Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
LE gouvernement a dit hier que le conflit allait durer. Et Le Directeur de l'Agence Internationale de l'Energie a déclaré qu'on pourrait entrer dans la "zone rouge" pour l'approvisionnement de pétrole cet été si on ne règle pas le conflit. Pas très rassurant.
Le déséquilibre risque d'être encore plus fort qu'aujourd'hui entre l'offre et la demande de pétrole pendant l'été.
Regardez L'éco and You du 22 mai 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le directeur de l'agence internationale de l'énergie a déclaré qu'on pourrait entrer dans la zone rouge
00:05pour l'approvisionnement de pétrole cet été si on ne règle pas le conflit.
00:09Ce n'est pas très rassurant. Qu'est-ce que ça veut dire Martial, la zone rouge ?
00:12Ça veut dire qu'on risque d'avoir un déséquilibre encore plus fort qu'aujourd'hui
00:16entre l'offre et la demande de pétrole pendant l'été.
00:19Pourquoi ?
00:20Parce que c'est une période où on consomme traditionnellement plus de carburant.
00:24C'est ce qu'on appelle la driving season aux Etats-Unis, c'est-à-dire les grandes vacances.
00:28Et on le sait, les Américains avalent les kilomètres comme des maxi-burgers.
00:32En Europe, on roule aussi évidemment puisque c'est les vacances.
00:35Et puis il y a les vols aériens, l'agriculture tourne à plein régime.
00:39Tout ça crée plus de demandes.
00:41Si en face, vous avez une production qui circule mal et des infrastructures pétrolières détruites par les bombardements,
00:46vous pouvez effectivement manquer de pétrole.
00:48Et donc ça fait encore monter les prix du baril.
00:50Voilà, une fois de plus, la conséquence pour nous en Europe, ça va être un prix du carburant qui continue
00:56de monter à la pompe.
00:57Ce n'est pas forcément la pénurie notre risque pour nous.
00:59Et comme pour le climat dont parle Marina, c'est-à-dire que les pics vont devenir la norme.
01:04Autrement dit, on a vu des journées où le baril de Brent flirtait avec les 120 dollars,
01:09puis retombait ces dernières semaines.
01:11Là, on est autour de 105 dollars le baril en ce moment.
01:15Eh bien, si on manque de pétrole à l'échelle mondiale, le baril va s'installer à 120, 130 dollars.
01:21Mais quand l'AIE parle de zone rouge, elle ne cherche pas à nous faire peur ?
01:25Alors, disons que le directeur de l'Agence internationale de l'énergie est un spécialiste en la matière.
01:31Il avait déjà dit que nous étions face à une crise plus grave que 1973, 1979 et 2022 réunie.
01:38Donc déjà, ça fait peur.
01:40Alors, là où il se trompe sans doute un peu, c'est que les automobilistes consomment moins en face.
01:45Vous avez moins 11% en France de consommation en avril, moins 30%.
01:48On en a beaucoup parlé sur le début de mai, malgré les ponts.
01:52Donc, on va moins rouler.
01:54Les besoins de pétrole seront sans doute moins tendus que d'habitude.
01:58Et puis, attendez, politiquement, Donald Trump, il n'a pas intérêt à entretenir une tension sur les prix et une
02:02pénurie.
02:02Vous avez raison.
02:03Et d'ailleurs, on le dit moins, les Iraniens non plus.
02:06Donald Trump, il prend un risque électoral, évidemment, avant les midterms, de garder un prix du galon, comme on dit
02:11là-bas, galon d'essence, à 4,60$.
02:14C'est le cas en ce moment.
02:15Et d'habitude, on est plutôt à 3$.
02:17Les Iraniens, eux, ils ne savent plus où stocker leur pétrole.
02:21Donc, ils doivent les couler aussi.
02:23On n'arrête pas un puits de pétrole.
02:25Donc, il faut vider les tuyaux et les supertankers qui sont pleins à rabord en ce moment.
Commentaires

Recommandations