00:00Le directeur de l'agence internationale de l'énergie a déclaré qu'on pourrait entrer dans la zone rouge
00:05pour l'approvisionnement de pétrole cet été si on ne règle pas le conflit.
00:09Ce n'est pas très rassurant. Qu'est-ce que ça veut dire Martial, la zone rouge ?
00:12Ça veut dire qu'on risque d'avoir un déséquilibre encore plus fort qu'aujourd'hui
00:16entre l'offre et la demande de pétrole pendant l'été.
00:19Pourquoi ?
00:20Parce que c'est une période où on consomme traditionnellement plus de carburant.
00:24C'est ce qu'on appelle la driving season aux Etats-Unis, c'est-à-dire les grandes vacances.
00:28Et on le sait, les Américains avalent les kilomètres comme des maxi-burgers.
00:32En Europe, on roule aussi évidemment puisque c'est les vacances.
00:35Et puis il y a les vols aériens, l'agriculture tourne à plein régime.
00:39Tout ça crée plus de demandes.
00:41Si en face, vous avez une production qui circule mal et des infrastructures pétrolières détruites par les bombardements,
00:46vous pouvez effectivement manquer de pétrole.
00:48Et donc ça fait encore monter les prix du baril.
00:50Voilà, une fois de plus, la conséquence pour nous en Europe, ça va être un prix du carburant qui continue
00:56de monter à la pompe.
00:57Ce n'est pas forcément la pénurie notre risque pour nous.
00:59Et comme pour le climat dont parle Marina, c'est-à-dire que les pics vont devenir la norme.
01:04Autrement dit, on a vu des journées où le baril de Brent flirtait avec les 120 dollars,
01:09puis retombait ces dernières semaines.
01:11Là, on est autour de 105 dollars le baril en ce moment.
01:15Eh bien, si on manque de pétrole à l'échelle mondiale, le baril va s'installer à 120, 130 dollars.
01:21Mais quand l'AIE parle de zone rouge, elle ne cherche pas à nous faire peur ?
01:25Alors, disons que le directeur de l'Agence internationale de l'énergie est un spécialiste en la matière.
01:31Il avait déjà dit que nous étions face à une crise plus grave que 1973, 1979 et 2022 réunie.
01:38Donc déjà, ça fait peur.
01:40Alors, là où il se trompe sans doute un peu, c'est que les automobilistes consomment moins en face.
01:45Vous avez moins 11% en France de consommation en avril, moins 30%.
01:48On en a beaucoup parlé sur le début de mai, malgré les ponts.
01:52Donc, on va moins rouler.
01:54Les besoins de pétrole seront sans doute moins tendus que d'habitude.
01:58Et puis, attendez, politiquement, Donald Trump, il n'a pas intérêt à entretenir une tension sur les prix et une
02:02pénurie.
02:02Vous avez raison.
02:03Et d'ailleurs, on le dit moins, les Iraniens non plus.
02:06Donald Trump, il prend un risque électoral, évidemment, avant les midterms, de garder un prix du galon, comme on dit
02:11là-bas, galon d'essence, à 4,60$.
02:14C'est le cas en ce moment.
02:15Et d'habitude, on est plutôt à 3$.
02:17Les Iraniens, eux, ils ne savent plus où stocker leur pétrole.
02:21Donc, ils doivent les couler aussi.
02:23On n'arrête pas un puits de pétrole.
02:25Donc, il faut vider les tuyaux et les supertankers qui sont pleins à rabord en ce moment.
Commentaires