Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 17 minutes
Regardez L'esprit de l'info avec Alain Duhamel avec Thomas Sotto du 04 mai 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:017h, 9h30, RTL Matin, Thomas Souto.
00:04A 9h12, c'est notre époque sur RTL à un an de la présidentielle.
00:07Une certitude, le scrutin vous intéresse.
00:09Vous êtes 80% à vous passionner pour le sujet.
00:12Autre enseignement du sondage que publie RTL ce matin,
00:15le RN, Rassemblement National, est détaché largement en tête des intentions de vote.
00:19Bonjour Alain Dianel.
00:20Bonjour.
00:20Est-ce que le match est plié ?
00:21Non.
00:22Non ?
00:23Un gros écart quand même.
00:23Oui, bien sûr.
00:24Non, non, mais je ne dis pas qu'il n'y ait pas un favori.
00:26Aujourd'hui, Jordan Bardella est le favori.
00:29Oui, mais à un an du vote, on sait très bien que non seulement rien n'est définitif,
00:34mais on peut même dire que rien n'est fixé.
00:37Là, on est vraiment dans le début du début d'une campagne.
00:43C'est qu'on appelle ça la consolidation, c'est ça le moment où ça arrive en général quoi ?
00:49Un mois, deux mois ?
00:49Alors la vraie consolidation, c'est toujours en février.
00:52Février, oui.
00:55La cristallisation de la période antérieure, donc...
00:59La cristallisation, c'est ça le terme que je cherche.
01:00La cristallisation, c'est en décembre.
01:02En décembre, d'accord.
01:03Donc il y a une première étape en décembre et une deuxième en février.
01:05Il y aura une première étape en septembre, c'est la campagne.
01:08Une deuxième étape en décembre, c'est la cristallisation.
01:10Et celle de février qui, là, sera le choix.
01:14Bon, donc on se reparle en février ?
01:15Non, je plaisante.
01:16Alors ça dit, quand on regarde sur les détails du sondage, on se rend compte que Jordan Bardella a un
01:20petit peu d'avance sur...
01:21Beaucoup d'avance sur les autres, évidemment.
01:2334 ou 35% d'intention de vote au premier tour.
01:25Marine Le Pen, elle ferait 32 ou 33%.
01:28Alors certains disent, vous avez vu, ça veut dire que Bardella est plus populaire que Le Pen.
01:32Est-ce que c'est aussi marquant que ça ?
01:34On est dans la marge d'erreur, non ?
01:36Oui, mais il y a beaucoup de sondages qui indiquent la même chose.
01:40Bon, ça n'est pas une différence gigantesque, mais d'une certaine manière, je pense que c'est chez les
01:45Français une anticipation.
01:46C'est-à-dire que maintenant, l'idée s'est installée, que ce sera Bardella et pas Marine Le Pen
01:52qui portera les couleurs du Rassemblement National.
01:54On verra bien.
01:55On sera fixé le 7 juillet, au moment du jugement de Marine Le Pen.
01:58C'est ça, mais visiblement, les Français ont ça en tête.
02:00Mais cela dit, Le Pen, Bardella, Bardella, Le Pen, on a l'impression, finalement, peu importe le flacon pour les
02:05électeurs, non ?
02:05C'est l'étiquette qui compte ?
02:06C'est la protestation de fond.
02:08Bon, plus une personnalisation qui est assez réussie.
02:13Cela dit, moi, ce week-end, les deux discours de Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'était offensif.
02:20Là, ce n'était pas dans une période où il s'agissait de rassurer, d'apaiser et d'avoir l
02:25'air consensuel.
02:27Au contraire, c'était déjà la mobilisation.
02:30Autrement dit, quel que soit le candidat ou la candidate du Rassemblement National, ça sera vraiment la pugnacité.
02:37Est-ce qu'il vous impressionne, Jordan Bardella ?
02:39Ça fait quelques années, maintenant, qu'on le voit graviter, évoluer, mûrir, sans doute aussi.
02:43Est-ce qu'il vous impressionne ?
02:45Bon, il a des qualités. Visiblement, il est pas mal organisé.
02:50Il aime les médias.
02:52Donc, quand on aime les médias, en général, on n'y est pas mauvais.
02:55D'ailleurs, il n'y est pas mauvais.
02:56Il a une présence.
02:58Bon, est-ce qu'il a une originalité intellectuelle ? Je ne l'ai jamais perçu.
03:02Est-ce qu'il a un vrai charisme ?
03:05Il a un charisme.
03:07Il a un charisme.
03:08Bon, Jordan Bardella, qui a dit qu'il retirerait les drapeaux européens des perrons de l'Elysée et de Matignon,
03:12s'il était élu.
03:13C'est une faute de quart, ça, ou c'est une stratégie assumée.
03:16Tout à l'heure, Étienne Jarnel, dans l'édito d'RT le matin, à 7h15, nous disait, ben voilà, ça
03:19veut dire que, sur le fond, le RN, ex-FN, ne varie pas beaucoup.
03:23Vous êtes d'accord avec ça ?
03:24Oui, je suis d'accord.
03:24C'est la vraie nature du Rassemblement National, qui est d'être, comme son nom l'indique, non seulement national,
03:31mais nationaliste.
03:32Et anti-européen ?
03:33Et anti-européen, oui.
03:35Et d'ailleurs, il suffit de voir, ce qui est toujours intéressant, dont on ne parle pas beaucoup,
03:40les votes Rassemblement National au Parlement européen ?
03:44Ils sont très différents du discours qu'ils peuvent tenir ?
03:46Ils sont extrêmement offensifs et toujours extrémistes.
03:49Alors que, dans l'Hexagone, dans la métropole, ils essayent toujours de mettre un petit peu d'eau dans leur
03:58vin.
03:59Mais il faut croire qui ? Il faut croire qui, c'est ça ?
04:01Parce que Marine Le Pen a fait son adjornamento sur l'Europe en 2017, de mémoire, où elle dit plus
04:05de Frexit, plus de sortie de l'euro.
04:07Oui. C'était plus qu'un adjornamento, c'était une volte-face.
04:11Oui. Mais alors, qu'est-ce qu'ils pensent sur l'Europe ?
04:14S'ils arrivent au pouvoir demain, est-ce qu'on a la moindre idée de ce qu'ils feront ou
04:17pas ?
04:17Bon, on n'a aucune idée dans le détail, mais c'est certain qu'ils seront belliqueux.
04:23Ils ne seront pas simplement offensifs, ils seront belliqueux.
04:26Donc, à mon avis, ils seraient ce que Mélanie a été en Italie au départ, c'est-à-dire très
04:34agressive contre l'Europe,
04:35et puis installée au gouvernement, prenant petit à petit la mesure des choses et la réalité qui existe, se banalisant.
04:44Et la romance sur papier glacé de Jordan Bardella et de sa princesse, ça peut jouer, à votre avis ?
04:49Je ne crois pas que ça joue énormément. Disons que ça ajoute un petit peu d'ironie à la personnalité
04:58de Bardella.
04:59Ça vous fait sourire ?
05:00Oui, ça me fait sourire. Au fond, je trouve ça très adolescent.
05:04Vous n'êtes pas très romantique ?
05:06Pas antipathique en soi, mais plutôt adolescent.
05:10Bon, et le droit d'être amoureux quand même ?
05:12Bien entendu, on a le droit d'être amoureux, on a le droit de rêver, on a le droit de
05:16croire aux contes de faits, on a le droit de croire à beaucoup de choses.
05:19Oui. On a l'impression que la fin de votre phrase, c'est après, il faut aller ranger sa chambre,
05:23quoi.
05:23Après, il faut être adulte, oui.
05:25Autre enseignement, autre candidat, Jean-Luc Mélenchon. Il reste assez haut placé. Comment vous l'expliquez, ça ?
05:31Lui qui sait... Alors, on l'écoute, tiens, hier soir, sur TF1, au 20h.
05:34Oui, je suis candidat. La discussion ne s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat du point de
05:40vue de je ne sais quoi.
05:41C'était, qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive ?
05:46Nous sommes à moins d'un an du deuxième tour de l'élection présidentielle.
05:50Et quoi ? Les divisions internes dans les partis font qu'il y a une multitude de candidatures, et c
05:56'est la confusion.
05:57C'est irresponsable. Nous, c'est carré.
06:00Donc, pour l'instant, il serait à 12-13% d'intention de vote au premier tour, selon notre sondage.
06:05Édouard Philippe, lui, est à 19 de mémoire. Bruno Retailleau serait à 13.
06:10Et Glucksmann, Raphaël Glucksmann, pour Place Publique, serait à 11-12%.
06:14Quatrième tour de piste, c'est le tour de trou, ou celui qui peut être gagnant, comme ça avait été
06:17le cas avec Chirac ?
06:19Alors, qui peut être gagnant, je n'y crois pas à l'instant.
06:22Mais qui fasse un bon score, j'y crois tout à fait.
06:24Jusqu'à aller au second tour ?
06:26On ne sait pas. Vous savez, la dernière fois, ça s'est joué à un point.
06:30Bon, or, à chaque scrutin, il progresse.
06:33Est-ce que ça sera le cas cette fois-ci ?
06:34Je n'en sais rien, parce qu'il est beaucoup plus contesté, parce qu'il a été beaucoup plus offensif.
06:42Ce n'est pas ce qu'on dit à chaque fois, parce qu'à la fois d'avant, il y
06:44avait eu la République, c'est moi.
06:45Oui, non mais, à chaque fois, il lève le ton.
06:48À chaque fois, il progresse.
06:50Et à chaque fois, pendant sa campagne, on voit le spécialiste de l'offensive, tout azimut qu'il est en
06:59temps normal,
07:00muet en patriarche consensuelle.
07:04Hier soir, c'était nounou.
07:05C'est ce que je dis. Moi, j'appelle ça patriarche consensuelle.
07:07Vous parlez mieux que moi.
07:08Non, ce n'est pas ça. C'est que c'est un rôle de théâtre qui se donne.
07:13Mais c'est un bon comédien.
07:15Et c'est un excellent tribun en période de campagne électorale.
07:17C'est non seulement un excellent tribun, mais c'est un spécialiste des campagnes.
07:22C'est-à-dire qu'en campagne, il progresse toujours.
07:26Et d'une campagne à l'autre, jusqu'à présent,
07:28est-ce que maintenant, il divise plus qu'il ne divisait la dernière fois,
07:31mais jusqu'à présent, il avançait.
07:34Donc, c'est un candidat, à mes yeux, non pas susceptible de gagner,
07:40mais à peu près certain de faire un très bon score.
07:42Bon, il n'y avait pas de rivaux, évidemment, chez LFI.
07:45Il a dit quelque chose d'intéressant hier soir, au 20h de TF1.
07:47Il a dit, moi, je ne crois pas du tout que le RN sera au second tour.
07:50Est-ce que ça...
07:51Il dit, voilà, c'est sans doute ce qu'il arrangerait.
07:54Mais est-ce que vous y croyez, vous, cette hypothèse ?
07:57Est-ce que, comme vous le disiez, dans une période encore flottante,
07:59on est très loin, tous les récits sont possibles.
08:01On sait qu'à l'époque, Édouard Balladur avait été élu président de la République.
08:03François Fillon avait été élu président de la République.
08:05C'était des quasi-certitudes, et ça ne s'est jamais fait.
08:07Oui, mais Jacques Chaband-Elma, ça a été, en son temps, considéré comme le mieux placé.
08:14Raymond Barre.
08:15Oui.
08:15Non, non, mais incontestablement, il y a un an à l'avance, on ne sait pas.
08:20On ne sait pas.
08:21Mais ce qui est sûr, c'est que Jean-Luc Mélenchon, en campagne, est bon.
08:25Et ce qui est sûr aussi, c'est que le Rassemblement national est plus haut qu'il n'a jamais
08:30été.
08:30Et avec un écart qui n'a jamais été aussi important.
08:32Voilà, et entre les deux, on verra s'il y a un troisième homme, plus modéré que chacun des deux
08:38dont on vient de parler,
08:39ou une troisième femme, qui trouvera le moyen de se faufiler.
08:44C'est la question, et pour qu'un troisième ou une troisième se faufile,
08:48il ne faut pas qu'il y ait en même temps une quatrième, une cinquième et une sixième.
08:53Vous pensez à quelqu'un ?
08:53Non, il y a plusieurs hypothèses.
08:56Franchement, je veux dire, il y a une hypothèse Retailleau, on le sait bien, puisqu'il est candidat officiel.
09:00Il y a une hypothèse...
09:0113%, ce n'est pas si mal, Retailleau, dans le sondage ?
09:03Non, ce n'est pas si mal.
09:03Ce n'est pas si mal.
09:04Il y a une hypothèse d'Edouard Philippe, qui est celui qui, jusqu'à présent, a les scores les plus
09:08importants.
09:09Il y a une hypothèse Attal, Gabriel Attal.
09:13On voit bien que s'il a sorti son livre et ce livre-là, c'est bien parce qu'il
09:18a aussi une hypothèse en tête, enfin...
09:20Bon, il y aura un ou deux, probablement deux, enfin, pas probablement, certainement deux au départ.
09:28Puis, s'ils sont réalistes, un ensuite, qui étant le troisième homme ou la troisième femme,
09:35plutôt le troisième homme en l'occurrence, aura des chances de gagner.
09:38Bon, et pendant l'occasion d'y revenir, on précise qu'Éric Zemmour, hier, qui était l'invité du Grand
09:42Jury,
09:42dit lui aussi qu'il aimerait bien y aller, mais il va y avoir une primaire à la maison à
09:45régler avec Sarah Knafo, non ?
09:46Ah, il faudra qu'ils décident ensemble, ça ne fait aucun doute.
09:49Il y a deux belles ambitions, quand même, là, visiblement.
09:51Oui, mais deux belles ambitions, mais pas le même profil.
09:54C'est ça.
09:55Éric Zemmour, il a énormément de talent, mais il a un talent totalement radical.
10:00Oui.
10:02Sarah Knafo, elle a énormément de talent, mais elle essaye d'être en même temps originale et pas dissuasive.
10:12Alors qu'Éric Zemmour, il est séducteur pour certains, mais il est dissuasif pour beaucoup d'autres.
10:18Sinon, on va se dire quelques mots pour finir, de la commission parlementaire sur l'audiovisuel public.
10:22Donc Charles Aloncle, le rapporteur, était ici ce matin dans ce studio.
10:26Il a entendu.
10:26Il a précisé que ce rapport serait rendu public demain à 8h, mais on en connaît déjà les grandes lignes.
10:31Ce rapport, c'est beaucoup de bruit pour rien, c'est un rapport utile.
10:36Comment vous jugez tout le travail de cette commission, maintenant qu'on arrive à son terme,
10:39et qu'on ne sait pas trop à quoi ça va servir au final ?
10:41D'abord, je crois que ça ne servira à rien.
10:44Enfin, ensuite, cette commission, en fait, elle se résume beaucoup trop à son rapporteur,
10:49qui n'était pas l'idée de départ et qui n'est pas l'idée d'une commission d'enquête.
10:53Et enfin, un bon rapporteur, ça n'est pas un mauvais procureur.
10:57Et lui, c'était un mauvais procureur, Charles Aloncle ?
10:59À mes yeux, oui.
11:00À vos yeux, oui.
11:00Il y aura une proposition de loi, dit-il, qui concernera notamment la possibilité aujourd'hui existante
11:06pour certains présentateurs, animateurs de France Télé, d'aller travailler en même temps dans le privé.
11:10C'est beaucoup.
11:11Oui, mais vous savez, tout ça, c'est fondé sur une seule recherche qui est, alors typiquement française,
11:19qui est l'égalitarisme.
11:21Il ne faut surtout pas qu'il y en ait qui donnent le sentiment d'avoir des privilèges que les
11:24autres n'ont pas, etc.
11:25Parce que la lutte des classes en France, c'est l'égalitarisme.
11:30Et ce n'est pas bien pour vous ?
11:31Ce n'est pas ce qui est plus stimulant dans une société.
11:35Merci beaucoup à vous.
Commentaires

Recommandations