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  • il y a 11 minutes
Regardez L'esprit de l'info avec Thomas Sotto du 19 mars 2026.

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00:00RTL Matin, c'est notre époque.
00:02C'est notre époque à 9h12.
00:04Écoutez ce chiffre.
00:05Au quatrième trimestre de 2025, c'est-à-dire hier,
00:08pour faire simple, il y avait 458
00:10100 emplois vacants en France
00:11et pourtant, on le sait tous, le chômage
00:14reste assez élevé dans le pays. Alors pourquoi
00:15l'offre ne rencontre-t-elle pas la demande ?
00:18C'est ce qu'on va essayer de comprendre avec nos deux experts. Marlène Leguay,
00:20bonjour. Bonjour. Psychosociologue et
00:21fondatrice de Vague de Sens. Et puis
00:23Mathieu Plan, économiste et directeur adjoint
00:26à l'OFCE. Vos questions
00:27évidemment sont les bienvenus au 74 900
00:29avec le mot-clé Matin. Alors la réflexion facile,
00:32c'est de dire, ils ne veulent pas bosser,
00:33sont des feignants. J'imagine que c'est un tout
00:35petit peu plus compliqué que ça quand même. Qui veut commencer ?
00:38Marlène ? Oui, je pense que les Français,
00:40ce n'est pas qu'ils n'ont pas envie de bosser. Ce qui est sûr,
00:42c'est qu'ils n'ont plus envie de travailler comme avant.
00:44Ils n'ont plus envie d'avoir ces dimensions
00:46sacrificielles au travail. Aujourd'hui, ils sont plus prêts à tout
00:47accepter, surtout pas à n'importe quel prix. Mathieu Plan ?
00:51Ça a toujours existé, les emplois
00:52vacants. Donc, ce n'est pas vraiment une nouveauté.
00:54Vous parliez de 450 000.
00:58En fait, ça baisse depuis fin 2023.
01:01Aujourd'hui, c'est à peu près
01:02autour de 2% des emplois qui sont vacants.
01:04Fin 2023, on était à 3%.
01:06Donc, en fait, ça baisse aussi
01:08macroéconomiquement avec le fait que le marché du travail
01:10est moins tendu, notamment.
01:12Et dans ces emplois vacants, il faut savoir
01:14qu'il y a des gens qui sont encore en poste. Il y a des
01:16annonces, des offres d'emplois qui sont publiées
01:18alors qu'il y a encore des gens en poste. Et puis, il y a des
01:20annonces qui sont toutes fraîches. Donc, si vous voulez,
01:22structurellement... C'est un peu l'incompressible, en fait, c'est ça ? Oui, bien sûr.
01:23Vous ne pouvez pas avoir zéro emploi vacant. Entre le moment où vous publiez
01:26l'annonce et le moment où vous trouvez quelqu'un, de toute façon, il y a une durée
01:28minimum. La question,
01:29c'est plutôt les emplois non pourvus.
01:31Il faudrait regarder. Et les
01:34entreprises qui disent qu'en fait, elles vont
01:36arrêter de chercher un emploi parce qu'elles ne trouvent pas
01:37la bonne personne... C'est quel secteur, ça ?
01:39Il y en a plusieurs, mais ça représente plutôt 100 000 personnes.
01:41En France, chaque année. Donc, on n'est pas
01:43à 450 000 qui ne sont pas occupés. Donc, on est à 100 000.
01:46C'est plutôt 100 000 d'offres d'emplois qui ne trouvent
01:48pas preneurs, en fait, à la fin de la chaîne.
01:50Et donc, c'est quel secteur ?
01:52On pense toujours au BTP, on pense à la restauration...
01:54Il y a les secteurs...
01:55L'industrie, l'agroalimentaire, c'est vrai qu'il y a
01:58des métiers aussi, on voit bien, où il y a plus de difficultés
02:00à être attractifs, et notamment, je pense
02:02aux aides-soignants, aux infirmiers,
02:05aux mainteneurs, aux opérateurs.
02:06C'est vrai qu'il y a quand même plus de difficultés de recrutement
02:08pour ce type de postes. On a une question de Milane, justement.
02:10Je suis aides-soignante. Les jobs dans mon secteur ne sont pas
02:12pourvus parce qu'ils sont mal payés.
02:14Ce n'est pas plus compliqué que ça, et on fait des horaires infernaux.
02:16Ça rejoint ce que vous disiez, Marlène Leguay.
02:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
02:20les gens ne veulent plus s'embêter, entre guillemets.
02:22En tout cas, ils ne veulent plus trimer pour avoir
02:24cette sensation d'avoir
02:26un quotidien qui n'est pas bon.
02:27Aujourd'hui, on voit bien que dans les attentes aussi, il y a une notion
02:30qui revient beaucoup, c'est l'équilibre de vie.
02:32Et du coup, il y a des emplois pour lesquels
02:34c'est plus difficile de recruter parce qu'ils vont avoir
02:36un impact direct sur l'équilibre de vie. Et notamment,
02:38le terme qu'on entend beaucoup, c'est l'épanouissement
02:40personnel. Ça, quel que soit le profil,
02:42quel que soit le secteur. Et la différence,
02:44c'est qu'avant, cet épanouissement personnel, il était
02:46pensé à l'échelle d'une vie. C'est-à-dire qu'on pouvait se dire
02:48« Moi, en fait, je vais investir
02:505, 10, 15 ans de ma vie
02:52dans cet emploi ou dans ce secteur et je verrai
02:54plus tard pour la suite. » Aujourd'hui,
02:56et notamment chez les jeunes générations,
02:58on voit bien qu'ils se posent la question
03:00parfois à la fin d'un mois. Et si à la fin du mois,
03:02je n'ai pas le sentiment d'avoir un équilibre de vie
03:04satisfaisant et que c'est le cas plusieurs mois de suite,
03:06alors je peux me réorienter ou changer de secteur.
03:08Mathieu Plannes, ça devient une donnée économique,
03:10la prise en compte de l'épanouissement personnel ou pas ?
03:13On a des données là-dessus,
03:14mais la prise en compte, elle est un peu
03:16complexe. C'est vrai qu'on
03:18voit bien que désormais, les conditions
03:20de travail sont à un point important. Et d'ailleurs,
03:22plus vous allez arriver dans un marché du travail
03:24où le chômage est bas, d'ailleurs avec l'effet de vieillissement
03:26de la population, c'est-à-dire qu'on a besoin
03:27de renouveler les embauches et donc il faut
03:30commencer à être de plus en plus attractif, plus
03:32effectivement, vous risquez d'avoir des emplois
03:34vacants dans des secteurs, soit parce que c'est des bassins d'emploi
03:36qui ne sont pas très attractifs. On parle aussi
03:38des problèmes du logement. C'est-à-dire que quand vous allez
03:40chercher un travail, ils prennent le logement. Il y a la question
03:42du salaire. Les aides-soignants dans les hôpitaux, pour reprendre
03:44le message de Mylène, elle ne nous le dit pas,
03:46mais on l'a tous constaté, quand vous
03:48croisez des gens dans les hôpitaux et vous dites
03:49« Oui, moi je viens de loin, j'ai ma voiture, je mets une heure et demie pour venir. »
03:52Et si c'est pour un CDD de six mois,
03:54parce que c'est minimum six mois de
03:56CDD, c'est pas pareil que si c'est un CDI à temps plein
03:58bien payé. Vous voyez, vous avez quand même
04:00des choses qui sont très différentes sur les postes qui sont
04:02pourvus et leur attractivité. Et après,
04:04il y a un autre problème qui est la question de la qualification
04:06de la formation. Est-ce qu'elle est bien adaptée
04:08aux besoins du marché du travail ?
04:10Donc on a deux choses. C'est l'attractivité d'un côté
04:12sur lequel il faut travailler, c'est-à-dire rendre
04:14les métiers plus attractifs, d'ailleurs les plus pénibles.
04:16Souvent, on a aussi le BTP, la restauration,
04:18vous en avez parlé, qui ne sont pas très actifs.
04:20Parce qu'il y a les horaires aussi, les horaires décalés qui posent problème.
04:22Il y a quand même plus de salaire, non ?
04:23Il y a le salaire, bien sûr. Et puis après, il y a la question de la qualification.
04:26C'est est-ce que notre système, aujourd'hui,
04:27forme correctement les bonnes filières
04:30pour les emplois de d'euros ?
04:31Et ça, justement, vis-à-vis de la qualification,
04:32c'est aussi quelque chose qu'on observe.
04:34Il y a notamment une jeune génération
04:36qui arrive aujourd'hui
04:38sur le marché du travail, qui est de plus en plus qualifiée,
04:40de plus en plus formée, et qui aujourd'hui
04:42n'accepte pas d'aller vers des
04:45métiers qui sont moins qualifiés.
04:46Donc ça, c'est aussi
04:48une partie du problème.
04:49Avant, on n'avait pas le bac, on se disait, tiens, on va aller dans ces secteurs-là.
04:51Aujourd'hui, tout le monde a le bac, ou presque.
04:54Les études supérieures, c'est de plus en plus nombreux.
04:56Donc on se dit, j'ai pas fait tout ça pour avoir
04:57cette change de paye-là, ça compte aussi ?
04:59Oui, il y a effectivement cette question du déclassement.
05:02On parle de déclassement,
05:04de perte de capital humain, c'est-à-dire qu'effectivement,
05:06si vous avez fait 5 ans d'études,
05:08vous n'avez pas envie d'être embauché
05:09à un niveau bac ou inférieur.
05:12Sinon, même, c'est une perte de qualification pour la société.
05:14D'ailleurs, même,
05:16des fois, ce qu'on voit, c'est que vous avez intérêt un peu
05:17à rallonger votre temps de recherche
05:20pour occuper le bon poste.
05:22C'est-à-dire que ce n'est pas si évident.
05:23Prendre tout de suite le poste qui vient,
05:24ce n'est pas forcément la bonne chose.
05:25C'est-à-dire que...
05:27ce qu'on appelle le matching, le fait qu'on ait
05:29la meilleure adaptation, adéquation
05:31entre l'offre et la demande.
05:33Qui est en position de force aujourd'hui ? C'est le demandeur
05:35ou le demandé ? Alors, aujourd'hui,
05:37on a un marché du travail qui se dégrade quand même
05:39légèrement. On a quand même un chômage qui remonte.
05:41Après, ça dépend des secteurs. Attention,
05:43quand vous êtes ingénieur et que vous êtes en Ile-de-France,
05:46honnêtement, vous êtes plutôt
05:47sur un marché tendu. Par contre,
05:49il y a des postes, certains postes,
05:51effectivement, qui vont être plus difficiles à trouver
05:53à partir d'un certain âge,
05:55des métiers moins qualifiés ou dans lesquels ça va être plus difficile.
05:57où il y a beaucoup moins de tensions sur le marché du travail.
05:59C'est vrai qu'on a tendance à résumer
06:01le marché du travail comme quelque chose d'unique, alors qu'en fait,
06:03c'est très sectorisé, c'est très fragmenté.
06:05Oui, et puis il y a aussi des attentes aujourd'hui
06:07qui sont beaucoup plus affirmées.
06:09Vous parliez tout à l'heure du territoire. Aujourd'hui,
06:11on a aussi des personnes qui se disent, moi,
06:13ma motivation numéro un, vous parlez de la rémunération.
06:15Oui, ça fait partie des attentes, évidemment.
06:17Les conditions de travail, mais il y a aussi cet attachement
06:19au territoire où aujourd'hui, on n'a plus forcément
06:21envie de faire une heure le matin pour aller travailler.
06:24Ces métiers, certains métiers
06:25ont aussi une image dégradante.
06:27Est-ce que ça compte vraiment ?
06:28Est-ce que des jobs qu'on n'a pas envie de faire parce qu'on se dit,
06:31ce n'est pas pour moi ? Je pense que ça, ça fait déjà partie du problème
06:33de se dire que certains jobs peuvent avoir
06:35cette image dégradante. Aujourd'hui, on en parle beaucoup
06:37et forcément, ça ne joue pas
06:39en faveur de leur valorisation.
06:41Et d'ailleurs, je pense qu'il y a une question aussi qui est intéressante à se poser,
06:43c'est quand est-ce qu'on parle de nos métiers ?
06:45Aujourd'hui, quand on réfléchit et qu'on se dit
06:47à quel moment dans notre quotidien on parle de nos métiers,
06:50c'est souvent le soir autour de la table
06:52et est-ce qu'on parle de ce qui va ?
06:53Non, pas franchement. Souvent,
06:55on met plutôt en lumière ce qui ne va pas, les difficultés
06:57qu'on rencontre. Et ça, pour moi,
06:59c'est problématique et ça montre bien qu'aussi
07:01sur ce sujet de l'attractivité,
07:03de la valorisation des métiers, on a tous une responsabilité.
07:06Et je pense que déjà, si on mettait en lumière
07:08ce qui se passe de bien dans nos métiers
07:09et ce qu'on aime et le pourquoi
07:11est-ce qu'on est allé vers ces métiers-là, ça travaillerait
07:13aussi cette valorisation
07:15des métiers.
07:22Voilà, ça fait partie des conditions globales,
07:25c'est-à-dire que vous allez accepter aussi
07:28un travail, une offre d'emploi
07:30en regardant l'ensemble des possibilités.
07:32Et effectivement, est-ce que les horaires
07:33sont compatibles aussi avec
07:35votre vie de famille, garder des enfants ?
07:37Et puis, il y a un coût de garde des enfants.
07:39Donc, il faut que ce soit compensé.
07:40Donc, voilà, vous prenez tout en compte,
07:41le logement, le transport, la garde des enfants
07:43et vous allez réfléchir.
07:44Après, pour certains, ils n'ont pas trop le choix.
07:47C'est-à-dire qu'ils vont prendre le poste
07:48qu'on leur propose parce qu'il faut bien
07:49manger à la fin du mois, j'allais dire.
07:51Donc, vous voyez, vous avez tous ces éléments-là.
07:54Mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
07:55on rentre quand même dans un moment
07:56où ces conditions de travail sont peut-être
07:58un peu plus, on tient un peu plus compte.
08:00Le marché du travail, malgré tout,
08:01même si on est remonté du chômage,
08:03on va vers des pénuries de main-d'oeuvre
08:04avec le vieillissement de la population.
08:06C'est vraiment extrêmement important
08:07et on le voit dans beaucoup de pays.
08:08Et donc, les entreprises vont devoir
08:09commencer un peu à investir sur l'attractivité
08:12de certains postes.
08:13Alors, c'est vrai que c'est difficile
08:14d'être attractif dans certains métiers,
08:15dans le BTP, la restauration.
08:18Mais malgré tout, il faut penser à ces choses-là.
08:21Après, ce qu'on observe sur le terrain,
08:23c'est que les entreprises, je pense,
08:24ont bien identifié cette problématique-là
08:26et justement investissent sur l'attractivité.
08:28Aujourd'hui, moi, ce qui me pose question,
08:30c'est qu'il y a quand même des jeunes
08:31et des moins jeunes qui se forment,
08:32qui passent des mois à se former,
08:33parfois des années,
08:34et qui nous disent, nous, en entretien,
08:36après un stage, un apprentissage,
08:38une première expérience professionnelle,
08:40je ne veux plus entendre parler
08:42de ce secteur d'activité,
08:42je ne veux plus entendre parler de ce métier.
08:44Et ce qui fait fuir,
08:44c'est rarement la rémunération.
08:46Le plus souvent, c'est quand même
08:47les dynamiques humaines,
08:48c'est le management.
08:49C'est un message de clair.
08:51On ne supporte plus l'arrogance des petits chefs,
08:52voilà pourquoi on ne veut plus tout accepter.
08:54C'est quelque chose qui est devenu courant ?
08:56À l'époque, on se disait,
09:00voilà, on est là-dedans,
09:00on n'a pas le choix et on trace.
09:02Une fois de plus, je pense qu'il faut quand même
09:04relier à la situation globale.
09:05C'est-à-dire que quand vous avez connu
09:07les moments où le chômage était à plus de 10%,
09:09ce n'est pas toute la même façon
09:10que quand vous avez un chômage,
09:11même si on monte qu'il y a autour de 7,5%.
09:13C'est-à-dire que, une fois de plus,
09:15la mobilité du marché de travail
09:16va dépendre aussi des conditions globales.
09:18C'est-à-dire que vous avez peut-être
09:19plus osé quitter votre travail
09:21si vous pensez que vous allez facilement
09:22en retrouver un.
09:22Si ce n'est pas le cas, c'est plus compliqué.
09:24Et donc, ça peut jouer...
09:26Je voudrais dire quand même aussi un mot,
09:27c'est que l'arrivée de l'IA
09:29risque de compliquer
09:29un certain nombre de choses aussi.
09:30C'est-à-dire que sur les filières,
09:32les formations,
09:33effectivement, on voit de plus en plus
09:34est-ce que l'IA va se substituer
09:35à certains métiers.
09:36Et on parle, effectivement,
09:38des offres d'emploi.
09:39Mais la question, c'est aussi
09:40vers quelle filière, aujourd'hui,
09:42on doit se qualifier,
09:43vers où on doit investir
09:44parce qu'on sait que certains métiers
09:45risquent d'être concurrencés par l'IA.
09:47L'IA, ça fait peur à la psychosociologue
09:48que vous êtes ou pas ?
09:49L'IA, je pense que ça peut questionner.
09:52Après, il y a un autre sujet
09:52qui peut questionner,
09:53c'est aussi le sujet de la jeune génération
09:54qui arrive, pour revenir
09:56sur ce que vous disiez tout à l'heure,
09:57qui a envie d'être écouté,
09:58qui a aussi grandi dans un monde
09:59où on l'a beaucoup écouté.
10:01On a éduqué une génération
10:02à qui on a dédié beaucoup de temps,
10:04beaucoup d'attention.
10:05Et aujourd'hui,
10:05quand ils arrivent dans nos entreprises
10:0620 ans plus tard,
10:07c'est ce qu'ils nous demandent.
10:09Après, faut-il être surpris ?
10:10Je ne sais pas.
10:11Je pose la question.
10:12Mais en tout cas,
10:13ça, c'est des attentes qui sont fortes.
10:14Et aujourd'hui, je pense que
10:15quand on parle d'attractivité des métiers,
10:17il y a un vrai levier
10:18qui est vraiment ce levier managérial
10:20et humain
10:20et qui est parfois sous-estimé.
10:22Et aujourd'hui,
10:22quand on a une jeune génération
10:23qui nous dit
10:23« Moi, ce qui m'importe le plus,
10:25c'est de savoir avec qui je travaille
10:26plutôt que de savoir
10:26pour quelle entreprise je travaille. »
10:28Je pense que ça peut être
10:29un levier intéressant à actionner.
10:31Et les plus de 50 ans sont périmés.
10:3353 CV envoyés.
10:34Aucun entretien avec Bac plus 3,
10:36nous dit un auditeur à l'instant.
10:37Ça aussi, ça fait partie des choses.
10:38Peut-être qu'il faut...
10:39Les entreprises ouvrent un peu
10:41leur chakra aussi ?
10:41Il faut qu'elles ouvrent leur chakra.
10:43Une fois de plus,
10:43on a un choc démographique
10:44qui s'installe dans les entreprises.
10:46Effectivement,
10:46il faut être plus attractif
10:47sur les jeunes.
10:48Mais il y a aussi
10:48comment maintenir plus longtemps
10:49les seniors d'emploi.
10:50Quand je rappelle,
10:50la réforme des retraites,
10:51elle vise à maintenir plus longtemps
10:53les seniors d'emploi.
10:54Et ce n'est pas quelques personnes,
10:56c'est des centaines de milliers de personnes
10:57qu'il va falloir absorber
10:58sur l'achet de travail.
10:59Donc ça veut dire
10:59comment vous les maintenez,
11:00comment vous les reformez,
11:02comment vous les gardez
11:03et comment ils peuvent transmettre
11:04aussi un certain nombre de compétences.
11:06Merci à tous les deux.
11:07Marlène Leguay,
11:07psychosociologue et fondatrice
11:08de Vague de Sens
11:09et Mathieu Plannes,
11:10économiste et directeur adjoint
11:10de l'OFCE.
11:11Moi, ce que je retiens quand même,
11:12c'est qu'on a certes
11:13un petit problème
11:13sur cent mille postes
11:14à peu près au pas preneur,
11:16mais qu'on a un gros problème
11:17de bien-être au travail quand même,
11:18non ?
11:18C'est quand même...
11:19On est d'accord.
11:20Vous m'avez convaincu.
11:21Merci beaucoup à tous les deux.
11:22Dans un instant, c'est la...
11:23Merci à tous les deux.
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