles, c'est un système absolument dérogatoire.
11:09C'est un système d'ultra privilégiés.
11:11Pardonnez-moi de le dire comme ça.
11:13C'est-à-dire qu'on considère qu'un comédien n'est pas comme un plombier ou comme un journaliste.
11:18Donc, il y a un avantage absolument incroyable.
11:21Au fond, ça ne me gêne pas.
11:23Ça ne me gêne pas.
11:24Mais chez des gens qui viennent en permanence parler de l'égalité et qui, eux-mêmes, bénéficient pour eux d
11:31'un système hyper avantageux.
11:33Le système, hein.
11:34Ça ne veut pas dire que, eux, je sais que c'est difficile d'être comédien, c'est difficile de
11:38trouver du travail, bien sûr.
11:39Mais c'est aussi plus sélectif, l'art, que d'autres domaines, peut-être.
11:44C'est-à-dire qu'il faut avoir beaucoup de talent, souvent, peut-être.
11:47C'est plus difficile, peut-être, de percer dans ces métiers-là que dans d'autres métiers.
11:51Pourquoi pas ?
11:52Mais, disons-le, c'est un système très privilégié.
11:56Et ils considèrent, qui montre d'ailleurs qu'ils considèrent que ce ne sont pas des salariés comme les autres.
12:00Et qu'ils doivent...
12:01Comme l'audiovisuel public, bien.
12:02Comme l'audiovisuel, et je ne parle pas de...
12:04Alors, on peut dire exposer l'exception culturelle française, tout ça.
12:07On peut dire le cinéma italien est mort parce qu'il n'y a pas l'exception culturelle.
12:10Tout ça s'entend et t'as envie en plus de défendre et le cinéma et le théâtre.
12:15Bon.
12:17Écoutons David Lysnard, qui a réagi et qui a pris la parole et qui, effectivement, a entretenu avec Jean-Marc
12:23Dumonté aujourd'hui des relations épistolaires sur Twitter.
12:27La cérémonie des Molières faisait peut-être plus de dégâts pour l'audiovisuel public que le rapport parlementaire dont on
12:34parle à juste titre beaucoup.
12:35Ah, l'esprit français, Molière, la dénonciation ironique de la courtisanerie, des précieuses ridicules.
12:42Il était bien loin, cet esprit de Molière, des Molières, de la cérémonie des Molières, qui a honoré de grandes
12:48œuvres, de belles œuvres, du spectacle vivant qu'il faut défendre et promouvoir, évidemment.
12:52Mais dont la tonalité de l'émission, elle, était monolithique, d'un conformisme absolu, évidemment, d'idéologie et pas de
13:01droite.
13:01En l'occurrence, vraiment, les grosses tartes à la crème bien gauchistes, puis avec tout le monde qui ricanent, on
13:05rigole entre soi, etc.
13:06Je me suis permis, comme téléspectateur, comme contribuable aussi, de dire qu'il serait bien, quand même, que la cérémonie
13:13des Molières parle des œuvres, etc.
13:15Et surtout, avec des traits d'humour, c'est formidable, mais ne soit pas toujours du même côté, que finalement,
13:20ça faisait peut-être plus de dégâts pour l'audiovisuel public que le rapport parlementaire dont on parle à juste
13:25titre beaucoup.
13:26Cela a généré l'indignation des précieuses ridicules habituelles qui me reprochaient d'éructer contre la culture, ce qui est
13:35très révélateur.
13:36C'est-à-dire qu'ils n'acceptent pas la critique, alors qu'ils aiment tellement les sentences ricaneuses sur
13:41les autres, mais surtout qu'ils s'approprient la culture.
13:43Ce n'est pas la culture qu'on critique, c'est ceux qui veulent se l'approprier.
13:47Vous n'êtes pas la culture, nous sommes tous la culture, et la culture française qui existe.
13:52Si vous partagez cette approche, n'hésitez pas aussi à partager cette vidéo.
13:57Monsieur Dumonté qui a fait une intervention hier, bon, il n'était pas très à l'aise, manifestement.
14:00Mais il n'a pas l'habitude de parler en public, sans doute, cet homme, il était un peu...
14:04Il m'a trouvé très à l'aise.
14:04Voilà, c'était... Bon, il bégayait un peu, ce n'était pas très bon.
14:08Et il a dit, monsieur Disnard... Alors, il a écrit en revanche, monsieur Disnard, pourquoi éructer contre la culture ?
14:14Il vient de répondre, David Disnard, il n'est récute pas contre la culture.
14:17C'est pas de la culture, pardon ?
14:19C'est pas de la culture, c'est une culture.
14:21Voilà, désolé, les Molières ont recommencé de grands spectacles, c'était joyeux et valorisant.
14:25France TV était à sa place en soutien, nous avons fait un très bon score.
14:28Vous avez trop d'aigreurs et de démagogie pour être audibles.
14:32Donc, voyage...
14:33Il est temps que ça change, hein ?
14:34En fait, vous voyez, il est grand temps que ça change.
14:37Le terme, la tarte à la crème des populistes, c'est de dénoncer l'entre-soi.
14:40Toujours la même rengaine, a aussi écrit monsieur Dumonté.
14:43Quand on réunit des centaines de milliers de spectateurs par an, ce n'est pas de l'entre-soi.
14:47Oui, vous érectez quand vous racontez que la cérémonie était respectueuse.
14:50Il faut rappeler aussi, et là, bien sûr qu'il ne faut pas réduire cela, mais la culture vit sous
14:57perfusion d'argent public.
14:59C'est-à-dire, je crois que le théâtre vivant, c'est 800 millions.
15:03800 millions par an.
15:05C'est-à-dire qu'il y a des domaines qui vivent sans subvention, je pense au sport, au football,
15:09par exemple, professionnel, ils vivent sans subvention.
15:11Et puis, ils vendent ces droits et puis on vient lui piquer de l'argent, ça s'appelle la taxe
15:15buffet.
15:16Ben oui, vous riez, mais ça ne faisait pas rire les présidents de club, parce qu'ils ne trouvent pas
15:20ça normal, en fait.
15:21Parce qu'ils vendent leurs droits, personne ne leur dit rien, c'est un système libéral, et on leur dit,
15:25ah ben vous gagnez trop d'argent, vous, donnez au moins 3% aux autres.
15:28Pourquoi ? Comme ça.
15:29Et puis, il y a des domaines qui vivent entièrement sous subvention, comme les artistes,
15:35et qui, en plus, viennent expliquer, ou plus exactement, sont monocolores toute une soirée et tapent à bras raccourcis sur
15:47le capitalisme.
15:50André ?
15:51La culture a toujours été de gauche.
15:54Vous êtes là pour le dénoncer, ils sont là pour...
15:57Ah ben je ne dénonce rien !
15:58Leurs opinions, les artistes sont plutôt de gauche, plutôt iconoclastes, plutôt subversifs, voilà, on ne va pas chocher ça.
16:04Le subversif, le subversif, le subversif, dans leurs paroles.
16:09Non.
16:10Qu'on venait, les premières cérémonies des Molières n'étaient pas comme ça.
16:16Je suis désolé de vous le dire, il y avait, j'ai souvenir de Robert Hirsch, de gens comme ça,
16:20de gens qui prenaient la parole.
16:22Aujourd'hui, toutes ces paroles ne sont plus que politiques, on ne parle plus de théâtre.
16:25C'était un meeting de Mélenchon hier soir, pardon.
16:26C'était un meeting de Jean-Luc Mélenchon, on se trouve que ce serait cru à la France insoumise.
16:29Voilà.
16:30C'est un problème, on ne parle plus de théâtre, on ne parle plus d'art, on ne parle que
16:34de politique.
16:36Madame...
16:37Monsieur Benlazard.
16:37Justement, peut-être parce qu'il y a moins de talons, pardonnez-moi, il y a peut-être moins de
16:41talons,
16:41et que c'est le reflet d'une époque, c'est-à-dire une culture totalement subventionnée, qui veut imposer
16:46sa culture.
16:47Voilà.
16:47Murielle Robin a parlé de justice, tu as entendu ?
16:49Oui.
16:50Elle a parlé du plaidécoupable.
16:51Mais elle s'est trompée en plus.
16:52Non, elle ne s'est pas trompée, elle a oublié d'ajouter qu'effectivement,
16:54le plaidécoupable ne sera possible qu'avec l'accord de celui qui est accusé.
16:58C'est l'essentiel ?
16:59Oui, enfin...
17:00Puisqu'elle a dit, pensez aux victimes, elle a oublié l'essentiel.
17:05Elle a dit, le plaidécoupable est une erreur, pensez aux victimes, monsieur le ministre.
17:10Mais il n'y aura pas de plaidécoupable sans que la victime ne donne son accord.
17:13Bien sûr.
17:14Donc, même moi, je me suis fait...
17:16Pourquoi vous donnez l'inné ?
17:17Non, le plaidécoupable n'est pas une bonne solution.
17:19En matière correctionnelle, déjà, c'était très contesté, on s'y est fait, on s'y est habitué.
17:23Mais le plaidécoupable en matière criminelle...
17:26Vous voulez qu'on réécoute ? Tiens, on n'avait pas prévu d'écouter, mais puisque vous en parlez.
17:29Je demande à Benjamin O, parce qu'il est dans la machine, si j'ose dire.
17:32C'était hier soir, c'est Muriel Robin.
17:34Et moi, je me suis fait avoir, parce que je ne pensais pas que...
17:40Je ne pensais pas que ce matin, quand on a passé la séquence, qu'il fallait l'accord de la
17:45victime.
17:47Je pensais que...
17:50Donc, ce qu'elle l'a dit...
17:52C'est complètement faux.
17:53Mais ce n'est pas faux.
17:54Moi, je suis... Bon, je l'ai déjà dit, le plaidé coupable criminel, il est aujourd'hui essentiel.
18:05Pourquoi ? Parce que, aujourd'hui, les cours d'assises, elles sont complètement...
18:14Submergées.
18:15Submergées.
18:16Et ce n'est pas une raison.
18:16Non, non, mais ce n'est pas ça.
18:17Ça, c'est une situation.
18:19Oui.
18:19Et le plaidé coupable criminel, moi, je vais aux assises.
18:22Je vais aux assises.
18:23Je plaide aux assises.
18:25Donc, quand on va aux assises, il y a des affaires qui, en effet, méritent le débat oral.
18:31Parce qu'il y a un problème sur la culpabilité.
18:34Et donc, on a une affaire...
18:36Les assises, c'est, comme je le dis souvent, c'est le lieu géométrique du malheur humain.
18:42Mais il y a d'autres affaires où la culpabilité ne se pose pas.
18:47Voilà.
18:47La personne, elle est coupable.
18:48Est-ce que c'est intéressant de faire revivre l'impudeur ?
18:52Non, non, non.
18:53Pas d'accord.
18:54Bon, on va marquer une pause.
18:55Parce qu'il y a déjà...
18:56Mais on continuera...
18:57Il y a des gens qui s'accusent alors qu'ils sont innocents.
18:58Ça existe.
18:59Il y a des coupables aux Etats-Unis.
19:00Il y a des gens qui s'accusent pour en finir alors qu'ils sont innocents.
19:04Qu'un avocat pénaliste soit pour le plaidécoupable en matière criminelle, je suis sidéré.
19:08Tous les barreaux de France...
19:09Non, non, il n'y a pas...
19:10Non, c'est pas vrai.
19:10Tous les barreaux de France...
19:11C'est gentil, c'est gentil.
19:13Vraiment, c'est intéressant ce que vous dites.
19:14Donc, on va continuer le débat après la pause et la publicité.
19:18Simplement, un mot pour Virginie Leblond-Tailleb.
19:21C'est une réalisatrice à laquelle on pense ce soir et à laquelle on pense depuis de nombreux jours,
19:28qui souffre, en tout cas qui est malade.
19:30Mais elle nous donne des nouvelles positives.
19:33Donc, on pense à elle, bien évidemment.
19:35Et on l'embrasse très fort.
19:37Et on lui envoie toute notre tendresse et toutes nos bonnes ondes.
19:42A tout de suite.
19:47C'était très intéressant la conversation que nous avions juste avant la pause.
19:50Et je vous propose peut-être de la prolonger avec ce que disait hier Muriel Robin.
19:55C'était émouvant d'ailleurs.
19:55Elle a reçu un prix.
19:57Et puis ensuite, elle a parlé de ce plaidé coupable.
20:00Mais manifestement, elle a fait une erreur puisque les victimes doivent donner leur accord.
20:04Écoutez Muriel Robin hier soir.
20:05Je voudrais juste dire rapidement quelques mots sur la nouvelle loi sûre dont vous avez peut-être entendu parler.
20:12C'est le plaidé coupable proposé par Gérald Darmanin.
20:15Elle permettrait à un violeur de négocier sa peine dans le bureau d'un juge, sans procès, en échange d
20:23'un aveu.
20:25Mais un viol, ça ne se négocie pas.
20:28Ça se juge.
20:29Les victimes n'ont pas besoin d'une justice plus rapide, mais d'une justice à la hauteur.
20:33On ne combat pas une violence massive avec une justice allégée qui simplifie la procédure, mais pas la vie des
20:40victimes.
20:41Le procès est important pour les victimes et pour la société.
20:44Je vous demande donc, monsieur le ministre, s'il vous plaît, d'être à la hauteur de ce fléau et
20:50de ne pas infliger aux victimes une seconde peine.
20:52N'est-il d'ailleurs pas question, là aussi, d'honneur ?
20:56Je vous remercie infiniment.
21:00Bon.
21:04On a une synthèse de ce qui est dit, parfois, dans ces assemblées, et qui est juste n'importe quoi.
21:10Donc on dit un violeur va négocier sa peine avec un juge dans le bureau à l'abri des regards.
21:17Et tout le monde applaudit.
21:18Mais ce n'est pas ça du tout.
21:19En fait, le plaidé coupable, il faudra déjà l'accord de la victime.
21:24En l'occurrence, de la plaignante.
21:26Ça serait la victime, en l'espèce.
21:27La victime, puisque la personne reconnaît.
21:30Il faut aussi l'accord de l'accusé, quand même.
21:32Il faut l'accord de l'accusé.
21:34Parce que le rôle de l'avocat, parce qu'on dit le rôle de l'avocat, l'avocat, donc, de
21:40l'accusé,
21:40qu'il va falloir qu'il lui mette les enjeux, parce que le dossier, l'avocat, il le connaît,
21:47il sait comment va être traité le dossier, si c'est un dossier de culpabilité.
21:51Mais souvent, vous avez des accusés qui le refusent.
21:54Donc, ça, c'est un premier point.
21:56Et ensuite, le procureur, il ne va pas demander des peines allégées.
22:02Et deuxièmement, moi, je veux bien, en plus, bon, je respecte Mme Robin, il n'y a pas de souci.
22:09Mais elle s'est peut-être trompée de bonne foi, d'ailleurs.
22:10Elle s'est trompée de bonne foi, mais les victimes, les plaignantes qui viennent à l'audience,
22:16puisqu'il faut, un, on va juste parler de viol, d'accord ?
22:21Les plaignantes, elles sont entendues par les services de police quand elles vont déposer plainte.
22:26C'est-à-dire que c'est une impudeur énorme après ce qu'elles ont vécu.
22:33Ensuite, elles doivent le répéter devant le juge d'instruction.
22:35Ensuite, elles le répètent lors de la confrontation.
22:38Mais là, justement, on est dans des cabinets où il y a deux personnes, trois personnes.
22:42Ensuite, on va devant la cour d'assises.
22:44Et devant la cour d'assises, il faut répéter les faits de ce qu'elles ont vécu.
22:48On peut prononcer le huis clos.
22:49Oui, on peut prononcer le huis clos.
22:50Mais le huis clos, il y a quand même du monde.
22:52Il y a déjà tous les jurés, donc en matière de viol, il y a tous les magistrats professionnels,
22:56il y a les avocats de la défense qui posent des questions,
22:59il y a les avocats de la partie civile.
23:00pour des faits qui sont établis.
23:03Si les faits sont établis...
23:06Vous savez pourquoi Darmana a pensé à souper des coupables en matière criminelle
23:10qui existent déjà en matière correctionnelle ?
23:12C'est parce que les cours d'assises sont engorgés.
23:14On a déjà créé les cours criminels départementales
23:16où il n'y a plus de jurés populaires.
23:18Il y avait une solution sur trois ans qui consistait à faire des contrats durés déterminés
23:22à des anciens avocats et à des anciens magistrats.
23:25Pendant trois ans, on éclusait le stock.
23:27Après, on repartait sur de bonnes bases.
23:28Parce que là, le plus découpable criminel, on a déjà vu aux Etats-Unis,
23:32et pas seulement aux Etats-Unis, en matière correctionnelle en France,
23:34que parfois des innocents s'accusent pour en finir plus vite
23:37parce qu'ils sont fragiles psychologiquement.
23:39Et donc, des innocents s'accusent de choses qu'ils n'ont pas commises.
23:42En tout cas, il y a plein de choses dans ce projet de loi.
23:44C'est le projet de loi sur sanctions utiles, rapides et efficaces de Gérald Darmanin
23:47qui va clairement dans le bon sens avec des peines courtes,
23:50notamment pour les mineurs.
23:51C'est vraiment un projet de loi qui va dans le bon sens.
23:54C'est autre chose.
23:54C'est six ans la moyenne pour juge.
23:56Puisque nous sommes dans un...
23:58On ne va pas aborder le rapport audiovisuel public dans un instant,
24:03mais juste pour vous montrer le climat qui règne aujourd'hui dans la télévision publique.
24:07Dans l'émission, chacun son tour sur France Télévisions.
24:09Une invitée évoque le chemin de croix.
24:12Et l'animateur Bruno Guillon se croit obligé de dire chemin de croix,
24:18chemin de croix, chemin d'étoiles, chemin de croissants,
24:21de mettre en parallèle avec les autres religions.
24:23Alors vous allez voir cet extrait.
24:24Alors chemin de croissants, ça ne veut rien dire, me semble-t-il.
24:26Chemin de croix, ça veut dire quelque chose.
24:28Et il peut enlever toutes les expressions qui font référence à l'église de Rome depuis 2000 ans.
24:36Bon, exactement.
24:36Mais ça en dit beaucoup sur l'état d'esprit parfois des animateurs,
24:40qui ont tellement peur d'être rattrapés par la patrouille,
24:43ou tellement peur de montrer qu'ils peuvent, comment dire,
24:50accompagner la religion catholique, qu'ils sont obligés de cette réaction.
24:53Voyez ça parce que je la trouve intéressante.
24:55– Ça fait partie un peu du chemin de chacun son tour, voilà.
25:01Alors de croix ou d'étoiles, on n'est pas attaché, ou de croissants,
25:07on n'est pas attaché à une religion en particulier,
25:09mais ça fait partie du cheminement de l'émission.
25:11– Melissa.
25:12– On n'est pas attaché à une religion en particulier.
25:15– Ben si, justement.
25:16Parce que l'église de Rome, l'église catholique, l'église chrétienne,
25:20elle est sur son sol, chez elle, depuis 2000 ans.
25:22– Elle n'est pas la seule.
25:23– Non, mais il y en a une autre qui est là depuis 50 ans, simplement.
25:26Et ce n'est pas la même chose.
25:28– Absolument.
25:28– Je suis désolé de vous le dire, André Valigny.
25:30C'est-à-dire qu'on ne peut pas comparer l'influence de l'église catholique
25:33chez elle, depuis 2000 ans.
25:36– Chez elle, chez elle.
25:37– L'église catholique, elle est chez elle dans le monde entier.
25:40– Non, elle est chez elle en France.
25:41– Elle n'est pas chez elle en France.
25:42– Pardonnez-moi, elle est chez elle en France depuis 2001.
25:48– Elle est chez elle en France depuis 2001.
25:51– Mais pas seulement en France.
25:52– Elle est une vocation universelle, elle est apostolique, elle est romaine.
25:56– Eh ben si vous voulez aussi, elle est chez elle en France.
25:58– Oui, avec d'autres religions.
26:00– Depuis 50 ans, ce n'est pas la même chose.
26:02– Ce que je viens de voir est tout à fait choquant.
26:04– André Valigny, André Valigny, ce n'est pas la même chose.
26:07– Mais arrêtez de dire que la France est catholique et avant tout catholique.
26:11– André Valigny, moi je suis catholique, mais je suis d'abord laïc et républicain.
26:15– André Valigny, ce n'est pas la même chose d'avoir une religion importée
26:20sur le sol de France depuis 50 ans, importée.
26:23– Parce que la religion catholique n'a pas été importée il y a 2000 ans.
26:26– Depuis 2000 ans.
26:27– Ah oui, mais il y a eu le temps.
26:28– Et la religion juive aussi.
26:29– Depuis 2000 ans, c'est peut-être…
26:31– Mais c'est tout que j'ai à vous dire.
26:33– Mais c'est important.
26:33– Oui, oui.
26:34– C'est important parce que en fait c'est l'histoire de France.
26:36– Vive la République, et c'est un catholique qui vous le dit.
26:39– Mais André, il faudrait…
26:40– Pardonnez-moi, la France n'a pas commencé en 1793 ?
26:43– Non, non.
26:43– Bon, alors arrêtez avec « Vive la République ».
26:45– Mais même à 1789, on prend toute l'histoire de France.
26:48– Peut-être « Vive la France »…
26:49– Depuis Clovis.
26:50– Plutôt « Vive la France » que « Vive la République ».
26:53– Mais aussi « Vive la République ».
26:54– La France, c'est la fille aînée de l'Église.
26:56– Bah oui, ça ne veut rien dire ça, la fille aînée de l'Église.
26:59– Rien ne veut rien dire, elle s'ennuyait, André.
27:01– Mais la France a toujours eu un rôle spirituel.
27:04– En fait, ça vous met plus en colère que je dise ça que M. Ben-Lazare.
27:07– Non, non, non.
27:08– Ah si ?
27:09– Ben-Lazare, c'était dull.
27:11– Non mais pardon.
27:11– Ah oui, ça vous met plus en colère.
27:13– C'est curieux d'ailleurs.
27:14– On ne peut pas amoindrir.
27:17– Benoît XVI disait que la maladie du XXIe siècle, c'était le relativisme.
27:21Et là, on a un animateur qui est dans le relativisme absolu.
27:24Ah non, chemin de croix, chemin de lumine, chemin de croissant.
27:26– Oui, mais ça c'était stupide, je suis d'accord.
27:27– Non, de toute façon, il y a deux sujets en un.
27:29Il y a le relativisme, qui est un poison.
27:31Et il y a un autre sujet qui n'a absolument aucune culture,
27:34donc il ne comprend aucune subtilité dans les expressions qui sont religieuses.
27:37– Je voudrais faire le lien avec l'islamiste quand même.
27:41Parce qu'il y a les islamistes qui font le boulot,
27:43qui nourrissent un projet politique,
27:44donc qui en France regardent comment est-ce qu'ils peuvent voiler les petites filles
27:47sans qu'on ait trop de choses à redire, etc.
27:49Donc les islamistes, ils avancent tout doucement,
27:51ils font leur job et ils nourrissent un projet politique pour la France.
27:55Et pendant ce temps, il y a les idiots utiles des islamistes,
27:57comme ce monsieur, monsieur Guillon,
27:59qui veut gommer les racines chrétiennes de la France.
28:01Il y a les idiots utiles comme la Ligue des droits de l'homme, par exemple,
28:05qui mène un combat absolument insensé
28:08pour qu'on retire les crèches de toutes les milliers, etc.
28:10Donc il y a pendant ce temps-là des personnes qui veulent gommer les racines chrétiennes de la France.
28:13Je ne dirais pas qu'il est un idiot qui est Bruno, voilà.
28:16Oui, c'est pas la même chose.
28:17Non mais naturellement, involontairement.
28:19Bruno Guillon, c'est davantage par, comment dire...
28:23Mais involontairement.
28:24Mais en tout cas, il fait ce jeu-là par maladie du relativisme.
28:28De cette phrase, le niveau de haine de soi qu'il faut avoir...
28:30Non, c'est pas...
28:31Quand vous entendez chemin de croix, vous vous dites non.
28:33Non, c'est de l'inculture !
28:34Non plus non, Véroni.
28:35Je ne crois pas que ce soit ça.
28:36Mais bien, c'est pas de l'inculture, c'est ça.
28:39Il y a la maladie du relativisme.
28:41Non, c'est une manière de dire, regardez, je pense à tout le monde,
28:46je pense à tous les publics, je ne veux payer des personnes,
28:48on est tous frères.
28:50Oui.
28:50Mais bien sûr, il y a...
28:52Mais bien sûr, on...
28:53Il ne faut se frère du tout.
28:54Bah, il faudrait...
28:56Aimez-vous les uns les autres, je vous le rappelle.
28:58Oui.
28:58Bah oui, aimez-vous les uns les autres.
29:00Bon, le rapport de l'audiovisuel public avec les préconisations,
29:05c'est un sujet de Corentin Alonso.
29:09Pour faire des économies, le député Charles Aloncle
29:12propose de réduire le nombre de chaînes de l'audiovisuel public.
29:16Il recommande de fusionner France 2 avec France 5,
29:19France Info avec France 24
29:21ou encore les moyens des France 3 Régions
29:24avec ceux d'ici, anciennement France Bleu.
29:26Concernant les programmes,
29:28le député UDR souhaite interdire les émissions de télé-réalité
29:31sur le service public.
29:33Il propose également de réduire le budget des sports d'un tiers
29:36tout en conservant la diffusion des grandes compétitions sportives.
29:40Le rapport contient également la réduction de 75% du budget jeu et divertissement.
29:45Enfin, le rapporteur recommande le plafonnement
29:48à 3 millions d'euros maximum du budget pour la couverture du festival de Cannes.
29:53Dès la publication du rapport,
29:55le Premier ministre Sébastien Lecornu a réagi sur son compte X.
29:59Disons-le clairement, ce rapport passe malheureusement à côté de l'essentiel.
30:02C'est une occasion manquée,
30:04car la seule vraie question est celle de la vision pour l'avenir.
30:07C'est à partir de ces réponses que doivent être posées
30:09les questions de format, de moyens, d'organisation.
30:11Le fonds doit toujours précéder les structures et non l'inverse.
30:14De son côté, l'actuelle présidente de France Télévisions, Delphine Ernot,
30:18a dénoncé un rapport ayant une vision élitiste et éloignée des publics les plus populaires.
30:23Ce qui est frappant, c'est que j'ai lu tout aujourd'hui.
30:27Il n'y a jamais le début d'un argument pour contester ce que dit Charles Alonc.
30:31Jamais.
30:32Vous êtes d'extrême droite.
30:34Il est allié du RN, donc il est privatisé.
30:37Vous éructez l'anathème, etc.
30:39Il n'y a jamais un argument qui est donné.
30:42Non, c'est très vrai ce que vous dites.
30:43Et en plus, il a été nazifié intermanent, Charles Alonc.
30:46Donc le seul argument pour lui répondre, c'est
30:48« Votre parole ne compte pas, vous êtes d'extrême droite, vous êtes quasiment un nazi ».
30:52Je vous rappelle quand même que c'est la stratégie utilisée à chaque fois par l'extrême gauche
30:56pour ne rendre de compte surtout sur rien et pour tenter de clore le débat.
31:00Et je voudrais vous dire également que le 13h de France 2 a ouvert le sujet consacré à son rapport
31:06en précisant bien que Charles Alonc était un député d'extrême droite.
31:10Ils l'ont encore redit aujourd'hui.
31:11Je l'ignorais, c'est nouveau.
31:12Il est d'extrême droite depuis qu'il a décidé de faire cette commission d'enquête.
31:16Avant, il ne l'était pas, mais maintenant qu'il a décidé d'enquêter sur France Télévisions,
31:19il est d'extrême droite et c'est bien rappelé dans chacun des reportages du service public.
31:23Voilà leur seul argument et celui-là.
31:26C'est le mot qui est disqualifiant, mais personne n'est dupe.
31:29Véronique Véronique Véronique.
31:30Sur un mot sur l'audiovisuel public, il devrait être applaudi par Emmanuel Macron
31:32parce que je vous rappelle qu'en 2017, il a été le premier, alors qu'il était tout juste élu,
31:37à fustiger justement l'audiovisuel public, le gaspillage, la médiocrité des programmes.
31:42Et il avait même un projet politique de faire en sorte qu'il ait une holding
31:48à la tête de France Télévisions et de Radio France pour rassembler toutes les entités
31:53et que ce projet politique est tombé à l'eau à cause de la dissolution.
31:57Donc ce soir, Emmanuel Macron devrait applaudir dès demain le rapport de Charles Alonc.
32:01Je peux avoir une note positive sur ce débat-là.
32:05Je trouve qu'on est d'accord, on n'est pas d'accord avec les propositions.
32:08Il y en a qui sont, à mon avis, pas dangereuses, mais enfin inutiles.
32:13Fusionner France 2 et France 5, non, parce qu'elles ont chacune leur identité.
32:16En revanche, France 24 avec France Info Télévisions, pourquoi pas.
32:21Mais je pense qu'en prenant un peu de hauteur sur ce qui s'est passé depuis quelques mois,
32:25je pense que c'est très bien que cette commission d'enquête ait eu lieu.
32:27Je pense que c'est très bien que le rapporteur soit allé un peu trop loin,
32:30et que le président lui a un peu...
32:32Mais non, il est trop loin dans l'expression, parfois,
32:35dans le fait de communiquer avant l'heure, en envoyant des capsules, des auditions.
32:40Il a tiré un peu la couverture à lui.
32:42Le président l'a mal pris, il a eu raison.
32:44Mais globalement, le débat est sur la table et il va avoir lieu pendant la présidentielle.
32:48Mais je pense que c'est très utile.
32:49Mais Emmanuel Macron avait déjà vu sur la table en 2017.
32:52Ce que les candidats vont avoir à dire sur ce rapport et sur l'avenir de l'éducation.
32:56Non mais André, la difficulté, c'est que France Télévisions et France Inter,
33:01c'est la matrice du système.
33:02C'est par là que tout passe.
33:04C'est-à-dire la fiction, on l'a vu, les divertissements.
33:06On a un exemple...
33:07Il y en a trop de divertissements.
33:08Non mais...
33:08Il y en a trop.
33:09Là, à l'oncle a raison, il y a trop de divertissements.
33:10Il y a trop de jeux sur le cadre public.
33:12André, le jeu qu'on vous a montré, il y en a dix des jeux.
33:15C'est beaucoup trop.
33:16Toutes les idées passent.
33:17Il y a 13.
33:18Ce que je suis en train de vous dire, ce n'est pas ça.
33:20C'est que Bruno Guillon, il est l'expression.
33:22C'est-à-dire que c'est la matrice du système.
33:24C'est-à-dire que tout le camp du bien passe, que ce soit sur l'info, sur la fiction,
33:28mais même sur la publicité.
33:30Il n'y a pas de ma guille.
33:31Évidemment.
33:32Si vous enlevez France Télévisions, si vous privatisez France Inter et France Télévisions,
33:38vous enlevez tout le haut-parleur de ces gens-là,
33:42qui pensent, à juste titre, que c'est leur maison.
33:45Et c'est pour ça, d'ailleurs, on va parler d'Eugénie Bastier dans une seconde.
33:48Vous vous rendez compte que la Société des journalistes de France 2 interdit ou s'élève
33:53contre la présence d'Eugénie Bastier à l'heure de vérité ?
33:56Moi, au contraire, quand j'ai su ce matin ou hier qu'elle allait participer aux émissions
34:00politiques sur France 2, j'ai trouvé que c'était une bonne idée, que c'était peut-être
34:03un effet du rapport à l'oncle.
34:04Et je trouve que c'est une fille de grande qualité, très cultivée, très punchy.
34:08Et je suis très heureux qu'elle aille faire l'heure de vérité sur France 2.
34:11Mais on peut en parler d'ailleurs tout de suite.
34:12C'est sidérant.
34:13En fait, ils ne veulent pas...
34:15Pourquoi ils ne viennent pas sur l'antenne de ces news ?
34:18Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas parler avec Eugénie Bastier, ils ne veulent
34:21pas échanger avec Charlotte Dornelas, ils ne veulent pas.
34:24Pourquoi ? Parce qu'ils sont moins bons.
34:27Bien sûr, bien souvent, ils sont moins bons, ils sont moins intelligents, ils sont moins
34:30cultivés, ils sont moins pertinents.
34:32Ils seraient en difficulté dans l'expression.
34:34Je ne vais pas citer de nom, bien évidemment.
34:36Et vous avez une jeune femme comme Eugénie Bastier qui est remarquable, qui est cultivée,
34:40qui est intelligente, qui a écrit très bien, qui représente un courant qui existe
34:46depuis toujours, mais qui travaille au Figaro, qui effectivement est venue sur l'antenne
34:51de ces news et sur celle d'Europe 1.
34:52Elle n'a pas le droit d'aller sur le service public.
34:54J'espère qu'elle va y aller quand même.
34:56Elle ira peut-être, d'ailleurs, parce que la direction l'imposera.
35:00Mais la société des journalistes, moi je les connais ces journalistes, j'y connais
35:03tous.
35:04Ils ne veulent pas.
35:06Ils ne veulent pas parler.
35:07Ils sont entre eux.
35:10Regardez, Eugénie Bastier est une polémiste identifiée pour ses idées très conservatrices
35:13et souverainistes.
35:14Elle revendique clairement ses opinions dans ses éditorieux et sur ses réseaux sociaux,
35:18en les soutenant de façon militante.
35:20Eux, pas du tout.
35:21Patrick Cohen, pas du tout.
35:23Or, l'expression d'une opinion politique appartient aux candidats qui porteront leurs
35:26idées.
35:27Elle ne peut donc pas incarner, animer le débat politique sur France 2.
35:29Par ailleurs, il nous paraît regrettable de rémunérer une chroniqueuse qui attaque
35:34constamment l'audiovisuel public, multiplier les publications dénigrant Radio France
35:37et France Télévisions, tout en réclamant une réduction de leurs moyens.
35:40Donc, on ne peut même pas, lorsqu'on est journaliste, attaquer France Télévisions.
35:43Eh bien, c'est l'intolérance de ces gens-là.
35:45Par contre, on peut faire comme M.
35:46Cohen, attaquer les Français.
35:47Mais c'est l'intolérance.
35:48Et d'ailleurs, franchement...
35:51Je peux y aller.
35:52Patrick Cohen qui fait un édito sur cinq en période électorale sur l'électorat
35:56du Rassemblement National, ça ne le dérange pas d'être payé par les électeurs du
36:00Rassemblement National.
36:01Et ce n'est peut-être pas pour rien d'ailleurs que l'électorat du Rassemblement National
36:04ne regarde pas l'audiovisuel public.
36:07Alors, sur Patrick Cohen, je ne suis pas d'accord du tout.
36:09Je l'ai dit hier soir, on s'est un peu accrochés avec Yohann Usaï.
36:14Cohen est un très bon journaliste.
36:15Il travaille ses sujets.
36:17Il t'a aussi bien à droite qu'à gauche.
36:19Mais c'est pas le sujet.
36:19Ah mais si, il n'a pas d'oeillère.
36:21En contraire, il n'a pas d'oeillère.
36:22Ses éditoriaux sont chirurgicaux.
36:25Et il tape autant la droite que la gauche.
36:26Je défends Cohen.
36:28Je défends Patrick Cohen.
36:29Il est l'honneur du service public.
36:31Je sais que ça vous énerve que je dise ça.
36:33Mais il est l'honneur du service public.
36:34Même quand il fait des plans avec le Parti Socialiste pour gagner 2027 ?
36:37Ce n'est pas lui qui a dit ça.
36:38C'est Thomas Legrand qui a dit...
36:39Ah non, c'est Thomas Legrand qui parlait en rachet d'Alassie.
36:40Il a été pris les doigts dans le pot de confiture.
36:42Il a été, évidemment.
36:43Évidemment, tout le monde le sait.
36:45De toute façon, c'est bien que vous donniez une parole différente.
36:47Mais ce que je veux dire, moi je reviens sur le tweet de tout à l'heure.
36:50Tous les gens qui veulent venir sur ce plateau, ils veulent venir.
36:53Et c'est parfois les gens qui s'en vont.
36:55C'est-à-dire que Laurent Geoffroy, il est parti parce qu'il n'était pas content, etc.
36:59Et de l'autre côté, ils ne veulent pas Eugénie Bastier.
37:04Donc je vous rappelle Eugénie Bastier qui est au Figaro.
37:09Vous voyez ?
37:10Ce n'est pas...
37:12Ce n'est pas Frontière.
37:14Peu importe.
37:14Et alors Frontière aura le droit.
37:16Je vous laisse votre droit d'expression.
37:20Le Figaro.
37:22Donc pour eux, en fait, pour eux, le Figaro, c'est déjà un journal souverainiste, militant, etc.
37:26Non, on n'a pas du tout.
37:27Bah si, la preuve.
37:28Alors, écoutez Madame...
37:31Moi j'ai de plus en plus le Figaro parce qu'il est de plus en plus anti-Trump.
37:34Oui.
37:36Et alors, écoutez par exemple la personne de l'humanité.
37:38C'est la personne de l'humanité qui a parlé sur Eugénie Bastier.
37:40Je rêverais qu'elle fasse un débat avec Eugénie Bastier.
37:43Parce qu'Eugénie, elle acceptera.
37:45Oui, oui.
37:45Je la connais.
37:45Cette personne-là qui parle, elle n'acceptera pas.
37:48Elle n'acceptera pas parce que je pense qu'elle sera en...
37:50Elle n'a pas de niveau.
37:50Elle n'a pas de niveau.
37:51Elle sera en difficulté.
37:52Écoutez cette personne de l'humanité, ce qu'elle dit d'Eugénie Bastier.
37:56Elle, c'est Eugénie Bastier.
37:57Personne ne sera vraiment étonné d'apprendre qu'elle a été notamment chroniqueuse chez CNews et journaliste au Figaro.
38:02Plus surprenant en revanche d'apprendre qu'elle va bientôt rejoindre les bancs du service public.
38:06Elle sera en effet une des chroniqueuses sur la nouvelle émission de France 2 pour les présidentielles.
38:11Oui, oui.
38:11Petite piqûre de rappel donc sur qui elle est vraiment.
38:14Eugénie Bastier, c'est une des figures centrales de cette extrême droite médiatique qu'on pourrait qualifier par exemple de
38:19réacosphère.
38:20Conservatrice, souverainiste, obsédée par les dérives du féminisme et l'immigration.
38:24Elle est même présentée parfois comme la fille spirituelle d'Éric Zemmour.
38:28La grande classe, non ?
38:28Et puisque son personnage ne cesse jamais de nous surprendre, Eugénie Bastier n'est pas seulement journaliste, elle est aussi
38:33essayiste.
38:34Et alors là, tenez-vous bien.
38:34En 2016, elle publie « Adieu mademoiselle », livre dans lequel elle dénonce notamment la disparition du mot « mademoiselle
38:40».
38:40Bah oui, parce que ne plus définir les femmes par leur statut marital, c'est évidemment une tragédie civilisationnelle.
38:46En 2018, elle enchaîne avec un autre bouquin qui s'appelle « Le port émissaire ».
38:49Livre entièrement consacré à démonter le mouvement MeToo et à accuser les femmes de se victimiser un peu trop.
38:56On est sur un bingo classique donc et attention, on atteint le sommet que dit le Graal avec cette citation
39:01qui est directement tirée de son bouquin.
39:03Elle l'a écrit elle-même.
39:04Une main aux fesses n'a jamais tué personne.
39:09Bon, pas que faire la promotion de la plume d'Eugénie Bastier mérisse un peu le poil, mais en réalité,
39:14ce n'est pas tellement sa personne qui nous intéresse ici.
39:16No offense.
39:17Bon, bah qu'elle vienne parler avec moi, j'organise un débat, ça serait intéressant d'écouter le débat.
39:22Non, mais vous demandez les communistes de débattre avec vous.
39:24La campagne présidentielle va être plus rude dans l'espace médiatique, avec notamment des journalistes, que parfois peut-être sur
39:33le terrain, Véronique Jacquet.
39:35Parce qu'on le voit bien.
39:37On le voit bien.
39:38D'abord, nous, on est des cibles en permanence.
39:41Hier, on a été dans la cérémonie des Molières, on a été cité, l'antenne de Sénus a été citée
39:46dix fois.
39:47Oui, mais je crois que la campagne sera aussi marquée par un manque d'humilité et une indécence flagrante de
39:55la part de nos confrères.
39:55C'est-à-dire qu'effectivement, il n'y a pas de respect de la différence, il n'y a
39:58pas de respect du talent, parce que cette jeune femme devrait quand même prendre acte que Eugénie Bastia a écrit
40:04au moins cinq livres,
40:05qu'elle anime le club des idées sur le Figaro, que c'est, entre guillemets, ce qu'on dit dans
40:10notre métier, une pointure.
40:13Voilà, je pense qu'effectivement, elle n'est pas au même niveau.
40:15Non, mais l'extrême gauche et la gauche extrême est en train de se radicaliser parce qu'ils ont compris
40:20qu'ils sont en train de perdre le récit,
40:22qu'ils n'ont plus de monopole du récit médiatique et ils ont compris qu'ils sont en train de
40:25perdre la bataille idéologique.
40:26Donc, ils sont en train de se radicaliser. C'est vrai pour cette journaliste de l'humanité.
40:30C'est vrai aussi pour les journalistes de France Télévisions qui refusent l'arrivée d'Eugénie Bastia.
40:34En plus, la peur, effectivement, qu'il peut y avoir, c'est un changement politique.
40:40Bien sûr.
40:40Et hier soir...
40:41Évidemment, je ne suis même pas sûr. Qui ira se risquer à faire une campagne présidentielle sur la question de
40:46la réforme de l'audiovisuel public ?
40:47Oui, vous avez raison, ça ne sera pas...
40:49Qui ira se frotter sur France Inter ?
40:52Le RN est reconquête.
40:54À part le RN est reconquête.
40:55Oui, mais c'est déjà pas mal.
40:56Même LR n'ira pas sur cette question-là.
40:59Dans les petites infos, alors on n'a pas traité le quart, même la racine carrée de ce qu'on
41:05voulait traiter aujourd'hui.
41:07Mais c'est ainsi. En revanche, dans les petites infos qui m'ont quand même intéressé, Emmanuel Moulin proposé par
41:12Emmanuel Macron comme gouverneur de la Banque de France.
41:14Ils viennent quitter l'Elysée. C'est vraiment la république des copains et des coquets.
41:17Puis c'est le début de la tournée des adieux aussi.
41:18Ça va ensemble.
41:20Je vous assure, André Valigny, c'est quand même invraisemblable.
41:23Ça a toujours été comme ça.
41:24Et alors ?
41:25Les coquins sont en trop. Les copains peut-être, mais pas les coquins.
41:28Moulin est un type très compétent qui est tout à fait calibré pour le poste.
41:32Ville-Roi de Gallo est en fin de mandat.
41:34Non, il n'est pas du tout en fin de mandat.
41:36C'est un peu à ce qu'il faut voir.
41:37Il était dit le dernier.
41:38Ils sont vraiment choquants.
41:39Il ne sera pas choquant que Moulin soit gouverneur de la Banque de France.
41:42Mais je ne dis pas que c'est choquant, je dis qu'on remplace les copains.
41:46Il faut remplacer Ville-Roi de Gallo.
41:48Vous voulez battre Macron de la loi.
41:49Vous voulez qui est à la place ?
41:51Mais pardonnez-moi, il devait être remplacé après la future élection présidentielle.
41:55Il a décidé de démissionner avant.
41:57Évidemment.
41:58Comme c'est bizarre.
41:59Comme c'est curieux.
41:59Il était inarovible.
42:00S'il avait voulu rester, il pouvait rester.
42:02Oui, bien sûr.
42:03Il pouvait rester.
42:04Et il ne doit rien à Macron.
42:05Donc s'il a voulu partir, c'est qu'il voulait partir.
42:07Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
42:08Mais rien ne nous choque jamais.
42:10Si, si.
42:10Pourquoi moi il y a des choses qui me choquent et vous que ça ne vous choque jamais ?
42:12Vous vous choquez parfois.
42:13Moi je me choque.
42:14Ah oui, oui, vous me choquez.
42:15Pourquoi ?
42:15Moi vous ne me choquez pas.
42:16Sur l'église catholique par exemple, vous vous me choquez tout à l'heure.
42:19Mais qu'est-ce que j'ai dit ?
42:19On a l'impression que la France est catholique, un point.
42:22Je n'ai jamais dit ça.
42:24L'église catholique, elle est mondiale, elle est universelle, elle n'est pas française.
42:28Je parle sous le contrôle de Véronique.
42:30D'accord, mais la France, quand même, est une église, je vous le rappelle.
42:32Ça ne veut rien dire à qui est une église.
42:33Mais elle a une vocation particulière.
42:35Vous ne pouvez pas y passer ses racines.
42:36L'église de Rome est chez elle, ici.
42:38Elle est chez elle, dans le monde entier.
42:39En Afrique.
42:41La preuve, le pape s'est allé tourner en Afrique, parce que justement, il y a des
42:45pays où les chrétiens ne peuvent pas vivre.
42:46Je n'ai pas dit que toute la France était catholique.
42:49Le pape va en Afrique, dans des pays où les chrétiens sont des minorités, des minorités
42:53persécutées.
42:53C'est bien la preuve qu'il y a des pays où la chrétienté n'est pas forcément bien
42:57accueillie.
42:57Il nous reste quatre minutes.
42:58Eh bien, écoutez, regardez.
42:59On va aller dans la chapelle impériale d'Ajaccio.
43:02Ça vous plaît, la chapelle impériale d'Ajaccio ?
43:04Parce que vous avez Mgr Bustillo, ce soir, qui est en train de rendre Napoléon.
43:11Bien sûr.
43:12Regardez, le cardinal Bustillo, il est là.
43:15Et c'est une messe en hommage à Napoléon Ier et à la mort, le 5 mai 1821, à Sainte
43:24-Hélène.
43:25Et c'est...
43:26C'est dans la chapelle familiale, qui est dans la rue Fèche, à côté du musée Fèche,
43:34il y a la chapelle, où sont enterrés les parents de Napoléon.
43:38Je crois un frère, puisqu'il y a un autre frère qui est enterré aux Invalides avec Napoléon.
43:44Et donc, chaque année, il y a une messe qui est faite dans la chapelle familiale.
43:49Et je crois que la mère de Napoléon est enterrée dans cette chapelle, c'est ça, Laetitia ?
43:53Laetitia.
43:53Pour le vu qu'elle adore.
43:54Je suis en train de lire une biographie de Laetitia Bonaparte.
43:56Ah, ben vous voyez que vous n'êtes pas complètement mauvais ?
43:59Ben non.
44:01J'adore l'histoire, toute l'histoire, depuis Clovis, jusqu'à nos jours.
44:05Je vous soupçonne d'être un...
44:08Quand Mélenchon sera élu président de la République, et qu'il rentrera dans votre appartement,
44:12et qu'il verra que vous lisez des biographies de Laetitia, à mon avis, faites très attention.
44:16Je lis aussi une biographie de Saint-Just.
44:17Je lis les deux, en parallèle, si j'ose dire.
44:21Bon, en tout cas, et le cardinal Bustillo, comme le 15 août, le 15 août, c'est la naissance de
44:27Napoléon.
44:28Et bien, il y a un hommage, une messe, qui est célébrée à Ajaccio.
44:36À la cathédrale.
44:37À la cathédrale.
44:38Exactement, en l'honneur.
44:40Le 15 août, chaque 15 août.
44:42Le 15 août 1769, naissance de l'empereur.
44:44Et le 5 mai, ça n'a rien à voir, c'était pas aussi Furiani ?
44:47On en a parlé hier, et on en a parlé ce matin aussi, le 5 mai 1992, c'est Furiani.
44:52Et on a une pensée, évidemment, ce soir, pour tous ceux qui sont tombés, comme on disait,
44:58et notre ami Jacques Vendroux, bien sûr, qui avait été blessé, puis a vie à Souly,
45:02qui est décédé il y a très peu de temps, qui était un journaliste merveilleux de Radio France,
45:07qui, lui, n'est pas décédé ce jour-là, mais qui est mort il y a quelques mois.
45:14Il nous reste combien de temps, exactement ?
45:16Parce qu'il faut qu'on soit très à l'heure, pour tout vous dire.
45:17Alors, il nous reste une 40.
45:19Donc là, une 40, vous le savez, ce soir, c'est Jordan Bardella,
45:24qui va être dans l'émission, avec Laurence Ferrari et Pierre Devineau,
45:30qui reçoive Jordan Bardella, président du Rassemblement national, dans la France en face.
45:34Et il faut que je sois précisément à l'heure.
45:37C'est pour ça que je vais regarder avec attention la pendule.
45:40Mais avant cela, je dois vous dire que demain, il y a Bayern de Paris Saint-Germain.
45:46Pensez que le PSG va gagner ?
45:48Avec les cinq buts marqués à l'aller, c'est bien parti.
45:50Mais enfin, ils en ont marqué quatre, les Allemands.
45:52C'était du caviar, ce match.
45:54C'était du caviar.
45:55Je ne suis pas un spécialiste comme vous, mais je regardais ça.
45:57Vous n'êtes pas un spécialiste du caviar ou vous n'êtes pas un spécialiste du football ?
46:01Ni de l'un, ni de l'autre.
46:03Mais quel match incroyable.
46:04C'est un des plus grands matchs de tous les temps.
46:07Ah oui.
46:07C'est un des plus grands matchs des dernières années.
46:09Ce soir, il y a Atletico Madrid contre Arsenal.
46:13Il y a la France en face.
46:14Et il y a la France en face.
46:15Je pense que le PSG va gagner demain.
46:18Moi, je pense qu'ils ont une très grande équipe.
46:22Et en plus, il y a une dynamique.
46:23Oui.
46:23Il y a une dynamique.
46:24Et Enrique, il est fort.
46:28Il n'y a rien à dire.
46:28Ce sera demain soir sur Canal.
46:30Et le meilleur du foot, c'est sur Canal+.
46:33Avec la Ligue des Champions, la demi-finale.
46:35Et ce soir, pour ce déplacement d'ailleurs,
46:40Enrique pourra compter sur son groupe de 23 joueurs.
46:42A priori, sauf Hakimi.
46:44Mais autrement, tout le monde sera là.
46:45Il reste 10 secondes.
46:46C'était un plaisir d'être avec vous ce soir.
46:50Et donc, Laurence Ferrari, dans une seconde,
46:52avec Pierre De Villeneau et Benjamin Naut,
46:54qui étaient avec nous ce soir,
46:54et toutes les équipes de CNews.
46:57Bonne soirée.
46:58A demain matin.
47:04Sous-titrage MFP.
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