00:00Le retour, c'est une double peine.
00:01Il n'y a aucun suivi, aucun accompagnement, aucune aide.
00:04Comme Cécile Collère et Jacques Paris,
00:06Benjamin Brière a été retenu en otage en Iran.
00:08Il raconte son difficile retour en France
00:10et explique pourquoi il milite pour la création d'un statut d'otage.
00:13Il y a quelques moments où, par exemple, les impôts me tombent dessus.
00:16Je n'ai rien déclaré depuis 4 ans.
00:17Mais pourquoi, monsieur ? J'étais en prison.
00:19Oui, mais même en prison, on peut le faire.
00:20Pas en Iran. Oui, mais votre famille aurait pu le faire.
00:23Désolé. En fait, ma famille, si on met tout bout à bout,
00:26je les avais un quart d'heure tous les 4 à 6 semaines.
00:29Les impôts, ça m'a échappé.
00:30La seule chose que me dira Mme Catherine Colonna,
00:34ministre des Affaires étrangères de l'époque,
00:35c'est que son ministère a quand même pris en charge l'hospitalisation.
00:40Merci.
00:41Mais en fait, il n'y a rien qui est mis en place.
00:44Il n'y a rien qui est là pour accompagner les familles pendant la détention.
00:47Mais il n'y a rien qui est là pour accompagner le retour des otages
00:50au niveau administratif.
00:52Ce n'est pas qu'une question de moyens financiers, finalement.
00:55C'est aussi de la facilitation administrative,
00:57voire une prise en charge psychologique.
00:59C'est une bataille qui est maintenant en cours
01:01avec un projet de loi que j'essaye de porter avec d'autres
01:04jusqu'à temps que le statut d'otage d'État soit reconnu
01:08et soit gravé dans le marbre au niveau des institutions françaises.
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