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  • il y a 18 heures
Dans la nuit du 4 au 5 juillet 1994, Stéphane Dieterich, un jeune étudiant de 24 ans, est assassiné à Belfort. Les enquêteurs suivent plusieurs pistes, mais sans succès et il va falloir attendre une vingtaine d’années pour que l’enquête redémarre. 


Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Photo : DR - Archives : INA

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Transcription
00:01Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:07Un jeune garçon de 10 ans a été tué par balle.
00:10Des aveux, 33 ans après.
00:12Son corps a été retrouvé un mois plus tard.
00:15Des hommes cagoulés ont tiré sur les mariés.
00:17Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle avec le chef du service poli-justice du Parisien, Damien Delsenie.
00:31Bonjour, Damien.
00:32Bonjour, Claudia.
00:33Aujourd'hui dans Crime Story, l'assassinat de Stéphane Dietrich, 20 ans de mystère.
00:37Une affaire en forme de jeu de piste et dans laquelle les enquêteurs ont semblé tout proches de la vérité
00:43avant de s'en éloigner.
00:44Le temps passé a fini par éclaircir ce mystère qui, comme souvent, a basculé sur un détail.
00:53Lundi 4 juillet 1994, c'est le premier jour des vacances de Stéphane Dietrich,
00:58un étudiant de 24 ans en école de commerce à Besançon dans Le Doubs.
01:03Pour l'occasion, il est revenu passer quelques jours chez ses parents à Belfort, en Bourgogne-Franche-Comté, où il
01:08a grandi.
01:10Stéphane est très mince, il a les cheveux clairs, des sourcils épais et un large sourire.
01:15Pour son entourage, c'est un étudiant modèle, major de sa promo, boursicoteur amateur et militant RPR,
01:22le parti politique de Jacques Chirac, qui a précédé l'UMP de Sarkozy et les Républicains d'aujourd'hui.
01:28Stéphane est également un garçon discret, méticuleux et prudent.
01:32Il passe ce premier lundi de juillet à faire les magasins avec sa mère, Roland, à Belfort.
01:38Stéphane est proche de ses parents, ainsi que de son grand frère Sylvain.
01:42Les parents, Roland et Paul, et leurs deux fils s'entendent bien.
01:46Bref, la famille Dietrich est une famille heureuse.
01:51Le soir du lundi 4 juillet, Stéphane dîne seul avec sa mère.
01:55Paul, son père, est absent et son frère Sylvain vit à Paris.
01:59Stéphane n'a pas de projet particulier.
02:01Il n'a pas prévu de sortir, il prend la route tôt le lendemain pour partir en vacances avec son
02:05meilleur ami Christophe et il veut être en forme.
02:13Mais vers 22h, l'étudiant reçoit un coup de téléphone de Christophe, qui lui parle de quelques détails à régler
02:18pour partir le lendemain.
02:20Il annonce à sa mère « j'en ai pour un quart d'heure, une demi-heure ».
02:24Puis il quitte la maison familiale en claquant la porte et sans prendre ses clés pour rejoindre son ami, qui
02:29l'attend dehors dans sa voiture.
02:32Une heure plus tard, Stéphane n'est toujours pas rentré.
02:36Roland commence à s'inquiéter, mais elle attend encore.
02:39Dehors, la nuit tombe, sous une pluie battante, sans que Stéphane ne réapparaisse.
02:46Roland ne dort pas de la nuit.
02:48Quand le jour se lève, elle appelle Christophe en espérant que Stéphane soit encore avec lui.
02:53Mais Christophe explique que non, qu'il a déposé Stéphane à sa demande, la veille, à la fête foraine du
02:58Fort Arthry, vers 22h30, et qu'il est rentré chez lui.
03:02Il propose à Roland de la déposer au commissariat de Belfort.
03:06À l'accueil, Roland explique que son fils cadet, Stéphane, n'est pas rentré de la nuit et que sa
03:11nuit ne ressemble pas.
03:12Les policiers prennent cette déclaration à la légère.
03:15Ils lui répondent que Stéphane est majeur et qu'il a probablement trouvé quelqu'un chez qui dormir.
03:20Roland insiste et décide de ne pas quitter le commissariat.
03:23Alors qu'elle patiente à l'accueil, elle entend une conversation dans un bureau voisin.
03:28Un policier dit « Ah bon ? Mais je crois que la mère est là. »
03:32Pour Roland, aucun doute, c'est bien de son fils qu'on parle.
03:40Damien, il se trouve que quelques dizaines de minutes plus tôt, un peu après 7h du matin, les policiers ont
03:45reçu un appel.
03:46Un appel anonyme où le correspondant explique aux policiers qu'il y a un corps au Boisjoli.
03:53Alors le Boisjoli, comme son nom l'indique, c'est une zone voisée qui se situe au sud de la
03:57ville.
03:57Il ne sait pas n'importe quel lieu, puisque c'est un endroit connu pour être un lieu de rencontre
04:03homosexuelle aux portes de Belfort.
04:06Vers 7h40, les policiers arrivent sur les lieux.
04:09Et ils vont découvrir, les indications ne sont pas très précises, mais ils vont découvrir assez rapidement le corps d
04:14'un homme jeune, d'environ 20 ans.
04:16Le corps présente plusieurs lésions, plusieurs blessures, notamment des blessures faites avec un couteau.
04:23Le cadavre, il se trouve en bordure de chemin, il n'est pas du tout dissimulé.
04:28Le corps est en position fétale, il est partiellement dénudé.
04:32Il porte encore une chemise, mais elle est ouverte et le short, lui, a été retiré et déposé un peu
04:38plus loin.
04:39Roland n'a pas toutes ces informations, mais quand elle entend un policier dire « je crois que la mère
04:44est là », ça la convainc de rester dans l'enceinte du commissariat pour attendre d'en savoir plus.
04:49Oui, on imagine son inquiétude et son impatience.
04:53Et finalement, des agents vont revenir vers elle et lui annoncent ce qu'elle redoutait le plus.
04:58Le corps qui a été retrouvé le matin même au Boisjoli est probablement celui de son fils cadet.
05:05Il n'y a pas de papier d'identité autour de ce corps, donc il va falloir qu'elle aille
05:10l'identifier elle-même.
05:16Paul et Roland, les parents de Stéphane, se rendent à la morgue de l'hôpital de Belfort, où est conservé
05:21le corps qu'ils doivent identifier.
05:23Ils sont accompagnés par un de leurs amis.
05:26Paul ouvre le sac mortuaire.
05:28Il reconnaît tout de suite son fils.
05:31À Paris, le frère de Stéphane, Sylvain, n'est au courant de rien.
05:35Dans un podcast d'ici Belfort, ex-France Bleu, il raconte comment il apprend, la mort de son frère.
05:41J'ai deux amis qui me disent, est-ce qu'on pourrait venir te voir, on a des choses importantes
05:47à te dire.
05:47Et là, ses amis me disent, ben voilà, il est arrivé quelque chose de très grave à Belfort, ça concerne
05:52ton frère.
05:53Je dis, mon frère a été blessé, mon frère a été...
05:56Ben non, mais il est mort.
06:00Et alors, instinctivement, j'ai pris le téléphone et j'ai appelé mes parents.
06:08Et pour la première fois de ma vie, j'ai entendu ma maman qui parlait par onomatopée.
06:13Quand j'ai la... ton frère, il...
06:16Donc ça, j'ai tout de suite compris qu'il s'était passé quelque chose de grave à ce moment
06:19-là.
06:20Mais avant, non, je ne réalisais pas.
06:25Du côté de la police, l'enquête pour homicide a déjà commencé.
06:29Mais sur la scène de crime, il ne trouve aucun élément.
06:32Ni empreinte, ni branche cassée, ni mégots.
06:36Il n'y a même pas une trace de sang.
06:38Et dans la vie de Stéphane, aucune aspérité.
06:41Paul, son père, est cadre dans une banque.
06:44Sa mère, Roland, s'occupe du foyer.
06:47Toute son enfance, Stéphane est choyé.
06:49C'est un étudiant brillant et ambitieux, un garçon sérieux,
06:52qui se consacre quasiment exclusivement à ses études
06:55et qui joue sur son temps libre, à des jeux d'argent, mais toujours sans excès.
07:01Le seul sujet qui interroge ses proches est sa vie amoureuse.
07:04Ou plutôt son absence de vie amoureuse.
07:08Stéphane est très secret sur le sujet.
07:10À 24 ans, il n'a jamais présenté, ni même parlé à sa famille ou ses amis,
07:15d'une relation amoureuse.
07:16D'ailleurs, personne n'est même certain de son orientation sexuelle.
07:20À cet égard, le fait que son corps ait été retrouvé dans un bois
07:24connu pour être le lieu de rencontres homosexuelles secrètes
07:27peut avoir une importance dans l'enquête.
07:29L'autopsie de Stéphane a lieu deux jours après le meurtre,
07:33le mercredi 6 juillet 1994.
07:35Elle révèle que Stéphane a été visiblement surpris
07:38et incapable de se protéger face à son agresseur.
07:41Il n'a pas de blessures sur les mains ou sur les bras,
07:44qui indiquerait qu'il s'est défendu.
07:46Le légiste dénombre 11 coups de couteau,
07:49dont plusieurs peu profonds dans le dos
07:51et qui ont entraîné des blessures non létales.
07:53En revanche, le jeune homme présente aussi
07:56deux plaies larges dans l'abdomen
07:57et plusieurs lacérations très profondes
08:00au niveau du thorax et dans la zone du cœur.
08:03L'un des coups de couteau a tranché la horte,
08:05ce qui a causé une forte hémorragie interne
08:07et la mort quasi instantanée du jeune homme.
08:15Damien, un détail en particulier
08:17attire l'œil du médecin légiste.
08:19Il s'aperçoit que les habits de Stéphane
08:22n'ont pas été perforés par les coups de couteau.
08:25Donc, la supposition, c'est que Stéphane
08:28ne portait plus son short
08:30et peut-être même pas sa chemise
08:31au moment où il a été frappé.
08:33Ce détail peut laisser penser
08:35qu'il a été tué avant ou après un acte sexuel
08:38alors qu'il s'était déshabillé de son plein gré.
08:41Ça peut le laisser penser, mais il n'y a rien
08:42qui permet en l'état de l'affirmer.
08:44D'autant qu'on ne peut pas savoir à ce moment-là encore
08:47si Stéphane a eu un rapport sexuel ou non
08:51concomitamment à son décès.
08:52On est en 1994.
08:54C'est vraiment le tout tout début
08:56des analyses ADN et de l'entrée de l'ADN
08:58dans les enquêtes judiciaires.
08:59Il n'y a pas évidemment encore de fichiers, etc.
09:02Donc, il n'y a pas beaucoup de prélèvements
09:04qui sont effectués à cette époque
09:06sur les scènes de crime et sur les victimes.
09:08Évidemment, aujourd'hui, si le même cas se représentait,
09:12il y aurait certainement beaucoup plus d'informations
09:15via l'ADN.
09:16Cette situation laisse aussi supposer
09:18que Stéphane connaissait peut-être son agresseur.
09:20En tout cas, l'absence de lésions de défense,
09:23ce qu'on sait vaguement des circonstances du décès,
09:26peuvent laisser imaginer qu'a priori,
09:30Stéphane connaissait son agresseur,
09:32en tout cas était avec lui à ce moment-là
09:34de son plein gré.
09:40L'heure exacte du décès n'est pas déterminée.
09:43Selon le légiste, Stéphane est mort entre 22h30,
09:46l'heure de son arrivée à la fête foraine,
09:48et 5h du matin, soit 2h avant la découverte du corps.
09:52La forêt du Boisjoli se trouve à 3 km
09:54de l'esplanade du Fort-Atri,
09:56là où avait lieu la fête foraine.
09:58Pour résumer, il n'y a pas de témoins,
10:00pas d'indices matériels,
10:02et rien dans la personnalité de la victime
10:04pour aiguiller les policiers sur une piste en particulier.
10:06L'enquête s'annonce difficile.
10:11Une information judiciaire pour homicide volontaire est ouverte.
10:14Les enquêteurs commencent par tenter
10:16de reconstituer les dernières heures de Stéphane Dietrich.
10:19En premier lieu,
10:21ils entendent donc son meilleur ami,
10:22Christophe.
10:24C'est cet ami qui est venu chercher Stéphane en voiture
10:26vers 22h devant la maison de ses parents
10:28et avec lequel il devait partir en vacances le lendemain.
10:31Quand les enquêteurs le reçoivent,
10:33il est encore sous le choc.
10:35Christophe leur raconte la même chose
10:37que ce qu'il a dit à la mère de Stéphane,
10:40avec un peu plus de détails.
10:42Le lundi soir,
10:43quand Stéphane monte dans sa voiture,
10:44les deux amis commencent par rouler
10:46jusqu'à un distributeur pour retirer 500 francs,
10:48avec la carte bleue de Stéphane,
10:50en vue de leur départ en vacances le lendemain.
10:53Juste après ça,
10:54Christophe dit que Stéphane lui a confié
10:55avoir un rendez-vous à la fête foraine du Fort Arthry,
10:58à 2 km de là.
11:00Ils roulent ensemble vers le lieu du rendez-vous.
11:02Selon Christophe,
11:03Stéphane descend de la voiture à 22h30,
11:05sans lui en dire davantage sur la teneur de ce rendez-vous.
11:09La fête foraine de Belfort est connue
11:10pour être un endroit sulfureux,
11:12surtout tard le soir.
11:14Et justement,
11:15la veille,
11:16il y a eu une grosse bagarre.
11:18Dès le lendemain,
11:19un forain impliqué dans cette bagarre
11:21explique partout qu'il s'est battu
11:23et qu'il a fait une connerie.
11:24Pour les enquêteurs,
11:26l'affaire semble déjà élucidée.
11:27Le forain s'est battu avec Stéphane
11:29et il l'a poignardé.
11:31Pour la famille de Stéphane,
11:32cette possible version des faits
11:34paraît moins évidente.
11:35Déjà,
11:36il ne voit pas ce que Stéphane
11:37serait allé faire à la fête foraine.
11:39Avec des amis,
11:40à la limite, pourquoi pas ?
11:41Mais tout seul, comme ça,
11:43sur les coups de 22 heures.
11:45Ça leur semble peu probable
11:46et très éloigné
11:47du comportement habituel de Stéphane.
11:50Par ailleurs, ce soir-là,
11:52il pleuvait fort
11:53et Stéphane,
11:54qui détestait être mouillé
11:55selon son frère,
11:56était sorti sans son parapluie.
11:58La famille de Stéphane
11:59en est certaine,
12:00il ne s'est pas rendu
12:02à la fête foraine.
12:10Damien, finalement,
12:11la piste du forain
12:12ne donne rien
12:13et les enquêteurs
12:14décident de réentendre
12:15son ami Christophe.
12:17Son ami Christophe,
12:18qui, selon les déclarations
12:19de tout le monde,
12:19est quand même
12:20l'un des derniers,
12:21a priori,
12:22à l'avoir vu
12:23quelques heures avant sa mort.
12:24Donc, le mercredi 7 septembre 1994,
12:27on est deux mois
12:28après le meurtre de Stéphane,
12:30Christophe Blain
12:31est placé en garde à vue.
12:32Plusieurs éléments
12:33font que les gendarmes
12:34ont des doutes sur lui,
12:35ce n'est pas simplement
12:35le fait qu'il soit
12:36un des derniers
12:37à l'avoir vu.
12:37Ce soir-là,
12:38il a un alibi
12:39qui est assez fragile
12:41puisqu'il prétend
12:41être allé dormir
12:43dans l'appartement
12:44de sa petite amie,
12:45mais sa petite amie,
12:45elle n'était pas là
12:46cette nuit-là,
12:47donc elle ne peut pas
12:48le confirmer.
12:48Il y a aussi
12:49un autre détail
12:50qui les chiffonne un peu,
12:51c'est que la carte bleue
12:53de Stéphane,
12:54elle a été retrouvée
12:55dans la voiture de Christophe.
12:57C'est quand même
12:57assez maigre.
12:58Oui, mais ils se disent
12:59que ce Christophe,
13:00ce n'est pas un criminel
13:01d'habitude,
13:02même avec quelques petits éléments,
13:04si on lui met un peu
13:04la pression en garde à vue,
13:05peut-être qu'il va finir
13:06par avouer,
13:07sauf qu'en fait,
13:08une fois que l'audition
13:09démarre,
13:10les auditions démarrent
13:10en garde à vue,
13:11il ne craque pas du tout.
13:12Il semble sincèrement
13:14très affecté
13:15par la mort de son ami.
13:16Donc, au bout de 24 heures,
13:18les enquêteurs décident
13:19de stopper,
13:20de mettre fin
13:20à cette garde à vue.
13:21Alors, ce n'est pas
13:22une technique,
13:23mais disons que
13:23quand des enquêteurs
13:24ont un doute sur quelqu'un,
13:26mais qui sentent
13:26que cette garde à vue,
13:28elle part mal,
13:29entre guillemets,
13:29que ça ne va rien donner,
13:30ils préfèrent arrêter
13:31la garde à vue
13:32au bout des 24 premières heures.
13:34Comme ça,
13:34ça leur laisse
13:34un peu de temps,
13:36c'est-à-dire 24 heures
13:37supplémentaires,
13:38si un jour,
13:38ils veulent reprendre
13:39cette garde à vue
13:40et réentendre le suspect.
13:42Mais tout en l'ayant relâché,
13:43sans qu'aucune charge
13:44ne soit retenue contre lui,
13:46les enquêteurs
13:47continuent
13:47à s'intéresser à lui.
13:49Oui, parce que
13:49ce n'est pas parce que
13:50cette garde à vue
13:50n'a pas porté ses fruits
13:51qu'ils vont totalement
13:52abandonner la piste Christophe.
13:55Ils vont continuer
13:56effectivement à le surveiller,
13:58ils vont le placer
13:59également sur écoute téléphonique,
14:01mais tout ça
14:02ne donne rien
14:02au fil des semaines
14:03et donc ils vont finir
14:04par lâcher cette piste.
14:06Christophe est mis
14:07hors de cause
14:08et l'enquête du coup
14:10s'enlise tranquillement
14:11jusqu'à ce qu'en mars 1995,
14:14un homme sonne
14:15chez les diétriches.
14:16Alors,
14:16il s'agit d'un militant
14:18écologiste
14:19qui a comme particularité
14:21de ressembler
14:21énormément physiquement
14:23à Stéphane diétriches.
14:25Même la maman
14:26est troublée
14:27par cette ressemblance
14:28et lui,
14:29il va confier
14:30à la famille
14:30de Stéphane diétriches
14:31que selon lui,
14:32leur fils
14:33a peut-être été
14:34tué par erreur
14:36et qu'en fait,
14:36c'était lui
14:37qui était la cible
14:38des meurtriers.
14:39Cet homme
14:39s'appelle Dominique Egloff.
14:41C'est un militant écologiste
14:43qui s'est lancé
14:43dans un combat
14:44contre le festival
14:45des Eurokéennes
14:45à Belfort
14:46et ses nuisances.
14:48Depuis 1989,
14:49ce festival de musique
14:51attire chaque année
14:52environ 130 000 personnes
14:54sur 4 jours.
14:56Dominique Egloff,
14:57en s'opposant
14:58à ce qui est quasiment
14:58devenu une institution
14:59dans la région,
15:00s'est attiré
15:01de profondes inimitiés.
15:03Il a même été menacé
15:04de mort.
15:05Alors,
15:06à la fin de l'hiver 1995,
15:08alors que Stéphane diétriches
15:09a été tué
15:10il y a déjà 8 mois,
15:11il commence à s'interroger.
15:12Et si c'était lui,
15:14la cible,
15:15et que les auteurs
15:16du meurtre
15:16s'étaient trompés ?
15:17Il faut dire que,
15:19après avoir vu
15:20les photos de Stéphane
15:21publiées dans la presse,
15:22Dominique Egloff
15:23a trouvé qu'il se ressemblait
15:24beaucoup,
15:25ce que confirment
15:26les proches de la victime.
15:28Cette piste
15:28semble très crédible
15:30et,
15:30en plus d'être
15:31sérieusement étudiée
15:32par les enquêteurs,
15:33elle est largement reprise
15:35dans la presse locale.
15:36Le jour de la mort
15:37de Stéphane diétriches,
15:39Dominique Egloff
15:39a passé la journée
15:40dans les rues de Belfort
15:41à faire signer
15:42des pétitions
15:42contre les Eurokéennes.
15:44Il portait une chemisette
15:45et un short,
15:46comme Stéphane
15:47le soir de son meurtre.
15:48Les policiers
15:49cherchent,
15:50tentent d'accréditer
15:51cette hypothèse
15:52et en arrivent vite
15:53à la conclusion
15:54qu'elle est un peu farfelue.
15:55Ils réalisent que Dominique Egloff
15:57aime être au centre
15:58de l'intérêt médiatique
15:59et que cette histoire
16:00lui permet
16:01de faire parler de lui.
16:02Mais en réalité,
16:04aucun élément
16:04ne vient soutenir
16:05sa théorie.
16:10Damien Delsenie,
16:11d'autres pistes
16:12sont étudiées
16:13comme celle
16:13d'un tueur en série
16:14qui s'en prendrait
16:15à de jeunes homosexuels
16:16dans le secteur.
16:17Oui,
16:18c'est un commandant
16:18de gendarmerie
16:19qui travaille
16:19sur la piste
16:20de ce tueur en série
16:21qui a tué
16:22notamment un jeune homme
16:22à Sochaux,
16:23donc géographiquement
16:25pas très loin
16:25et il cherche
16:26des crimes
16:27ou des affaires similaires
16:28qui ont été commises
16:29dans la région.
16:30Un temps,
16:30il va croire
16:31que Stéphane
16:32a pu faire partie
16:33de la liste
16:34de ses victimes.
16:34Il y a même un suspect
16:36qui va être arrêté,
16:37placé en garde à vue
16:38mais encore une fois,
16:39faute d'éléments probants,
16:41cette piste,
16:41elle est abandonnée.
16:42Alors que les mois passent
16:43et que la famille
16:44de Stéphane
16:44reste sans réponse,
16:46son grand frère,
16:47Sylvain,
16:47fait tout
16:48pour que le meurtre
16:49reste dans les mémoires.
16:51Oui,
16:51c'est toujours le problème
16:52de ces affaires
16:53qui s'étalent dans le temps.
16:54On a peur
16:54que les enquêteurs
16:55baissent les bras
16:56donc le frère,
16:56il va créer
16:57une association
16:58qui s'appelle
16:59Les Amis
17:00de Stéphane Dietrich
17:01pour la mémoire de Stéphane
17:02et chaque été,
17:03il organise un concert
17:05qui a des reprises
17:06dans les médias
17:07une fois par an
17:08où on va fleurir sa tombe
17:09et on distribue
17:10des flyers
17:11avec sa photo.
17:12En réalité,
17:13l'intention de Sylvain,
17:14le frère,
17:14est double.
17:15D'un côté,
17:16il veut qu'il reste
17:17quelque chose
17:18de son frère
17:19et l'autre,
17:20surtout,
17:20la plus importante sans doute,
17:22c'est qu'il ne veut pas
17:22que l'affaire
17:23soit classée,
17:25finisse par être prescrite
17:26puisque le délai
17:27de prescription des crimes
17:28est à ce moment-là
17:29de 10 ans
17:30et donc,
17:31ce délai,
17:31il démarre à partir
17:32du dernier acte d'enquête.
17:33Ça veut dire que
17:34si on ne fait plus
17:34d'actes d'enquête
17:35pendant 10 ans,
17:36l'affaire,
17:36elle est définitivement
17:38terminée,
17:39fermée.
17:39Donc,
17:40si même après,
17:41un coupable est retrouvé,
17:42on ne peut plus rien faire
17:43quand le délai de prescription
17:44est passé.
17:45Donc,
17:45lui,
17:46son combat,
17:46au frère de Stéphane,
17:47c'est de tout faire
17:48pour éviter
17:49cette prescription.
17:52Mais malgré tous les efforts
17:54de la famille
17:54et après des années
17:55de procédure,
17:56les enquêteurs
17:57ne sont toujours pas parvenus
17:58à trouver le criminel
17:59ni le mobile
18:00de ce crime.
18:02En 2002,
18:038 ans après le meurtre
18:04de Stéphane,
18:05une ordonnance
18:05de non-lieu est rendue.
18:07L'affaire n'est pas
18:08encore prescrite,
18:09mais la police
18:10et la justice
18:10arrêtent de chercher
18:12le meurtrier
18:12de Stéphane Dietrich.
18:198 ans plus tard,
18:20en 2010,
18:21quelques mois
18:22après avoir pris
18:22ses fonctions,
18:23le nouveau procureur
18:24de Belfort,
18:25Alexandre Chevrier,
18:26reçoit une demande
18:27de rendez-vous
18:28de la part
18:28de la famille Dietrich.
18:30Il rencontre Sylvain
18:31et Roland
18:32et il leur promet
18:33de se pencher
18:34sur le dossier
18:34de Stéphane.
18:36En procédant
18:37à l'examen décelé,
18:38le procureur constate
18:40que ceux-ci
18:40n'ont pas été exploités
18:41par la police scientifique
18:42qui n'existait pas
18:43vraiment à l'époque.
18:44Ils demandent alors
18:45que des actes soient réalisés,
18:47des analyses ADN essentiellement,
18:49l'objectif étant aussi
18:50de retarder
18:51le délai de prescription.
18:52Pour la famille
18:53de Stéphane,
18:54l'espoir renaît.
18:57Dans les scellés
18:57que le procureur
18:58a fait envoyer
18:59au laboratoire,
18:59on découvre l'ADN
19:00de Stéphane sur des poils
19:02et aussi un peu
19:02de son sperme
19:03dans son slip.
19:04Bien qu'il ne soit
19:05pas déterminant,
19:06ce sont de nouveaux éléments.
19:07L'information judiciaire
19:09est donc rouverte
19:10et la prescription recule.
19:12La mère de Stéphane
19:14est à nouveau auditionnée.
19:15Cette fois-ci,
19:16les policiers
19:17s'accordent avec elle
19:17sur le fait
19:18que Stéphane,
19:18qui a quitté la maison
19:19sans fermer la porte
19:20et sans vêtements de pluie
19:22la nuit de son meurtre,
19:23avait forcément prévu
19:24de revenir chez lui
19:25seulement quelques dizaines
19:26de minutes plus tard.
19:28Une version
19:28qui ne colle donc pas
19:29avec celle de Christophe Blain,
19:31son meilleur ami,
19:32qui affirmait
19:33que Stéphane avait prévu
19:34ce soir-là
19:35de se rendre
19:36à un rendez-vous.
19:41Damien,
19:42à l'époque du meurtre,
19:43en 1994,
19:45Christophe et Stéphane
19:46sont très proches.
19:47Ah oui,
19:48ils sont même décrits
19:49comme inséparables.
19:50D'ailleurs,
19:51ils étaient censés
19:52partir ensemble
19:52en vacances
19:53le lendemain
19:53de la disparition
19:55et du meurtre
19:56de Stéphane.
19:57Christophe,
19:57il vit chez Stéphane
19:59à Besançon
19:59quand il fait ses études
20:00et il vient très souvent.
20:02C'est un familier
20:03des diétriches,
20:03donc c'est quelqu'un
20:04qu'on connaît.
20:05C'est vraiment une amitié
20:07presque fusionnelle.
20:08Au moment où l'enquête reprend,
20:09en 2010,
20:10qu'est devenu Christophe ?
20:12Christophe Blain,
20:13il a à ce moment-là
20:13un peu plus de 40 ans.
20:15Il est agent immobilier
20:16dans le sud de la France.
20:18Il est célibataire.
20:20La police va essayer
20:21d'en savoir un peu plus
20:22sur sa vie,
20:23ce qu'il a fait
20:23entre 1994 et 2013.
20:26Ils vont aussi
20:27le placer sur écoute
20:29et ils vont comprendre
20:30que c'est quelqu'un
20:31qui a à la fois
20:32énormément de relations
20:35amoureuses et intimes
20:36avec des femmes
20:36mais qu'elles ne durent
20:37jamais très longtemps.
20:39Le maximum,
20:40c'est six mois
20:41et ça se termine
20:41souvent dans la violence
20:43avec des actes de violence.
20:45Donc ça intrigue
20:46un peu les policiers.
20:47Ça pourrait aussi indiquer
20:49que dans cette fameuse nuit
20:50du 4 juillet 1994,
20:53il s'est passé quelque chose
20:54qui a pu perturber
20:55la vie,
20:56l'existence
20:57de ce Christophe
20:58et que depuis,
20:59sa vie sentimentale
21:00s'en est trouvée
21:01assez compliquée.
21:02Cette supposition
21:04des enquêteurs,
21:05elle est accentuée
21:06par le fait
21:07qu'un jour,
21:07au téléphone,
21:08une femme va lui demander
21:09s'il va bien
21:10et il est très en colère
21:12ce jour-là
21:12et il va répondre
21:14d'une manière
21:14extrêmement brutale
21:15« Comment veux-tu
21:17que ça aille ?
21:18J'ai tué quelqu'un. »
21:19Alors elle,
21:19la femme,
21:20elle ne fait pas
21:21tellement attention
21:22à cette phrase
21:22qui est pourtant
21:23assez curieuse
21:24mais pour les enquêteurs
21:25qui, eux,
21:26écoutent les conversations
21:27sur le téléphone,
21:28c'est évidemment
21:29un indice
21:31supplémentaire
21:32mais pas assez probant
21:33malheureusement encore
21:35pour aller plus loin.
21:36La suite
21:36est un véritable coup de chance.
21:38Alors les policiers,
21:39ils en sont là.
21:40Ils ont remis
21:41l'ouvrage
21:42entre guillemets
21:42sur Christophe,
21:43ils sont de nouveau
21:44sur cette piste-là
21:45mais il manque
21:45d'une preuve absolue.
21:47Il y a un événement
21:48qui va venir absolument
21:50tout chambouler.
21:51Ça se passe
21:52en septembre 2014.
21:53c'est un homme
21:54qui se prénomme
21:55Ahmed
21:56qui aperçoit
21:58une affichette
21:59qui annonce
22:00l'un des concerts
22:01en hommage
22:02à Stéphane Dietrich
22:03qui sont organisés
22:04chaque année
22:05par l'association.
22:06Et bien évidemment
22:07sur cette affiche
22:08de concert,
22:08il y a une photo
22:09de Stéphane Dietrich.
22:11Et bien ce Ahmed,
22:11il a un souvenir
22:12qui lui revient
22:13à ce moment-là.
22:14Il se souvient
22:15d'un surveillant
22:16dans son collège
22:17à Belfort
22:17qui se prénommait
22:18Christophe
22:19et qui en juin
22:211994
22:22lui avait proposé
22:23de l'argent
22:24pour tuer quelqu'un.
22:25Alors il n'y a pas
22:26d'autre précision
22:27mais ce n'est pas
22:27tous les jours
22:27qu'un surveillant
22:28propose à un collégien
22:30de l'argent
22:31pour tuer quelqu'un.
22:40À l'époque,
22:41Ahmed était en classe
22:42de troisième.
22:43Du haut de ses 17 ans
22:44et de son maître 90,
22:46cet amateur d'art martiaux
22:47traînait une réputation
22:48de Caïd.
22:49Il n'a pas accepté
22:50la proposition
22:51du surveillant à l'époque
22:52mais elle l'avait marqué.
22:54En 2014,
22:55il regarde une émission
22:56consacrée à la mort
22:57de Stéphane,
22:5820 ans plus tôt,
22:59qui est diffusée
22:59à la télévision.
23:01Ahmed y reconnaît
23:02son surveillant de l'époque
23:03bien qu'il soit filmé
23:04à son insu
23:05et flouté dans le reportage.
23:07Et il est présenté
23:08comme un ami de Stéphane.
23:10C'est Christophe Blain.
23:12Cette émission
23:13finit de convaincre Ahmed
23:14de pousser la porte
23:15d'une gendarmerie.
23:16Coup de chance,
23:17le procureur
23:18ayant rouvert le dossier,
23:19les gendarmes
23:20peuvent faire le lien
23:21entre la mort
23:22de Stéphane Dietrich
23:23et le témoignage
23:24d'Hamed.
23:24Le 15 décembre 2015,
23:2621 ans après
23:27la mort de Stéphane,
23:29Christophe Blain
23:29est interpellé
23:30chez lui dans le Var.
23:32Pour les enquêteurs,
23:33il y a un enjeu particulier.
23:34Ils ont droit
23:35à 48 heures
23:36de garde à vue.
23:38Or, rappelez-vous,
23:39Christophe Blain
23:40a déjà effectué
23:4124 heures de garde à vue
23:42en 1994.
23:44Il leur reste donc
23:45seulement 24 heures.
23:46Il faut obtenir
23:47des aveux très vite.
23:49Christophe Blain
23:50leur facilite la tâche.
23:51Confronté à Ahmed,
23:53il avoue tout de suite
23:53les faits,
23:54en pleurs.
23:56Mais il avance
23:57un mobile
23:57que personne n'avait vu venir.
23:59Selon lui,
24:00contrairement
24:00à ce que soupçonne
24:01la police,
24:02il n'a pas prémédité
24:03le meurtre,
24:04mais il a réagi
24:05à chaud,
24:05à une situation
24:06qui devenait pour lui
24:07insupportable.
24:09Christophe Blain
24:09explique que Stéphane
24:11s'était pris de lui
24:12et lui imposait
24:13une relation amoureuse
24:13dont il ne voulait pas.
24:15Il le contraignait
24:16à se masturber devant lui
24:17et il exerçait
24:18des menaces sur Christophe
24:19qui se sentait
24:20pris au piège.
24:21Ce soir-là,
24:22muni d'un couteau,
24:23il aurait donc
24:24conduit Stéphane
24:24dans le bois
24:25pour lui faire peur.
24:26Mais il l'aurait
24:27finalement caressé,
24:28puis tué.
24:35Damien,
24:36ce mobile
24:36est rejeté
24:37en bloc
24:38par la famille
24:38de Stéphane.
24:39Il n'y croit pas du tout
24:40et le frère de Stéphane,
24:42notamment Sylvain,
24:42va même plus loin
24:43en disant que pour lui,
24:45il y a plutôt
24:45quelque chose
24:46de la jalousie
24:47voire d'un intérêt
24:48financier
24:49qui s'est joué.
24:50Il rappelle d'ailleurs
24:51que les 500 francs
24:53retirés par son frère
24:54Stéphane
24:54le soir du 4 juillet
24:561994
24:57n'ont jamais
24:58été retrouvés.
24:59Sylvain connaissait
25:00bien Christophe
25:01et après coup,
25:02il dit interpréter
25:03certaines scènes
25:04auxquelles il a assisté.
25:05Christophe vient
25:06d'un milieu
25:06plus populaire
25:08et d'une famille
25:09un peu plus compliquée
25:11que celle de Stéphane.
25:12Il se trouve que
25:13Stéphane lui venait
25:14a priori
25:15beaucoup en aide,
25:17y compris
25:18financièrement
25:18entre guillemets.
25:19Christophe vivait
25:19chez lui à Besançon
25:20quand il faisait
25:21leurs études,
25:22on l'a dit,
25:23et Sylvain affirme
25:24qu'il venait aussi
25:25beaucoup dans la maison
25:26familiale des Diétriches
25:27à Belfort
25:28et que dans ces moments-là,
25:30avec le recul,
25:31Sylvain se souvient
25:32qu'il avait
25:33parfois l'air,
25:34Christophe,
25:35d'être ce spectateur
25:36un peu jaloux
25:37de cette famille,
25:38de ce bonheur familial
25:39et qu'en fait,
25:41Sylvain,
25:41depuis les débuts
25:42de l'enquête,
25:43il trouve le comportement
25:44de Christophe étrange,
25:46il est soupçonneux.
25:52Le procès de Christophe Blin
25:54s'ouvre le lundi
25:5514 janvier 2019,
25:5725 ans après les faits.
25:59Devant la cour d'assises
26:00du territoire de Belfort,
26:01il répond.
26:02Et il va répéter
26:03qu'il n'avait pas
26:04prémédité ce meurtre
26:06qu'en fait,
26:06il voulait juste faire peur
26:07à son ami
26:08et que la situation
26:09lui a échappé,
26:10a dégénéré.
26:11L'accusation
26:12et la partie civile
26:13rejettent cette image
26:15de Stéphane Diétriches
26:16comme un manipulateur
26:17affirmant eux plutôt
26:18que c'est bien
26:20Christophe Blin
26:21qui est passé
26:21de l'admiration
26:23à la jalousie
26:25puis finalement
26:25à la haine.
26:26Devant la cour d'assises
26:28du territoire de Belfort,
26:29il doit répondre
26:30de ses actes.
26:31Christophe Blin
26:32est condamné
26:33le vendredi 18 janvier 2020
26:35à 20 ans
26:35de réclusion criminelle.
26:37C'était la peine requise
26:38par l'avocat général
26:38pour assassinat.
26:40La cour d'assises
26:41du territoire de Belfort
26:42estime bien
26:43que le meurtre de Stéphane
26:45était prémédité.
27:04Vous venez d'écouter
27:06Crime Story,
27:06l'assassinat de Stéphane Diétriches,
27:0820 ans de mystère.
27:10Ce récit était écrit
27:11par Claudia Prolongeau
27:12et raconté avec Damien Delsenis.
27:14Pour écouter nos autres podcasts,
27:15c'est sur le site
27:16leparisien.fr
27:17et sur toutes les plateformes
27:18d'écoute.
27:19Cette semaine,
27:20il y avait à la production
27:21Clara Garnier-Amourou
27:22et Thibaut Lambert
27:23et à la réalisation
27:24Pierre Chaffanjon.
27:26Rédacteur en chef,
27:27Jules Lavi.
27:28Si vous aimez Crime Story,
27:29vous pouvez vous abonner
27:30et nous laisser des commentaires
27:31ou des petites étoiles,
27:32c'est ce qui nous aide
27:33à nous faire connaître.
27:34Vous pouvez m'écrire
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27:36crimestory
27:36at leparisien.fr
27:38ou directement
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