Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 21 heures
En 1981, Pierre, un étudiant de 20 ans, monte dans la voiture d’un homme d’une quarantaine d’années alors qu’il fait du stop entre Fréjus et Paris. Après plusieurs heures de route, l’automobiliste l’agresse au couteau et le viole. Pierre porte plainte, mais l’affaire reste sans suite… pendant douze ans. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Photo : André Durand/AFP.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:07Un jeune garçon de 10 ans a été tué par balle.
00:10Des aveux, 33 ans après.
00:12Son corps a été retrouvé un mois plus tard.
00:14Des hommes cagoulés ont tiré sur les mariés alors qu'il...
00:17Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle avec le chef du service police-justice du Parisien, Damien Delceny.
00:23Et je vous rappelle que jusqu'au 14 juillet, Crime Story est en partenariat avec France Télévisions qui met en
00:29ligne 4 films inspirés par des faits divers.
00:32Vous pouvez en retrouver la liste directement sur la plateforme France TV.
00:40Bonjour Damien.
00:41Bonjour Claudia.
00:42Aujourd'hui dans Crime Story, l'impensable parcours criminel de Willy Van Copernol.
00:47Oui, le parcours d'un prédateur sexuel itinérant, glaçant, impensable surtout par les errements judiciaires qui ont en quelque sorte
00:56permis ce parcours.
00:59En mai 1981, Pierre est un jeune homme de 20 ans, curieux de tout.
01:04Il est étudiant et termine une formation de sapeur-pompier à l'université d'Aix-Marseille.
01:09Il fait beaucoup de sport, aime voyager et se déplace énormément en autostop, une pratique courante à l'époque.
01:16Pour la première fois de sa vie, il a pu voter à une élection présidentielle.
01:20François Mitterrand a été élu, ce n'était pas son candidat favori, mais c'est celui pour lequel il a
01:25voté au second tour et il se souviendra longtemps de la proclamation des résultats.
01:32Deux semaines et demie plus tard, le vendredi 29 mai, Pierre est à Fréjus, dans le Var.
01:37Il vient de travailler comme saisonnier du côté de Saint-Tropez et veut désormais aller à Paris pour rendre visite
01:43à sa grand-mère.
01:43Il fait du stop devant les arènes de Fréjus.
01:46C'est une fiat rythmo rouge, immatriculée en Espagne, qui s'arrête en premier.
01:51A l'intérieur, un homme, la quarantaine, assez corpulent.
01:55Il est propre, bien habillé, il a les cheveux coiffés en arrière et un accent belge.
02:01Il propose à Pierre de monter.
02:03Pour rejoindre Paris, il faut traverser la France presque intégralement de bas en haut.
02:07Le trajet dure environ 9 heures.
02:10Manifestement, le conducteur n'est pas un grand bavard.
02:13Il dit à Pierre qu'il rentre de la côte, après avoir fait un peu de tourisme dans le Var,
02:17qu'il a été militaire, puis cuisinier.
02:20Dans la soirée, après avoir fait plus de la moitié de la route,
02:23les deux hommes font une pause en Bourgogne, le long de la RN6, aux abords des vignes de Puligny-Montrachet.
02:29Il fait nuit et il pleut à grosses gouttes.
02:32Mais l'automobiliste est sympa.
02:34Pierre ne se méfie pas.
02:35Ni quand il lui annonce ce pique-nique improvisé, ni quand il lui propose de jouer à un jeu.
02:41Le conducteur demande à Pierre de tendre son bras droit vers l'avant et de plier son bras gauche derrière
02:46lui, dans son dos.
02:48Puis il lui tord le bras droit et lui presse le couteau qu'il avait sorti pour pique-niquer contre
02:51le coup.
02:53Selon Pierre, le visage sympathique de l'automobiliste a soudainement changé.
02:57C'est en tout cas ce qu'il raconte, après coup, au quotidien varmatin, qu'il interroge sur cette mauvaise
03:02rencontre.
03:04Il avait le visage vide, explique-t-il, celui d'un fou furieux.
03:08À ce moment-là, Pierre est convaincu qu'il va mourir.
03:11Mais il n'imagine pas une seconde que l'automobiliste va en fait le violer et lui laisser la vie
03:17sauve.
03:18Après avoir obligé Pierre à lui faire une fellation,
03:21l'homme lui dit qu'il peut recracher et reboutonne ses vêtements comme si de rien n'était.
03:25Ils remontent tous les deux en voiture.
03:27Dix kilomètres plus loin, à l'entrée du village de Nollet,
03:31un gendarme les arrête pour les prévenir qu'il y a des inondations.
03:34Pierre regarde son agresseur répondre au gendarme, le plus normalement du monde.
03:39Lui-même assiste à la scène, sans broncher.
03:43Dans le village, le conducteur décrète qu'ils vont refaire une pause pour boire un coup.
03:47Dans le bar, Pierre annonce à son agresseur qu'il ne repartira pas avec lui.
03:51L'autre ne réagit pas, finit son verre et s'en va.
03:55Dans la foulée, Pierre se rend à la gendarmerie.
03:58Il donne le signalement de la voiture, la marque, le modèle et même la plaque d'immatriculation.
04:03Il prévient que cet homme est selon lui dangereux, qu'il est certain qu'il recommencera.
04:08Le gendarme lui répond que s'il y a du nouveau, le parquet le contactera.
04:13Il n'y a jamais eu de nouveau et personne n'a jamais recontacté Pierre.
04:25Damien, en fait, dans cette affaire, il n'y a pas d'enquête.
04:28Oui, alors, pour une raison aussi simple que consternante,
04:32mais que Pierre ne va apprendre que bien plus tard,
04:34c'est qu'en réalité, sa plainte, elle a tout bonnement disparu.
04:38Elle a été perdue.
04:39Et donc, forcément, personne n'enquête, personne ne recherche l'homme qui l'a violé.
04:44Pierre, lui, il va continuer parce qu'on ne lui dit pas, donc il va continuer à demander des nouvelles
04:47pendant un an et demi.
04:48Il va appeler régulièrement le parquet de Dijon pour savoir un petit peu où en est sa plainte,
04:52si on l'instruit, si on cherche, si on enquête.
04:55Mais évidemment, il n'obtiendra jamais aucune réponse.
04:58Il ne raconte cette agression à personne, sauf à un de ses amis.
05:02Oui, il va cacher en réalité ce qu'il a subi à ses parents.
05:07Voilà, c'est un sentiment de honte, forcément.
05:09Donc, il va en parler quand même à cet ami, mais cette chape de plomb, ce silence,
05:14ça l'empêche d'avancer correctement dans la vie.
05:17Et en février 1983, alors qu'il doit entrer chez les pompiers, il hésite, c'est difficile.
05:23Donc, avec cet ami, ils vont essayer de faire eux-mêmes finalement leur propre enquête
05:27pour essayer de retrouver cet homme qui a en quelque sorte brisé, en tout cas fortement abîmé sa vie.
05:33Ils vont finir par retrouver la trace d'une voiture et se rendre compte que
05:37elle a été louée, cette voiture, sous une fausse identité en Espagne.
05:42À l'été 1983, deux ans après les faits, ils se rendent donc en Espagne.
05:47Oui, pour retrouver le loueur de cette fameuse Fiat Ritmo rouge.
05:51Mais en fait, à l'époque, retrouver celui qui a loué cette voiture est tout simplement impossible.
05:56Alors, c'est évidemment un coup dur pour Pierre qui avait trouvé une piste enfin
06:00et qui voit cette piste se refermer. Il rentre chez lui et il décide en 1986
06:05d'essayer, en tout cas, de laisser cette histoire derrière lui.
06:09Il racontera au magazine Détective qu'il a recommencé à essayer de vivre normalement à l'époque.
06:15Il va rencontrer celle qui deviendra sa femme.
06:17Il va avoir deux enfants. Il fait une carrière chez les pompiers.
06:21Et il décide, en quelque sorte, de ne plus y penser, en tout cas de ranger ça
06:24dans un coin très très loin dans sa tête.
06:26Ça, ça va durer jusqu'en 1993, où tout, tout, va ressortir d'un seul coup.
06:35Au printemps 1993, Pierre est assis au comptoir d'un bar à Cogolin, dans le Var.
06:4112 ans ont passé depuis le viol qu'il a subi.
06:44Ça fait longtemps qu'il n'y pense plus tous les jours.
06:47Il feuillette un journal et tombe sur un petit article.
06:50Une ligne, en particulier, lui fait l'effet d'un uppercute.
06:54Il en renverse son coca.
06:56On peut lire « Abdel, un enfant de 11 ans, est toujours porté disparu ».
07:01Les gendarmes recherchent un homme d'origine belge, ancien militaire et ancien cuisinier.
07:06Pierre n'hésite pas une seconde.
07:08« C'est lui », se dit-il.
07:10Il ne perd pas de temps et se rend immédiatement à la gendarmerie la plus proche.
07:14Là, il raconte son histoire.
07:17Les gendarmes le prennent au sérieux.
07:19Un gradé vient même le voir.
07:20Il lui montre une photo de l'homme qu'il recherche.
07:24Pierre font en larmes.
07:25Il n'a aucun doute, cet homme est bien le conducteur de la Fiat Ritmo Rouge,
07:29dans laquelle il est monté le vendredi 29 mai 1981.
07:33Le gradé lui donne aussi son nom.
07:35Willy Van Copernol, l'homme le plus recherché de France depuis quelques jours.
07:41Revenons au samedi 27 mars, avant que Pierre ne découvre le signalement de son agresseur dans le journal.
07:48Ce jour-là, Abdel Tkissi, un petit garçon de 11 ans, est parti traîner sur le parking du supermarché Champion
07:54à Remoulins, dans le Gard.
07:57Mimoun Tkissi, son père, un ancien épicier marocain établi dans la région depuis 20 ans, sait que son fils est
08:03allé jouer.
08:04Il ne s'inquiète d'abord pas.
08:05Mais ne le voyant pas revenir, Mimoun Tkissi part à sa recherche, sans retrouver sa trace.
08:11Les heures qui suivent, Mimoun Tkissi prévient les gendarmes.
08:14Le lendemain, toujours sans nouvelles de son fils, il contacte des journalistes,
08:19et fournit une photo d'Abdel, petit garçon brun, au sourire malicieux.
08:23Sa photo est diffusée dans la presse, et bientôt, le visage d'Abdel devient familier.
08:28Pour tenter de le retrouver, de gros moyens de recherche sont déployés.
08:32Des centaines d'hommes sont mobilisés, et les cours d'eau sont fouillés.
08:36Des témoins finissent par se manifester.
08:38Plusieurs personnes affirment avoir vu sur le parking où Abdel a disparu,
08:43un petit garçon monté dans une Opel Astra Bleu, immatriculée en Belgique.
08:47Ce modèle de voiture est alors particulièrement recherché.
08:51Mais une autre affaire va donner un coup d'accélérateur à ce dossier.
08:55Cinq jours plus tard, le matin du dimanche 4 avril 1993, deux jeunes garçons de 15 et 16 ans se
09:03présentent à la gendarmerie de Coursan, dans l'Aude.
09:06La veille, ils étaient en boîte de nuit à Gruissant, à une vingtaine de kilomètres, dans la région de Narbonne.
09:15Damien, ces deux garçons s'appellent Étienne et Marc.
09:18Ils ont 15 et 16 ans, on l'a dit, et ils sont sortis pour la première fois en discothèque
09:24la veille.
09:24Oui, alors on imagine bien cette première soirée entre ados quand on a 15 et 16 ans.
09:29Marc, il est arrivé dans l'Aude l'été précédent, après la séparation de ses parents.
09:34Et il s'est assez vite lié d'amitié avec Étienne, ils sont dans le même collège.
09:38Et cette nuit-là, ils sortent de boîte, il est environ 1h30 du matin.
09:43Ils ont bien bu tous les deux et ils décident de faire du stop.
09:46Et assez vite, une voiture va s'arrêter.
09:48À l'intérieur de cette voiture, il y a un homme en costume cravate, bien habillé et l'air sérieux.
09:54Oui, tellement sérieux que les garçons vont le décrire ensuite comme quelqu'un qui a un air de directeur.
10:00Donc quelqu'un qui inspire une certaine forme de confiance.
10:03Mais quelques minutes seulement après s'être installé à l'arrière de cette voiture,
10:07la voiture va s'engager sur un petit chemin dans le massif de la Clappe.
10:11Alors le massif de la Clappe, c'est un petit massif montagneux calcaire de 15 000 hectares
10:15qui se situe aux environs de Narbonne, dans l'arrière-pays de Narbonne.
10:19Les garçons trouvent qu'emprunter ce chemin, ce n'est pas tout à fait normal.
10:24Mais bon, pour l'instant, ils ne disent rien.
10:26L'homme finit par sortir de la voiture, il en fait le tour, il ouvre le coffre
10:30et là, il attrape un fusil à pompe.
10:32Un fusil qu'il va recharger.
10:34On imagine le bruit d'un fusil à pompe qu'on recharge sous le regard
10:37à la fois ébahis et un peu stupéfait des deux jeunes garçons
10:41qui ne comprennent quand même plus du tout ce qui se passe.
10:43Surtout que l'homme va les mettre en joue.
10:46Il va forcer Marc à s'allonger par terre, la tête recouverte d'un blouson
10:50et il va à ce moment-là faire sortir son copain Etienne de la voiture
10:54et il va le violer juste à côté de la voiture.
10:59Bien plus tard, Marc racontera ce moment dont il se souvient encore parfaitement
11:03au journal Midi Libre.
11:23Pendant tout ce temps que dure chacun des viols,
11:26les deux jeunes garçons ont pensé à partir en courant.
11:29Mais ils imaginaient que c'était abandonné toute chance que l'autre s'en sorte aussi.
11:33Alors ils s'attendent, supportent les sévices que leur tortionnaire leur fait subir
11:37en s'accrochant à l'idée qu'ils pourront peut-être se sauver à deux.
11:41Puis une idée, celle qui leur sauvera la vie leur vient.
11:44Marc et Etienne commencent à faire croire à l'homme qui les a pris en stop
11:48qu'ils ne sont pas amis mais amants et donc homosexuels.
11:52Ils lui disent qu'ils ont passé un bon moment avec lui et qu'ils aimeraient bien le revoir.
11:56Ils lui donnent même rendez-vous au Halle de Narbonne,
12:00un lieu connu de rencontres homosexuelles.
12:02C'est évidemment un mensonge mais ça semble adoucir leur agresseur
12:05qui les fait remonter en voiture et les dépose à l'entrée d'un village.
12:10Etienne et Marc sont sains et saufs.
12:12Juste avant qu'ils descendent de voiture, l'homme leur donne une casquette,
12:15trop petite pour eux, et une poignée de pièces de 5 francs.
12:18Les deux garçons, écoeurés, se débarrassent de tout ça dans une bouche d'égout
12:22et filent chez les gendarmes.
12:28Damien, on est le dimanche 4 avril et à ce moment-là, ça fait donc 5 jours
12:33que le petit Abdel a disparu.
12:36Etienne et Marc arrivent, eux, devant la gendarmerie de ce village qui est fermé.
12:40On est dimanche matin, très tôt.
12:42Ils vont donc appeler au secours.
12:44C'est des gendarmes de permanence qui vont être alertés de leur présence devant cette gendarmerie
12:48et qui vont venir pour recueillir leur déposition.
12:51Et l'un d'eux, l'un des gendarmes qui arrive sur place en premier,
12:54dit que quand ils arrivent, il voit ces deux jeunes sur le parking
12:58qui attendent et qui sont manifestement très choqués.
13:01Les gendarmes prennent donc leur déposition ?
13:03Oui, les victimes vont donc raconter leur viol, le viol qu'ils viennent de subir,
13:07la manière aussi dont ils ont pensé ce stratagème pour tromper leur agresseur
13:12en lui faisant croire finalement qu'ils souhaitaient le revoir
13:15et qu'ils étaient homosexuels et que voilà, c'est probablement ça qui leur a d'ailleurs sauvé la vie.
13:20Et les deux garçons décrivent aux gendarmes à quoi ressemble physiquement l'homme qui les a agressés ?
13:25Oui, et ils vont en faire une description extrêmement précise.
13:29Ça va permettre de dresser un portrait robot.
13:32Ils disent aussi qu'ils ont pris la peine de relever, de mémoriser la plaque d'immatriculation
13:36de la voiture de leur agresseur.
13:38C'est une plaque belge pour deux garçons de 15 et 16 ans
13:41qui rentraient de boîte de nuit, on l'a dit, un peu éméchés.
13:44Ils ont vraiment su faire preuve d'un sang-froid incroyable.
13:48Ils vont même aller plus loin puisqu'ils vont préciser le modèle de cette voiture.
13:51C'est une Opel Astra bleue.
13:55Le même modèle donc que la voiture dans laquelle des témoins ont vu monter pour la dernière fois le petit
14:00Abdel.
14:01Pendant qu'Étienne et Marc déposent plainte, les enquêteurs qui travaillent sur la disparition du petit Abdel,
14:07à 160 km de là, commencent à penser que les chances de le retrouver vivant s'amenuisent.
14:12La mairie de Remoulins a permis aux gendarmes d'installer un poste de commandement directement sur place
14:17pour faciliter leur travail.
14:19Trois jours après la disparition du petit garçon, une information judiciaire a été ouverte.
14:24Mais malgré les grands moyens déployés, pas de traces d'Abdel.
14:28Les enquêteurs ont en tête le fiasco de l'affaire Grégory, survenue en 1984.
14:32Et même s'ils ont d'abord privilégié la fugue ou une noyade dans la rivière,
14:37ils ne veulent négliger aucune piste.
14:39Le gendarme, qui a pris la déposition d'Étienne et Marc,
14:42pense que les éléments de leur plainte pourraient être utiles dans l'enquête sur la disparition d'Abdel.
14:46Ils contactent les gendarmes qui travaillent dessus et leur envoient le portrait robot par fax.
14:52Les enquêteurs montrent ce portrait robot aux habitants de Remoulins et aux alentours.
14:56Et l'un d'eux reconnaît l'homme qui y est dessiné comme étant un client de son auberge.
15:01Selon le patron de l'auberge Saint-Pierre, à Tresc, à une vingtaine de kilomètres de Remoulins,
15:06l'homme est arrivé chez lui le vendredi 26 mars 1993, la veille du jour de l'enlèvement d'Abdel.
15:12Il s'est présenté comme un ingénieur en chef chez IBM, la célèbre entreprise informatique américaine,
15:18et il voulait louer dix chambres pour des collègues.
15:22À l'auberge, on le trouve chaleureux.
15:24L'homme dîne à la table de l'hôtelier le soir même.
15:26Le lendemain soir, le 27 mars 1993, le jour, donc, de la disparition d'Abdel,
15:32il rentre à l'auberge en rouspétant.
15:34« En France, c'est comme en Belgique, dit-il, c'est toujours les Arabes qui font les sales coups.
15:39»
15:40Il dit qu'on lui a volé sa sacoche.
15:41L'hôtelier compatissant lui prête 1400 francs.
15:44Puis l'homme dîne à nouveau à l'auberge.
15:51Damien Delsenis, les gendarmes qui enquêtent sur la disparition d'Abdel
15:55sont tout de suite convaincus que ce prédateur sexuel
15:58qui a logé à moins de 25 km de remoulins est impliqué dans cette affaire.
16:02Oui, et puis on a quand même un homme qui a violé deux jeunes ados
16:06une semaine après la disparition du petit Abdel,
16:09à très très peu de kilomètres finalement dans la même région.
16:12Donc on a l'impression qu'il ne peut pas vraiment y avoir de hasard.
16:15Surtout qu'ils vont en apprendre plus sur cet homme.
16:17Oui, la voiture, la fameuse Opel Astra Bleu qu'il utilise,
16:21elle a été louée.
16:22D'ailleurs, il avait même proposé à l'aubergiste de lui vendre pour 10 000 francs
16:26alors que ce n'était pas vraiment sa voiture,
16:28c'était une voiture de location.
16:29Donc ça, ça va permettre de l'identifier.
16:31On va remonter jusqu'au loueur de cet Opel Astra Bleu.
16:34Il s'appelle Willy van Copernol
16:37et il est sorti de prison 8 jours plus tôt,
16:408 jours avant la disparition d'Abdel Dixie.
16:42Il venait en prison de purger une peine de 3 mois et demi.
16:46Une peine qui correspondait à un verdict de cour d'assises
16:49prononcée en 1991 par la cour d'assises de la Drôme
16:53pour un viol sur mineur.
16:55Mais les faits avaient été requalifiés en attentat à la pudeur sur mineur.
17:00C'est quelque chose qui n'existe plus aujourd'hui dans notre code pénal.
17:04Et donc cette requalification moins disante, moins grave, dirons-nous,
17:08lui vaut une peine à l'époque de seulement 5 ans de prison ferme.
17:12Cette requalification peut paraître étonnante.
17:14Pourtant, ce sont des choses qui arrivent.
17:16En revanche, dans le cas de Willy van Copernol,
17:18c'est dingue parce qu'en fait, il a déjà un casier judiciaire extrêmement fourni.
17:23Oui, mais c'est ça qui est complètement incompréhensible dans cette décision.
17:26C'est qu'on requalifie un crime et que finalement,
17:29on en fasse un délit pour des raisons de juger plus vite,
17:32en accord avec les victimes, etc.
17:34quand on a affaire, entre guillemets, à un primo délinquant.
17:36Mais là, van Copernol, au moment où il comparaît devant cette cour d'assises de la Drôme en 1991,
17:42ce n'est pas du tout la première fois qu'il a affaire à la justice.
17:45Et donc, il a un palmarès tout à fait glaçant.
17:48Et là, non seulement ça, c'est grave d'avoir permis ça devant la cour d'assises de la Drôme,
17:52mais surtout, qu'est-ce que ça veut dire ?
17:54Ça veut dire que ceux qui enquêtent sur la disparition du petit Abdel,
17:58ils n'ont quasiment plus d'espoir de le retrouver vivant.
18:03Par tous ceux qui l'ont côtoyé,
18:05Willy van Copernol est décrit comme un homme affable, sympathique,
18:08qui présente bien, souvent en costume cravate.
18:12Bref, comme quelqu'un qui met les gens en confiance.
18:14Et pour ceux qui ont eu accès à son casier judiciaire,
18:17il ne fait aucun doute que cet homme est extrêmement dangereux.
18:21Entre 1966 et 1982,
18:24Willy van Copernol est arrêté une trentaine de fois
18:27et emprisonné à plusieurs reprises pour vol, escroquerie et agression sexuelle.
18:32Quand il est dehors, il s'invente une vie,
18:34utilise de fausses identités,
18:36collectionne les petits boulots et récidive vite.
18:38En 1983, il est arrêté pour attentat à la pudeur sur mineur,
18:43puis placé en détention provisoire.
18:44Il est rapidement libéré.
18:46A la fin de l'année 1989,
18:48il s'installe dans la Drôme à Montélimar.
18:51Il dit alors qu'il est cadre chez Canon
18:53et profite de faire croire à des jeunes
18:55qu'il peut les former à l'informatique,
18:57pour se livrer à des attouchements sexuels.
18:59C'est là qu'il est une nouvelle fois arrêté
19:02pour viol sur mineur
19:03et placé en détention provisoire en France.
19:06Deux ans plus tard,
19:07il sort après avoir purgé une peine d'un an et demi.
19:10Au printemps 1993 et en quelques heures,
19:13Willy van Copernol devient l'homme le plus recherché de France.
19:16Le petit Abdel qu'il aurait enlevé
19:18une semaine avant d'agresser les deux ados
19:20reste lui introuvable.
19:22Avec les témoignages des deux adolescents,
19:24Étienne et Marc,
19:25avec celui de Pierre et avec celui de l'aubergiste,
19:28les enquêteurs ont assez d'éléments
19:29pour arrêter Willy van Copernol.
19:32Mais ils ne savent pas où il se trouve.
19:35Depuis le viol des deux adolescents agruissants,
19:37il s'est volatilisé.
19:39Son signalement, diffusé dans toute la France,
19:41permet de retrouver les endroits où il s'est arrêté.
19:44Mais à chaque fois,
19:45les gendarmes arrivent trop tard
19:47et Willy van Copernol n'est déjà plus là.
19:50Le tracé de son parcours permet de voir
19:52qu'il est en train de remonter la vallée du Rhône.
19:55Le dimanche 18 avril,
19:56des gendarmes d'Etrès-Saint-Denis,
19:58dans l'Oise, au nord de l'île de France,
20:00repèrent le véhicule Opel Astra bleu du fugitif,
20:03devant une caravane appartenant à un cirque.
20:06À 800 km donc,
20:08de l'endroit où Abdel a disparu.
20:10Les gendarmes de Nîmes et Narbonne,
20:12chargés des enquêtes sur la disparition du garçon
20:15et sur les viols des adolescents,
20:17demandent à leurs collègues de ne pas intervenir.
20:19Car dès le moment où Willy van Copernol sera arrêté,
20:23sa garde à vue commencera pour 48 heures maximum.
20:26Et le temps que les enquêteurs chargés du dossier arrivent,
20:29ils risquent de perdre de précieuses heures d'interrogatoire.
20:33La consigne est donc de ne pas bouger,
20:35en attendant que les enquêteurs de Nîmes et Narbonne soient sur place.
20:41Damien, les enquêteurs prennent la route immédiatement.
20:44Oui, mais 800 km, c'est long.
20:46Et le temps qu'ils arrivent,
20:47Willy van Copernol a quitté cette caravane où il était hébergé.
20:51Alors, comme il était quand même, heureusement,
20:53sous la surveillance des gendarmes,
20:54il est interpellé.
20:56Donc, on va fouiller sa voiture.
20:58À l'occasion de cette fouille,
20:59les gendarmes vont mettre la main sur le fusil à pompe,
21:03le même que celui qui a été décrit
21:05par les deux adolescents violés à la sortie de la boîte de nuit.
21:08Donc, van Copernol,
21:10il est placé en garde à vue
21:11dans les locaux de la gendarmerie de Compiègne, dans l'Oise.
21:14Et il se défend ?
21:15Oui.
21:16Alors, lui, il semble complètement tomber des nus.
21:18Il ne comprend pas pourquoi il est là.
21:19Il va évidemment nier son implication dans les deux affaires.
21:23Alors, il va nier son implication,
21:25mais pour l'affaire de Gruissant et des deux adolescents,
21:27il dit que c'était lui.
21:28Enfin, qu'en tout cas, il était là,
21:29mais que les ados étaient parfaitement consentants.
21:32Alors, ils ont 15 ou 16 ans, on le rappelle à l'époque.
21:34Van Copernol en a déjà 50.
21:36Quant à Abdel, la disparition du petit Abdel,
21:38alors là, il va dire qu'il y est carrément pour rien.
21:39Après une journée complète de garde à vue,
21:42le dossier Willy Van Copernol n'a pas vraiment avancé.
21:45Mais après environ 30 heures de garde à vue,
21:49les choses vont changer.
21:50Il va faire une sorte d'annonce,
21:53prononcer une phrase extrêmement énigmatique.
21:55Il va dire qu'il ne dira rien,
21:57mais que si on l'emmène à Remoulin,
22:00il montrera quelque chose aux enquêteurs.
22:04Le souhait de Willy Van Copernol est exaucé.
22:07Une fois à Remoulin,
22:08il indique aux gendarmes un endroit dans la garrigue.
22:11Et après plusieurs heures de recherche,
22:13ces derniers finissent par retrouver
22:15le corps d'Abdel Tkissi.
22:18Depuis que Willy Van Copernol,
22:20le suspect numéro un,
22:21a avoué son crime,
22:22pas moins d'une centaine de gendarmes
22:24a entrepris de ratisser chaque mètre carré de maquis.
22:27Trois heures plus tard,
22:28il découvre le corps du petit Abdel,
22:30un endroit perdu,
22:31au bout d'un chemin de terre,
22:32à 10 km de son domicile.
22:34Il est partiellement dissimulé sous un drap,
22:36la tête écrasée par une énorme pierre.
22:38Le corps est tellement dégradé
22:40que pendant l'autopsie,
22:41les médecins légistes ne sont pas capables
22:43de déterminer si le petit garçon
22:45a été violé ou non.
22:47Selon la version de Willy Van Copernol,
22:49le petit garçon aurait fait d'abord une mauvaise chute
22:51et perdu connaissance contre une pierre.
22:54Affolé,
22:55il l'aurait alors violemment achevé,
22:57lui fracassant le crâne
22:59et le laissant nu dans un fourré.
23:01Des explications peu convaincantes.
23:04Willy Van Copernol est mis en examen
23:07et placé en détention provisoire.
23:09Deux ans plus tard,
23:10le lundi 27 mars 1995,
23:13le procès de Willy Van Copernol
23:15s'ouvre devant la cour d'assises du Gard.
23:17Il comparait pour enlèvement et meurtre sur Abdel
23:20et pour viol sur Étienne et Marc.
23:22Bonsoir,
23:23accusé du meurtre d'un garçon de 11 ans,
23:25accusé du viol de deux autres adolescents,
23:28Willy Van Copernol.
23:29Comparé depuis ce matin devant la cour d'assises du Gard à Nîmes,
23:32ce procès prévu sur toute la semaine
23:34est celui d'un pédophile récidiviste.
23:36Aujourd'hui,
23:37les familles des victimes ne comprennent pas
23:39pourquoi cet homme avait été libéré
23:41après avoir été déjà incarcéré
23:43pour violences sexuelles.
23:44Guy Lagache.
23:45Pierre, la première victime,
23:47celle dont la plainte a été perdue,
23:49est entendue,
23:50mais comme témoin.
23:51Face à la cour,
23:52Willy Van Copernol revient sur son enfance.
23:56Né en Belgique,
23:57à Gantt,
23:57en 1943,
23:59Benjamin de 16 enfants,
24:00il a été placé à 6 ans dans une institution religieuse.
24:04Son père venait d'être condamné à 10 ans de prison
24:07pour inceste sur une de ses sœurs
24:09qui avait fini par tomber enceinte.
24:11L'accusé raconte que c'est à la suite de ce placement,
24:14alors qu'il est âgé de 7 ans,
24:15qu'il est violé une première fois par deux religieux.
24:188 ans plus tard,
24:20Willy Van Copernol est un adolescent de 13 ans
24:22et aurait à nouveau été violé,
24:24cette fois-ci par un juge de paix.
24:26Des violences qui n'ont jamais pu être vérifiées.
24:29Jeune adulte,
24:30Willy Van Copernol rencontre Adrien
24:32qui restera son grand amour.
24:34Les deux hommes ont une relation pendant 5 ans,
24:36jusqu'à ce qu'Adrien se tue dans un accident de moto.
24:39Toujours selon Willy Van Copernol,
24:41c'est à partir de ce moment-là
24:43que sa vie change
24:44et que son parcours criminel débute.
24:46Tout au long du procès,
24:48l'accusé se plaint de sa triste vie.
24:50Il évoque un problème au pénis
24:51que les experts qualifient d'imaginaire,
24:54pleure sur son enfance brisée,
24:55mais à aucun moment,
24:57il n'a un mot,
24:58ni même une pensée, semble-t-il,
25:00pour les victimes.
25:01Il finit en revanche par reconnaître
25:03les viols d'Étienne et Marc,
25:04alors qu'il avait toujours clamé jusque-là
25:06que les garçons étaient consentants.
25:09Pierre, dont la plainte n'a jamais été retrouvée,
25:12témoigne à la barre pendant 3 heures.
25:13Il insiste sur le fait que,
25:15malgré sa plainte,
25:16un enfant est mort
25:17et deux adolescents ont été violés.
25:20Il suppose aussi
25:21que beaucoup d'autres se sont tus.
25:23Je l'ai regardé,
25:25il a baissé les yeux,
25:26dit-il.
25:27Lui faire face,
25:27ça m'a fait du bien.
25:29Il ne m'a pas impressionné.
25:32Damien,
25:33Willy Van Copernol
25:34est condamné le jeudi 30 mars
25:36à la réclusion criminelle
25:38à perpétuité.
25:39Alors, la réclusion criminelle
25:40à perpétuité,
25:41c'est donc la peine la plus forte,
25:43la plus grave,
25:43la plus lourde.
25:45La sienne,
25:45elle est en plus assortie
25:46d'une peine de sûreté
25:48de 22 ans.
25:49Ça veut dire que,
25:50pendant 22 ans,
25:51Willy Van Copernol
25:52il n'a pas pu demander
25:53de remise en liberté
25:54ni même d'aménagement de peine
25:56et qu'il n'a bénéficié
25:57d'aucun crédit
25:58entre guillemets
25:59sur sa peine.
25:59Il a été condamné,
26:00il avait 51 ans,
26:02c'était il y a 31 ans,
26:03il en a donc 82 aujourd'hui
26:06et il est toujours détenu
26:08à ce jour.
26:08Et plus de 30 ans
26:10après son procès,
26:11il continue d'intéresser
26:12la justice.
26:13En réalité,
26:14il l'intéresse depuis
26:15la création du pôle
26:16Colquais de Nanterre.
26:17Alors,
26:18le pôle Colquais de Nanterre,
26:20on l'a dit,
26:20ils ont repris en main
26:22un certain nombre
26:23de colquaises,
26:24de dossiers non élucidés,
26:25mais ils se sont aussi
26:26attachés à des personnalités,
26:28à des tueurs sériels
26:30déjà condamnés,
26:31qui purgent pour certains
26:32de longues peines de prison,
26:34exactement comme
26:35Willy Van Copernol
26:36et sur lesquels
26:36les juges d'instruction
26:38souhaitent reconstituer
26:39ce qu'on appelle
26:40des parcours de vie.
26:41Ça veut dire quoi ?
26:42Ça veut dire que
26:42on part du principe
26:44que Willy Van Copernol,
26:45compte tenu
26:46de sa perversité,
26:47de la succession
26:48de ses crimes,
26:49il y a peut-être
26:49des crimes qu'il a commis,
26:50et on est peut-être
26:51passé à côté,
26:52peut-être parce que
26:52les victimes n'ont pas osé,
26:53peut-être qu'il y a des plaintes
26:54qui se sont perdues.
26:55Van Copernol,
26:56on l'a compris,
26:57c'est quelqu'un qui a
26:57pas mal voyagé
26:58à travers l'Europe,
26:59l'Espagne,
27:00la France,
27:00la Belgique,
27:01qui a pu commettre
27:02un certain nombre
27:03de crimes dans ses pays,
27:04dans plusieurs régions
27:05de France,
27:06sans jamais avoir pu
27:07être identifié.
27:08Le parcours de vie,
27:09ça permet d'essayer,
27:10en tout cas,
27:11de reconstituer
27:12où était
27:13Willy Van Copernol
27:14en 1990,
27:15dans les années 80,
27:16par le biais
27:17d'achats,
27:18de tickets de péage,
27:19d'un certain nombre
27:20de choses,
27:20où on essaye
27:21de situer un peu
27:23ces tueurs en série
27:24dans le temps
27:25et dans l'espace.
27:25Donc lui,
27:26il fait partie de ceux,
27:27ils ne sont pas nombreux,
27:28sur lesquels
27:28le pôle Colquais
27:29a demandé aux enquêteurs,
27:31soit des policiers,
27:32soit des gendarmes,
27:33de reconstituer
27:34le parcours de vie.
27:35D'ailleurs,
27:35dans ce contexte,
27:36Pierre,
27:37l'homme dont la plainte
27:38avait été perdue,
27:39a pu finalement
27:40être entendu officiellement.
27:42Oui,
27:42il a donc déposé
27:43une nouvelle plainte
27:44en 2023
27:45dans les bouches du Rhône
27:46et il a été effectivement
27:48entendu
27:49par les enquêteurs
27:50du pôle Colquais.
27:5430 ans plus tard,
27:55Marc,
27:56un des deux adolescents
27:57victimes de
27:58Willy Van Copernol,
27:59racontait au journal
28:00Midi Libre
28:01y penser encore
28:01tous les jours.
28:02J'ai fait deux tentatives
28:04de suicide,
28:05confiait-il en 2022.
28:06J'ai eu tellement peur
28:07de devenir comme lui
28:08puisque lui aussi
28:10a été violé
28:11dans son enfance.
28:12Je vis toujours
28:13dans la même région,
28:14je passe et je repasse
28:15devant cette gendarmerie,
28:16devant les lieux du viol.
28:18La même année,
28:19Pierre,
28:20âgé alors de 65 ans
28:21et jamais officiellement
28:23considéré comme une victime,
28:24continuait de médiatiser
28:25son histoire,
28:2741 ans après les faits.
28:29Plusieurs fois,
28:30il a failli baisser les bras.
28:31Il a été hospitalisé
28:32en psychiatrie trois fois
28:34et il a voulu
28:35s'acheter une arme
28:35pour mettre fin
28:36à ses jours.
28:37Il a fini par être
28:38indemnisé par l'État
28:39à hauteur d'environ
28:404000 euros
28:41à cause de sa plainte perdue.
28:43Une somme
28:44qu'il a intégralement versée
28:45à une association.
28:47Aujourd'hui,
28:48Pierre espère toujours
28:49pouvoir être confronté
28:50à Willy Van Copernol
28:51dans le cadre
28:52d'une enquête judiciaire
28:53et pourquoi pas
28:55aider à élucider
28:56d'autres affaires.
29:19Vous venez d'écouter
29:20Crime Story,
29:21l'impensable parcours criminel
29:23de Willy Van Copernol.
29:24Cet épisode de Crime Story
29:26est diffusé en partenariat
29:27avec France Télévisions
29:28qui met en ligne
29:30entre le 15 avril
29:31et le 14 juillet
29:32quatre films
29:33inspirés par des faits divers.
29:35Vous pouvez retrouver
29:36la liste sur la plateforme
29:37France TV.
29:38Ce récit Crime Story
29:39était écrit par Claudia
29:40Prolongeau
29:41et raconté avec
29:42Damien Delsenis.
29:43Pour écouter
29:44tous nos autres podcasts,
29:45c'est sur le site
29:45leparisien.fr
29:46et sur toutes les plateformes
29:48d'écoute.
29:48Cette semaine,
29:49il y avait à la production
29:50Thibaut Lambert,
29:52Clara Garnier-Amourou
29:53et à la réalisation
29:54Julien Moncouquiole,
29:55le rédacteur en chef
29:56et Jules Lavi.
29:57Si vous aimez Crime Story,
29:59vous pouvez vous abonner
30:00et nous laisser des commentaires
30:01ou des petites étoiles.
30:02Vous pouvez nous écrire
30:03à l'adresse
30:04crimestory
30:04at leparisien.fr
30:06ou sur mon compte Instagram
30:07et surtout,
30:08vous pouvez écouter
30:09Code Source,
30:09notre podcast d'actualité
30:11qui propose
30:11un nouvel épisode
30:12chaque jour
30:13du lundi au vendredi.
30:14Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations