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  • il y a 3 minutes
Ce lundi 9 mars, dans sa chronique, Annalisa Cappellini parle de Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei, qui a été désigné guide suprême de l'Iran. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:01Moshtaba Ramenei l'a succédé à son père, l'ayatollah Ali Ramenei qui est donc décédé il y a une
00:07semaine, un peu plus d'une semaine tout pile.
00:09Il a 56 ans, il est considéré comme un proche des conservateurs en raison de ses liens avec les gardiens
00:13de la révolution.
00:14Oui en fait c'est un religieux de rang intermédiaire, donc il est au cœur du régime vraiment depuis des
00:19décennies.
00:19Il en connaît parfaitement les rouages, il a toujours été là.
00:22D'ailleurs il a toujours été discret, c'est un personnage qu'on ne connaissait pas énormément avant qu'il
00:28soit considéré pour la succession de son père.
00:30Et puis il est très proche des gardiens de la révolution, il a tissé des liens avec les gardiens de
00:35la révolution, ce qui va peut-être l'aider.
00:37Ce qui est un peu étonnant c'est que ça soit une succession dynastique, alors que la république islamique d
00:42'Iran n'est pas un régime dynastique à proprement parler.
00:45Mais pourquoi ce choix dynastique ? Parce que finalement c'est très rassurant.
00:49Lui se veut l'héritier de la pensée de son père, il revendique très clairement avoir à peu près la
00:55même ligne.
00:56Donc c'est aussi un choix très rassurant dans un moment où le régime est très très instable.
00:59Il y a parfois un espoir quand ce sont des gens plus jeunes qui succèdent, qu'ils soient plus ouverts,
01:05ça n'a rien à voir.
01:06Là non, c'est justement l'inverse, c'est un régime qui va sans doute se radicaliser encore plus.
01:11En tout cas c'est la crainte à Washington.
01:14Le projet de Donald Trump était celui de couper la tête du régime.
01:18La réalité c'est que les tentacules ne sont pas du tout coupés et qu'au contraire le régime, du
01:22moins sur le papier, essaye d'afficher une face très très solide.
01:27Donc avec une réorganisation qui se fait très vite, qui se fait dans les règles.
01:31C'est l'Assemblée des religieux chiites, l'Assemblée des experts qui ressemble un petit peu à un conclave pour
01:37les catholiques,
01:38qui a choisi le successeur de manière totalement régulière, comme si rien ne s'était passé presque.
01:43Donc voilà, vous voyez effectivement, c'est la face que le régime choisit de donner, cette solidité en tout cas.
01:48Mais Annalisa, quand Donald Trump dit qu'il veut que l'Iran se rende totalement sans condition, il attend une
01:53réponse de qui ?
01:55Voilà, c'est un peu la question.
01:56C'est qu'aujourd'hui, officiellement, la seule personne à qui il peut parler, c'est donc Mostabar Khamenei.
02:00On a vu le président iranien, Massoud Peshekian, parler à pas mal de leaders en ce moment, Emmanuel Macron y
02:07compris.
02:08Il ne décide rien, Massoud Peshekian.
02:10C'est ça, quel pouvoir décisionnel il a, effectivement, pour l'instant, presque aucun.
02:14Il a plutôt un rôle symbolique, mais en réalité, on sait que l'Iran est vraiment guidé sur le plan
02:20religieux par Mostabar Khamenei, le fils d'Ali.
02:23L'information de ce matin, c'est le niveau du pétrole.
02:26On est à 114 dollars le baril sur le Brent et le WTI à quelques encablures près.
02:32On a pris plus de 25% quand même en une séance.
02:34On n'a jamais été aussi vite, aussi fort, aussi violemment sur le pétrole.
02:39On reviendra sur la question de l'eau également dans le journal de 7h30.
02:43Le détroit d'Hormuz est totalement bloqué aujourd'hui.
02:47Avec quels espoirs de voir des tankers passer, Annalisa ?
02:51Pour l'instant, pas beaucoup, effectivement, sur le détroit d'Hormuz.
02:55On sait qu'il y a beaucoup de bateaux qui sont bloqués dans les alentours du détroit.
02:59On sait que les Iraniens comptent, justement, faire monter la pression sur le détroit
03:03pour arriver, finalement, à un déblocage géopolitique et diplomatique.
03:09Mais, effectivement, pour l'instant, il n'y a pas beaucoup de possibilités.
03:13Les États-Unis, eux, essayent à tout prix de faire passer des tankers.
03:16Ils ont annoncé, Washington a annoncé un plan à 20 milliards de dollars de réassurance maritime.
03:22Il y a un problème d'assurance.
03:23La vérité, c'est que les assureurs ne refusent d'assurer les bateaux qui passent par là
03:27puisque ça serait tout simplement à perte.
03:29Pour l'instant, c'est trop risqué.
03:30Les Iraniens menacent de mettre le feu à tous les bateaux qui puissent passer par le détroit d'Hormuz.
03:35Donc, si Donald Trump fait ce geste, pour l'instant, on n'a pas vraiment les détails
03:39de ce plan de réassurance maritime annoncé par Washington la semaine dernière, en fin de semaine dernière.
03:44Mais, voilà, l'idée, c'est vraiment de dire qu'on se substitue aux assurances
03:48parce qu'il faut faire circuler le pétrole, il faut faire circuler le gaz.
03:51Les États-Unis sont plus intéressés par le pétrole.
03:52Mais il faut faire circuler, en général, l'énergie.
03:55Sinon, tout va être bloqué.
03:56Ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que la manière pour l'Iran de riposter,
04:00c'est de renchérir le coût de la guerre pour ses voisins.
04:03Exactement, et en plus, détendre le conflit pour essayer de ramener les autres pays,
04:07les voisins, en général, dans le conflit.
04:09Donc, plus on étend le conflit, plus il y a des pays qui sont susceptibles d'intervenir diplomatiquement.
04:15D'où l'intervention aussi à Chypre, Chypre, pays qui fait partie de l'Union européenne,
04:20et qui, évidemment, nous force un peu, nous, les Européens, à mettre un pied dans le conflit,
04:24même si contre notre volonté, évidemment.
04:27Mais ça nous force un petit peu à suivre le conflit, évidemment,
04:29si, là, pour l'instant, ce sont les bases militaires britanniques qui y sont frappées,
04:33donc ça ne fait pas partie de l'Union européenne, et ce sont des cibles militaires.
04:38Mais s'il y avait une cible civile à Chypre,
04:41nous, on serait évidemment obligés de suivre le conflit de beaucoup plus près,
04:44et peut-être de faire pression sur Donald Trump pour qu'il ait une solution diplomatique.
04:48Je ne sais pas si faire pression sur Donald Trump, ça marche vraiment ou pas,
04:50mais voilà, en tout cas, c'est l'espoir d'urgence.
04:51Emmanuel Macron va s'y rendre à Chypre aujourd'hui.
04:54Et sur les questions des frappes iraniennes, il y en a une, il y a quelques instants,
04:57au Bahreïn, qui a provoqué un incendie dans le complexe pétrolier d'Al-Moua-Mira.
05:02C'est ce que nous dit un média d'État de Bahreïn.
05:05Merci beaucoup, Annalisa Capellini.
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