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  • il y a 11 heures
Honorée vendredi 15 mai 2026 à Tréguier pour son investissement dans la libération des ex-otages français en Iran, Karine Rivoallan explique au Trégor comment s'est construite la mobilisation.

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Transcription
00:01...
00:11Je sais à quel point vous avez eu un rôle important,
00:16notamment de sensibilisation du public au sens large,
00:19parce qu'il n'y a jamais eu une scintille sans qu'on parle de Jacques Paris et de Cécile
00:23Cohn.
00:23On mérite à tout le moins des applaudissements. Merci.
00:48Je n'étais pas toute seule, puisqu'on a créé un petit groupe d'avocats avec Martin Pradel,
00:56qui est spécialiste du droit pénal international, qui est sur Paris,
00:58et Maïla, son associée, et aussi Shlevina Dacani, qui nous a rejoint un petit peu plus tard,
01:04pour effectivement avancer sur un certain nombre d'actions.
01:08Ce que j'ai mis en place au début, c'est la mobilisation.
01:14Parce que ce que j'ai compris, c'est que peu importe où il se trouve,
01:19le cas, j'ai toujours connaissance de l'existence d'une mobilisation en son soutien.
01:23C'est extrêmement important pour lui, parce que ça lui permet de garder espoir,
01:27et de se dire que la France ne le veut pas.
01:29Donc c'est essentiel en réalité, la mobilisation pour l'otage.
01:32Et après, il faut aussi que ça se passe en accord avec la famille,
01:37parce qu'effectivement, il peut y avoir des discussions diplomatiques,
01:40et donc la famille est un peu notre boussole.
01:44Nous n'avons pas eu de contact direct avec le ministère des Affaires étrangères, par exemple.
01:52Ensuite, nous avons effectivement engagé une procédure devant les Nations Unies,
01:58compte tenu des conditions de détention arbitraire,
02:03assimilées à de la torture que subissaient Jacques et Cécile.
02:06Donc nous les avons saisies à Genève,
02:09on a saisi prévu de détention arbitraire à Genève, les Nations Unies.
02:12Et donc nous avons abouti dans cette démarche avec une décision favorable,
02:17qui reconnaît effectivement ces conditions de détention extrêmement préjudiciables à leur personne, à leur vie.
02:26C'est extrêmement important de se fier aux familles,
02:29puisque pour le coup, c'est assez déroutant quand on est avocat,
02:33de ne pas avoir de contact direct avec son client.
02:35Parce que en l'occurrence, effectivement, ça n'était pas possible qu'on se fier
02:41beaucoup à ce que nous disaient les familles,
02:44de ce qu'elles aussi, elles pouvaient interpréter lors de leurs échanges téléphoniques avec les otages.
02:48Ce qui n'est pas non plus évident, parce qu'effectivement,
02:51ils étaient extrêmement surveillés.
02:53Donc c'était un petit peu particulier comme travail d'avocat.
03:01Le combat continue, entre guillemets, je pense, notamment avec Christophe Gleize.
03:05Tout à fait.
03:06Il n'est pas le seul, mais...
03:07Oui.
03:08Nous avons, suite à l'enlèvement de la banderolle à l'Amérique Saint-Brieuc,
03:13nous avons effectivement sollicité l'affichage du portrait de Christophe Gleize
03:17avec l'association SOS Otage et Reports Persons Frontières.
03:20Et donc, le combat continue à la fois pour Christophe Gleize, effectivement,
03:25qui est détenu en Algérie,
03:27les humanistes sportifs détenus à l'Algérie,
03:30et également aussi sur un autre sujet,
03:32que le statut d'otage,
03:33puisque quand ils reviennent sur le territoire national,
03:36ils n'ont pas de droit au logement,
03:39le droit à la formation,
03:40l'accès aux droits est totalement obéré.
03:42Donc, c'est aussi un combat important que nous portons avec SOS Otage
03:46qui est présidé aujourd'hui par Benjamin Brière,
03:50dont ancien otage d'État en Éran.

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