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Regardez L'esprit de l'info avec Alain Duhamel avec Thomas Sotto du 27 avril 2026.

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Transcription
00:017h, 9h30, RTL Matin, Thomas Souto.
00:04RTL Matin avec vous jusqu'à 9h30, c'est notre époque avec Alain Duhamel. Bonjour Alain.
00:07Bonjour.
00:08Écoutons Donald Trump raconter ce qui s'est passé samedi soir lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche
00:13à Washington.
00:16L'homme a forcé un point de contrôle de sécurité. Armé de plusieurs armes, il a été neutralisé par des
00:22agents très courageux des Secret Service.
00:24Ils ont agi très rapidement, ils viennent de diffuser l'information par souci de transparence. J'ai donné l'ordre
00:29de la rente publique, vous l'avez probablement déjà reçu.
00:36Donald Trump qui pour la troisième fois était la cible d'une attaque avortée, là encore décidément il n'a
00:40pas que des amis, le président américain.
00:42C'est donc samedi soir. Qu'est-ce que ça vous inspire ce qui s'est passé aux Etats-Unis
00:45samedi ?
00:46Bon, d'abord c'est le reflet de la violence spécifiquement américaine.
00:51On sait très bien que malheureusement aux Etats-Unis, la vente des armes est quasiment libre, elle est encadrée mais
00:58elle est quasiment libre,
00:59que tout le monde est armé et qu'il y a une tradition de démocratie mais de violence.
01:07Ensuite, évidemment, Trump, en l'occurrence on ne peut que le plaindre, puisqu'il était visé, que c'est totalement
01:15inacceptable, inacceptable et très dangereux pour le développement.
01:20Oui, c'est ce que je commençais à dire. Pour la démocratie, c'est un gros problème, d'autant plus
01:26qu'aux Etats-Unis, c'est relativement répétitif ce genre de choses.
01:33Et dans les médias, je pense qu'il va avoir un regain de popularité, parce que quand son chef d
01:37'Etat, même si on ne l'aime pas, est visé, on est de son côté.
01:40La nation se resserre, c'est un réflexe humain en fait.
01:43Voilà, oui, d'ailleurs souhaitable.
01:45Bon, et ensuite, Trump restera Trump, donc il sera un homme qui provoque les querelles plus qu'il ne les
01:53apaise.
01:54Est-ce que ça veut dire qu'il a, et je mets des guillemets, une part de responsabilité dans l
01:58'explosion de cette violence ?
02:00Évidemment, on ne légitime rien, on n'excuse rien, mais on peut se poser la question.
02:04Alors, en ce qui concerne les attentats, évidemment, il n'a strictement aucune responsabilité, ni directe, ni indirecte.
02:10En revanche, sur ce climat de violence au sein du monde politique, sur, en permanence, non pas des débats, mais
02:22des anathèmes de part et d'autre,
02:25et puis sur la façon dont lui-même rend tout ce qu'il explique vindicatif.
02:32Bon, évidemment, de ce point de vue, oui, il participe à un très mauvais climat, il n'y a aucun
02:38doute,
02:38même si, bien entendu, ça ne légitime ni de près, ni de loin, ni directement, ni indirectement, le fait de
02:44s'en prendre à sa vie.
02:45Est-ce que ça veut dire aussi, alors on ne va pas non plus faire d'exégèse sur ce que
02:50voulait,
02:50ce que voulaient vraiment les intentions du tueur, on ne sait pas encore très bien tout ça, il sera présenté
02:54à la justice aujourd'hui,
02:56mais est-ce que ça ne prouve pas qu'il a aussi beaucoup d'ennemis à l'intérieur ?
02:59Parce qu'on dit toujours, Trump a été élu de manière assez triomphale, il est entré à la Maison Blanche
03:05il y a un peu plus d'un an,
03:06est-ce que Trump aujourd'hui divise l'Amérique ?
03:09Ah ben, ça ne fait aucun doute.
03:11Bon, il l'a toujours divisé, il la divise encore plus quand il est au pouvoir,
03:16et encore davantage pour ce second mandat.
03:21Incontestablement, c'est un moteur à explosion.
03:25Est-ce qu'il s'est passé aux Etats-Unis, il pourrait se produire chez nous, vous parliez de la
03:27violence politique aux Etats-Unis,
03:29est-ce qu'on doit redouter qu'elle arrive chez nous, peut-être même qu'elle est déjà arrivée,
03:33on a vu dans un registre très différent, beaucoup de maires être pris à partie,
03:37beaucoup d'élus se plaignent d'être agressés, menacés, de voir leur permanence électorale dégradée,
03:42est-ce qu'il se passe quelque chose ?
03:44Il y a deux choses.
03:45D'une part, en France, la tradition de violence politique dans la période contemporaine,
03:50parce qu'il ne faut pas oublier ce qui se passait encore avant la guerre,
03:54ou au temps des ligues, ou bien avant la guerre de 1914,
03:58avec les anarchistes, la violence en politique, elle existait bien.
04:02Et on a connu des périodes, depuis la libération,
04:05où la violence affleurait, quelquefois de façon très grave.
04:10Donc, nous ne sommes pas des innocents à côté des Etats-Unis coupables.
04:16En revanche, ce qui est vrai, c'est qu'en France, il n'y a pas la culture de la
04:20violence.
04:21Et que ceux qui sont très minoritaires, qui prônent des formes de violence,
04:25que ce soit à l'extrême gauche ou à l'extrême droite,
04:28n'entraînent pas autour d'eux.
04:29Au contraire, ça dissuade.
04:32On n'a pas du tout la même culture politique,
04:34mais parce qu'on n'a pas la même histoire que les Etats-Unis, évidemment.
04:37Mais vous sentez quand même une crispation ou pas ?
04:41Il y a aujourd'hui plus de violences, évidemment verbales,
04:47mais même physiques, qu'il n'y en avait auparavant.
04:50Et il est probable aussi que le climat général,
04:53que par exemple la banalisation absolue de la violence sur les écrans,
04:58au bout de deux générations, ça produit des effets, inévitablement.
05:02Et c'est vrai que la violence s'affiche aujourd'hui.
05:07Alors qu'avant, elle se cachait.
05:10Personne ne m'avait dit que c'était un métier aussi dangereux,
05:13a dit Donald Trump, dans une forme de fausse naïveté, le connaissant évidemment.
05:17Mais ça dit quoi, tout ça, du rapport des populations à ceux qui les gouvernent ?
05:22Oui, ça dit que, de toute façon, le pouvoir est considéré par une partie de toute population dans tout pays
05:30comme coupable par nature.
05:33Et que ça joue...
05:34Ça, ça a un petit peu toujours existé quand même, non ?
05:36Oui, absolument.
05:37Un président en France commence à être impopulaire à 20h02 le soir de l'élection ?
05:40Absolument, absolument.
05:42Et aux Etats-Unis, spécifiquement, parce qu'ils ont une culture politique violente,
05:48que c'est un pays qui s'est construit dans la violence,
05:51s'est développé dans la violence interne.
05:54Bon, d'abord contre les Britanniques,
05:56et puis ensuite à propos de l'esclavage,
05:58ça a été... l'histoire politique américaine est très violente.
06:02Les attentats contre les présidents ont existé à de presque nombreuses reprises.
06:08Et les armes circulent librement.
06:10Bon, quand vous avez à la fois une culture de la violence
06:14et la possibilité de détenir des armes,
06:16vous avez des attentats.
06:17Et il y a des tueries de masse pratiquement tous les jours aux Etats-Unis.
06:20Oui, absolument.
06:20On n'entend pas parler, mais il y en a pratiquement tous les jours.
06:22En attendant Donald Trump, il a toujours du pain sur la planche,
06:25on ne comprend toujours pas très bien où il veut aller en Iran.
06:27Ce matin, le chef de la diplomatie iranienne est reçu en Russie.
06:32Ça veut dire qu'en gros, il y a Trump d'un côté,
06:34Trump et Netanyahou, on va dire, pour Israël.
06:37Et de l'autre, face à lui, il y a l'Iran et Poutine aujourd'hui.
06:40Quel sens vous donnez à cette visite ?
06:44La Russie est une alliée officielle de l'Iran.
06:47Donc une alliée des Etats-Unis dans ce conflit.
06:50Elle est dans le camp d'en face.
06:51Alors la question est de savoir dans quelle mesure elle participe à quelque chose.
06:55C'est ça, c'est de l'agitation ou c'est quelque chose de très inquiétant ?
06:57Pour ce qu'on en sait, il y a quand même eu des aides
06:59en ce qui concerne des armes sophistiquées qui venaient de Russie
07:03et dont a bénéficié l'Iran.
07:06Bon, en même temps, Poutine n'a pas envie d'affronter Trump.
07:10Donc il est pour les aides sournoises et pas pour les aides ouvertes.
07:15Mais il est pour les aides.
07:16Et vous pensez que...
07:18Au bénéfice de l'Iran.
07:19Donald Trump a encore une stratégie, un chemin où il est perdu sur la guerre en Iran ?
07:24Là, il prolonge advitable le cessez-tour.
07:27On va préciser quelque chose, c'est qu'il a un président américain à 60 jours
07:30quand il déclenche une guerre où il peut le faire sans consulter le Congrès.
07:34Sauf que les 60 jours, ça arrive à échéance, je crois, le 1er mai ?
07:37Oui, oui, oui, il y arrive, on y arrive.
07:39Ça veut dire qu'il va y avoir les maliés un peu, là, non ?
07:41On va voir comment va se comporter le Congrès.
07:45Parce qu'il dispose d'une majorité infime,
07:50mais le fait d'avoir été l'objet d'un attentat,
07:53ça rend plus difficile de le combattre, quand même.
07:56Donc, il récupérera probablement quelques voix à cause de ça.
08:01Pour le reste, il s'est empêtré lui-même
08:05dans une guerre avec l'Iran
08:07qu'au départ, il ne souhaitait certainement pas.
08:10Et, bon, Israël a joué son rôle, évidemment.
08:13Mais enfin, le fait est que maintenant,
08:15il se trouve dans une situation
08:17où il ne peut pas tout à fait gagner
08:19et où il n'a pas le droit de perdre.
08:21Oui, ce qui est compliqué.
08:22C'est un peu la quadranteur du cercle, quand même.
08:24C'est ça, oui.
08:25Bon, la politique chez nous, Alain,
08:26c'est la présidentielle et la foire aux candidats.
08:29Il y aurait bientôt plus de candidats que des électeurs, non ?
08:31C'est hallucinant.
08:33Disons qu'il y a toujours...
08:36un trop-plein de candidats au départ.
08:39Mais enfin, cette fois-ci, c'est assez spectaculaire.
08:41Il y en a plus que d'habitude, là, au départ ?
08:42Je dirais qu'il y en a plus de candidats, entre guillemets, sérieux.
08:46Parce qu'il y a toujours, au départ,
08:48des gens qui s'auto-désignent candidats
08:51et qui n'ont pas la moindre chance.
08:52Bon, là, ce qui est frappant,
08:54c'est qu'il y a plus de candidatures
08:56du niveau d'un candidat présidentiel.
09:00Beaucoup de candidats, mais peu de candidates.
09:03Comme d'habitude.
09:04Ici même, sur RTL,
09:05Yael Brown-Pivet, la présidente de l'Assemblée,
09:06avait énoncé le club des machos à la raison ou pas ?
09:09Je pense qu'elle a tout à fait raison
09:11et je pense qu'elle serait très contente d'être candidate.
09:14Vous pensez qu'elle veut y aller ?
09:15Je pense qu'elle en a envie.
09:17Je ne vous dis pas du tout qu'elle va y arriver.
09:18Je pense même le contraire.
09:20Mais je pense qu'elle en rêve, oui.
09:22Mais d'ailleurs, c'est une femme intelligente
09:24qui fait très bien son travail à la tête de l'Assemblée.
09:27Et le fait que quelqu'un comme elle puisse se concourir,
09:30ce serait tout à fait normal.
09:32Vous trouvez qu'elle serait légitime à ça ?
09:34Ah oui, je trouve qu'elle serait tout à fait légitime.
09:36Est-ce que ça simplifierait les choses
09:39au sein de ce qu'on appelle le bloc central ?
09:41Je n'irais pas jusque-là.
09:43Le bloc central dans lequel il y a Gabriel Attal,
09:45Édouard Philippe, peut-être Gérald Darman ?
09:50Ça n'est pas le vide, c'est le trop-plein,
09:53comme disait le général.
09:54C'est le trop-plein.
09:54Et puis il y a un nom qui revient, là, en ce moment.
09:56Celui-là, c'est un peu l'arlésienne des présidentielles.
09:59François Barouin.
10:01Mère de Troyes, ancien chouchou de Jacques Chirac.
10:03Oui, ancien chouchou des Républicains, en règle générale.
10:08François Barouin, c'est un des plus doués parmi les politiques.
10:11Il a beaucoup de choses pour lui.
10:13Mais il refuse toujours l'obstacle, on a l'impression.
10:15Non, mais je crois qu'il est content dans la vie telle qu'elle est.
10:19Il est maire de Troyes, qui est une belle ville et dont il s'occupe depuis longtemps.
10:22Il est à la tête d'une banque.
10:24Je crois qu'il est heureux.
10:26Son handicap politique, c'est le bonheur.
10:28Oui, c'est ça.
10:30Comme il est bien, il n'a pas envie d'aller s'embêter, s'enquiquiner ailleurs.
10:33Pour quelque chose d'aléatoire et qui, surtout, implique un changement total d'existence.
10:38C'est une question que je vous ai peut-être déjà posée 20 fois et que je vous reposerai peut
10:41-être 50 fois.
10:42Mais vous croyez au darwinisme politique ?
10:44Comment va se faire la sélection entre cette flopée de candidats ?
10:48C'est les sondages qui vont être...
10:50Vous savez, de toute façon, un an avant, il y a toujours une douzaine de candidats potentiels.
10:56Donc, de ce point de vue, c'est comme d'habitude.
10:58Simplement, il y a plus de candidats de poids en même temps.
11:04C'est ça l'originalité.
11:07À gauche, il y en aura forcément, je pense, trois de poids plus d'autres.
11:13François Hollande, vous y croyez, à gauche ?
11:15Je ne l'exclus pas.
11:16Vous ne l'excusez pas ?
11:17Non, non.
11:17En tout cas, il fait ce qu'il peut pour ça.
11:21Il est assez habile, quand même, dans ses entreprises politiques.
11:24Donc, je ne l'exclus pas.
11:25Je ne dis pas que ça va se faire, mais je ne l'exclus pas du tout.
11:30En tout cas, il est d'un niveau qui se compare largement à ceux de ses concurrents.
11:34On prend un pari, Alain Duhamel.
11:36On ressortira cette bande dans un an.
11:38Qui, vous voyez sur la ligne de départ ?
11:39Alors, Jordan Barnet ou Marine Le Pen ?
11:42Ça dépend si on dit départ ou pré-départ.
11:44Parce que, par exemple, départ, par principe, départ, dans chaque partie, il y en aura un seul.
11:50Oui, mais en lequel ?
11:51Alors que pré-départ...
11:55On a des certitudes, déjà.
11:57C'est Mélenchon et Bardella.
11:59Ce ne sont pas des petites certitudes.
12:01Ce sont des grosses certitudes.
12:02Ce sont des gens susceptibles d'être au second tour.
12:04Mais par exemple, ce n'est plus facile à trouver, ces deux-là.
12:06Oui, c'est bien pour ça que je commence par eux.
12:08Et les autres, alors ?
12:09Pour les autres, Bruno Rotaillot est candidat.
12:14Bon, si Bruno Rotaillot est candidat, il y aura forcément au moins un autre candidat qui, lui, sera dans le
12:20centre.
12:21Est-ce qu'il s'appellera Édouard Philippe ? Est-ce qu'il s'appellera Gérald Darmanin ?
12:25Est-ce qu'il s'appellera autrement ?
12:26Ah ben, si Édouard Philippe veut être candidat jusqu'au bout, il sera candidat.
12:30Oui.
12:30Et ça sera un candidat de poids, ça ne fait pas l'onde d'un doute.
12:34Darmanin, ce serait un bon candidat parce qu'il a du savoir-faire.
12:37C'est le plus discret en ce moment.
12:38Autant Gabriel Attal fait une super campagne médiatique, on le voit partout, on l'entend partout.
12:42Il raconte sa vie, son oeuvre, ses idées politiques.
12:44Autant Gérald Darmanin, il dit, moi je suis garde des Sceaux.
12:46Alors d'abord, c'est ce qui lui a été demandé.
12:49Quand il a été nommé garde des Sceaux, il lui a été demandé de ne pas faire de politique en
12:52même temps.
12:53Bon, c'est un peu hypocrite.
12:54On n'est pas toujours soumis en politique.
12:55Enfin, disons que ça freine quand même.
12:59Bon, et je ne crois pas qu'il irait contre Édouard Philippe.
13:03Parce qu'ils sont liés, ils s'entendent bien.
13:05Il aura peut-être un gros portefeuille.
13:06Mais, sûrement, même peut-être mieux.
13:11Si c'était Édouard Philippe, Gérald Darmanin serait peut-être Premier ministre, par exemple.
13:16Mais enfin, on n'en est pas là du tout.
13:18Vous avez raison, on n'en est pas là du tout.
13:19On est arrivé au bout du temps qui nous est imparti.
13:20On n'a pas eu le temps de parler des maires qui s'augmentent.
13:22On le fera peut-être la semaine prochaine, parce que c'est un sujet intéressant, ça, quand même.
13:25Les maires qui augmentent leurs rémunérations.
13:27C'est un sujet très compliqué.
13:28Parce que d'un côté, pour la grande majorité des maires,
13:32il faudrait les augmenter compte tenu du temps qui passe à la tête de leur mairie.
13:37Et pour certes, quelques-uns, le fait de s'auto-augmenter dans des proportions déraisonnables...
13:43Oui, ça n'est pas le comble ni de l'élégance ni de l'intelligence.
13:48Bon, et bien...
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